Léo Marais, nouveau président de la CPME
Tahiti, le 15 octobre 2026 - Frédéric Dafniet, alias Léo Marais, est le tout nouveau président de la CPME. Il assure être dans “la continuité” et que “la vraie marque de fabrique de la CPME”, à savoir le dialogue social, sera toujours d’actualité. Il insiste sur un point : “Le social et l'économie, ça va ensemble. Si tu n'es pas dans le social et pas dans l'économie, ça ne peut pas marcher.” Après 17 ans à la tête de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CPME), Christophe Plée laisse les commandes à Frédéric Dafniet, alias Léo Marais. Ce dernier a été élu président de la confédération, à l’unanimité, ce jeudi matin. D’origine bretonne, Léo Marais vit au Fenua depuis plus de 40 ans. “Je suis amoureux de ce pays, des îles”, dit-il. Son père était venu en Polynésie “pour s'occuper de la pollution de l'eau et de l'assainissement”. Auteur, musicien et compositeur, il a également participé à des émissions télé, a dirigé des salons de coiffure ou encore des snacks. Le président sortant, Christophe Plée, a soutenu la candidature de Léo Marais pour lui succéder. “D 'abord parce que c'était un coiffeur, moi j'aime bien les petits artisans”, dit-il . “Et puis pour moi Léo, c'est le chanteur, Frédéric Dafniet, c'est l'entrepreneur, c'est quelqu'un qui est punchy, qui a envie de faire des choses, qui aide son prochain. Nous, on est très sociétal à la CPME, on aime bien nos salariés, on a de bons rapports avec tout le monde. Franchement, moi je suis fier qu'il reprenne la CPME.” “Le social et l'économie, ça va ensemble” Léo Marais est aujourd’hui “très engagé” auprès de la Fédération des œuvres laïques (Fol) notamment dans le cadre du programme Tenati. Un engagement social qu’il a bien l’intention de poursuivre, même en étant à la tête de la CPME. Il assure être “heureux dans ma vie avec quelque chose qui, je trouve, me représente bien. Je suis pour le monde économique, mais je pense que le monde économique ne marche que si le vecteur social est au rendez-vous.” Pour le nouveau patron de la CPME, le social et l'économie sont indissociables : “Le social et l'économie, ça va ensemble. Si tu n'es pas dans le social et pas dans l'économie, ça ne peut pas marcher. Avec un peu d'humour, je te dirais qu'on marche sur une patte .” Il avance que les chefs d’entreprise “aiment” leurs salariés “comme des membres de la famille (…) Après il y a des exceptions, mais ce sont toujours de belles histoires et de belles relations. On se construit, on construit sa vie dans l'entreprise” . Il rappelle d’ailleurs que tous passent plus de temps au sein de l’entreprise qu’avec leurs proches. “Donc il y a un moment où il faut bien que les gens comprennent que c'est ça, un parcours de vie .” “Je continuerai à avoir ce dialogue social” Léo Mais éprouve un “sentiment de reconnaissance” à l’égard de Christophe Plée qui a porté la confédération pendant 17 ans. “Je pense que les gens ne se rendent pas bien compte du sacrifice que ça a été pour lui, sa famille. J'ai une pensée pour sa famille parce que je pense aussi à la mienne demain.” Ce dernier assure qu’il va être dans “ la continuité” et que le dialogue social – “la vraie marque de fabrique de la CPME” – sera toujours de mise avec notamment les organisations salariales. “ Il faut absolument continuer à discuter parce que les patrons ne peuvent rien faire sans qu'il y ait cette bonne entente salarié-patron. Moi, je suis attaché au social et je continuerai à avoir ce dialogue social, ça c'est sûr” . Ce dialogue social aura également lieu, précise Léo Marais, avec le Pays, l’État ou encore les communes. “C'est vraiment important d'ouvrir le dialogue du monde économique avec les communes car elles sont des pourvoyeurs à la fois de salariés, mais aussi des acteurs quand il s'agit de donner la possibilité à une entreprise de s'installer sur son territoire” . Le numéro 1 de la CPME rappelle également que “l'indépendance de parole est essentielle”. “Nous saurons soutenir les décisions utiles, exprimer nos désaccords et formuler des propositions argumentées”, dit-il. Il ajoute que la confédération a parlé avec “une voix forte”, celle de l’ancien patron, et que maintenant, “ la voix sera peut-être un peu moins forte, mais elle sera présente (…) et pour ceux qui l'auraient oublié, je suis breton donc quelqu'un de têtu !” “L'emploi et la formation au cœur de notre engagement” Léo Marais a bien l’intention de placer “l'emploi et la formation au cœur de notre engagement” . C’est même son “petit cheval de bataille” car, explique-t-il, “la formation doit amener la sécurité de l'emploi”. Selon lui, les entreprises ont besoin de compétentes et “nos jeunes ont besoin de perspectives, nous avons une responsabilité commune (…) encourager la transmission des savoir-faire et ouvrir des portes à celles et ceux qui cherchent leur place dans le monde du travail”. Il ajoute que ce travail va faire que ces jeunes soient “passionnés et engagés à leur tour dans le monde de l'entreprise”. Il a également fait état de l’accompagnement des entreprises pour les aider à préparer l'avenir, développer leurs compétences numériques, encourager l'innovation avec notamment l’arrivée de l’intelligence artificielle. “Ces évolutions doivent rester accessibles aux petites et aux moyennes structures et adaptées à leurs moyens” . Il rappelle que dans une entreprise, il y a “des réussites, des inquiétudes, des sacrifices et parfois une grande solitude. C'est à cette réalité que notre action doit répondre, vous n'êtes pas seuls, la CPME sera toujours à vos côtés”. Pépin Mou Kam Tse, président de la Fédération des œuvres laïques (FOL) “Il ne peut qu'être une plus-value pour notre CPME” “Il travaille avec nous en tant que patenté. C'est une fierté pour nous, pour la ligue de l'enseignement, la Fédération des œuvres laïques, puisque Frédéric Dafniet est un de nos piliers dans nos projets tournés vers le social, et en particulier à travers le projet Te Nati, Tiaturi et d'autres projets que nous mettons en place avec différents partenaires et avec le soutien du Pays et de l'État en faveur des familles, des parents, des jeunes qui sont en grande difficulté, qui sont en recherche d'emploi. Et donc on déploie toutes les stratégies possibles et inimaginables et en plus on est innovant. Grâce à Frédéric Dafniet, que nous remercions vraiment très sincèrement, et je pense qu'avec toutes les compétences et son engagement, il ne peut qu'être une plus-value pour notre CPME .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti