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​Échanges Himalayens fait le bilan de son aide au Népal

Tahiti, le 12 octobre 2026 - Six semaines après la vague qui a emporté une vallée du Langtang, au Népal, l’association tahitienne Échanges Himalayens fait un premier bilan de son intervention. Son président, Daniel Monconduit, est rentré la semaine dernière et repart samedi pour approfondir la situation et organiser l’aide sur place. Il doit ces nouvelles aux nombreux donateurs de la collecte lancée fin août depuis Tahiti, et tient à leur rendre compte de l’usage des fonds. “Un champ de ruines et un silence endeuillé. Une zone morte.” C’est la triste découverte effectuée par l’équipe de l’association Échanges Himalayens dans la vallée du Langtang, au Népal. Le 26 août au matin, la vague a fait, selon Daniel Monconduit, président de l’association, “plus de 7 000 disparus” et emporté une école, tandis que l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence a retiré plus de 1 400 corps des décombres. Le lendemain, 45 familles attendaient, dans des villages que l’association connaît depuis le séisme de 2015, et c’est ce lien, avec deux membres de l’équipe vivant sur place, qui a permis de savoir très vite qui avait été touché. “On a été face à des gens qui ont tout perdu”, rapporte Daniel Monconduit. Les fonds récoltés par l’association tahitienne servent trois volets. Le premier est un fonds d’urgence pour les femmes qui se retrouvent sans mari pour faire vivre leur famille : 100 euros par famille, versés en deux fois, la seconde part fin octobre. Le deuxième est la scolarité, avec seize enfants endeuillés scolarisés au Langtang et douze à Katmandou, dont six orphelins de père et de mère. ​“On va pouvoir acheter l’ambulance” À Katmandou, quatre orphelines, logées mais soucieuses de poursuivre leurs études, ont besoin de sponsors à 50 euros par mois. Le troisième est une ambulance pour la région : “grâce aux fonds recueillis, on va pouvoir acheter l’ambulance”, annonce-t-il, notamment pour rendre visite aux femmes enceintes, dont certaines ont été traumatisées. Daniel Monconduit financera aussi, sur ses fonds propres, un mémorial sur une terre offerte par le chef d’équipe local, Aja Tamang. C’est là que se joue une souffrance que l’argent ne règle pas : “Les morts ont disparu et c’est très compliqué pour les familles, car il n’y a pas de processus de deuil pour le moment”. Un soutien psychologique est également prévu avec l’université de Katmandou, par des comités de femmes “Mahila Samuha”. Si l’association Échanges Himalayens fait le bilan de son aide, c’est pour que ses donateurs suivent et soient pleinement au courant d’où va leur argent. À noter que le Langtang n’est pas le seul à payer le prix d’un massif qui subit le dérèglement climatique. Ce dimanche 11 octobre, un nouveau torrent de boue a frappé la vallée de la Budhi Gandaki, toute proche, emportant plusieurs dizaines de maisons et quatre ponts, et laissant cinq disparus. Pour faire un don : https://www.echangeshimalayens.org/services-9 Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Swimrun - Heimanu Sichan s’adjuge la Varua Solo Survivor

Tahiti, le 12 octobre 2026 - La deuxième édition de la Varua Solo Survivor a réuni près de 30 athlètes, dimanche, sur le site du motu Ovini. Une swimrun particulière puisqu'il fallait boucler chaque tour dans un temps imparti afin de continuer la compétition. Seulement cinq d’entre eux ont réussi à parcourir les 36,5 kilomètres. D’autres épreuves dans un format d’aquathlon se sont également déroulées tout au long de la journée. Courir, nager, se ravitailler et ainsi de suite… Puissance 10 ! Près d’une trentaine de sportifs intrépides ont pris le départ, dimanche matin, de la deuxième édition de la Varua Solo Survivor au motu Ovini de la commune de Teva i Uta. Dès 9 heures, les athlètes du Fenua se sont élancés pour une première boucle de 3,65 km (2,5 km de course à pied et 1,1 km de natation). Un exercice largement à la portée de tous les participants. Mais trop beau pour être vrai. Car cette swimrun si particulière est en fait une véritable épreuve d’endurance dont le concept est inspiré tout droit des États-Unis. “ C’est vraiment un format de course différent, surtout en swimrun que l’on pratique habituellement à deux. Cette fois, les athlètes sont seuls, donc l’approche mentale et physique change. Sur ce genre d’épreuve, on leur demande d’aller chercher leurs limites, de puiser dans leurs ressources pour se dépasser. C’est un véritable combat contre soi-même” , expliquait la présidente du Varua Swimrun, Vaitiare Ly Wing, lors de la première édition en décembre. Une course contre la montre Il y avait en tout dix boucles, soit 36,5 kilomètres (25,5 km de course à pied et 11 km de natation), à réaliser afin d’obtenir le statut de finisher. Si les coureurs bénéficient d’une période de repos dès qu’ils franchissent la ligne d’arrivée, la tâche est loin d’être aisée car le temps imparti diminue tous les deux tours de cinq minutes pour au final ne laisser qu’une demi-heure lors du dernier circuit. Une prouesse que 22 concurrents avaient réussi à accomplir lors de l’édition inaugurale de l’événement. Après neuf manches, ils étaient pourtant déjà moins d’une dizaine encore en lice cette année. Mais, un groupe d’irréductibles polynésiens résistait encore et toujours au chronomètre. Le courant joue les trouble-fêtes Ils ont finalement été cinq, sur les 28 au départ, à être allés jusqu’au bout après environ sept heures d’effort. “ Il y a eu moins de finishers cette année à cause du courant qui a impacté une portion du parcours en natation ”, précise l’association sportive Varua Swimrun qui a organisé la compétition sous l’égide de la Fédération tahitienne de triathlon. Comme l’année dernière, Solène Bernagout est parvenue à terminer la course et conserve ainsi son statut de “survivor”. Chez les tane, Heimanu Sichan a signé le meilleur temps. Le podium est complété par Tehono Sandras et Thomas Mourier. Les courses d’aquathlon ont été remportées par Axel Choumiloff et Marjorie Vermeulen ainsi que Nuuroa Iro et Cézanne Paillard-Brunet respectivement dans les catégories S et XS. Résultats Varua Solo Survivor Hommes 1er Heimanu Sichan 2e Tehono Sandras 3e Thomas Mourier Femmes 1re Solène Bernagout 2e Géraldine Aune 3e Océane Maindron Format S Hommes 1er Axel Choumiloff 2e Kévin William 3e Fabien Lann Femmes 1re Marjorie Vermeulen 2e Julie Bruyere Format XS Hommes 1er Nuuroa Iro 2e Pacome Sergent 3e vaki Mihalic Femmes 1re Cézanne Paillard-Bruet 2e Satine Lesy 3e Mathilde Bouffaut Course 9-11 ans Garçons 1er Gabriel Mihalic 2e Manea Guillou 3e Mathis Caillonneau Filles 1re Mohea Choune 2e Titaua Bertrand 3e Hani Mihalic Course 6-8 ans Garçons 1er Marius Paillard-Brunet 2e Eliott Sergent 3e Teunuarii Saugrain Filles 1re Alia Sarda 2e Tiarangi Mau 3e Julia Mai Tetahaimaui Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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La préparation mentale, un outil nécessaire pour la performance

Tahiti, le 12 octobre 2026 - Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) a créé début 2026 un Certificat de compétences spécifiques (CCS) pour l’accompagnement et la préparation mentale des sportifs polynésiens. L’engouement des candidats a été indéniable lors de la première session et le COPF a rapidement lancé une deuxième session qui se déroule actuellement. Les techniciens du sport sont unanimes pour souligner l’importance de la préparation mentale dans la performance. Les Jeux du Pacifique 2027 engendrent des centres d’intérêt qui semblaient jusqu’à présent plutôt secondaires dans le milieu sportif local. C’est notamment le cas de la préparation mentale des athlètes, sujet pris très au sérieux par le Comité olympique de Polynésie française (COPF) qui a même décidé de créer un diplôme local dans le domaine en concertation avec des personnes compétentes en matière de préparation mentale et plus particulièrement dans le domaine du sport. Franck Bellard, le cadre technique fédéral de la Fédération polynésienne de judo, est à l’origine de l’initiative en collaboration avec Éric Zorgnotti, le directeur technique du COPF : “Nous avons eu l’idée de créer le diplôme spécialisé en préparation mentale avec Éric Zorgnotti car on pensait qu’il y avait un réel besoin pour accompagner les athlètes dans le domaine de la préparation mentale, surtout en vue des Jeux du Pacifique. On a d’abord identifié les personnes ressources sur le territoire et c’est le cas de Régis Louis qui intervient ce week-end et qui collabore déjà avec plusieurs fédérations sportives. Maëlysse Perrault et moi-même, nous intervenons aussi dans la formation des candidats et nous avons tous nos spécialisations, ce qui permet de proposer une formation très complète. Le diplôme n’officialise pas une fonction de préparateur mental mais certifie que ses titulaires ont compris la problématique de la préparation mentale des sportifs et la façon de mieux orienter les athlètes en conséquence. Il permet d’intégrer les outils de la préparation mentale dans la pratique des entraîneurs et des personnes qui jouent un rôle dans le suivi des sportifs. La plupart des entraîneurs ont des diplômes de technicien attachés à la performance mais où il y a peu de place accordée à la dimension mentale de la performance et l’idée est bien de répondre à ce besoin, d’autant que toutes les personnes concernées sont d’accord pour souligner l’importance de la préparation mentale en milieu sportif.” Un expert de très haut niveau en décembre La préparation mentale aborde la gestion du stress, les émotions, la confiance et la motivation, des thèmes inhérents à chacun en société et peut-être plus sensibles encore en milieu sportif où la compétition peut engendrer une forte pression. Conscients de l’importance du sujet, les techniciens locaux du sport ont immédiatement adhéré à la proposition de formation en la matière. La première session, qui s’est déroulée en début d’année de janvier à avril, a réuni 12 candidats dont 10 ont passé le diplôme avec succès. Tous ont souligné l’intérêt de la formation et l’enrichissement qu’elle leur apportait dans leur fonction. Dès lors, le COPF a mis en place une deuxième session qui a débuté en septembre avec huit candidats, lesquels aborderont toutes les spécificités de la préparation mentale au fil des regroupements comme ce fut le cas samedi et dimanche à l’IJSPF avec l’intervenant Régis Louis, un expert reconnu dans son domaine. Trois autres regroupements sont prévus pour l’actuelle promotion avant l’épreuve de certification qui est prévue en décembre. Autre temps fort du mois de décembre, la venue au Fenua de Christophe Massina qui a été l’entraîneur de l’équipe de France de judo pendant 20 ans. Il animera deux conférences les 5 et 6 décembre pour évoquer son expérience de la haute performance et notamment de l’intégration de l’hypnose dans la préparation mentale, une méthode largement répandue dans le monde sportif français et qui permet de développer rapidement un mental plus efficace. Mais pour l’appliquer localement, il faudra trouver des spécialistes, ce qui risque de ne pas être simple Déjà des applications sur le terrain Les diplômés de la première session ont mis, pour certains, leur Certificat de compétences spécifiques à l’œuvre sur le terrain. C’est le cas d’Hervé Arcade, le cadre technique de la Fédération tahitienne de cyclisme, qui a appliqué sa formation au Tour de Guyane : “La formation sur le sujet de la préparation mentale m’a intéressée car ça permet de disposer d’un outil qui complète la préparation des athlètes en amont des compétitions. Ça permet notamment d’amortir le choc émotionnel que peuvent vivre des athlètes dans les compétitions. Et on peut mieux cerner l’attitude des athlètes dans la préparation et intervenir éventuellement sur la déconcentration, la démobilisation, ne pas se disperser, rester focus sur l’objectif et sur toutes les contraintes qui pèsent sur les athlètes en période de compétition. J’ai eu l’occasion de mettre en application ma formation lors du Tour de Guyane où trois des quatre participants tahitiens découvraient une compétition d’envergure loin de Tahiti avec une certaine appréhension. J’ai mis en place des ateliers pour qu’ils appréhendent mieux l’événement mentalement et ça leur a été utile. La préparation mentale n’est pas la panacée pour réussir en compétition, mais c’est un plus important pour l’athlète en prise de confiance et en prise de connaissance dans ses aptitudes.” La préparation mentale, un outil supplémentaire pour que les athlètes tahitiens qui auront une forte pression devant leur public brillent aux Jeux du Pacifique 2027. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Un voilier sombre dans la baie de Phaëton

Tahiti, le 12 octobre 2026 - Ce week-end, une épave a coulé dans la baie de Phaëton, à Taravao. Sur l’eau comme à terre, les riverains sont consternés par la négligence de certains propriétaires. L’association Te Aua’a ia ora a prévu de solliciter une rencontre avec le Port autonome concernant la gestion des mouillages. Posé sur la vase, un voilier a coulé ce week-end dans la baie de Phaëton. Selon nos informations, il s’agirait d’un bateau d’environ 35 pieds, à l’abandon à en juger par les dépôts verts et marron qui recouvrent sa coque. Il aurait déjà fait l’objet d’une intervention pour voie d’eau, il y a trois ans. La situation a été rapportée au JRCC et à la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM). Ce n’est pas la première fois que cela se produit à Taravao : en 2022, un voilier avait déjà sombré. Il y a trois semaines, c’est un autre bateau qui a été sauvé de justesse. Sur place, les riverains interrogés sont consternés. “C’est une honte !” , nous a confié le propriétaire et habitant d’un navire. “Ça donne une mauvaise image des voiliers : les propriétaires qui n’entretiennent pas leurs bateaux nous causent du tort. Sur les 70 bateaux qui sont dans la baie, il y en a peut-être 10 % qui sont abandonnés ou pas entretenus. Des épaves qui posent des problèmes techniques au point de couler, il y en a trois ou quatre. Il faut s’occuper de son bateau : quand on ne peut plus, on le vend ou on le cède, mais on ne l’abandonne pas !” ​Quelles solutions ? Sabrina Birk, qui a lancé l’alerte sur les réseaux sociaux et auprès de différents services, a assisté au naufrage en direct depuis chez elle. “Je vais rédiger un courrier pour demander au Port autonome de venir nous rencontrer, riverains et représentants des voiliers. Il faut enregistrer l’identité des personnes qui entrent dans cette baie, sécuriser les corps-morts et définir ce qu’il advient des bateaux abandonnés” , indique la porte-parole du collectif de préservation de la baie de Phaëton, Te Aua’a ia ora, qui n’exclut pas un dépôt de plainte. Contrairement à la marina sous gestion privée, la baie de Phaëton relève du domaine maritime public. Ce nouveau naufrage relance la question des modalités de gestion des mouillages dans cette zone. En juin 2025, à l’occasion de l’annonce du projet d’aménagement d’un parc paysager aux abords de la baie, le ministre des Grands travaux, Jordy Chan, avait évoqué la création d’une capitainerie dans ce but. Par ailleurs, à l’échelle du Pays, des opérations de dépollution et de retrait d’épaves sont régulièrement menées : lors d’un point d’étape, en août dernier, le gouvernement évoquait une réflexion autour de l’instauration d’une obligation d’assurance spécifique couvrant le renflouement des navires circulant dans les eaux territoriales de la Polynésie française. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Bacs verts : la reprise complète de la collecte attendue “la dernière semaine d’octobre”

Tahiti, le 12 octobre 2026 - Après l’incendie qui a détruit une chaîne de tri du centre de Motu Uta en août, Fenua ma prévoit une reprise de la collecte des bacs verts fin octobre. En attendant, le ramassage de certains déchets recyclables redémarre progressivement, mais avec des capacités réduites. La collecte et le tri des bacs verts par le syndicat Fenua ma, à Tahiti, ont subi d’importantes perturbations après l’incendie survenu en août 2026 au centre de recyclage et de transfert (CRT) de Motu Uta. Fenua ma sort de l’incertitude, et son directeur général, Benoît Layrle, se dit confiant ce lundi 12 octobre. Les usagers devront patienter encore un peu : c’est “sûrement la dernière semaine d’octobre” qu’ils pourront de nouveau déposer leurs déchets dans les bacs verts. L’incendie avait rendu “totalement inutilisable” l’une des chaînes de tri. En attendant, la collecte reprend peu à peu : “Depuis la semaine dernière, on prend du mono-matériau, du carton, sur Punaauia, Arue, Paea et Moorea”, expose Benoît Layrle. ​Une reprise progressive Malgré les efforts pour redémarrer au plus vite, “les conditions seront difficiles”, concède Benoît Layrle. C’est une petite chaîne de tri qui prendra le relais, et elle “n’aura pas la même performance” que celle qui a pris feu. Pour l’heure, des pièces électriques, “nécessaires à la cohésion des outils”, doivent arriver par avion : une fois montées, elles rendront la chaîne utilisable fin octobre. Ce fonctionnement durera encore deux ans, “le temps de reconstruire l’autre”, une grosse chaîne. “On annoncera que ça reprend”, conclut Benoît Layrle. La reprise de la collecte des bacs verts, prévue mercredi dans de nombreuses communes de Tahiti, devra encore attendre. Les usagers sont invités à patienter. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Surf - Vahine Fierro s’incline en finale au Portugal

Tahiti, le 12 octobre 2026 - La surfeuse de Huahine a terminé quatrième de la Ericeira Pro, avant-dernière manche des Challenger Series. Grâce à ce bon résultat, Vahine Fierro grappille de nombreuses places et conserve un petit espoir de garder sa place sur le Championship Tour. Dernière représentante du fenua en lice pour le dernier jour de compétition, Vahine Fierro s’est hissée jusqu’en finale de la Ericeira Pro (Portugal). La reine de Teahupo’o a manqué de peu le podium en signant un score de 8,83 points. C’est finalement la Costaricienne Brisa Hennessy qui a triomphé devant les Australiennes Lucy Darragh et Sierra Kerr. Cette 4e place permet tout de même à la Polynésienne de remonter au 23e rang au classement des Challenger Series avec plus de 10 000 points. Cependant, uniquement les six premières à l’issue de la dernière étape à Newcastle (Australie) seront qualifiées pour rejoindre l’élite mondiale. Vahine Fierro a également la possibilité de garder sa place sur le CT lors de la dernière étape du Pipe Masters à Hawaï (8 au 20 décembre). Cependant, la tâche s’annonce compliquée puisqu’elle occupe la 20e position, juste derrière Tya Zebrowski, alors que seulement les 14 premières garderont leur place. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​El Niño pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus

Bruxelles, Belgique, le 12 octobre 2026. Le phénomène météorologique El Niño d'une "intensité exceptionnelle" a entraîné le réchauffement d'une partie du Pacifique à des niveaux inédits en septembre, et pourrait contribuer à faire de cette année la plus chaude jamais enregistrée, a indiqué lundi le directeur de l'observatoire européen Copernicus. La température de l'ensemble des océans - hors zones polaires - a atteint 21,05°C dans le monde en septembre, au plus haut niveau jamais enregistré pour ce mois, surpassant le précédent record mensuel de septembre 2023 (20,92°C). Les températures de surface "sont restées exceptionnellement élevées sur une grande partie du Pacifique tropical, où les conditions El Niño se renforcent et devaient encore s'intensifier ces prochains mois", relève Copernicus dans son bulletin mensuel. El Niño est une variation naturelle du climat, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial. L'épisode actuel, déclaré en juin, pourrait devenir le plus intense jamais enregistré, amplifiant les effets du changement climatique d'origine humaine. La chaleur à la surface de la mer dans la "région Niño 3.4", une zone de référence dans le Pacifique, a atteint un record absolu à 29,70°C en septembre. Cela dépasse les valeurs maximales de précédents épisodes El Niño très puissants en 1982/1983, 1997/1998 et 2015/2016, soulignant, selon les experts, "l'intensité exceptionnelle" de l'épisode en cours. L'Agence météorologique japonaise (JMA) a annoncé vendredi qu'El Niño s'était intensifié avec une température de la mer supérieure de 4,0°C à la normale dans la zone de référence du Pacifique, dépassant ainsi le précédent record de décembre 1997. Mais "nous ne pouvons pas encore affirmer que l'épisode El Niño actuel est le plus fort jamais enregistré", a tempéré Copernicus auprès de l'AFP. Les climatologues essaient en effet d'isoler l'effet d'El Niño de la tendance de fond au réchauffement des océans dans le cadre du dérèglement climatique. En appliquant ce critère, l'épisode actuel n'a pas encore dépassé en intensité les épisodes les plus marquants du passé. "Une question de temps" El Niño peut habituellement entraîner une hausse des températures mondiales l'année suivant son pic d'intensité, attendu en décembre selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Toutefois, pour Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus, la température moyenne à la surface du globe dans son ensemble pourrait atteindre un niveau inédit dès 2026. "Si nous suivons le schéma observé par le passé, nous pourrions connaître une année 2026 record, suivie d'une année 2027 record", a-t-il déclaré à l'AFP. Selon Copernicus, le mois dernier a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré, s'inscrivant à 1,63°C au-dessus des niveaux pré-industriels, avant que l'utilisation massive des énergies fossiles ne réchauffe durablement le climat. C'est le deuxième mois consécutif que les températures dépassent le seuil de 1,5°C de réchauffement par rapport à cette période, limite qui marque l'objectif le plus ambitieux de l'Accord de Paris. Il y a dix ans, ce dernier avait pour ambition de limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C et de poursuivre les efforts pour le contenir à 1,5°C. Ce seuil n'a pas été pour autant franchi officiellement, puisqu'il s'entend en moyenne sur de nombreuses années. Mais son dépassement est désormais considéré comme inéluctable par la plupart des scientifiques comme par l'ONU, qui exhortent à limiter son ampleur et sa durée. Le dernier épisode El Niño avait contribué à faire de 2024 l'année la plus chaude jamais enregistrée jusque là, après une série de mois où les températures ont dépassé 1,5 °C, a souligné Carlo Buontempo. "Le dépassement de la limite à long terme fixée par l'Accord de Paris n'est qu'une question de temps" mais "l'ampleur de ce dépassement, et sa durée, dépendent encore de nous", a-t-il relevé. La sécheresse s'est aussi poursuivie sur une partie de l'Europe, après un été déjà très sec, et ces conditions se sont intensifiées ou étendues sur la péninsule ibérique, en France, en Italie, dans la partie occidentale des Balkans et en Grèce, relève Copernicus. Par conséquent, "des débits fluviaux exceptionnellement bas ont persisté sur une grande partie de l'Europe en septembre". Une situation qui a rendu la navigation quasiment impossible sur certaines parties du Rhin en Allemagne. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Daniel Pardon s’intéresse aux missionnaires du Pacifique

Tahiti, le 10 octobre 2026 - Dans “Le chemin de croix des missions en Océanie”, paru aux éditions ‘Api Tahiti, Daniel Pardon, ancien rédacteur en chef de La Dépêche de Tahiti, retrace vingt-cinq récits de premiers contacts entre missionnaires et peuples du Pacifique. Daniel Pardon croyait, comme beaucoup, que l’évangélisation s’était déroulée sans heurts : “Tout le monde est chrétien à Tahiti, je pensais que tout s’était toujours bien passé”. C’est ce qu’il a voulu vérifier dans les archives de curés et de pasteurs. Mais il a découvert tout l’inverse. “Ça a été vraiment un bain de sang.” Des missionnaires tués, chez les catholiques comme chez les protestants, ce qu’il juge “assez ahurissant”. Quand ils arrivaient seuls, “ils se faisaient bouffer”, et à deux, “ils se faisaient aussi tuer”. Son livre “Le chemin de croix des missions en Océanie” ne cherche ni à louer ni à blâmer. Selon la quatrième de couverture, aucune île de l’Océanie n’a échappé à cette barbarie et les dégâts culturels ont été majeurs. “Le martyre étant très souvent la conclusion de leur sacerdoce”. Mais ce qui a le plus surpris l’auteur, c’est la suite… “En vingt ans, ils sont tous devenus chrétiens, alors que dans l’Empire romain, il a fallu 380 ans.” S’il a pu recueillir autant d’archives, c’est grâce aux pasteurs “qui travaillaient jusqu’à seize heures par jour entre le jardin pour se nourrir et la mission, et qui trouvaient encore le temps de tout écrire et c’est ce qui rend les archives si riches”, poursuit l’écrivain de 66 ans. De l'île de Pâques à la Nouvelle-Zélande Daniel Pardon explique que “ces sociétés, pourtant très structurées, avec leurs dieux de la guerre, de la mer et de la pluie, étaient très fragiles” : “Elles reposaient sur la violence, sur les guerres permanentes entre clans et, dans beaucoup de ces régions, sur le cannibalisme.” Ces guerres, précise l’auteur, n’étaient pas des carnages à grande échelle. Quand on descendait dans la vallée voisine, “ça faisait trois morts, mais on coupait aussi tous les arbres à pain” et “tous les bananiers”, de quoi affamer l’adversaire. C’est cette violence permanente, et le cannibalisme à Fidji notamment, que le message chrétien a fait cesser, et c’est ce qui explique pour lui une conversion aussi rapide. Sur le cannibalisme, l’auteur distingue les archipels : aux Marquises, il ne le rattache qu’aux guerres ; aux Tuamotu et aux Gambier, des preuves existent ; ailleurs, il n’en a pas trouvé. Les vingt-cinq récits de premiers contacts entre missionnaires et peuples du Pacifique courent de 1535 à 1901, de l’île de Pâques à la Nouvelle-Zélande, en passant par Hawaii. Arrivé à Tahiti en 1984 après des débuts au Progrès de Lyon, Daniel Pardon est depuis 1987 le correspondant de Reuters en Polynésie française. Il publie un livre par an depuis onze ans, dont cinq tomes des “Aventuriers du Pacifique” et “Mers du Sud, les derniers cannibales”. Après la librairie Odyssey samedi matin, Daniel Pardon dédicacera de nouveau son dernier ouvrage lors du Salon du livre. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Appel à l’union chez les indépendantistes

Tahiti, le 11 octobre 2026 - Oscar Temaru a eu du mal à réunir ses militants dimanche place Tarahoi pour commémorer la mémoire de Pouvana’a a Oopa, arrêté le 11 octobre 1958. Sous les nuages gris et la pluie, il a tout de même lancé sa pétition, mais aussi un appel à la réunification des indépendantistes. Journée de mobilisation ce dimanche pour le Tavini. Au pied de la stèle de Pouvana’a a Oopa, environ 70 militants se sont retrouvés pour commémorer le combat du Metua et participer au lancement de la pétition souhaitée par Oscar Temaru demandant la reconnaissance immédiate de l’indépendance de la Polynésie française. “Aujourd’hui, c’est une date importante, on lui doit bien ça, c’est un devoir de mémoire” , expliquait Oscar Temaru après trois heures de discours entrecoupés de chants. “On lance aussi officiellement la pétition. C'est aussi un moyen reconnu par l'Organisation des Nations unies, les pétitions. C'est pour ça qu'on nous appelle pétitionnaires. On va parcourir le pays pour demander à tout le monde de signer cette pétition. Et j'espère recueillir le nombre de signatures qu'il faut. (…) On verra quel sera le taux de participation, et si on a la majorité. Nous allons la présenter au niveau du comité de décolonisation, du quatrième comité et déclarer notre pays État souverain.” Si cette déclaration unilatérale est toujours d’actualité pour le fondateur du Tavini, ses ouailles ne l’entendent pas tous de la même oreille. Rares étaient d’ailleurs les représentants à l’assemblée du parti ainsi que les militants, barrés par la pluie. Alors pourquoi cette pétition aujourd’hui, alors que les différents mouvements politiques du Fenua s’entendent enfin pour demander l’envoi d’une mission du C24 à Papeete pour écouter les avis de chacun ? Et pourquoi ne pas préférer les élections législatives qui arrivent pour présenter des candidats Tavini et dire ‘voter pour eux, c’est voter pour l’indépendance’ ? Réponse de l’intéressé. “Une pétition, c'est reconnu par l'ONU” , indique Oscar Temaru qui ne souhaite pas que les absents des scrutins électoraux soient comptabilisés comme contre l’indépendance. Cette indépendance aujourd’hui est portée par deux, voire trois voix différentes. Oscar Temaru, leader historique du combat, Moetai Brotherson, qui a formé autour de sa vision le groupe A Fano Ti’a à l’assemblée, mais aussi Tony Géros, qui prend de plus en plus de largesses dans la conduite du parti. Un problème pour Oscar Temaru qui demandait place Tarahoi “l’union” de ces voix pour remettre sur les rails le discours indépendantiste. Oscar Temaru doit d’ailleurs s’entretenir avec Tony Géros quand ce dernier sera rentré de New York. Vannina Crolas, ministre et militante Tavini “On ne peut pas avancer divisés” Pourquoi est-ce que c'est important d'être là aujourd'hui ? “C'est un fait de notre histoire, un fait important qu'on vient se remémorer chaque année et qu’il convient aussi de se réapproprier et de transmettre à nos enfants. Mais au-delà de ça, c'est aussi la transmission et la réappropriation de notre histoire. Qu'est-ce qui se serait passé si l'État n'avait pas réussi son coup ? Peut-être qu'on serait indépendants aujourd'hui. En tout cas, c'est important d'être là, d'abord en tant que ministre, mais aussi en tant que militante Tavini, puisque c'est une invitation de notre président Oscar Temaru.” Le président a aussi voulu faire de cette journée le lancement de la pétition, qui est une démarche défendue par lui, mais pas par beaucoup d'autres personnes dans le parti. On sent quand même qu'il y a deux visions des choses. Est-ce qu'il faut choisir ? “Je pense que tous les moyens sont bons, et que cette pétition du président metua est un moyen pour répondre au non-respect par la France du droit international, et donc de l'ouverture du dialogue de décolonisation qui est attendu depuis 2013. Elle ne sera pas transmise à l'ONU si ce n'est qu'une minorité qui l'a signée. Donc ça change tout. Il y a quand même le principe de la démocratie dans cette pétition.” Cette démarche vers une déclaration unilatérale de l'indépendance, le président du Pays, Moetai Brotherson, l'a commentée et pour lui, c'est non. Vous venez de ce gouvernement, ce n’est pas un peu compliqué ? “Je suis entièrement membre du gouvernement et entièrement Tavini. Au gouvernement, on a des personnes qui n'ont aucun parti. Moi, je suis Tavini et je reste au gouvernement.” Ce doit être difficile à négocier quand le Tavini vote contre les textes du gouvernement… “Parfois je ne comprends pas le Tavini à l'assemblée. Parfois je comprends, mais je suis loyale au gouvernement. Pour le Tavini, je laisse les élus de l'assemblée prendre leurs décisions.” Mitema Tapiti, comme le président Oscar Temaru, demande que les indépendantistes se réunissent. C’est possible ? “Oui, tout à fait. Je me suis battue pour qu'il n'y ait pas de scission, qu'il n'y ait pas de création du groupe A Fano Ti’a. On ne peut pas avancer divisés, c'est l'échec assuré.” Il y a une nouvelle division qui se fait jour où on voit que Tony Géros prend des décisions sans en référer au président du parti. “Oui, c'est effectivement le cas, mais c'est l'appel de notre président aujourd'hui, c’est qu'on puisse se rassembler et se réconcilier. En fait, c'est ce que j'ai toujours demandé. On a les mêmes objectifs.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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15 ans de prison pour le père incestueux

Tahiti, le 11 octobre 2026 - Au terme de deux jours de procès, un père accusé de violences sexuelles incestueuses sur ses trois filles a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Lors de cette dernière journée d’assises, vendredi, les experts sont revenus sur sa personnalité et les conséquences des faits dénoncés par ses filles, tandis que les avocats des parties civiles et de la défense se sont opposés sur la crédibilité des accusations concernant la plus jeune victime. Honte et consentement : lors de cette dernière journée d’assises, vendredi, les experts ont tenté d’éclairer la personnalité d’un père accusé de violences sexuelles incestueuses sur ses trois filles. Le psychiatre chargé d’examiner l’accusé n’a relevé ni trouble mental majeur ni trouble de la personnalité structuré. Il décrit un homme plutôt introverti, “un peu égocentré”, rancunier et parfois impulsif, capable de “taper” lorsqu’il se trouve en situation de tension. S’il reconnaît les faits concernant ses deux aînées, l’homme ne reconnaît toutefois pas la contrainte. Il dit avoir honte, mais l’expert distingue ce sentiment de la culpabilité. “Même s’il était conscient, il savait que c’était pas bien”, souligne-t-il, estimant que l’accusé ne relève pas d’un internement et pourrait tirer des enseignements de sa sanction. La psychothérapeute chargée des expertises psychologiques des trois victimes est ensuite revenue sur la situation de la plus jeune, aujourd’hui âgée de 7 ans. Lors de son examen, alors qu’elle avait 4 ans, la fillette s’était mise à pleurer en dessinant sa famille. L’experte la décrit comme “très affectée” par les bouleversements familiaux. L’enfant avait expliqué que son père lui enlevait ses vêtements et touchait son sexe, malgré ses demandes d’arrêter parce qu’elle avait mal. Dans son dessin, le père apparaît en rouge, une couleur pouvant notamment évoquer le danger, tandis que la fillette se représente en gris, seule à ne pas sourire. La défense a vivement contesté ces conclusions, reprochant à l’experte de s’appuyer sur un dessin qui n’avait pas été présenté à l’audience. “Réinsérable à terme” Face à la présidente de la cour, l’accusé a maintenu sa version, contestant les accusations concernant la plus jeune des enfants. “Je jure devant Dieu que je n’ai jamais fait ça”, lance-t-il au sujet des pénétrations digitales dont il est accusé. Il nie également l’avoir caressée et avance l’hypothèse d’une manipulation. La présidente lui demande alors de reconnaître – au moins – devant sa famille présente à l’audience que ses deux aînées n’étaient pas consentantes, alors qu’il avait auparavant affirmé qu’elles l’étaient. Dans sa plaidoirie, Me Isabelle Nougaro, avocate des parties civiles, a rappelé la durée des violences dénoncées par les deux aînées : près de huit ans pour l’une et quatre ans pour l’autre. Elle dénonce “un climat de silence et de secret imposé par la mère et l’indifférence de la famille paternelle”, ainsi que les violences physiques, la culpabilisation et la manipulation mentale exercées par le père. Concernant la plus jeune, elle maintient que “sa parole est claire”. “Ces actes sont inscrits dans leur corps et dans leurs cœurs”, plaide-t-elle, soulignant le poids durable de l’inceste pour les victimes. En défense, Me Bruno Loyant a insisté sur le suivi psychothérapeutique de son client en détention et ses perspectives de réinsertion. Il conteste les accusations concernant la plus jeune, rappelant que le médecin n’a constaté aucune pénétration, mais un érythème pouvant avoir plusieurs causes. Il affirme que son client “a fait d’énormes progrès” et qu’il est “réinsérable à terme”. L’avocat dénonce également un déséquilibre entre les peines prononcées pour les crimes incestueux et celles infligées dans certaines affaires d’homicides routiers. L’accusé a finalement été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Tahiri Tehei renoue avec la victoire sur la Taapuna Master

Tahiti, le 11 octobre 2026 - La 32e édition de la Taapuna Master s’est déroulée tout au long du week-end à Punaauia. Les épreuves de surf ont été remportées par Miliani Simon et Heiarii Williams tandis que Sarah Lamotte ainsi que Tahiri Tehei se sont imposés avec la manière en bodyboard. Le soleil a attendu le début des finales pour montrer le bout de son nez pendant quelques instants. Après trois jours de compétition sur le spot de Taapuna à Punaauia, le spectacle s’est achevé, dimanche, sous la pluie. Les adeptes du bodyboard ont retrouvé l’eau après une journée de pause. Le favori Tahiri Tehei l’a emporté pour la troisième fois de sa carrière en venant à bout de Tevahitua Cheung en finale. “ Je suis tombé face à un jeune adversaire qui vient de commencer le bodyboard. Alors que moi, j’ai été plusieurs fois champion de Tahiti donc j’ai plus l’habitude de ce genre de série décisive ”, sourit le nouveau champion qui s’est envolé le soir même en direction des Canaries afin de participer à la dernière manche du tour mondial IBC (International bodyboarding corporation). Le Tahitien occupe actuellement la 9e place et compte bien garder sa place au sein du Top 10. Il y a eu moins de suspense chez les hine. La tenante du titre Sarah Lamotte a fini en tête des trois séries haut la main. Claire Mulatier et Manon Gentilhomme ont complété le podium. Heiarii Williams succède à Tereva David En surf, Peio Charriaud et Heiarii Williams ont dû batailler face à Teiva Tetahio et le jeune Liam Sham Koua afin de se qualifier pour la grande finale. Un duel de générations qui a basculé du côté de l’expérience. Après un début de manche assez calme, les vagues se sont succédé. Grâce à une première tentative notée à plus de 6 points, Williams a fait la course en tête. Peio Charriaud a tenté de recoller à la fin sans succès. C’est donc Heiarii Williams, avec un score de 11,50, qui succède à Tereva David au palmarès de la Taapuna Master. L’épreuve “fun” de surf féminin a été remportée par Miliani Simon qui s’est imposée in extremis lors de la troisième et dernière série. Elle a devancé Raipoe Chapelier ainsi que Takihei Ellacott tandis que Kelia Gallina a terminé au pied du podium. Dayven Faua et Tahiri Tehei se sont quant à eux départagé le titre en drop knee. Le premier cité est venu à bout de son vis-à-vis sur le fil (9,70 contre 9,10). Stevens Pahape (kneeboard), Teiva Tetahio (surf) et Tanguy Michaud (bodyboard) ont triomphé dans le reste des catégories “fun” chez les tane. Classement Surf Tane Heiarii Williams 11,50 bat Peio Charriaud 9,60 Bodyboard Tane Tahiri Tehei 16,44 bat Tevahitua Cheung 12,00 Drop Knee Tane Dayven Faua 9,70 bat Tahiri Tehei 9,10 Knee board Tane Fun 1er Stevens Pahape 2e Tehei Tuahine 3e Larry Punaa Surf Tane Fun 1er Teiva Tetahio 2e Kéo Chabrier 3e Terevanui Thornton Bodyboard Tane Fun 1er Tanguy Michaud 2e Tuatini Vanaa 3e Heiarii Balducci Surf Vahine Fun 1re Miliani Simon 2e Raipoe Chapelier 3e Takihei Ellacott Bodyboard Vahine Fun 1re Sarah Lamotte 2e Claire Mulatier 3e Manon Gentilhomme Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Va’a - Team OPT conserve son titre à la Molokai Hoe

Tahiti, le 11 octobre 2026 - Tenant du titre après son premier succès à la Molokai Hoe en 2025, le Team OPT a réalisé la passe de deux en s’imposant dimanche entre Molokai et Oahu, à Hawaii, en 4 h 34’ 25’’ après 66 km de course. Le Team vainqueur a devancé Shell Va’a, 2e en 4 h 36’ 32’’, Popora Te Hoe Mamu de Bora Bora complétant le podium en 4 h 46’ 42’’. Team OPT a renforcé sa confiance à la Molokai Hoe en vue de la Hawaiki Nui Va’a. La Molokai Hoe 2026 a réuni ce dimanche 104 équipages sur la ligne de départ au port de Hale O Lono à Molokai. L’épreuve a été lancée quelques minutes avant 8 heures, les rameurs longeant la côte de Molokai avant d’effectuer la traversée du canal de Ka’iwi pour rejoindre la plage de Waikiki à Oahu après 66 kilomètres d’une course à changement en cours de traversée. La participation tahitienne était forte cette année avec une dizaine de clubs et une quinzaine d’équipages engagés dans les catégories juniors, seniors et vétérans ainsi que de nombreux rameurs qui ont renforcé des équipages hawaiiens. Deux grands favoris se distinguaient : le Team OPT, vainqueur en 2025, et Shell Va’a, lauréat en 2024 et qui comptait déjà 13 victoires à la Molokai Hoe. Mais d’autres clubs tahitiens étaient ambitieux, les représentants du Fenua ayant réalisé un quadruplé en 2025 avec Team OPT, Shell Va’a, Popora Te Hoe Mamu de Bora Bora et Rurutu alors que Team EDT avait fait 7e. La domination tahitienne était encore envisagée cette année et d’ailleurs Shell Va’a et Team OPT prenaient un bon départ se situant dans le groupe de tête à la pointe de Molokai après trente minutes de course. Mais les Hawaiiens de Lanikai et Wailea étaient dans le coup et imposaient le rythme devant. Shell Va’a s’accroche mais finit par lâcher Comme d’habitude, ça bougeait bien dans le canal de Ka’iwi, les rameurs bénéficiant de bonnes conditions de surf, ce qui pouvait favoriser les Tahitiens plutôt à l’aise dans la maîtrise du surf mais il faut aussi bien gérer les courants réputés extrême dans le canal de Ka’iwi. Difficile après une heure de course de bien situer les positions au classement tant les choix de cap étaient différents, même si tous devaient passer par Diamond Head en touchant la côte de Oahu. Team OPT et Shell Va’a avaient choisi la même orientation de cap au nord, a priori pour se marquer. Keoni Sulpice et ses partenaires du Team OPT semblaient en tête après deux heures de course devant Shell Va’a qui comptait 300 mètres de retard, mais les caps étant maintenant légèrement différents, ça ne présageait pas de la hiérarchie finale. C’était bien la bagarre attendue entre les ‘aito des deux derniers vainqueurs de l’épreuve. Rurutu Hoe et EDT Va’a étaient aussi bien placés après la mi-course. Shell Va’a gardait Team OPT en visuel mais Hitiroa Masingue et ses coéquipiers du Team OPT creusaient peu à peu l’écart. À Diamond Head, soit à une trentaine de minutes de l’arrivée, Team OPT paraissait avoir déjà gagné la course. Nette domination des rameurs tahitiens Largement en tête, le Team OPT s’est battu dans le final contre le record de l’épreuve détenu depuis 2011 par Shell Va’a en 4 h 30’ 54’’. Mais les postiers de Georges Cronsteadt n’ont finalement pas réussi à établir un nouveau chrono de référence en terminant en 4 h 34’ 25’’ avec un peu plus de deux minutes d’avance sur Shell Va’a. Ça n’atténuait pas la joie du Team OPT, comme le confirmait Keahi Agneray : “On n’a pas cherché à surveiller nos adversaires, on est resté focalisé sur ce qu’on sait faire. On a eu du bon swell et arrivé à Diamond Head, on a compris qu’on était bien lancé pour gagner. Ce n’était pourtant pas garanti car on a laissé des rameurs à Tahiti qui sont blessés, mais les remplaçants ont fait un super job. Gagner deux années de suite, ça donne encore plus de crédit à notre club même si on est encore loin du palmarès de Shell à Molokai. On remercie nos familles, nos supporteurs et tous nos soutiens qui nous aident à performer”. Les rameurs tahitiens avaient nettement dominé la Molokai Hoe en 2025 et la supériorité du va’a tahitien s’est encore confirmé cette année avec un nouveau quadruplé au scratch, Team OPT B avec un équipage associé aux Hawaiiens de Kukui O Molokai finissant au pied du podium derrière son équipe A, Shell Va’a et Popora Te Hoe Mamu. EDT Va’a et Rurutu sont également rentrés dans le Top 10. EDT Va’a s’est imposé en catégorie vétérans avec une 14e place au scratch en 5 h 05’ 53’’. La tournure des événements à Hawaii fait du Team OPT le favori de Hawaiki Nui Va’a, mais nul doute que Shell Va’a aura l’esprit revanchard et que d’autres clubs espèrent bien bousculer l’hégémonie des deux ténors. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Rugby - Dernier réglage pour Tahiti avant de partir en Nouvelle-Calédonie

Tahiti, le 11 octobre 2026 - Les jeunes joueurs du Fenua ont disputé plusieurs matchs amicaux, ce samedi, face au club calédonien de Païta. La sélection U16 tahitienne a eu l’occasion de se jauger une dernière fois avant de participer à la Melanesian Cup où la compétition sera rude face aux Calédoniens, Fidjiens ainsi que Néo-Zélandais. Le grand jour se rapproche petit à petit pour les jeunes rugbymen du Fenua. Dans un peu plus d’une semaine, les troupes de Gilles Lafitte se rendront à Nouméa afin de prendre part à la Melanesian Cup (21 et 22 octobre). Une échéance inédite pour la sélection U16 tahitienne qui n’a encore jamais participé à cette compétition. “ Ça sera un tournoi international de rugby à 7 très relevé. La Nouvelle-Calédonie alignera quatre équipes et il y aura aussi des formations de Tuvalu, Fidji et même Nouvelle-Zélande. Notre objectif sera, comme pour les prochains déplacements des U14 et U18, de gagner. Nous allons enchaîner trois échéances dans le Pacifique avec ces sélections et on fera le point à l’issue de celles-ci ”, se projette le cadre technique de la Fédération polynésienne de rugby. Un succès net et sans bavure C’est donc avec cette compétition dans un coin de leur tête que les jeunes Polynésiens ont abordé leur premier duel amical face au club de Païta, samedi après-midi, sur la pelouse du stade de la Punaruu. Les joueurs Calédoniens ont pu compter sur le renfort de quelques éléments du groupe de Pirae afin de tenir le rythme face aux Tahitiens. La rencontre a malgré tout été à sens unique. Les Rouge et Blanc se sont imposés nettement 29 à 0 en inscrivant cinq essais. Après une petite pause et le match des U18, la revanche a été disputée entre les deux équipes. “On est satisfait, mais on reste très prudent” Là encore, ce sont nos ‘aito qui sont sortis vainqueurs (22-5). Cependant, Gilles Lafitte a pu constater quelques points encore à améliorer à l’instar de la discipline puisque Tahiti a subi deux cartons jaunes. Des sanctions qui coûtent encore plus cher au rugby à 7. “ On est satisfait, mais on reste très prudent car ce n’est qu’un match de préparation. D’autant plus qu’en face, il leur manquait un peu de monde ”, souligne l’entraîneur de la sélection U16 qui a tenu à remercier les joueurs de Païta. Ils seront donc quinze, douze joueurs et trois membres du staff, à faire le chemin inverse avec l’espoir de rentrer accompagnés de la Coupe. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Cyclisme - Une Gentlemanwoman pour soutenir Octobre rose

Tahiti, le 11 octobre 2026 - Un contre-la-montre à parcourir en duo a animé la côte est de Tahiti samedi après-midi dans le cadre d’une Gentlemanwoman qui avait pour but de soutenir Octobre rose, campagne qui sensibilise au dépistage du cancer du sein. Vingt-six coureurs dont six femmes ont participé à l’épreuve. La Fédération tahitienne de cyclisme (FTC) s’implique chaque année dans la campagne Octobre rose pour soutenir ses licenciées féminines et plus largement la gente féminine en général. Ce fut encore le cas samedi avec une Gentlemanwoman placée sous le signe du sport, du partage et de la solidarité et qui proposait un contre-la-montre en duo de 28 km entre Maheana et Papeno’o en aller et retour. Treize équipes ont pris le départ de l’épreuve dont un duo exclusivement féminin composé de Julie Bruyère et Catherine Casasnovas, mais Adelaïde Treujou, Kylie Crawford, Marta Slosarska et Vaite Bonhoure étaient également présentes en catégorie mixte. Les dames étaient bien évidemment particulièrement motivées comme le confirme Julie Bruyère : “C’est une course qui nous tenait évidemment à cœur et c’est ce qui nous a motivées cette semaine à l’entraînement. On vient du triathlon et le vélo n’est pas notre discipline de base, mais on tenait à être présentes pour soutenir Octobre rose et on s’est donné à fond sur la route. La participation féminine n’était pas très étoffée mais il y a quand même six femmes qui ont pédalé pour soutenir la cause”. L’événement a été béni au moment du premier départ à 15 heures avec une forte averse mais ça n’a heureusement pas duré, les coureurs ont ainsi pu évoluer en sécurité sur une route humide mais très praticable. Le vent aidait les coureurs dans la portion aller en les poussant dans le dos mais les freinait au retour en soufflant de face. Kahiri Endeler et Heiarii Manutahi ont roulé fort Les équipes partaient par intervalle de deux minutes, les dépassements étant nombreux compte tenu du niveau variable des forces en présence et de la domination attendue des seniors hommes. Les duos Kahiri Endeler/Heiarii Manutahi et Mehdi Gabrillargues/Gwenvael Ronsin-Hardy avalaient les kilomètres à un rythme soutenu. Kahiri Endeler et Heiarii Manutahi réalisaient le meilleur chrono du jour en 34’ 10’’ à plus de 45 km/h de moyenne. Mehdi Gabrillargues et Gwenvael Ronsin-Hardy prenaient la 2e place à 38 secondes des vainqueurs. Belle performance de l’équipe mixte composée d’Adélaïde Trejou et Gilles Venet qui signait le 3e chrono scratch en 38’ 19’’. Les femmes étaient motivées mais les hommes également, comme le souligne Kahiri Endeler : “On a fait une belle course avec Heiarii en parcourant la distance à près de 46 km/h de moyenne avec un vent qui soufflait bien. On essaie de garder la forme mais ce n’est pas simple de rester en selle après le Tour Tahiti Nui qui était notre gros objectif cette saison. Mais on voulait faire honneur aux dames aujourd’hui pour soutenir la cause d’Octobre rose et c’est pour cela qu’on s’est battu sur le vélo”. La remise des prix a permis de récompenser tous les participants, les féminines bénéficiant d’un lot spécial. La Gentlemanwoman a bouclé la saison sur route, le VTT prendra le relais dans les semaines à venir. Le parc Vairai accueillera ainsi une épreuve en nocturne vendredi soir. Huit coureurs du Fenua partiront le lendemain en direction de la Nouvelle-Zélande pour participer à la Wakha, course de VTT organisée sur deux jours avec un parcours de 50 km le samedi puis 100 km le dimanche. Patrice Bastian Résultats Femmes 1. Julie Bruyère/Catherine Casasnovas (Pun Tri) 53’ 34’’ Hommes 1. Kahiri Endeler/Heiarii Manutahi (TPC/VCBB) 34’ 10’’ 2. Mehdi Gabrillargues/Gwenvael Ronsin-Hardy (VCBB) 34’ 48’’ 3. Stéphane Oget/Romain Leroux (TPC) 38’ 34’’ U17 1. Maui Tonnelier/Paul Robin Grange (TPC/Pir) 44’ 53’’ Master 50 ans 1. Serge Taruoura/Taroanui Laurent (Arue) 43’ 31’’ Mixte 1. Adelaïde Treujou/Gilles Venet (Pirae) 38’ 19’’ 2. Kylie Crawford/Éric Chang Sang (Mar Tri) 39’ 01’’ 3. Marta Slosarska/Loïc Concaret (VCBB) 40’ 23’’ 4. Vaite Bonhoure/Jean-Louis Bonhoure (Arue) 46’ 27’’ Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Festival des Jeux du Fenua : ouvrir le débat sur les écrans

Tahiti, le 9 octobre 2026 - À l’occasion du Festival des Jeux du Fenua, une table ronde est organisée ce samedi à la Maison de la culture sur la place du jeu dans la vie des enfants. Une partie de jeu vidéo ne signifie pas qu'on y passe toute la journée. C'est l'un des messages portés par les organisateurs du Festival des Jeux du Fenua, qui proposent samedi, à la Maison de la culture, une table ronde ouverte aux parents, aux éducateurs et aux soignants. Avec la psychologue clinicienne Caroline Bonnard et Danilo Tuahivaatetonohiti, de l'Association E-Sportive de Polynésie française (AESPF), l'objectif n'est pas de condamner les écrans, mais d'interroger la place du jeu dans la vie des enfants. “Le but d'une conférence, c'est d'avoir un débat”, explique Caroline Bonnard. Voire, précise-t-elle, de provoquer “une introspection”. Car derrière la question des écrans se cache un enjeu plus large : celui du cadre dans lequel les enfants grandissent et jouent. Pour Danilo Tuahivaatetonohiti, l'exemple de la boxe est parlant. Si la bagarre est mal vue, la pratique de ce sport est tout à fait possible lorsqu'elle est encadrée. Le jeu vidéo peut, lui aussi, trouver sa place à condition d'en accompagner la pratique. Tout dépend également de l'enfant, rappelle Caroline Bonnard. Chacun a sa sensibilité et ne réagit pas de la même manière. La psychologue insiste notamment sur l'importance du jeu libre, celui qui laisse place à l'imagination : une banane devient un téléphone, un carton d'emballage se transforme en navette spatiale... Elle évoque des études selon lesquelles les enfants qui ont pu expérimenter ce type de jeu et prendre de petits risques présenteraient moins de symptômes dépressifs et phobiques en grandissant. Sans garantir que tous seront épanouis, cette liberté peut contribuer à leur développement. Encore faut-il que les parents puissent trouver des repères. “Il n'y a pas d'école de la parentalité”, se rejoignent les deux intervenants. La rencontre veut justement leur offrir un espace d'échange, sans jugement ni réponse toute faite. Une initiative portée par la Guilde des Aventuriers, organisatrice du festival, présidée par Caroline Bonnard. Pendant ce temps, Haumea, 8 ans, découvre d'autres jeux. Championne d'échecs, elle est fière d'être “arrivée première au dernier tournoi”, raconte-t-elle ce vendredi, entre deux parties de cartes. Pour cette troisième édition, le Festival des Jeux du Fenua a quitté les jardins de Paofai et la place To'ata pour s'installer à la Maison de la culture, dans une ambiance plus “familiale”. Gratuit, le rendez-vous avait réuni près de 4 500 personnes lors des précédentes éditions, des enfants dès 3 ans jusqu'aux matahiapo. Une façon de rappeler que le jeu ne se limite ni aux écrans ni à une tranche d'âge, mais reste un moyen de découvrir le monde, d'apprendre et de partager. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Heifara Voirin sacré Mister Tahiti 2026 dans une ambiance de stade

Tahiti, le 9 octobre 2026 - Heifara Voirin est le nouveau Mister Tahiti 2026. Il a été élu ce vendredi 9 octobre dans les jardins de la mairie de Papeete. Une tribune entière derrière le numéro 6, des supporters du numéro 2 qui criaient à chaque passage : vendredi soir, le public des jardins de la mairie de Papeete n’a pas ménagé sa voix. Et c’est dans cette ambiance que Heifara Voirin a été élu Mister Tahiti 2026 devant huit candidats, et qu’il a succédé à Nohoarii Tuhau. “Comptez sur moi pour représenter la Polynésie”, a lancé le nouvel élu devant le public, avant de filer vers sa préparation pour Mister France, le 23 janvier prochain, en métropole. La fin de soirée a été serrée, et c’est là que le public a pesé de tout son poids. Les votes du jury étaient clos à 22 heures, mais l’influence des supporters était alors à son paroxysme. Résultat : “le jury n’était pas d’accord avec le public”, a-t-on entendu du micro du maître de cérémonie avant le verdict. Le vote du public comptait pour 40 % de la note, de quoi expliquer l’enjeu des cris et de la mobilisation des tribunes. Nouveauté : tenue de ville Le jury, lui, jugeait la personnalité, les habitudes et la manière de s’exprimer des candidats, avec une attention particulière à leur capacité à partager et à transmettre aux autres. Sur scène, la soirée a alterné les ambiances. Le passage Te Oviri a ouvert le bal, puis le défilé en costume Te Mana a mis les candidats en lumière. Cette édition a aussi introduit une petite nouveauté : la tenue de ville, un clin d’œil à la jeunesse, à “l’homme de demain”. Les musiques actuelles ont rythmé la soirée avec une fin de show en danse comme à son habitude. C’est à l’issue du défilé en costume que le prix du meilleur créateur Te Aito est revenu au candidat numéro 8, devant le numéro 7 (deuxième prix) et le numéro 6 (troisième prix). Puis est venu le moment de la passation. Pour ses derniers pas en tant que Mister Tahiti, Nohoarii Tuhau a transmis l’écharpe en souhaitant à son successeur de “faire rayonner notre Fenua”. Le nouveau Mister Tahiti n’est pas un inconnu des podiums. Gestionnaire clientèle à l’Office polynésien de l’habitat, Heifara Voirin avait déjà été élu Mister Teahupo’o en 2015. C’est surement ce goût du défi qui l’a poussé vers la compétition. À 31 ans, Mister Tahiti voit dans cette aventure “une opportunité de grandir" et “de renforcer sa confiance”. Il lui reste à porter ce message jusqu’en métropole. Rendez-vous pris le 23 janvier. En images Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Football - Tefana donne le ton contre Dragon

Tahiti, le 9 octobre 2026 - La troisième journée du championnat de Ligue 1 a débuté, jeudi soir sur la pelouse du centre technique de la Fédération tahitienne de football, par le premier grand choc de la saison opposant Tefana à Dragon. Mené au score, le champion en titre est finalement parvenu à s’imposer grâce à un doublé de Yanis Dim Etong et lance ainsi de la meilleure des manières son exercice 2026-2027. Il n’y a pas eu de Trophée des champions puisque Tefana a fait le doublé coupe-championnat la saison dernière, mais le match inaugural du club de Faa’a en avait tout l’air. Opposés à l’AS Dragon, qui avait remporté ses deux précédentes rencontres sur les scores pharaoniques de 22-0 et 23-0, les joueurs d’Efrain Araneda ont fait leur grand retour sur les pelouses, jeudi soir, au Centre technique de la Fédération tahitienne de football à l’occasion du lever de rideau de la troisième journée de Ligue 1. Après une préparation express à la suite des échéances internationales des Toa Aito et des U-19, le champion en titre a eu du mal à se mettre dans le rythme du match face au pressing des troupes de Yann Fong. Il a fallu attendre la fin du premier quart d’heure pour que les Jaunes prennent directement le contrôle de la rencontre en se procurant plusieurs coups de pieds arrêtés. Des situations bien défendues par Dragon et c’est finalement Tefana qui a concédé l’ouverture du score à la suite d’une belle action collective conclue par Temetani Tauarii Turi (32e). La réaction adverse ne s’est pas fait attendre. Juste avant la mi-temps, l’AS Tefana est parvenue à égaliser grâce à une frappe enroulée de son numéro 9 Yanis Dim Etong (43e). “Ce sont des matchs comme ça qui vont nous permettre d’être au top" Le champion a continué sur son élan au retour des vestiaires en punissant l’indiscipline de Dragon. Le buteur de Faa’a a inscrit un doublé à la suite d’un coup franc qui a terminé sa course directement dans le petit filet du portier adverse (58e). Dans la foulée, Tefana a raté une énorme opportunité de faire le break, mais la frappe de son numéro 10 et capitaine Honoura Keanu Maraetefau a été repoussée par la barre transversale tandis que la gardien de Dragon a signé une magnifique parade sur afin de repousser définitivement le danger. Malgré quelques situations concédées lors des ultimes instants, le champion a finalement conserver l’avantage jusqu’au coup de sifflet final (2-1). “ C’était un match pas évident surtout qu’on s’est entraîné seulement quelques fois. Commencer par une victoire contre Dragon, qui est aussi un prétendant au titre, c’est une bonne chose. Ce sont des matchs comme ça qui vont nous permettre d’être au top avant notre 7e tour de la Coupe de France dans un mois ”, souligne l’entraîneur de Tefana, Efrain Araneda. Son homologue de Dragon n’a quant à lui pas pu cacher sa frustration : “ On s’est procuré pas mal d’occasions à la fin, mais on ne les met pas au fond… Ils nous a aussi manqué quelques joueurs qui ont participé aux matchs de beach soccer avec les Tiki Toa. Mais ce n’est pas grave et il faut avancer puisque on affronte Vénus la semaine prochaine ”. Le reste de la troisième journée de championnat continue dès ce soir avec cinq affiches au programme. Programme 3e journée Vendredi Manu Ura vs Vénus Arue vs Pueu Excelsior vs Taiarapu FC Pirae vs Tamarii Punaruu Tamarii Punaruu (2) vs Tefana (2) Samedi Central Sport (2) vs Jeunes Tahitiens Mataiea vs Central Sport (1) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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La prévention en action au Fare Ora de Mahaena

Tahiti, le 9 octobre 2026 – Plusieurs associations et professionnels de santé étaient réunis dans les jardins du Fare Ora de Mahaena, ce vendredi matin. Les habitants de Hitia’a o te Ra pouvaient profiter de leurs démarches administratives ou médicales pour s’informer sur des sujets variés, du dépistage des maladies cardio-vasculaires aux bienfaits d’une alimentation locale et variée, recettes à l’appui. Inauguré fin avril 2025, le Fare Ora de Hitia’a o te Ra, à Mahaena, a déjà rendu service à 13.500 personnes. Il a la particularité d’offrir un accès de proximité à des soins de santé et à des services administratifs. Après des débuts compliqués, il est désormais doté de deux médecins. Ce vendredi matin, le site a accueilli dans ses jardins son premier grand événement de promotion de la santé, organisé dans le cadre d’un partenariat entre le club Soroptimist de Tahiti-Papeete et la commune de Hitia’a o te Ra. Les visiteurs ont pu trouver une oreille attentive auprès des bénévoles de SOS Suicide, ou encore de l’association Hei Ora pour l’accompagnement des victimes des essais nucléaires. La Fédération citoyenne polynésienne de lutte contre les drogues et la toxicomanie (FCPLDT) était également représentée pour sensibiliser face au fléau de l’ice et informer sur les modalités de prise en charge. Dépistage et conseils Mais ce sont les maladies cardiovasculaires qui étaient au cœur de ce rendez-vous. “Beaucoup de personnes ignorent qu’elles sont malades, donc on encourage les gens à aller vers leur médecin. L’hygiène de vie compte beaucoup : manger équilibré, faire du sport et, si possible, arrêter la cigarette” , rappelle Sandrine, infirmière en cardiologie, sur le stand de prise de tension et de dépistage du diabète. Une thématique sur laquelle le club Soroptimist met l’accent depuis quelques années . “Notamment les symptômes chez les femmes, qui peuvent paraître plus banals” , remarque Naja Charreard, secrétaire du club philanthropique. Les participantes sont d’ailleurs reparties avec un pense-bête listant ces symptômes : au-delà de l’oppression thoracique ou des difficultés à respirer, une fatigue persistante, des troubles digestifs ou encore l’anxiété peuvent alerter, pour ne citer que quelques exemples. “En Polynésie, le nombre d’AVC explose avec des femmes de plus en plus jeunes, dès 30 ans” , constate la référente, sans oublier les infarctus du myocarde. Un sujet pris au sérieux par la commune de Hitia’a o te Ra. Plusieurs élus et agents étaient d’ailleurs mobilisés. “Si on ne prend pas soin de notre santé, dont notre cœur, tout part en vrille ! On s’inquiète pour notre population et nos enfants. Malgré la pluie, on est content de la mobilisation. D’autres projets sont en cours de réflexion avec la commission de la santé, en essayant de tourner dans les quatre communes associées” , indique Tiare Vahine, sixième adjointe au maire, accompagnée de Linda Iotua, agent du guichet unique de Tiarei engagée depuis plusieurs années dans la prévention. Une démarche visiblement appréciée par les administrés. “Ce n’est pas souvent que c’est organisé chez nous, donc on est venues en profiter” , confie Gelia, accompagnée de sa mère, âgée de 84 ans. Résidente de Tiarei, Danouchka, 36 ans, a vu deux avantages à cette manifestation : “Il y a plein de petites choses qu’on peut mettre en place chacun à son niveau. Ça m’a aussi permis de découvrir le Fare Ora, où on a accès à plusieurs services”. L’alimentation comme alliée Certains stands permettaient de joindre les conseils à l’exemple. Pour sa première action, la jeune association Tifai taamu ia nati, représentée par Jacqueline Pouira, n’était pas venue les mains vides : “On propose des fruits et légumes locaux à déguster avec du coco râpé. Ce n’est pas ce qui manque de Papeno’o à Hitia’a ! Manger local, c’est bon pour la santé”. C’était aussi le message porté par la Direction de la santé, par la voix d’Adelaïde Tamaku. “Les eaux infusées sont des alternatives aux boissons sucrées, qu’on peut préparer soi-même ou en famille, idéalement en utilisant ce qu’on a dans son jardin” , explique l’infirmière en promotion de la santé, venue présenter deux recettes, l’une à base de quartiers d’agrumes congelés, l’autre de goyaves et aromates mixés. Et pour “mettre du vert dans son assiette” , c’est un ouvrage réalisé en 2019 par la Communauté du Pacifique Sud (CPS) qui est mis en avant pour valoriser les feuilles comestibles en cuisine. “C’est économique et bon pour la santé” , souligne-t-elle, citant les jeunes feuilles de faux-caféier et de patate douce. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Créadie 2026 : “Je suis très touché d’être lauréat”

Tahiti, le 9 octobre 2026 - L’Adie récompense six entrepreneurs, dont un Tahitien artiste peintre muraliste et une crêpière de Moorea. Six micro-entrepreneurs accompagnés par l’association pour le droit à l’initiative économique (Adie) ont été primés ce vendredi 9 octobre au parc Tahua Motu Ovini, à Vaitupa (Faa’a), lors de la cérémonie du concours Créadie 2026. Chacun repart avec une dotation de 120 000 francs, remise par un partenaire financeur. Soit un total de 720 000 francs de primes. L’association spécialisée dans le microcrédit pour les porteurs de projets voulait mettre en lumière des parcours variés. Comme l’a rappelé l’Adie, monter son entreprise reste “un vrai parcours du combattant”. Ce vendredi, il s’agissait de “redonner notre confiance” aux porteurs de projets pour “accélérer le développement de leur société” , a confié la direction. Le haut-commissaire a salué cette dynamique : “L’État est attentif à ce dynamisme, à nous de leur donner les moyens de se développer. La Polynésie se construit avec ses habitants et ses entrepreneurs.” Le concours permet aussi, a-t-il ajouté, de nouer des partenariats. Philippe Puahio, prix Coup de cœur : “Pendant que vous dormez, je travaille” Le prix Coup de cœur du concours Créadie 2026, remis par Azulis Capital, revient à Philippe Puahio, entrepreneur de Tahiti. Il peine à mettre des mots sur ce qu’il ressent : “Je ne sais pas comment vous expliquer, mais je suis content. Je suis très touché d’être lauréat.” Son énergie tient en une phrase : “Pendant que vous dormez, je travaille et c’est mon moteur dans la vie.” Artiste peintre muraliste, la veille au soir encore, il était à l’ouvrage à la finalisation d’un mur à Arue. Il aimerait mettre sa patte aussi à Papeete. Lanihei Mauri, prix Quartiers : “Il y a très longtemps, j’avais voulu faire ça, mais je ne savais pas par où commencer” À Moorea, Lanihei Mauri, 41 ans, tient Lani’s Crêperie, à Papetoai, où elle prépare entre 15 et 25 crêpes par jour. Elle a reçu le prix Quartiers, remis par Électricité de Tahiti (EDT). La cuisine, “ça me tenait à cœur” , dit-elle, et c’est aussi ce qui lui permet de subvenir aux besoins de sa petite famille. L’idée ne date pas d’hier : “Il y a très longtemps, j’avais voulu faire ça, mais je ne savais pas par où commencer.” C’est il y a un an qu’elle a poussé la porte de l’Adie pour demander de l’aide, et elle a bénéficié d’un microcrédit. Sa sœur, qui travaille dans l’hôtellerie, a goûté ses crêpes et les a aimées, ce qui l’a confortée. “Je m’épanouis depuis le premier jour”, assure-t-elle, et elle ne cache pas sa fierté : “J’ai osé.” Pour la suite, elle veut d’abord maintenir son activité, “et pourquoi pas agrandir la roulotte”. Les quatre autres lauréats Kaputai Hapipi (prix Jeunes, Tematangi) Marie-Carmella Tepakou (prix Femmes, Nukutavake) Vaea Morphy (prix Transition écologique inclusive, Maupiti) Félicienne Hapipi (prix Ruralité, Ua Pou) Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Arrêté grâce à “Tahiti vol”

Tahiti, le 9 octobre 2026 – Un homme de 39 ans déjà condamné à pas moins de 30 reprises a été jugé jeudi en comparution immédiate pour répondre de deux cambriolages commis chez la même personne à deux jours d’intervalle. L’individu, identifié grâce aux caméras de vidéosurveillance installées chez la victime, a été condamné à un an de détention. Le tribunal correctionnel a jugé, jeudi en comparution immédiate, un multirécidiviste âgé de 39 ans qui comparaissait en état de récidive légale. Le prévenu, déjà condamné à 30 reprises, était poursuivi pour deux cambriolages commis les 5 et 6 octobre à la Presqu’île. L’homme s’était introduit au domicile d’une femme où il avait notamment volé des sous-vêtements mais aussi un jeu de cartes, un sac de marque et un disque dur dans lequel la victime, institutrice, conservait des documents professionnels ainsi que des photos de sa fille. Bien qu’il ait mis des linges sur les caméras de vidéosurveillance installées dans le domicile, l’homme avait cependant réussi à être identifié grâce aux images relayées par la victime sur le site “Tahiti Vols”. Une dette liée au paka Présenté devant le tribunal correctionnel jeudi, le prévenu a reconnu les faits en assurant qu’il avait commis ces vols dans le but de rembourser une dette liée à sa consommation de stupéfiants. Le trentenaire a également expliqué qu’il avait un fils dont il ne s’occupait pas et qu’il n’avait jamais travaillé. Le président du tribunal lui a alors fait remarquer qu’il avait déjà été incarcéré à sept reprises et que cela ne semblait pas lui avoir “fait peur”. Face à ces faits “limpides” et alors que le prévenu encourait 14 ans de prison ferme, la procureure de la République s’est longuement attardée sur son casier judiciaire, “un record absolu” de condamnations, en expliquant que toutes les mesures prises à son encontre lors des jugements précédents n’avaient servi “à rien”. La représentante du ministère public, soucieuse de requérir une peine “sérieuse” à l’encontre du multirécidiviste, a demandé au tribunal de le condamner à quatre ans de prison ferme assortis du maintien en détention. Alors que l’avocate du trentenaire, M e Noma Mendiola, a souligné lors de sa plaidoirie que son client avait reconnu les faits et qu’il n’avait pas commis de nouvelle infraction depuis août 2025, le tribunal correctionnel l’a finalement condamné à un an de prison assorti du maintien en détention. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Rattrapages sur l’ordre de Tahiti Nui

Tahiti le 8 octobre 2026. Alors que l’insigne est enterré depuis plusieurs années, trois arrêtés pris en conseil des ministres ce mercredi actent la remise de trois insignes de l’ordre de Tahiti Nui. Ces insignes sont tous trois remis à des personnalités étrangères : Sitiveni Rabuka, Premier ministre des Fidji, Maxime Korman, homme d’Etat du Vanuatu, ainsi qu’à Geoffrey Henry, ancien Premier ministre des Îles Cook. Sitiveni Rabuka, Maxime Korman et Geoffrey Henry sont les tous premiers porteurs étrangers de l’ordre de Tahiti Nui mais aucun arrêté n’avait fixé ces remises en 1996 au Journal officiel. Faits Chevaliers le 29 juin 1996 par Gaston Flosse, ils deviennent avec ces trois arrêtés pris en conseil des ministres ce mercredi des Commandeurs. La remise des insignes de commandeur de l'ordre de Tahiti Nui est d’ailleurs « constatée à la date du 29 juin 1996 ». Sitiveni Rabuka, Maxime Korman et Sir Geoffrey Henry avaient été élevé au rang de Commandeur de l'ordre de Tahiti Nui en juin 1996 en reconnaissance de leurs rôles politiques de premier plan et pour honorer les relations diplomatiques, de coopération et d'amitié entre la Polynésie française et leurs îles. En Polynésie française, l’Ordre de Tahiti Nui a été mis en sommeil depuis l’arrivée de Moetai Brotherson à la tête du Pays. Les dernières personnes distinguées sont Henriette Kamia (présidente de l'association « Taatiraa Huma Mero » et de la fédération « Te Niu O Te Huma »), Pierrot Faraire, Pascal Tau, Ernest Teinauri, Eléonore Tevaatua, David Poetai, Daniel Casabianca (administrateur général des finances publiques) et Alain Christnacht (président du CIVEN), nommés ou promus entre 2021 et 2022. La toute dernière personne à avoir reçu les insignes n’est autre que Moetai Brotherson lui-même, le président du Pays étant, selon les textes fondateurs de l'ordre, élevé à la dignité de Grand-Croix et assume la charge de Grand Maître. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Inceste : deux sœurs face à leur père aux assises

Tahiti, le 8 octobre 2026 - Accusé d’avoir violé et agressé sexuellement ses trois filles, un père comparaît devant la cour d’assises pour des faits qui se seraient étendus sur plusieurs années. Ce jeudi, deux de ses filles ont confirmé les accusations à la barre, se soutenant mutuellement dans un récit marqué par les violences, les menaces et le silence imposé. L’expertise psychologique décrit l’accusé comme un homme qui aurait placé ses filles dans un rôle d’épouses, au mépris de leur place d’enfants. Elles se tiennent l’une l’autre. Ce jeudi, devant la cour d’assises, deux sœurs sont à la barre pour raconter leur histoire, celle des viols, agressions sexuelles et violences qu’elles accusent leur père de leur avoir fait subir pendant des années. Une troisième soeur, mineure mais représentée par l’Apaj [Association polyvalente d'actions judiciaires], figure également comme victime. À la barre, les deux aînées confirment les faits dénoncés au cours de l’enquête. Un témoignage éprouvant, qui vient éclairer le fonctionnement d’une famille dans laquelle la violence et le silence ont progressivement pris toute la place. Les faits auraient commencé en décembre 2015, à Faa’a, alors que l’aînée était âgée de 13 ans. Selon les éléments du dossier, son père lui demande d’abord si elle accepterait qu’il lui touche les seins, puis lui impose de dormir dans son lit. Il lui fait également fumer du cannabis. Les gestes se transforment ensuite en rapports sexuels imposés, qui se sont poursuivis jusqu’aux 21 ans de la jeune femme, soit jusqu’en 2023. Au cours de cette période, l’accusé a également exigé des fellations et pratiqué des cunnilingus sur les plus grandes. Il leur a notamment imposé de garder le silence en les menaçant de violences. Selon les déclarations recueillies pendant l’enquête, le père a aussi utilisé des légumes pour pénétrer l’une de ses filles tels que des concombres, des aubergines et des poivrons, à près de 30 reprises selon le décompte de la victime. Des faits qu’il confirme aujourd’hui. L’homme a organisé ces viols en alternant les week-ends entre ses filles. Il leur a également présenté les rapports sexuels comme une solution pour éviter qu’il ne s’en prenne à leur mère. Dans ce foyer, les violences physiques — claques et coups de poing — ont contribué à installer la peur. Il n’y a “pas mort d’homme” La cadette n’a pas échappé aux violences sexuelles. Le dossier fait notamment état d’un viol commis le 2 octobre 2023, alors que la mère était absente et que les parents emmenaient leur bébé, âgé d’un mois, à l’hôpital pour des problèmes de santé. La jeune fille s’est ensuite réfugiée dans la consommation de drogues (paka) pour tenter d’oublier les faits. Elle se rappelle de l’un des viols, où après avoir quitté la chambre, le père a répondu à sa fille qui était en larmes, qu’il n’y avait “pas mort d’homme”. Les violences ont fini par être révélées au sein de la famille. Selon les éléments rapportés à l’audience, lorsque la plus jeune, toujours mineure aujourd’hui, a parlé à ses sœurs, elle leur a expliqué que leur père “mettait ses doigts dans sa poupoune”. Elle était âgée de quatre ans à ce moment-là. Les conséquences de ces années de violences sont également évoquées au cours du procès. L’aînée a notamment fait une fausse couche à l’âge de 14 ans, alors qu’elle était en classe de troisième. Elle explique aussi avoir fini par ne plus parvenir à refuser les rapports sexuels, par crainte des réactions violentes de son père, au point que les viols étaient devenus, selon ses mots rapportés, “une habitude”. La mère complice ? Placé en garde à vue le 27 novembre 2023, l’accusé a reconnu des viols et des agressions sexuelles sur l’aînée, admettant notamment que les faits s’étaient poursuivis jusqu’en 2023. Il a également reconnu des faits concernant la cadette. Lors de ses auditions, il a toutefois contesté certains éléments, affirmant notamment que les filles étaient parfois consentantes. Il a ainsi expliqué qu’elles souhaitaient d’elle-même “l’embrasser devant les autres membres de la famille”. La mère des jeunes femmes a, elle aussi, été entendue par les enquêteurs. Elle indique avoir été informée des agressions sexuelles et des viols commis sur ses filles, tout en expliquant avoir vécu sous l’emprise de la violence de son mari, également violent envers les enfants. Elle a pourtant estimé que les jeunes femmes étaient d’accord avec ce qui se passait et que la responsabilité était partagée et a expliqué avoir trop aimé son époux pour parvenir à entendre ce que ses filles lui rapportaient. Après la révélation des faits, les jeunes femmes auraient également subi des pressions de la famille paternelle. Plusieurs membres de celle-ci ont pris le parti de l’accusé, adressant des messages de haine aux victimes, qui se sont ainsi retrouvées privées d’une partie du soutien familial. Les filles placées dans un rôle d’épouses L’expertise psychologique a permis d’éclairer certains aspects du fonctionnement de l’accusé. L’homme a raconté avoir lui-même subi des attouchements sexuels à l’âge de 14 ans, de la part de l’un de ses oncles, qui l’a caressé et masturbé. Interrogée sur le rôle éventuel de ces faits dans son parcours et si, oui ou non, il y a un lien avec ce qu’il a fait subir à ses filles des années plus tard, la psychologue estime ne pas avoir retrouvé chez lui les mécanismes psychologiques que l’on peut observer dans ce type de situations. Ces antécédents ne lui apparaissent pas déterminants pour comprendre les faits reprochés. L’experte décrit plutôt un homme qui craignait de se retrouver seul et se disait particulièrement attaché à son épouse. Un attachement qui l’aurait conduit à attendre de ses filles qu’elles prennent soin de lui, le comprennent et le maternent. Lorsqu’elles ne répondaient pas à ses attentes, il avait tendance à “bouder”. Selon la psychologue, l’accusé aurait ainsi cherché à s’approprier ses filles et à les maintenir dans une position comparable à celle d’épouses, leur niant leur place d’enfants et d’adolescentes. L’expertise relève également des éléments favorables à une éventuelle réinsertion. La question du risque de récidive a enfin suscité des réactions parmi les parties civiles. La psychologue a évoqué une augmentation de ce risque à partir de quatre victimes et plus. Une appréciation qui a fait réagir les représentants des victimes, notamment au regard du contexte familial où la troisième enfant est toujours au domicile. Le procès se poursuit vendredi avec les plaidoiries. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Cyclone : un exercice grandeur nature avant El Niño “C’est dès à présent qu’il faut anticiper”

Tahiti, le 8 octobre 2026 - Le haut-commissariat a été le siège, jeudi, d’un exercice de crise pour tester la réponse de sécurité civile face au risque cyclonique. Objectif : tester la coordination de l’État, du Pays et des opérateurs, alors que le phénomène El Niño fait craindre une saison cyclonique à risque. À quelques semaines du début de la saison chaude en Polynésie, les autorités appellent la population à se préparer “dès maintenant”. Élaguer les arbres qui surplombent les habitations, vérifier les toitures et les ouvertures, constituer un kit d’urgence et prévoir des réserves d’eau et de nourriture : les gestes sont connus, mais leur mise en pratique reste essentielle. “C’est dès à présent qu’il faut anticiper” , martèle-t-on du côté du haut-commissariat. C’est précisément l’objet de l’exercice de crise organisé sous la direction du haut-commissariat jeudi pour tester la réponse des secours en cas de phénomène météorologique intense. Cette année, l’exercice se déroule dans un contexte particulier, avec l’installation dans les eaux du Pacifique d’un épisode El Niño record. Le message adressé à la population est simple : anticiper pour mieux se protéger. Météo-France prévoit, le 27 octobre, un point détaillé des risques du risque cyclonique pour la saison chaude 2026/2027. Jeudi, pour la simulation organisée au haut-commissariat, le scénario envisageait une dépression tropicale se déplaçant vers l’ouest avant de plonger vers le sud, en direction des Tuamotu nord-ouest. La trajectoire étant incertaine, la zone de risques était étendue jusqu’aux îles Sous-le-Vent. Les services ont donc choisi de se concentrer sur les 72 heures précédant un éventuel impact. Une période déterminante pour organiser les secours et protéger les populations. Le scénario a été conçu pour complexifier l’exercice, sans être directement lié à El Niño. Dans ce contexte, l’une des priorités consiste à organiser le rapatriement des personnes présentes sur les îles menacées. À Rangiroa, par exemple, où les touristes et les élèves de l’enseignement secondaire présentent un effectif dépassant les capacités d’accueil de l’atoll, tout le monde ne pouvait être mis à l’abri. Un retour vers Tahiti a donc dû être anticipé, afin de limiter les difficultés logistiques et rapprocher les personnes des moyens de secours. Sécuriser les stocks de médicaments, garantir l’approvisionnement en eau... Autre enjeu : mettre à l’abri les moyens aériens et maritimes, civils comme militaires, pour préserver leur capacité d’intervention après le passage du phénomène. Les avions doivent être déplacés vers des zones moins exposées et les navires gagner le large plutôt que de rester au port. Dans le scénario retenu, les Australes étant épargnées ont pu servir de zone d’abri pour accueillir les aéronefs. Les secours ont également dû anticiper les conséquences d’un cyclone sur le fonctionnement des réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications. En cas de phénomène météo intense, au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) la préparation est tout aussi essentielle : il faut sécuriser les stocks de médicaments, garantir l’approvisionnement en eau et en électricité et organiser la prise en charge des patients et du personnel si les déplacements deviennent impossibles. L’établissement doit notamment pouvoir fonctionner en autonomie pendant 24 à 48 heures. Le Samu s’est également organisé pour prépositionner des équipes et du matériel médical dans d’autres archipels, à bord d’avions mis à l’abri, pour faciliter les interventions après le passage du cyclone. L’autre évolution de cette simulation concerne la mobilisation anticipée de renforts venus de métropole. Une visioconférence avec le centre opérationnel de la sécurité civile, à Paris, s’est tenue ce jeudi matin. Les retours d’expérience des cyclones Chido à Mayotte et Irma à Saint-Martin ont montré l’intérêt de disposer de personnels sur place avant même le passage du phénomène. Des équipes spécialisées de la sécurité civile et des sapeurs-pompiers pourraient ainsi être prêtes à embarquer en trois heures, tandis qu’un avion pourrait être affrété en 24 heures de métropole ou bien de Nouvelle-Calédonie. Une simulation, pas une menace cyclonique Reste une difficulté concrète : accueillir et héberger une centaine de personnes supplémentaires à Tahiti juste avant le passage d’un cyclone. Les services poursuivent leur travail sur cette problématique. Les communes sont, elles aussi, associées à la préparation. Plusieurs localités des îles Sous-le-Vent ont activé volontairement, jeudi, leur plan communal de sauvegarde. Cela a permis aux services de l’État d’échanger directement avec elles. Cette simulation organisée jeudi pour tester la qualité de la réponse de sécurité civile en cas de cyclone s’est tenue jusqu’en milieu de l’après-midi, avant un premier retour d’expérience à chaud. Une analyse à froid doit encore tirer les enseignements de cet exercice. Cette journée vient clôturer plusieurs semaines de préparation. Depuis le début du mois d’octobre, une cellule de veille réunissant l’État, le Pays et Météo-France se retrouve toutes les deux semaines pour suivre la situation. Les services sont également allés à la rencontre des maires dans les différents archipels, tandis que des supports de prévention ont été traduits, notamment en marquisien. En début de semaine, un hélicoptère a d’ailleurs survolé les embouchures des vallées de Tahiti et Moorea pour repérer les arbres susceptibles d’entraver l’écoulement des cours d’eau et de favoriser les inondations. Les interventions nécessaires pourront ainsi être déclenchées avant les épisodes de fortes pluies, qui peuvent également provoquer des glissements de terrain en l’absence de cyclone. Reste que le haut-commissariat a tenu à rappeler jeudi qu’une telle simulation ne présage en rien une menace cyclonique réelle, “mais il faut savoir anticiper”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Un café des parents grand format à Teva i Uta

Tahiti, le 8 octobre 2026 – Organisé par la fédération des APE des écoles et du collège de Teva i Uta, le café des parents annuel a réuni 80 participants, ce jeudi, à la mairie de Mataiea. Quatre ateliers thématiques étaient animés par des professionnels et des associations autour de l’éducation et de la parentalité, de l’inclusion et des troubles des apprentissages, des transmissions culturelles, ainsi que de la médiation animale et des risques canins, dans un esprit de partage et de soutien. Firi firi, salade de fruits et citronnade : c’est par un petit-déjeuner aux saveurs locales qu’a débuté le “grand café des parents” organisé ce jeudi par la fédération Amuitahira’a Faufa’a Metua, qui rassemble les cinq associations des parents d’élèves (APE) des écoles et du collège de Teva i Uta. “Nous sommes là pour nos élèves et vos enfants” , a déclaré une directrice lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre, marquée par l’accueil traditionnel de l’association Faaravaianuu et d’une classe de Nuutafaratea. ​Des ateliers basés sur l’écoute Parents, grands-parents, élus municipaux et professionnels de l’éducation, au total, 80 participants ont bénéficié des quatre ateliers animés par Esméralda Puairau, éducatrice spécialisée, sur la parentalité et l’éducation ; Augustine Roa, présidente de l’association Je te vois mon amour, sur l’inclusion et les troubles de l’apprentissage ; Jacky Bryant, sur les transmissions culturelles ; et par le club sportif canin de Teva i Uta, sur la médiation animale et le comportement des chiens. L’occasion d’ouvrir le dialogue sur une multitude de sujets et de situations familiales. “On essaie de faire venir un maximum d’intervenants, une fois par an, pour cette grande rencontre. Ce sont toujours des personnes investies dans leur domaine” , souligne Adeline Sabatier, présidente de la fédération et adjointe au maire de Teva i Uta. “C’est un espace et un temps d’échange dédié aux familles. Le premier objectif, c’est de mobiliser les parents, ce qui n’est pas facile, on le sait, que ce soit par rapport au travail ou pour d’autres raisons personnelles. C’est l’occasion d’écouter, mais aussi de partager et de poser des questions pour les aider. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des défis qui parfois nous dépassent, comme le rapport aux écrans. Il ne s’agit pas de venir en donneurs de leçons, mais plutôt en oreilles attentives. C’est vraiment pensé comme un accompagnement concret et sans jugement” , précise-t-elle. ​“Se sentir moins seuls” Au sortir des ateliers, les participants ont salué l’initiative, comme Kanihei, maman d’une petite fille scolarisée en première année de maternelle, qui n’a pas hésité à témoigner : “C’est mon premier café-parents. Je suis venue m’informer et échanger avec d’autres parents. On cherche tous à faire de notre mieux pour l’éducation et la scolarité de nos enfants. C’est très intéressant ! ‘Être parent sans s’épuiser’, c’est une approche qui va me permettre de mettre en place certaines choses avec ma fille. Je vais essayer !” Maman d’une grande fille à l’université et d’un garçon de 12 ans, Kim Rainuiatea a assisté à ce rassemblement en tant que membre de l’APE du collège Tinomana Ebb. “J’adore ! Je sors d’un atelier sur les troubles du neurodéveloppement qui m’a particulièrement intéressée, car on a diagnostiqué une dyspraxie et une dyslexie à mon fils. On a pu avoir des informations sur l’accompagnement et comment les parents vivent ces difficultés : ça permet vraiment de se sentir moins seuls ! Et, qui sait, ça peut peut-être contribuer à développer de meilleurs apprentissages. Ce type d’initiatives, ça favorise vraiment la communication, la solidarité et l’émergence de solutions” , apprécie-t-elle. La rencontre s’est achevée en début d’après-midi par un bilan collectif entre les familles et les différentes entités représentées. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Beach soccer – Les Tiki Toa sont prêts

Tahiti, le 8 octobre 2026 - La sélection tahitienne de beach soccer disputera la Coupe des Nations d’Océanie du 22 au 31 octobre à Aorai Tini Hau. Les Tiki Toa ont démontré lors de leurs trois matchs amicaux qu’ils viennent de disputer contre la Suisse – dont le dernier vainqueur (5-4) mercredi soir – qu’ils étaient déjà bien affûtés à 15 jours de l’échéance. Les Tiki Toa sont incontestablement montés en régime au fil de leurs trois matchs amicaux contre l’équipe de Suisse avec un groupe remanié par rapport à celui qui avait disputé les dernières rencontres internationales en 2025. Battus (6-4) vendredi dernier par les Helvètes, les Tiki Toa étaient parvenus à décrocher un nul (10-10) lundi et ils ont fait encore mieux mercredi soir au centre technique de la FTF en s’imposant 5-4. Tahiti remporte un match intense et à suspense La rencontre a été constamment serrée au score car si Heirauarii Salem – dont on rappelle qu’il a terminé meilleur buteur du championnat de Suisse 2026 de beach soccer – a ouvert le score dès la 2 e minute (1-0), les Suisses ont égalisé (1-1) sur l’engagement. Ils ont pris l’avantage (2-1) par Hodel dans le 2 e tiers-temps mais Heimanu Taiarui a rapidement égalisé (2-2) d’une superbe bicyclette de la moitié du terrain. Gervais Chang Kat a mis Tahiti devant au score (3-2) en fin de tiers temps avant que la Suisse n’égalise (3-3). Les Helvètes reprenaient l’avantage (4-3) dès l’engagement du 3 e tiers-temps avec un tir de Knoepfli mais les Tiki Toa ne lâchaient rien dans un match intense et émaille de beaux gestes techniques comme celui de Heirauarii Salem qui égalisait (4-4) en milieu de tiers temps d’un retourné spectaculaire. Et Teave Teamotuaitau qui avait pris la place de Franck Revel dans les buts tahitiens à l’entame du 3 e tiers temps marquait d’une frappe lointaine à trois minutes de la fin du match. Angelo Schirinzi le sélectionneur-joueur Suisse frappait sur la transversale tahitienne en toute fin de match ce qui préservait la belle victoire des Tahitiens au terme d’un match de très bon niveau. Une ossature solide Raimana Li Fung Kuee le sélectionneur tahitien avait démarré la préparation de son groupe avec 20 joueurs mais a dû composer avec les forfaits de longue durée de Heimaru Terorotua et Flavien Otcenasek gravement blessés et le retrait de joueurs qui ont privilégié la sélection nationale de football qui vient de livrer deux matchs amicaux aux Îles Cook. Mais Raimana Li Fung Kuee peut s’appuyer sur un groupe qui reste très compétitif comme le démontre son succès contre la Suisse. D’autant que les jeunes Donny Tepa, Illiwai Resopawiro, Tehoarii Lesca, qui y ont été intégrés, donnent satisfaction. Et l’ossature reste solide avec des joueurs de grande expérience dans les événements internationaux tels Heimanu Taiarui, Gervais Chan Kat, Matatia Paama, Heirauarii Salem, Tearii Labaste, Roonui Tinirauarii et Rainui Tze-Yu. Le sélectionneur tahitien semble en tout cas très satisfait de son groupe, comme il en a témoigné mercredi soir : “Finir par une victoire c’est de bon augure pour la Coupe des Nations et c’est bon pour la confiance. On a livré trois bons matchs contre une équipe de Suisse qui est l’une des meilleures en Europe. On a testé pas mal de nouveaux joueurs, on a beaucoup fait tourner et on a su monter en puissance au fil des matchs en corrigeant nos erreurs. Tout n’a pas été parfait mais on a encore 15 jours pour affiner notre préparation. On a déjà beaucoup travaillé physiquement et je pense que dans ce domaine on est prêts. Je suis aussi satisfait de l’intégration des jeunes que l’on a incorporés dans le groupe car il faut préparer l’avenir. Maintenant, il va falloir que je fasse des choix pour garder 12 joueurs. C’est difficile mais ça fait partie du rôle du sélectionneur. Et je tiens à remercier la Fédération tahitienne de football qui nous donne les moyens de bien nous préparer.” Angelo Schirinzi très confiant pour Tahiti Les choix de Raimana Li Fung Kuee vont effectivement être difficiles pour la composition du groupe de 12 joueurs qui sera en lice à la Coupe des Nations compte tenu de la qualité individuelle de chacun. Le sélectionneur tahitien disposait de 15 joueurs mercredi soir – et même 16 puisqu’il a joué. Il va devoir réduire le groupe de trois ou quatre unités selon le rôle qu’il jouera dans quinze jours. Angelo Schirinzi le sélectionneur suisse et expert du beach soccer local pour avoir dirigé la sélection tahitienne par le passé ne doute pas, en tout cas, du potentiel de l’actuelle sélection des Tiki Toa : “Je trouve que la sélection tahitienne a beaucoup progressé lors des trois matchs. Nous, on joue beaucoup dans la saison et on a du vécu mais les Tahitiens jouent peu et ils ont un déficit d’expérience. J’ai vraiment été impressionné par leur progression au cours de nos trois confrontations. Ils ont encore quelques faiblesses mais je pense que le niveau des équipes de la Coupe des Nations est inférieur à celui de la Suisse. Et Tahiti possède cinq ou six joueurs de grande expérience et un sélectionneur qui vont savoir gérer la compétition. Je ne doute pas que Tahiti va gagner le tournoi et se qualifier pour la Coupe du Monde 2027 où on devrait se retrouver.” Pas d’excès de confiance du côté des Tahitiens mais leur production mercredi soir engendre effectivement beaucoup d’optimisme dans la perspective de la Coupe des Nations d’Océanie. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Football - Les jeunes Tahitiens réalisent un sans-faute à Auckland

Tahiti, le 8 octobre 2026 - Les joueurs de l'académie tahitienne de football ont décroché, ce jeudi, un cinquième succès en autant de rencontres lors du tournoi de développement U-15 de l'OFC en s'imposant largement face aux Îles Cook (8-0). Une performance de bon augure avant le Mondial qui se déroulera dans quelques semaines en Azerbaïdjan. Alors que la première édition de la Coupe du monde U15 débutera dans quelques semaines à Bakou (22 au 30 octobre), les jeunes Tahitiens sont au top de leur forme. Les Rouge et Blanc ont remporté le tournoi de développement de l'OFC en Nouvelle-Zélande. Après des victoires face à la Nouvelle-Calédonien, les Fidji, le Tonga et les Samoa, cela a été au tour des Îles Cook de subir la foudre de nos 'aito. L’Académie Nationale a conclu son tournoi en beauté avec une victoire 8 à 0 grâce notamment à un triplé de Kylian Vaatete et un quadruplé de Nolan Dumont. Les joueurs du fenua ont maintenant dans le viseur le Mondial. Ce tournoi inédit, mené avec le soutien d’Arsène Wenger (responsable du développement mondial du football à la FIFA) et du président de la FIFA Gianni Infantino, regroupera 191 nations réparties en 32 poules de cinq ou six pays. Tahiti a été reversé dans le groupe V qui a la particularité de n’être composé que de cinq équipes et non six. Ils affronteront les Seychelles, Gibraltar, la Bolivie et le Paraguay. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Rugby – Une ambiance de nouveau apaisée

Tahiti, le 8 octobre 2026 - L’ouverture du Championnat de rugby à 7 avait été ternie le samedi 24 septembre par une échauffourée entre les joueurs de Punaauia et Faa’a et l’envahissement du terrain. À l’initiative de Faa’a et avec l’accord de Punaauia, les joueurs des deux clubs se sont retrouvés au stade de la Punaruu mercredi soir pour une séance d’entraînement en commun. C’est ainsi que sont appréciées les valeurs de l’ovalie. La Fédération polynésienne de rugby (FPR) présidée par Patrick Lopez-Diot a vécu une dernière quinzaine très perturbée par les incidents qui ont émaillé l’ouverture du Championnat de rugby à 7. Le match avorté entre Punaauia et Faa’a à l’ouverture du championnat a véhiculé une très mauvaise image de l‘ovalie locale. Le rugby polynésien n’en débute pas moins une saison majeure entre préparation des équipes masculine et féminine pour les Jeux du Pacifique 2027 et poursuite du plan de développement de la discipline, dans un contexte où les infrastructures disponibles réduites avec la réfection du complexe Fautaua. Il se devait donc de vite réagir pour retrouver de la crédibilité. Et tous les intéressés en ont pris conscience à commencer par les deux clubs concernés par l’incident. Les clubs de Faa’a et Punaauia ont donc repris contact sous l’impulsion de leur président et avec le soutien du conseil fédéral et du président de la FPR pour assainir les tensions. Et pour ce faire, les joueurs des deux clubs se sont retrouvé mercredi soir sur le terrain du stade la Punaruu pour échanger sereinement et s’entraîner en commun. L’objectif était de s’excuser mutuellement sur les différents comportements qui ne sont en rien représentatifs du rugby et de ses valeurs qui prône la fraternité et le respect, sentiments qui animaient l’ambiance sur la pelouse de Punaruu mercredi soir. Les jeunes au contact des Calédoniens samedi Des sanctions seront tout de même prises probablement par la commission de discipline et la commission centrale sportive de la FPR par rapport à certains joueurs coupables d’avoir provoqué les incidents du 24 septembre. Les deux commissions se réuniront mardi prochain en présence des présidents des clubs concernés pour prendre les décisions les mieux adaptées à la situation. Patrick Lopez-Diot le président de la FPR a gagné en sérénité mercredi : “Ce soir, c’est un moment important pour le rugby polynésien. La FPR remercie les deux clubs pour cette initiative, ce qui n’occulte pas ce qui va se passer avec la commission de discipline ; mais elle démontre toutefois que lorsque des incidents surviennent, dans un sport parfois mal compris et souvent stigmatisé, les acteurs savent reconnaitre leurs erreurs et surtout dépasser les difficultés pour sortir de la crise avec humilité et respect. Il nous faut maintenant concrétiser cet état d’esprit sur le terrain et cela va vite pouvoir se manifester avec les matchs de nos jeunes, samedi.” Les sélections tahitienne U16 et U18 seront en effet opposées aux Calédoniens du club de Païta dans les deux catégories d’âge sur le terrain de Punaruu. Les U16 tahitiens prendront à leur tour le chemin de la Nouvelle-Calédonie prochainement pour participer au tournoi du Pacific Seven qui aura lieu les 21 et 22 octobre. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Thomas Lubin : “J’ai fait pas mal de sacrifices pour cette course”

Tahiti, le 8 octobre 2026 - Le triathlète participe, ce samedi, aux championnats du monde amateur XTERRA aux États-Unis. Il se prépare spécialement depuis plusieurs mois pour cette compétition où il vise un podium face à 400 concurrents. La course sera spéciale puisque la localité de Ruidoso qui accueille l’épreuve est perchée à plus de 2 000 mètres d’altitude. Un défi coriace loin de l’effrayer. Comment se passe la préparation ? “Nous sommes arrivés sur place avec ma compagne une dizaine de jours avant la compétition. C’est une préparation particulière puisque, cette année, les Mondiaux se déroulent à 2 200 mètres d’altitude dans la localité de Ruidoso au Nouveau-Mexique (États-Unis). On a décidé avec mon entraîneur de venir très tôt afin de s’acclimater. Quand on vient du niveau de la mer en Polynésie, le corps met encore plus de temps à s’adapter aux changements.” Comment s’adapte-t-on à l’altitude ? “On a établi un programme spécifique. Les six premiers jours sont assez tranquilles même si je réalise quelques petites séances d’entraînement sans mettre trop d’intensité. Car au début, le sang s'épaissit et on crée beaucoup de globules rouges. La respiration est aussi accélérée avec le manque d’oxygène. L’idée est de mettre petit à petit de l’intensité en fonction de comment le corps répond. C’est pourquoi il est primordial d’arriver un bon moment avant le jour J pour que notre organisme s’adapte à l’altitude. Cela prend en moyenne une douzaine de jours. On aurait pu atterrir au dernier moment, quelques jours avant la compétition, mais c’est un coup de poker risqué s’il y a un retard de vol par exemple.” “Il ne faudra pas s’affoler si la fréquence cardiaque augmente plus que d’habitude” As-tu un peu de pression ou de l’excitation à quelques jours de la course ? “Il y a forcément un peu de stress et d’appréhension. C’est la première fois que je participe à une course à plus de 2 000 mètres au-dessus de la mer. Mais je me suis entraîné sérieusement et j’ai la chance d’avoir à mes côtés ma compagne qui me soutient énormément.” Comment vont se dérouler ces Mondiaux ? “Je suis engagé face à 400 athlètes chez les amateurs où le niveau est très relevé. Le parcours est conforme à la distance fixée par la XTERRA, soit 1 500 mètres de natation, 27 kilomètres à VTT (600 mètres de dénivelé) et 10 km de trail (350 m de dénivelé). Le début en natation sera compliqué car l’altitude a encore plus d’influence lorsqu’on est dans l’eau. Il ne faudra pas s’affoler si la fréquence cardiaque augmente plus que d’habitude.” “Je fais partie du Top 5 voire Top 3” Quels sont tes objectifs ? “Je vise la victoire dans ma tranche d’âge (35-39 ans) et le podium en scratch. C’est un défi très challengeant ! J’ai déjà participé aux championnats d’Europe et de France cet été. Je sais que je fais partie du top 5 voire du top 3 d’autant plus que certains Français ne seront pas présents. Après c’est très compliqué de connaître le niveau des Américains. La forme du jour et la chance compteront également. Ces Mondiaux sont mon plus gros objectif de la saison avec aussi la XTERRA de Moorea (7 et 8 novembre) où je remettrai mon titre en jeu.” Tu as fait un focus sur le VTT pour cette échéance… “Oui. Nous avons réalisé un gros bloc d’entraînement avec mon coach. Quand je suis rentré de mes courses européennes, le compte rendu a fait ressortir que je devais progresser en VTT. J’ai donc doublé mes heures sur la selle en passant de cinq à six heures à plus de dix heures de vélo par semaine. Avec la natation et la course à pied, ça fait environ vingt heures de sport. Sans compter mon travail de masseur-kinésithérapeute et ma vie de famille qui me prennent beaucoup de temps (rires). J’ai fait pas mal de sacrifices pour cette course et j'espère que ça paiera ce week-end.” Cinq Polynésiens sur la ligne de départ En plus de Thomas Lubin, quatre autres athlètes du fenua participent aux Mondiaux de triathlon. On retrouve le préparateur physique de la Fédération tahitienne de football, Ludovic Lauranson. Pierre Lesy, Donatien Tanret et enfin Bernard Richard seront également présents sur la ligne de départ. Tamatoa Wartel Lao représentera quant à lui la France. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Vrézyo veut raviver la flamme de l’espoir

Tahiti, le 8 octobre 2026 – “Rhapsodie pour une étincelle” est le premier album de Vrézyo. Ingénieur de formation, il encourage le monde à ne pas baisser les bras face aux difficultés de la vie car il y a “ toujours de l'espoir ”. “Je rêve d'une vie” est une chanson dédiée “à tous ceux qui refusent de se résigner”. Pour Vrézyo face aux difficultés, deux choix s’offrent à nous : baisser les bras ou continuer à avancer quitte à prendre des risques. “ Je préfère tomber de haut plutôt que de me résigner”, dit-il. Vrézyo, de son nom d’artiste, a appris à jouer du violon pendant dix ans au conservatoire et il s’est également mis au piano mais pendant très peu de temps. “J'ai eu la chance inouïe que mes parents, pas du tout musiciens et pauvres, m'ont poussé à faire de la musique. Je leur en suis éternellement reconnaissant .” Il ajoute que de nos jours “l'effort et la persévérance” sont devenus “difficiles car maintenant on appuie sur un bouton et tout est fait. C'est l'immédiateté tandis que la musique, ça apprend les efforts, la concentration, à s'amuser avec d'autres, à écouter l'autre” . Adolescent, il commence à composer mais ses études puis son métier le poussent à mettre ça de côté. “C'est vrai qu'avec les études, le boulot d'ingénieur et les expatriations, j'ai beaucoup voyagé. Du coup, j'ai un peu délaissé la musique.” Mais, avoue-t-il aussi, pendant ces années la musique reste très présente dans un coin de sa tête. L’album est en préparation depuis cinq ans. C’est en devenant père d’un petit garçon que l’envie d’écrire lui est revenue. Son fils est passionné de super-héros. Il compose pour lui “ Héros ordinaires”, une chanson ou plutôt “un clin d'œil tout en humour qui parle de super-héros et qui raconte la vie d'un homme ordinaire qui voudrait être un héros” . Ce titre est la première chanson de l'album “Rhapsodie pour une étincelle” qui compte cinq autres morceaux. “Pour lui dire que je l'aime” “Héros ordinaires” ne sera pas la seule chanson dédiée à son fils assure l’artiste. Il en écrira une autre bien plus tard intitulée “Tu seras un homme, mon fils” . “Il est devenu adolescent et est très affecté par le divorce entre sa maman et moi. Ça a été pour l'aider, pour lui dire évidemment que je l'aime, pour m'excuser de tout ce par quoi il est passé, car il a subi le contrecoup du divorce. Et pour lui dire que je serai toujours là pour lui.” Vrézyo le reconnait au fond : ses chansons sont “très autobiographiques. Il y a une chanson, c'est un hymne à la fraternité ‘Viens avec moi’. En fait, je me suis inspiré de ma vie de tous les jours, de ce que je vois, de mon fils, pour écrire mes chansons”. Quant à l’album, “ c'est vraiment le parcours de ma vie vu à travers le prisme de la flamme. C'est pour ça que l'album s'appelle ‘Rhapsodie pour une étincelle’. C'est parce qu'il y a toujours l'idée soit du combat – car on en mène plein dans notre vie –, et en parallèle il y a l'espoir, parce que la vie, malgré toutes les difficultés, elle est belle : il y a toujours l'espoir et beaucoup d'amour aussi. Et la flamme, tu vois, elle est rouge, c'est la couleur de l'amour, la couleur à la fois de la rage, de la colère, et c'est la colère de l'amour qui nous fait avancer, qui nous fait être résilients, nous battre” . “La musique c'est une bonne psychanalyse” Vrézyo affirme qu’allier le travail, la vie familiale et sa vie d’artiste n’est pas si évident que cela. “En fait, il y a les paroles, la musique et après il faut faire la chanson. Quand tu as une idée d'air et que tu as les paroles, il faut faire chaque instrument un par un et c'est vrai qu'avec le boulot à côté, je ne compose en gros que le week-end. Ça me prend un temps fou pour faire les chansons et les finaliser.” Et malgré le fait qu’il ne puisse que dégager peu de temps pour travailler sa musique, pas question pour l’artiste d’abandonner : “ La vie est de plus en plus compliquée et la musique aide énormément par rapport aux pressions, aux difficultés, à la tristesse ou à la colère. C'est une bonne psychanalyse de faire de la musique, ça aide dans la vie de tous les jours.” Dans ce nouvel album, l’auteur dédie le titre “ Je rêve d'une vie” à tous ceux “ qui refusent de se résigner. Dans la vie, on a tous nos difficultés et on a deux possibilités, soit de baisser les bras et dire tant pis, soit de refuser la tiédeur, quitte à tomber de haut, je tomberai de haut”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Le CJA de Papeari passe à table

Tahiti, le 8 octobre 2026 – Chaud devant ! Ce jeudi midi, le restaurant d’application du CJA Farepua de Papeari a cuisiné pour servir une dizaine de convives. L’occasion pour les élèves de mettre leurs compétences à l’épreuve, l’objectif étant de renouveler l’expérience à chaque période scolaire. Construit au début des années 1980, le Centre de jeunes adolescents (CJA) Farepua de Papeari a été refait à neuf en 2014. Son nom fait référence au marae du grand chef Tetuna’e, considéré comme le premier législateur local. En ce début d’année scolaire, l’établissement accueille une quinzaine de jeunes collégiens en difficulté scolaire, voire comportementale, âgés de 12 à 14 ans en moyenne. L’enseignement général est complété par l’agriculture, la menuiserie, la métallerie et la cuisine. Ce dernier atelier était plus particulièrement à l’honneur, ce jeudi midi, à l’occasion de l’ouverture du restaurant d’application. “Nous avons commencé avec deux services l’an dernier pour nous faire la main, et cette année, nous avons pour projet d’en faire au moins un par période” , explique le directeur de l’établissement, Daphnis Poroi, qui mise sur les atouts de cette approche concrète. “L’objectif, c’est la formation de nos jeunes. Il y a des recettes et des gestes techniques à connaître, mais aussi l’hygiène et la sécurité. En restauration, l’attitude et le comportement sont aussi à travailler. Et il y a le langage oral, de l’accueil au service. À l’issue, ils devront retranscrire par écrit leur ressenti et les points à améliorer. Tout ça nous permet d’évaluer le jeune dans sa pratique.” Chaque repas est facturé 3 000 francs, boissons comprises, permettant de couvrir les dépenses et de valoriser le travail des élèves, tout en les formant à la vente. Progresser “en conditions réelles” Une dizaine de convives étaient attendus, dont des élus et des acteurs économiques de Papeari. Au menu : crudités, veau marengo et flan mautini. Pour relever ce défi, les élèves ont pu compter sur leur monitrice, Marguerite Mateau, passée par les cuisines de la présidence dans les années 1990, à Pape’ete : “J’ai choisi ces plats en fonction des produits de saison et aussi par rapport à mes élèves, qui sont pour la plupart en première année. Ils ont participé à toutes les étapes et ils s’en sont bien sortis ! Ils y mettent beaucoup de cœur. Ce restaurant d’application, c’est l’occasion pour eux de montrer ce qu’ils ont appris et de se retrouver en conditions réelles. Pour nous, enseignants, le plus important, c’est de les voir progresser, prendre confiance en eux et être fiers de leur travail. C’est une belle expérience qui les prépare à leur avenir professionnel”. Teretia, maman d’élève et serveuse de métier, a été mise à contribution pour superviser la mise en place et le service en salle. “C’est avec grand plaisir que j’accepte ce genre d’invitation pour nos enfants. J’ai hâte de les voir à l’œuvre !” , confiait-elle avant le fameux coup de feu. Quant aux tables, elles ont été réalisées par l’atelier de menuiserie. Plus globalement, c’est l’ensemble de l’équipe pédagogique qui s’est mobilisée autour de ce projet d’établissement “pour insuffler un esprit de coopération”. L’objectif est désormais de tenir sur la durée, mais aussi d’intégrer des fruits et légumes produits sur place. ​Plus d’infos Informations et réservations sur la page Facebook : Farepua - Teva i Uta Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Le Fonds Pacifique veut favoriser les projets en lien avec le sport

Tahiti, le 8 octobre 2026 - Les associations, collectivités et institutions ont jusqu'au 31 décembre prochain pour déposer une demande de subvention par le Fonds Pacifique. Principal instrument de coopération régionale de la France depuis 1985, le fonds de coopération économique, sociale et culturelle du Pacifique, dit Fonds Pacifique, est géré par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Ce fonds vise à soutenir des projets de coopération régionale pour favoriser l'insertion de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna au sein de leur environnement géographique, en partenariat avec les États indépendants du Pacifique. Le Fonds Pacifique intervient uniquement en cofinancement, sa participation ne pouvant excéder 50 % du coût total du projet. Il s’adresse aux administrations, entreprises, associations, organismes et instituts de recherche et soutient en principe des projets en lien avec la résilience climatique et la protection des ressources naturelles, la sécurité alimentaire, l’économie durable, la santé publique, le développement social et promotion de la francophonie, la coopération sportive et engagement de la jeunesse. En 2026, 13 projets ont été retenus en Polynésie française, pour plus de 38,7 millions de francs de subventions (325 000 euros) versées par l'État, notamment dans la recherche, la culture et la santé. Pour son appel à projets 2027, le dossier de demande est à télécharger dès à présent sur le site internet des services de l'État en Polynésie française. Une fois complété, il doit être envoyé avant le 31 décembre 2026 à fondspacifique.spp@diplomatie.gouv.fr, avec copie à fondspacifique@polynesie-francaise.gouv.fr. ​ Priorité aux projets sportifs Pour ce nouvel appel à projets le Fonds Pacifique entend donner la priorité aux initiatives relevant du sport, notamment dans l'optique des Jeux du Pacifique Tahiti 2027, de la promotion de la francophonie, ainsi que du “plan stratégie 2022-2031” de la Communauté du Pacifique et de la stratégie “2050 pour le continent bleu du Pacifique” du Forum des Îles du Pacifique. Les projets soutenus devront avoir un impact durable, concret et perceptible pour les populations bénéficiaires, ou valorisant l'engagement de la jeunesse des collectivités françaises du Pacifique dans la région, notamment par le déploiement de volontaires de solidarité internationale. Pratique Le cabinet du haut-commissaire de la République reste à la disposition des porteurs de projets pour tout renseignement complémentaire au 40 46 85 42. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​BestLife2030, top départ pour déposer son dossier

Tahiti, le 7 octobre 2026 - Associations, entreprises, organismes de recherche locaux, communes et services du Pays ont jusqu'au 7 décembre pour déposer leur note de concept dans le cadre du troisième appel à projets du programme européen BestLife2030, cofinancé par l'Union européenne et la banque la Socredo. Le programme BestLife2030 lance sa troisième édition. L'ambition est de financer des projets qui produisent des résultats tangibles pour préserver la biodiversité dans les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d'outre-mer de l'Europe. Ces territoires abritent plus de 80 % de la biodiversité européenne, mais leurs écosystèmes, uniques et fragiles, subissent une pression croissante : changement climatique, espèces envahissantes, perte d'habitat et surexploitation. C'est ce que vise l'objectif 3 du cadre mondial pour la biodiversité, qui prévoit la protection de 30 % des terres, des eaux intérieures et des zones marines de la planète d'ici 2030. En soutenant les efforts des communautés locales, BestLife2030 aide les territoires de l'Union européenne à tenir cet engagement. 17 projets déjà soutenus en Polynésie Les deux premiers appels à projets ont déjà permis de soutenir 17 initiatives en Polynésie française, à hauteur de 12 millions de francs par projet. Parmi ces lauréats, on compte dix associations locales et sept entreprises privées, porteuses de projets de restauration écologique, de conservation des espèces protégées ou de gestion durable des ressources naturelles. Les candidats ont jusqu'au 7 décembre à 23h59 pour soumettre leur projet sur la plateforme en ligne BestLife2030. Pour les accompagner dans le montage de leur dossier, l'antenne Pacifique du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), relais régional du programme, organise deux rendez-vous. Ainsi, une réunion d'information est mise en place ce lundi à 9 heures, au Fare pote'e de Te mana o te Moana, à l’InterContinental Tahiti de Faa’a. Et en fin de semaine, une session d'information en ligne est organisée jeudi 15 octobre à 13 heures, sur inscription via Microsoft Teams. Pratique Pour toute question, les candidats peuvent contacter l'équipe du Comité français de l'UICN à Papeete : chloe.desmots@uicn.fr Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Beach soccer – Les Tiki Toa terminent en beauté

Tahiti, le 7 octobre 2026 - La sélection tahitienne s’est imposée 5-4 face à la Suisse mercredi soir au Centre technique de la Fédération tahitienne de football lors du troisième match amical entre les deux pays. Les Tiki Toa avaient perdu le premier match 6-4 et fait match nul 10-10 dans le deuxième. Tahiti a bien préparé la Coupe des Nations d’Océanie qui aura lieu à Aorai Tini Hau du 22 au 31 octobre. Compte rendu plus complet à venir. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Trois jours de grand-messe pour l’entreprise

Tahiti, le 7 octobre 2026 – “Entreprises en difficulté”, “diagnostic de l’économie de la Polynésie” ou encore “protection sociale, assurance et prévoyance : protéger l’entrepreneur et son activité” tels sont quelques-uns des thèmes abordés lors de la première journée de l’entrepreneur qu’organise la CCISM jusqu’à vendredi. “Les journées de l’entrepreneur.e” , événement qu’organise la Chambre de commerce, de l’industrie, des services et des métiers (CCISM), ont débuté mercredi matin à l’hôtel Hilton pour se poursuivre jusqu’à vendredi. La présidente de la chambre, Terainui Ellacott-Hamblin, explique que l’objectif est de rassembler les services du Pays et les sociétés de financement pour répondre aux mieux aux attentes des entrepreneurs qu’il s’agisse d'information, de formation, ou des solutions d'accompagnement. Comme elle le constate, la CCISM a enregistré plus de 30 % de radiation supplémentaires cette année par rapport à l’an dernier. “Ce chiffre nous indique que les entreprises traversent aussi des moments difficiles. On leur dit que, quand ça ne va pas bien, il ne faut pas rester seul. Il faut venir trouver des solutions et c'est l'occasion durant ces trois jours de pouvoir être accompagné par des professionnels, des experts qui sont là pour les aider au mieux .” “Le secteur privé : poumon de l'économie” Terainui Ellacott-Hamblin rappelle aussi que “le secteur privé et les entreprises restent quand même le poumon de l'économie (…) : Ce qui fait vivre aujourd'hui la Polynésie et permet de développer l'économie, ce sont les entreprises polynésiennes” . Jordy Chan, a été invité à ces journées pour présenter les grands projets du Pays. Une manière selon elle, de permettre aux entreprises de mieux comprendre les orientations du gouvernement et de se “projeter, de voir où le Pays veut aller et comment les entreprises peuvent accompagner ces orientations. C’est important pour nous d’avoir cette visibilité” . Elle assure avoir également suggéré au président du Pays d’associer les entreprises aux réflexions, en temps de crise. “Il ne faut pas que cette réflexion soit portée uniquement par le public car les entreprises sont aussi concernées et elles doivent être autour de la table .” “Les démarches sont encore trop longues et complexes” Le président du Medef, Yannick Cadet, assure que les entrepreneurs ont “une préoccupation constante” : la visibilité. Il explique qu’un entrepreneur “ sait prendre des risques” comme acheter une nouvelle machine, ouvrir un nouvel établissement ou encore embaucher. Et, pour prendre de telles décisions “il doit pouvoir construire un scénario” mais, selon le patron du Medef, sur le terrain le constat est récurrent : les démarches doivent être simplifiées et les décisions plus rapides. “ Entre l’idée d’un projet et sa réalisation, les démarches sont encore trop longues et complexes ”, déplore-t-il. Il ajoute même que les parcours ne sont “pas assez fluides. Il faut 18 mois pour obtenir un permis de construire, des allers-retours pour obtenir un papier qui conditionne la possibilité de monter un dossier” . Et pendant cette longue période d’attente, le porteur de projet est “seul à supporter la durée et les incertitudes”. Il engage également des frais en finançant des études, en mobilisant ses équipes ou tout simplement en actualisant ses devis. “Le coût du projet augmente tandis que la date de mise en service s'éloigne toujours plus et elle reste surtout incertaine. Alors ces projets finissent au mieux par être différés, parfois par être redimensionnés et malheureusement, certaines fois, par être abandonnés”, regrette Yannick Cadet. Terainui Ellacott-Hamblin “Il y a des mesures vraiment difficiles à appliquer” “À un moment donné, on dit à l'autoentrepreneur qui vient chercher sa patente : ‘Tu ne dois cotiser qu’à la maladie, tu n'es pas obligé de cotiser à la retraite, ni à l'accident de travail’. Est-ce qu'il faut continuer dans ce schéma-là? Parce que c'est quand même risqué. Si t'as un accident de travail, ça s'arrête on n'a pas d'arrêt maladie, c'est compliqué. Donc, en tant qu'entrepreneur, même malade on continue à travailler. Ce sont des semaines sans week-end, des nuits blanches. En fait, c’est un état d'esprit : tu dois être fort car tu sais aussi qu'il y a des employés qui comptent sur toi. On leur dit aussi qu’ils ne sont pas obligés d'ouvrir un compte bancaire professionnel mais ça aussi c’est un risque. C’est quand même mieux à un moment donné de séparer les comptes et d’avoir un compte professionnel et un compte personnel, comme ça, les comptes sont bien distincts (…). C’est peut-être utopique, mais à un moment donné, il faut qu'on arrive à mieux s'accorder avec les services publics et comprendre, les uns et les autres, qu’on a besoin de pouvoir travailler ensemble. Il y a des mesures qui ont été prises qui sont vraiment difficiles à appliquer et donc il y a des mondes qui s'opposent .” Yannick Cadet président du Medef “Si on actionnait les bons leviers, comment se porterait notre économie ?” “J'ai envie vraiment de renouveler le message. L'économie, elle ne se porte pas trop mal. Mais ma vraie question, c'est si on actionnait les bons leviers, comment se porterait notre économie ? Moi, je pense que tous ensemble, en s'organisant de manière réfléchie, en se projetant vers l'avenir, on a la capacité de construire les choses qui nous permettront d'aller chercher 5 voire 10 % de croissance du PIB et donc d'amener aujourd'hui les plus de 40 % de populations actives qui ne sont pas en activité, de les emmener dans l'activité. On sait que le modèle social repose énormément sur l'emploi. Et donc, cela permettrait de consolider notre modèle social et de le préparer pour l'avenir (…). Le véritable enjeu, c'est la Caisse de prévoyance sociale. Il ne s’agit pas de faire cotiser plus ceux qui cotisent déjà, mais d'avoir plus de cotisants. Et peut-être aussi de travailler un peu la question des dépenses. Je pense qu'il y a des sources d'optimisation. En tout cas, l'un ne va pas sans l'autre .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Trois comptes de campagnes rejetés aux municipales

Tahiti, le 7 octobre 2026 - Émile Vernaudon, Édgar Fritch et Verona Tau voient tous trois leurs comptes de campagne rejetés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Leurs dossiers ont été transférés au tribunal administratif où ils pourraient être condamnés à des peines d’inéligibilité. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCF), a rendu mercredi une salve de décisions concernant les têtes de listes aux dernières municipales. En Polynésie française, si quelques listes ont vu leurs comptes réajustés, la plupart d’entre elles ont été validées. Seuls trois comptes ont été rejetés. Tout d’abord celui d’Édgar Fritch à la mairie de Fa’a’ā dans une commune où le plafond de dépenses avait été fixé à 2 372 436 francs. Il est reproché au candidat d’avoir “payé directement, après désignation du mandataire, 367 079 francs de dépenses relatives à des frais de restauration payées par des colistiers pour un banquet républicain, soit 18 % du montant total des dépenses du compte et 15 % du plafond légal des dépenses” . Une irrégularité qui provoque le rejet des comptes, l’impossibilité d’obtenir un remboursement et l’engagement d’une procédure devant le tribunal administratif. Verona Tau est dans la même situation à Pā’ea. Ayant obtenu au moins 1 % lors du premier tour de scrutin, elle était dans l’obligation de déposer ses comptes de campagne, ce qu’elle n’a pas fait. Là encore, le tribunal administratif a été saisi. Enfin, last but not least, Émile Vernaudon, qui aura passé sa carrière politique avec des difficultés à aligner les bons comptes. Cette fois-ci, la CNCCF lui reproche de ne pas avoir de compte de campagne “présenté par un expert-comptable, alors que le candidat a obtenu 19,43% des suffrages” et ce, malgré deux relances de sa part. Une irrégularité qui justifie le non-remboursement de ses frais de campagne (414 510 francs), le rejet de ses comptes et une nouvelle saisie du tribunal administratif. Généralement, ces irrégularités étudiées devant les juridictions administratives débouchent sur des peines d’inéligibilité. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​L’ACCDOM appelle l’Etat à se pencher sur les lycées ultramarins

Tahiti le 7 octobre 2026. Vétusté des locaux, départs des enseignants, chaleur dans des classes surchargées. L’ACCDOM interpelle l’Etat sur les conditions des lycéens ultramarins. Si la colère ne s’exprime pas par la violence, elle doit néanmoins être entendue. Dans un courrier envoyé en fin de semaine dernière, alors que la révolte des lycéens commençait à prendre de l’ampleur, l’ACCDOM explique qu’elle avait prévenu l’Etat de la crise qui couvait et l’encourage à intervenir rapidement dans les outremers avant que celle-ci ne fasse tâche d’huile. "Pour l'Association des communes et collectivités d'outre-mer (ACCD'OM), la réponse du Gouvernement ne peut pas être la même partout : là où l'Hexagone réclame de meilleures conditions d'étude, l'outre-mer réclame d'abord des places, des enseignants titulaires et un accès à l'école" , est-il expliqué dans le communiqué. Estimant les revendications des lycéens "légitimes" et "pas nouvelles", l’ACCDOM explique surtout que ces dernières sont énoncées de longue date dans les outremers. "Le 24 août, jour de la rentrée à Mayotte, le lycée du Nord accueillait 2300 élèves dans des bâtiments conçus pour 900. Une semaine plus tard, enseignants et parents le bloquaient. (…) En Guyane, les élèves du lycée Félix-Éboué déposaient dix-sept revendications : salles sans ventilateurs, sanitaires insalubres, cantine trop chère et saturée." Des revendications qui se sont déroulées "sans violence" et qui n’ont reçu de l’Etat que "trois semaines de silence" et une couverture médiatique uniquement traitée par la presse ultramarine. "Cette différence de traitement dit beaucoup de la place que l'on fait aux enfants d'outre-mer dans le débat éducatif" , poursuit Joseph Kaiha, président de l’ACCDOM Suppressions de classes et d’enseignants malgré une hausse de la population dans certains territoires, bâtiments vétustes, cantine approximative, absence de garderies, déracinement obligatoire pour des lycéens pour lesquels certains gouvernement locaux ont cru bon abandonner la construction de lycée, chaleur en classe, la liste des griefs énoncés par l’ACCDOM est longue. "Les outre-mer ne demandent pas un traitement de faveur" , poursuit l’ACCDOM. "Ils demandent un traitement à la mesure de leur situation et des retards structurels constatés" . L'ACCD'OM appelle enfin le Gouvernement à intégrer à sa réponse au mouvement lycéen un volet ultramarin distinct, de mettre en place un moratoire sur les suppressions de postes dans les académies ultramarines au budget 2027 ou encore l'ouverture du Fonds vert et d'EduRénov à la construction neuve outre-mer. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Dorsale de Afaahiti : fermeture pour travaux

Tahiti, le 7 octobre 2026 – Une nouvelle période de fermeture se profile sur la route de la dorsale de Afaahiti pour une durée de sept semaines à partir du 12 octobre, du lundi au vendredi, de 9 à 15 heures, afin de sécuriser le talus situé en aval. Les travaux de sécurisation se poursuivent sur la dorsale de Afaahiti. Suite aux relevés géotechniques réalisés en juillet, une nouvelle période de fermeture se profile à compter du lundi 12 octobre 2026, a annoncé la commune de Taiarapu-Est sur les réseaux sociaux. La circulation sera interrompue en journée, du lundi au vendredi, de 9 à 15 heures , pour une durée prévisionnelle de sept semaines. “En dehors de ces horaires, la circulation sera rétablie dans les deux sens” , précise la municipalité. Les travaux seront réalisés par l’entreprise JL Polynésie, missionnée par la Direction de l’équipement (DEQ). C’est le talus situé en aval de l’accotement qui est cette fois-ci concerné. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Recherche en santé : la Polynésie aura sa propre délégation

Tahiti, le 7 octobre 2026 - La salle de conférence de la bibliothèque de l'Université de la Polynésie française va accueillir une journée scientifique consacrée à la recherche en santé. Ce rendez-vous est donné mardi 13 octobre, de 8 heures à 17 heures. C’est lors de cette journée que sera signée la première Délégation à la recherche clinique et à l'innovation (DRCI) polynésienne. Portée par le Centre hospitalier et l’Institut du cancer de Polynésie française (ICPF), elle accompagnera les chercheurs dans leurs projets, de l'idée à l'étude, et pourra aussi accueillir des recherches menées par des équipes extérieures. Pour Shari-Lane Botché, responsable de recherche à l'ICPF, “ça permettra de collecter et de centraliser les données, car on n'en a pas réellement”. Cette convention doit aussi “permettre de lancer les premiers recrutements et de renforcer les équipes du Pays”, annonce l’ICPF. Un état des lieux de la recherche clinique en Polynésie suivra, puis des échanges sur la façon de la structurer et sur les enjeux propres aux outremers. C’est l'après-midi que l’effervescence devrait prendre. Elle sera consacrée aux projets polynésiens, et nationaux, présentés en pitchs courts. Le premier, Steps Fenua 2025, est une grande enquête de la Direction de la santé, menée avec l'ICPF avec le soutien de l'Organisation mondiale de la santé , qui vise à mettre à jour les chiffres sur le tabagisme, la consommation d'alcool, la sédentarité et l'alimentation des adultes polynésiens, des comportements qui augmentent le risque de maladies comme les cancers. Les autorités de santé pourront s'appuyer sur des données récentes pour adapter leurs actions de prévention. Le deuxième projet relève des “sciences humaines et sociales et adopte une approche anthropologique” , expose Shari-Lane Botché. Il s'intéresse à la santé sous l'angle des populations et de leurs pratiques, et pas seulement sous l'angle médical. Le troisième, Kpareac, est une étude clinique “portée par des infirmières” sur les réactions de la peau aux pansements posés sur les chambres implantables thoraciques. Ces petits dispositifs placés sous la peau permettent d'administrer la chimiothérapie sans piquer le patient à chaque séance. L'étude vise à mieux comprendre les irritations que peuvent provoquer ces pansements surtout en milieu humique comme en Polynésie. Le quatrième, Obecam, est un programme de recherche clinique consacré à l'obésité et à ses conséquences dans les territoires ultramarins. Il examine comment l'état métabolique de personnes en situation d'obésité morbide influence, sur cinq ans, leurs risques de maladies cardiovasculaires, métaboliques et de maladie rénale chronique. Des mini-ateliers animés pendant les pauses du matin et de l'après-midi permettront aux participants de se rencontrer et d'échanger sur leurs expériences. La journée se clôturera à 17 heures. Avec communiqué Pratique : La journée scientifique de recherche en santé en Polynésie française est organisée par le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et l'Institut du Cancer de Polynésie française (ICPF), avec l'appui du GIRCI-SOHO, le groupement qui coordonne la recherche clinique dans le Sud-Ouest et l'Outre-mer. L'événement est ouvert à tous, sur inscription en ligne , et sera diffusé en direct sur la page Facebook de l'ICPF. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Les élagueurs face au risque cyclonique

Tahiti, le 7 octobre 2026 – “Mieux vaut prévenir” : depuis plusieurs semaines, le rythme des interventions s’accélère pour les professionnels de l’élagage. Certains plannings sont quasiment bouclés jusqu’à fin novembre. En cause : un risque cyclonique marqué par un phénomène El Niño particulièrement intense, qui pousse les propriétaires à sécuriser leurs biens à l’aube des vigilances météorologiques. En Polynésie française, la saison cyclonique, qui s’étend de novembre à avril, est synonyme d’épisodes où les éléments, le vent comme la pluie, se déchainent. Cette année, la menace d’un Super El Niño pourrait accentuer le risque cyclonique, dont le niveau d’intensité devrait être précisé dans les prochaines semaines par les autorités. Tandis que les communes actualisent leur Plan communal de sauvegarde (PCS), les Forces armées en Polynésie française (FAPF), en partenariat avec la Direction de la protection civile (DPC), ont récemment effectué une mission de reconnaissance aérienne au-dessus des embouchures des vallées de Tahiti et Moorea pour localiser les arbres menaçant l’écoulement des cours d’eau, afin de déclencher les interventions nécessaires. ​“Beaucoup plus de demandes” Dans ce contexte, les professionnels de l’élagage sont à pied d’œuvre. Les entreprises spécialisées confirment un regain d’activité ces dernières semaines. “Ces deux derniers mois, on a beaucoup plus de demandes de devis. On est pratiquement complet pour les deux mois à venir. Habituellement, on est autour de deux ou trois sollicitations par semaine, aujourd’hui on est monté à une douzaine. Actuellement, l’entretien des jardins est passé au second plan : 80 % des demandes concernent de l’élagage” , remarque Maimiti Allain, secrétaire-comptable chez Fenua Élagage Jardinage, où l’embauche d’un salarié supplémentaire se profile. Même constat pour Maheanu Tihoni, gérant de Green Pro Tahiti : “Depuis août, on a de plus en plus de demandes par rapport à la saison cyclonique pour élaguer ou abattre des arbres. On est une équipe de trois, dont un grimpeur, et certains chantiers peuvent durer jusqu’à quatre jours. Demain [jeudi, NDLR], on va à Taravao où des arbres menacent de tomber sur un ruisseau près d’un entrepôt, avec le risque de provoquer une inondation.” Particuliers, entreprises, établissements scolaires et autres services publics : tous les secteurs sont concernés par cet enjeu de sécurité, en zone urbaine comme en zone rurale. S’ils restent rares, les accidents mortels existent, comme ceux survenus à Papeete, Tautira, Moorea ou encore Rikitea entre 2024 et 2026. “Les gens qui nous contactent préfèrent anticiper. On peut avoir jusqu’à trois interventions par jour, selon la découpe à effectuer. Ça peut être des branches ou des arbres à risque par rapport à des habitations ou des zones de passage” , explique Teiki Ebb, gérant de Ofe Jardinage. ​Espèces et technicité L’élagage ou l’abattage est préconisé au cas par cas, selon le positionnement et l’état de l’arbre. “On a des clients qui entretiennent régulièrement leurs arbres, mais on a aussi des clients dont les arbres n’ont jamais été taillés, qui nous appellent par crainte pour eux-mêmes ou qui ont reçu des plaintes des voisins” , confie Gauthier Salzard, co-gérant de Tahiti Élagage. En sachant que certaines espèces sont plus problématiques que d’autres. “Ce sont souvent des falcatas, des tulipiers du Gabon ou des parasoliers, qui ont tendance à pousser sur les talus et à se casser ou à se déraciner. Ce sont des espèces invasives qui poussent rapidement, mais qui ne font pas du bois vraiment structurel. Elles sont plus sensibles aux aléas. Il y a aussi le cas des arbres mal taillés qui pourrissent et se fragilisent. La hauteur a tendance à faire peur, mais trop tailler, ça peut aussi être contre-productif” , poursuit l’arboriste-grimpeur entre deux élagages à Arue et Pirae. La plupart des interventions se font au harnais, parfois à la nacelle quand la situation l’exige. Lorsque les découpes ne peuvent pas tomber au sol, des techniques de rétention sont mises en œuvre. Globalement, les tarifs oscillent entre 20.000 et plusieurs centaines de milliers de francs selon le volume et les contraintes propres à chaque intervention. “Ça a un coût, c’est sûr, mais mieux vaut prévenir que guérir ! Ne pas s’occuper de ses arbres, ça peut conduire à des dégâts qui coûteraient beaucoup plus cher, comme refaire sa toiture... J’aimerais aussi mettre en avant la valeur de ce métier que nous exerçons avec tous mes confrères : le bûcheronnage et l’élagage, c’est un métier dangereux avec plusieurs aspects de sécurité à prendre en compte entre la hauteur, les outils, les personnes et les biens” , souligne Teiki Ebb. ​Un vaste chantier Une profession exigeante qui ne connaît pas la crise au Fenua, où le climat tropical est associé à une végétation foisonnante. À l’échelle du territoire, le chantier est d’ailleurs colossal : lors des fortes intempéries, des portions de route sont régulièrement bloquées par des chutes d’arbres. Si le problème est souvent réglé en quelques heures sans faire de blessé, les désagréments sont parfois de plus longue durée pour les usagers. En début d’année, la dorsale de Afaahiti s’est ainsi retrouvée paralysée pendant plusieurs semaines. Les câbles électriques et les réseaux hydrauliques sont aussi fréquemment impactés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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[publireportage] Une ambiance conviviale et des bonnes affaires au rendez-vous de la ACE Sunset Party 2026

Ce jeudi 8 octobre 2026, de 14 heures à 19 heures, les magasins ACE Sin Tung Hing de Fare Ute se transformeront en un véritable lieu de vie et de bons plans à l'occasion de la tant attendue ACE Sunset Party . Cet événement festif et commercial promet de rassembler bricoleurs, familles et curieux autour d'une expérience shopping inédite. Au programme de cet après-midi placé sous le signe de la convivialité, les clients pourront bénéficier de 20% de réduction immédiate sur une large sélection de produits en magasin et en ligne. Les amateurs de bonnes affaires ne manqueront pas non plus les ventes flash exclusives proposées sur des équipements phares, allant de la motoculture à l'outillage électroportatif. Mais l'événement se veut aussi gourmand et familial. Petits et grands sont conviés à savourer des douceurs offertes tout au long de l'après-midi, entre barbes à papa, granitas et pop-corn. Dès 16 heures, une grande dégustation barbecue, offerte en partenariat avec la Charcuterie du Pacifique, viendra parfaire cette atmosphère chaleureuse. Une belle initiative pour allier équipement de la maison et moment de détente en fin de journée. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Un exercice cyclone déclenché ce jeudi

Tahiti le 7 octobre 2026. Dans le cadre de la préparation à la saison cyclonique 2026-2027, le Haut-commissariat de la République en Polynésie française organise, le jeudi 8 octobre 2026, un exercice de gestion de crise consacré au risque cyclonique. Le scénario prévoit des conditions météorologiques favorables à la cyclogenèse, avec une forte probabilité de formation d’une dépression tropicale modérée susceptible d'affecter une partie de la Polynésie française. Dans ce contexte, le Centre opérationnel du Haut-commissariat (CO-HC) est fictivement activé en configuration restreinte depuis le mercredi 7 octobre à 14h00. Cet exercice vise à tester la coordination des services de l’État, du Pays et des opérateurs, ainsi que leur capacité collective à anticiper les conséquences d’un phénomène cyclonique et à préparer les mesures de protection des populations. Il s’agit exclusivement d’un exercice. Aucune menace cyclonique réelle n’est signalée dans le cadre de cette simulation et aucune mesure particulière n’est demandée à la population. Le Haut-commissariat rappelle l’importance de se préparer dès à présent à la saison cyclonique, qui s’étend de novembre à avril. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Le Tavini appelle au sit-in dimanche

Tahiti le 7 octobre 2026. Ce dimanche 11 octobre, le Tavini appelle ses militants à opérer un sit-in toute l’après-midi à la Stèle Pouvanaa a Oopa. Le programme est détaillé, mais pas les raisons politiques de ce sit-in, avec une mise en place des 13h, des festivités à 15h avec prière, dépôt de gerbes, concours de chants, discours, puis dispersion. Le Tavini demande "à tous les présidents (es) de Tomite Oire ou référents de Tomite de mobiliser l'ensemble de leurs membres, familles et amis (es), afin d'assurer la participation du plus grand nombre à ce rassemblement et d'apporter une gerbe par Tomite Oire." Le 11 octobre n’est pas un jour anodin pour Oscar Temaru puisqu’il coïncide avec la date de l’arrestation en 1958 de Pouvana’a a Oopa. C’est certainement, à cette occasion que le leader indépendantiste lancera sa pétition pour l’indépendance immédiate des « Etats fédérés de Ma’ohi nui ». Une pétition qui avait fuité dans Tahiti Infos en août dernier et qui avait d’ailleurs embarrassé un grand nombre d’élus de parti bleu ciel. Ces derniers pourraient de plus être absents de ce rendez-vous, puisqu’ils sont toujours à New York où ils ont pris la parole pour demander l’envoi d’une mission du C24, avec les autonomistes, pour ouvrir enfin le dialogue avec l’Etat sur l’autodétermination. C’est cette mission à laquelle Oscar Temaru s’est opposé il y a deux semaines à l’assemblée de la Polynésie française après un vote quasi unanime d’une résolution la réclamant, alors que leader indépendantiste il y a quatre ans était le premier à la demander. C’était, hasard du calendrier, un 11 octobre 2022. "Depuis 2013, nous sommes demandeurs d’une 'Visiting mission' de la part de l'ONU, mais nous n’avons pas eu de réponses. Nous regrettons cette politique de la chaise vide que pratique l’Etat français. Aussi bien les autonomistes que les indépendantistes demandent à ce que cette mission soit réalisée. Mais je pense que c’est trop risqué pour la France d’accepter" , déclarait-il dans Tahiti Infos . A croire que lui aussi trouve désormais cette démarche "trop risquée" , ou trop lente. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Salon du livre - ​Avec “Jardins polynésiens”, Frédéric Cibard offre un bouquet de fleurs de mots

Tahiti, le 7 octobre 2026 - Il signe un recueil de poésies édité par ‘Ura éditions. Frédéric Cibard, qui écrit depuis l’âge de 16 ans, a enfin choisi de partager ses vers. Il explique : “Je regarde le monde et les mots arrivent.” Ils sont rassemblés dans un ouvrage baptisé Jardins polynésiens . “C’est arrivé comme ça. Quelque chose en moi me pousse à laisser parler le chant de mon âme”, explique Frédéric Cibard. Chargé de communication au Conservatoire artistique de la Polynésie française, il écrit depuis l’adolescence, mais il n’avait encore jamais révélé ses textes au grand jour. C’est désormais chose faite : son recueil de poésie, Jardins polynésiens , vient de paraître chez ‘Ura éditions. “J’ai ressenti qu’il était temps de rendre hommage à cette terre qui m’a offert une femme, un fils et trois autres enfants, des mootua : une vie.” L’auteur évoque une certaine urgence à rendre ce qui lui a été donné. Ce recueil est composé de deux parties, et proposé en deux langues. Les textes ont été traduits en reo tahiti par Yann Paa, auteur plusieurs fois primé au Heiva i Tahiti. “Plutôt que traduits, je dirais investis”, nuance Frédéric Cibard, “car Yann a offert plus qu’une langue, il a offert de l’émotion”. “Ses poèmes portent une mémoire vivante, profondément enracinée dans le Fenua, et j’ai ressenti, à chaque texte, la responsabilité de préserver cette vibration intime tout en la faisant résonner dans une autre langue. J’ai abordé cette traduction avec humilité, conscient d’entrer dans un espace où la parole est sacrée, où chaque mot porte une mémoire. Ce recueil se lit comme une traversée”, commente le traducteur en début d’ouvrage. Frédéric Cibard s’exprime en vers libres, “une technique qui me correspond. Je ne cherche ni la rime ni le jeu de mots. J’ai ouvert mon être”. Il va au plus court. “Les haïkus m’ont beaucoup inspiré. La pensée est une sorte d’éclair que je trouve dans l’écriture poétique.” Il a écrit chaque jour, à 5 heures du matin, des semaines durant, au cours de l’année 2025. Sur les 250 poèmes auxquels il a donné naissance, Frédéric Cibard en a retenu une quarantaine, au hasard. Ils parlent de beauté, d’émotion, du jeu d’équilibre entre joie et tristesse, de l’espérance également, ou encore de la solitude. “C’est une fenêtre ouverte sur mes rêves qui sont devenus réalité.” Il ajoute : “Ce n’est pas anodin d’écrire, c’est une sorte de contrat avec l’éternité, un regard sur soi, sur l’autre et, en particulier, sur les gens que tu aimes.” Aux autres, maintenant, de suivre ce regard en contemplant les fleurs de mots. Les rendez-vous du salon • Samedi 17 octobre 15 h 30 - 16 heures > Présentation Jardins polynésiens Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Salon du livre - Mourareau : “Avec Bad Mana, j’ai choisi le passage à l’acte”

Tahiti, le 7 octobre 2026 - Il présentera son troisième ouvrage. Après Méridien Zéro et Maeva nulle part , Mourareau signe Bad Mana , l’histoire d’un carnage qui secoue la communauté d’une île du Pacifique et révèle la folie tapie sous la surface. C’est l’histoire d’un homme qui, sur un atoll isolé, s’installe sur un motu du secteur. Marginal et survivaliste, il en fait son royaume, de ses propres mains et en solitaire. Acculé par le clan, il décide de faire justice lui-même. Dès les premières pages, les meurtres sont avoués. La suite du roman raconte les raisons de cette décision. Voilà comment Mourareau décrit le sujet de son prochain ouvrage. Auteur de Méridien Zéro et de Maeva nulle part , publiés par Au vent des îles, respectivement en 2020 et 2024, Mourareau revient avec Bad Mana (Au vent des îles). Ce livre s’inscrit dans une forme de continuité avec Maeva nulle part . “À la fin de Maeva nulle part, on aurait aimé, je pense, que le personnage se révolte, mais j’ai refusé cela afin de renforcer l’impression d’être cerné, pris au piège et sans issue. Au contraire, dans Bad Mana, j’ai choisi le passage à l’acte, la contre-attaque de celui qui est dos au mur. J’ouvre le roman avec deux citations qui donnent le ton sur la dimension, d’une part, du travail manuel (Ernaux) et, d’autre part, de la révolte dans un contexte de crise sociale et écologique (Linklater).” “Je travaille sérieusement sur Bad Mana depuis 2024. L’idée m’est venue un jour où je creusais un puits au secteur. À ce moment précis, le personnage m’est apparu.” Dans ce roman, chaque famille veille jalousement sur son bout de terre, ses secrets et ses morts. Enfant d’un territoire où les opportunités sont rares, d’un territoire détruit par les politiques de développement – coprah, perliculture –, le roman va au-delà des meurtres. “C’est l’exaltation des gestes simples et, lorsque le personnage renoue avec les gestes des temps anciens, son projet est menacé par des velléités touristiques.” En l’imaginant, Mourareau s’est interrogé : “Qu’est-ce que je ferais à sa place si l’on me privait des fruits de ce travail, de cette vie sur un motu ‘ōviri ?” Le thème du salon est, selon lui, au sens propre, “un tour complet qui ramène au point de départ”. “Mon personnage ne se révolte pas vers l’avenir – il tue au nom des tupuna, les anciens. Sa révolution à lui, c’est un retour dans le temps, l’exaltation de gestes effacés par la modernité.” Les révolutions, pour Mourareau, sont tout à la fois “des foules qui suivent en masse jusqu’à la violence et des idéaux qui finissent toujours par décevoir”. Tout au moins lorsqu’elles sont politiques. Avec les révolutions technologiques, “par essence, on ne revient pas au point de départ. Elles accélèrent une forme de décrochage”. Autant de pistes à explorer lors du salon. Les rendez-vous du salon Dimanche 18 octobre 9 h 30 - 10 h > Présentation Bad Mana intervenant pour les Causeries : Rire pour renverser / Quand l’IA et l’algorithme attaquent nos imaginaires et la création / Écrire pour briser les tabous : contre les violences et les silences / Les vertiges de l’écriture Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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"Sanitaires endommagés, fientes de pigeons", les lycéens exigent une commission de sécurité

Tahiti, le 7 octobre 2026. Bien déterminés, une petite vingtaine de jeunes ont bloqué l'entrée du lycée ce mercredi matin. Ils ont entre 16 et 18 ans. Ils réclament de meilleures conditions de travail : des sanitaires propres, la climatisation dans les salles de classe et des plafonds sécurisés. Leur texte, que Peyo récite à voix haute avant de le lire devant les autres, va plus loin que la simple liste de doléances. "Nous entendons parfois que nos revendications seraient banales. Nous ne partageons pas cette appréciation", ont-ils écrit, avant d'énumérer des faits "que chacun peut constater" : sanitaires endommagés, problèmes d'assainissement dans certains espaces et dégradations de plusieurs bâtiments. Pour eux, quand ces conditions ne sont pas réunies, "il est légitime de demander des explications et des mesures correctives". Selon les élèves, une commission de l'Assemblée de la Polynésie française s'est penchée sur le lycée en janvier, et "la situation de Paul-Gauguin y a été évoquée : vétusté des bâtiments, sanitaires, assainissement, fientes de pigeons". Mais "depuis janvier 2026, nous constatons que plusieurs de ces problèmes demeurent", déplorent les élèves, qui demandent la venue d'une "nouvelle commission de sécurité". La dimension nationale du mouvement n'a pas échappé aux élèves. C'est en solidarité avec les mobilisations en France qu'Emma, 17 ans, est devant la grille de son lycée. Arrivée de métropole il y a un an, elle évoque sur ses pancartes les "mains arrachées, pertes de l'usage d'un œil, mâchoires scellées, plusieurs jeunes ont été grièvement blessés en France". Là où elle habitait, une brève connaissance a été touchée par un tir de flash-ball. Pourtant, elle confie, pancartes tournées vers le sol, qu'un membre de l'équipe pédagogique lui a dit : "ce qui est en France reste en France" et l'a incitée à ne plus brandir ses cartons. À quelques encablures du groupe de manifestants, c'est une centaine de jeunes qui se sont attroupés. Nombreux sont ceux qui ne partagent pas l'élan. Dans le cortège, certains doutent : "on a l'air con", lâche l'un. Un autre juge qu'"ils font blocus parce que c'est stylé". Margaux, qui se destine à des études de droit, reconnaît qu'il faut soutenir la France, mais pointe ses propres soucis : manque de professeurs, suppression de l'APL. "Alors que chez nous, un prof absent est remplacé en une semaine", nuance-t-elle. Informée du mouvement, la proviseure a demandé aux professeurs d'organiser ce matin, en classe, un temps de "discussion démocratique". Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Mandat de dépôt pour Terupe Salmon

Tahiti, le 6 octobre 2026 – L’ancien douanier et ex-agent de l’Epic Vanille, Terupe Salmon, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel à quatre ans de prison assortis d’un mandat de dépôt à délai différé. Il lui était notamment reproché d’avoir blanchi de l’argent en ayant été dans l’incapacité de prouver d’où venaient les fonds. Le procès pour blanchiment – et de trois autres infractions – d’un ancien contrôleur des douanes qui avait également tenté sa chance en politique, Terupe Salmon, licencié de l’Epic vanille le 2 octobre en raison de son audience à venir, s’est déroulé mardi devant le tribunal correctionnel en présence de son coprévenu, poursuivi pour trafic de stupéfiants, qui avait déclaré, lors de l’instruction, que l’ancien douanier lui avait vendu de l’ice. Il était reproché à cet ancien douanier d’avoir versé des sommes d’argent à des individus moyennant, parfois, de 20 % d’intérêts. Lors de l’information judiciaire ouverte en 2019, les enquêteurs avaient découvert que Terupe Salmon, ancien chef de file de “L’Union pour l’avenir d’Air Tahiti nui” en 2011 lors du mouvement de grève visant à soutenir le P-dg de la compagnie, et ayant présidé la fédération des jeunes du Tahoera’a Huiraatira en 2012, avait 20 millions sur un compte local et l’équivalent de 20 autres millions de francs sur un compte ouvert aux États Unis. Lors d’une perquisition au domicile de l’intéressé, les enquêteurs avaient également découvert 20 millions supplémentaires en numéraire posés dans un coffre. Entendu mardi par le tribunal correctionnel, l’ancien douanier a concédé qu’il avait “prêté” de l’argent à des gens tout en niant fermement avoir tout rapport avec le trafic de stupéfiants dans lequel son coprévenu le mettait en cause. Le quadragénaire a assuré que les dizaines de millions trouvés dans ses actifs étaient à mettre en lien avec son activité de négociant en perles et de joueur de casino, des activités durant lesquelles circulent principalement du cash. Avant de requérir cinq ans de prison avec mandat différé à l’encontre de Terupe Salmon, la procureure de la République a tenu à rappeler qu’en raison de ses anciennes fonctions et de la “droiture” que ce cette dernière lui imposait, le prévenu avait manqué à ses fonctions de probité. Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné Terupe Samon à quatre ans de prison ferme assortis d’un mandat de dépôt à délai différé. Son complice a écopé de deux ans avec sursis. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Football à Moorea - Tiare Anani et Tohiea en embuscade

Moorea, le 6 octobre 2026 - À l’issue de la quatrième journée du championnat de Moorea, Tiare Tahiti garde la tête du classement après sa victoire contre Tiare Hinano (3-0). Tohiea, qui compte un match en moins, et Tiare Anani se partagent la deuxième place après avoir battu respectivement Tapuhute (6-1) et Temanava (2-0). Dans la dernière rencontre, Mira a largement battu Tahatiri sur le score de 12-1. Ce week-end s’est jouée la quatrième journée de la phase 1 du championnat de Moorea. Samedi, Temanava recevait Tiare Anani au stade de Maatea. Dès le coup d’envoi, les Rouges de Maatea ont mis la pression sur la défense de Tiare Anani avec un débordement de Tinorua Toromona, suivi d’un centre pour Bryan Toromona, qui a toutefois manqué sa reprise (1 re ). Ce dernier a ensuite débordé à son tour sur le flanc gauche, avant de voir sa passe en retrait repoussée par Felix Mairau, le défenseur de Tiare Anani (4 e ). La formation de Paopao a eu, pour sa part, sa première opportunité à la 8 e minute lorsque Bryan Temauri, lancé dans le dos de la défense de Temanava par Elios Nui, s’est présenté seul face au gardien de Temanava, avant de perdre son duel. Par la suite, la formation de Maatea, bien emmenée par ses cadres Bryan Toromona et Tinorua Toromona, a progressivement pris le dessus sur son adversaire et multiplié les combinaisons devant le but adverse. Bryan Toromona a de nouveau bénéficié d’un débordement suivi d’un centre de Tinorua Toromona sur le flanc gauche, mais a complètement manqué sa reprise en tentant de frapper en force (14 e ). Dominé, le onze de Tiare Anani a tenté de procéder en contre-attaque, mais sans succès. Face au manque de solutions offensives des Orange, Teheinui Teharuru a tenté une frappe lointaine, qui n’a pas inquiété le gardien des Rouges (22 e ). Après une remise de la tête de Bryan Toromona, Warren Tehei aurait pu ouvrir le score pour Temanava, mais a vu sa frappe du plat du pied repoussée par un plongeon de Raiura Hanere, le gardien de Tiare Anani (24 e ). Juste avant la pause, c’est cette fois Felix Mairau qui a repoussé à temps une remise de Faretahi Arnaud, destinée à Poutetainui Teriinohorai, bien placé devant le but des Orange. Les deux formations sont finalement rentrées aux vestiaires sur ce score vierge, malgré une nette domination de Temanava. Tiare Anani revient en force Absent des débats en première période, Tiare Anani, bien aidé par l’entrée en jeu de Tutene Tiatoa au milieu de terrain, est revenu sur la pelouse avec de meilleures intentions offensives. La première alerte pour les joueurs de Maatea est venue d’un centre fuyant de Bryan Temauri, bien repoussé par le gardien de Temanava (50 e ). Ce dernier a encore été sollicité à la 53 e minute pour repousser une frappe de Moana Fanaurai, qui venait de conclure une combinaison des attaquants de Paopao. Teihoarii Tama a finalement concrétisé la domination de Tiare Anani en ouvrant le score peu avant l’heure de jeu grâce à une reprise en demi-volée imparable (1-0). Les joueurs de Paopao se sont ensuite installés dans le camp adverse durant la dernière demi-heure, tandis que les joueurs de Maatea ont tenté de trouver leurs attaquants par de longs ballons, sans succès. Bryan Temauri a ensuite doublé la mise pour les Orange en transformant un penalty à la 81 e minute (2-0). La rencontre s’est finalement terminée par la victoire de Tiare Anani sur le score de 2-0. Dans les autres rencontres, Mira a largement battu Tahatiri samedi à Pihaena sur le score de 12-1. Dimanche, Tiare Tahiti et Tohiea ont assumé leur statut de favoris en s’imposant respectivement face à Tiare Hinano (3-0) et Tapuhute (6-1). À l’issue de cette journée, Tiare Tahiti garde la tête du classement, tandis que Tohiea, qui compte un match en moins, et Tiare Anani se partagent la deuxième place. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Deuxième saison pour Tahiti United

Tahiti le 6 octobre 2026. Tahiti United débutera sa deuxième saison en OFC Pro League le dimanche 24 janvier 2027, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, face à South Island United (Nouvelle-Zélande). L’OFC a officialisé ce jour le calendrier du premier circuit de la saison 2. Tahiti United y disputera trois rencontres en l’espace de sept jours, le 24 janvier 2027 face à South Island United (Nouvelle-Zélande), le 27 janvier 2027 face à Bula FC (Fidji) et le 30 janvier 2027 face à PNG Hekari FC (Papouasie-Nouvelle-Guinée). Les rencontres se dérouleront en heure locale de Papouasie-Nouvelle-Guinée, soit 20 heures d’avance sur Tahiti. La saison 2 de l’OFC Pro League débutera le 22 janvier 2027 en Australie. Elle comprendra cinq circuits à travers l’Océanie, avant une phase finale réunissant les huit clubs aux Îles Salomon, du 25 mai au 6 juin 2027. Premier club de football professionnel de Polynésie française, Tahiti United sera à nouveau le seul club francophone engagé parmi les huit équipes de l’OFC Pro League en l’absence d’engagement d’équipe de Nouvelle-Calédonie. Le club retrouvera notamment la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où il avait disputé le deuxième circuit de la saison inaugurale de la compétition. Après une première saison historique, cette deuxième campagne constitue une nouvelle étape dans le développement du football professionnel polynésien et dans la présence de Tahiti au sein du football océanien. « Cette deuxième saison de l’OFC Pro League marque une nouvelle étape pour Tahiti United », note Temaui Crolas Direction générale, Tahiti United. « Après une première campagne qui nous a permis de mesurer les exigences du très haut niveau océanien, nous abordons cette nouvelle saison avec davantage d’expérience, de maturité et d’ambition. Notre objectif est de continuer à progresser sportivement, de renforcer notre identité et de faire de chaque déplacement une nouvelle occasion de représenter fièrement Tahiti et la Polynésie française sur la scène océanienne. » Lors de la première saison, Tahiti United a alterné les bons résultats et une défaite cuisante contre Melbourne pour s’arrêter aux pieds du dernier carré. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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“Je ne pense pas que cela puisse arriver ici”

Tahiti, le 6 octobre 2026 – Alors que les manifestations de lycéens se durcissent en métropole, au Fenua ils sont nombreux à regarder cela de très loin. Même s’ils comprennent leurs revendications, ils pointent quand même du doigt les dégradations faites par certains des manifestants. Ils assurent qu’ils ne vont “ jamais faire ça parce que déjà on n'est pas en France et en plus on est sur une petite île” . Depuis la mi-septembre, soit 15 jours après la rentrée scolaire, les lycéens de la région Parisienne ont manifesté pour dénoncer les classes surchargées, l’insalubrité de leurs bâtiments, ou encore le non-remplacement des professeurs absents. Comme une trainée de poudre, le mouvement s’est étendu dans plusieurs régions de la France hexagonale. Mais, comme dans tous les rassemblements, des “casseurs” ont pris part aux manifestations et plusieurs dégradations sont à déplorer comme des poubelles ou des entrées d’établissements scolaires qui ont été incendiés. Et depuis quelques jours, les professeurs sont présents sur les lieux de manifestation, au côté de leurs élèves, pour les protéger des violences policières et leur offrir un encadrement. Déjà on n'est pas en France” À 18 000 kilomètres de la France hexagonale les lycéens du Fenua se sentent très peu concernés par ce qui se passe en métropole. La plupart d’entre eux se disent même choqués par les images montrant les nombreuses dégradations. “C e n'est pas bien ce qu'ils font parce qu'ils détruisent du matériel et tout”, assure Hereani élève en seconde qui ajoute : “Je ne pense pas que cela puisse arriver ici car on n'est pas des sales gosses comme eux .” Maeva scolarisée au lycée professionnel de Faa’a partage le point de vue de Hereani. Selon elle, les lycéens du Fenua ne vont “jamais faire ça parce que déjà on n'est pas en France et en plus on est sur une petite île. En plus si on fait cela on ne va rien améliorer au contraire on détruit tout le lycée” . Elle estime que mettre le feu à des établissement scolaires “c‘est quand même abusé”. Hanaiti élève en 1 er STMG au Lycée Diadème estime au contraire que le combat des lycéens en France est “bien car ce qu'ils font peut changer les choses. Ils se battent quand même pour leurs conditions d’étude. Dans les classes surchargées on peut moins bien travailler, on n'arrive pas à se concentrer, et c’est ce qu’on vit ici dans ce lycée”. Cette lycéenne dénonce également les très longues journées des lycéens. “ On commence à 7 heures et on finit à 17 heures, tout en sachant qu’on a aussi des devoirs à faire à la maison, c'est vraiment très dur pour certains élèves de travailler dans ces conditions. Je pense que ce qu'ils font c'est vraiment très important.” “ Si on fait grève on ne va pas casser notre lycée” De son côté Edgar du Lycée professionnel de Faa’a, assure que les manifestations de cette ampleur ne sont pas à l’ordre du jour au Fenua. “Je ne pense pas que cette situation puisse arriver ici, car nos salles sont bien, on a la clim donc on a moins chaud et parfois nous sommes sept élèves par classe. Donc on peut bien travailler et en plus on a tout le matériel qu'il faut” . Heiana et Taiamani du Lycée Diadème estiment que “une petite grève” pourrait sans nul doute faire avancer leurs conditions de travail. Mais “ après, on n'est pas des enfants qui vont casser”, précisent-elles. Elles racontent en effet que parfois “on est carrément serrés dans la salle, comme on est une classe de 30 élèves” . Heureusement, précisent-elles, qu’ils sont, pour la plupart du temps, scindés en deux groupes. Et pas question pour elles “de tout casser, on ne nous a pas éduqué comme cela. On sait ce qu’est le respect. Nous si on fait grève on ne va pas casser notre lycée” . Malgré l’exiguïté des salles de classe, ces dernières le disent : “O n aime bien ce lycée-là .” De son côté Vahei en 1 re STMG assure que les conditions de travail dans certaines classes du Fenua peuvent aussi être difficiles : “ Nous sommes 34 en classe ça peut faire beaucoup, mais comparé à la France, je pense que c'est beaucoup moins .” Elle ajoute qu’il y a des chaises et tables cassées, ou encore que les vidéoprojecteurs et les ordinateurs “buggent toutes les dix minutes. En gros, on travaille dans de mauvaises conditions et c’est comme ça dans la plupart des lycées. Mais, bon, on ne va pas manifester”. Maeva, en revanche, estime que les conditions de travail se sont améliorées même s’ils sont 28 élèves “ mais pour beaucoup de nos cours la classe est divisée en deux donc ça va (…). En tout cas pour nos salles c’est mieux que l’année dernière car aujourd’hui on a la clim’ dans presque toutes les salles” . Ils sont là “pour nous protéger” Les lycéens sont unanimes cependant pour pointer du doigt les violences policières dont ont été victimes les lycéens en métropole. “Ce n'est pas juste, ce n'est pas bien”, estiment Heiana et Taiamani du Lycée Diadème. Vahei de son côté ne cache pas sa déception : “I ls abusent franchement. Les lycéens en France veulent juste avoir du temps pour eux et en plus ils dénoncent leurs conditions de travail ; ce qui est juste .” Hanaiti ne comprend pas ces violences estimant que les forces de l’ordre sont “quand même là pour nous protéger sachant que les lycéens manifestent pour avoir plus de droits, pour avoir des horaires acceptables et pas pour subir des violences. Ça montre vraiment que personne ne nous écoute et c'est aussi ce qui renforce le fait de manifester contre tout ça” . De son côté Maeva estime avoir beaucoup de “ chance de ne pas avoir des interventions dures ici comme ce qui se passe en France. Enfin, après on ne va pas aussi se mentir cela dépend des mūto’i” dit-elle. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Lycée Paul-Gauguin : un appel au blocus lancé pour mercredi à 6 heures

Tahiti, le 6 octobre 2026 - Une page Instagram appelle à bloquer le lycée Paul-Gauguin ce mercredi dès 6 heures. Entre ras-le-bol des conditions d'étude et questionnements sur l'utilité du mouvement, les élèves sont loin d'être unanimes. C'est une page Instagram toute récente, qui a lancé l'appel : rendez-vous mercredi 7 octobre à 6 heures devant le lycée Paul-Gauguin “pour se faire entendre”. Le compte “blocus_lpg” comptabilise deux publications seulement, mais une audience qui grimpe vite : 210 abonnés ce mardi matin, 300 en milieu d'après-midi. Le mouvement tahitien tente de ses calquer sur ce qui se passe en métropole. Car, depuis la rentrée, les lycéens en hexagone multiplient blocus et manifestations pour dénoncer des conditions d'étude dégradées et des inégalités croissantes entre établissements. À 16 000 kilomètres de Paris, le mouvement vient de franchir le Pacifique. Après 1 500 manifestants à La Réunion et une vingtaine de lycées perturbés aux Antilles, c'est au tour de la Polynésie de tenter d’entrer dans la danse, avec un projet de blocus du lycée Paul-Gauguin annoncé ce mercredi matin. Ce mardi, au lycée Gauguin, quasiment tout le monde en a entendu parler dès le réveil. “À mon arrivée au portail, on a vu les surveillants, les CPE réagir quand ils ont appris qu'il y aurait peut-être un blocus. Ils se bougent quand il y a un problème”, observe Nirina. Elle qui comprend la démarche même si elle dit qu’elle ne participera pas à un éventuel blocus. Les raisons de se plaindre énoncées sont multiples : des “toilettes sales”, des portes de toilettes garçons “inexistantes”, un plafond de certaines salles qui “s'effondre” à cause des pigeons et des rats, un bâtiment avec le plafond fragilisé et l’amiante dans certaines zones, le remplacement tardif des professeurs absents, une infirmière “presque jamais là” et une fatigue due aux journées de 7 heures à 17 heures “assez fatigantes pour les élèves”. C'est le logiciel Parcoursup qui revient le plus dans la bouche des élèves des lycées de Tahiti : “C'est stressant, c'est aléatoire.” La page du réseau-social réclame de penser à l' “avenir”, aux “examens”, et aux “résultats” des jeunes et dénonce ainsi la pression “qui s'y ajoute”. Nirina voit aussi un manque d'accompagnement de l’équipe pédagogique : "Jusqu'à l'épreuve blanche d'avril, on ne savait pas comment se déroulait l’épreuve. J'ai eu mon bac de français à 10 alors que j’ai. 15 de moyenne générale." Et la fatigue pèse, même si "les profs se plaignent que l'on dort en cours, c'est par ce que on se lève à 5h", souffle Florian qui vient d’arriver à la barrière du lycée à 9 heures alors que son premier cours était à 7 heures, faute d’une panne de reveil. "Ça va se faire le temps d'un snap, on ne sera pas 4 000 dans la rue” Cette fatigue, ce sont les élèves des îles qui la ressentent le plus. Pour certains, l'école, c'est "7 jours sur 7", puisqu'ils ne rentrent chez leurs parents que pour les grandes vacances. "Ce sont ceux-là les plus fatigués, ils ne sortent pas beaucoup les externes, même aux pauses méridiennes", ajoute une lycéenne. Mais la majorité des lycéens entendus ne se sentent pas concernés. La colère qui monte en métropole, nourrie par la perspective de l'élection présidentielle, ne trouve aucun écho chez eux : la politique nationale et la présidentielle “ne nous intéressent pas du tout” , entend-t-on. “Se plaindre des toilettes c'est un peu limite”, estime l'un d'eux, qui préférerait militer “pour des causes qui ont du sens”, comme un aménagement concret pour les élèves de Moorea, obligés de se lever très tôt pour une journée complète de cours. Zoé et Anita, 14 ans, vont plus loin : “Les conditions sont trop bien”, disent-elles, persuadées que les initiateurs agissent “pour l'effet de mode”. Florian anticipe même : “Ça va se faire le temps d'un snap, on est à Tahiti, on ne sera pas 4 000 dans la rue.” Reste la question de l'ordre public. Depuis lundi, une équipe de la police nationale est mobilisée en point fixe dans le secteur du lycée Paul Gauguin. La police municipale patrouillera mercredi dès 7h30, si besoin. Les deux jeunes de 14 ans, elles, n'imaginent pas que cela dégénère : “Ici, je ne pense pas que les policiers feraient ça.” Demain à 6 heures, on saura qui répondra présent parmi les 1 500 lycéens de l'établissement, sur environ 11 200 à Tahiti. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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