🇵🇫 French Polynesia News

​Disparition de Jules Wong, fondateur de la société Aranui

Tahiti, le 3 octobre 2026 – Jules Wong, fondateur de la compagnie de transport maritime Aranui est décédé ce vendredi à l’âge de 91 ans. C’est une page majeure de l’histoire maritime de la Polynésie française qui se tourne. La Compagnie Polynésienne de Transport Maritime (CPTM) annonce, dans un communiqué diffusé samedi, le décès de son fondateur et patriarche, Jules Wong, survenu le 2 octobre à l'âge de 91 ans. Quatrième d’une fratrie de huit enfants, il était le dernier représentant masculin de sa génération. Il s’est éteint paisiblement dans sa résidence de San Francisco, où il s'était retiré depuis plusieurs années entouré de l’affection des siens. Émigré aux États-Unis à l'âge de 18 ans, Jules Wong fait d'abord ses preuves en Californie. Dès 1967, il fonde à San Mateo “The Great Entertainer”, un concept novateur d'établissements de billard familiaux visant à dépoussiérer l'image des salles traditionnelles. Le succès est immédiat et se déploie à travers plusieurs adresses dans la baie de San Francisco. Mais l’appel du large et de sa terre d'origine le rattrape. Au début des années 1980, il se lance dans le plus grand projet de sa vie en créant la CPTM Aranui Cruises. Face au déclin mondial du fret maritime, il imagine une solution révolutionnaire : associer le transport de marchandises à l'accueil de voyageurs et croisiéristes. En 1984, il transforme le Aranui 1 et donne naissance au concept inédit de “cargo-croisière” Aranui Cruises. En combinant le transport de passagers avec celui du fret, la compagnie rompt l'isolement des archipels éloignés, en particulier celui des îles Marquises. Ce modèle offre à la population marquisienne un lien indispensable avec le reste du monde, tout en ouvrant la région à un tourisme international haut de gamme. Guidé par son ambition affirmée “ My aim is to build a dynasty ” (Mon but est de bâtir une dynastie) il fait de l'aventure navale une histoire de famille. Son fils unique, participe toujours au C.A il est également V.P marketing pour la promotion USA. Philippe Wong est l’actuel PDG de la compagnie il est épaulé par une équipe dirigeante locale et supervise l'évolution de la flotte à travers le Aranui 2, le Aranui 3, puis l'actuel Aranui 5. Le dernier projet cher à son cœur, le Aranoa, un fleuron 4 étoiles destiné à assurer le désenclavement et le tourisme inclusif des îles Australes, est attendu prochainement à Papeete pour des rotations à partir de 2027. Un engagement salué par la République et la Polynésie Cette vie consacrée au rayonnement de la Polynésie a valu à Jules Wong d'être promu chevalier dans l'Ordre de Tahiti Nui en 2015. Une reconnaissance publique partagée avec sa famille, également distinguée pour son dévouement au secteur maritime (Hélène Wong, chevalier dans l'Ordre du mérite maritime, et Philippe Wong, son neveu, fait chevalier de l'Ordre national du Mérite en 2016). Jules Wong a pu assister, en septembre 2024, aux célébrations du 40e anniversaire du cargo-mixte Aranui. Un moment de communion et d'hommage qui est venu couronner le succès exceptionnel de l'empire maritime qu'il a bâti. Nul doute que son nom restera gravé dans le sillage de la navigation polynésienne. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Octobre rose – “À Tahiti iti, on fait sa radio tītī !”

Tahiti, le 2 octobre 2026 – Entre ateliers, conférence et témoignages, le lancement d’Octobre rose à Taravao a été riche en informations et en émotions. Retour sur cette journée de sensibilisation avec le gynécologue Laurent Bonnamy et deux Amazones au parcours édifiant. Le centre Teaputa s’est paré de rose, ce vendredi, à l’occasion du coup d’envoi du mois de sensibilisation au cancer du sein. “Ensemble pour la prévention : s’informer, agir, soutenir et se protéger” , c’était le thème de cette journée organisée par l’association Amazones Pacific, en partenariat avec l’Institut du cancer de Polynésie française (ICPF), l’hôpital de Taravao, le comité polynésien de la Ligue contre le cancer et la commune de Taiarapu-Est. Plusieurs ateliers autour des soins de support étaient au programme : création de turbans, danse, massages, pilates, théâtre, etc. Des stands de prévention tenus par des partenaires institutionnels et associatifs complétaient ce village rose. Point d’orgue de la matinée : une conférence était animée par le Dr. Laurent Bonnamy, gynécologue à la Presqu’île depuis 20 ans. Il est revenu sur les facteurs de risque et les modalités de prise en charge, l’occasion de rappeler aussi quelques chiffres : 38 % des femmes effectuent leur mammographie tous les deux ans, soit pratiquement deux femmes sur trois qui ne se font pas dépister. “C’est un problème… c’est même ‘le’ problème” , a souligné le taote. Des témoignages encourageants Une intervention basée sur l’échange avec le public, qui a permis de libérer la parole. Plusieurs patientes et proches de patientes ont spontanément pris le micro pour témoigner, comme Hélène, résidente de Papeari âgée de 80 ans, passée par la maladie. “J’ai été diagnostiquée en 2007. J’allais très bien, mais une amie a eu un problème. Ça m’a motivée à me faire contrôler : on m’a trouvé un petit truc de rien du tout, mais après analyse, j’étais avec le crabe. À l’époque, j’ai été prise en charge à Mama’o : j’ai été opérée, et comme c’était petit, je suis passée directement à la radiothérapie. Ce que j’aimerais rappeler, c’est qu’on a la chance, en France, que tout soit pris en charge. On a toutes intérêt à se faire dépister, en sachant que plus tu t’y prends tôt, moins le traitement est lourd” , a-t-elle confié, aujourd’hui en pleine forme tout en maintenant un suivi régulier. Autre témoignage : celui de Miranda, 52 ans, résidente de Pirae originaire de Tautira, diagnostiquée en mars dernier et actuellement en parcours de chimiothérapie. Elle avait été encouragée par sa soeur jumelle, aussi atteinte d’un cancer, à se faire rapidement dépister : “Ça a commencé par des douleurs au sein gauche. J’ai passé plusieurs examens, dont une biopsie. On m’a annoncé qu’il fallait me faire une mastectomie, qui s’est bien passée et qui a bien cicatrisé. Je n’ai pas eu peur, je n’ai pas eu honte : j’ai affronté la maladie avec ma soeur. On a les gènes de notre maman et de notre tatie, qui n’a pas pris de traitement et qui est partie en 1999... Aujourd’hui, je suis heureuse et je suis belle, même sans mes cheveux !” Des messages en faveur de l’importance d’un dépistage précoce de la maladie, qui rejoignent les préconisations des professionnels de santé. “En tant que médecin, j’apporte des informations, mais c’est beaucoup plus fort quand les gens s’expriment sur leur propre parcours. Les deux réunis, ça encourage les patientes à se prendre en charge” , conclut le Dr. Laurent Bonnamy. Pour rappel, depuis cette année, la mammographie est accessible gratuitement dès 45 ans, tous les deux ans, sans ordonnance. Des actions de proximité à l’année Pour aller de l’avant, des actions en faveur de la proximité des soins permettent de surmonter certains obstacles. La pérennisation à l’année du dispositif Tarona Tere – qui vise à faciliter le transport collectif des femmes vers les centres de radiologie – fait l’objet de chartes signées par l’ICPF et les communes partenaires, l’objectif étant désormais que davantage de municipalités rejoignent le mouvement. À Taravao, l’antenne des Amazones de Tahiti iti, qui rassemble une cinquantaine de patientes, propose un accès hebdomadaire aux soins de support depuis janvier 2025. À l’hôpital de Taravao, où le service d’oncologie est actif depuis 2018, c’est un projet d’aménagement de la salle d’attente qui se dessine pour le confort des malades. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​7 ans ferme pour le jeune homme jugé pour le viol d'une mère de famille

Tahiti, le 1 er octobre 2026 – Au terme de deux jours de débats jeudi, les jurés de la cour d'assises de Papeete ont condamné un primodélinquant de 23 ans qui était poursuivi pour un viol commis sur une mère de famille. L'accusé, qui s'était introduit nuitamment au domicile de la victime qu'il ne connaissait pas avant de lui imposer des abus sexuels, a été condamné à 7 ans de prison ferme. Après en avoir délibéré durant plusieurs heures, les jurés de la cour d'assises ont condamné jeudi un homme de 23 ans jusque-là inconnu de la justice qui était jugé pour le viol d'une quinquagénaire. Dans la nuit du 6 septembre 2024, ce jeune père de famille s'était introduit chez la victime qu'il ne connaissait pas. Alors que cette dernière dormait et que ses deux enfants se trouvaient dans la maison, l'accusé l'avait violée avant de prendre la fuite. En ce second et dernier jour d'audience, la matinée a débuté par l'audition du plus jeune fils de la victime, un adolescent calme qui a expliqué à la barre que sa mère, une femme “solide” qui a fait “de son mieux” pour “protéger” ses fils, s’est trouvée profondément marquée par les faits à la suite desquels elle donnait l’impression d’être “toujours à cran” et “fatiguée”. Le père des enfants de la victime, souvent absent en raison de sa profession de skipper, est ensuite, lui aussi, revenu sur les conséquences du drame : “Je ne savais pas si elle s'en sortirait. J'avais l'impression qu'elle était dans une trop grande souffrance” a-t-il expliqué avant de s'interroger ouvertement sur le nombre de violences commises en Polynésie sur les femmes et sur les enfants. “Si nous sommes ici, c'est que nous avons confiance [en la justice]”, a-t-il cependant assuré. “Sa vie a basculé” Alors que la victime, en pleurs, se tenait la tête dans les mains, son avocate, M e Isabelle Nougaro, a pris la parole pour, elle aussi, dénoncer le traumatisme subi : “L'accusé est entré dans sa maison alors que les deux enfants de ma cliente étaient là. Cette nuit-là, sa vie a basculé. Trop de choses sont désormais gravées en elle.” L’accusé, a-t-elle martelé, “lui a enlevé sa liberté et désormais, c'est comme si elle était en prison” . Pour entamer ses réquisitions, l'avocat général a tout de même tenu à rappeler que la justice prenait très à cœur la problématique des violences sexuelles. Il s'est ensuite interrogé sur le mobile de l'accusé qui s'est très peu exprimé durant ce procès tout en ayant toujours reconnu les faits. “Pourquoi moi ? Pourquoi cette nuit-là ? La victime a dû se poser ces questions à des centaines de reprise” , a observé le représentant du ministère public. Alors que l'audience se tenait à huis-clos partiel, l'avocat général a également expliqué que ce procès représentait un “nouveau viol” pour la quinquagénaire, obligée de se replonger dans les faits. Dix ans de prison ferme dont cinq ans de sûreté ont finalement été requis contre l'accusé qui a déjà effectué deux ans de détention provisoire. Confrontée au silence de l'accusé, son avocate, M e Chloé Atlan a souligné lors de sa plaidoirie que ce dernier, encore très jeune donc “immature”, était un “homme de peu de mots, de peu de vocabulaire et qui ne s'exprime pas beaucoup”. Elle a par ailleurs rappelé que ce n'était pas un homme “manipulateur”. L’accusé a reconnu les faits et il est “soutenu” par sa famille, a-t-elle souligné. Dernier acteur de l'audience à s'exprimer tel que c’est d'usage, l'accusé a demandé “pardon” à la victime en affirmant d'une voix peu audible qu'il était “responsable de tout ça”. Après en avoir délibéré, les jurés ont condamné le jeune père de famille à 7 ans de réclusion, criminelle avec 5 ans de suivi sociojudiciaire. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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"Le métissage, c'est l'ADN du peuple polynésien"

Tahiti, le 1er octobre 2026 – Qui est le Polynésien aujourd’hui ? Que signifie être métis en Polynésie ? Les prénoms tahitiens sont-ils toujours aussi “tapu, sacré” de nos jours ? ce sont autant de thèmes qui ont été abordés lors du colloque “Identité, transformation, métissage et multiplicité” organisé par l’association formation, action, recherche en Polynésie. Le colloque sur le thème “Identité, transformation, métissage et multiplicité” organisé par l’association formation, action, recherche en Polynésie (Afarep) a débuté ce jeudi dans l’amphithéâtre de la Direction générale de l’éducation et des enseignements. Psychologues, anthropologues, cliniciens, artistes et acteurs ont balayé plusieurs thématiques allant du “sacré” du prénom à la “fabrication métisse du polynésien” . Noéline Chin, psychothérapeute, thérapeute conjugal et présidente de l’Afarep explique que les professionnels de la psychologie sont des “observateurs privilégiés” des évolutions de notre société. “ La psychologie clinique étudie l’individu en souffrance. Le cabinet libéral est un échantillon de la société et de ses souffrances. Souvent notre métier voit arriver 5 ans avant les statistiques, ce qui va devenir une tendance de société .” Selon elle, les échanges entre les différents membres de l’association permettent de mieux comprendre les transformations de la société ou encore les problématiques identitaires. “Ensemble nous avons une fonction de sentinelle pour nourrir des réflexions sur la société d’aujourd’hui”, dit-elle. Dans son exposé, elle a expliqué que l'homme, dans son enfance, va développer effectivement une masculinité “fragile, positive ou toxique (…). Les comportements efféminés ou la transition peuvent alors être compris comme des moyens de se protéger face à des blessures profondes ” . Elle assure que sur le plan familial, ces non-dits, ces traumatismes, et blessures familiales peuvent se transmettre d’une génération à une autre et “influencer la manière dont une personne construit son identité et son rapport au corps. Dans un contexte polynésien où le groupe familial est central, les violences conjugales, l’alcoolisme et l’inceste se transmettent souvent d’une génération à l’autre” . La psychothérapeute rappelle d’ailleurs que l'enfant grandit à travers le mimétisme et, dès bébé, il observe chacun de ses parents. Les prénoms tahitiens sont “chargés de mana” Enseignante spécialisée à la retraite et ancienne présidente de cette l’Afarep, Tepora Redouté a choisi comme thème pour ce colloque “Te i’oa : comment notre nom porte nos ancêtres et nos métissages” . Elle explique que les prénoms tahitiens sont “chargés de mana” , certains sont même “tapu, sacrés (…). Quand on était petit, on entendait souvent nos grands-parents, les anciens, dire de ne pas utiliser tel ou tel prénom car un prénom porte le mana d’un ancêtre” . Tepora Redouté explique que ce caractère “tapu” inspirait le respect “ comme si la personne qui portait ce prénom, dans la tradition, était encore vivante” . Elle regrette que certains parents choisissent aujourd’hui un prénom sans même en connaître le sens. “Le prénom devient vide, il n'y a plus de couleur, plus de valeur, et plus d’essence non plus. Cette essence qui vient des tripes. On touche à l'âme, à l'esprit d'un pays (…) qui sont en errance. Ils ne comprennent plus ce qui leur arrive, ils sont perdus .” L’enseignante retraitée assure qu’en tant que clinicienne elle a reçu des familles qui étaient dans la souffrance car “elles ont perdu leurs repères”. Elle explique alors que son travail était de redonner du sens au prénom et permettre ainsi à l’enfant de retrouver ses racines. “Défendre les minorités” Le psychologue de la Direction générale de l’éducation et des enseignements, Albert Hugues a choisi comme thème “Te pua’a tane te kamapuaka : une figure sacrée en transformation” . Ce dernier raconte qu’il découvre ce mot aux Australes. Pour les habitants “c'est une façon de marquer l'identité. Mais, malheureusement, il y a un aspect négatif dans la façon de le dire, avec presque un côté moqueur car (…) ils sont sales, ils n'ont pas de savate, ils ont les pieds pleins de boue, ils sortent du pa’i taro (…). Ils ont l'air de vrais cochons.” Sauf que Albert Hugues ne peut accepter cette définition et se documente. Il découvre que ce terme est utilisé partout en Océanie. “Le dieu hawaiien est Kamapuaka (…) donc il y a bien un sacré, il y a quelque chose de très puissant (…). Ça ne peut pas être des hommes que l’on pointe du doigt en se moquant. Comment en est-on arrivé à de telles représentations ?”. Le psychologue rappelle qu’un des combats de l’Afarep et de l'ethnopsychiatrie a “toujours été de défendre les minorités et de leur redonner leur place parce qu'eux-mêmes s'oublient et ils en viennent même à se convaincre que ce sont des puaa tane mais dans le mauvais sens du terme” . Ce dernier assure que l’important aujourd’hui c’est “d’inverser la courbe” . Heremoana Maamaatuaiahutapu : " Vous n'êtes pas la moitié de nous, vous êtes la somme de nous " “Le terme ‘afa’ ne me gêne pas (…). Ce sont souvent les intellectuels qui (…) partent faire leurs études en France (…) pensant être plus Européens ou plus Américains que Polynésiens et quand ils reviennent ils sont plus Polynésiens que les mā’ohi. Moi ça m'a toujours fasciné (…). Nous, on ne s'est jamais posé la question, parce que notre grand-mère, quand on lui a posé la question au retour de nos études, nous a dit, vous n'êtes pas la moitié de nous, vous êtes la somme de nous. Je crois que la question de l'identité, c'est aussi une réponse personnelle. Le tatouage, j'ai servi de cahier de brouillon à Raymond Graffe et à Purotu. Et quand je suis revenu dans ma famille, ma grand-mère m'a traité de tous les noms, même mon papa, pourtant, directeur de l'Académie tahitienne. Aujourd'hui, il suffit d'être tatoué ou de danser pour se sentir mā’ohi. Dès fois, les réponses que l'on essaie de trouver sont ce qu'elles sont. Il ne faut peut-être pas tout remettre en cause. C'est vraiment une démarche individuelle, je pense. La question du métissage, c'est l'ADN du peuple polynésien et on l'oublie. Cela fait partie de notre histoire .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Pas d’armes à feu pour les mutoi

Tahiti le 1er octobre 2026. Mercredi, plusieurs médias de Polynésie ont publié, puis retiré, une information émanant du site Outre-mer 360 selon laquelle les policiers municipaux de Polynésie française pourraient être armés. Dans un communiqué, le haut-commissaire dément cette information. Le décret n° 2026-899 du 28 septembre 2026 modifiant l'armement des agents de police municipale en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie a été publié au Journal officiel du 29 septembre 2026. Il entrera en vigueur le 9 octobre 2026. Ce décret vise à modifier les dispositions applicables du Code de la sécurité intérieure (CSI) dans les deux territoires ultramarins de façon bien distincte. En effet, la Polynésie française est concernée au Chapitre V du Livre V du CSI (articles R545-1 à R545-5). Plusieurs articles de presse présentent à tort ses effets comme identiques dans les deux territoires. Il convient de préciser sa portée pour la Polynésie française. Ce décret n'ouvre pas l'accès aux armes à feu de poing (revolvers ou pistolets semi-automatiques de catégorie B) aux agents de police municipale du territoire. Les dispositions relatives aux armes de poing relèvent de l'article 3, qui concerne la seule Nouvelle-Calédonie (article R. 546-2). L'équipement des agents de police municipale de Polynésie française reste limité aux moyens de défense intermédiaires et non létaux, tels que les aérosols incapacitants ou lacrymogènes et les matraques. La décision de doter les agents de ces équipements demeure, comme auparavant, de la compétence du maire, sous réserve de l'autorisation préalable du Haut-commissaire de la République et de la signature d’une convention de coordination entre les forces de sécurité intérieure et la commune. ​Ce que change le décret en Polynésie française Le régime d'autorisation, de formation et d'entraînement est étendu aux armes visées au e du 1° de l'article R. 511-12 : les générateurs d'aérosols incapacitants ou lacrymogènes d'une capacité supérieure à 100 ml. Pour ces armes, les formations pourront être assurées en Polynésie française par des agents de police municipale moniteurs en maniement des armes. Ceux-ci seront formés à cette fonction avec le concours des administrations et établissements publics de l'État, et pourront obtenir un certificat de moniteur de police municipale en maniement des armes. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Plus de 400 matahiapo réunis à Taravao

Tahiti, le 1er octobre 2026 – La Journée internationale des personnes âgées a été célébrée ce jeudi à Teaputa, en présence de 400 matahiapo des communes du sud de Tahiti. À l’initiative du Pays, en partenariat avec la commune de Taiarapu-Est, le traditionnel mā’a Tahiti était précédé d’un village avec des animations et des stands d’information. Le parcours de huit anciens a également été mis à l’honneur, l’occasion d’évoquer de précieux souvenirs. Au-delà de cette journée festive, les enjeux en matière d’isolement et de perte d’autonomie demeurent : d’ici 2030, la part des 60 ans et plus devrait représenter 19 % de la population au Fenua. Ce jeudi 1er octobre marquait la Journée internationale des personnes âgées. Créée par l’assemblée générale des Nations Unies, elle est célébrée depuis 1991. “L’ère de la longévité : repenser les systèmes pour vivre plus longtemps” , c’est le thème de cette édition 2026, qui invite à “faire en sorte que les années supplémentaires gagnées se traduisent par une vie saine, productive, digne et équitable pour tous” . “Notre vice-présidente (Minarii Galenon, aussi ministre des Solidarités, NDLR) est attachée à votre bien-être et à votre accompagnement au quotidien” , a indiqué Teiva Shan, son directeur de cabinet, face à 400 matahiapo des communes du sud de Tahiti réunis à Taravao. Concrètement, le dispositif des aidants Feti’i a été revalorisé début 2026. Un projet expérimental a été mené avec la commune de Punaauia pour livrer des repas aux matahiapo isolés ; des améliorations sont prévues avec de nouveaux essais dans d’autres communes. Dans les archipels, le Pays miserait sur le soutien d’initiatives en faveur du développement de centres d’activités de jour, comme à Rangiroa ou Hao. Comme le souligne le rapport d’information sur les personnes âgées en perte d’autonomie de la commission de la santé et des solidarités de l’assemblée de la Polynésie française, il y a urgence : à l’horizon 2030, la part des 60 ans et plus devrait représenter 19 % de la population locale. ​Se divertir et s’informer Ce jeudi, l’ambiance était à la fête au parc Teaputa. Accueil marquisien, mā’a Tahiti et orchestre aux sonorités d’antan, la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE) avait mis les petits plats dans les grands en partenariat avec la commune de Taiarapu-Est. “On organise une grande journée comme celle-ci tous les ans” , rappelle la directrice du service, Ravahere Rauzy. “On essaie de plus en plus d’aller en dehors de la zone urbaine pour lutter contre l’isolement. D’ailleurs, une centaine de repas seront portés à des matahiapo restés à domicile. L’objectif, c'est de les mettre en lumière. Très souvent, on se consacre à la jeunesse, mais il est aussi important de prendre soin de nos matahiapo : ils sont la mémoire, l’expérience et la sagesse” . De bons souvenirs et des perspectives d’avenir partagés par le maire de Taiarapu-Est, Willy Chung Sao, qui a enchaîné les embrassades : “Je reconnais nos matahiapo et ça fait plaisir de les revoir ! Ça fait partie de notre profession de foi, dans les communes associées et les quartiers, de s’occuper plus régulièrement d’eux : c’est notre projet”. Avant de s’attabler, les invités ont participé à des ateliers. La culture, le sport adapté et la détente étaient à l’honneur entre artisanat, peinture, danse, tai chi, jeux de société, rā’au Tahiti et massage. Avec leur matériel coloré, la joyeuse troupe de l’association 3ème dos d’âne après le manguier est allée au devant des anciens pour les divertir grâce aux arts du cirque. “C’est une première pour nous. On a des balles, des foulards, que des choses légères. On a transposé ce qu’on fait avec les élèves de maternelle qui développent leur motricité, quand les personnes âgées ont besoin de la redécouvrir” , expliquent Faahei et Carott’. Des ateliers de prévention et d’information autour de la maladie d’Alzheimer et de l’ergothérapie complétaient ce village. Et les mātuatua ne sont pas repartis les mains vides : un “kit tupuna” a été remis à chacun, composé d’un tee-shirt à l’effigie de la journée, ainsi que d’un panier et d’un éventail tressés par les jeunes du CJA de Rimatara. Un événement similaire se tiendra ce samedi à Fakarava, où 200 personnes âgées sont attendues. Les Trophées du cœur... et des souvenirs Cette journée était aussi l’occasion de rendre hommage aux anciens. “Merci pour tout ce que vous avez donné dans votre vie, māuruuru maita’i pour tout ce que vous continuez d’apporter à nos familles et à notre Pays. Vous avez travaillé dur, vous avez élevé des enfants, accompagné des mo’otua , soutenu vos proches, fait vivre vos communautés, vos quartiers, vos paroisses, vos écoles et vos communes” , a souligné le représentant de la vice-présidente lors des discours. Le parcours de huit retraités de Taiarapu a été mis à l’honneur à travers les Trophées du cœur : Évelyne Metua-Whitman, enseignante et auteure de chants traditionnels ; Henri Magaut, agent puis élu municipal ; Manea Lovine, fondateur de plusieurs clubs de volley-ball ; Vito Rochette ; Janick Aubineau, professeure et bénévole associative ; Haamoetini Tiapari-Lagarde, maire déléguée de Faaone et ministre de l’Agriculture ; Jean Royol, militaire et directeur d’école de 98 ans ; et enfin, Ruita Lucas, artisane et membre du conseil municipal de Taiarapu-Est pendant plus de vingt ans. “Quand on m’a appelée, j’ai pleuré ! C’est une belle reconnaissance” , nous a-t-elle confié. À 81 ans, cette enfant de Taha’a se souvient du bon vieux temps : “Je suis arrivée à Taravao à 18 ans pour aider ma sœur et mon beau-frère qui tenaient l’hôtel Faratea. J’ai été élue en 1983 en tant que conseillère sous le maire Tutaha Salmon. Sylve Perry était maire délégué. J’ai aussi été adjointe. J'ai surtout œuvré dans le social. J’organisais d’ailleurs le repas des matahiapo ! Je constate avec plaisir que ça continue dans une version améliorée. Ça permet de se voir et de discuter : j’ai retrouvé des amis avec joie ! Mon autre dada, c’est l’artisanat. J’ai fait de grandes expositions à Pape’ete, puis à Taravao pour les mamans qui n’avaient pas les moyens de se déplacer. À cette époque, il y avait encore l’armée : ça marchait bien !”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Rémy Brillant, nouveau président de l’Épis

Tahiti, le 1 er octobre 2026 - Le nouveau maire de Papeete a été nommé président de l’Établissement public d’incendie et de secours de Polynésie française. Un nouveau conseil d’administration a été mis en place ainsi qu’une nouvelle subvention de l’État de 22 millions de francs. Le haut-commissaire de la République en Polynésie française a réuni, ce mercredi, les membres du conseil d’administration de l’Établissement public d’incendie et de secours de Polynésie française (Épis-PF), afin de procéder à l’élection de son président. Le conseil d’administration comprend 22 membres avec voix délibérative, 17 membres représentant les maires des communes de Polynésie française et cinq membres représentants le Pays, dont le président de la Polynésie française. À cette occasion, Rémy Brillant a été élu président du conseil d’administration de l’Épis-PF. Il sera entouré de quatre vice-présidents : Teura Iriti, maire de Arue, Félix Barsinas, maire de Tahuata, Freddy Raufauore, maire de Raivavae et Damas Teuira, maire de Mahina. Ces dernières années, l’État a accompagné la mise en œuvre de l’Épis et la modernisation du Centre de traitement des appels (CTA) en mobilisant plus de 76 millions de francs (financement d’études, accompagnement technique, formations des agents, modernisation des outils, amélioration des conditions de travail…). Cette semaine, Alexandre Rochatte, haut-commissaire de la République en Polynésie française, a renouvelé le soutien de l’État à l’Établissement public d’incendie et de secours de Polynésie française en signant une convention qui permet le versement, dès cette année et en 2027, d’une contribution de 22 millions de francs au budget de l’établissement. Pour rappel, les objectifs de l’Épis-PF sont de mutualiser les achats des matériels et équipements de secours afin de réduire les coûts, accompagner les communes dans l’anticipation, la prévention et la gestion des crises de sécurité civile, sensibiliser la population aux risques, en informant et en formant la population et assurer la réception et le traitement des appels de secours grâce à la généralisation du centre de traitement de l’alerte pour tout le territoire, en optimisant la réponse des secours en lien avec le centre 15. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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689 millions pour soutenir les projets communaux

Tahiti, le 1 er octobre 2026 - Le haut-commissaire de la République en Polynésie française a présidé cette semaine la commission des élus de la Dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR). Outre des représentants de l’État, cette instance réunit cinq maires et deux présidents de groupements de communes, nouvellement élus à la suite du renouvellement des conseils municipaux. Elle associe également les parlementaires du territoire. La DETR est une subvention de l’État attribuée aux communes et communautés de communes, visant à soutenir la réalisation d’investissements selon des taux d’intervention allant de 20 % à 80 % du montant hors taxes de la dépense. Les catégories d’opérations pouvant faire l’objet d’une subvention au titre de la DETR sont déterminées localement en association avec les membres de la commission des élus DETR. La liste des opérations à subventionner ainsi que le montant de l’aide de l’État attribuée aux collectivités bénéficiaires pour l’exercice 2026 ont été présentés aux membres de la commission des élus DETR. Cette année, 84 opérations ont été programmées pour des projets relatifs au domaine public communal (bâtiments communaux, voirie…), au développement des services publics environnementaux (eau potable et déchets), aux équipements de sécurité incendie ou encore à l’acquisition de moyens de transport spécialisés et d’engins de chantier. Parmi les projets co-financés figurent l’acquisition d'un broyeur de végétaux pour la commune de Rurutu (5,1 millions de francs), des travaux de construction des escaliers et amélioration de l'hôtel de ville de Afaahiti (61,6 millions de francs), l’acquisition d'un véhicule de secours et d’assistance aux victimes pour la commune de Bora Bora (28,2 millions de francs), l’acquisition de sept réservoirs d'eau de 100 m 3 pour la commune de Anaa pour les atolls de Anaa et de Faaite (25,6 millions de francs) ou encore l’études d'avant-projet pour la construction du futur siège de la Codim à Hiva Oa (37,6 millions de francs). Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Un colloque sur les droits et la santé des femmes

Tahiti, le 1 er octobre 2026 - Trois jours de réflexion sur les inégalités de santé, l’accès aux soins et la protection des femmes dans les territoires insulaires seront dirigés à l’université de la Polynésie française du 19 au 21 octobre prochain. La santé des femmes demeure marquée par des inégalités persistantes : exposition à des risques spécifiques, difficultés de diagnostic et de prise en charge, accès inégal aux soins ou encore insuffisante prise en compte de certaines problématiques propres à la santé féminine. Ces enjeux prennent une dimension particulière dans les territoires insulaires du Pacifique, où les contraintes géographiques, sociales et économiques peuvent accentuer les difficultés d'accès à une prise en charge adaptée. C’est dans ce contexte que se tiendra, du 19 au 21 octobre, le colloque “Droit(S) et Santé des femmes dans les îles du Pacifique”, organisé en salle de conférence de la Bibliothèque universitaire. Ce colloque aura pour ambition d’étudier les inégalités auxquelles les femmes sont confrontées en matière de santé et d’accès aux soins, mais également d’interroger les réponses juridiques et institutionnelles susceptibles d’améliorer leur prise en charge. La réflexion portera notamment sur les problématiques rencontrées par les femmes vivant dans les îles éloignées. Ces situations soulèvent des questions qui dépassent la seule organisation du système de santé : égalité d’accès aux soins, coût des prises en charge, éloignement familial, accompagnement des patientes, évacuations sanitaires et prise en compte des réalités propres aux populations insulaires seront au cœur des échanges. Une réflexion à l’échelle du Pacifique L’étude ne se limitera pas à la Polynésie française. Le colloque proposera également une approche comparative de la protection de la santé des femmes dans différents États et territoires insulaires du Pacifique, notamment en Micronésie, Mélanésie et Polynésie. Cette perspective permettra de mettre en évidence les similitudes et les différences entre les systèmes et les situations rencontrées dans ces territoires. Le colloque ouvrira enfin la réflexion à un autre modèle insulaire de la zone indopacifique : le Japon. La participation de spécialistes de différents territoires contribuera ainsi à croiser les regards et les disciplines autour d’une même question : comment garantir une protection effective et équitable de la santé des femmes dans les territoires insulaires ? En réunissant universitaires, juristes, spécialistes de la santé et chercheurs travaillant sur les territoires du Pacifique, ce colloque entend favoriser le dialogue entre les disciplines et les territoires. Rendez-vous du 19 au 21 octobre 2026, en salle de conférence de la Bibliothèque universitaire, pour trois journées consacrées au droit, à la santé et aux enjeux spécifiques auxquels sont confrontées les femmes dans les îles du Pacifique. Avec communiqué Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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À la recherche de solutions pour bannir les écrans des mains des tout-petits

Tahiti, le 1er octobre 2026 - L'association Partage Santé Pacifique est allée à la rencontre des professionnels du foyer Te Aho o te Here dans le cadre de sa campagne de sensibilisation aux risques de l’usage des écrans par les tout-petits . Cette pouponnière et centre d’hébergement d’urgence de Pirae a mis en place une politique “zéro écran” que l’association souhaite montrer en exemple. Les taties chantent au rythme de la comptine “Bouge ton corps” pour débuter la journée au foyer Te Aho o te Here, établissement d'accueil et d’hébergement d'urgence pour les enfants de 0 à 3 ans. Ici, on chante, on joue, on fait du petit vélo... Sans, ou presque, jamais d'écran. Tala Hamblin fait partie des 14 taties qui s'occupent des tout-petits. “C'est bien qu'il n'y ait pas d'écran”, estime-t-elle lorsqu'on lui pose la question. La journée suit un rythme précis. Le matin, les enfants sont accueillis et certaines sorties sont organisées. Ce jeudi, direction la foire agricole pour sept d’entre eux. L'après-midi, les activités se déroulent dans le hall ou dans le jardin. Sur les 12 enfants accueillis au foyer, une seule fillette va à l'école. L'association Partage Santé Pacifique a surtout donné la parole aux professionnels, comme Auriane Alleard, infirmière et responsable santé, hygiène et diététique du foyer, où elle travaille depuis trois ans. Elle et les autres salariés disposent bien de téléphones, notamment pour être joignable ou mettre de la musique, mais “il n'y a pas de dessin animé, il n'y a pas d'images”, précise l'infirmière. “Je trouve que cette campagne, elle est géniale pour faire de la prévention.” Car, pour elle, l'exposition des tout-petits aux écrans peut avoir “des conséquences négatives sur leur développement”. ​ Lancer une alerte Elle évoque d’abord le développement moteur. “S'il y a un enfant planté devant un écran, il ne va pas à la découverte de son environnement. Il ne va pas ramper ou faire du quatre pattes.” L’apprentissage du langage est aussi selon elle l'un des premiers domaines touchés. “Un enfant qui reste devant un écran, c'est un enfant qui n'interagit pas, donc il ne va pas travailler le langage.” Les émotions sont également en jeu. Selon elle, les enfants absorbent ce qu'ils voient dans une vidéo. Plus les images défilent rapidement, plus ils accumulent d'informations, avant de les “faire ressortir” ensuite. Un enfant peu sociabilisé peut aussi devenir plus craintif envers les autres ou plus colérique : “Surtout après, parce qu'il n'a pas la notion du temps. Et devant un écran c'est pire. Une fois que ça s'arrête, c'est là que ça craque”, constate-t-elle. Mais s'occuper des enfants demande du temps et des moyens. L'objectif est donc aussi d'accompagner les parents et de leur proposer des solutions de remplacement. L'objectif de cette journée était donc de lancer une alerte sur les effets de l'exposition aux écrans chez les tout-petits. Mais surtout, au regard des risques qu’ils font courir sur leur développement cognitif, de montrer que des solutions existent pour s’en passer. Pratique : Pour appuyer sa campagne, l’association, a mis en ligne une pétition avec l’ambition de récolter 1 000 signatures. Ce texte s’inspire d’une tribune lancée en avril 2025 par des professionnels de santé de l’Hexagone. Ouverte au grand public pendant quatre mois, cette pétition a déjà recueilli 365 signatures. Le lien vers la pétition : https://www.change.org/p/zero-%C3%A9cran-100-jeu-sans-%C3%A9cran-pour-les-moins-de-6-ans-dans-les-lieux-publics?recruiter=1204955743&recruited_by_id=104d3330-b79f-11eb-b69b-2fc90dea4df2&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=copylink&share_id=FYyC6Xp7yh Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Essais nucléaires américains : l'ONU réclame réparation pour les Marshallais

Genève, Suisse, le 1er octobre 2026. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé jeudi aux États-Unis de garantir des réparations complètes et effectives aux habitants des Îles Marshall touchés par les conséquences des essais nucléaires américains menés de 1946 à 1958. Le 2 avril 1947, le Conseil de sécurité de l'ONU avait chargé les États-Unis d'administrer le Territoire sous tutelle des Îles du Pacifique, qui comprenait notamment les Îles Marshall. Minuscule nation d'environ 37.000 habitants dans le Pacifique ouest, les Îles Marshall ont été le théâtre de 67 essais nucléaires américains entre 1946 et 1958, dont les impacts environnementaux et sanitaires se font toujours sentir. "Pour les Marshallais, cette histoire n'appartient pas au passé" mais "se perpétue dans les revendications de plusieurs générations pour obtenir reconnaissance et justice", a déclaré Awa Dabo, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, devant le Conseil des droits de l'homme. Parmi les héritages les plus durables des essais figure la bombe "Cactus", qui explosa en 1958 sur l'île de Runit. Deux décennies plus tard, l'armée américaine y a enfoui des déchets radioactifs issus de dizaines d'autres essais, avant de recouvrir le cratère d'un dôme de béton en 1979. Mais le fond n'a pas été bétonné et la structure, fissurée par les années, est désormais menacée par la montée des eaux liée au réchauffement climatique. "C'est une véritable bombe à retardement nucléaire dans le Pacifique", a averti le rapporteur spécial de l'ONU sur la promotion de la vérité, de la justice et de la réparation, Bernard Duhaime, devant le Conseil. Les conséquences du programme d'essais nucléaires américains vont au-delà de ce dôme. De nombreux habitants ont été évacués de force de terres qu'ils occupaient depuis des générations, et des milliers d'autres ont été touchés par les retombées radioactives. "Ce sont là les conséquences d'une tutelle onusienne qui a failli à l'égard de notre peuple. Sous ce régime, nous avons été trompés et exploités", a dénoncé David Anitok, sénateur des Îles Marshall, à la tribune de l'ONU. "Générations futures" Dans un rapport présenté devant le Conseil, le Haut-Commissariat demande aux États-Unis de "reconnaître qu'il n'y a pas encore eu de règlement complet et équitable des réclamations liées au programme d'essais nucléaires". Il leur demande aussi d'"offrir des réparations complètes et effectives à tous les Marshallais pour les conséquences de l'héritage du nucléaire sur les droits de l'homme, et notamment déclassifier et rendre accessibles toutes les informations" se rapportant à ce sujet. Après le retrait de l'armée américaine, le gouvernement des Îles Marshall a accepté en 1986 un paiement complet et final censé couvrir l'impact des essais nucléaires, à hauteur de 150 millions de dollars (133 millions d'euros). Mais le règlement des demandes d'indemnisation "ne couvrait pas les préjudices subis par les générations futures, les dommages moraux et environnementaux, ni les autres formes de préjudice", a souligné Mme Abo. Créé par l'archipel en 1987, un an après son indépendance, le Tribunal des réclamations relatives aux essais nucléaires a rendu, au fil des décennies suivantes, plusieurs décisions fixant à plus de 2,3 milliards de dollars (2 milliards d'euros) le montant des indemnisations à verser, mais la plupart des bénéficiaires n'ont encore rien reçu. Selon le rapport de l'ONU, la puissance explosive totale des essais équivalait à 7.232 fois celle de la bombe atomique larguée sur Hiroshima. "Les Marshallais ne devraient pas avoir à affronter seul l'héritage du nucléaire. Nous avons besoin d'accéder à la vérité", a lancé Alice Ward, une jeune Marshallaise, à la tribune de l'ONU. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Saisie de 4,3 kg de méthamphétamine par les services douaniers

Tahiti le 1er octobre 2026. Un nouveau passager américain a été interpellé avers plus de 4 kilos d'ice dans ses bagages. Samedi dernier, les agents de la Brigade de Surveillance Extérieure (BSE) de Faa’a ont contrôlé un individu, de nationalité américaine, débarquant d’un vol en provenance de Los Angeles. Lors de la fouille de la valise, les agents ont découvert 36 sachets contenant de la méthamphétamine dissimulée dans les poches d'effets vestimentaires. Les sachets contenaient au total 4,331 kg de méthamphétamine. Le passager américain a ainsi été placé en retenue douanière. Par la suite, l’antenne locale de l’office antistupéfiants (OFAST) a diligenté une enquête de flagrance. Le mis en cause a été présenté au procureur de la République, et sera jugé en comparution immédiate ce jeudi. Cette découverte intervient deux semaines après la découverte de 4,13 kg de méthamphétamine par cette même brigade sur un passager également de nationalité américaine, en provenance de San Francisco. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Après l’assemblée, le vœu du gouvernement

Tahiti le 30 septembre 2026. Après le vœu voté par la quasi-unanimité des élus de l’assemblée la semaine passée sur l’autodétermination, c’est au tour de l’exécutif d’y aller de son vœu. Mercredi, le conseil des ministres a adopté un arrêté relatif au vœu du Gouvernement pour l'engagement, par la République française, d'un dialogue de décolonisation avec les institutions du Pays et l'accompagnement des Nations Unies. Il était attendu, et même annoncé, comme le stipulaient nos confrères de Radio 1 mercredi matin. Un vœu du gouvernement a été hier adopté en conseil des ministres et est parti dans les valises présidentielles de Moetai Brotherson. Direction New York et l’ONU. Dans ce vœu, le gouvernement polynésien "invite l'État à amorcer le dialogue de décolonisation" . Une démarche qui s'appuierait sur l'inscription de la Polynésie française, depuis le 17 mai 2013, sur la liste des territoires non autonomes des Nations Unies. "Ce dialogue permettrait de convenir d'un programme de travail garantissant l'information et la libre expression du peuple polynésien" , explique le communiqué du conseil des ministres. Un communiqué qui a choisi le mot "peuple" plutôt que celui de "population" adopté par amendement en cours de séance la semaine passée à Tarahoi par les élus. "Il permettrait également d'examiner les conditions d'organisation d'une mission de visite des Nations Unies en Polynésie française, sans préjuger du choix du peuple polynésien quant à son avenir." À travers ce texte, le président de la Polynésie française prend également officiellement acte d'une démarche visant à porter devant la Quatrième commission les résultats d'une pétition sur l'avenir institutionnel de la Polynésie française ; il s’agit là de la pétition portée par Oscar Temaru dont on ne sait encore si elle circule réellement. "Ce vœu exprime la position du Gouvernement de la Polynésie française" , précise le communiqué, se séparant bien de la résolution de l’assemblée la semaine dernière. "Il sera transmis au Président de la République et publié au Journal officiel de la Polynésie française." Avec cette dernière décision, c’est le 13 e vœu rédigé par le gouvernement de Moetai Brotherson. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Violée durant son sommeil chez elle à Papara

Tahiti, le 30 septembre 2026 - Accusé du viol d’une mère de 56 ans, commis à son domicile de Papara dans la nuit du 6 au 7 septembre 2024, un homme de 23 ans comparaît devant la cour d’assises. La victime affirme avoir été réveillée par des mains qui la retenaient et des doigts dans son sexe. Face aux experts, l’accusé reconnaît les faits mais affirme ne pas savoir ce qui lui est arrivé cette nuit-là. Au premier jour du procès, les débats se sont notamment concentrés sur sa personnalité et le risque de récidive. “Ce qu’il s’est passé cette nuit-là était inacceptable, on n’avait pas le droit de me faire ça.” Aux assises, ce mercredi, s’est ouvert le procès d’un homme aujourd’hui âgé de 23 ans, accusé d’avoir violé une femme à Papara dans la nuit du 6 au 7 septembre 2024. Placé en détention provisoire depuis la fin de cette même année, le jeune homme est accusé d’avoir agressé cette mère de famille alors qu’elle dormait, son mari étant absent du domicile ce soir-là. Selon les déclarations de la victime, âgée de 56 ans, l’accusé a introduit ses doigts dans son sexe avant de lui maintenir les épaules pour l’empêcher de se débattre. Ses cris auraient finalement fait fuir le jeune homme. Il faudra toutefois attendre trois mois avant son interpellation. La victime n’avait pas pu voir son visage, se souvenant seulement d’un “sweat à capuche gris”. C’est finalement une trace ADN relevée sur une chaise, près de la fenêtre par laquelle l’homme serait entré, qui a permis de l’identifier. Les gendarmes de Papara disposaient déjà de ses empreintes, le jeune homme ayant été impliqué dans une affaire de stupéfiants. Lors des perquisitions à son domicile, ce fameux sweat a alors été retrouvé. À la barre, la mère de famille explique que cette agression a bouleversé son quotidien. Elle n’a notamment pas été en mesure de poursuivre une formation de masseuse qu’elle avait commencée au moment des faits. “Je suis là aujourd’hui” pour que “par ce procès, les choses ne puissent plus se reproduire”, explique-t-elle. Avant d’ajouter : “Je ne veux pas que cette personne soit capable de recommencer.” Des versions qui évoluent au fil des auditions Dans ses premières déclarations, l’accusé a donné plusieurs explications concernant sa présence au domicile de la victime. Il affirme avoir été “mis à la porte” le soir des faits par sa conjointe et ses beaux-parents, chez qui il logeait. Après une violente dispute, il serait parti à la plage et aurait consommé “deux bouteilles et demie d’alcool”. Il dit s’être ensuite endormi avant de se réveiller vers 3 heures du matin. C’est à ce moment-là qu’il aurait aperçu la maison de la victime et cherché un moyen d’y entrer. Après en avoir fait le tour, il serait passé par une fenêtre restée ouverte. Selon la mère de famille, elle a été réveillée “en pleine nuit par des mains froides et des doigts dans son sexe”. L’homme lui aurait alors chuchoté : “Chut, c’est moi.” Interrogé sur les raisons de son intrusion, l’accusé a d’abord expliqué qu’il était entré parce qu’ “il avait envie de faire l’amour”, avant d’évoquer un cambriolage. Puis, lors de son expertise psychologique, il a expliqué être entré dans la maison pour “trouver une corde pour se suicider”, après les tensions avec sa famille. La piste du cambriolage a rapidement été écartée par les enquêteurs : une télévision, des enceintes et un téléphone portable se trouvaient notamment à proximité de la fenêtre. Interrogé sur les faits, l’accusé ne les conteste pas mais affirme “ne pas savoir ce qu’il faisait” à ce moment-là. En visioconférence, la psychologue clinicienne décrit un homme dont “l’image de lui-même s’est détériorée”, mais qui ne présente “pas d’éléments psychotiques” et n’est “pas quelqu’un de délirant”. Son rapport à la réalité est adapté et il ne relève “pas de troubles pervers”. Au cours des entretiens, le jeune homme a pleuré à plusieurs reprises, notamment en évoquant sa compagne, son fils et les faits qui lui sont reprochés. Avant ceux-ci, il menait, à 21 ans, “une vie de couple stable” et avait un emploi stable. La psychologue confirme également qu’il reconnaît les faits et “en est honteux”. Selon elle, il aurait pu parler à la victime “comme s’il s’agissait de sa compagne”, dans une tentative de “renouer un lien amoureux”. Les raisons de son passage à l’acte “ne semblaient pas clairement identifiables pour lui”. L’experte décrit ainsi “un jeune homme en souffrance”, marqué notamment par “un sentiment de honte” lié aux faits et à la perception qu’il a de ses capacités intellectuelles. Elle relève toutefois “des éléments favorables à la réinsertion” et estime qu’il ne présente pas de “caractère violent”. La question de la récidive Une analyse que vient nuancer M e Isabelle Nougaro, avocate de la partie civile. La pénaliste rappelle plusieurs épisodes de violence, notamment une bagarre à la prison de Nuutania. Elle évoque également les déclarations de la compagne de l’accusé, qui affirme avoir elle-même été victime de violences conjugales. M e Nougaro revient surtout sur les gestes décrits par la victime : “ Il lui a maintenu les épaules avec force”, souligne-t-elle, rappelant que la quinquagénaire “ a dû se débattre et crier”. Avant de lancer : “Entre ce qu’il présente et ce que vous indiquez, je note des éléments de violence.” La défense, représentée par M e Chloé Atlan, insiste de son côté sur les possibilités de réinsertion. “S’il a un bon cadre, une bonne influence, un bon suivi judiciaire, c’est quelqu’un qui pourrait s’en sortir ?”, demande-t-elle à la psychologue. “Je pense qu’il n’a pas de critères à haut risque de récidive”, répond l’experte. C’est ce que devra déterminer le tribunal quand il entrera en voie de condamnation ce jeudi. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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La Polynésie “pierre angulaire” de l’innovation

Tahiti, le 30 septembre 2026 – Pendant quatre jours la Polynésie sera sous les feux des projecteurs “au niveau innovation” dans le Pacifique mais également dans les outre-mer grâce au South Pacific Innovation Days. Le South Pacific Innovation Days se tient jusqu’à dimanche au Fenua. Un événement qui vise à “promouvoir l'innovation au sens large”, explique le président de la French Tech, Thibaut Desemberg. Cet événement ne figurait pas“ dans le tour habituel des événements outre-mer” mais le nouveau bureau de la French tech a su convaincre et “ramener cet événement majeur en Polynésie”. 150 invités venus de la Nouvelle-Calédonie, du Vanuatu, de la Nouvelle-Zélande ou encore des Départements d’outre-mer, sont attendus et parmi eux des entrepreneurs qui seront là pour “promouvoir les enjeux entrepreneuriaux et financiers autour du financement de tout ce qui touche à l'innovation”. Plusieurs ateliers ou conférences sont prévus autour de l'entreprenariat, et des leviers pour favoriser l’innovation au Fenua. “Il y aura des échanges avec d’autres territoires pour comparer les expériences et identifier des pistes d’amélioration pour le Fenua”, précise Thibaut Desemberg. “La Polynésie acteur central de l'innovation” Thibaut Desemberg estime que la Polynésie a “une grande chance d'être un acteur central et d'être la pierre angulaire pendant cet événement de l'innovation et la représentation de cette innovation au niveau outre-mer, mais également au niveau Pacifique” . Il ajoute que c’est même “une chance, une grande opportunité” pour améliorer les points sur lesquels “ on n'est peut-être pas encore totalement bons”. Le financement des start-up sera également évoqué. Thibaut Desemberg a rappelé que le Pays et l’État les soutiennent “activement”, et que certains financiers de l’international seront présents “pour venir à la rencontre des start-up polynésiennes, mais également de celles qui font le déplacement au travers des différentes délégations” . Le haut-commissaire Alexandre Rochatte a félicité le nouveau bureau de la French Tech d’avoir réussi à organiser cet événement au Fenua et a rappelé que l’innovation et le numérique sont “des axes de développement économique” . Il a ensuite rappelé que l’État, au travers du ministère des outre-mer, a participé à hauteur de près de 24 millions de francs. “Ils auront réponse à leurs nombreuses questions” Thibaut Desemberg rappelle que le South Pacific Innovation Days est dédié “à tout type de start-up” qu’elles soient au stade des idées, déjà lancées ou à la recherche de financement. “Ils auront réponse à leurs nombreuses questions, quel que soit l'état et le stade d'ordre d'avancement dans lequel ils sont .” Et pour ceux qui sont déjà lancés ce sera l’occasion “ de confronter leurs idées avec des choses qui se passent ailleurs (…) ou même d'aller chercher du financement pendant cet événement” . Le délégué territorial à la recherche et à la technologie, Marc Daumas, a même rappelé que la semaine prochaine se tient à Paris l’Innovation Outre-mer où des start-up polynésiennes pourront être sélectionnés et auront “la possibilité d'être dans ce grand bain de l'émulation parisienne (…). Ils pourront commencer à se projeter, et voir ce qu'ils auront à résoudre dans leur vie de start-up pour être des succès” . Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Les femmes de plus en plus touchées par les problèmes cardiovasculaires

Tahiti, le 30 septembre 2026 – Dans le cadre de l’événement “Marche pour ton cœur” le haut-commissariat a voulu sensibiliser, ses salariées aux risques cardiovasculaires. Sédentarité, changement du mode de vie ou encore alcool, tabac et “le stress, ce qu'on appelle la charge mentale” sont quelques-unes des raisons des risques cardiovasculaires chez les femmes. Une soixantaine de salariées du haut-commissariat ont troqué, le temps de quelques heures ce mercredi matin, leur robe contre des tenues de sport pour participer à la marche “Au cœur des vahine” . Une initiative organisée en partenariat avec le club Soroptimist international du Fenua. Après un échauffement devant le haut-commissariat, ces dernières ont parcouru la ville jusqu’au quai des ferries avant de revenir à destination par le parc Paofai. C’est “une première puisqu'on ne l'avait jamais fait dans le cadre professionnel” assure la directrice adjointe des moyens et de la modernisation de l'État au Haut-commissariat, Julie Gounaud. Cette sensibilisation s’étale sur trois jours, elle a commencé mardi avec l’intervention du cardiologue Rainui Richaud, l'angiologue Caroline Poulain, la neurologue Louise Watrin, et la directrice de l’Institut du cancer de la Polynésie française et gynécologue, Teanini Tematahotoa. “On a fait une marche dans la bonne humeur, qui était accessible à tous les niveaux, de tous les âges, et toutes les directions du haut-commissariat étaient représentées. Ça fait plaisir. C’est aussi un acte de cohésion, un acte sportif et symbolique pour marquer le coup .” Des femmes toujours plus touchées par des problèmes cardiovasculaires Pour Julie Gounaud, cette marche a une portée “ symbolique”. Si le cancer du sein reste “un sujet très important” les maladies cardiovasculaires ne doivent pas être mises de côté. “ Les modes de vie des femmes se rapprochent de plus en plus de ceux des hommes et elles ont de plus en plus de risques en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires”, indique-t-elle. La sédentarité ou encore la malbouffe y sont aussi pour beaucoup ; ces problèmes peuvent aussi être liés aux “ modes de vie qui changent, avec des mauvaises habitudes. Ça peut être la consommation de tabac, la consommation d'alcool, mais aussi le stress, ce qu'on appelle la charge mentale, avec toutes les activités du quotidien que connaît la femme” . Il y a des signaux d’alerte. Souvent une fatigue très importante. Mais les femmes “ ne sont pas suffisamment attentives à ces signaux, ce qui retarde la prise en charge médicale. On continue à aller au travail, à amener les enfants aux activités sportives, et on ne fait pas suffisamment attention à soi” . Gilbert Wong 76 ans : “Il ne faut pas rester devant la télé” “En principe, tous les matins je fais ma marche au parc Paofai. Je marche beaucoup moins maintenant mais je fais quand même deux tours ça dépend de ma forme. Il y a un an je marchais jusqu'à l'aéroport mais aujourd’hui je n'ai plus d'équilibre. Quelquefois quand je marche, je suis comme un ivrogne : je ne tiens plus sur mes pieds. Et en plus cela devient dangereux car des trottoirs il n’y en a pas partout. Parfois il y en a, et parfois, il n'y en a pas. On m'a dit qu’il faut que je marche c’est bon pour mon cœur. En plus, je n'ai rien à faire d’autre que de marcher, au lieu de ne rien faire ou de rester devant la télé. En tout cas, moi, je sens toujours bien. Je n'ai jamais eu de problème particulier. Je vais de temps en temps chez le cardiologue et il contrôle tout et tout va bien. Je suis un ancien sportif. Je jouais au football et au basket. Ensuite j’ai arrêté et me suis mis à la marche depuis les années 1980. Si j’ai un conseil à donner aux matahiapo c’est de marcher, il faut s'occuper, il ne faut pas rester devant la télé et c'est bien d'organiser ces événements Marche pour ton cœur. Ici tous les anciens vigiles me connaissent et beaucoup sont partis à la retraite. Je pense même que je suis le premier à faire de la marche aussi longtemps.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Fa’atura te tahatai, replanter pour protéger le littoral

Tahiti, le 30 septembre 2026 – Un jeu éducatif, deux guides pratiques, un clip de sensibilisation et 300 plants mis à la disposition des habitants du littoral, voici quelques-uns des projets réalisés dans le cadre du programme Fa’atura te Tahatai. Au terme de trois années de mobilisation collective, un bilan a été présenté ce mercredi au lycée agricole de Taravao en présence des nombreux partenaires associatifs et institutionnels. Au total, sept sites-pilotes à Tahiti, Moorea et Tetiaroa ont permis d’expérimenter des actions de revégétalisation en misant sur des solutions inspirées par la nature. Comprendre pour mieux agir, c’est l’objectif du programme de recherche-conservation “Fa’atura te Tahatai, restauration et valorisation des écosystèmes littoraux des îles de la Société” , qui sont les plus impactées par l’urbanisation. Ce vaste projet est porté par le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en partenariat avec Te Mana o te moana, Tahitian Historical Society, la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) et la Délégation à la recherche de la Polynésie française, avec le soutien financier de l’État au titre du Fonds vert et de la Fondation de France. “Respecter notre littoral, c’est respecter notre terre, notre océan et les générations qui nous succéderons. (...) Cet espace est fragile : l’érosion du trait de côte nous rappelle chaque jour que nos territoires insulaires sont particulièrement exposés” , a souligné le haut-commissaire, Alexandre Rochatte, en préambule d’une matinée de clôture et de restitution, ce mercredi. “Le but, c’est la réplicabilité” Le bilan des actions menées pendant trois ans a été présenté au lycée agricole John Doom de Taravao, partie prenante du projet. Pression humaine, exposition à la houle et aux changements climatiques, espèces végétales introduites, faune spécifique, sept sites-pilotes aux problématiques variées ont permis d’expérimenter des actions concrètes. Sur l’atoll de Tetiaroa, quatre sites répartis sur deux motu ont nécessité le remplacement de ‘aito et cocotiers par des espèces indigènes ayant un système racinaire plus performant pour retenir le sable, l’objectif étant de faciliter l’accès des tortues aux lieux de ponte. À Moorea, un balisage et une revégétalisation ont été menés du côté de Temae pour lutter contre les conséquences du piétinement, tandis qu’une seconde zone marécageuse située à Opunohu était investie pour des actions de sensibilisation auprès des écoles. De même, à Paea, sur un terrain de l’Institut Louis Malardé (ILM), un site de démonstration a permis de sensibiliser le jeune public. Au total, 180 visites scolaires ont été organisées. Sur le plan de la restauration écologique, 8.800 m 2 de littoral ont été restaurés grâce à l’introduction de 2.000 plantes issues d’une vingtaine d’espèces indigènes. Un suivi des sites restaurés et de la reconquête de la biodiversité est prévu sur cinq à dix ans. Pour Elena Gorchakova, chargée de mission Biodiversité Pacifique au comité français de l’UICN, le bilan est encourageant et s’annonce durable. “Il y a le bilan écologique et humain. C’est très important pour nous au niveau de la mise en place des protocoles scientifiques, des suivis botaniques et des résultats positifs en termes de restauration écologique, mais aussi d’une immensité de partenariats créés tout au long du projet. Il y a eu un engouement, et on voit qu’il y a une vraie attente de la part de la population et des communes qui s’emparent de ce sujet. Le but de ce projet, justement, c’est la réplicabilité. On a réussi en intégrant des sites complémentaires et en travaillant déjà sur de nouveaux projets, notamment avec l’Aviation civile qui est très motivée pour le déploiement de nos protocoles sur le motu de l’aéroport de Faa’a” , explique l’ingénieure. Plusieurs communes, dont Taiarapu-Est, Taiarapu-Ouest et Moorea, ont également fait part de leur intérêt. ​Des élèves investis Ce programme a également servi de support pédagogique aux élèves du lycée John Doom, impliqués à différentes étapes sur le terrain. “Le calendrier a fait qu’on a commencé ce projet avec l’ouverture de la filière GMNF [Gestion des milieux naturels et de la faune, NDLR] et qu’on le termine avec la première promotion qui va passer son bac pro. Ils vont pouvoir continuer en BTS au lycée de Opunohu ou commencer à travailler dans des associations, les communes, les institutions ou se lancer en tant que techniciens. Il y a beaucoup à faire dans ce domaine : on a tous en tête un site à proximité de chez nous qui se dégrade, à Tahiti comme dans les îles. En sachant que le tourisme vert fait aussi partie de leur formation” , souligne Jean-Pierre Sartore, directeur de l’établissement à la Presqu’île. L’ambition serait de reconduire le programme pour l’étendre à d’autres sites et toucher davantage de personnes grâce à des solutions fondées sur la nature. Basées sur les résultats de Fa’atura te tahatai, plusieurs actions concrètes sont déjà accessibles (lire encadré), à découvrir plus en détail à l’occasion de la Fête de la science à Tahiti, Bora Bora et Raiatea. Passer à l’action Pour diffuser les résultats du programme, plusieurs outils ont été créés afin de permettre à chacun de s’informer, voire d’agir à son échelle : Don de 300 plants : jusqu’à vendredi midi, le lycée agricole de Taravao ouvre les portes de sa pépinière dans le cadre d’une distribution de plantes (miro, hotu, naupata, fara, etc.) aux habitants du littoral souhaitant contribuer à ce projet de revégétalisation. Un guide grand public : pour mieux connaître le littoral, les erreurs à éviter, les espèces à privilégier pour replanter et la méthodologie. Un guide technique : plus complet avec les protocoles détaillés, il est destiné aux associations et aux professionnels (bientôt disponible). PK 1000 : un jeu inspiré du Mille bornes dans lequel il faut restaurer une plage en se familiarisant avec les espèces végétales indigènes pour contrer différentes menaces. Un clip artistique : portée par l’école de danse Aumaire de Taravao dans le cadre du projet ultramarin Racines en mouvement, cette réalisation partage des messages de sensibilisation entre terre et mer par la voix d’adolescentes, qui ont notamment choisi de rendre hommage au motu Nono de Afaahiti, dévasté par la dépression NAT en février 2024. Fa'atura te tahatai, en quelques images... À Tetiaroa, il s’agit de restaurer l’accès des tortues aux lieux de ponte (Crédit : Te Mana o te moana). À Moorea, des actions ont été menées à Temae et Opunohu (Crédit : Fa’atura te tahatai). À Tahiti, les efforts se sont concentrés à Paea (Crédit : Jean-Yves Meyer). Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Les roues d’or du cyclisme féminin

Tahiti, le 30 septembre 2026 - Le Tour de Tahiti Nui Raromatai s’est conclu il y a deux semaines, avec une prestation mitigée chez les hommes du côté de la sélection tahitienne. Chez les filles en revanche, les résultats sont impressionnants : six victoires sur huit étapes ; deux fois le maillots jaune porté ; une deuxième place au général ; deuxième au classement de la montagne ; troisième Master ; et surtout vainqueure du maillot vert… De quoi regarder l’arrivée des prochains Jeux du Pacifique avec optimisme. Le cyclisme féminin polynésien pêche, non par ses performances, mais par son nombre de licenciées. Et pourtant, au cœur du peloton se nichent quelques talents. La sélection féminine de Tahiti a, cette année encore, montré de quoi elle était capable lors du Tour de Tahiti Nui Raromatai. Face à une solide équipe calédonienne, qui peut rouler sur des routes d’une autre qualité que celle de Tahiti, les filles continuent de faire mieux que se défendre. À 11 mois des jeux, c’est plutôt encourageant et même motivant pour les reines du peloton. En tête du groupe, Kylie Crawford, qui a réalisé cette année un très beau tour malgré son accident lors d’un entraînement mi-juin lors duquel elle avait été percutée de plein fouet par un scooter qui n’avait pas respecté un stop. Sa jambe gauche avait alors été sévèrement touchée et avait dû être ouverte. Après deux mois de dure convalescence, mais une passion toujours intacte malgré les obstacles, et une volonté d’être présente pour aider l’équipe, Kylie a remporté le maillot vert du Tour 2026 et figure parmi les belles chances de médaille pour le prochains Jeux. Face à l’équipe de Tahiti, celle de la Calédonie sera à surveiller en 2027 mais la sélection tahitienne féminine cette année aura marqué de son empreinte le Tour cycliste Tahiti Nui Raromatai 2026. Une force collective Kylie Crawford a donné le ton dès la première journée en remportant la première étape et en devenant la première porteuse du maillot jaune. Régulière et offensive sur les sprints tout au long de la semaine, Kylie Crawford repart avec le maillot vert de meilleure sprinteuse, acquis au cumul des points chauds disputés sur les huit épreuves. Un maillot qui prend une saveur particulière puisqu’il est le seul à avoir résisté à la domination calédonienne, qui s’est emparée du jaune et du Master avec Sandra Gayral ainsi que du maillot à pois avec Mélanie Hallie. Mais la grande force tahitienne aura été collective. Désignée leader de la sélection pour ses qualités lorsque la route s’élève, Clémence Dede s’illustre en remportant trois étapes : la troisième au Plateau de Taravao, la quatrième lors du “test event” du Belvédère de Moorea, puis l’ultime étape à Huahine, marquée par un accueil exceptionnel et une cérémonie de remise des récompenses particulièrement riche en émotions. Soutenue tout au long de l’épreuve par ses coéquipières, elle termine deuxième du classement général et deuxième du maillot à pois. Adélaïde Treujou complète cette impressionnante moisson tahitienne avec deux victoires : la cinquième étape, un contre-la-montre individuel de 22 km à Moorea, également organisé comme “test event”, puis la sixième étape à Taravao. Marta Slozarka contribue elle aussi au très beau bilan de la sélection en montant à deux reprises sur le podium : deuxième au Belvédère de Moorea lors de la quatrième étape et troisième de la dernière étape à Huahine. La cycliste finit ainsi troisième du classement Master. Ces quatre individualités se sont mises au service d’un même objectif. Au-delà des six victoires, c’est surtout l’entente et la solidarité de la sélection tahitienne sous la supervision du cadre technique de la Fédération, Hervé Arcade, et de la confiance du président, Teva Bernadino, qui auront marqué cette semaine de compétition. Sur un Tour particulièrement exigeant en raison du dénivelé présent sur la quasi-totalité des étapes, chacune a su mettre ses ambitions personnelles de côté pour servir une stratégie commune autour de Clémence Dede. Protéger sa leader, lui rendre la pareille, travailler pour elle lorsque le profil lui était favorable, contrôler certaines situations de course : la sélection tahitienne a montré un véritable esprit d’équipe. Bon signal en vue des Jeux Cette première confrontation prend également une dimension particulière à moins d’un an des Jeux du Pacifique 2027 organisés à domicile. L’équipe calédonienne a une nouvelle fois démontré qu’elle serait une adversaire particulièrement redoutable. Mais les performances réalisées lors du Tour par les Tahitiennes, et surtout leur capacité à courir ensemble autour d’un objectif commun, constituent des éléments encourageants pour la suite. Le chemin jusqu’en août 2027 est encore long et les sélections comme les rapports de force pourront évoluer et se compléter. Mais ce Tour Tahiti Nui Raromatai aura permis aux Tahitiennes de se confronter, de se jauger et surtout de constater qu’elles étaient capables de rivaliser collectivement. À onze mois des Jeux du Pacifique à domicile, six victoires en huit étapes et une telle cohésion donnent forcément des raisons d’espérer côté tahitien. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Des associations se lèvent aux Samoa contre le projet d'extraction américain

Tahiti, le 30 septembre 2026 - Les gouvernements, et désormais les associations, continuent de s’élever contre l’exploitation des fonds marins souhaitée par les États-Unis dans les eaux internationales du Pacifique. Le 20 janvier de cette année, l’administration Trump a lancé sa grande opération d’exploitation des fonds marins dans les eaux internationales du Pacifique. Sous l'impulsion de Donald Trump, l'administration américaine publiait alors une procédure simplifiée visant à accélérer l'extraction minière dans les eaux internationales. Cette nouvelle réglementation faisait suite aux instructions données en avril 2025 par le président des États-Unis à son administration d'accélérer la délivrance de permis pour l'extraction minière sous-marine, y compris en dehors des eaux américaines. Il y a quelques mois, l'entreprise canadienne The Metals company (TMC) espérerait obtenir au premier trimestre 2027 le premier permis d'extraction minière en haute mer, après avoir franchi une étape “importante” avec les autorités américaines pour son projet élargi d'exploiter 65.000 km2 dans le Pacifique dont 25.000 km2 dans la zone de Clarion-Clipperton (CCZ), pour y prélever des “nodules polymétalliques” riches en minéraux stratégiques pour la transition énergétique, comme le nickel des batteries ou le cuivre des câbles électriques. Depuis, les voix s’élèvent à l’international pour dénoncer cette attitude. Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a été un des premiers à sensibiliser l’État. Une prise de position suivie du vote par l’assemblée de la Polynésie française d’une résolution demandant un positionnement plus ferme de Paris. Les Pays du Pacifique ont aussi fait entendre leur mécontentement à l’occasion du récent forum du Pacifique, et ce sont désormais les associations qui se mêlent à la lutte. Un groupe de défense de l'environnement des Samoa américaines a engagé cette semaine des poursuites judiciaires contre le gouvernement américain concernant ses projets d'exploitation minière en eaux profondes, rapporte Radio New-Zealand. Les organisations Fa'asao Amerika Samoa et Conservation Council for Hawaii ont déposé une plainte en août, contestant l'évaluation faite par le gouvernement américain des risques que l'exploitation minière envisagée ferait peser sur la faune marine. La zone visée par le projet de concession se situe dans la partie orientale du plateau continental extérieur des Samoa américaines, à environ 104 milles des îles Manu'a et du monument national marin de l'atoll Rose, connu sous son nom traditionnel de Muliāva. Le gouverneur Pulaali'i Nikolao Pula a pour sa part appelé à la “poursuite du dialogue” et a exigé qu'aucune activité ne soit entreprise sans le consentement du territoire. Lég. : Les “nodules polymétalliques” sont riches en minéraux stratégiques pour la transition énergétique, comme le nickel des batteries ou le cuivre des câbles électriques. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Un contrôle de grande ampleur à l’aéroport

Tahiti, le 30 septembre 2026 - Gendarmes, policiers et douaniers ont passé au crible l'ensemble de la plateforme de l’aéroport de Faa'a dans la nuit de samedi à dimanche. Le butin : deux détentions d'ice et de cannabis et six infractions routières. L'opération s'inscrit dans le plan de lutte contre les stupéfiants impulsé et coordonné par le haut-commissaire de la République en Polynésie française. Son objectif : sécuriser tous les flux, sur le tarmac comme dans l'aérogare, à l'occasion des départs et des arrivées, mais aussi sur les routes aux abords de l'aéroport. C'est d'abord sur le tarmac que les contrôles ont été menés. Quatre vols internationaux en provenance ou à destination de Los Angeles, Paris, Honolulu et Auckland ont été inspectés, tout comme un appareil en retour de maintenance. Le personnel navigant a lui aussi fait l'objet d'un dépistage de sécurité. Une cinquantaine d'agents de piste ont été contrôlés. 34 agents et sept équipes cynophiles mobilisées Les passagers de six vols internationaux, au départ comme à l'arrivée, ont ensuite été contrôlés avec l'appui des équipes cynophiles. Le dispositif s'est enfin étendu aux voies d'accès et côté ville. Au total, 63 véhicules et deux-roues ont été contrôlés, toujours avec le soutien des équipes cynophiles. Ces contrôles ont permis de relever six infractions routières et deux détentions d'ice et de cannabis. Parallèlement, 21 dépistages de stupéfiants ont été réalisés sur des conducteurs. Quatre d'entre eux se sont révélés positifs au le tétrahydrocannabinol (THC) et à la méthamphétamine. Au total, se sont 34 agents et sept équipes cynophiles qui ont été mobilisés pour cette opération conjointe contre le trafic de stupéfiants. Avec communiqué Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Taapuna Master 2026 : un nouveau format “fun” et compet

Tahiti, le 30 septembre 2026 - La Taapuna Master revient pour une 32 e édition, du jeudi 8 au dimanche 11 octobre. Cette année, la compétition évolue avec une nouvelle formule, baptisée “Plaisir et Performance”. Le rendez-vous est à noter dans le calendrier du surf polynésien. L'événement veut évoluer sans perdre son identité : le plaisir de se retrouver autour de la glisse, le goût du challenge et la mythique gauche de Taapuna. Si la houle n'est pas au rendez-vous, l'organisation pourra basculer sur une seconde fenêtre, du 15 au 18 octobre pour de meilleures conditions. La compétition se déroulera comme à son habitude à Punaauia, sur spot de Taapuna, qui a fait sa réputation avec ses tubes radicaux à fleur de récif. Et le site Orohiti à en face de la passe sera la zone d’accueil du public. Le spot de surf reste réservé aux surfeurs expérimentés, le récif y étant particulièrement affûté. Et à ce titre, la vague ne pardonne pas. À l'image du champion en titre, Tereva David , qui devra défendre sa couronne cette année. Sera-t-il détrôné ? Réponse dans quelques jours. Cette édition est aussi l'occasion pour le Taapuna Surf Club - Pupu Horue de présenter son bureau renouvelé. Pour la première fois de son histoire, une femme est à sa tête : Sarah Lienard-Pahape, qui succède à Lionel Teihotu, président depuis 1998. Ce dernier devient vice-président. “Cette année va être différente”, annonce d'emblée la nouvelle présidente, avec les mots d'ordre “Plaisir et Performance”. Les deux notions devront cohabiter avec une partie plus “fun” pour détendre le sérieux de la compétition. Avec le jeudi et le vendredi en mode “fun” où tous les participants seront répartis en trois séries. Puis les résultats de ces trois manches détermineront les séries du samedi et du dimanche avec concrètement, les dix premiers de la Taapuna Fun qui disputeront ensuite la Taapuna Master, “classe des grands”. Le détail du format sera dévoilé progressivement et l'équipe promet encore “quelques surprises”. Un programme bien détaillé a déjà été dévoilé : bodyboard open tāne et vahine, drop knee open tāne, kneeboard open tāne, ainsi que surf open tāne et vahine. Une catégorie bodyboard minimes, pour les 12-14 ans, est également envisagée : “On attend les inscriptions”, explique l'organisation. Un jury à distance depuis les “Terrasses de Taapuna” Les lauréats se partageront un prize money calculé selon le nombre de participants et le montant des inscriptions dans chaque catégorie. Des prix spéciaux viendront également récompenser le “Best Air”, le “Hot Ride” en bodyboard vahine et surf open vahine, ou encore le “Best Tube Rider”. Chez les tenants du titre, Tereva David défendra sa couronne en surf open, Terence Maitui en bodyboard et Sarah Lamotte en bodyboard féminin. Les effectifs seront plus réduits que d'habitude. Là où la compétition réunit chaque année près d'une centaine de compétiteurs chevronnés, l'organisation en attend au minimum une soixantaine cette année. Le club poursuit son pari du jugement par caméra, déjà expérimenté l'an dernier. La rénovation de l'hôtel Te Moana, qui servait de base au dispositif, a obligé l'organisation à trouver une autre solution. C'est là qu'entrent en jeu les “Terrasses de Taapuna”, un immeuble un peu plus haut, dont un appartement sera dédié aux officiels. Une caméra à grand zoom y filmera les déferlantes et les officiels arbitreront devant des écrans. Certains juges seront également sur un bateau, au plus près des sportifs. Les scores seront, eux, communiqués sur internet et la compétition sera à suivre en intégralité sur la page Facebook du Taapuna Surf Club. L'esprit “fun” se retrouvera avec un stand de dédicaces qui prendra ses quartiers sur place. Lau Aman, vainqueur de la toute première édition en 1994, y sera présent. Des animations sont également prévues, avec des initiations au paddle et à la plongée. Sur l'eau, la sécurité sera assurée par les sapeurs-pompiers, la brigade de police de Punaauia, les membres du club diplômés en sauvetage en mer et intervenant en jet-ski, ainsi que les “Tap's boys Water Patrol”. Le club organisateur rappelle également aux usagers du lagon que la vitesse réglementaire jusqu'à la passe est de 5 nœuds. La ville de Punaauia interviendra depuis le débarcadère du parc Taapuna Orohiti pour assurer la sécurité. À terre, le stationnement est problématique chaque année. Le staff a confié être en discussions avec la municipalité afin que la police municipale ne distribue pas d'amendes. Pour désengorger le site, Tahiti Tourisme, sponsor et partenaire de l'événement, a inscrit la compétition à son agenda et mettra à disposition des navettes gratuites pour amener le public, notamment les touristes. Catégories : Surf Open Tane / Vahine Bodyboard Open Tane / Vahine Drop Knee Open Tane Kneeboard Open Tane Bodyboard Minimes 12-14 ans envisagée. Pratique : Les inscriptions restent ouvertes jusqu'au 7 octobre, en envoyant un message sur Messenger et au Shop Tahiti Surf. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Deux infirmiers mis en examen pour avoir fraudé la CPS

Tahiti, le 30 septembre 2026 – Dans un communiqué diffusé mercredi, la procureure par intérim, Stéphanie Pradelle, indique que deux infirmiers libéraux travaillant à Nuku Hiva ont été mis en examen. Les deux individus, soupçonnés d'avoir fraudé la CPS à hauteur de 19 millions de francs, ont été placés sous contrôle judiciaire. La procureure par intérim, Stéphanie Pradelle, a indiqué mercredi par voie de communiqué que suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire en mars 2026 "à l’encontre de deux infirmiers libéraux exerçant à Nuku Hiva, d’une part, pour des faits d’escroquerie au préjudice de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS), et d’autre part, suite à un signalement émanant du Conseil de l’Ordre des infirmiers de la Polynésie française, pour des agissements préoccupants concernant des soins prodigués à des patients", les deux individus ont été interpellés le 23 septembre Stéphanie Pradelle précise que cinq enquêteurs du détachement de l’OCLAESP de Papeete, appuyés par quatre personnels du groupe interministériel de recherches (GIR) du commandement de la gendarmerie (COMGEND) de la Polynésie française (cosaisi dans le cadre de ce dossier), ont procédé à l’interpellation des deux infirmiers, "auteurs présumés de surfacturation d’actes et de déplacements sur une période de trois ans". Le préjudice de cette fraude à la CPS est estimé à près de 19 millions de francs. Les perquisitions réalisées ont part ailleurs "conduit à la découverte de documents administratifs relatifs aux faits dénoncés, ainsi qu’à une quantité importante de médicaments caractérisant l’exercice illégal de la profession de pharmacien" . Présentés devant le juge d'instruction en charge de l'affaire, les deux individus ont été mis en examen puis placés sous contrôle judiciaire. Le magistrat a ordonné, au titre des avoirs criminels, la saisie d’un bien immobilier d’une valeur initiale de 33 000 000 francs, supposément acquis pendant la période de commission des infractions, ainsi que des assurances-vie d’une valeur globale de 6 649 euros. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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La jeunesse à l’honneur au fort de Taravao

Tahiti, le 30 septembre 2026 – Au terme de leur formation militaire initiale, les 31 volontaires du service national ont officiellement intégré le RIMaP-Polynésie avec la présentation au drapeau et la remise des fourragères, symboles historiques de leur engagement pour les neuf prochains mois. La cérémonie s’est tenue au fort de Taravao, en présence de nombreux officiels et des familles. C’est un moment que les 31 volontaires du service national du Régiment d’infanterie de marine du Pacifique-Polynésie (RIMaP-Polynésie) ne sont pas près d’oublier. Ce mardi, en fin d’après-midi, au terme de la formation militaire initiale (FMI) lancée le 2 septembre à Arue , la première promotion polynésienne a vécu la cérémonie de présentation au drapeau au fort de Taravao, en présence de plusieurs représentants des Forces armées en Polynésie française (FAPF), du haut-commissariat, de la commune de Taiarapu-Est et de la communauté de communes Terehēamanu. ​Une première étape Un site chargé d’histoire pour une cérémonie riche en symboles, au lendemain de la remise des calots. “La présentation au drapeau, qui est l’emblème de chaque régiment ou unité militaire, c’est vraiment le souvenir des anciens et de leur sacrifice, et ce sacrifice qu’ils ont eux-mêmes choisi de faire en nous confiant une partie de leur jeunesse au service du pays et des Polynésiens” , explique le colonel Dorian Pauchet, chef de corps du RIMaP-Polynésie. Avec la remise des fourragères, les appelés du service national ont officiellement rejoint les rangs des Tamari’i Volontaires. “Pour servir, il faut les rudiments du soldat. Ils ont appris à marcher, à tirer, à se comporter en collectivité militaire. Ils vont pouvoir participer aux missions du régiment : se préparer à intervenir en cas de catastrophe naturelle au profit de la population, et tous les aspects de soutien logistique et de présence dans les atolls” . Trois d’entre eux ont été mis à l’honneur compte-tenu de leurs résultats exemplaires. C’est notamment le cas de Oariiterai, 24 ans, originaire de Paea et major de promotion à l’issue de la FMI : “Je voulais découvrir autre chose. J’avais déjà fait le RSMA en 2021 : le port de la tenue et ce genre de vie m’avaient manqué. Nous allons prochainement rejoindre nos différentes filières, où nous allons pouvoir continuer à apprendre et servir. J’ai demandé à intégrer le GCA (Groupement commando amphibie, NDLR), mais je ne suis pas encore fixé. J’avais en tête de me tourner vers la gendarmerie ou la police nationale après, mais je pense que la vie militaire me correspond bien, donc je verrai par la suite. Je suis très fier de cette première étape, surtout par rapport à mon fils et ma femme” . ​Émotion partagée L’émotion était aussi palpable du côté des familles venues assister à l’événement. “C’est toujours impressionnant de voir ses enfants s’engager et porter la tenue militaire” , confie la maman de jumelles de 21 ans, originaires de Faa’a. “L’une a toujours été intéressée par les métiers de la sécurité, l’autre l’a suivie. Ça va les faire mûrir et les forger pour la suite de leur parcours !” . “Ce n’est plus le même service national suspendu en 1996 avec effet en 1999, c’est un nouveau service national, donc c’est avec une grande émotion qu’on voit arriver de nouveaux appelés qui se mettent au service de leur pays pendant dix mois” , conclut le colonel Dorian Pauchet. Les jeunes “marsouins” ont défilé jusqu’au parc Teaputa, où le protocole a été mis de côté quelques instants à l’occasion d’un vin d’honneur convivial. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Biodiversité : Six lauréats pour la campagne TeMeUm 2026

Tahiti, le 29 septembre 2026 - La 16 e campagne de financement annuelle de micro-projets de l’OFB en faveur de la biodiversité des Outre-mer français soutient cette année six projets en Polynésie françaises, sur les 35 lauréats répartis dans l’ensemble des territoires ultramarins. Ces projets ont été retenus parmi 77 dossiers de candidatures reçus, évalués et classés avec l’appui des jurys locaux des territoires. Les projets lauréats en Polynésie française portés par des associations, sont soutenus à hauteur d’une enveloppe totale de 83 150 €, soit 9,9 millions de francs. La campagne 2026 a eu lieu du 24 février au 15 avril 2026. Comme chaque année, son objectif est de soutenir la montée en capacité des acteurs de la protection et de la restauration de la biodiversité des territoires ultramarins au travers de la mise en œuvre d'actions concrètes. Elle a été conçue pour répondre aux mieux aux attentes spécifiques des petits porteurs ultramarins : procédures simplifiées et dématérialisées, accompagnement, taux de subvention plafonné à 80 %, et financement versé en totalité au début du projet. Cinq projets ont été sélectionnés aux conditions du dispositif Tremplin qui vise un effet levier. Il donne donc la priorité aux premières expériences de gestion de projets en faveur de la biodiversité, ainsi qu’aux projets pilotes, qui visent à tester sur le terrain des approches ou méthodes innovantes pour la conservation de la biodiversité. Ces micro-projets durent un an au plus et sont financés jusqu’à 15 000 €. En Polynésie française, cinq micro-projets tremplins ont été retenus cette année : La “Restauration écologique et réintroduction du Partula à Moorea”, “Honu Mata” de Te Mana o te Moana, “Puhā Tohorā, le Souffle de la Baleine ”de Mata Tohora, “Régulation du Busard de Gould à Bora Bora” de La Vai Ma Noa Bora Bora et «Seacret” de Ocean Shiver “Save Titi – Sauvegarde du Titi” de la Société d’Ornithologie de Polynésie (SOP Manu) est retenue dans le dispositif Coopération pouvant aller jusqu’à une aide de 20 000 euros. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Changement climatique : La CNCDH interpelle les pouvoirs publics

Tahiti, le 29 septembre 2026 - Dans un avis adopté à l’unanimité jeudi dernier, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme alerte les pouvoirs publics : face au dérèglement climatique, la France doit se doter d'une véritable politique d'adaptation pour protéger les droits fondamentaux. L'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900, marqué par une succession de canicules et par des incendies d'une ampleur exceptionnelle. Ces événements affectent le quotidien de la population, en France comme dans le reste du monde. Le dérèglement climatique compromet l'ensemble des droits humains : droit à la vie, à l'eau, à l'alimentation, au logement, au travail, à l'éducation. Il fragilise aussi la continuité des services publics, les liens sociaux et l'habitabilité des territoires, avec des effets plus marqués sur les populations vulnérables. Pour la CNCDH, atténuation et adaptation sont indissociables : il faut agir sur les deux fronts à la fois. Dans un rapport communiqué en fin de semaine dernière, la CNCDH appelle à renforcer les moyens budgétaires et les outils juridiques pour répondre à l'urgence. Elle recommande l'adoption d'une loi-cadre qui articulerait atténuation, adaptation, protection des écosystèmes, justice sociale et garantie des droits humains. Cette loi devrait consacrer expressément l'adaptation au changement climatique comme une obligation positive de protection des droits humains. La Commission demande également la création d'un fonds national pérenne dédié à l'adaptation, fondé sur les principes de solidarité, de justice climatique et d'égalité territoriale. Une attention particulière aux Outre-mer L'avis insiste sur la nécessité de mesures adaptées aux vulnérabilités spécifiques de certaines catégories de personnes : personnes âgées, enfants, personnes en situation de handicap, populations en situation de précarité, personnes détenues. Les Outre-mer, particulièrement exposés aux effets du changement climatique, doivent être une priorité de la politique nationale d'adaptation. La CNCDH recommande la mise en place d’une stratégie territoriale coconstruite avec ses habitants. Concernant la Polynésie française, le rapport avance deux préconisations. La première, que la France étende à la Polynésie française, à la Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna la déclaration déposée le 19 mars 2026 de la Charte sociale européenne révisée, afin que l'ensemble des populations ultramarines bénéficie des garanties qu'elle prévoit en matière de santé, de logement, de sécurité sociale et de protection des personnes vulnérables. De plus, la CNCDH recommande aux pouvoirs publics de garantir pleinement les droits des peuples autochtones dans la conception et la mise en œuvre des politiques d’adaptation, notamment leurs droits à la participation et à la préservation de leurs terres, à un consentement libre préalable et informé avant la mise en œuvre de toutes mesures d’adaptation. “Une attention particulière doit être portée aux peuples de Nouvelle-Calédonie, de Guyane et de Polynésie française ainsi qu’aux populations wallisienne, futunienne et mahoraise. Leur participation effective à l’élaboration, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des mesures d’adaptation doit être garantie”, estime l’organisme. Sur le plan international, la CNCDH estime que la France doit agir au nom de l'équité, en tenant compte des responsabilités historiques dans les émissions de gaz à effet de serre, des capacités économiques et des vulnérabilités propres à chaque État. La Commission demande en outre à la France de mieux reconnaître et protéger les personnes contraintes à l'exil en raison du changement climatique. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Le 26e Salon du livre du 15 au 18 octobre

Tahiti, le 29 septembre 2026 - L’Association des Éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) et la Maison de la Culture – Te Fare Tauhiti Nui organisent la 26 e édition du Salon du Livre de Tahiti “Lire en Polynésie”, qui se tiendra cette année du 15 au 18 octobre prochain sur l’esplanade basse de To’atā. Une édition où les mots deviendront des étincelles, des étendards, les livres des espaces de liberté, et les imaginaires, les premiers artisans du changement. Une révolution peut naître d’un soulèvement public comme d’une prise de conscience intime au détour d’une phrase. Vecteur de savoirs et rempart pour la liberté d’expression, la littérature demeure le fer de lance de la liberté de penser et le témoin privilégié des mutations de nos sociétés. Qu’elle soit politique, écologique, numérique ou intime, la révolution sera abordée sous toutes ses facettes. Pendant quatre jours, écrivains et acteurs du monde culturel de Polynésie française, des États-Unis, de Nouvelle-Zélande, de Nouvelle-Calédonie, de Papouasie- Nouvelle-Guinée, d’Australie et de l’Hexagone, croiseront leurs regards. Lors du salon, des journées scolaires seront organisées avec des parcours pédagogiques, des ateliers d’écriture, d’illustration, de la médiation littéraire et des rencontres privilégiées avec les auteurs et créateurs pour les élèves et étudiants. Plusieurs temps forts seront aussi mis en place avec des conférences, des tables rondes, des dédicaces et des expositions accessibles tout au long de l’événement. Des ateliers pour petits et grands avec initiation au graffiti, atelier d’écriture d’illustration, lecture, contes, animations pour les tout-petits, illustration carnet de voyage, création et concours de pancartes citoyennes et bien d’autres sont aussi au programme. Enfin, un studio d’enregistrement sera aménagé pour repartir avec un souvenir unique et précieux, une lecture audio personnalisée à offrir à un de vos proches. Le concours d'écriture et d'illustration est toujours ouvert en parallèle. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 4 octobre. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Surf - ​La jeunesse du surf au travail

Tahiti, le 29 septembre 2026 - À la suite du championnat du monde de surf juniors au Salvador, la Fédération tahitienne de surf a pris la direction de la France pour la tenue du quatrième stage “Héritage”. Le programme, initié par Jérémy Florès après Paris-2024, vise à prolonger les liens créés entre les fédérations française (FFS) et tahitienne (FTS), à rapprocher les jeunes espoirs du surf et les entraîneurs des deux territoires et, surtout, à travailler sur le long terme avec les Jeux olympiques 2032-2036 en ligne de mire. En 2025, deux stages ont déjà eu lieu, à Tahiti puis à Hossegor, tandis que la FTS a accueilli à nouveau en février cette année le troisième stage Héritage, entre Rangiroa et Tahiti. Du 16 septembre au 4 octobre 2026, sept jeunes de la Fédération tahitienne de surf ont à présent rejoint six jeunes du groupe Fédération française de surf pour partager près de trois semaines d’entraînement, de travail et de vie collective. À l'arrivée, les premiers jours ont été dédiés à la récupération (kiné, bains froids, mobilité...) après l'intensité des Mondiaux. La semaine suivante, les journées ont été rythmées par des entrainements techniques, avec une à deux sessions par jour (lorsque les conditions de vagues l'ont permis) pour travailler sur les détails, la progression individuelle et la répétition des situations. Ce rassemblement a aussi été volontairement placé en parallèle du Quiksilver Festival, qui réunit durant une semaine de nombreux surfeurs internationaux de haut-niveau. Une proximité choisie volontairement par l’encadrement pour permettre aux plus jeunes d’observer les meilleurs, d’échanger avec eux et de se nourrir de leur expérience. Enfin, d'autres temps forts ont été mis en place, notamment de l'analyse vidéo, de l'entrainement physique avec Patrick Beven, une initiation à l'apnée avec Jérôme Abadia ou encore de l'immersion culturelle avec une séance d'initiation à la pelote basque (pala et chistera) réalisée au Jai Alai de Hossegor. Cette semaine, le groupe entre dans sa dernière ligne droite d'entrainement. Les jeunes seront évalués en conditions réelles au travers d'une compétition interne en fin de semaine, où ils devront mettre en place tous les acquis du stage. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Grève : “Les problématiques locales” sur la table

Tahiti le 29 septembre 2026 - Le retour des Polynésiens, la prime d’installation pour les lauréats des concours, ou encore la protection fonctionnelle : tels sont quelques-unes des revendications des fonctionnaires d’État exprimées mardi par les syndicats lors de la grève des agents de la fonction publique d’État. Les syndicats du Fenua ont répondu mardi à l’appel à la mobilisation des syndicats nationaux de la fonction publique d’État. Une mobilisation modeste principalement suivie parmi les personnels de l’Éducation. Selon nos informations à 10 heures, 28,84 % des enseignants étaient en grève soit 1.202 fonctionnaires dont 837 dans le premier degré et 365 dans le second degré. Les représentants de l’Unsa éducation et de la CSTP-FO ont été reçus par le haut-commissaire, Alexandre Rochatte, mardi matin. Et selon la secrétaire générale SE Unsa Polynésie, Titaua Frogier, le représentant de l’État était “parfaitement au courant des problématiques locales que nous soulevions” . En effet, bien que ce mouvement initié en métropole soit relayé localement par solidarité, les syndicats ont préféré se pencher sur les problématiques du Fenua. “On a saisi l’occasion pour parler de nos préoccupations locales. Tous les points de revendication de l'appel national auquel nous avons répondu, ça se règle dans l'Hexagone à Paris. Là, on avait un interlocuteur qui exerce son pouvoir en Polynésie, donc on a parlé de ce qui se passe en Polynésie .” “Nous souhaitons peser dans les débats” Plusieurs points ont été évoqués avec Alexandre Rochatte, notamment celui de l’équité de traitement des personnels ultramarins. “Nous demandons que la prime spécifique d’installation pour les lauréats des concours soit étendue à toutes les collectivités d'outre-mer qui sont exclues du dispositif”, insiste Titaua Frogier. Le choix du jour de grève n’a pas été décidé au hasard puisque dans quelques jours le projet de loi de finances pour 2027 va être présenté aux élus du palais Bourbon, à Paris. “Et nous souhaitons peser dans les débats, peser dans les discussions, et qu'on n'oublie pas que l'école publique est un service qui est rendu à tous les enfants de la Nation. Et il faut que ce service public, on lui donne les moyens de pouvoir porter nos enfants vers la réussite, et vers les emplois qui leur plaisent. Et non pas d'être forcé, parce qu'il n'y a pas cette formation dans ton patelin, dans ton île, et donc tu es forcé d'être ceci, alors que tu préférais être autre chose”, ajoute la secrétaire générale SE Unsa Polynésie. Elle rappelle également que la campagne pour l’élection présidentielle a déjà démarré. Et c’est l’occasion pour les syndicats de sensibiliser également les candidats. “On voit des candidats se déclarer toutes les semaines, et qui portent des programmes, avec notamment l'éducation qui fait partie évidemment des thématiques.” Titaua Frogier annonce même qu’une autre grève pourrait avoir lieu après l’examen du texte à l’Assemblée nationale. “Quand les médias reviennent continuellement sur la dette publique, sur le déficit de la France, cela tend à dire que toutes revendications de revalorisation salariale ne peuvent être entendues ; mais quand, en même temps, on refuse que les ultra-riches participent un peu plus, c'est-à-dire à hauteur de leur patrimoine, il y a des choses qu'on ne peut pas comprendre.” Le CEAPF pour “protéger l'emploi local” De son côté, le premier secrétaire général adjoint de la CSTP-FO, Edgar Sommers, est revenu sur la suppression de l’Indemnité temporaire de retraite (ITR) et la solution pour la remplacer. “Nous sommes toujours dans l'attente d'un système alternatif” , déplore-t-il. Le numéro 2 de la CSTP-FO rappelle que la suppression de l’ITR ne concerne que les “nouveaux arrivants parce que les personnes qui étaient visées par la suppression de l'ITR, c'était les fonctionnaires qui n'avaient jamais servi outre-mer” . Selon le syndicaliste pour ces mêmes fonctionnaires “l'ITR a été maintenue, plafonnée certes à 18 000 euros, mais maintenue quand même” . Edgar Sommers ajoute que moins de 30 % des fonctionnaires d’État se sont inscrits au dispositif de Cotisation volontaire de retraite (CVR) : “C 'est que quelque part ça ne répond pas aux besoins des fonctionnaires .” Le retour des Polynésiens au Fenua a également été évoqué avec le haut-commissaire, notamment à travers le Corps d'État pour l'administration de la Polynésie française (CEAPF) mis en place de 1966. “C'est la première façon de pouvoir protéger l'emploi local, c'est justement d'enrichir ce corps CEAPF par du recrutement dans ce même corps, et donc une évolution également dans ce corps”, explique le numéro 2 de la CSTP-FO. Il rappelle qu’aujourd’hui certaines administrations ont réussi à obtenir des catégories A dans le CEAPF. Édgar Sommers demande que cette évolution soit généralisée à l’ensemble des corps. “À l'époque ce corps a été créé avec de la catégorie D, C et B. Certaines administrations ont réussi à obtenir de la catégorie A dans le CEAPF comme les professeurs des écoles, infirmiers ou les policiers” . Le syndicaliste demande la généralisation de cette évolution à tous les corps CEAPF “pour permettre aux agents d’avoir un déroulé de carrière identique à celui de leurs homologues métropolitains” . Édgar Sommers, Premier secrétaire général adjoint de la CSTP-FO “Je ne pense pas que ce soient des demandes qui sont démesurées. Elles correspondent aux réalités de la vie en Polynésie. Les syndicalistes ne sont pas là pour faire la grève, simplement pour avoir un effet de masse. C'est pour répondre à une réalité, car aujourd'hui tout le monde rencontre des difficultés, que ce soit dans le public, la fonction publique territoriale, hospitalière, communale, de l'État. Il y a de réelles difficultés, il ne faut pas se voiler la face, il faut pouvoir répondre aux besoins de ces travailleurs. Tout le monde doit pouvoir concourir à faire en sorte que l'on puisse vivre décemment dans ce pays, pas que les syndicalistes, je pense que c'est l'affaire de tous. C'est l'affaire de tous, il ne faut pas dissocier le privé du public. Non, on a tous les mêmes besoins, on a tous les mêmes envies, c'est-à-dire pouvoir subvenir aux besoins de nos enfants, subvenir aux besoins de nos familles. C'est simplement ce que l'on demande aujourd'hui. On ne demande pas plus, mais pas moins non plus (…). Nous avons pour objectif de rencontrer Mme la ministre de l'Outre-mer, lorsqu'elle viendra ici de manière à pouvoir également échanger avec elle sur ces différents sujets.” Titaua Frogier, Secrétaire générale SE UNSA Polynésie “Lorsqu'on est agressé ou qu'on est harcelé, voire qu'on fait l'objet d'une plainte de la part, souvent de parents, on est en droit d'attendre de son employeur, parce que c'est prévu dans le code général de la fonction publique, une protection fonctionnelle. Autrement dit, l'employeur va se substituer quelque part à l'agent pour le défendre. Là, il va sentir tout l'appareillage de l'administration derrière lui et déjà, la difficulté à laquelle il fait face, elle sera moindre parce qu'il se sentira porté, reconnu, considéré. Or le problème, c'est qu'avec la répartition des compétences État-Pays, les deux se renvoient à la balle lorsqu’un agent les interpelle. Ce n'est pas tolérable. Donc nous poussons pour que la Convention État-Pays, qui est en train de se réécrire pour la prochaine décennie, comporte des dispositions qui permettent de déterminer qui a la charge de cette protection fonctionnelle. Pareillement, pour l'instance dans laquelle on devrait pouvoir porter toutes nos revendications sur les conditions d'hygiène, de sécurité, conditions de travail, il faut que ça soit prévu dans cette convention.” Martial Chang, Syndicaliste de l’Unsa et commissaire de l’Éducation nationale “En tant que commissaire paritaire, siégeant au comité de l'Éducation et dans les instances auprès de la DG2E, nous avons fait la énième remontée de demande de la création d'une instance de dialogue social pour tous les agents d'État de l'Éducation. Nous sommes lésés sur ce point depuis 2019. Donc l'idée est d'inclure dans la prochaine Convention décennale cette instance. Le point bloquant ne vient pas du haut-commissaire, ne vient pas du vice-rectorat, mais vient de notre Pays. Le pays doit changer quelques textes pour que nous puissions, nous fonctionnaires d'État, décider de comment est-ce que nous devons travailler dans nos établissements et traiter nos conditions d'hygiène et nos conditions de travail. Pour l'instant, ce ne sont pas nous qui avons la main dessus. Nous sommes dépendants d'une instance du Pays. Donc ce n'est pas normal. Nous sommes plus de 10 000 fonctionnaires d'État. Et il y a 10% qui décident pour nous. Et ce ne sont pas des fonctionnaires d'État. Donc cette instance va être inscrite dans la prochaine Convention décennale et nous espérons fortement qu'elle sera effective avant la fin de l'année.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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“On donne la parole aux pêcheurs”

Tahiti, le 29 septembre 2026 – La DRM achève une tournée de concertations auprès des pêcheurs côtiers et lagonaires de Tahiti et des îles. Ce mardi, rendez-vous était donné à Tautira, où les usagers ont exprimé leurs difficultés et leurs attentes. Un diagnostic qui doit servir à l’élaboration du premier schéma directeur de la pêche côtière et lagonaire en Polynésie française. Une quinzaine de personnes ont bravé le vent et la pluie, ce mardi matin, pour assister à une réunion à l’initiative de la Direction des ressources marines (DRM) à Tautira, village de pêcheurs aussi connu pour sa Zone de pêche réglementée (ZPR) en vigueur depuis 2018. Après la pêche côtière la veille, à Taravao, c’était au tour des pêcheurs lagonaires d’être consultés sur l’avenir de la filière. Tahiti, Moorea ou encore Raiatea, mais aussi les Tuamotu, les Gambier, les Australes et les Marquises, tous les archipels sont concernés par cette tournée lancée fin juin et qui devrait s’achever entre octobre et novembre au terme d’une trentaine de rencontres. ​Cap sur le premier schéma directeur Pas de bonne ou de mauvaise réponse, ni de décision : il s’agit de recueillir les avis des uns et des autres, en sachant que chaque île, voire chaque commune, a ses spécificités. “Ce sont des réunions de concertation : on donne la parole aux pêcheurs pour établir leurs réalités et leurs problématiques actuelles, et comment ils voient l’évolution de leur métier” , explique Alexandra Grand, chargée de projet à la DRM, accompagnée de Julius Mana, agent instructeur et contrôleur. Dans la continuité de ce diagnostic, c’est la création d’un schéma directeur de la pêche côtière et de la pêche lagonaire qui se profile : “C’est un document qui vise à établir les grands axes de développement de ces deux filières, qui sont traitées ensemble car ce sont des filières artisanales. Il existe un schéma directeur de la pêche hauturière, établi en 2017 et en cours de révision, mais c’est la première fois pour la pêche lagonaire et côtière.” “Quels sont les rôles de ces filières dans la société et comment les faire perdurer ? Qu’est-ce qui fonctionne ou qui ne fonctionne pas ?” C’est tout l’enjeu de ces rencontres de terrain sur fond de gestion durable en faveur de l’autonomie alimentaire. Qualité des produits, coûts et charges, conflits d’usage, réglementation ou encore aménagement, les sujets sont nombreux. À Tautira, il a notamment été question de la gestion des ressources, certains évoquant “moins de poissons” et “plus de pêcheurs” , d’autres soulignant une pêche de nuit “plus rentable” et des filets “trop efficaces” . Le statut de pêcheur professionnel a également été interrogé, à l’égard des salariés et des retraités comme de la vente en bord de route. En 2024, en Polynésie française, la pêche côtière totalisait 344 navires actifs (bonitiers et poti mārara) et 1.792 pêcheurs lagonaires étaient détenteurs d’une carte valide délivrée par la Chambre d’agriculture et de pêche lagonaire (CAPL), mais le nombre de personnes pratiquant cette activité, que ce soit pour de l’autoconsommation ou comme source de revenus, est beaucoup plus important. Nero Tehaamoana, pêcheur lagonaire de Tautira : “Je tenais à participer” “J’apprécie la démarche, parce que ça nous permet de savoir où le Pays en est par rapport à nous. Je tenais à participer pour contribuer à améliorer les choses. On a abordé différentes questions. Pour ma part, ça fait longtemps que je pêche et je vois qu’au niveau de la ressource, ce n’est plus comme avant... Je pratique la chasse sous-marine et je vends moi-même mon poisson : je descends à Papeete le samedi soir pour être prêt le dimanche matin. C’est un métier fatiguant et difficile que je n’ai pas inculqué à mon fils. C’est un mode de vie qui n’est pas évident entre le coût du matériel et le fait qu’il y a de moins en moins de poissons.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Starlink : l'importation des équipements terminaux reste bloquée

Tahiti, le 29 septembre 2026 - Le tribunal administratif a rendu sa décision ce mardi 29 septembre. Il n'annule qu'une partie de l'arrêté du 2 octobre 2025 sur les équipements terminaux ; mais le dernier verrou contre l'importation des kits Starlink reste en place. “C'est encore perdant”, se désole l'avocate de la requérante, M e Sophie Guessan ce mardi 29 septembre. Le tribunal administratif n'a annulé que l'article qui déclarait non conformes les équipements qui “fournissent un moyen de contourner” les services des opérateurs autorisés à délivrer un service internet en Polynésie française. Les articles sont maintenus qui imposent un accord entre l'opérateur public et la société qui met l'équipement en service. En conséquence de quoi l'importation des équipement terminaux reste non-autorisée au Fenua. Cette exigence figurait déjà dans une délibération de l'assemblée de 2011, que le conseil des ministres pouvait préciser. Les autres arguments de la requérante sont écartés, qu'il s'agisse de la signature de l'arrêté, de la liberté du commerce ou du droit de la concurrence. Pour rappel, la requérante qui vit à Arutua, aux Tuamotu, dans une zone où elle ne capte pas internet avait acheté un kit Starlink en juillet 2025. L adirection générale de l'économie numérique (DGEN) lui avait délivré une autorisation de conformité. Le prestataire postal OPT avait refusé de lui remettre le colis, en expliquant que cette autorisation “ne vaut pas autorisation d'importation” et qu'aucun accord n'avait été passé entre l'OPT et Starlink. C'est cette dernière condition, maintenue par le jugement, qui la prive de son antenne. ​ Le tribunal a suivi le rapporteur public Le tribunal avait déjà annulé des textes similaires en jugeant que le conseil des ministres ne pouvait pas ajouter de critères d'importation. Le gouvernement avait repris un arrêté pour temporiser, dans l'attente d'une réforme de la loi. En mai dernier l'exécutif n'avait pas réussi à faire voter à l'assemblée une double réforme du code des télécommunications. À l'audience du 15 septembre, le rapporteur public avait proposé une annulation partielle : le critère du contournement ne passait pas, mais l'exigence d'un accord était conforme. M e Guessan y voyait pourtant une victoire, “à ce stade on n'a plus aucune réglementation qui interdirait d'importer un équipement Starlink”, estimant que “la Polynésie française ne démontre pas que Starlink utilise le spectre” et qu' “on ne peut pas le faire par voie d'arrêté”. Le tribunal a alors suivi le rapporteur public : il annule l'article sur le contournement, mais maintient l'obligation d'un accord entre l'OPT et la société qui met l'équipement en service. L'interdiction est donc affaiblie, mais elle tient toujours. La Polynésie devra verser à la requérante 150 000 francs de frais de justice. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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L’élection de Damas Teuira sur la sellette à Mahina

Tahiti, le 29 septembre 2026 - Les municipales 2026 continuent de faire parler devant le tribunal administratif ce mardi matin. Un recours commun de Hinoi Fritch, Émile Vernaudon et Gilles Teaotea a été éxaminé. Les trois candidats perdants des municipales de Mahina contestent la communication en ligne de la mairie pendant la campagne, et surtout une vidéo, “Mahina veille sur vous”, publiée sur le Facebook de la commune le 16 février 2026, un mois avant le scrutin. Le rapporteur public a conclu en faveur d'une annulation des opérations électorales et un retour aux urnes pour les municipales à Mahina. La décision du tribunal est attendue le 13 octobre. Pour rappel, le maire de Mahina réélu dès le premier tour avec 51,6 % des voix, Damas Teuira avait fait des réseaux sociaux un pilier de sa campagne. Sa liste, Mahina ia Hotu, publiait deux, trois, voire quatre vidéos par semaine, avec des formats courts qui ont parfois dépassé les 700.000 vues sur TikTok. Le rapporteur public a donc dû faire le tri ce mardi. L'article L52-1 du code électoral interdit toute campagne de promotion des réalisations ou de la gestion d'une collectivité à partir du premier jour du sixième mois précédant le scrutin, soit septembre 2025. Les rétrospectives annuelles de la commune, diffusées à la même période les années précédentes, y échappent, estime-t-il. Le clip “Mahina veille sur vous", non. Sur ce clip de deux minutes les personnages mettent en scène de fausses interventions de la police municipale, pour vanter le déploiement de la vidéosurveillance. Ce qui “dépasse le simple bilan” d’après le rapporteur public. Le maire sortant, Damas Teuira, y apparaît en chef des opérations, en gilet jaune de mūto'i, et “valorise au passage la collaboration entre l'État et la commune”. Reste l'effet sur le vote, et c'est là que le rapporteur public a dressé les chiffres : plus de 1.700 voix séparent la liste du maire de celle de Hinoi Fritch, mais le tāvana sortant n'a dépassé la majorité absolue que de 89 voix. Or la vidéo, diffusée moins de 30 jours avant le premier tour, a été partagée plus de 500 fois et likée 1.707 fois. Sur un thème, la sécurité, très porteur en campagne, elle a pu altérer la sincérité du scrutin. “Nous vous invitons à considérer que cette vidéo a été de nature à altérer la sincérité du scrutin” , a suggéré le rapporteur public au tribunal. En conclusion, le magistrat estime nécessaire d'annuler les opérations électorales des dernières municipales à Mahina et, en conséquent, un retour aux urnes. ​ Un code électoral “particulièrement muet” sur les réseaux sociaux À l’issue de l’audience, l’avocate des requérants a abondé dans le sens du rapporteur public en estimant concernant cette campagne litigieuse de communication sur les réseaux sociaux qu’il ne s'agit pas de simple communication mais de promotion personnelle du maire, très relayée par des électeurs de la commune. Le code électoral est “particulièrement muet” sur les réseaux sociaux, mais la jurisprudence admet qu'une publication en ligne puisse influencer une élection, a-t-elle expliqué. Quant à l’avocat de Damas Teuira, il rappelle que le dispositif de vidéosurveillance dont il est question dans ces vidéos de format court est un projet “bien plus ancien” que la campagne, cofinancé par l'État, et que la commune devait le faire connaître à la population. En outre, cette vidéo n'appelle pas à voter et ne fait aucune référence aux élections, a-t-il souligné. Surtout, il refuse les chiffres : “le temps de lecture moyen est d'une vingtaine de secondes, la majorité des vues ne dépasse pas trois secondes, c’est du simple scroll, et une bonne part vient de notifications Facebook. Le tribunal serait amené à présumer qu'une centaine de voix ont été déplacées, alors qu'aucun d'entre nous n'est capable de savoir si les spectateurs étaient électeurs de Mahina” , avance-t-il. Le tribunal rendra sa décision le 13 octobre prochain. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​“On ne corrige plus comme ça, même les chiens”

Tahiti, le 28 septembre 2026 - Une semaine après une première condamnation pour violences sur son ex-compagne, un homme de 28 ans a de nouveau frappé la jeune femme sous les yeux de leur fils de 3 ans. Le parquet a requis deux ans de prison. “Malheureusement, on est occupé par cinq dossiers de violence conjugales aujourd'hui”, concède le procureur à l'ouverture de l’audience de comparution immédiate, lundi. L’homme qui se présente devant le tribunal vient d'une petite île des Australes. À 28 ans, il est poursuivi pour avoir frappé son ex-compagne de 22 ans, qui s'est vu prescrire 14 jours d'Incapacité totale ou temporaire de travail (ITT), sous les yeux de leur fils de trois ans. La jeune femme, restée aux Australes, n'est pas présente. Les faits remontent au dimanche 20 septembre. À 23h30, les gendarmes sont sollicités pour des violences conjugales. Le couple vit sous le même toit depuis cinq ans. Le prévenu, connu pour être jaloux, insulte sa compagne, “pense qu’elle fait des choses avec ses patrons” et la menace. Ce soir-là, il boit de la bière. Leur enfant s'agite, elle le ramène à la maison. C’est à ce moment que le père de famille lance des objets au visage de sa conjointe (un bol, un téléphone) et frappe le petit garçon avec un balai ni'au. À la barre, le prévenu assume : “Moi je le corrige avec le petit bâton. Je le tape pas au visage.” Le président lui rétorque sèchement : “On ne corrige plus comme ça, même les chiens.” L'homme dit alors avoir “peur” que, s’il corrige pas son fils, son fils “soit au-dessus” de lui. Mais ce jour, devant le tribunal, il n’est pas poursuivi pour des faits de violences sur le petit mais pour ceux sur son ex-conjointe. Œil au beurre noir, visage tuméfié Le jours des faits, la victime se réfugie alors chez une voisine mais il lui tire les cheveux et lui donne des coups de pied alors qu'elle est à terre. La jeune femme tente de se protéger. Il l'attrape, la plaque au sol, “il voulait me tuer”, relate-t-elle dans la procédure, avant de lui porter cinq coups de poing au visage. Le président invite le prévenu à regarder les photos. Elles parlent d’elles-mêmes : joue gauche gonflée, œil au beurre noir, visage tuméfié… C'est là que sa défense plaide la piste psychiatrique, en soulignant qu'il suit un traitement qu'il vient de commencer. Déjà condamné plusieurs fois pour vol à Tahiti, le président son parcours : “Pour résumer, à Tahiti tu voles, et sur la petite île tu frappes.” Les violences interviennent alors qu'il a été jugé le 24 septembre, la semaine précédente, pour des violences sur la même victime, et condamné à quatre mois d'emprisonnement. “Quand tu vas grandir, tu devras casser la gueule de ta maman, à cause d'elle je vais aller en prison”, avait lancé le prévenu, dimanche 20 septembre, à son enfant de trois ans après avoir frappé sa victime. L'avocat des parties civiles évoque la vie difficile que le prévenu a infligé à la maman de leur fils. Pendant sa grossesse, la jeune femme était “séquestrée, sous le contrôle de son compagnon. Elle n’avait pas le droit de sortir sans son accord.” La mère de la victime évoque même une fille qui a changé, “stressée” et qui a “peur de son conjoint” : “Ma fille est en danger, je pense qu'il pourrait la tuer”, a-t-elle estimé en audition. L’avocat demande une interdiction de domicile conjugal, 800 000 francs de dommages et intérêts pour la mère et 200 000 francs pour l'enfant, tous deux nécessitant un suivi renforcé. Le parquet requiert deux ans d'emprisonnement dont 6 mois de sursis probatoire avec mandat de dépôt, obligation de soins, interdiction de contact avec la victime et de se rendre sur son lieu de travail. Ainsi qu’une suspension de l'exercice de l'autorité parentale. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Le basket reprend ses droits sur les parquets du fenua

Tahiti, le 28 septembre 2026 - La nouvelle saison de basket chez les seniors masculin et féminin commence cette semaine à Tahiti. Un exercice particulier avec les Jeux du Pacifique en ligne de mire ainsi qu’un déplacement en Nouvelle-Calédonie pour Excelsior et Aorai. “ On va vraiment se concentrer sur la préparation des Jeux ”. En une phrase, le cadre technique de la Fédération tahitienne de basket, Georgy Adams, a annoncé le fil rouge de la saison 2026-2027 sur les parquets du fenua. Alors que la sélection polynésienne “ visera l’or ” à la fois chez les tane et hine l’année prochaine à domicile, le championnat de basket reprend ses droits, dès ce soir, avec les premiers matchs entre les équipes B de Punaruu et Arue ainsi que d’Excelsior face aux Jeunes Tahitiens. Cependant, l’exercice local sera au second plan : “ Dans le cadre des entraînements pour les Jeux, on va essayer de faire en sorte que le championnat se termine le plus tôt ”, confie l’ancien international français qui prépare actuellement l’organisation de la Polynesian Cup (19 au 24 octobre) où Tahiti affrontera les Samoa, Tonga ou encore les Îles Cook. “Certaines équipes se sont bien renforcées cet été” Il y aura trois divisions, cette année, réparties entre les Élites, les Challengers et les formations réserves. Les oppositions commencent par une phase aller qui se terminera en décembre et une phase retour afin de déterminer les six meilleurs clubs qualifiés pour les playoffs. Parmi eux, Excelsior, sacré champion l’an dernier face à Aorai, espère bien conserver son titre. “ Ça sera un beau challenge puisque certaines équipes se sont bien renforcées cet été avec des joueurs qui ont été motivés de remettre les baskets aux pieds grâce aux Jeux ”, précise la présidente et entraîneuse d’Excelsior, Tahiarii Teriierooiterai. Aorai et Excelsior visent la Coupe du Pacifique Une tâche loin d’être aisée puisque une partie de son effectif est tournée pleinement vers la sélection tahitienne. Le gros objectif de ses troupes sera surtout de prendre sa revanche contre les Calédoniens de l’AS Dumbéa qui s’étaient imposés l’année dernière au fenua lors de la Coupe du Pacifique (69-65). “ Cela fait un moment qu’on ne les a plus battus ”, garde en mémoire la tacticienne qui se déplacera en Nouvelle-Calédonie, du 29 octobre au 9 novembre avec la ferme intention de stopper cette mauvaise série et de se qualifier pour les phases finales du championnat de France de Nationale 3. Néanmoins, Tahiarii Teriierooiterai est moins optimiste face à l’hégémonie des basketteuses d’Aorai. La saison dernière, elles avaient dominé le championnat de la tête et des épaules en s’imposant sans trembler en finale des playoffs contre l’AS Fei Pi. Idem face aux Calédoniennes de Mont-Dore avec une victoire sans appel sur le score de 88 à 29. Ce seront d’ailleurs les championnes en titre qui lanceront la saison chez les féminines, ce mercredi 30 septembre, avec la réception d’Arue. En parallèle, les premiers duels entre les équipes fanions opposeront Punaruu à Arue et Excelsior aux Jeunes Tahitiens. Calendrier de la semaine Lundi 28 septembre Punaruu B vs Arue B (18h30) Excelsior B vs Jeunes Tahitiens B (19h30) Mercredi 30 septembre Aorai (F) vs Arue (F) à 18h30 Excelsior (F) vs Jeunes Tahitiens (F) à 18h30 Punaruu (A) vs Arue (A) à 19h30 Excelsior (A) vs Jeunes Tahitiens (A) à 20h Jeudi 1er octobre Tefana (F) Taravao (F) à 18h30 Manu Ura (C) vs Vénus (C) à 19h30 Tefana (C) vs Central (C) à 20h Vendredi 2 octobre Fei Pi (F) vs Aorai (F) à 18h30 Fei Pi (A) vs Aorai (A) à 20h Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Trois jours face aux réalités des communes

Tahiti, le 28 septembre 2026 – Près de 300 tāvana des cinq archipels ont rendez-vous jusqu’à mercredi à Paea, où le séminaire d’accueil des équipes communales organisé par le SPCPF a débuté ce lundi en présence des représentants du Pays et de l’État. Enjeux en matière de fiscalité, gestion des déchets et mise en œuvre de l’article 43-2 sont notamment au menu des échanges pour “construire des réponses ensemble” et fixer le cap de cette nouvelle mandature. “Une vision commune pour construire les communes de demain” , c’est le thème du séminaire d’accueil des équipes communales organisé par le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) du lundi 28 au mercredi 30 septembre, à la salle Manu iti de Paea. Près de 300 maires, adjoints et conseillers issus des cinq archipels sont attendus pour s’informer et échanger sur des sujets d’actualité : les enjeux en matière de finances et de fiscalité, la mise en œuvre de l’article 43-2 et l’avenir de la compétence des déchets. Un atelier autour des orientations et des priorités du syndicat est également prévu. Après la prestation culturelle des enfants de l’école Tiapa, les participants sont entrés dans le vif du sujet lors des discours. “Comment donner à nos communes les moyens de répondre aux attentes des administrés, qui sont de plus en plus nombreuses ?” , a résumé la maire de Paea, Tepuaraurii Teriitahi. 50 % de nouveaux élus Président du SPCPF depuis mai dernier, Simplicio Lissant a encouragé à “construire des réponses ensemble” . Interrogé en marge de l’ouverture du séminaire, l’élu a rappelé le contexte de ces rencontres : “C’est important, en début de mandature, de nouer le contact avec nos tāvana. La moitié des élus a été renouvelée et environ un tiers des maires : ce sont de nouvelles équipes qui s’installent et qui ont besoin d’être accompagnées. On compte beaucoup sur des échanges d’expérience. L’idée, c’est de construire une feuille de route pour permettre au SPC de porter la voix des communes auprès des institutions et de tous nos partenaires.” La hausse du prix des carburants, les tensions géopolitiques – mais aussi budgétaires, à l’échelle nationale – ou encore la menace d’un Super El Niño font partie des inquiétudes formulées. “L’objectif, c’est que les communes ne soient pas freinées dans leurs initiatives et qu’elles soient le mieux accompagnées possibles, car derrière, c’est un service de qualité qu’on doit à nos populations” , souligne le maire de Punaauia. Au lendemain des élections sénatoriales, Lana Tetuanui et Édouard Fritch ont renouvelé leur soutien aux élus de proximité, s’engageant à “continuer à défendre les moyens des communes” . De la sécurité aux financements en passant par le conseil en ingénierie, “l’État est et sera à vos côtés” , a déclaré le haut-commissaire Alexandre Rochatte. ​Déchets : vers des études complémentaires Accompagné de ses ministres, le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a salué des “relations plus apaisées, plus constructives” avec le SPCPF. Le Pays est notamment attendu sur le sujet de la gestion des déchets, dans la continuité d’une rencontre avec le bureau syndical mi-septembre. “Nous avons annoncé en 2023 une intention d’étudier ensemble la possibilité de reprendre cette compétence au niveau du Pays, ou du moins de mieux accompagner les communes. Ce sera restitué mardi avec certaines conclusions qui vont décevoir ou laisser les gens sur leur faim. On a une méthode, on l’applique et on ne veut pas aller plus vite que la musique. (...) Il y a trois grandes familles de scenarii, mais aujourd’hui, on n’a pas toutes les informations qui nous permettraient, communes comme Pays, de trancher dans un sens ou dans l’autre. Nous proposons des études complémentaires à réaliser ensemble pour coconstruire la fin de ce dossier” , a précisé Moetai Brotherson à notre micro. Autre sujet d’actualité : les modalités d’application de l’article 43-2 du statut de la Polynésie française, permettant aux communes d’intervenir dans certains domaines relevant de la compétence du Pays. “Les premières délibérations municipales sont arrivées devant le haut-commissaire, qui est l’autorité de contrôle des communes, et côté Pays pour qu’on soit informé. On va se heurter concrètement aux premières difficultés de mise en œuvre de cette nouvelle façon de fonctionner. Le but, ce n’est pas de faire de l’obstruction : c’est de dire quand ça peut marcher et quand ça ne peut pas marcher, et de trouver le moyen d’améliorer le texte” , suggère le président de la Polynésie française. Cantine gratuite au primaire ? Lors de son intervention, Moetai Brotherson a par ailleurs émis l’idée d’étendre la gratuité de la cantine scolaire aux écoles primaires, une décision qui relève de la compétence communale : “Quand nous avons lancé l’initiative de gratuité des cantines dans le secondaire, d’abord dans le public, puis dans le privé, nous l’avons dit dès le départ : nous sommes prêts à accompagner les communes qui le désirent et nous avons proposé un dispositif tripartite entre le Pays, les communes, à travers le FIP [Fonds intercommunal de péréquation, NDLR] et l’État, qui devrait aussi, j’espère, venir compléter ce dispositif.” Plusieurs municipalités auraient déjà fait part de leur intérêt, comme Mahina. Une synthèse des travaux est prévue mercredi, en fin de matinée. D’ici là, les participants ont été encouragés à se mélanger pour optimiser les échanges tout au long de ces trois jours de séminaire. À noter qu’un volet historique est prévu avec la visite du marae ‘Ārahurahu. L’économie locale n’est pas en reste, puisqu’un village des entreprises met à l’honneur neuf producteurs locaux, chaque matin, dans des secteurs d’activité variés. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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La liste des écoles fermées ce mardi 29 septembre

Tahiti le 28 septembre 2026. Un mouvement de grève nationale sera effectif demain dans l’administration d’Etat. De fait, un grand nombre d’enseignants, principalement des établissements scolaires primaires et maternelle, seront absents, forçant les communes à prendre des arrêtés de fermeture des établissements. Voici la liste des établissements scolaires communiqués qui seront fermés ce mardi. Une liste qui pourrait s'étendre, certaines communes n'ayant pas encore communiqué sur la situation dans leurs établissements. Papeete : Heitama, Raitama, Tama Nui, Paofai, To’ata, Pinai et Hitivainui/Vaitama Pirae : Tuterai Tane, Taaone et Val Fautaua Arue : Ahutoru, Tamahana et Erima Mahina : Nuutere, Fareroi, Hitimahana, Fare vaa et le CJA. Papara : Taharu’u, Apatea, Ariitama, Ti’ama’o Punaauia : Maehaa Nui, Maehaa Rua, Punavai Plaine, 2+2=4, CJA de Outumaoro Moorea : Afareaitu, Maatea, Paopao , Teavaro Uturoa : Vaitahe-Tahina, Apooiti Bora Bora : Namaha 1, Namaha 3, CJA Namaha 4, école primaire Temarutuitui Hao : Te tahua o fariki Makemo : Arikitamiro Manihi : Ecole élémentaire de Manihi, école élémentaire de Ahe Huahine : Ecoles primaires, maternelles et CJA Tumaraa : Fetuna, CJA de Vaiaau, Vaiaau, Tevaitoa-Tehurui Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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L’aire de jeux “Rosemonde” inaugurée au foyer Te Arata

Tahiti, le 28 septembre 2026 - Vendredi après-midi, le foyer Te Arata, géré par l’association Emauta, a inauguré une aire de jeux pour enfants dans son enceinte. Celle-ci est baptisée Rosemonde en hommage à Rosemonde Teriitapunu, directrice par intérim de 2023 jusqu’à sa disparition en 2025. C’est elle qui avait pensé et lancé ce projet. C’est avec une grande émotion que Véronique Mercadal, directrice de l’association Emauta, a pris la parole vendredi après-midi dans les jardins du foyer Te Arata. Ce foyer de Papeete, qui accueille les familles en difficultés, inaugurait son aire de jeux. Un site baptisé “Rosemonde”. “Ce nom est un hommage à celle qui continue à nous manquer et à qui nous pensons encore tous les jours.” Rosemonde Teriitapunu a été directrice par intérim du foyer Te Arata de 2023 jusqu’à sa disparition en 2025. “C’est elle qui a pensé cette aire de jeu”, a insisté la directrice remerciant au passage le Pays ainsi que la trentaine de généreux donateurs qui ont permis la concrétisation de ce projet. Véronique Mercadal était accompagnée pour l’inauguration du président de Emauta, Manutea Gay, du tāvana de Papeete Remy Brillant, des représentants du Pays et de la DSFE ainsi que de la directrice actuelle du foyer. “C’est grâce au soutien des uns et des autres que Emauta peut continuer à œuvrer”, a ajouté Manutea Gay. Dans le public, se trouvaient une partie des résidents avec leurs enfants impatients de pouvoir enfin profiter des jeux, et la famille de Rosemonde Teriitapunu. Nahei, sa fille, a exprimé sa joie de voir ce projet mené à terme. Emauta pour redonner l’espoir fête ses 30 ans L’association Emauta est née il y a tout juste 30 ans pour répondre à des situations de précarité auxquelles les structures alors existantes ne pouvaient pas apporter de réponse adaptée. Au début des années 1990, face à l’augmentation du nombre de personnes sans domicile fixe à Papeete, le Secours catholique a mis en place un accueil de jour baptisé Te Vai-ete. Avec l’accord de l’Église, grâce à l’engagement du père Christophe et au soutien de la municipalité de Papeete – et notamment à Louise Carlson, tāvana de l’époque – un local municipal a été mis à disposition et aménagé dans le quartier Vaininiore. Il a été inauguré le 23 décembre 1994 pour venir en aide aux personnes sans domicile fixe et en grande précarité. Les missions initiales étaient alors d’offrir un repas chaud, un minimum d'hygiène et un espace de réconfort. Pour aller plus loin, Pepe Tehio, un homme dont le parcours a été marqué par les blessures et les ruptures de la vie, qui a connu la rue, les mauvaises fréquentations et une existence éloignée des valeurs qui sont plus tard devenues les siennes, a œuvré pour la création d’une structure d’hébergement. Il a sollicité Monseigneur Michel Coppenrath et, grâce à un financement obtenu auprès d’une organisation caritative allemande, un foyer fût construit : la Maison du Bon Samaritain, inaugurée en août 1996. Très vite se posa la question de la gestion de cette nouvelle structure, le Secours catholique apparu naturellement comme un acteur susceptible d’assurer cette responsabilité. Manutea Gay, alors responsable du Secours catholique, accepta de participer au projet, estimant nécessaire de créer une structure distincte. Une association fût créée en décembre 1996 afin d’assurer l’administration et le financement du Bon Samaritain : l’association Emauta pour redonner l’espoir. Emauta est une transcription locale d’Emmaüs. La formule “Pour redonner l’espoir” a été ajoutée pour exprimer clairement la finalité du projet : accueillir les personnes en difficulté, mais surtout leur permettre de retrouver une perspective et une place dans la société. Six foyers et un service Le Bon Samaritain a répondu à un besoin immédiat, mais l’expérience a montré rapidement que les situations de précarité étaient diverses. C’est ainsi que Emauta a lancé la construction d’autres foyers : la Samaritaine pour les femmes majeures seules ou avec enfants, le foyer maternel Manini’a’ura à Mahina, et Te Arata, destiné à l’accueil des familles. Plus tard, la gestion du Bon Pasteur – qui accueille des jeunes filles – a été confié à Emauta en 2019, l’association qui le gérait souhaitant se retirer, sans repreneur le foyer menaçait de fermer. Emauta a donc accepté de prendre la suite. Un an plus tard, en 2020, l’association a également repris la gestion du Centre d’accueil de l’enfance (CAE), précédemment géré par les sœurs de Cluny, qui souhaitaient elles aussi se désengager. Enfin, Emauta a lancé le 19 mai 2025 Tuiau, un service d’accompagnement post-hébergement conçu pour assurer une continuité d’accompagnement après la sortie des foyers. En 30 ans, Emauta pour redonner l’espoir a grandi, s’est développée, s’est professionnalisée mais ses valeurs et missions, elles, restent inchangées : accueillir sans exclure ni juger, et protéger les personnes vulnérables avec bienveillance. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Cyclisme - Heiarii Manutahi enfin récompensé

Tahiti, le 28 septembre 2026 - Toujours bien placé tout au long de la saison cycliste mais jamais vainqueur, Heiarii Manutahi a signé un succès mérité dimanche en s’imposant au Grand Prix de Pirae. Il a devancé Kahiri Endeler et Toareva Parker au sprint dans l’exigeant final de la montée de Aute sur les hauteurs de Pirae. Une semaine après la clôture du remarquable Tour de Polynésie 2026 et la distinction de Teva Bernardino, l’AS Pirae a entretenu dimanche la dynamique du cyclisme local. Le président de la Fédération tahitienne de cyclisme (FTC) a en effet été récompensé à Montréal la semaine dernière par la Fédération internationale de cyclisme d’un ‘’UCI Merit Award’’, une distinction qui témoigne du long engagement de Teva Bernardino pour le rayonnement du cyclisme dans le Pacifique à l’image du retour de la discipline dans le programme des Jeux du Pacifique comme ce sera le cas à Tahiti en 2027. Le cyclisme local est bien actif comme l'a démontré dimanche le programme ouvert par les courses jeunes (5/9 ans et 9/12 ans) avec une vingtaine de participants qui ont couvert plusieurs tours de circuit effectués sur Prince Hinoi devant Aorai Tini Hau. Une échappée décisive se dessine Place ensuite au Grand Prix de Pirae lancé avec 23 partants, les différentes catégories open, access et U19 étant regroupées dans un peloton unique. Par une chaleur déjà forte en début de matinée, les coureurs se sont lancés pour 20 tours de circuit entre les ronds-points de Prince Hinoi et du Lycée Diadème avant de rejoindre la ligne d’arrivée située dans la montée vers Aute 2 et 3. Une arrivée qui proposait un final inédit pour une distance totale de 42,4 km. Dès le départ, les maillots orange de Pirae qui voulaient sans doute faire honneur à leur club en charge de l’organisation du Grand Prix du jour passaient à l’attaque mais sans pouvoir faire de différences significatives. C’est au cinquième tour que la course prenait une tournure qui paraissait sérieuse quant à la possible hiérarchie finale avec un groupe de six coureurs échappés dont les principaux favoris pour la victoire : Toareva Parker et Carlqvist Manate de Pirae, Kahiri Endeler et Stéphane Oget des Tamarii Punaruu et Heiarii Manutahi et Gwenvael Ronsin Hardy du VC Bora Bora s’entendaient parfaitement pour creuser l’écart sur un peloton qui se dispersait en plusieurs groupes au fil des tours. Sur un rythme élevé (41/42 km/h) malgré le vent de face dans un sens du circuit, le groupe de tête enchaînaient les tours mais Carlqvist Manate et Stéphane Oget parvenaient tout de même à s’échapper au 18 e tour pour ensuite prendre, détachés, la direction de la montée de Aute. Heiarii Manutahi costaud dans le final La montée de près de 2 km qui conduisait les coureurs vers Aute 2 et 3 comportait de forts dénivelés par endroit, de sorte que Stéphane Oget et Manate Carlqvist devaient d’ailleurs coincer à 500 mètres de la ligne d’arrivée. Ça revenait derrière mais sans Gwenvael Ronsin Hardy qui coinçait aussi. La victoire se joua entre Kahiri Endeler, Heiarii Manutahi et Toareva Parker et si le coureur de Tamarii Punaruu lançait le sprint à 100 mètres de la ligne d’arrivée, c’est bien Heiarii Manutahi qui parvint à les bras sur la ligne en signe de victoire. Le podium du Grand Prix de Pirae avait belle allure avec Heiraii Manutahi (1), Kahiri Endeler (2) et Toareva Parker (3), des coureurs qui ont fait honneur aux couleurs tahitiennes lors du Tour Tahiti Nui. Heiarii Manutahi confirme qu’il est en forme actuellement : “J’ai vécu une saison compliquée. J’ai souvent tourné autour de la première place mais sans jamais gagner. Je n’étais pas au top au début et en milieu de saison, mais le Tour de Guyane m’a débloqué physiquement et mentalement et je suis bien monté en régime depuis. J’ai fait un bon Tour Tahiti Nui où j’étais dans mon pic de forme, malheureusement en fin de saison. Je finis quand même en beauté avec cette belle victoire aujourd’hui au Grand Prix de Pirae. On a bien roulé devant avec le groupe d’échappées et tout le monde a collaboré. Je savais que Kahiri est un excellent puncheur et l’arrivée en côte pouvait l’avantager mais je me sentais bien, je n’ai pas lâché sa roue et je me sentais fort dans les derniers mètres. Dommage que la saison se termine un peu tôt pour moi.” De son côté, Kahiri Endeler confirme sportivement les propos du vainqueur :“Heiraii était le plus fort aujourd’hui et mérite largement sa victoire.” Prochain rendez-vous cycliste : le dimanche 10 octobre (à confirmer) avec une course Gentleman dans le cadre d’Octobre Rose, campagne de sensibilisation contre le cancer du sein. Le VTT qui sera au programme des Jeux du Pacifique devrait activer la fin de la saison cycliste locale. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Semaine du Patrimoine : La culture au plus près des petits à Punaauia

Tahiti, le 28 septembre 2026 - À Punaauia, la Semaine du Patrimoine fait découvrir aux enfants les traditions polynésiennes. Ateliers, senteurs et savoir-faire rythment cette sixième édition jusqu’à vendredi. Le monoi passe de petit nez en petit nez. Dans l'atelier massage taurumi , les plus petits ferment les yeux et reconnaissent l'odeur de cette huile traditionnelle après qu'on leur a expliqué comment est réalisé l’huile cosmétique. Vingt minutes plus tard, ils changent d'atelier et se dirigent vers de nouvelles découvertes. À la mairie de Punaauia, c’est la Semaine du Patrimoine. Un rendez-vous annuel pour les scolaires de la commune, lancé ce lundi avec une programmation jusqu’à vendredi. Pour cette sixième édition, placée sous le thème “Mon patrimoine, ma culture et mon identité”, les enfants font le tour de douze ateliers répartis dans le hall et les jardins la mairie. Tout est pensé pour transmettre les savoirs à la jeune génération, afin qu'elle s'approprie les traditions polynésiennes. Hawaiki, accompagnante en périnatalité essaie de faire “prendre conscience de leurs corps aux enfants”, dit-t-elle, en marge d’une séance d’activité physique durant laquelle les petits sont invités à bouger leurs bras vers le haut et le bas. "On espère que les écoles intègrent ce genre de choses" Non loin de là, Mayleen et Taunatere, dont l’une est membre de l'association Faafaite i te ao mā’ohi qui promeut la navigation traditionnelle, animent l'atelier artistique. Comme d'autres associations, elle sensibilise aussi les enfants à la fragilité des écosystèmes. Son espoir : “On espère que les écoles intègrent ce genre de choses pour les reproduire ensuite”, dit-elle, en invitant les enseignants à parler de la culture dès que possible à leurs élèves. Côté organisation, tout est rodé. Les classes arrivent en bus et les enseignants connaissent le dispositif : “Ils sont habitués, puisque c'est tous les ans”, souligne Magie Bennett, huitième adjointe en charge de la valorisation et de la promotion du patrimoine. La commune se concentre sur les écoles maternelles et primaires mais quelques collégiens viendront aussi participer, cette semaine. En outre, les élèves du Centre des Jeunes Adolescents (CJA) ont monté une exposition à l'extérieur. Pièces cousues et ateliers couture, sculptures et pot de fleurs sont à vendre à l’extérieur de la mairie. Seule nouveauté : un atelier de hīmene tumu. Une initiation au chant traditionnel qui n'avait jamais été proposée jusqu'à cette année. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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8,6 millions de dons et 24 heures de solidarité au Relais pour la Vie

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Papeete a battu au rythme de la solidarité ce week-end. La Ligue contre le cancer de Polynésie française a organisé la deuxième édition du Relais pour la Vie, et cette année, près de 3 000 relayeurs étaient inscrits, répartis en 130 équipes. Le coup d'envoi a été donné à 16 heures sous un soleil de plomb et dans un décor inédit : la Punaruu a laissé place au stade Willy-Bambridge, cette année, les autres enceintes étant occupées par des travaux en vue des Jeux du Pacifique. Trois principes ont guidé les participants tout au long du week-end. D'abord, faire tourner le relais sans interruption, en gardant une présence active sur la piste pendant 24 heures. Ensuite, mobiliser sa cagnotte, chaque équipe cherchant à collecter un maximum de dons. Enfin, s'unir et partager : être présent pour les malades, honorer la mémoire de ceux qu'on a perdus, célébrer la vie dans un même élan de fraternité. ​Sur la piste, aucune distinction. Enfants, femmes, hommes, personnes à mobilité réduite, élus municipaux, directeurs, représentants à l'assemblée : tous se sont retrouvés pour un seul et même objectif. C'est là toute la force du principe, aussi simple que puissant : 24 heures de relais non-stop, à marcher ou courir en équipe, pour soutenir les personnes touchées par la maladie. Pas de “victoire” sportive ici, pas de classement, car c'est sur l'engagement collectif qu'a r entièrement eposé la réussite de l'événement. Tout le monde a gagné dès lors que l'objectif de soutien a été atteint. “On va partir à plusieurs et l'objectif, c'est de se relayer et de tenir les 24 heures”, a posé Marie-Christine Seroux, présidente des Amazones Pacific, pour qui c'était la première fois que l'épreuve se jouait sur ce stade de Papeete. Des renforts sont venus épauler les équipes sur les heures creuses de la nuit, mais c'est l'après-midi, sous la chaleur, que la difficulté s'est vraiment fait sentir. “On va tester, on va voir comment on tient”, avait-elle prévenu. C'est là qu'est intervenue l'activité physique, présentée comme indispensable, en particulier pour celles et ceux engagés dans un parcours de soin. Une activité quotidienne pendant le traitement, puis après, pour éviter la récidive — c'est ce qu'a tenu à rappeler la présidente des Amazones Pacific. D'où les ateliers de soin de support proposés en marge du relais : yoga, pilates, marche, coaching, en plus de la grande dimension sportive de l'événement. 8,6 millions de francs ont été récolté sur les six millions espérés, contre 4,8 millions collectés l'an dernier. Cette année, les fonds iront en priorité aux patients “évasanés” des îles, pour financer leur hébergement et leurs frais de vie quotidienne lorsqu'ils doivent rejoindre le centre hospitalier depuis les archipels éloignés. Un défi sportif, donc, mais avant tout une mobilisation solidaire, portée par un mot d'ordre : que “la distance ne s'ajoute jamais à la maladie.” “Chaque année, c'est génial, on a vraiment une belle cohésion”, a résumé Gwendoline, des Amazones de Moorea. Elle était entourée de coéquipières déjà rodées aux relais de Moorea et Taravao. Cumul du plus de tours : équipe "Boris aime la vie" Le plus de dons : équipe "La meute" Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Jessica Mou, Miss Dragon Tahiti 2026

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Célébration incontournable de l’élégance, du charme et de la diversité culturelle en Polynésie française, l'élection de Miss Dragon Tahiti 2026 a tenu toutes ses promesses, samedi soir. Au terme d’une édition riche en émotions et en spectacles, organisée dans les jardins richement décorés de la mairie de Papeete, c'est Jessica Mou qui a été couronnée reine de la soirée. Dès l'ouverture des portes, l'effervescence était à son comble. Les traditionnelles lanternes rouges et les somptueux décors floraux ont transformé l'Hôtel de Ville de Papeete en un écrin féerique, accueillant un public venu en nombre pour soutenir ses favorites. Cette année, l'événement a mis un accent tout particulier sur la transmission des valeurs et la fierté d'appartenir à la communauté chinoise de Tahiti. Les candidates en lice ont subjugué l'assistance à travers plusieurs tableaux chorégraphiques minutieusement répétés. Entre des ballets inspirés des légendes ancestrales, des démonstrations de prestance et des défilés en tenues de soirée, chaque prétendante a su dévoiler une facette de sa personnalité, combinant grâce, éloquence et ancrage culturel profond. Après des délibérations particulièrement serrées, menées par un jury séduit par la qualité des prestations, le verdict est tombé : Jessica Mou a su faire l'unanimité. Émue aux larmes au moment de recevoir sa couronne, la nouvelle ambassadrice incarne à la perfection la maturité, l'assurance et la modernité. Praticienne en énergétique chinoise au quotidien, elle a su insuffler tout au long de l'aventure une énergie positive et un message fort d'ouverture sur le monde. Elle succède ainsi avec brio à la précédente détentrice du titre, Haurani Chan. Le suspense s'est prolongé avec l'annonce tant attendue des dauphines, venant saluer le parcours remarquable de l'ensemble du groupe. La première dauphine : Laurence Wan, dont le charisme, l'élégance naturelle et l'aisance scénique ont grandement marqué les esprits et conquis le public. La deuxième dauphine de Miss Dragon 2026 est Hani Lou, qui s'est distinguée par sa fraîcheur, son sourire radieux et une spontanéité très touchante, tout au long de la soirée. Cette magnifique parenthèse festive s'est achevée tard dans la nuit sous les applaudissements nourris des spectateurs et les traditionnels flashes des photographes. Une soirée mémorable qui s'inscrit d'ores et déjà comme l'un des temps forts de l'année à Papeete, ouvrant la voie à une année de représentations riche en projets pour ces charmantes ambassadrices. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Oscar Temaru, réduit au constat

Tahiti, le 26 septembre 2026 - Un communiqué du Tavini, publié le lendemain du vote de la résolution sur l’autodétermination, met encore un peu plus à la marge son président fondateur, Oscar Temaru. Le Tavini est passé maître dans l’art de faire passer les désaccords en son sein pour une expression majeure de la liberté de parole. Rapidement, après des territoriales victorieuses en 2023, les divergences de points de vue entre Moetai Brotherson et Tony Géros sont rapidement survenues. Pendant deux ans, la presse qui observait les tensions fissurer irrémédiablement le parti, a eu le discours de cette liberté de parole “saine” au sein du parti. Jusqu’à ce que la langue de bois ne finisse par accoucher d’un budget tronqué, d’un sabotage en règle de l’action gouvernementale puis finalement de l’explosion du groupe Tavini à l’assemblée avec la naissance de A Fano Ti’a. Mais aujourd’hui, plus de faux-semblants. Et quand Oscar Temaru est obligé de sortir de sa retraite pour venir dans un hémicycle qu’il a déserté depuis 6 mois, c’est pour signifier aux membres du parti qu’il a créé, fait grandir, et porté au pouvoir, que le Tavini, c’est lui, tant que Dieu lui prête vie. La résolution signée et votée à la quasi-unanimité pour débuter des discussions avec l’État et l’ONU sur l’autodétermination ne lui plaît pas, tout comme l’affront de voir ce texte, pourtant inspiré de la pétition qu’il compte lancer prochainement, arriver à l’assemblée et y être amendé, sans même avoir été consulté. 24 heures plus tard, pour ceux qui douteraient encore du fait que le Tavini a définitivement échappé à son créateur, le parti indépendantiste publiait vendredi un communiqué pour vanter la démarche à l’assemblée de la Polynésie française. Parlant d’un “moment historique” . Le parti explique “porter cette vision progressiste du débat public, avec toutes celles et ceux qui veulent proposer un horizon politique apaisé à notre nuna’a pour les années à venir, dans le cadre posé de cette résolution” . Une déclaration du parti qui est autant un affront à son leader, qu’un appel du pied à Moetai Brotherson, reprenant son vocabulaire (“progressiste”), pour peut-être lancer un mouvement de co-construction d’une plateforme à l’approche d’échéances électorales essentielles (législatives, territoriales). Le communiqué du Tavini se conclut en ces termes : “À notre nuna’a, le Tavini veut dire ceci : Ce qui s’est passé jeudi ne vous enlève rien et ne vous impose rien. Cela vous rend, au contraire, ce qui vous appartient depuis toujours : le droit de savoir, le droit de choisir, le droit de décider.” Et à Oscar Temaru, dans un parti qu’il préside toujours, ne reste que le droit de constater. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Crise sanitaire en Polynésie : le service public de santé s'enlise dans un “mode dégradé” chronique

Tahiti, le 26 septembre 2026 - Urgences sous tension, désertification médicale des îles et appel pressant à la réforme. Le Syndicat des praticiens publics de Polynésie française (SPPPF) tire la sonnette d’alarme. La pénurie de taote menace directement la sécurité des patients, alors que s'annonce une saison cyclonique à haut risque. Le syndicat pointe du doigt, qu’en matière de santé publique en Polynésie, ce qui relevait autrefois de l’exceptionnel est devenu la norme. Dans les archipels, les situations critiques se succèdent : Huahine a traversé des périodes de carence totale en consultations avant de tourner au ralenti avec un seul médecin : Bora Bora a dû confier l'intégralité de son centre médical à un seul praticien fin août, entraînant le report de nombreux actes non urgents ; et Uturoa fonctionne en mode dégradé en raison d’un manque crucial d’urgentistes depuis des lustres. Et cette situation n’épargne pas Tahiti. À Taravao, l’hôpital a frôlé la rupture au printemps avec seulement trois médecins titulaires en poste sur les six nécessaires. En juillet, l'absence de remplaçants a forcé une réorganisation lourde, obligeant à solliciter des généralistes et à réorienter les cas complexes vers le Centre hospitalier (CHPF) du Taaone. Au cœur du système, le CHPF subit de plein fouet des vacances de postes dans des spécialités clés (oncologie, radiothérapie, néphrologie, radiologie, chirurgie thoracique et vasculaire), pesant lourdement sur l'ouverture des lits et les blocs opératoires. Pour le syndicat, le mal est profond et touche directement la relève. Si de nombreux étudiants polynésiens formés dans l'Hexagone affichent le désir de revenir exercer au Fenua, la réalité du terrain les rebute. Une enquête menée en 2025 par l'Association de Jeunes Médecins Polynésiens auprès de 140 praticiens révèle un chiffre éloquent : 77,3 % d'entre eux souhaitent rentrer, mais refusent d'intégrer le service public dans les conditions actuelles. Postes vacants permanents, absence de soutien et surcharge de travail : l'équation repousse une génération entière de médecins prêts à s'investir pour leur pays, mais en quête de conditions d'exercice viables. “On ne peut pas demander aux jeunes médecins de revenir dans un système qui ne leur garantit ni équipe, ni soutien, ni conditions d’exercice acceptables” , déplore le SPPPF. Cette fragilité chronique prend une résonance alarmante à l’approche de la prochaine saison des pluies. Face à la menace, l'inquiétude grandit chez les professionnels. “La préparation aux crises commence par des effectifs suffisants au quotidien” , martèle le Dr Tony Tekuataoa, chef du service des urgences du CHPF. En cas d'événement majeur touchant simultanément plusieurs îles, l'édifice sanitaire, déjà sous tension, risquerait de s'effondrer. Pour le syndicat, la solution ne réside plus dans des rustines ou des réformes au rabais – à l'image des frustrations nées de la réorganisation statutaire des infirmiers en 2025. Depuis plus de dix ans, les professionnels de santé portent un projet de réforme globale pour l'ensemble des carrières médicales (médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes). L'objectif est clair : briser la fatalité de la pénurie par l'attractivité, des équipes renforcées et une considération réelle du terrain. Le message des soignants est unanime : sauver la santé publique exige du courage politique et des actes immédiats. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Le Tapura retourne au Sénat

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Les sénatoriales 2026 ont consacré Lana Tetuanui et Édouard Fritch dimanche à Papeete. Le duo, sous l’étiquette Tapura, s’envolera rapidement à Paris pour poursuivre pour l’une, commencer pour l’autre, leur mandat. C’est sans surprise et avec soulagement que les grands électeurs ont appris dimanche au terme du 1er tour, la victoire du ticket Tetuanui/Fritch pour les sénatoriales 2026. Sans surprise puisque la victoire du duo du Tapura était attendue après des élections municipales largement en faveur du parti d’Édouard Fritch. Avec soulagement aussi puisque le centre de vote, le collège Louise Carlson, était comme tout Tahiti, frappé par un soleil de plomb et que peu d’élus ne souhaitaient prolonger la séance de cuisson pour un deuxième tour. Soulagement enfin et surtout pour Édouard Fritch. Maire de Pirae, représentant à l’assemblée, ancien ministre du Fenua, ancien président du Pays, ancien député, il ne lui manquait qu’une entrée pour la Chambre haute. Mais avec 60,95 % de voix, il est 12 points derrière sa colistière, Lana Tetuanui, qui le devance de 75 voix (72,13 %). Un écart qui n’est pas anodin puisqu’un certain nombre de grands électeurs auront eu le réflexe du panachage plutôt que de glisser le bulletin complet dans l’enveloppe. Un panachage dont le report des voix s’est même plutôt orienté vers Steeve Hamblin au lieu du sénateur sortant, Teva Rohfritsch. Un – nouveau – coup de semonce pour Édouard Fritch qui se prépare déjà à passer le relai en 2028 pour les prochaines territoriales. Désormais sénateur, il va devoir démissionner de son mandat de maire de Pirae pour respecter la loi sur le non-cumul des mandats. Mais son poulain, Yvonnick Raffin, ne prendra pas, pour autant, la suite dans son fauteuil de maire. Prévue autour du 19 octobre prochain, la séance du conseil municipal de Pirae, qui devrait permettre à la majorité de porter un nouveau tāvana, pourrait ne pas être pour autant une formalité. “De nombreux élus ne souhaitent pas que Raffin prenne sa succession à Pirae”, explique un proche du conseil municipal. “Et si c’est tout de même lui qui remplace Édouard Fritch, je ne donne pas un an avant que ce soit le bazar.” Surprise et déception Sénateur sortant, dépareillé du ticket Tapura pour ces sénatoriales, Teva Rohfritsch a perdu son siège. Avec 15,95 % des voix, il ne réunit derrière lui que 107 grands électeurs. Trop peu pour espérer un retour à Paris… Trop peu aussi pour envisager une poursuite en solitaire de sa carrière politique. Soutenu par 107 grands électeurs, il va devoir courir après le soutien des électeurs polynésiens dans l’optique des prochaines territoriales, ou des législatives avant elles. En 2023, il regroupait derrière lui 5 423 électeurs… trop peu en solo, trop peu aussi pour peser et réclamer une bonne place dans une liste d’union. Dimanche, le sénateur sortant a quitté le centre de vote avant même la proclamation officielle des résultats. A contrario, Steeve Hamblin continue son bonhomme de chemin. Ancien président du Medef, il a réussi à convaincre 111 grands électeurs pour ces sénatoriales. La prime au panachage lui a réussi, ainsi que le soutien des nouveaux tāvana élus aux dernières municipales. Désormais, l’ancien ministre de Tong Sang ne s’interdit pas de monter une structure politique et d’aller se frotter au suffrage direct à l’occasion des élections législatives à venir, puis des territoriales. Après avoir séduit les élus municipaux, il faudra faire de même avec les électeurs polynésiens. Retour raté pour Sandras Celui qui a écrit une lettre d’amour aux tāvana il y a quelques années, n’a pas prolongé la nuit de noce. Bruno Sandras, qui espérait un meilleur retour avec le Amuitahira’a, n’a décroché que 35 voix. Un score à peine plus élevé que celui de Raimana Jordan du Rassemblement national (20 voix) et Sabrina Birk (10 voix). Jacky Bryant quant à lui maintien son score habituel. Que ce soit avec les grands électeurs ou les Polynésiens lors des scrutin territoriaux, il plafonne à 6 %. Son colistier en revanche fait près de deux fois moins de voix. Enfin, Temarama Varney termine en tête du peloton des décrochés. Le syndicaliste et élu à Pirae qui courrait sous la bannière du A Here ia Porinetia réalise un bon score malgré le faible nombre d’élus Ahip dans les communes. Là encore, pas de quoi en tirer dans l’immédiat de conclusion sur l’implantation du parti de Nicole Sanquer et Nuihau Laurey, mais la performance reste à souligner. Désormais, les prochains rendez-vous devant les urnes, se feront pour tous les électeurs polynésiens avec l’élection présidentielle les samedis 17 avril et 1er mai 2027, les législatives qui suivront probablement, puis les territoriales en 2028. Lana Tetuanui “La victoire de toutes les communes” “Je dois cette belle victoire à tout le travail, je crois, accompli pendant six ans. Je dois cette victoire avant tout, bien sûr, à mes pairs politiques qui existent, qui sont là et qui n'ont pas cédé. C'est important pour moi. Je remercie mon suppléant, Evans Haumani, qui a apporté un signe fort aujourd'hui. Je veux aussi remercier l'ensemble des grands électeurs de la Polynésie française et je peux vous assurer que cette victoire, ça sera la victoire de toutes les communes de la Polynésie, sans distinction, comme j'ai toujours fait. (…) Le choix de la majorité des grands électeurs de la Polynésie s'est porté sur le binôme Lana Tetuanui et Édouard Fritch. Merci pour ce beau résultat. Et oui, aujourd'hui, on commence le travail avec le séminaire des maires à Paea [ce lundi]. On n'aura pas le temps de poser les pieds à la maison. Demain, le travail continue. Je ne dis pas reprend… le travail continue. Permettez-moi quand même d'avoir une pensée, une pensée un peu particulière, à ma commune de Tumaraa. Peut-être qu'ils étaient un petit nombre, mais ils étaient là quand même. C’est une fierté de représenter les Raromatai, bien évidemment, et l'ensemble des communes de notre si beau Fenua.” Édouard Fritch “Le président de la République aime la Polynésie” “Cette élection sénatoriale, ce n’était pas un projet à terme pour moi. L’idée s’est développée sur les six derniers mois. Il y a eu des problèmes de disponibilités, d’unification du parti… [L’interview est coupée par l’appel au téléphone du président de la République, Emmanuel Macron]. Désolé, on a été coupé par le Président de la République, c'est une bonne excuse, non ? [rires]. On a eu très peu de temps au téléphone, mais il appelait pour nous féliciter, nous encourager pour le travail qui nous attend à Paris. Il a envie aujourd'hui de voir tous les parlementaires polynésiens. Donc on se verra et on discutera boulot à ce moment-là. Je voulais le remercier aussi parce que je lui ai dit que les images qui se dégagent et que l'on regarde ici en Polynésie française avec la venue du Pape, ce sont des images encourageantes pour nous. On aime mieux voir la France réunie comme elle est aujourd'hui autour de ça que des CRS qui vont taper sur la tête des gens. Je lui ai dit que la Polynésie suit avec beaucoup d'intérêt parce que ce sont des messages de paix et des messages d’espérance. Le président de la République a beaucoup de sympathie pour la Polynésie française. Il aime la Polynésie française. On va se retrouver très bientôt et on va rediscuter de la Polynésie.” Steve Hamblin “Ni indépendantiste, ni autonomiste” “Merci à tous les électeurs, tous les électeurs qui ont voté pour nous, et l'aventure continue. C'est surtout le classement qui nous intéresse. Pour l'instant, on est juste derrière le Tapura. L'objectif, c'est d'offrir une nouvelle alternative. Comme je l'ai dit, on n'est ni indépendantiste, ni autonomiste. On se focalise sur l'économie et le social. On espère que la population sera beaucoup plus attentive, ouverte à notre offre. Donc on continue le combat. Derrière moi, il y a tous les tāvana qui m'ont soutenu. Des tāvana qui en sont à leur premier mandat et qui ne s'inscrivent pas dans les anciennes mandatures. Ce sont tous ces tāvana qui prônent un changement. Je vais continuer à porter leur voix. Je pense qu'aujourd'hui, le combat indépendance-autonomie a fait son temps. Maintenant, il faut se focaliser sur les soucis de la population. On le sait, il y en a plusieurs. Il y a beaucoup de réformes à faire au niveau des institutions. On l'a senti lorsqu'on a vu les communes. On était partis avec 17 problématiques communales. On en a une quarantaine aujourd’hui. Les communes sont dans le rouge. La situation des communes est même plus grave que dans les entreprises privées. S’il y a des législatives, on ira aux législatives. Après, on ira aux territoriales. L'idée, c’est de voir si on démarre un nouveau mouvement.” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Va’a – Le Mémorial Inapurehau chargé d’émotion

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Le club Varuatahi Va’a Tahiti a organisé, samedi au Parc Aorai Tini Hau, la première édition du Mémorial Inapurehau en mémoire d’une petite fille prématurément disparue. Ses parents Onaku et Stanley Paie-Ellis ont souhaité que l’événement soit caritatif et rende hommage à tous les enfants partis trop tôt. Environ 200 rameurs, des plus jeunes aux vétérans, ont vécu un événement empreint de beaucoup d’émotion. Une nouvelle compétition figure désormais au calendrier du va’a local avec le Mémorial Inapurehau. D’autres Mémoriaux sont déjà programmés dans la saison en hommage à des rameurs et dirigeants du va’a du Fenua, mais l’événement organisé samedi était chargé d’une intensité émotionnelle plus forte que de coutume dans la mesure où il rendait hommage aux enfants prématurément disparus. Onaku et Stanley Paie-Ellis qui ont vécu cette tragédie le 29 septembre 2025 (Inapurehau était décédée à la naissance) ont voulu marquer l’anniversaire de la perte de leur petite fille par un hommage bienveillant en organisant une compétition de va’a, sport dans lequel tous deux sont impliqués en ayant créé le club Varuatahi Va’a Tahiti en 2022. Aujourd’hui présidé par Isabelle Vincent, le club a logiquement géré l’organisation et la logistique samedi avec un rôle très actif du couple Paie-Ellis. Isabelle Vincent témoigne : “La philosophie de notre club, c’est le va’a pour tous et avec tous. Nous accueillons des personnes qui n’avaient jamais ramé et nous avons aussi des rameurs de l’élite. Nous voulons transmettre les valeurs attachées au va’a : le respect, l’humilité et le taho’e. Ce sont ces valeurs qui incarnent le Mémorial Inapurehau aujourd’hui et l’idée c’était de se retrouver, de partager la peine de Onaku et Stanley et de tous les parents qui ont perdu un enfant prématurément. Mais on veut aussi partager la vie en famille et autour du va’a. Au nom de Onaku, Stanley et notre club, je veux remercier tous les rameurs présents et leur entourage qui contribuent à rendre l’événement festif malgré toute l’émotion qui s’en dégage. Je veux aussi remercier tous nos partenaires qui ont été généreux ainsi que l’association SOS Suicide qui est toujours présente à nos côtés.” L’essentiel était bien de participer Le programme des courses a été lancé à 8 heures par les poussins qui ont navigué sur des V3 en baie de Matavai. Puis ce fut le tour des V6 sur des distances variables en lagon ou en haute mer, des benjamins à la course open mixtes de 10 km réunissant juniors, seniors et vétérans avec obligation d’avoir au moins une féminine dans l’équipage. Dix courses se sont ainsi enchaînées dont celle inédite réservée aux familles. Ces épreuves ont réuni plus de 200 participants. La remise des prix a clôturé l’événement vers 13 heures avec de multiples récompenses pour toutes les catégories d’âge grâce à la générosité des sponsors. Onaku Paie-Ellis s’est confiée : “C’est bien sûr une journée très particulière pour moi et mon mari Stanley car elle marque un an de la perte de notre fille Inapurehau. Nous voulions lui rendre hommage ainsi qu’à tous les enfants qui sont partis trop tôt. Je ressens beaucoup d’émotion et c’est aussi le cas de beaucoup de personnes présentes aujourd’hui et de ceux qui n’ont pas pu venir mais qui nous accompagnent par la pensée. Nous enregistrons une participation d’environ 200 rameurs et ça nous satisfait pour une première édition d’autant qu’il y a pas mal de participants dans les catégories Enfant et que notre événement tombe dans une période de grandes courses dans le calendrier fédéral. Nous sentons aujourd’hui le soutien du milieu du va’a local et beaucoup de personnes qui ne sont pas dans le milieu ont fait l’effort de venir ramer parce qu’elles se sentaient touchées par la cause.” L’essentiel était bien en effet de participer lors de cette journée hors du cadre sportif. Reste que les rameurs ont tout de même donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire honneur au Mémorial. Pour l’anecdote notons que le club organisateur a remporté deux succès (minimes et fun 8 km) tout comme Ihilani Va’a (benjamin et famille) et que c’est Heivaa Hoe qui a gagné la grande course du jour, le 10 km open mixte. Onaku Paie-Ellis a confié en conclusion de l’événement : “Votre présence, vos encouragements et vos sourires ont contribué à faire vivre cette journée comme nous l’avions imaginé : un moment de partage, de rassemblement et de souvenir.” Le club Varuatahi Va’a Tahiti envisage de reconduire le Mémorial Inapurehau tous les ans. Patrice Bastian Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Surf - Aelan Vaast sort d’entrée face à Kiara Goold

Tahiti, le 27 septembre 2026 - Le premier tour masculin et féminin de l’épreuve brésilienne des Challengers Series s’est déroulé samedi sur le spot de La Praia de Maresias à São Sebastião. Aelan Vaast et Kiara Goold se sont affrontées dès la première série de la compétition tandis que Vahine Fierro et Tya Zebrowski n’ont pas encore fait leur entrée en lice tout comme Mihimana Braye. Le hasard du tirage n’a pas verni les surfeuses polynésiennes pour le début de la troisième étape des Challengers Series au Brésil. Aelan Vaast et Kiara Goold se sont retrouvées l’une contre l’autre dans la première série de la compétition. Les deux Polynésiennes ont également dû se frotter à la numéro 1 du classement, l'Australienne Sierra Kerr. Une opposition fatale pour Aelan Vaast qui a été éliminée de justesse avec un total de 9.20 points. En revanche, Kiara Goold s’est qualifiée en prenant la deuxième place de sa série en comptant 10.16. Elle rejoint donc en 32es de finale deux autres surfeuses du fenua puisque Vahine Fierro ainsi que Tya Zebrowski, qui luttent pour garder leur place au sein du Championship Tour, ont décidé de jouer sur les deux tableaux afin de rester au sein de l’élite mondiale. Un nouveau duel polynésien au prochain tour D’ailleurs Tya Zebrowski est dans la même série que Kiara Goold pour ce deuxième tour. Elles seront également face à Anat Lelior qui avait atteint la finale de la dernière Tahiti Pro. Vahine Fierro sera quant à elle confrontée à Sol Aguirre, Charli Hately et Talia Swindal. Chez les tane, Mihimana Braye, exempté du premier tour, est opposé en 64es finale à Mateus Hardy, Taro Watanabe et Jett Schilling. La compétition qui devait continuer, dimanche, n’a pas pu se dérouler en raison de conditions défavorables. « Comme les prévisions annonçaient la journée avec les plus faibles conditions de houle, l'épreuve a été annulée», a déclaré Travis Logie, responsable des circuits et compétitions de la WSL. « Les conditions ne sont pas bonnes du tout aujourd'hui, mais la bonne nouvelle est que les prévisions s'améliorent de jour en jour. ” Un nouveau point sera effectué lundi matin afin de reprendre ou non les hostilités. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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“L’identification coûte moins cher”

Tahiti le 25 septembre 2026 – L’identification des chiens doit être une priorité par souci d’économie des deniers publics car entre la capture, le vétérinaire, ou encore la garde de l’animal la facture peut très vite montée. “ Et lorsque l’animal ne peut pas être adopté, la facture s’alourdit encore pour le contribuable” . Vendredi, des tables rondes et cinq ateliers participatifs ont été mis en place à la mairie de Pirae, en marge des Tahiti Uri Days à l’invitation du Syndicat Intercommunal pour la Gestion de la Fourrière Animale (Sigfa). Comme thèmes principaux : la gestion des animaux errants et le bien-être animal. Plusieurs solutions ont été abordées : les modèles de gestion communale et le rôle des acteurs, la gestion des animaux dans les îles et les spécificités insulaires, le cadre juridique de la gestion animale, repenser la place et la structuration des associations ou encore la sensibilisation, information et campagnes de communication. Seuls les associations, représentants de l’État, du Pays et des communes ont pu participer à ces ateliers. Le rendez-vous était organisé sur invitation. M e Fidèle, présent à ce séminaire, rappelle que l’application des textes relatifs au bien-être animal est récente : “L es maires, il leur faut du temps pour se les approprier, mettre en place les services publics, la fourrière, les locaux adaptés, exercer correctement les pouvoirs de police, ça prend du temps. Et cela permet de partager les expériences .” Pour le chef de service de la police municipale de Faa’a, Ariinui Tarahu, l’identification des chiens doit être une priorité. “Ç a coûte moins cher”, affirme-t-il . “ Quand l’animal est identifié, la commune peut vite retrouver son propriétaire et le restituer. Mais sans identification, il faut payer la capture, le vétérinaire, la garde, voire l’euthanasie. Et s’il n’est pas adoptable, la facture pour le contribuable grimpe encore.” Dans ce contexte, la stérilisation reste pour lui un outil important. Tout comme la sensibilisation, notamment auprès d’un public scolaire plus à l’écoute que les adultes. Il propose même que les enfants visitent la fourrière parce que “ c'est du concret” : “Vous avez un chiot, c'est joli, c'est gentil et tout. Ça grandit, vous ne vous en occupez pas. L'animal risque de se retrouver en fourrière (…). Il faut investir sur cette génération. Après c'est eux qui reprennent leurs parents, les adultes. On a plus de facilité à craquer pour ce que nos enfants nous disent qu’à respecter ce que nous impose la loi .” “Le chien a toujours fait partie de notre famille” Le 9 e adjoint au maire de Pira’e, Teddy Cheung assure avoir été confronté à la problématique des “ chiens errants entraînant des problèmes de voisinage, de salubrité dans les quartiers, de surpopulation aussi . Mais [il] pense que c'est dans notre ADN aussi d'accueillir les chiens chez nous .” Certaines personnes âgées se retrouvent même avec quatre à six chiens. “Après, elles peuvent se sentir submergés et cela joue sur le plan économique car elles ne peuvent plus nourrir convenablement leurs chiens. Mais elles veulent les garder, c'est de l'amour, ce n'est pas de la maltraitance. Dans l'histoire de la Polynésie, le chien a toujours fait partie de notre famille .” La responsable de la cellule bien-être animal à la Direction de l'environnement (Diren), Karine Bonato, souligne que juridiquement c’est “complexe” car il y a un partage des “compétences et des responsabilités” entre le propriétaire et les institutions, État, Pays et communes. “Chacun a des missions qui peuvent s'imbriquer les unes avec les autres et c'est ce qui fait la complexité, d'un point de vue juridique, de la mise en place de toutes les mesures, de tous les textes réglementaires en lien avec le bien-être animal et la gestion des animaux” . Cette année, près d’une trentaine de projets ont été déposés auprès de la cellule bien-être animal et 23 ont été subventionnés par la Diren dans les cinq archipels de la Polynésie. Karine Bonato veille aussi “à la bonne utilisation des deniers publics, c'est-à-dire que les associations n'essaient pas de tromper le Pays sur l'utilisation des fonds publics”. Elle rappelle que le bien-être animal relève de la compétence du Pays et qu’à ce titre “il doit veiller à sa sécurité, et celle des humains. Ça passe par la biosécurité, il faut savoir qu'un animal peut être vecteur de maladie. Et quand on prend soin de lui, forcément, il est moins à même d'amener un risque de transfert de maladie à l'homme. Je pense, entre autres, à la leptospirose” . Rosella Villant, tāvana de Fakahina “Les chiens sont plus nombreux que la population” “Chez moi à Fakahina et à Fangatau les chiens sont plus nombreux que la population et le problème c'est que la plupart sont mal nourris, malades, maigres. Ça fait mal au cœur. Heureusement que certaines familles entretiennent bien leurs chiens. Je suis là pour avoir des solutions pour qu'il y ait moins de chiens car ils prolifèrent. On m’a dit que je peux mettre des amendes et je vais en mettre pour tout cela. Aux Tuamotu, ce n'est jamais clôturé et les chiens sont sur la route. Et quand il y a des personnes qui arrivent à vélo, en deux-roues, ils se font poursuivre par les chiens et je ne veux pas avoir un problème de ce genre. Je ne veux pas que ma population soit mordue par les chiens. J'ai créé une association environnementale, chez moi. J'ai demandé de l'aide au territoire. Mais le temps était limité et je n’ai pas obtenu la subvention. J'ai demandé à l'État une subvention de 1 million de francs. On m’a donné 357 000 francs. Qu'est-ce que je peux faire avec ça ? Rien. Je peux peut-être payer juste le déplacement de deux vétérinaires. Mais, les soins, la stérilisation, et tout le reste, qui va payer ?” Ariinui Tarahu, Chef de service de la police municipale de Faa’a “Un adolescent s'est fait mordre à un centimètre de la carotide” “Les gens qui donnent à manger aux chiens, c'est louable mais le problème d'errance continue et l'animal est toujours sur la voie publique. Pire, la personne qui a l’habitude de lui donner à manger part en vacances. Les animaux continuent à venir sur le site. Un exemple concret : une personne leur donnait à manger sur le parking d'un établissement scolaire. On l’a informé qu’il y a un arrêté qui interdit le nourrissage. Elle n’a pas voulu coopérer, même après plusieurs sommations. Elle a été verbalisée. Deux à trois semaines après, un adolescent s'est fait mordre à un centimètre de la carotide. On a échappé à un drame. Les animaux en divagation sont de la responsabilité du maire. À notre demande la famille a déposé plainte. Réquisition de l'officier de police judiciaire : ‘Veuillez me fournir tous les éléments ; les actions menées par votre service en matière de divagation’. Le fait qu'on ait verbalisé et les rapports de police ont protégé le maire parce qu'on a fait tout simplement notre boulot. On a été décrié par certains de nos détracteurs, par les associations, on est méchant, on est ceci, on est cela, mais le jour où il y a eu la morsure, il n'y a plus personne .” Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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L’ancien bagagiste condamné à sept ans de réclusion pour viol

Tahiti, le 26 septembre 2026 - Après trois jours de procès, la cour d’assises a reconnu coupable de viol et de tentative de viol l’homme de 36 ans jugé pour des faits commis en 2019 dans un hôtel de Bora Bora. L’avocat général s’était dit “persuadé” de sa culpabilité et avait requis 12 ans de réclusion criminelle. La cour l’a finalement condamné à sept ans de prison. Vendredi, u dernier jour du procès pour viol, tentative de viol et agression sexuelle dans un hôtel de Bora Bora en 2019, la cour peine toujours à départager les versions. En début de matinée, la défense fait lire le témoignage d’une cheffe de rang de l’établissement. Elle affirme avoir vu sur les réseaux sociaux l’accusé et la victime commenter les publications de l’un et l’autre, avec des “cœurs” ou des “like”. Des affirmations fermement contestées par la victime, qui assure n’avoir jamais commenté les publications de son ancienne collègue, bagagiste au moment des faits. M e Hina Lavoye, avocate de la partie civile, reconnaît la difficulté du dossier. “Je ne suis pas juge mais avocate”, rappelle-t-elle, avant de résumer l’opposition entre “une femme dans un état déplorable parce qu’elle s’est fait violer” et un accusé qui dit : “Je n’ai rien fait.” Face aux accusations de mensonge, elle lance : “Si c’est une menteuse, on peut lui décerner un Oscar” , ironise-t-elle rappelant que même le psychiatre avait jugé son récit “cohérent”. Elle insiste sur le traumatisme : “Personne ne vous prépare à ça. Vous avez été pénétrée sans avoir rien demandé. Que ce soit une minute ou une heure, on se sent salie.” Et de conclure : “Ce n’est pas parce qu’on est un beau gosse qu’on a le droit de violer impunément.” “Il y a des souffrances qu’on ne peut pas mimer” Dans son réquisitoire, l’avocat général rappelle le principe de présomption d’innocence. Mais face à une affaire où “c’est parole contre parole”, il demande aux jurés : “Pourquoi croire plus l’un que l’autre ?” Il décrit l’accusé comme “un jeune homme plutôt bel homme, sportif, qui présente bien, poli”, “quasiment le gendre idéal”, avant d’affirmer : “Mais au vu des éléments, je suis persuadé que Monsieur est coupable.” Pour défendre la crédibilité de la plaignante, il évoque son attitude à la barre : “Est-ce qu’on peut mentir et avoir la lèvre qui tremble comme ça ? Réfléchissez.” Les quatre expertises ont, selon rappelle-t-il, établi qu’ “elle souffre réellement et il y a des souffrances qu’on ne peut pas mimer”. Enconclusion, il requiert 12 ans de réclusion criminelle avec inscription au Fijaisv en précisant : “Il va recommencer. Si c’est passé une fois, ça passera une deuxième fois”, met-il en garde. La défense revient de son côté sur la reconstitution en 2024 et les conditions de luminosité : “Il faisait trop nuit pour apercevoir le sexe de l’accusé”, estime M e Isabelle Nougaro. La victime ayant fait une description du pénis de l’accusé pour se justifier au moment de ses auditions. Elle évoque aussi les surnoms “Mon cœur” et “Chouchou” qu’aurait utilisés la victime avec l’accusé, d’après un autre témoignage, tout en soulignant qu’ “aucune preuve de conversation et de messages entre les deux” n’a été retrouvée, les deux ayant “tout effacé”. “Un dragueur n’est pas un agresseur”, conclut-elle, avant d’ajouter à propos de l’accusé : “On peut tuer quelqu’un de plusieurs façons. Lui, il est mort socialement.” Après trois jours d’audience, la cour a déclaré l’homme coupable de viol et tentative de viol. Il passera sept ans derrière les barreaux. Alexandra Perrini Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Première Rencontre des entrepreneurs de Polynésie : “La confiance, c'est vraiment quelque chose d’important”

Tahiti, le 25 septembre 2025 - Le Medef-Polynésie veut faire de la première Rencontre des entrepreneurs du Fenua un temps de réflexion sur les conditions nécessaires au développement des entreprises. Fiscalité, réglementation, formation, accompagnement et innovation seront au cœur de cette journée organisée le mardi 27 octobre au Hilton Tahiti. Pour Yannick Cadet, président du Mouvement des entreprises de France en Polynésie Polynésie (Medef), difficile de parler de développement économique sans parler de la capacité des entrepreneurs à se projeter. La première Rencontre des entrepreneurs de Polynésie, sera organisée le mardi 27 octobre au Hilton Tahiti. L’événement se fait fort d’être un lieu de réflexion sur les moyens de donner davantage de visibilité aux entreprises et de favoriser leur développement. Son thème très explicite est “Cap Croissance”. Le Medef-Polynésie entend y réunir entrepreneurs, dirigeants, experts, décideurs publics et partenaires institutionnels autour d'une même question : comment faire grandir l'économie polynésienne dans un territoire marqué par son insularité ? Pour Yannick Cadet, le contexte est complètement propice à cette réflexion. Car, la Polynésie connaît actuellement une croissance modérée. Mais plutôt que de se satisfaire de cette situation, le président du Medef estime qu'il faut déjà préparer la suite. “On est dans un contexte aujourd'hui où il y a une croissance qui est modérée, mais il y a de la croissance. Il y a 2 % d'augmentation du PIB en 2025. Donc c'est précisément à ce moment-là qu'on doit se poser la question de préparer la suite.” L’ambition du directeur Général de Poe-ma insurances est d'aller chercher davantage de croissance : “On doit pouvoir aller chercher 5 à 7 points de croissance du PIB, ce qui va générer derrière la création d'emplois et d’activité.” Pour y parvenir, il estime que les entreprises doivent pouvoir investir, recruter, innover et surtout changer d'échelle. “Il y a un véritable tissu entrepreneurial. Il y a un vivier d'entreprises qui est important, mais il y a aussi un vivier principalement constitué de petites entreprises”, expose-t-il. La question est donc, selon lui, de savoir comment permettre à ces petites entreprises de grandir “pour faire en sorte que demain, elles soient moyennes, puis de grandes entreprises”. ​“Les cartes, on les a en main” “Entreprendre c'est prendre des risques, essayer de les mesurer, de les maîtriser. Donc pour entreprendre il faut avoir de la visibilité”, développe Yannick Cadet. Le président du Medef insiste notamment sur la stabilité de la réglementation. “Quand les règles ne sont pas stables, elles ne sont pas prévisibles. Évidemment que ça contraint la volonté d'innover, que ça contraint la volonté d'entreprendre. Ça fait peur.” Fiscalité, réglementation, droit du travail, innovation, numérique ou connectivité : autant de leviers sur lesquels, selon lui, la Polynésie dispose pourtant de marges de manœuvre. “Les cartes, on les a en main”, dit-il. Il cite notamment la capacité du Pays à définir sa fiscalité, son droit du travail et une partie de son cadre réglementaire. Cette question de la confiance commence, aussi, bien avant les difficultés. Yannick Cadet estime qu'un autre enjeu se situe dans la formation des futurs entrepreneurs et dans leur capacité à comprendre les mécanismes économiques de leur propre entreprise. Une lacune qui peut avoir des conséquences concrètes lorsqu'une personne se lance dans la création d'une très petite entreprise. “C'est certainement un élément qui fait qu'il y a pas mal d'entreprises qui disparaissent parce que la gestion financière et comptable de l'entreprise n'avait pas été faites correctement.” Il cite notamment une erreur de compréhension fréquente entre chiffre d'affaires et bénéfice. Un autre problème évoqué : les chefs d'entreprise ne demandent pas nécessairement de l'aide lorsqu'ils commencent à rencontrer des problèmes. “On n'a pas toujours l'information. Ce sont souvent des personnes qui le vivent un peu mal, elles ont un peu honte. Donc elles ne partagent pas forcément. Et quand on l'apprend, il est parfois trop tard.” D'où la nécessité, selon lui, de mieux mobiliser l'ensemble de l'écosystème économique autour des entreprises. Cette réflexion sera l'un des fils conducteurs de la journée du 27 octobre. Faire de la Polynésie “un laboratoire” Cette réflexion sur l'innovation ouvre aussi une autre piste défendue par Yannick Cadet : celle d'une Polynésie capable de tester des solutions qui pourraient ensuite être exportées vers d'autres territoires. “Je pense qu'un petit pays doit avoir une capacité d'agilité supérieure à celle d'un grand pays.” L’exemple du Swac [un système de climatisation utilisant l’eau fraiche des profondeurs marines, NDLR], développé en Polynésie, démontre qu'une innovation née dans un contexte insulaire peut convaincra à l’international. Yannick Cadet évoque aussi, à titre d'exemple, la possibilité de tester des véhicules autonomes sur le territoire. Avec un réseau routier insulaire, moins dense et plus limité que celui de grands pays, certaines expérimentations pourraient selon lui être plus faciles à organiser. “Je pense que sur un certain nombre de sujets, on doit avoir la capacité d'être ce laboratoire d'expériences.” La journée Rencontre des entrepreneurs ne sera pas seulement une succession de prises de parole. L’événement débutera à 8 heures avec une conférence inaugurale, suivie de quatre tables rondes. La première, consacrée à la création, la reprise et la transmission d’entreprises, posera la question de l’autonomie économique de la Polynésie. La deuxième s’intéressera aux freins à la croissance des entreprises, notamment en matière de fiscalité, de talents et d’administration. Après le déjeuner, les échanges porteront sur le numérique, l’intelligence artificielle et l’innovation dans un petit marché comme la Polynésie, avant une dernière table ronde consacrée aux infrastructures, au droit, à la concurrence et à la simplification administrative. La journée doit se terminer à 16h30. Une première édition appelée à se renouveler ? Pour cette première édition, le Medef veut rester sur un format d'une journée, dense mais suffisamment ouvert pour permettre les échanges. Des temps de pause sont prévus entre les différentes séquences, avec l'idée de favoriser les rencontres entre entrepreneurs et décideurs. Le président du Medef-Polynésie assume le caractère expérimental de cette première édition. Mais il imagine déjà des échanges avec d'autres territoires insulaires, notamment la Nouvelle-Calédonie et les autres réseaux Medef du Pacifique. L'idée serait de mutualiser certaines réflexions et certains moyens. Le syndicat patronal veut faire de cet événement un rendez-vous annuel et une première étape pour mettre autour de la même table ceux qui entreprennent, ceux qui décident et ceux qui accompagnent les entreprises. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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Papeete : les scooters Hello Scoot retirés

Tahiti, le 25 septembre 2026 - Neuf scooters de la société en liquidation Hello Scoot’ qui encombraient l’espace public en centre-ville ont été déplacés, jeudi, pour être entreposés sur un parking à Paofai. L’opération a été menée par les services techniques et la police municipale, sous l’œil du tāvana Rémy Brillant. Les véhicules ont été regroupés sur le parking de l’ex-TNAD, à Paofai. La liquidation judiciaire de la SARL Hello Scoot’ ayant été prononcée, l’opération a été conduite à la demande du liquidateur judiciaire Tamatea Ancel. Cette opération doit permettre de libérer des places de stationnement, mais aussi de sécuriser l’espace public et de préserver le cadre urbain. Depuis l’arrêt définitif de l’activité de location en libre-service de la société Hello Scoot’, les Vespa jaunes ont progressivement fini à l’abandon sur des places de parking pour deux-roues de la capitale. Certains scooters ont depuis été dépouillés de leurs pièces. Des épaves ont même été retrouvées sous le pont de la Fautaua, a indiqué Rémy Brillant à Tahiti Infos . Reste désormais la question du devenir de ces véhicules. Pour le moment, les neuf scooters sont entreposés à Paofai. Mais leur gestion se heurte au problème du stockage des véhicules hors d’usage. La ville indique travailler “à la mise en place d’une solution permettant, à terme, leur compactage et leur évacuation dans de meilleures conditions”. Le projet Hello Scoot’ devait à l’origine favoriser les déplacements doux dans la capitale. Lancé avec l’ambition de proposer une solution de mobilité en libre-service, le dispositif avait notamment été distingué en 2022 par le concours Innovation Outre-mer. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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​Saisies et interpellations à Faa’a et Mahina

Tahiti, le 25 septembre 2026 – 119 plants de cannabis, 57 grammes d’herbe séchée, 447.500 francs, un pistolet d’alarme et 13 cartouches, ainsi que du matériel de conditionnement, dont trois balances électroniques, c’est le bilan de deux opérations menées cette semaine à Faa’a et Mahina par la gendarmerie, menant à l’interpellation de quatre personnes. Nouvelle actualité en lien avec la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mardi 22 et jeudi 24 septembre, deux opérations de lutte contre les stupéfiants menées par la gendarmerie nationale sur des points de deal à Faa’a et Mahina ont conduit à l’interpellation de quatre personnes. Au total, ce sont 119 plants de cannabis, 57 grammes d’herbe séchée, 447.500 francs, un pistolet d’alarme – ou pistolet à blanc – et 13 cartouches qui ont été saisis, ainsi que du matériel de conditionnement, dont trois balances électroniques. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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