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Lula en tête, Bolsonaro résiste, le Brésil en route pour un 2e tour

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - L'ancien président de gauche Lula est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle dimanche au Brésil, mais le président sortant Jair Bolsonaro a mieux résisté que prévu et un 2e tour aur
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Lula en tête, Bolsonaro résiste, le Brésil en route pour un 2e tour

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - L'ancien président de gauche Lula est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle dimanche au Brésil, mais le président sortant Jair Bolsonaro a mieux résisté que prévu et un 2e tour aura lieu pour les départager.</p><p>Luiz Inacio Lula da Silva, icône de la gauche brésilienne, a remporté 47,97% des voix, devant le président sortant d'extrême droite, à 43,60%, a annoncé en soirée le Tribunal Supérieur électoral (TSE), sur la base du dépouillement de 97,69% des bureaux de vote.</p><p>Cette courte victoire est décevante pour Lula, auquel les sondages promettaient une large avance, voire même un triomphe dès le premier tour, qu'il souhaitait célébrer sur la grande avenue Paulista de Sao Paulo.</p><p>Il devra affronter son ennemi juré lors d'un 2e tour, prévu par la loi électorale le 30 octobre.</p><p>Le président Jair Bolsonaro a bien mieux résisté que prévu alors que les sondages le disaient traînant loin derrière Lula dans les intentions de vote (36% contre 50%).</p><p>Pour le dirigeant populiste, qui a échappé à une défaite humiliante au premier tour, ces quatre semaines peuvent être l'occasion de galvaniser ses troupes dans les rues et de trouver un nouvel élan.</p><p>Un second tour signifie encore un mois d'une campagne délétère qui a lassé des millions de Brésiliens depuis le mois d'août. </p><p>Les candidats ont échangé beaucoup d'insultes personnelles et présenté peu de projets pour l'avenir du Brésil, un pays très fracturé aux défis immenses.</p><p>"Cela renforce l'incertitude", a déclaré à l'AFP Michael Shifter, de l'Université Georgetown "cela ne serait pas surprenant de voir davantage de troubles ou incidents violents". </p><p></p><p>- "Lula va gagner" - </p><p>Par ailleurs de nombreux candidats bolsonaristes, dont des ex-ministres du gouvernement, ont été élus au Congrès et comme gouverneurs. </p><p>Mais dans le camp luliste, Viviane Laureano da Silva, une fonctionnaire de 36 ans, restait confiante: "La campagne va être difficile, mais Lula va gagner au 2e tour", dit-elle à l'AFP à Rio. </p><p>Toute la journée, les Brésiliens s'étaient pressés en masse pour choisir leur président, mais aussi les députés, un tiers des sénateurs et les gouverneurs des 27 Etats, avec des longues files d'attente.</p><p>Le scrutin auquel 156 millions d'électeurs avaient été appelés, s'est apparemment déroulé sans violences dans le plus grand pays d'Amérique latine.</p><p>Deux incertitudes pesaient sur cette journée électorale: Lula pourrait-il être élu à un 3e mandat de président dès le premier tour et Bolsonaro contesterait-il le résultat, comme il avait menacé de le faire depuis des mois.</p><p>"Si les élections sont propres, aucun problème.Que le meilleur gagne!", a déclaré le président Bolsonaro, 67 ans, en votant en matinée à Rio de Janeiro.</p><p>Agacé par les questions insistantes de la presse, Bolsonaro, vêtu du maillot jaune et vert de l'équipe nationale de football sous lequel il portait un gilet pare-balle, n'avait pas voulu dire clairement s'il reconnaîtrait le résultat.</p><p>Mais les Brésiliens ont moins sanctionné que prévu le président sortant de 67 ans pour son déni face au Covid (685.000 morts), la crise économique dans un pays où plus de 30 millions de personnes souffrent de la faim et les crises ayant émaillé tout son mandat.</p><p>L'ex-président de gauche (2003-2010) Lula, 76  ans, a lui-même du mal à se débarrasser de l'image de corruption qui lui colle à la peau depuis l'énorme scandale "Lavage express", qui lui a valu 18 mois de prison avant que ses condamnations ne soient annulées ou prescrites.</p><p></p><p> - "L'élection la plus importante" - </p><p>Lula a suivi l'annonce des résultats dans un grand hôtel de Sao Paulo et Jair Bolsonaro à la présidence, à Brasilia.</p><p>"Pour moi, c'est l'élection la plus importante", avait dit l'ancien métallo, en votant à Sao Bernardo, une banlieue ouvrière de Sao Paulo.</p><p>Lula dispute sa sixième course présidentielle, 12 ans après avoir quitté le pouvoir avec un taux de popularité stratosphérique (87%).</p><p>Dans les bureaux de vote, les électeurs souvent habillés du jaune et vert bolsonariste ou du rouge luliste ont dû patienter parfois plusieurs heures pour voter en raison de l'affluence.</p><p>Mais le président du Tribunal supérieur électoral (TSE), Alexandre de Moraes, a assuré que le vote se déroulait "sans problème", et a tenu à "réaffirmer la fiabilité et la transparence" du système d'urnes électroniques, moult fois critiqué par Jair Bolsonaro.</p><p>Plus de 500.000 membres des forces de l'ordre avaient été mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin, qui s'est déroulé en présence de dizaines d'observateurs étrangers.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Confusion en Bosnie où deux leaders serbes revendiquent la victoire

Description: <p>Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) (AFP) - La confusion régnait  lundi en Bosnie où deux leaders serbes rivaux ont revendiqué une victoire cruciale lors d'un scrutin complexe qui devrait aggraver la fragilité du pays des Bal
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Confusion en Bosnie où deux leaders serbes revendiquent la victoire

Description: <p>Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) (AFP) - La confusion régnait  lundi en Bosnie où deux leaders serbes rivaux ont revendiqué une victoire cruciale lors d'un scrutin complexe qui devrait aggraver la fragilité du pays des Balkans. </p><p>Les multiples élections de dimanche ont débouché sur des revers, des victoires écrasantes et une décision surprise du Haut représentant international qui pourraient aggraver l'instabilité du petit pays pauvre divisé selon des lignes de fracture ethniques.</p><p>La Commission électorale poursuivait son décompte des voix tard dans la nuit mais l'ennemie jurée de Milorad Dodik, Jelena Trivic, a proclamé sa victoire dans la course à la présidence de la Republika Srspka, l'entité serbe du pays fracturé, après avoir promis d'éradiquer la corruption tout en jouant une partition nationaliste. </p><p>"C'est la victoire du peuple", a-t-elle lancé avant de descendre dans les rues de Banja Luka, le chef-lieu de la RS, pour la célébrer."Cela ne doit pas représenter ma victoire personnelle mais plutôt une victoire de la RS".</p><p>Milorad Dodik, qui vise un troisième mandat à la présidence de la RS, a rejeté la revendication de sa rivale, une universitaire professeure d'économie.</p><p>"J'ai remporté le poste de président de la RS", a-t-il dit, en accusant le camp d'en face de manquer de "sérieux"."La tendance (dans le décompte des voix) garantit absolument que le candidat du SNSD, c'est-à-dire moi, a gagné l'élection".</p><p>La Bosnie est gouvernée selon un système dysfonctionnel hérité des accords de paix de Dayton qui avaient mis fin à la guerre intercommunautaire en 1995.Le pays est divisé entre la Republika Srpska et une fédération croato-musulmane, reliées par un faible pouvoir central souvent paralysé. </p><p>Durant les presque trois décennies qui ont suivi le conflit ayant fait 100.000 morts, les principaux partis ont exploité les divisions ethniques pour se maintenir au pouvoir.</p><p></p><p>- Exode -</p><p></p><p>Parallèlement, tous ceux qui le pouvaient ont choisi l'exil face à l'absence de perspectives tant politiques qu'économiques dans un pays où le chômage touche environ 30% de la population active.</p><p>Près de 500.000 personnes ont quitté la Bosnie depuis le dernier recensement de 2013, quand elle comptait 3,5 millions d'habitants, selon les estimations de l'Union pour un retour durable, une ONG locale.</p><p>Milorad Dodik, le représentant serbe sortant de la présidence collégiale, a multiplié ces derniers mois les menaces sécessionnistes qui lui ont valu des sanctions de Washington et de Londres, tout en répétant à l'envi que la Bosnie était un pays "raté".</p><p>En revanche, la victoire de Zeljka Cvijanovic, une alliée très proche, n'est pas contestée.Cette juriste de 55 ans membre du parti de Milorad Dodik, va lui succéder dans le fauteuil serbe de la présidence tripartite. </p><p>Les remous en RS ne constituent pas la seule surprise du scrutin. </p><p>Dans la communauté musulmane, Bakir Izetbegovic, le chef du SDA nationaliste qui domine la vie politique depuis des décennies et fils du premier président de la Bosnie indépendante, a essuyé une cuisante défaite.Il briguait le fauteuil musulman à la présidence tripartite face à un candidat soutenu par onze partis d'opposition.</p><p>Denis Becirovic, professeur d'histoire social-démocrate de 46 ans, qui milite pour une Bosnie "pro-européenne et unie", a obtenu plus près de 56 % des voix contre 39% à son adversaire, selon les résultats préliminaires de la commission électorale.Il a appelé chacun "à s'unir pour l'avenir.Nous n'avons plus le temps ni le droit de gâcher notre énergie dans des disputes inutiles".</p><p>Côté croate, la victoire écrasante de Zeljko Komsic qui obtient son quatrième mandat à la présidence collégiale pourrait aussi provoquer de nouvelles perturbations.Porte-drapeau d'une Bosnie "citoyenne", il est apprécié des musulmans mais honni par une grande partie des Croates qui lui dénient toute légitimité pour représenter cette communauté.</p><p>Depuis des mois, les partis croates, le HDZ conservateur en tête, réclament une modification des règles électorales, qui permettent aux Bosniaques largement majoritaires démographiquement au sein de l'entité commune d'élire de fait le membre croate à la présidence collégiale.Menaces de blocages à l'appui, ils réclament aussi de nouveaux mécanismes pour choisir leurs représentants à la chambre haute de la fédération, ce que refusent les Bosniaques.</p><p>Juste après la fermeture des urnes, le Haut Représentant international Christian Schmidt a annoncé des réformes dans l'entité croato-musulmane où aucun gouvernement n'a pu être désigné à l'issue des dernières élections de 2018 en raison des désaccords entre les deux communautés.</p><p>"Ces mesures visent à améliorer la fonctionnalité de (l'entité) et à assurer la prompte mise en oeuvre du résultats des élections", a dit dans un communiqué le Haut représentant, doté d'importants pouvoirs discrétionnaires en Bosnie.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Confusion en Bosnie après des revendications contradictoires de leaders serbes

Description: <p>Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) (AFP) - La confusion régnait tôt lundi en Bosnie où deux leaders serbes rivaux ont revendiqué une victoire cruciale lors d'un scrutin complexe qui devrait aggraver la fragilité du pays des
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Confusion en Bosnie après des revendications contradictoires de leaders serbes

Description: <p>Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) (AFP) - La confusion régnait tôt lundi en Bosnie où deux leaders serbes rivaux ont revendiqué une victoire cruciale lors d'un scrutin complexe qui devrait aggraver la fragilité du pays des Balkans. </p><p>Les multiples élections de dimanche ont débouché sur des revers, des victoires écrasantes et une décision surprise du Haut représentant international qui pourraient aggraver l'instabilité du petit pays pauvre divisé selon des lignes de fracture ethniques.</p><p>La Commission électorale poursuivait son décompte des voix tard dans la nuit mais l'ennemie jurée de Milorad Dodik, Jelena Trivic, a proclamé sa victoire dans la course à la présidence de la Republika Srspka, l'entité serbe du pays fracturé, après avoir mené campagne en promettant d'éradiquer la corruption tout en jouant une partition nationaliste. </p><p>"C'est la victoire du peuple", a-t-elle lancé avant de descendre dans les rues de Banja Luka, le chef-lieu de la RS, pour la célébrer."Cela ne doit pas représenter ma victoire personnelle mais plutôt une victoire de la RS".</p><p>Milorad Dodik, qui vise un troisième mandat à la présidence de la RS, a rejeté la revendication de sa rivale, une universitaire professeure d'économie, tout en déclarant vouloir "attendre les résultats complets".</p><p>"En ce qui me concerne, j'ai gagné mais nous attendons.Je m'attends à une différence de 40.000 voix en ma faveur", a-t-il dit, accusant le camp d'en face de manquer de "sérieux".</p><p>La Bosnie est gouvernée selon un système dysfonctionnel hérité des accords de paix de Dayton qui avaient mis fin à la guerre intercommunautaire en 1995.Le pays est divisé entre la Republika Srpska et une fédération croato-musulmane, reliées par un faible pouvoir central souvent paralysé. </p><p>Près de trois décennies après le conflit qui fit 100.000 morts, les principaux partis ont exploité les divisions ethniques pour se maintenir au pouvoir.</p><p></p><p>- Exode -</p><p></p><p>Parallèlement, tous ceux qui le peuvent choisissent l'exil face à l'absence de perspectives tant politiques qu'économiques.</p><p>Près de 500.000 personnes ont quitté le pays depuis le dernier recensement de 2013, quand il comptait 3,5 millions d'habitants, selon les estimations de l'Union pour un retour durable, une ONG locale.</p><p>Milorad Dodik, le représentant serbe sortant de la présidence collégiale, a multiplié ces derniers mois les menaces sécessionnistes qui lui ont valu des sanctions de Washington et de Londres, tout en répétant à l'envi que la Bosnie était un pays "raté".</p><p>En revanche, Zeljka Cvijanovic, juriste de 55 ans membre du SNSD de Milorad Dodik dont elle est très proche, va lui succéder dans le fauteuil serbe de la présidence tripartite du pays. </p><p>Les remous en RS ne constituent pas la seule surprise du scrutin. </p><p>Dans la communauté musulmane, Bakir Izetbegovic, le chef du SDA nationaliste qui domine la vie politique depuis des décennies et fils du premier président de la Bosnie indépendante, a essuyé une cuisante défaite.Il briguait le fauteuil musulman à la présidence tripartite face à un candidat soutenu par onze partis d'opposition.</p><p>Denis Becirovic, professeur d'histoire social-démocrate de 46 ans, qui milite pour une Bosnie "pro-européenne et unie", a obtenu plus près de 56 % des voix contre 39% à son adversaire, selon les résultats préliminaires de la commission électorale.Il a appelé chacun "à s'unir pour l'avenir.Nous n'avons plus le temps ni le droit de gâcher notre énergie dans des disputes inutiles".</p><p>Côté croate, la victoire écrasante de Zeljko Komsic qui obtient son quatrième mandat à la présidence collégiale pourrait aussi provoquer de nouvelles perturbations.Porte-drapeau d'une Bosnie "citoyenne", il est apprécié des musulmans mais honni par une grande partie des Croates qui lui dénient toute légitimité pour représenter cette communauté.</p><p>Depuis des mois, les partis croates, le HDZ conservateur en tête, réclament une modification des règles électorales, qui permettent aux Bosniaques largement majoritaires démographiquement au sein de l'entité commune d'élire de fait le membre croate à la présidence collégiale.Menaces de blocages à l'appui, ils réclament aussi de nouveaux mécanismes pour choisir leurs représentants à la chambre haute de la fédération, ce que refusent les Bosniaques.</p><p>Juste après la fermeture des urnes, le Haut Représentant international Christian Schmidt a annoncé des réformes dans l'entité croato-musulmane où aucun gouvernement n'a pu être désigné à l'issue des dernières élections de 2018 en raison des désaccords entre les deux communautés.</p><p>"Ces mesures visent à améliorer la fonctionnalité de (l'entité) et à assurer la prompte mise en oeuvre du résultats des élections", a dit dans un communiqué le Haut représentant, doté d'importants pouvoirs discrétionnaires en Bosnie.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

En Amazonie, des indigènes votent Lula, en bateau

Description: <p>Manaus (Brésil) (AFP) - Sur le Rio Negro, affluent de l'Amazone, des indigènes brésiliens à bord d'une barque à moteur font le "L" de Lula avec les doigts: ils s'apprêtent à voter ce dimanche pour l&#
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En Amazonie, des indigènes votent Lula, en bateau

Description: <p>Manaus (Brésil) (AFP) - Sur le Rio Negro, affluent de l'Amazone, des indigènes brésiliens à bord d'une barque à moteur font le "L" de Lula avec les doigts: ils s'apprêtent à voter ce dimanche pour l'ex-président de gauche.</p><p>Comme beaucoup de Brésiliens, ces autochtones du peuple Kambeba votent dans une école.Mais pour y arriver, ils doivent naviguer jusqu'au village voisin.</p><p>"Pour nous, les indigènes, c'est important de se battre pour la démocratie, de voter et de choisir des représentants qui nous respectent", dit à l'AFP Raimundo Cruz da Silva, 42 ans, vice-Tuxaua (équivalent d'un cacique) des Kambeba.</p><p>Vêtu d'une chemise blanche avec des bandes verticales de motifs tribaux verts, il ne cache pas qu'il votera pour Lula, l'adversaire du président d'extrême droite Jair Bolsonaro. </p><p>Ce dernier est très critiqué par de nombreux leaders indigènes, dont le cacique emblématique Raoni Metuktire, qui a porté plainte contre lui pour "génocide" au Tribunal pénal international de La Haye.</p><p>Três Unidos, le village de Raimundo Cruz da Silva, où vivent quelque 115 autochtones, est situé sur une réserve à environ 60 km de Manaus, capitale de l'Etat d'Amazonas (nord). </p><p>Une quarantaine de personnes partent voter en même temps, à bord de quatre embarcations. </p><p>Le long des eaux sombres du Rio Negro, ils voient la végétation luxuriante vert émeraude à perte de vue, avant d'arriver à Sao Sebastiao, village situé en dehors de la réserve indigène.</p><p></p><p>- "Le regard tourné vers l'Amazonie" -</p><p></p><p>C'est une journée spéciale pour Taynara da Costa Cruz, 18 ans, qui va voter pour la toute première fois.</p><p>"Pour nous, les jeunes, c'est très important de voter.Nous votons, le regard tourné vers l'Amazonie, les peuples indigènes", dit cette jeune artisane aux yeux marron clair pétillants, qui arbore un collier et un serre-tête faits de graines d'Amazonie.</p><p>Toutes les femmes du peuple Kambeba sont vêtues de longues robes blanches.</p><p>Leurilene Cruz da Silva, soeur de Raimundo, porte aussi sur les cheveux deux rangées de graines qui ressemblent à des colliers de perles.</p><p>À son arrivée à Sao Sebastiao, cette infirmière de 38 ans sort fièrement son titre d'électeur.</p><p>"Il faut qu'on ait de bons représentants, c'est une journée importante.Nous, les indigènes, nous devons montrer que nous sommes capables de résister", lance-t-elle.</p><p>Peu après son élection, fin 2018, Jair Bolsonaro a promis qu'il ne cèderait "pas un centimètre de plus" aux terres indigènes. </p><p>Il s'est aussi montré favorable à l'exploitation minière ou agricole dans ces territoires censés être réservés aux activités traditionnelles des autochtones.</p><p>Sous son mandat, débuté en janvier 2019, la déforestation annuelle moyenne a augmenté de 75% par rapport à la dernière décennie. </p><p>Le bilan environnemental de Lula est loin d'être irréprochable, mais l'ex-président (2003-2010) a promis durant sa campagne qu'il allait créer un ministère des peuples autochtones, avec une personnalité indigène à sa tête.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Le vote terminé, le Brésil attend le résultat du duel Lula-Bolsonaro

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - Les bureaux de vote ont fermé dimanche au Brésil, où plus de 156 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour une présidentielle que le favori Lula espère remporter dès le premier tour fac
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Le vote terminé, le Brésil attend le résultat du duel Lula-Bolsonaro

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - Les bureaux de vote ont fermé dimanche au Brésil, où plus de 156 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour une présidentielle que le favori Lula espère remporter dès le premier tour face au sortant Jair Bolsonaro, qui menace de contester le résultat.</p><p>Ce résultat devrait être connu quelques heures après le début du dépouillement.Les bureaux de vote ont fermé à 17H00 (20H00 GMT).</p><p>Les Brésiliens se sont pressés en masse pour choisir leur président, mais aussi les députés, un tiers des sénateurs et les gouverneurs des 27 Etats, avec des longues files d'attente dans cet immense pays aux dimensions continentales.</p><p>"Si les élections sont propres, aucun problème.Que le meilleur gagne!", a déclaré le président Bolsonaro, 67 ans, en votant en matinée à Rio de Janeiro.</p><p>Agacé par les questions insistantes de la presse, Bolsonaro, vêtu du maillot jaune et vert de l'équipe nationale de football sous lequel il portait un gilet pare-balle, n'a pas voulu dire clairement s'il reconnaîtrait le résultat.</p><p>Il est pourtant distancé par Lula dans les sondages (50% contre 36%), avec un taux de rejet record en raison de son déni face au Covid qui a fait plus de 680.000 morts au Brésil, et de la crise économique dans un pays où plus de 30 millions de personnes souffrent de la faim.</p><p>L'ex-président de gauche (2003-2010) Luiz Inacio Lula da Silva, 76  ans, a voté peu avant à Sao Bernardo do Campo, banlieue ouvrière de Sao Paulo.</p><p>"Pour moi, c'est l'élection la plus importante", a affirmé l'ancien métallo, qui dispute sa sixième course présidentielle pour briguer un troisième mandat, 12 ans après avoir quitté le pouvoir à un taux de popularité stratosphérique (87%).</p><p>"Nous ne voulons plus de haine, de discorde.Nous voulons un pays en paix" a-t-il dit en référence aux fractures d'un Brésil très polarisé, qui compte 214 millions d'habitants.</p><p>Dans les bureaux de vote, les électeurs souvent habillés du jaune et vert bolsonariste ou du rouge luliste ont dû patienter parfois plusieurs heures pour voter en raison de l'affluence.</p><p>- "Fiabilité et transparence" - </p><p></p><p>"On a vraiment peur parce que le climat est tendu, mais on a préféré montrer notre opinion", a déclaré à Sao Paulo Isabela Queiroz, 39 ans, venue voter, vêtue en rouge, avec une amie. </p><p>À la mi-journée, le président du Tribunal supérieur électoral (TSE), Alexandre de Moraes, a assuré que le vote se déroulait "sans problème", et a tenu à "réaffirmer la fiabilité et la transparence" du système d'urnes électroniques, moult fois critiqué par Jair Bolsonaro.</p><p>"Je suis  chrétienne, je ne vote que pour les candidats qui sont d'accord avec ce qui est écrit dans la Bible, alors je vote Bolsonaro", dit Aldeyze dos Santos, 40 ans, femme au foyer interrogée par l'AFP à Brasilia.</p><p>En Amazonie, des indigènes Kambeba faisaient le "L" de Lula avec les doigts et se sont rendus dans une école pour aller voter au moyen de pirogues à moteur sur le fleuve Rio Negro, a constaté l'AFP.</p><p>Jair Bolsonaro a été très critiqué au cours de son mandat pour sa politique environnementale, avec une déforestation record et une recrudescence des intrusions d'orpailleurs ou trafiquants de bois dans les réserves indigènes.</p><p>- Sécurité renforcée  - </p><p></p><p>Au fil de cette élection cruciale pour l'avenir de la jeune démocratie au Brésil, le choc au sommet Lula-Bolsonaro a relégué les neuf autres candidats au rang de figurants.</p><p>"La question est de savoir s'il y aura un deuxième tour ou non, et c'est impossible à prédire", déclare à l'AFP Adriano Laureno, analyste chez les consultants Prospectiva. </p><p>Une victoire de Lula signerait un comeback inespéré quatre ans après son incarcération controversée pour des soupçons de corruption.</p><p>Sa campagne a lancé un appel au "vote utile" pour une victoire dès le premier tour.Cela lui éviterait quatre semaines supplémentaires de campagne à couteaux tirés jusqu'à un second tour le 30 octobre, qui pourrait permettre au populiste Bolsonaro de galvaniser ses troupes et de trouver un nouvel élan.</p><p>"Je pense que Bolsonaro va contester le résultat s'il perd", dit M. Laureno, "mais cela ne veut pas dire qu'il va réussir.La communauté internationale va reconnaître le résultat rapidement".</p><p>Beaucoup redoutent un remake brésilien de l'assaut du Capitole à Washington en 2021 après la défaite de Donald Trump.</p><p>L'armée n'a donné aucun signe d'agitation et les Etats-Unis ont indiqué qu'ils allaient "suivre de près" l'élection, tandis que plus de 500.000 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés pour assurer la sécurité.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

En Bulgarie, Borissov revient en force mais n'est pas certain de gouverner

Description: <p>Sofia (AFP) - Retour à la case départ: le parti de l'ex-Premier ministre bulgare Boïko Borissov est arrivé en tête des élections législatives dimanche, mais l'espoir est mince d'une sortie de l'impasse pol
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En Bulgarie, Borissov revient en force mais n'est pas certain de gouverner

Description: <p>Sofia (AFP) - Retour à la case départ: le parti de l'ex-Premier ministre bulgare Boïko Borissov est arrivé en tête des élections législatives dimanche, mais l'espoir est mince d'une sortie de l'impasse politique.</p><p>Sa formation conservatrice Gerb a recueilli de 23 à 25% des suffrages, devant "Continuons le changement" de son rival centriste Kiril Petkov (19 à 20%), selon les projections publiées dans la soirée par deux instituts de sondage sur la base des premiers dépouillements.</p><p>Dans un Parlement fragmenté, aucune coalition franche ne se dessine.</p><p>"La situation est la même, voire plus compliquée qu'après la dernière élection", a commenté sur la chaîne bTV Daniel Smilov, politologue du groupe de réflexion Centre de stratégies libérales.</p><p>C'est la quatrième fois en 18 mois que les Bulgares étaient appelés à élire leur parlement - une période d'instabilité politique sans précédent depuis la fin du communisme en 1989.</p><p>Ils l'ont fait sans conviction - le taux de participation est historiquement bas (25% à 16H00), comme en novembre 2021 - et dans un climat morose, à l'approche d'un hiver assombri par la flambée des prix et la guerre en Ukraine.</p><p></p><p>- Angoisse de l'inflation -</p><p></p><p>Si la corruption endémique occupait les débats des derniers scrutins, l'insécurité économique a cette fois dominé la campagne, alors que l'inflation frôle les 20% dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l'Union européenne.</p><p>A l'ouverture des bureaux de vote à Sofia, Krasimira Velkova, économiste de 64 ans, confiait ses peurs.</p><p>"Les gens s'inquiètent de l'inflation, du fait qu'un caddie coûte une fortune.Comment va-t-on traverser l'hiver, endurer le froid, payer nos factures ?", s'interroge-t-elle.</p><p>Dans ce contexte anxiogène, M. Borissov, 63 ans, a brandi son expérience d'une décennie au pouvoir et promis tout au long de la campagne de vaincre "le chaos".</p><p>"Il faut des gens qui ont de la bouteille en ces temps troublés.Père Boïko, on peut lui reprocher des choses mais c'est un moindre mal", estime Bogomil Grouev, garagiste de 62 ans.</p><p>Une autre électrice, Rada Mintcheva, dit apprécier le fait qu'il sait ménager à la fois les intérêts russes et occidentaux."La guerre est tout près de chez nous, il vaut mieux ne provoquer personne", explique cette infirmière de 47 ans.</p><p></p><p>- Vers un nouveau scrutin?-</p><p></p><p>Mais l'image du colosse Borissov est ternie.Malmené à l'été 2020 par des manifestations massives contre la corruption, il est isolé et risque d'avoir du mal à trouver un partenaire politique, soulignent les analystes.</p><p>Dimanche, l'ex-dirigeant a de nouveau appelé les autres politiciens "à la raison", se disant "ouvert" à tous ceux qui défendent "la place de la Bulgarie dans l'UE et l'Otan". </p><p>Son rival Kiril Petkov lui a aussitôt opposé une fin de non-recevoir."Nous avons promis de ne pas nous allier à Gerb et nous tiendrons notre parole", a-t-il déclaré en prenant acte de sa défaite.</p><p>L'ancien entrepreneur de 42 ans formé à Harvard (Etats-Unis), qui a débarqué en 2021 sur la scène politique bulgare, avait été renversé en juin dernier par une motion de censure.Il a gouverné sept mois au total à la tête d'une coalition hétéroclite.</p><p>Prêt à poursuivre le travail, M. Petkov avait exhorté ses concitoyens à confirmer leur choix "d'une Bulgarie nouvelle, prospère".Il n'aura pas été entendu.</p><p>Reste pour Gerb la possibilité de s'allier avec le parti de la minorité turque MDL (15%), voire avec des mouvements prorusses montés en puissance depuis le lancement de l'offensive du Kremlin en Ukraine, dans un pays aux liens historiques, économiques et culturels forts avec Moscou.</p><p>La directrice de l'institut Alpha Research, Boriana Dimitrova, interrogée par l'AFP, prédit "de longues négociations".Et ne se montre guère optimiste sur la perspective d'une coalition stable, à l'image de la plupart des experts qui annoncent déjà de nouvelles élections.</p><p>Il y a pourtant urgence, car ces crises politiques en série bloquent les réformes, freinent la croissance et accélèrent l'exode des jeunes de ce pays qui a déjà perdu un dixième de sa population en une décennie.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Les Brésiliens aux urnes pour arbitrer le duel Lula-Bolsonaro

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - Le Brésil était en pleine effervescence dimanche, 156 millions d'électeurs votant pour une présidentielle sous tension que Lula espère remporter dès ce premier tour contre le président sortant Jai
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Les Brésiliens aux urnes pour arbitrer le duel Lula-Bolsonaro

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - Le Brésil était en pleine effervescence dimanche, 156 millions d'électeurs votant pour une présidentielle sous tension que Lula espère remporter dès ce premier tour contre le président sortant Jair Bolsonaro, qui pourrait contester le résultat.</p><p>Les deux grands favoris du scrutin ont voté tôt le matin, peu après l'ouverture des bureaux, où de nombreux Brésiliens se sont présentés en portant les couleurs de leur candidat préféré, jaune et vert pour Bolsonaro et rouge pour Luiz Inacio Lula da Silva.</p><p>L'ex-président de gauche (2003-2010), 76 ans, a voté à Sao Bernardo do Campo, banlieue ouvrière de Sao Paulo où s'est fait connaître en tant que dirigeant syndical.</p><p>"Pour moi, c'est l'élection la plus importante", a affirmé l'ancien métallo, qui dispute sa sixième course présidentielle pour briguer un troisième mandat, douze ans après avoir quitté le pouvoir avec une popularité record.</p><p>"Nous ne voulons plus de haine, de discorde.Nous voulons un pays en paix" a-t-il dit en référence aux fractures du pays.</p><p>Votant peu après à Rio de Janeiro, Bolsonaro, 67 ans, vêtu du  maillot jaune et vert de l'équipe nationale de football sous lequel il portait un gilet pare-balle, a encore laissé planer le doute sur une éventuelle contestation du résultat.</p><p>"Si les élections sont propres, aucun problème.Que le meilleur gagne!", a déclaré le chef de l'Etat.</p><p>À la mi-journée, le président du Tribunal supérieur électoral (TSE), Alexandre de Moraes, a assuré que le vote se déroulait "sans problème, en toute tranquillité", et a tenu à "réaffirmer la fiabilité et la transparence" du système d'urnes électroniques, régulièrement critiqué par Jair Bolsonaro.</p><p>Le dernier sondage de l'institut de référence Datafolha donnait Lula largement en tête au premier tour, avec 50% des votes exprimés, contre 36% pour Bolsonaro.</p><p></p><p>- "Période chaotique" -</p><p></p><p>De longues files d'attente se sont formées depuis le début de la matinée dans les bureaux de vote, notamment à Brasilia.</p><p>"Je suis  chrétienne, je ne vote que pour les candidats qui sont d'accord avec ce qui est écrit dans la Bible, alors je vote Bolsonaro", dit Aldeyze dos Santos, 40 ans, femme au foyer interrogée par l'AFP dans la capitale brésilienne.</p><p>Mais à Rio de Janeiro, Kaia Ferrari, retraitée de 67 ans, lance, laconique : "je déteste Bolsonaro".</p><p>"En tant que femme noire, j'ai voté pour un candidat qui s'engage à lutter contre la discrimination", dit pour sa part Lucia Estela da Conceição, une retraitée luliste qui votait à Sao Paulo.</p><p>"Nous vivons une période chaotique, j’espère que tout va bien se passer aujourd'hui, qu'il n'y aura pas de troubles", a-t-elle poursuivi.</p><p>Certains bureaux de vote ont été installés dans des lieux inhabituels, comme un hôtel de luxe au bord de la plage de Copacabana, à Rio.</p><p>"C'est la première fois que je vote dans un hôtel.C'est bien que les touristes voient qu'on est en démocratie, ou du moins qu'on se bat pour la protéger", dit à l'AFP Juliana Trevisan, électrice de 32 ans.</p><p>- Sécurité renforcée  - </p><p></p><p>Pour cette élection cruciale pour l'avenir de la jeune démocratie au Brésil, le choc au sommet Lula-Bolsonaro a relégué les neuf autres candidats au rang de figurants.</p><p>"La question est de savoir s'il y aura un deuxième tour ou non, et c'est impossible à prédire", déclare à l'AFP Adriano Laureno, analyste chez les consultants Prospectiva. </p><p>Une victoire de Lula signerait un comeback inespéré quatre ans après son incarcération controversée pour des soupçons de corruption.</p><p>Sa campagne a lancé un appel au "vote utile" pour une victoire dès le premier tour.Cela lui éviterait quatre semaines supplémentaires de campagne à couteaux tirés jusqu'à un second tour le 30 octobre.</p><p>Un second tour pourrait permettre au populiste Bolsonaro de galvaniser ses troupes et de trouver un nouvel élan.</p><p>Sur son compte Twitter, il a publié les messages de soutien de ses rares alliés, comme la star du football Neymar ou l'ancien président américain Donald Trump qui appelle les Brésiliens à "réélire l'un des plus grands présidents au monde".</p><p>"Je pense que Bolsonaro va contester le résultat s'il perd", dit M. Laureno, "mais cela ne veut pas dire qu'il va réussir.La communauté internationale va reconnaître le résultat rapidement".</p><p>Beaucoup redoutent un remake brésilien de l'assaut du Capitole à Washington en 2021 après la défaite de Trump.</p><p>L'armée n'a donné aucun signe d'agitation et les Etats-Unis ont indiqué qu'ils allaient "suivre de près" l'élection, tandis que plus de 500.000 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés pour assurer la sécurité.</p><p>Les Brésiliens élisent aussi dimanche leurs 513 députés fédéraux, un tiers des 81 sénateurs et les gouverneurs des 27 Etats, ainsi que les députés régionaux.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Brésil: le pouvoir d'achat, décisif pour les électeurs d'une favela à Rio

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - Qu'ils soient partisans de Lula ou de Bolsonaro, les électeurs de Rocinha, la plus grande favela de Rio de Janeiro, n'ont qu'une préoccupation en tête au moment de voter dimanche: leurs diffi
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Brésil: le pouvoir d'achat, décisif pour les électeurs d'une favela à Rio

Description: <p>Rio de Janeiro (AFP) - Qu'ils soient partisans de Lula ou de Bolsonaro, les électeurs de Rocinha, la plus grande favela de Rio de Janeiro, n'ont qu'une préoccupation en tête au moment de voter dimanche: leurs difficultés économiques.</p><p>Marciano Lopes Vieira, un moto-taxi de 43 ans, joint les deux bouts en se faufilant sur son deux-roues entre les ruelles escarpées et étroites de la favela. </p><p>Il va voter pour l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), invoquant l'augmentation du prix de l'essence pendant le mandat du président sortant d'extrême droite, Jair Bolsonaro. </p><p>"Ça a été très difficile.J'ai dû bénéficier d'un programme social pour la première fois, mais ça ne couvre que le loyer," dit-il à l'AFP dans la file d'attente pour voter, au pied de la colline de la gigantesque favela.</p><p>Rocinha, que l'on aperçoit depuis la plage en contrebas, se répand sur un flanc de montagne dans le sud de Rio de Janeiro, non loin des quartiers huppés de Sao Conrado et Gavea, et compte environ 100.000 habitants.</p><p>Tôt le matin, des dizaines de personnes descendues de la favela attendaient patiemment l'ouverture des bureaux de vote à 8H00 (11H00 GMT), piétinant des milliers de tracts abandonnés par terre après minuit samedi, dernier délai pour distribuer la propagande électorale. </p><p>L'élection étant sous tension dans un Brésil très fracturé, peu de personnes portaient des signes les identifiant comme électeur de Bolsonaro ou de Lula, grands favoris du scrutin de ce dimanche. </p><p>Pourtant, l'ambiance est bon enfant et tout le monde vote dans le calme.</p><p></p><p>- "Pas parfait"-</p><p></p><p>"Moi, je vais voter pour Bolsonaro parce qu'il a fait (le programme social) Auxilio Brasil", dit Rio da Maria Rodriguez, 56 ans, assise devant l'école transformée en bureau de vote et agrippée à une canne.</p><p>"Grâce à ces allocations, j'arrive à acheter mes médicaments, mais je ne vis que grâce à l'aide de mes enfants," raconte cette électrice qui a dû s'arrêter de travailler à cause d'une douleur au genou. </p><p>C'est Bolsonaro qui a lancé l'"Auxilio Brasil", la nouvelle version du "Bolsa Familia" qui était le programme social phare des années Lula, dont le montant est passé de 400 réais (environ 80 euros), à 600 réais cette année.</p><p>"Bolsonaro a augmenté l''Auxilio Brasil' pour se faire réélire," estime pour sa part Luciana Mesquita, 22 ans. </p><p>"Après les élections ça va s'arrêter", prédit cette gérante d'un restaurant, pour qui "tout: la santé, l'éducation, l'emploi" était mieux sous Lula. </p><p>Weksley Watson de Souza, 35 ans, est gardien dans une école, et va voter Bolsonaro.</p><p>"Moi je ne suis pas d'accord avec son positionnement sur les personnes LGBT, il n'est pas parfait mais c'est la meilleure option," estime cet homme noir qui faisait la queue dès 07H30 pour voter. </p><p></p><p>-"Je ne mange plus de viande"-</p><p></p><p>Dans ce pays de 214 millions d'habitants aux inégalités monstres, plus de 33 millions de personnes souffrent de la faim, un chiffre en hausse de 73% par rapport à 2020, selon une étude rendue publique en juin par le Réseau brésilien de recherche sur la sécurité alimentaire (Rede Penssan).</p><p>Pour augmenter le pouvoir d'achat, Lula pour sa part s'engage à lancer une nouvelle "Bolsa Familia": en plus des 600 reais de l'"Auxilio Brasil", les familles recevraient 150 reais pour chaque enfant de moins de six ans.</p><p>Ces promesses ont convaincu Elezoda Belo Oliveira, 57 ans, qui gagne sa vie en faisant du repassage. </p><p>"Je ne mange plus que des œufs!Je ne mange plus de viande, même les pieds de poule sont très chers," s'exclame Mme Oliveira, l'une des rares personnes à arborer un autocollant à l'effigie de Lula. </p><p>"Bolsonaro a été le pire président de tous les temps," estime cette femme aux yeux pétillants. </p><p>Le vote de Rafaela, 27 ans, ira pour ce premier tour à Ciro Gomes, le candidat de centre gauche crédité de 5% des intentions de vote, selon le dernier sondage de Datafolha.</p><p>Cette femme noire travaillait dans un restaurant mais a perdu son travail pendant la pandémie.Aujourd'hui, elle est coiffeuse à domicile.En cas de deuxième tour, elle votera pour l'ex-président de gauche Lula. </p><p>"Tout est beaucoup trop cher avec Bolsonaro et il ne fait pas assez pour aider les gens", soutient-elle.  </p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

La Bosnie vote en pleine crise politique

Description: <p>Sarajevo (AFP) - Les Bosniens votent dimanche dans un climat de crise marqué par les menaces sécessionnistes, les divisions ethniques croissantes et les craintes de nouvelles turbulences.</p><p>Les électeurs participe
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La Bosnie vote en pleine crise politique

Description: <p>Sarajevo (AFP) - Les Bosniens votent dimanche dans un climat de crise marqué par les menaces sécessionnistes, les divisions ethniques croissantes et les craintes de nouvelles turbulences.</p><p>Les électeurs participent à un scrutin complexe pour désigner entre autres les trois membres de la présidence collégiale de la Bosnie, les députés du Parlement central et ceux deux entités qui composent le pays fracturé selon des lignes ethniques.</p><p>Entre menaces sécessionnistes des Serbes orthodoxes, frustrations des Croates catholiques qui ne veulent plus cohabiter avec les Bosniaques musulmans et rêves "d'Etat citoyen" de nombre de ces derniers, beaucoup craignent pour l'intégrité même du pays pauvre des Balkans.</p><p>La Bosnie est divisée entre une entité serbe, la Republika Srpska (RS), et une fédération croato-musulmane, reliées par un faible pouvoir central souvent paralysé.Ce système est hérité des accords de Dayton de 1995 (Etats-Unis) qui ont mis fin à la guerre dans laquelle 100.000 personnes ont été tuées.</p><p>Les différents dirigeants politiques ont promis la stabilité en glissant leur bulletin dans l'urne.Mais les électeurs semblaient partagés entre résignation et espoirs fragiles.</p><p>"Je ne suis pas très optimiste" pour l'avenir du pays, a déclaré Anita Milenkovic, chanteuse de 42 ans,  en votant en Republika Srspka."Le plus grand problème, c'est qu'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord, nos dirigeants".</p><p>"Il y a toujours eu de la corruption et de la manipulation alors j'espère que quelque chose va finalement changer", dit à Sarajevo Edin Drljevic, ingénieur de 44 ans.</p><p>A 13H00 GMT, le taux de participation était de 35%, selon la Commission électorale, en retrait de deux points par rapport à 2018. </p><p>- Exode massif -</p><p></p><p>Dans les trois communautés, des chefs qui occupent depuis longtemps le devant de la scène se livrent à la surenchère nationaliste pour se maintenir au pouvoir pendant que tous ceux qui le peuvent choisissent l'exil face à l'absence de perspectives tant politiques qu'économiques.</p><p>Près de 500.000 personnes ont quitté le pays depuis le dernier recensement de 2013, quand il comptait 3,5 millions d'habitants, selon les estimations de l'Union pour un retour durable, une ONG locale.</p><p>Milorad Dodik, chef politique indéboulonnable des Serbes de Bosnie et représentant serbe sortant de la présidence collégiale, vise cette fois-ci la présidence de la RS.Le nationaliste de 63 ans a multiplié ces derniers mois les menaces sécessionnistes qui lui ont valu des sanctions de Washington et de Londres, tout en répétant à l'envi que la Bosnie était un pays "raté".</p><p>"Les gens sont motivés pour voter pour la stabilité, la paix, une vie sûre dans cette région", a-t-il assuré après avoir mis son bulletin dans l'urne dans son village natal de Laktasi.</p><p>Certains analystes parient sur une victoire de ce grand admirateur du président russe Vladimir Poutine même si sa principale concurrente, Jelena Trivic, universitaire de 39 ans, assure le contraire. </p><p>Elle aussi joue sur la corde nationaliste mais promet de pourfendre la kleptocratie instaurée selon elle par Milorad Dodik. "Notre vengeance s'exercera au moyen de la loi", a-t-elle affirmé.</p><p></p><p>- boycott -</p><p></p><p>Dans la communauté bosniaque, Bakir Izetbegovic, chef du principal parti, le SDA nationaliste qui domine la vie politique depuis des décennies, brigue un troisième mandat au fauteuil musulman de la présidence tripartite.Il a appelé les Bosniens à élire des représentants "qui ne vont pas créer des blocus et des crises, qui ne vont pas chasser les jeunes hors de la Bosnie-Herzégovine".</p><p>Fils du premier président de la Bosnie indépendante, il joue cependant une partie plus difficile qu'avant face à un candidat soutenu par onze partis d'opposition.Denis Becirovic, professeur d'histoire de 46 ans, milite pour une Bosnie "pro-européenne et unie".</p><p>De leur côté, les Croates, qui ont menacé pendant des mois de boycotter le scrutin, sont mécontents de devoir partager une fédération avec les Bosniaques.Tous les partis croates réclament une entité propre ou du moins une modification des règles électorales. </p><p>Celles-ci permettent aux Bosniaques largement majoritaires démographiquement au sein de l'entité commune d'élire de fait le membre croate à la présidence collégiale. </p><p>Le co-président croate sortant, Zeljko Komsic, porte-drapeau d'un Etat "citoyen" considéré comme "illégitime" par une grande partie de sa communauté, affrontera Borjana Kristo, candidate du HDZ nationaliste.En cas de victoire du premier, certains craignent de nouveaux tumultes et blocages institutionnels.</p><p>Les bureaux ferment à 17H00 GMT.En l'absence de sondages sortie des urnes, des résultats préliminaires ne sont pas attendus avant tard dans la nuit.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Indonésie: au moins 174 morts après un mouvement de foule dans un stade de football

Description: <p>Malang (Indonésie) (AFP) - L'Indonésie s'est réveillée dimanche endeuillée par l'une des pires tragédies jamais survenues dans un stade.Au moins 174 personnes sont mortes dans un mouvement de foule quand des mil
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Indonésie: au moins 174 morts après un mouvement de foule dans un stade de football

Description: <p>Malang (Indonésie) (AFP) - L'Indonésie s'est réveillée dimanche endeuillée par l'une des pires tragédies jamais survenues dans un stade.Au moins 174 personnes sont mortes dans un mouvement de foule quand des milliers de fans ont envahi un terrain de football et ont été aspergés de gaz lacrymogène.</p><p>Le drame, qui s'est déroulé samedi soir dans la ville de Malang, à l'est de l'île de Java, a aussi fait plus d'une centaine de blessés dans cet archipel d'Asie du Sud-Est où les rivalités entre supporters virent souvent à la catastrophe.</p><p>Des fans de l'équipe locale du Arema FC ont pénétré sur le terrain du stade Kanjuruhan, dans la ville de Malang, après la défaite de leur équipe 3 à 2 contre celle de Persebaya Surabaya.C'était la première fois en plus de vingt ans que l'Arema FC perdait face à sa grande rivale de la ville voisine de Surabaya.</p><p>Le bilan, initialement de 127 morts, est monté à 174 morts, a annoncé à la mi-journée Emil Dardak, le vice-gouverneur de la province de Java Est, sur la chaîne de télévision Kompas TV.</p><p>La police, qui a qualifié cet incident d'"émeutes", a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a tiré des gaz lacrymogènes après la mort de deux policiers.De nombreuses victimes ont été piétinées mortellement.</p><p>Des survivants ont décrit des spectateurs pris de panique, bloqués par la foule, quand la police a lancé des gaz lacrymogènes.</p><p>- grandes quantités de lacrymogène - </p><p></p><p>Des images capturées à l'intérieur du stade montrent une énorme quantité de gaz lacrymogène et des personnes s'agrippant aux barrières, tentant de s'échapper.D'autres portaient des spectateurs blessés, se frayant un chemin à travers le chaos. </p><p>"Des policiers ont projeté du gaz lacrymogène, et les gens se sont aussitôt précipités pour sortir en se poussant les uns les autres et ça a provoqué beaucoup de victimes", a indiqué à l'AFP Doni, un spectateur de 43 ans, qui n'a pas voulu donner son nom de famille.</p><p>"Il n'y avait rien, pas d'émeutes.Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, il sont soudainement envoyé du gaz lacrymogène", a-t-il déclaré."Ce qui m'a choqué c'est qu'ils ont pas pensé aux femmes et aux enfants?"</p><p>Interrogé par l'AFP, Sam Gilang, un survivant, qui a perdu trois amis, écrasés par la foule, a évoqué un incident "terrifiant, absolument choquant".</p><p>"Les gens se poussaient (...) et beaucoup ont été piétinés en allant vers la sortie.Mes yeux brûlaient à cause des gaz lacrymogènes.Heureusement, j'ai réussi à grimper sur une clôture et j'ai survécu".</p><p>Le président indonésien Joko Widodo a ordonné dimanche "une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité", après cet incident.</p><p>Il a demandé à l'Association nationale du football de suspendre tous les matchs jusqu'à des "amélioration de la sécurité".</p><p>"Je regrette profondément cette tragédie et espère que cette tragédie liée au football sera la dernière dans notre pas", a-t-il déclaré dans un discours télévisé.</p><p>Le directeur d'un hôpital a indiqué sur une chaîne de télévision locale qu'une des victimes n'avait que cinq ans.</p><p>Le stade contenait 42.000 personnes et était au complet selon les autorités.Quelque 3.000 d'entre eux ont envahi le terrain en signe de colère après le match.</p><p>- Désolation -</p><p></p><p>Un spectacle désolant devant le stade témoignait dimanche matin des agitations de la veille: des véhicules calcinés, dont un camion de police, jonchaient les rues.La police a fait été de 13 véhicules brûlés.</p><p>Le gouvernement indonésien a présenté ses excuses pour cet incident.</p><p>"Nous sommes désolés pour cet incident (...) C'est un incident regrettable qui +blesse+ notre football à un moment où les supporters peuvent assister à un match dans un stade" après une longue interruption pendant la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre indonésien des Sports et de la Jeunesse Zainudin Amali à la chaîne Kompas.</p><p>Mea culpa aussi du côté de l'Association de Football d'Indonésie (PSSI), qui a suspendu tous les matches prévus cette semaine.</p><p>"Nous sommes désolés et nous présentons nos excuses aux familles des victimes et à toutes les parties pour cet incident", a dit le président de PSSI, Mochamad Iriawan.</p><p>La violence des supporters est un problème en Indonésie, où les rivalités de longue date se sont transformées en affrontements mortels. </p><p>Certains matches --le plus important étant derby entre Persija Jakarta et Persib Bandung-- sont si tendus que les joueurs des équipes de haut niveau doivent s'y rendre sous haute protection.</p><p>Les fans de Persebaya Surabaya n'avaient pas été autorités à acheter des billets pour le match, de crainte d'incidents.</p><p>Le secrétaire général de l'Association nationale de football PSSI, Yunus Yussi, a indiqué avoir communiqué avec la FIFA sur cet incident dramatique et espère éviter des sanctions de l'organe international.</p><p>Il a expliqué que la police avait utilisé des gaz lacrymogènes à l'intérieur du stade car "elle devait prendre des mesures pour empêcher" les fans d'envahir le terrain au cours d'une conférence de presse.</p><p>Le chef de la Confédération asiatique du football, a exprimé ses regrets face aux pertes humaines.</p><p>"Je suis profondément choqué et attristé d'apprendre des nouvelles aussi tragiques venant d'Indonésie, un pays où l'on aime le football", a déclaré Salman bin Ebrahim Al Khalifa dans un communiqué.</p><p>L'Indonésie doit accueillir l'an prochain la Coupe du Monde U-20 dans plusieurs stades du pays, mais celui de Malang n'en fait pas partie.</p><p>En 1989, un mouvement de foule au stade de Hillsborough en Grande-Bretagne avait causé la mort de 97 fans de Liverpool et en 2012, le stade de Port Said en Egypte avait connu une autre tragédie avec 74 morts.</p><p>In 1964, 320 personnes sont mortes et plus d'un millier a été blessé dans un mouvement de foule au stade national de Lima au cours d'un match de qualification entre le Pérou et l'Argentine.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Indonésie: au moins 129 morts après un mouvement de foule dans un stade

Description: <p>Malang (Indonésie) (AFP) - L'Indonésie s'est réveillée dimanche endeuillée par l'une des pires tragédies jamais survenues dans un stade.Au moins 129 personnes sont mortes en dans un mouvement de foule quand des
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Indonésie: au moins 129 morts après un mouvement de foule dans un stade

Description: <p>Malang (Indonésie) (AFP) - L'Indonésie s'est réveillée dimanche endeuillée par l'une des pires tragédies jamais survenues dans un stade.Au moins 129 personnes sont mortes en dans un mouvement de foule quand des milliers de fans ont envahi un terrain de football et ont été aspergés de gaz lacrymogène.</p><p>Le drame, qui s'est déroulé samedi soir dans la ville de Malang, à l'est de l'île de Java, a aussi fait quelque 180 blessées dans cet archipel d'Asie du Sud-Est où les rivalités entre supporters virent souvent à la catastrophe.</p><p>Des supporters de l'équipe du Arema FC ont pénétré sur le terrain du stade Kanjuruhan, dans la ville de Malang, après la défaite de leur équipe 3 à 2 contre celle de Persebaya Surabaya.C'était la première fois en plus de vingt ans que l'Arema FC perdait face à sa grande rivale.</p><p>La police, qui a qualifié cet incident d'"émeutes", a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a tiré des gaz lacrymogènes après la mort de deux policiers.De nombreuses victimes ont été piétinées mortellement.</p><p>Des survivants ont décrit des spectateurs pris de panique, bloqués par la foule, quand la police a lancé des gaz lacrymogènes.</p><p>- grandes quantités de lacrymogène - </p><p></p><p>Des images capturées à l'intérieur du stade montrent une énorme quantité de gaz lacrymogène et des personnes s'agrippant aux barrières, tentant de s'échapper.D'autres portaient des spectateurs blessés, se frayant un chemin à travers le chaos. </p><p>"Des policiers ont projeté du gaz lacrymogène, et les gens se sont aussitôt précipités pour sortir en se poussant les uns les autres et ça a provoqué beaucoup de victimes", a indiqué à l'AFP Doni, un spectateur de 43 ans, qui n'a pas voulu donner son nom de famille.</p><p>"Il n'y avait rien, pas d'émeutes.Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, il sont soudainement envoyé du gaz lacrymogène", a-t-il déclaré."Ce qui m'a choqué c'est qu'ils ont pas pensé aux femmes et aux enfants?"</p><p>Le président indonésien Joko Widodo a ordonné dimanche "une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité", après cet incident.</p><p>Il a demandé à l'Association nationale du football de suspendre tous les matchs jusqu'à des "amélioration de la sécurité".</p><p>"Je regrette profondément cette tragédie et espère que cette tragédie liée au football sera la dernière dans notre pas", a-t-il déclaré dans un discours télévisé.</p><p>Le directeur d'un hôpital a indiqué sur une chaîne de télévision locale qu'une des victimes n'avait que cinq ans.</p><p>Le stade contenait 42.000 personnes et était au complet selon les autorités.Quelque 3.000 d'entre eux ont envahi le terrain en signe de colère après le match.</p><p>- Désolation -</p><p></p><p>Un spectacle désolant devant le stade témoignait dimanche matin des agitations de la veille: des véhicules calcinés, dont un camion de police, jonchaient les rues.La police a fait été de 13 véhicules brûlés.</p><p>Le gouvernement indonésien a présenté ses excuses pour cet incident.</p><p>"Nous sommes désolés pour cet incident (...) C'est un incident regrettable qui +blesse+ notre football à un moment où les supporters peuvent assister à un match dans un stade" après une longue interruption pendant la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre indonésien des Sports et de la Jeunesse Zainudin Amali à la chaîne Kompas.</p><p>Mea culpa aussi du côté de l'Association de Football d'Indonésie (PSSI), qui a suspendu tous les matches prévus cette semaine.</p><p>"Nous sommes désolés et nous présentons nos excuses aux familles des victimes et à toutes les parties pour cet incident", a dit le président de PSSI, Mochamad Iriawan.</p><p>La violence des supporters est un problème en Indonésie, où les rivalités de longue date se sont transformées en affrontements mortels. </p><p>Certains matches --le plus important étant derby entre Persija Jakarta et Persib Bandung-- sont si tendus que les joueurs des équipes de haut niveau doivent s'y rendre sous haute protection.</p><p>Les fans de Persebaya Surabaya n'avaient pas été autorités à acheter des billets pour le match, de crainte d'incidents.</p><p>Le chef de la Confédération asiatique du football, a exprimé ses regrets face aux pertes humaines.</p><p>"Je suis profondément choqué et attristé d'apprendre des nouvelles aussi tragiques venant d'Indonésie, un pays où l'on aime le football", a déclaré Salman bin Ebrahim Al Khalifa dans un communiqué.</p><p>L'Indonésie doit accueillir l'an prochain la compétition la Coupe du Monde U-20 dans plusieurs stades du payus, mais celui de Malang n'en fait pas partie.</p><p>En 1989, un mouvement de foule au stade de Hillsborough en Grande-Bretagne avait causé la mort de 97 fans de Liverpool et en 2012, le stade de Port Said en Egypte avait connu une autre tragédie avec 74 morts.</p><p>In 1964, 320 personnes sont mortes et plus d'un millier a été blessé dans un mouvement de foule au stade national de Lima au cours d'un match de qualification entre le Pérou et l'Argentine.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

La Bulgarie vote encore, dans l'angoisse de la flambée des prix

Description: <p>Sofia (AFP) - Les Bulgares votent dimanche pour la quatrième fois en un an et demi, avec un sujet dans toutes les têtes à l'approche de l'hiver: l'envolée des prix sur fond de guerre en Ukraine.</p><p>
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La Bulgarie vote encore, dans l'angoisse de la flambée des prix

Description: <p>Sofia (AFP) - Les Bulgares votent dimanche pour la quatrième fois en un an et demi, avec un sujet dans toutes les têtes à l'approche de l'hiver: l'envolée des prix sur fond de guerre en Ukraine.</p><p>Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (04H00 GMT) pour une fermeture à 20H00, heure à laquelle les sondages de sortie des urnes sont attendus.</p><p>Si la corruption endémique occupait les débats des dernières élections législatives, l'insécurité économique a cette fois dominé la campagne, alors que l'inflation frôle les 20% dans ce pays des Balkans le plus pauvre de l'Union européenne.</p><p>"Ce sont les prix qui préoccupent les électeurs, beaucoup plus que les sujets géostratégiques qui agitent les partis", explique à l'AFP l'expert Antony Todorov, de la Nouvelle université bulgare. </p><p>Les études montrent "une peur de l'hiver", de tomber dans la misère devant les tarifs du chauffage et des produits alimentaires qui explosent.</p><p>Dans ce climat anxiogène, l'ex-Premier ministre Boïko Borissov, 63 ans, tire son épingle du jeu: les instituts d'opinion placent son parti conservateur Gerb en première position, avec 25% des intentions de vote. </p><p>Fort de son expérience d'une décennie au pouvoir, il a promis vendredi, lors du dernier rassemblement de ses sympathisants à Plovdiv (sud), de vaincre "le chaos", de "travailler pour la stabilité du pays".</p><p></p><p>- "Beaucoup de travail" -</p><p></p><p>Malgré un retard de neuf points dans les sondages, son rival centriste Kiril Petkov veut y croire et "continuer le changement", nom de sa formation. </p><p>Cet ancien entrepreneur de 42 ans formé à Harvard, qui a débarqué en 2021 sur la scène politique bulgare, a gouverné sept petits mois avant d'être renversé par une motion de censure.</p><p>Dans un entretien à l'AFP, il se félicite de s'être attaqué aux "pratiques de corruption", son cheval de bataille, pour redistribuer l'argent aux plus jeunes et aux retraités mais "il reste beaucoup de travail".</p><p>"Le défi consiste à choisir entre une Bulgarie européenne, progressiste et transparente, et un retour aux années de corruption politique", résume-t-il, dans un appel ultime aux électeurs.</p><p>Il exclut fermement une alliance avec M. Borissov, son ennemi juré, faisant planer le spectre d'une poursuite de l'instabilité politique, sans précédent depuis la fin du communisme en 1989.</p><p></p><p>- Les prorusses faiseurs de roi?-</p><p></p><p>Le parti Gerb se déclare de son côté "ouvert à tous".</p><p>"Je ne crois pas qu'ils retournent au pouvoir, ils sont trop isolés", commente M. Todorov."La situation est critique, la Bulgarie a besoin d'un gouvernement, mais pas à n'importe quel prix", souligne-t-il.</p><p>Pour le politologue Gueorgui Kiriakov, Boïko Borissov pourrait toutefois s'allier avec le parti de la minorité turque MDL et la formation Vazrajdane (Renaissance), ultra-nationaliste et proche du Kremlin, dont "le comportement sera décisif".</p><p>Crédité de 11% à 14% des voix, ce mouvement est monté en puissance depuis le lancement de l'offensive russe en Ukraine, dans un pays aux liens historiques, économiques et culturels forts avec Moscou.</p><p>Des crises politiques en série bloquent les réformes, freinent la croissance et accélèrent l'exode des jeunes de ce pays qui a déjà perdu un dixième de sa population en une décennie.</p><p>Sans compter le coût des scrutins qui se succèdent: "on a dépensé un milliard pour les élections, autant que quatre stades de football", lançait vendredi Boïko Borissov.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Burkina: le chef de la junte appelle les putschistes à «revenir à la raison»

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Le chef de la junte au Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba, démis de ses fonctions par un groupe de militaires lors d'une annonce télévisée vendredi soir, n'a pas abdiqué, appelant les putschi
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Burkina: le chef de la junte appelle les putschistes à «revenir à la raison»

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Le chef de la junte au Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba, démis de ses fonctions par un groupe de militaires lors d'une annonce télévisée vendredi soir, n'a pas abdiqué, appelant les putschistes à "revenir à la raison" samedi, après une nouvelle journées de tensions à Ouagadougou. </p><p>Dans ce texte publié sur la page Facebook officielle de la présidence, le lieutenant-colonel a appelé les putschistes "à revenir à la raison pour éviter une guerre fratricide dont le Burkina Faso n'a pas besoin dans ce contexte". </p><p>"Je démens formellement m'être réfugié dans la base française de Kamboinsin.Ce n'est qu'une intoxication pour manipuler l'opinion", a-t-il ajouté. </p><p>Plus tôt dans la journée, les putschistes s'étaient exprimés à la télévision nationale, affirmant que M. Damiba "planifiait une contre-offensive" depuis une "base française" près de Ouagadougou. Paris avait rapidement démenti. </p><p>C'est la première communication officielle signée de M. Damiba depuis vendredi. </p><p>Un peu plus tôt dans la journée, l'armée avait publié un communiqué ne reconnaissant pas le coup d'Etat, indiquant traverser "une crise interne" et que les "concertations" se poursuivaient. </p><p>"Quelques unités ont pris le contrôle de certaines artères de la ville de Ouagadougou, demandant une déclaration de départ du lieutenant-colonel Damiba", ajoute le communiqué, qui précise que cette tension "ne représente pas la position de l'institution". </p><p>En fin d'après-midi, deux institutions françaises ont été prises pour cible par des manifestants: un incendie s'est déclaré devant l'ambassade de France à Ouagadougou, a constaté un journaliste de l'AFP, et un autre devant l'Institut français à Bobo-Dioulasso, selon des témoins dans cette ville de l'ouest du pays.</p><p>A Paris, le Quai d'Orsay a immédiatement réagi, "condamnant les violences contre notre ambassade avec la plus grande fermeté" et ajoutant que "la sécurité de (ses) compatriotes" était sa "priorité".Ces attaques "sont le fait de manifestants hostiles, manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre", a déclaré sa porte-parole, Anne-Claire Legendre, en "appelant les parties prenantes à assurer la sécurité" des bâtiments diplomatiques. </p><p>Le calme était revenu en début de soirée dans les rues de Ouagadougou. </p><p>Dans leur déclaration de samedi après-midi, signée du capitaine Ibrahim Traoré, autoproclamé nouveau chef de la junte vendredi soir, les putschistes ont mentionné leur "ferme volonté d'aller vers d'autres partenaires prêts à aider dans la lutte contre le terrorisme".</p><p>Vendredi, quelques heures avant le coup d'Etat, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté dans la capitale pour réclamer le départ de M. Damiba, mais aussi la fin de la présence militaire française au Sahel, et une coopération militaire avec la Russie. </p><p>L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années et il n'est pas rare de voir des drapeaux russes dans de telles manifestations.</p><p></p><p>- Crainte d'affrontements -</p><p></p><p>Après une nuit et une matinée calmes, la situation s'était de nouveau tendue dans Ouagadougou à la mi-journée à la suite de tirs et des déploiements de militaires dans les rues. </p><p>Vendredi soir, après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence, des soldats étaient intervenus à la télévision nationale pour annoncer qu'ils démettaient de ses fonctions M. Damiba. </p><p>Ils avaient annoncé la fermeture des frontières, la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition.Un couvre-feu a également été mis en place de 21h00 à 05h00 (heure locale et GMT). </p><p>Le nouveau chef autoproclamé de la junte, le capitaine Traoré, était jusqu'à présent le chef de corps du Régiment d'artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques jihadistes. </p><p>Selon plusieurs sources sécuritaires, ce coup de force révèle de profonds désaccords au sein de l'armée, l'unité d'élite des "Cobras" déployée dans la lutte antijihadiste ayant reproché notamment à M. Damiba de ne pas mobiliser toutes les forces sur le terrain.  </p><p></p><p>- Condamnations internationales  -</p><p></p><p>La communauté internationale a condamné ce nouveau coup de force. </p><p>Samedi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, a "fermement" condamné "toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes".</p><p>L'Union africaine (UA) a dénoncé un "changement anticonstitutionnel de gouvernement" et l'Union européenne (UE) a estimé que le coup de force mettait "en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois" pour la transition.</p><p>La diplomatie américaine a elle "exhorté les responsables à désamorcer la situation", disant "suivre la situation de près". </p><p>Dès vendredi soir, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) avait "condamné avec la plus grande fermeté" un coup de force "inopportun au moment où des progrès ont été réalisés pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024". </p><p>Pour l'heure, les nouveaux putschistes n'ont pas indiqué s'ils comptaient respecter ce calendrier de transition.</p><p>M. Damiba était arrivé au pouvoir en janvier par un coup d'État qui avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, discrédité par la hausse des violences jihadistes. </p><p>Mais ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le Nord et l'Est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes.</p><p>Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI) ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.</p><p>Avec les deux putschs au Mali en août 2020 et mai 2021 et celui en Guinée en septembre 2021, c'est le cinquième coup d'Etat en Afrique de l'Ouest depuis 2020.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

A J-1 au Brésil, Lula et Bolsonaro rassemblent des milliers de supporters

Description: <p>Sao Paulo (AFP) - Les deux favoris à la présidentielle du Brésil, le chef d'Etat d'extrême droite Jair Bolsonaro et l'ex-président de gauche Lula, ont rassemblé dans les rues de Sao Paulo des milliers de partisa
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A J-1 au Brésil, Lula et Bolsonaro rassemblent des milliers de supporters

Description: <p>Sao Paulo (AFP) - Les deux favoris à la présidentielle du Brésil, le chef d'Etat d'extrême droite Jair Bolsonaro et l'ex-président de gauche Lula, ont rassemblé dans les rues de Sao Paulo des milliers de partisans pour leurs derniers meetings avant le scrutin dimanche.</p><p>Bolsonaro, 67 ans, vêtu d'une veste noire et sans casque, a conduit un cortège de motards jusqu'au parc Ibirapuera, le poumon vert de Sao Paulo (sud-est), où des milliers de personnes l'attendaient. </p><p>Sur le chemin, ses fans en jaune et vert agitaient des drapeaux brésiliens, applaudissaient et scandaient "Lula, voleur, ta place est en prison!". </p><p>Le président les a salués sans prononcer de discours, en conformité avec la loi électorale. </p><p>"Quatre ans, c'est très peu pour corriger tout ce qui a mal tourné dans les gouvernements précédents, donc il a besoin de quatre de plus.Bolsonaro est le meilleur président de tous les temps," estime la cheffe d'entreprise Isabel de Morais, 54 ans, venue applaudir son champion.</p><p>"On va gagner au 1er tour, avec 64% des voix", a lancé Eduardo Bolsonaro, le fils député du président qui ne cesse de dire que les sondages sont "mensongers". </p><p>A environ 5 km de là, pratiquement au même moment, des milliers de personnes en rouge ont défilé sur l'avenue Paulista, artère emblématique de la capitale économique du Brésil, pour une "marche de la victoire" organisée pour Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).Celui-ci a salué la foule depuis l'arrière d'un camion ouvert.</p><p>"Brésil, urgent, Lula président !" et "Jair, c'est l'heure de partir!", ont scandé les manifestants au rassemblement du candidat de gauche, qui espère décrocher la présidence dès le premier tour.</p><p>"J'ai bon espoir que cela se produise", dit à l'AFP Ully Kotler, 29 ans."Le bilan du gouvernement de Bolsonaro?Une véritable tragédie."</p><p></p><p>- Fausses informations -</p><p></p><p>"Lula doit revenir pour en finir avec ce qui se passe dans le pays.Nous nous battons depuis longtemps pour une société beaucoup plus juste, plus fraternelle, et Bolsonaro a tout gâché", dit Anderson Momesso, 52 ans, venu soutenir le candidat du Parti des travailleurs (PT), vêtu d'un maillot de foot rouge, la couleur de la famille politique de Lula.</p><p>La campagne électorale à la radio et télévision a pris fin, mais les meetings et la distribution de tracts sont autorisés jusqu'à samedi soir.</p><p>Cette campagne s'est déroulée dans des conditions très particulières, pour des raisons de sécurité: les candidats portaient un gilet pare-balle et des barrières de sécurité étaient placées lors des meetings pour empêcher la foule de s'approcher trop près de la scène.</p><p>De fausses informations circulaient sur les réseaux samedi, affirmant par exemple qu'il est interdit de voter en portant le maillot de l'équipe nationale brésilienne, prisé des Bolsonaristes.</p><p>Ces dernières heures de campagne "seront très tendues, tout le monde observera les moindres détails qui pourraient faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre", a déclaré à l'AFP Jairo Nicolau, politologue à la Fondation Getulio Vargas.</p><p>Malgré ces tensions, les rassemblements de samedi se sont déroulés sans incidents.</p><p>Le dernier sondage de l'institut de référence Datafolha samedi soir, donnait Lula encore largement en tête des intentions de vote, avec 14 points d'avance sur Bolsonaro (48% contre 34%) et 50% des votes valides contre 36%.</p><p></p><p>- Craintes de "troubles" -</p><p></p><p>Mais la passation de pouvoir pourrait s'avérer difficile en cas de victoire dès dimanche du candidat de gauche, avec de longues semaines jusqu'à l'investiture, le 1er janvier.</p><p>Lula a admis vendredi en conférence de presse craindre des "troubles" durant cette transition.</p><p>Jair Bolsonaro a donné de nombreux signes qu'il pourrait ne pas reconnaître les résultats en cas de défaite, invoquant notamment des risques de "fraude", sans apporter de preuve.</p><p>La semaine dernière, le chef de l'Etat avait affirmé qu'il serait "anormal" qu'il n'obtienne pas au moins 60% des voix au premier tour.</p><p>Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie, a apporté son soutien à M. Bolsonaro."J'ai rencontré beaucoup de dirigeants mais peu d'aussi exceptionnels que votre président Bolsonaro", dit Orban dans une vidéo diffusée samedi matin sur le compte Twitter du président brésilien.</p><p>"Votons tous en paix, sécurité et harmonie, avec respect, liberté, conscience et responsabilité.Ensemble, tous les Brésiliens dans la grande célébration de la démocratie", a enjoint pour sa part le président du Tribunal supérieur électoral, Alexandre de Moraes, sur son compte Twitter.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Si la Russie préparait une attaque nucléaire, les Etats-Unis le sauraient, estiment des experts

Description: <p>Washington (AFP) - Les Etats-Unis seraient très probablement au courant de préparatifs russes pour une attaque nucléaire contre l'Ukraine, et Moscou pourrait aussi vouloir que cela se sache, estiment des experts.</p>&l
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Si la Russie préparait une attaque nucléaire, les Etats-Unis le sauraient, estiment des experts

Description: <p>Washington (AFP) - Les Etats-Unis seraient très probablement au courant de préparatifs russes pour une attaque nucléaire contre l'Ukraine, et Moscou pourrait aussi vouloir que cela se sache, estiment des experts.</p><p>Après avoir essuyé plusieurs revers militaires, le président russe Vladimir Poutine a menacé de recourir à "tous les moyens" pour défendre l'intégrité territoriale de la Russie, relançant les spéculations sur les risques d'un conflit nucléaire. </p><p>Une menace potentiellement étendue vendredi aux quatre régions ukrainiennes annexées par Moscou.</p><p>Dans l'immédiat, des analystes militaires relativisent ce risque et la Maison Blanche dit n'avoir vu aucune activité indiquant un plan d'attaque, mais les services de renseignement occidentaux surveillent de près l'émergence d'une menace réelle. </p><p>Si elle prenait corps, des experts parient plutôt sur l'usage d'une arme nucléaire tactique - plus petite en charge explosive qu'une arme nucléaire stratégique - probablement lancée sur un missile balistique Iskander à courte portée.</p><p>Et les préparatifs d'une attaque seraient évidents, assure à l'AFP Pavel Podvig, chercheur à l'Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (Unidir) à Genève.</p><p></p><p>- Où sont les bombes ? -</p><p></p><p>Un rapport de 2017 de cet institut dresse la carte de 47 sites de stockage nucléaire à travers la Russie.</p><p>Ceux-ci sont surveillés constamment et en détail par les satellites de renseignement et de surveillance militaire des Etats-Unis et d'autres pays.Ils peuvent même être surveillés par des satellites commerciaux, comme le montrent les images très répandues et régulièrement mises à jour des activités d'installations nucléaires nord-coréennes. </p><p>Pour M. Podvig, la Russie a déployé ses ogives nucléaires stratégiques ou à longue portée sur le terrain, sur des missiles, des bombardiers et des sous-marins. </p><p>Mais ses armes nucléaires non stratégiques ou tactiques, dont le nombre peut atteindre 2.000, ne sont pas installées sur des missiles d'après lui. </p><p></p><p>- Pas d'installations cachées -</p><p></p><p>"Je suis convaincu que les Etats-Unis verraient tout préparatif russe à l'utilisation d'armes nucléaires", ajoute Mark Cancian, un ancien fonctionnaire des ministères américains de la Défense et de l'Energie. </p><p>"Les armes doivent sortir du stockage, les unités concernées doivent être alertées, et les Russes pourraient également alerter leurs forces nucléaires stratégiques", explique à l'AFP cet expert, qui travaille désormais au Centre pour les études stratégiques et internationales de Washington. </p><p>Visibles aussi selon lui, les préparatifs nécessaires pour les forces terrestres russes, comme la fourniture d'équipements de protection et des instructions pour agir dans un environnement nucléaire.</p><p>"Les armes nucléaires ont besoin d'une certaine structure, de personnes formées et de maintenance.Vous ne pouvez pas faire cela dans un endroit aléatoire", estime de son côté Pavel Podvig, qui juge très peu probable la possibilité d'"installations cachées".</p><p>"Techniquement, vous pourriez probablement faire sortir clandestinement quelques bombes d'un site de stockage sans être détecté", nuance le chercheur de l'Unidir. </p><p>Mais agir ainsi comporte ses propres risques, notamment celui de provoquer une attaque préventive de l'Occident."Les Russes ne seront jamais certains que cela ne sera pas détecté.Ce serait un pari", prévient-il. </p><p>Surtout, ajoute-t-il, il est plus probable que la Russie souhaite que l'Occident voie ses préparatifs, en guise d'avertissement."Ce serait une sorte de pas en avant dans l'escalade (et) la Russie voudrait que cela soit visible", pronostique encore Pavel Podvig.</p><p></p><p>- Prévenir le monde -</p><p></p><p>Les Etats-Unis ont averti pendant des semaines que la Russie avait l'intention d'envahir l'Ukraine avant son passage à l'acte le 24 février, dans l'espoir de préparer Kiev et ses alliés, et de tenter de dissuader Moscou.</p><p>Washington préviendrait-il ouvertement le monde s'il détectait des préparatifs d'attaque nucléaire, au risque de déclencher une panique sans précédent?</p><p>Une telle panique se propagerait non seulement en Ukraine, mais aussi dans les régions potentiellement menacées par des retombées nucléaires, et plus largement encore si l'on venait à craindre une escalade irrésistible.</p><p>Les Etats-Unis alerteraient quasi certainement leurs alliés et d'autres puissances, notamment la Chine et l'Inde, en espérant qu'ils fassent alors pression sur Moscou pour renoncer. </p><p>D'après M. Podvig, Washington jugerait aussi probablement utile d'émettre des avertissements publics pour alourdir cette pression."La stratégie doit être basée sur l'isolement.Il faut renforcer le caractère inacceptable de cette situation, qui est criminelle", a-t-il déclaré.  </p><p>"Ce message pourrait avoir une valeur dissuasive", selon le chercheur.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Burkina: l'armée ne reconnaît pas le coup d'Etat militaire, situation tendue à Ouagadougou

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Qui dirige le Burkina Faso?La confusion régnait à Ouagadougou samedi soir après une déclaration de l'armée ne reconnaissant pas la prise du pouvoir, la veille, par des militaires qui avaient annoncé av
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Burkina: l'armée ne reconnaît pas le coup d'Etat militaire, situation tendue à Ouagadougou

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Qui dirige le Burkina Faso?La confusion régnait à Ouagadougou samedi soir après une déclaration de l'armée ne reconnaissant pas la prise du pouvoir, la veille, par des militaires qui avaient annoncé avoir démis le chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. </p><p>Dans sa première réaction depuis vendredi soir, l'Etat-major général des Armées a reconnu traverser "une crise interne", mais indiqué que les "concertations" se poursuivaient. </p><p>"Quelques unités ont pris le contrôle de certaines artères de la ville de Ouagadougou, demandant une déclaration de départ du lieutenant-colonel Damiba", ajoute le communiqué qui précise que cette tension "ne représente pas la position de l'institution". </p><p>De leur côté les putschistes ont affirmé samedi après-midi dans une allocution télévisée que M. Damiba préparait une "contre-offensive" depuis "la base française de Kamboinsin", un camp militaire proche de Ouagadougou où des forces spéciales françaises forment leurs homologues burkinabè. </p><p>Le ministère des Affaires étrangères français a "démenti formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina". </p><p>"Le camp où se trouvent nos forces françaises n'a jamais accueilli Paul-Henri Sandaogo Damiba, pas davantage que notre ambassade", a poursuivi Paris.   </p><p>Pour l'heure, le sort et la localisation de M. Damiba restent inconnus.</p><p>En fin d'après-midi, deux institutions françaises ont été prises pour cible par des manifestants: un incendie s'est déclaré devant l'ambassade de France à Ouagadougou a constaté un journaliste de l'AFP et un autre devant l'Institut français à Bobo-Dioulasso, selon des témoins dans cette ville de l'ouest du pays. </p><p>Dans leur déclaration de samedi après-midi, signée du capitaine Ibrahim Traoré, autoproclamé nouveau chef de la junte vendredi soir, les putschistes mentionnent leur "ferme volonté d'aller vers d'autres partenaires prêts à aider dans la lutte contre le terrorisme".</p><p>Vendredi, quelques heures avant le coup d'Etat, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté dans la capitale pour réclamer le départ de M. Damiba, mais aussi la fin de la présence militaire française au Sahel et une coopération militaire avec la Russie. </p><p>L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années et il n'est pas rare de voir des drapeaux russes dans de telles manifestations.</p><p>- Crainte d'affrontements -</p><p>Après une nuit et une matinée calmes, la situation s'est de nouveau tendue dans Ouagadougou à la mi-journée, à la suite de tirs et des déploiements de militaires dans les rues laissant craindre des affrontements entre les partisans de M. Damiba et les nouveaux putschistes.</p><p>Les principaux axes de la ville étaient bloqués, notamment le quartier de Ouaga 2000 qui abrite la présidence.Et des hélicoptères survolaient à faible altitude le centre-ville, selon un journaliste de l'AFP. </p><p>Vendredi soir, après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, des soldats étaient intervenus à la télévision nationale pour annoncer qu'ils démettaient de ses fonctions M. Damiba. </p><p>Ils ont annoncé la fermeture des frontières, la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition.Un couvre-feu a également été mis en place de 21h00 à 05h00 (heure locale et GMT). </p><p>Le nouveau chef autoproclamé de la junte, le capitaine Traoré, était jusqu'à présent le chef de corps du Régiment d'artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques jihadistes. </p><p>Selon plusieurs sources sécuritaires, ce coup de force révèle de profonds désaccords au sein de l'armée, l'unité d'élite des "Cobras" déployée dans la lutte antijihadiste ayant reproché notamment à M. Damiba de ne pas mobiliser toutes les forces sur le terrain.  </p><p>- ONU, UE et UA condamnent  -</p><p>La communauté internationale a de son côté condamné ce nouveau coup de force. </p><p>Samedi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, a "fermement" condamné dans un communiqué "toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes".</p><p>L'Union africaine (UA) a elle dénoncé un "changement anticonstitutionnel de gouvernement" et l'Union européenne (UE) estimé que le coup de force mettait "en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois" pour la transition.</p><p>Dès vendredi soir, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) avait "condamné avec la plus grande fermeté" un coup de force jugé "inopportun au moment où des progrès ont été réalisés pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024". </p><p>Pour l'heure, les nouveaux putschistes n'ont pas indiqué s'ils comptaient respecter ce calendrier de transition.</p><p>M. Damiba était arrivé au pouvoir en janvier par un coup d'État qui avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, discrédité par la hausse des violences jihadistes. </p><p>Mais ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes.</p><p>Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI) ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.</p><p>Avec les deux putschs au Mali en août 2020 et mai 2021 et celui en Guinée en septembre 2021, c'est le cinquième coup d'Etat en Afrique de l'Ouest depuis 2020.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

L'ouragan Ian laisse dans son sillage une Floride dévastée

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - La Floride continuait samedi de constater le lourd bilan, s'élevant déjà à plusieurs dizaines de morts, du passage de l'ouragan Ian, qui devrait se dissiper au cours de la nuit prochain
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L'ouragan Ian laisse dans son sillage une Floride dévastée

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - La Floride continuait samedi de constater le lourd bilan, s'élevant déjà à plusieurs dizaines de morts, du passage de l'ouragan Ian, qui devrait se dissiper au cours de la nuit prochaine après avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud.</p><p>Les autorités de Floride ont porté samedi le bilan provisoire à 24 victimes, la plupart par noyade et dans leur grande majorité des personnes âgées.</p><p>Certains médias américains ont cependant évoqué un bilan humain encore plus lourd, la chaîne CNN avançant le chiffre de 64 décès.</p><p>Dans le comté de Lee, la polémique enflait samedi autour de l'arrivée tardive de l'ordre d'évacuation des plus de 600.000 habitants de ce comté, qui compte la moitié des victimes confirmées.</p><p>L'ordre aurait ainsi été donné mardi matin, alors que les comtés avoisinant ont demandé à leurs habitants d'évacuer dès lundi, affirme le New York Times.</p><p>"J'ai senti qu'il n'y avait pas assez de temps" pour évacuer, a déclaré au quotidien Dana Ferguson, une assistance médicale de 33 ans.</p><p></p><p>- Recherches en cours -</p><p></p><p>Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 16 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré en raison du mauvais temps mercredi près de l'archipel des Keys. </p><p>Les gardes-côtes ont annoncé avoir retrouvé deux personnes de cette embarcation décédées dans l'eau, neuf autres ayant été secourues soit au large, soit après avoir nagé jusqu'au rivage.</p><p>Après avoir ravagé la Floride, Ian s'est dirigé vers la Caroline du Sud, où il a touché terre vendredi après-midi près de Georgetown en tant qu'ouragan de catégorie 1, accompagné de vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami.</p><p></p><p>- Sans précédent -</p><p></p><p>Samedi après-midi, Ian charriait des vents allant jusqu'à 35 km/h avec toujours de "fortes pluies" sur le massif des Appalaches dans le sud-est des Etats-Unis, a indiqué le NHC dans son dernier bulletin.</p><p>Malgré son affaiblissement attendu, les autorités de plusieurs Etats du sud-est appelaient tout de même la population à la prudence en raison des fortes précipitations attendues.</p><p>Plus de 500.000 foyers et commerces étaient privés de courant samedi à la mi-journée en Caroline du Nord, en Caroline du Sud, et en Virginie, selon le site spécialisé poweroutage.us.</p><p>La Floride comptait elle toujours près d'1,2 million de foyers et commerces sans électricité.</p><p>Dans la péninsule, outre le lourd bilan humain, les dégâts matériels sont "historiques", le niveau atteint par la montée des eaux ayant été sans précédent, selon le gouverneur Ron DeSantis.</p><p>Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête.Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.</p><p></p><p>- Des années pour reconstruire -</p><p></p><p>Dans cet Etat, "nous commençons tout juste à voir l'étendue des destructions", "susceptible de se classer parmi les pires" de l'histoire des Etats-Unis, a dit Joe Biden lors d'une allocution.</p><p>"Il va falloir des mois, des années pour reconstruire", a-t-il déploré.</p><p>Dans la ville côtière de Fort Myers, qualifiée d'"épicentre" par Ron DeSantis, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert et des dizaines de personnes étaient assises en terrasse, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites.</p><p>"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup.Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.</p><p>Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.</p><p></p><p>- "Plus humide" -</p><p></p><p>Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique.</p><p>"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué un des scientifiques ayant participé à cette étude, Michael Wehner, du Laboratoire national Lawrence-Berkeley, dépendant du ministère de l'Energie, .</p><p>Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant là aussi de nombreux foyers sans électricité.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Des milliers de Britanniques dans la rue face à l'inflation

Description: <p>Londres (AFP) - Des milliers de Britanniques sont descendus dans les rues samedi pour protester contre la crise du coût de la vie, brûlant parfois des factures alors que le gouvernement assume tant bien que mal sa politique budgé
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Des milliers de Britanniques dans la rue face à l'inflation

Description: <p>Londres (AFP) - Des milliers de Britanniques sont descendus dans les rues samedi pour protester contre la crise du coût de la vie, brûlant parfois des factures alors que le gouvernement assume tant bien que mal sa politique budgétaire après une semaine de chaos sur les marchés financiers.</p><p>Inflation au plus haut, livre sterling au plus bas, inquiétudes à l'approche de l'hiver...Le nouveau gouvernement conservateur de Liz Truss avait promis une action immédiate pour faire face à la crise, mais l'annonce la semaine dernière de baisses d'impôts massives à destination des plus riches a suscité plus de colère et d'incompréhension qu'autre chose.</p><p>"Soutenez les grèves", "Gelez les prix, pas les gens" ou encore "Des impôts pour les riches", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par des manifestants à Londres, qui convergeaient à l'appel de plusieurs organisations vers Westminster, dans le centre de la capitale.</p><p>Les gens "en ont marre" affirme Lily Holder, une manifestante de 29 ans à Londres."Ils ne sont plus prêts à accepter la façon honteuse dont les Tories les traitent." L'hiver -qui s'annonce rude pour de nombreux ménages ayant du mal à payer leurs factures- "va montrer la vraie cruauté de notre gouvernement", selon elle.</p><p></p><p>- "Pas d'autre option" -</p><p></p><p>La majorité des Britanniques ont accueilli froidement le "mini-budget" présenté par le gouvernement la semaine dernière.Les annonces ont aussi affolé les marchés et fait descendre la livre sterling à un plus bas historique, entraînant une intervention du Fonds monétaire international et de la banque centrale.</p><p>Mais "ne rien faire n'était pas une option", a affirmé le ministre des Finances Kwasi Kwarteng dans le Telegraph vendredi soir pour justifier les baisses d'impôts massives, dont le financement reste flou. </p><p>"Imaginez le prix pour l'économie britannique du chômage de masse, un effondrement de la consommation et des entreprises qui mettent la clé sous la porte", a-t-il dit.</p><p>M. Kwarteng a promis un plan pour réduire la dette à moyen terme mais l'agence de notation Standard &amp;amp; Poor's s'est montrée sceptique, revoyant à la baisse sa prévision de soutenabilité de la dette souveraine britannique.</p><p>En attendant, à l'incompréhension des marchés s'ajoute désormais la colère des Britanniques.Selon un récent sondage YouGov, plus de la moitié (51%) de la population estime que la Première ministre Liz Truss, en poste depuis moins d'un mois, devrait démissionner.</p><p></p><p>- "Can't pay, won't pay" -</p><p></p><p>Souvent étranglés par une inflation qui frôle les 10% et inquiets de savoir s'ils pourront se chauffer ou rembourser leurs prêts cet hiver, certains refusent de payer leur facture au mois d'octobre. Le gouvernement a annoncé un gel du plafond des prix de l'énergie mais ces derniers ont quand même doublé en un an.</p><p>"Can't pay, won't pay", chantaient des manifestants devant la gare londonienne de King's Cross samedi, brûlant de fausses factures énergétiques.</p><p>Dans ce contexte de grogne sociale exacerbée, les mobilisations qui se multiplient depuis juin dans tous les secteurs ont repris de plus belle, après une trêve observée après le décès d'Elizabeth II le 8 septembre. </p><p>Les cheminots sont en grève -la plus importante depuis le début de l'année- samedi dans tout le pays, avec seulement 11% du trafic assuré. </p><p>Malgré les fortes perturbations, la mobilisation du rail est comprise et soutenue par la plupart des Britanniques, selon un sondage Ipsos.Dans les rues de Londres comme dans d'autres villes du Royaume-Uni, de nombreux manifestants brandissaient des affiches appelant à soutenir les débrayages.</p><p>Participant aux manifestations, les militants pour le climat du groupe "Just Stop Oil" ont eux bloqué plusieurs ponts de Londres, demandant au gouvernement conservateur "de résoudre la crise du coût de la vie et la crise climatique en stoppant les nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz", selon un communiqué de l'organisation.</p><p>Plus impopulaires que jamais, les Tories se retrouvent à partir de dimanche à Birmingham pour leur congrès annuel.Mais vu le contexte, cette grand messe s'annonce morose.</p><p>Selon la presse britannique, les lettres de défiance affluent déjà contre Liz Truss.Certains conservateurs sont stupéfaits par des annonces budgétaires floues qu'elle a formulées tandis que d'autres regrettent déjà l'ancien Premier ministre Boris Johnson, malgré ses frasques et ses mensonges.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Iran: manifestations dans plusieurs universités du pays

Description: <p>Paris (AFP) - Des manifestations ont eu lieu samedi dans plusieurs universités en Iran pour dénoncer la répression meurtrière du mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs
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Iran: manifestations dans plusieurs universités du pays

Description: <p>Paris (AFP) - Des manifestations ont eu lieu samedi dans plusieurs universités en Iran pour dénoncer la répression meurtrière du mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs, il y a 16 jours.</p><p>Des rassemblements ont par ailleurs été organisés à travers le monde en solidarité avec le mouvement, dont la répression a fait au moins 83 morts depuis le décès de la Kurde iranienne le 16 septembre, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique qui oblige notamment les femmes à porter le voile.</p><p>Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l'ordre dans la mort de la jeune femme de 22 ans, a fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d'"émeutiers".</p><p>"Des étudiants ont manifesté samedi dans des universités pour dénoncer les agissements de la police envers les protestataires", a affirmé l'agence de presse iranienne Fars, sans préciser où ont eu lieu ces manifestations, ni leur ampleur.</p><p>L'agence a toutefois indiqué que des rassemblements "ont aussi été organisés sur la place Enghelab ("Révolution" en persan, ndlr) près de l'Université de Téhéran, dans le centre de la capitale, où des heurts ont éclaté entre la police et les manifestants dont certains ont été arrêtés".</p><p>Selon des témoins, de nombreux policiers anti-émeutes avaient pris position plus tôt samedi à différents carrefours de Téhéran.</p><p></p><p>- "Noyée dans le sang" -</p><p></p><p>Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos vérifiées par l'AFP ont circulé samedi montrant des rassemblements dans des universités, notamment à Téhéran et dans la ville sainte de Machhad (nord-est), deuxième ville du pays.</p><p>Sur ces images, on peut voir des dizaines de manifestants chantant et scandant des slogans favorables au mouvement de contestation.</p><p>"La ville est noyée dans le sang, mais nos professeurs gardent le silence!", ont scandé des dmanifestants rassemblés devant l'université de Karaj, à l'ouest de Téhéran, selon une vidéo diffusée par l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.</p><p>Vendredi soir, des Iraniens ont manifesté dans la ville de Saqez, dans la province du Kurdistan, d'où était originaire Mahsa Amini, selon une vidéo d'IHR.</p><p>"Femmes, vie, liberté", ont lancé des hommes et des femmes en pleine rue en reprenant un slogan phare du mouvement de contestation.</p><p>Selon l'agence Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis qu'Iran Human Rights a fait état d'au moins 83 morts.</p><p>Plus de 1.200 manifestants ont été arrêtés, d'après un bilan officiel.Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, selon des ONG.</p><p></p><p>- Manifestations de solidarité -</p><p></p><p>A l'étranger, des rassemblements de solidarité, auxquels participe la diaspora iranienne, se tiennent samedi dans plus de 150 villes, selon les organisateurs.</p><p>A Rome, un millier de personnes ont défilé au rythme des tambours, réclamant "justice" pour Mahsa Amini.</p><p>A Berlin, plus de 1.000 personnes se sont réunies, brandissant des pancartes dénonçant le régime iranien, tandis qu'à Tokyo, des manifestants avaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "On ne s'arrêtera pas"."Non à la dictature", ont scandé quelque 200 personnes à Lisbonne.</p><p>L'ancien Premier ministre iranien Mir Hossein Mousavi, aujourd'hui dans l'opposition, a exhorté les forces de l'ordre à cesser les violences, dans un message publié sur le compte Instagram du site Kaleme qui lui est proche.</p><p>"J'aimerais rappeler à toutes les forces de l'ordre leur serment de protéger notre terre, l'Iran, et les vies humaines, les biens, et les droits du peuple", a dit l'ancien responsable qui est en résidence surveillée depuis 2011."Le sang des oppressés est plus fort que la violence des tyrans."</p><p>Amnesty International a dénoncé une répression "impitoyable" contre le mouvement de contestation, notant le recours à des balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l'encontre des femmes par les forces de l'ordre.</p><p>Les autorités iraniennes accusent, elles, les manifestants de semer le "chaos" et des forces à l'étranger, parmi lesquelles les Etats-Unis, leur ennemi juré, d'être derrière les rassemblements.</p><p>Vendredi, elles ont annoncé l'arrestation de "neuf ressortissants d'Allemagne, de Pologne, d'Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc".Selon Téhéran, ils ont été interpellés "sur les lieux d'émeutes ou y ont été mêlés".</p><p>Des violences ont par ailleurs éclaté vendredi dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), où 20 personnes, dont deux colonels des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, sont mortes dans des heurts, selon les autorités.Il n'était pas clair dans l'immédiat si ces affrontements étaient liés au mouvement de contestation.</p><p>Celui-ci est le plus important depuis les manifestations de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence, qui avaient été sévèrement réprimées.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Brésil: fin de campagne à pied et à moto pour Lula et Bolsonaro

Description: <p>Sao Paulo (AFP) - L'ex-président de gauche Lula et le chef de l'Etat sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro, favoris de la présidentielle de dimanche au Brésil, misent samedi sur des démonstrations de force à S
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Brésil: fin de campagne à pied et à moto pour Lula et Bolsonaro

Description: <p>Sao Paulo (AFP) - L'ex-président de gauche Lula et le chef de l'Etat sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro, favoris de la présidentielle de dimanche au Brésil, misent samedi sur des démonstrations de force à Sao Paulo, la plus grande ville du pays, pour le dernier jour d'une campagne ultra-polarisée.</p><p>Quelque milliers de personnes étaient rassemblées sur l'avenue Paulista, artère emblématique de la mégalopole, pour manifester leur soutien au rythme des tambours envers Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), qui devance Bolsonaro dans les sondages et vise même une victoire dès le premier tour.</p><p>"Lula doit revenir pour en finir avec ce qui se passe dans le pays.Nous nous battons depuis longtemps pour une société beaucoup plus juste, plus fraternelle, et Bolsonaro a tout gâché", dit à l'AFP Anderson Momesso, 52 ans, venu soutenir le candidat du Parti des travailleurs (PT) vêtu d'un maillot de foot rouge, comme la couleur de la famille politique de Lula.</p><p>A environ 5 km de là, pratiquement au même moment, M. Bolsonaro a pris la tête d'un cortège à moto le menant au Parc Ibirapuera, poumon vert de Sao Paulo, en veste en cuir noire et sans casque.</p><p>Le long de la route, clôturée par des barrières métalliques, le président d'extrême droite a été acclamé par des partisans vêtus de t-shirts jaunes et verts et portant des drapeaux du Brésil, tandis que des voitures klaxonnaient.</p><p>"Lula, voleur, ta place est en prison!", criaient les bolsonaristes.</p><p>L'ancien parachutiste a sillonné de nombreuses villes du pays en deux-roues avec ses partisans, y compris à Guaranhuns, dans le Pernambouc (nord-est), où Lula a grandi avant de partir à Sao Paulo avec sa famille pour fuir la faim.</p><p>La campagne électorale à la radio et télévision a pris fin ce jeudi à minuit, mais les meetings et la distribution de tracts sont autorisés jusqu'à samedi soir, veille du scrutin.</p><p>- Fin de campagne tendue -</p><p></p><p>Cette campagne s'est déroulée dans des conditions très particulières, pour des raisons de sécurité: les candidats portent un gilet pare-balle et des barrières de sécurité sont placées lors des meetings pour empêcher la foule de s'approcher trop près de la scène.</p><p>Ces dernières heures de campagne "seront très tendues, tout le monde observera les moindres détails qui pourraient faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre", déclare à l'AFP Jairo Nicolau, politologue à la Fondation Getulio Vargas.</p><p>Le tout dernier sondage de l'institut de référence Datafolha est attendu en fin de journée samedi. </p><p>Jeudi soir, cet institut donnait Lula encore largement en tête des intentions de vote, maintenant 14 points d'avance sur Bolsonaro (48% contre 34%).</p><p>Pour obtenir un troisième mandat dès dimanche, l'ex-président doit obtenir au moins 50% des votes exprimés (sans les nuls ni les blancs).</p><p>Dans le sondage de jeudi, il était justement crédité de 50% de ces votes dits "valides", la marge d'erreur du sondage (+ ou - 2 points de pourcentage) laissant planer l'incertitude sur la tenue d'un second tour le 30 octobre.</p><p></p><p>- Orban soutient Bolsonaro -</p><p></p><p>Mais la passation de pouvoir pourrait s'avérer "plus difficile" en cas de victoire du candidat de gauche, avec de longues semaines jusqu'à l'investiture, le 1er janvier.</p><p>Lula a admis vendredi en conférence de presse craindre des "troubles" durant cette transition.</p><p>Jair Bolsonaro a donné de nombreux signes qu'il pourrait ne pas reconnaître les résultats en cas de défaite, invoquant notamment des risques de "fraude" sans apporter de preuve.</p><p>La semaine dernière, le chef de l'Etat avait affirmé qu'il serait "anormal" qu'il n'obtienne pas au moins 60% des voix au premier tour.</p><p>Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie, a apporté son soutien à M. Bolsonaro."J'ai rencontré beaucoup de dirigeants mais pas beaucoup d'aussi exceptionnels comme votre président Bolsonaro", dit Orban dans une vidéo diffusée samedi matin sur le compte Twitter du président brésilien.</p><p>"Votons tous en paix, sécurité et harmonie, avec respect, liberté, conscience et responsabilité.Ensemble, tous les Brésiliens dans la grande célébration de la Démocratie", a enjoint pour sa part le président du Tribunal supérieur électoral, Alexandre de Moraes sur son compte Twitter.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Ian s'affaiblit dans le sud-est des Etats-Unis, au moins 23 morts en Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - La tempête Ian continue à s'affaiblir samedi dans le sud-est des Etats-Unis et devrait se dissiper au cours de la nuit prochaine, après avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud et d
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Ian s'affaiblit dans le sud-est des Etats-Unis, au moins 23 morts en Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - La tempête Ian continue à s'affaiblir samedi dans le sud-est des Etats-Unis et devrait se dissiper au cours de la nuit prochaine, après avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud et dévasté de vastes pans de la Floride, où elle a fait plusieurs dizaines de victimes.</p><p>Les autorités de cet Etat ont confirmé vendredi dans la soirée un nouveau bilan de 23 victimes, la plupart par noyade et dans leur grande majorité des personnes âgées.</p><p>Certains médias américains évoquent un bilan humain encore plus lourd, la chaîne de télévision CNN évoquant 45 décès.</p><p>Après avoir ravagé la Floride, Ian s'est dirigé vers la Caroline du Sud, où il a touché terre vendredi après-midi près de Georgetown en tant qu'ouragan de catégorie 1, accompagné par des vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami.</p><p>Il s'est ensuite affaibli en tempête post-tropicale.Samedi matin (09H00 GMT), ses vents ne soufflaient plus qu'à environ 50km/h au moment de sa traversée de la Caroline du Nord, a relevé le NHC.</p><p>Bien que les risques de pluies diluviennes et d'inondations "modérées" demeurent dans la zone des Appalaches centrales et du nord-est des Etats-Unis, Ian "devrait se dissiper au-dessus du sud-central de la Virginie" dans la nuit de samedi, a prédit le centre.</p><p>Le président Joe Biden a exhorté les habitants à écouter les appels à la prudence des autorités locales.En Caroline du Sud, elles avaient notamment pressé la population de ne pas conduire sur les routes envahies par les eaux.</p><p>"C'est une tempête dangereuse qui apportera des vents violents et beaucoup d'eau, mais le plus dangereux, ce sera l'erreur humaine.Soyez intelligents, prenez de bonnes décisions, prenez des nouvelles de vos proches et restez en sécurité", a tweeté le gouverneur, Henry McMaster.</p><p>Quelque 575.000 foyers et commerces étaient déjà sans courant vendredi soir en Caroline du Sud, Caroline du Nord et Virginie, selon le site spécialisé PowerOutage.</p><p>- Dégâts "historiques" en Floride -</p><p></p><p>En Floride, outre le lourd bilan humain, les dégâts matériels sont "historiques", le niveau atteint par la montée des eaux ayant été sans précédent, selon le gouverneur Ron DeSantis.</p><p>Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête.Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.</p><p>Dans cet Etat, "nous commençons tout juste à voir l'étendue des destructions", "susceptible de se classer parmi les pires" de l'histoire des Etats-Unis, a dit Joe Biden lors d'une allocution.</p><p>"Il va falloir des mois, des années pour reconstruire", a-t-il déploré.</p><p>Vendredi soir, plus de 1,4 million de clients y restaient privés d'électricité deux jours après le passage d'Ian, selon PowerOutage.</p><p>- Terrasses -</p><p>Dans la ville côtière de Fort Myers, qualifiée d'"épicentre" par Ron DeSantis, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert et des dizaines de personnes étaient assises en terrasse, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites.</p><p>"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup.Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.</p><p>Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.</p><p>Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 17 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré mercredi près de l'archipel des Keys.</p><p>Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique.</p><p>"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire National Lawrence Berkeley, dépendant du département fédéral américain de l'énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.</p><p>Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant là aussi de nombreux foyers sans électricité.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

L'Ukraine dit avoir encerclé des milliers de soldats russes dans une région annexée

Description: <p>Kiev (Ukraine) (AFP) - L'Ukraine a affirmé samedi avoir "encerclé" plusieurs milliers de soldats russes à Lyman, ville stratégique de l'Est dans la région de Donetsk, annexée vendredi par Moscou malgré le
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L'Ukraine dit avoir encerclé des milliers de soldats russes dans une région annexée

Description: <p>Kiev (Ukraine) (AFP) - L'Ukraine a affirmé samedi avoir "encerclé" plusieurs milliers de soldats russes à Lyman, ville stratégique de l'Est dans la région de Donetsk, annexée vendredi par Moscou malgré les condamnations de Kiev et des Occidentaux.</p><p>"Les forces russes sont encerclées à Lyman" après avoir repris cinq villages dans les environs, a déclaré à la télévision un porte-parole de l'armée ukrainienne dans l'Est, Serguiï Tcherevatiï, cité par l'agence Interfax-Ukraine.</p><p>Selon lui, "environ 5.000-5.500 Russes" étaient retranchés dans et autour de Lyman ces derniers jours.</p><p>Pour Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région voisine de Lougansk, les soldats russes présents "dans le chaudron" de Lyman "ont trois options: s'enfuir, mourir tous ensemble ou se rendre".</p><p>Vendredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était félicité des "résultats significatifs" de la contre-offensive de ses troupes dans l'Est, poussant les Russes à se retirer de nombreux territoires conquis.</p><p>Vendredi, un haut responsable séparatiste prorusse, Denis Pouchiline, avait reconnu que les Russes présents à Lyman y combattaient "à bout de force", face à une situation "difficile".</p><p>Il avait également indiqué que les forces russes y étaient "partiellement encerclées" par les soldats ukrainiens.</p><p>La prise de Lyman serait une victoire clé pour Kiev, avec la conquête de cet important noeud ferroviaire dans la région de Donetsk, annexée vendredi par la Russie.</p><p>- Cour internationale de justice, Otan -</p><p></p><p>A la suite de l'annexion vendredi de quatre régions ukrainiennes par Moscou, l'Ukraine a annoncé saisir la Cour internationale de justice (CIJ), "exhortant la Cour à se saisir du dossier le plus vite possible".</p><p>Volodymyr Zelensky a aussi annoncé qu'il allait "signer la candidature de l'Ukraine en vue d'une adhésion accélérée à l'Otan", une décision soutenue par les Etats-Unis et le Canada.</p><p>"Nous soutenons fermement l'entrée dans l'Otan de pays qui souhaitent y adhérer et qui peuvent y apporter leurs capacités", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, tout en rappelant "le processus à suivre" pour les Etats candidats.</p><p>Vendredi soir, le président russe Vladimir Poutine avait de son côté conclu une journée de cérémonies pour l'annexion des territoires ukrainiens.</p><p>"La victoire sera à nous", a-t-il lancé, micro en mains, devant plusieurs milliers de personnes réunies pour un concert festif sur la Place Rouge à Moscou.</p><p>Peu avant au Kremlin, il avait signé les documents d'annexion, aux côtés des dirigeants des régions séparatistes d'Ukraine de Donetsk et Lougansk (est), et de celles occupées par les troupes russes de Zaporijjia et de Kherson (sud).</p><p>Dans son discours, M. Poutine a pointé du doigt l'Occident, qu'il a accusé de vouloir préserver un "système néocolonial", assurant de son côté qu'il "n'aspirait pas" à restaurer l'URSS malgré son invasion de l'Ukraine.</p><p>- Pas "intimidés" -</p><p></p><p>Les dirigeants des pays de l'UE ont publié vendredi une déclaration "rejetant" et "condamnant" l'"annexion illégale" des régions ukrainiennes. </p><p>L'Otan a dénoncé une annexion "illégitime", tandis qu'à New York le Conseil de sécurité de l'ONU a examiné une résolution condamnant les "pseudo-annexions" en Ukraine, qui a immédiatement été bloquée par un veto de la Russie. </p><p>Le président américain Joe Biden a lui juré d'"appuyer les efforts de l'Ukraine pour regagner le contrôle de son territoire" et affirmé que les Etats-Unis et leurs alliés ne se laisseraient pas "intimider" par le président Poutine. </p><p>Ces annexions interviennent après sept mois d'invasion russe en Ukraine et de soi-disant "référendums" organisés en urgence dans les régions occupées face à la contre-offensive réussie par Kiev depuis début septembre.</p><p>Les récents succès militaires côté ukrainien ont ainsi poussé Vladimir Poutine a décréter une mobilisation "partielle" de centaines de milliers de réservistes civils, pour tenter d'endiguer la dynamique de Kiev.</p><p>La Russie a par ailleurs arrêté vendredi Igor Mourachov, le directeur général de la centrale nucléaire de Zaporijjia, située sous contrôle russe dans le sud de l'Ukraine, a affirmé samedi l'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom.</p><p>Une "patrouille russe" l'a extrait de sa voiture et "conduit, les yeux bandés, vers une destination inconnue", a indiqué Petro Kotine, patron d'Energoatom, sur un réseau social.</p><p>Le sort de M. Mourachov n'était pas connu samedi en début d'après-midi. </p><p></p> Pays: MondeURL: 

Coup d'Etat au Burkina: regain de tensions à Ouagadougou, condamnations internationales

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Des militaires étaient déployés samedi à Ouagadougou après de nouveaux tirs, un regain de tension au lendemain d'un coup d'Etat, le deuxième en huit mois, qui traduit une profonde crise au sein d
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Coup d'Etat au Burkina: regain de tensions à Ouagadougou, condamnations internationales

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Des militaires étaient déployés samedi à Ouagadougou après de nouveaux tirs, un regain de tension au lendemain d'un coup d'Etat, le deuxième en huit mois, qui traduit une profonde crise au sein de l'armée du Burkina, pays miné par les violences jihadistes. </p><p>Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir en janvier par un putsch, a été démis de ses fonctions par des militaires vendredi soir et remplacé à la tête de la junte par Ibrahim Traoré, un jeune capitaine de 34 ans. </p><p>Après une nuit et une matinée calmes, plusieurs témoins ont rapporté à l'AFP avoir entendu une rafale de tirs aux alentours du rond-point des Nations Unies, dans le centre-ville, après 11H00 (GMT et locales). </p><p>Des militaires ont alors, comme vendredi, repris leurs positions pour bloquer les principaux axes de la ville et notamment le quartier de Ouaga 2000 qui abrite notamment la présidence, et des hélicoptères  survolaient le centre-ville, selon un journaliste de l'AFP. </p><p>Les commerçants qui avaient rouvert leurs magasins dans la matinée de samedi alors que le calme était revenu ont fermé boutique et s'empressaient de quitter le centre-ville. </p><p>Vendredi soir, après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 20H00 (GMT et locales) sur le plateau de la radiotélévision nationale.</p><p>Ils ont démis de ses fonctions le colonel Damiba - dont le sort restait inconnu samedi - et annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition.Un couvre-feu a également été mis en place de 21H00 à 05H00. </p><p>Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays.</p><p>Le nouveau chef de la junte, le capitaine Traoré, était jusqu'à présent le chef de corps du Régiment d'artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques jihadistes. </p><p>Selon plusieurs sources sécuritaires, ce coup de force révèle de profonds désaccords au sein de l'armée, l'unité d'élite des "Cobras" déployée dans la lutte antijihadiste reprochant notamment au président Damiba de ne pas mobiliser toutes les forces sur le terrain. </p><p>"Ce sont les mêmes jeunes officiers qui étaient déjà aux manœuvres lors du premier coup d'Etat en janvier.C'est un coup de force intra-muros.Damiba a été lâché par sa base qui s'est sentie trahie.Les choses devront être recentrées sur la lutte antijihadiste", décrypte l'analyste politique Drissa Traoré. </p><p></p><p>- UE et UA condamnent  -</p><p>Dans les rues samedi matin, plusieurs habitants accueillaient de manière plutôt positive ce nouveau putsch. </p><p>"Damiba a échoué.Depuis son arrivée au pouvoir, des zones qui étaient en paix ont été assiégées.Il a pris le pouvoir, puis il nous a trahis", estimait Habibata Rouamba, commerçante et militante de la société civile. </p><p>"Sur le plan sécuritaire rien ne va, il n'y a pas de résultats.Depuis que Damiba a pris le pouvoir ça ne fait qu'empirer", abonde Honoré Yonli, un responsable d'une organisation de jeunes entrepreneurs.</p><p>La communauté internationale était de son côté beaucoup moins enthousiaste. </p><p>Dès vendredi soir, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) -dont le Burkina est suspendu des instances depuis le coup d'Etat de janvier- a "condamné avec la plus grande fermeté la prise de pouvoir par la force qui vient de s'opérer". </p><p>La Cedeao trouve "inopportun ce nouveau coup de force au moment où des progrès ont été réalisés (...) pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024". </p><p>Pour l'heure, les nouveaux putschistes n'ont pas indiqué s'ils comptaient respecter ce calendrier de transition.</p><p>Samedi, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a condamné "le changement anticonstitutionnel de gouvernement" et appelé également à un retour à l'ordre constitutionnel pour juillet 2024. </p><p>Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a de son côté estimé que ce coup de force "met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois" au sujet de la transition.</p><p></p><p>- Nouveaux partenaires ? -</p><p>La présence de drapeaux russes dans une manifestation de plusieurs centaines de personnes vendredi après-midi pour demander le départ de M. Damiba, soulevait aussi des questions sur l'influence de Moscou dans ce nouveau putsch.</p><p>"Il est évident que les partisans russes sont de plus en nombreux.Au sein de l'armée et des populations, des voix s'élèvent pour demander un partenariat avec la Russie.Mais cela reste au stade de la théorie.Il ne faut pas s'attendre à une rupture avec la France mais peut-être une coopération plus accrue avec d'autres partenaires comme la Russie", tempère l'analyste Drissa Traoré. </p><p>Le colonel Damiba était arrivé au pouvoir en janvier par un coup d'État qui avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, discrédité par la hausse des violences. </p><p>Mais ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone.</p><p>Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.</p><p>Avec les deux putschs au Mali en août 2020 et mai 2021 et celui en Guinée en septembre 2021, c'est le cinquième coup d'Etat en Afrique de l'Ouest depuis 2020.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

La Russie isolée et sous pression après l'annexion de nouveaux territoires en Ukraine

Description: <p>Moscou (AFP) - La Russie se retrouve samedi isolée et sous pression au lendemain de l'annexion officielle de quatre territoires ukrainiens qui a suscité une pluie de condamnations internationales et le rejet de Kiev, détermi
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La Russie isolée et sous pression après l'annexion de nouveaux territoires en Ukraine

Description: <p>Moscou (AFP) - La Russie se retrouve samedi isolée et sous pression au lendemain de l'annexion officielle de quatre territoires ukrainiens qui a suscité une pluie de condamnations internationales et le rejet de Kiev, déterminé à reconquérir son territoire.</p><p>L'UE, les Etats-Unis, et d'autres pays tels que la Turquie ont rejeté l'annexion de ces nouveaux territoires et Kiev a annoncé saisir la Cour internationale de justice (CIJ). </p><p>"Après les tentatives d'annexion de Poutine, l'Ukraine a officiellement informé la Cour internationale de justice que cette étape est une violation flagrante" de l'ordonnance rendue par la CIJ le 16 mars demandant à la Russie de suspendre immédiatement ses opérations militaires en Ukraine, a tweeté le ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.</p><p>"Nous exhortons la Cour à se saisir du dossier le plus vite possible", a-t-il ajouté.</p><p>Le président russe Vladimir Poutine a, lui, clos vendredi soir la journée de cérémonie d'annexion devant plusieurs milliers de personnes réunies pour un concert festif sur la Place Rouge à Moscou."La victoire sera à nous", a-t-il lancé, alors qu'au même moment son armée éprouve des difficultés en Ukraine.</p><p>"Bienvenue à la maison", a aussi déclaré le président russe à l'adresse des habitants des territoires ukrainiens annexés, affirmant que la Russie leur ouvrait "son cœur".</p><p>Le même jour, une frappe de missiles particulièrement meurtrière a fait au moins 30 morts parmi des civils dans une zone sous contrôle ukrainien près de Zaporijjia (sud de l'Ukraine).</p><p>Lors d'une cérémonie au Kremlin, M. Poutine a signé les documents d'annexion, aux côtés des dirigeants des régions séparatistes d'Ukraine de Donetsk et Lougansk (est), et de celles occupées par les troupes russes de Zaporijjia et de Kherson (sud).</p><p>Dans son discours, il a appelé Kiev à cesser "toutes les hostilités et à revenir à la table des négociations", malgré les récents revers infligés à l'armée russe par les forces ukrainiennes, auxquels s'ajoute depuis vendredi l'encerclement partiel de la ville stratégique de Lyman (est) par les Ukrainiens.</p><p>Les soldats russes à Lyman, un important nœud ferroviaire, combattent "à bout de force" et la situation y est "difficile", a reconnu vendredi un haut responsable séparatiste prorusse, Denis Pouchiline.</p><p>Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est félicité des "résultats significatifs" de la contre-offensive de ses troupes. </p><p>"Nous avons des résultats significatifs dans l'Est du pays (...) Tout le monde a entendu ce qui se passe à Lyman, dans la région de Donetsk.Ce sont des étapes qui comptent beaucoup pour nous", s'est-il réjoui dans son allocution quotidienne publiée sur les réseaux sociaux.</p><p>Auparavant, il avait rejeté toute négociation avec Moscou tant que Vladimir Poutine sera président, tout en annonçant qu'il allait "signer la candidature de l'Ukraine en vue d'une adhésion accélérée à l'Otan".</p><p>A Washington, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a assuré que son pays et le Canada étaient favorables à cette adhésion. </p><p>"Nous soutenons fermement l'entrée dans l'Otan de pays qui souhaitent y adhérer et qui peuvent y apporter leurs capacités", a-t-il déclaré à l'issue d'une entrevue avec la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly. Mais, a-t-il ajouté, "il existe un processus pour cela et les pays continueront à suivre ce processus".</p><p>Le président américain Joe Biden a juré d'"appuyer les efforts de l'Ukraine pour regagner le contrôle de son territoire" et affirmé que les Etats-Unis et leurs alliés ne se laisseraient pas "intimider" par le président Poutine. </p><p>Son conseiller pour la sécurité nationale à la Maison Blanche, Jake Sullivan, a indiqué qu'il y aurait "une annonce la semaine prochaine d'une assistance sécuritaire immédiate" en faveur de l'Ukraine. </p><p></p><p>- Condamnations et sanctions -</p><p></p><p>Les dirigeants des pays de l'UE ont publié vendredi une déclaration "rejetant" et "condamnant" cette "annexion illégale". </p><p>La Turquie "rejette" cette annexion comme elle a refusé de reconnaître l'annexion de la Crimée, a pour sa part indiqué samedi le ministère des affaires étrangères.</p><p>L'Otan a dénoncé une annexion "illégitime", tandis qu'à New York le Conseil de sécurité de l'ONU a examiné une résolution condamnant les "pseudo-annexions" en Ukraine, qui a immédiatement été bloquée par un veto de la Russie. </p><p>En dehors du veto russe, la résolution a recueilli 10 voix en sa faveur et quatre pays se sont abstenus (la Chine, l'Inde, le Brésil et le Gabon). </p><p>Dans son discours au Kremlin, M. Poutine a fustigé l'Occident, qu'il a accusé de vouloir préserver un "système néocolonial qui lui permet de parasiter et, en réalité, de piller le monde entier".</p><p>Ces annexions interviennent après sept mois d'offensive russe en Ukraine et des "référendums" organisés en urgence dans les régions occupées, qui ont été dénoncés comme des "simulacres" par Kiev et ses alliés.</p><p>Signe de cette précipitation et d'une certaine désorganisation, le porte-parole du Kremlin a annoncé devoir "clarifier" si la Russie annexait la totalité des régions ukrainiennes de Kherson et de Zaporijjia, ou uniquement les parties qu'elle occupe effectivement.</p><p>Balayant les critiques, M. Poutine a assuré qu'il "n'aspirait pas" à restaurer l'URSS.Il a également signé un décret facilitant l'accès à la nationalité russe pour les étrangers s'engageant dans l'armée, une mesure destinée visiblement à recruter des migrants venus d'ex-URSS travaillant en Russie.</p><p></p><p>- Frappe meurtrière -</p><p></p><p>Dans les rues de Moscou, Ildar Babaïev, un militaire de 38 ans, a dit à l'AFP qu'il trouvait "formidable" les annexions."Cela aurait dû être fait il y a longtemps, il y a huit ans, en fait", lors du premier conflit entre Kiev et les séparatistes prorusses, a-t-il ajouté.</p><p>En Ukraine, le même jour, au moins 11 civils ont été retrouvés morts sur une route, tués par balles, après le retrait des troupes russes d'une grande partie de la région de Kharkiv (nord-est), a constaté une équipe de l'AFP.</p><p>Depuis le début de l'offensive, Kiev a dénoncé des exactions de l'armée russe, des accusations systématiquement rejetées par Moscou. </p><p>Dans une zone restée sous contrôle ukrainien de la région de Zaporijjia (sud), l'un des quatre territoires annexés par Moscou, au moins 30 personnes ont été tuées et 88 blessées par une frappe russe, selon la police ukrainienne.Un responsable prorusse en a, en retour, accusé les forces ukrainiennes.</p><p>Les journalistes de l'AFP ont vu une quinzaine de voitures aux vitres soufflées et au moins trois cadavres de femmes au sol.Les gens attendaient ici la permission pour retourner dans les territoires sous contrôle russe.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Des milliers d'Irakiens commémorent le soulèvement anti-pouvoir de 2019

Description: <p>Bagdad (AFP) - Dans un Irak en pleine impasse politique, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Bagdad pour marquer le troisième anniversaire d'un vaste soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruptio
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Des milliers d'Irakiens commémorent le soulèvement anti-pouvoir de 2019

Description: <p>Bagdad (AFP) - Dans un Irak en pleine impasse politique, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Bagdad pour marquer le troisième anniversaire d'un vaste soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruption des élites et la gabegie des services publics.</p><p>La contestation inédite, déclenchée en octobre 2019, s'était propagée dans tout le pays, particulièrement dans le sud pauvre majoritairement chiite.Plusieurs mois durant --dans cet Irak riche en pétrole-- des centaines de milliers de manifestants avaient battu le pavé, dénonçant pêle-mêle chômage des jeunes, infrastructures en déliquescence et absence de démocratie.</p><p>Le mouvement s'était essoufflé sous le coup d'une répression qui avait fait près de 600 morts et 30.000 blessés mais aussi le confinement lié au coronavirus.Trois ans plus tard, rien -ou presque- n'a changé.</p><p>Les mêmes grands partis monopolisent toujours la vie politique.Un an après les législatives d'octobre 2021, les barons de la politique s'affrontent toujours sur le choix du prochain Premier ministre.</p><p>"Le peuple exige la chute du régime", ont scandé samedi des milliers de manifestants, très jeunes pour la plupart.Brandissant drapeaux irakiens et portraits des "martyrs" de 2019, ils se sont rassemblés sur l'emblématique place Tahrir pour des commémorations chargées de colère, a constaté une correspondante de l'AFP.</p><p>Les contestataires se sont massés à l'entrée du pont de la République, bloqué par plusieurs rangées successives de murs en béton pour barrer l'accès à la Zone verte, quartier abritant ambassades occidentales et institutions étatiques.</p><p>Ils ont jeté dans le fleuve des barrières en fer bloquant le pont, d'après un responsable au ministère de l'Intérieur, rapportant 18 blessés légers parmi les forces anti-émeutes après des jets de pierres et de bouteilles en verre.</p><p>Les forces ont riposté en tirant plusieurs salves de fumigènes pour éloigner la foule, selon la correspondante de l'AFP.</p><p>Au moins 28 cas de suffocation ont été enregistrés parmi les manifestants, selon le responsable de l'Intérieur.</p><p></p><p>- "Affronter le pouvoir" -</p><p></p><p>"Aujourd'hui il est indispensable d'affronter le pouvoir", assène le militant Ali al-Habib.</p><p>"Tous les ponts et les routes sont bloqués car les autorités ont peur de manifestants" précise-t-il, fustigeant "les luttes intestines au sein de la classe politique, qui ignore totalement la volonté du peuple".</p><p>Les commémorations interviennent dans un contexte tendu, les deux grands pôles du chiisme politique s'affrontant sur la nomination d'un nouveau Premier ministre et d'éventuelles législatives anticipées.</p><p>L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement.En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin.</p><p>Mercredi, des tirs de roquettes ont visé la Zone verte pendant une séance du Parlement.</p><p>Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr avaient affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes.</p><p>Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces affrontements.</p><p></p><p>- "Réclamer nos droits" -</p><p></p><p>"Nous allons continuer à réclamer nos droits.Nous n'allons pas nous taire face à l'injustice", martèle une institutrice s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, fustigeant "les querelles et affrontements entre les dirigeants".</p><p>Des centaines d'Irakiens ont également manifesté à Nassiriya, la grande ville du sud marginalisé.</p><p>Bien trop absorbés par leurs querrelles intestines, les politiciens se montrent impuissants face aux crises multiples qui font vaciller l'Irak.</p><p>Il y a les tensions géopolitiques desquelles le pays ne peut s'extirper.L'Iran ou la Turquie, deux grands voisins, bombardent ainsi épisodiquement le Kurdistan d'Irak pour y affaiblir des mouvements d'opposition kurdes armés --iraniens ou turcs.</p><p>Mercredi, des tirs de missiles et des frappes de drones menés par Téhéran contre des factions nationalistes kurdes iraniennes ont fait 14 morts et 58 blessés.</p><p>Après des décennies de conflits dévastateurs, en l'absence de réformes économiques et de grands projets d'infrastructures dans un pays frappé par une corruption endémique, les autorités peinent à enrayer le chômage qui touche quatre jeunes sur dix.</p><p>Et le quotidien des 42 millions d'Irakiens est frappé de plein fouet par les conséquences du changement climatique, sécheresses et pénuries d'eau ne faisant qu'empirer dans ce qui était autrefois la fertile Mésopotamie, berceau de l'agriculture.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Les Lettons élisent leurs députés, les centristes favoris

Description: <p>Riga (AFP) - Les Lettons ont commencé à voter samedi pour renouveler leur Parlement, à l'ombre de l'invasion russe en Ukraine, et s'apprêtaient, d’après les analystes, à garder le Premier ministre centriste Kr
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Les Lettons élisent leurs députés, les centristes favoris

Description: <p>Riga (AFP) - Les Lettons ont commencé à voter samedi pour renouveler leur Parlement, à l'ombre de l'invasion russe en Ukraine, et s'apprêtaient, d’après les analystes, à garder le Premier ministre centriste Krisjanis Karins à la tête du gouvernement.</p><p>Ce résultat apparaît probable en raison de l'affaiblissement des populistes, des conservateurs et du parti social-démocrate Harmonie (proche de la minorité russophone), alors que le parti pro-occidental de M. Karins, Nouvelle Unité, est en tête des sondages avec environ 13% d’intentions de vote.</p><p>A deux jours du scrutin, le président Egils Levits avait appelé les citoyens de ce pays balte membre de l'UE et de l'Otan à se rendre aux urnes, tout en les mettant en garde contre des partis pro-Kremlin proches de l'importante minorité russophone qui "ont hésité à déclarer clairement qui est l'agresseur et qui est la victime au début de l’invasion russe de l’Ukraine".</p><p>"Il est très probable que Karins obtiendra du président Egils Levits la désignation pour former son deuxième cabinet, mais le succès de cette tentative dépendra du nombre de petits partis qui dépasseront le seuil d'éligibilité de 5% et de leur accord éventuel pour soutenir Karins", indique à l'AFP le politologue Marcis Krastins.</p><p>"Les Russes qui envahissent l'Ukraine aident Karins car, dans ces moments-là, les gens ont tendance à se rassembler autour du drapeau", ajoute-t-il.</p><p>Le conflit en Ukraine, l'aspiration à l'indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, l'inflation et l'énergie chère poussent ce pays de 1,8 million d'habitants à miser sur des responsables ayant fait leurs preuves.</p><p></p><p>- Solidarité avec l'Ukraine -</p><p></p><p>Préoccupés par l'agressivité russe, comme les Polonais et leurs voisins baltes, Lituaniens et Estoniens, la majorité des Lettons approuvent les priorités affichées par le gouvernement sortant: augmentation du budget de la défense, solidarité avec l'Ukraine et amélioration de la sécurité énergétique.</p><p>Pour Lelde Muceniece, étudiante en informatique dans la petite ville rurale de Bauska, "les gens s'inquiètent du chauffage, de l'électricité, des prix du gaz, des problèmes de sécurité sociale à la fois à Bauska et dans la capitale Riga, ce qui pourrait avoir une incidence sur leur choix le jour des élections".</p><p>Soutenu par les russophones - environ 30% de la population -, Harmonie, arrivé régulièrement en tête des législatives pendant une décennie sans jamais trouver d’allié pour gouverner, et ayant frôlé 20% des suffrages en 2018, a connu depuis une chute graduelle, accentuée par des affaires de corruption qui lui ont fait perdre la mairie de Riga. </p><p>Il n’est plus crédité que de 5,1% d'intentions de vote dans un sondage publié ce mois-ci, soit à peine au-dessus du seuil d’éligibilité.</p><p></p><p>- Electorat russophone -</p><p></p><p>Harmonie, considéré généralement comme pro-russe, a dit condamner l'invasion de l'Ukraine, mais est resté discret sur les atrocités dont les forces russes sont accusées en Ukraine.De ce fait, l'électorat russophone s'est en partie tourné vers deux nouveaux partis, l'Union des Russes de Lettonie et Stabilité, qui sont, l'un, ouvertement pro-Kremlin, l'autre, populiste, favorable à la Russie, quoique moins radical.</p><p>Pour Aivars Lapsans, un musicien habitant dans la région de Vidzeme, leurs chances de faire un bon résultat paraissent réduites.</p><p>"Une chose est claire: aucun parti pro-Kremlin n'obtiendra de voix substantielles en dehors des villes peuplées de Russes", dit-il.</p><p>Au total, 19 listes de partis politiques ou de leurs alliances ont présenté 1.829 candidats aux cent sièges du Parlement de Riga.</p><p>Selon un récent sondage de l'institut privé SKDS, Nouvelle unité de M. Karins est en tête avec 13,3% d'intentions de vote.Il est suivi par les Verts et les Paysans (7,8%, centre droit), actuellement dans l'opposition, et l'Alliance nationale (7,3%, centre droit), l'un des cinq partis de la coalition au pouvoir.</p><p>Les bureaux de vote qui ont ouvert à 7 heures locales (4H00 GMT) doivent fermer à 20 heures (17H00 GMT).Les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes devraient être publiés quelques minutes plus tard.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Brésil: veillée d'armes au dernier jour de campagne de Lula et Bolsonaro

Description: <p>Sao Paulo (AFP) - Les deux favoris de l'élection présidentielle brésilienne, Lula et Jair Bolsonaro, abattent samedi leurs dernières cartes dans la campagne électorale à Sao Paulo, la plus grande ville du pays, à la vei
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Brésil: veillée d'armes au dernier jour de campagne de Lula et Bolsonaro

Description: <p>Sao Paulo (AFP) - Les deux favoris de l'élection présidentielle brésilienne, Lula et Jair Bolsonaro, abattent samedi leurs dernières cartes dans la campagne électorale à Sao Paulo, la plus grande ville du pays, à la veille d'un scrutin sous tension.</p><p>L'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), en tête dans les sondages, a donné rendez-vous à ses partisans dans la matinée pour une "marche" sur l'emblématique avenue Paulista, où ont lieu les grandes manifestations dans cette mégalopole.</p><p>A environ 5 km de là, pratiquement au même moment, M. Bolsonaro prendra la tête d'un cortège à moto qui doit le mener au Parc Ibirapuera, poumon vert de Sao Paulo.</p><p>Le président d'extrême droite a sillonné de nombreuses villes du pays en deux-roues --le plus souvent sans casque-- avec ses partisans, y compris à Guaranhuns, dans le Pernambouc (nord-est), où Lula a grandi avant de partir à Sao Paulo avec sa famille pour fuir la faim.</p><p>Mais sa campagne promet une démonstration de force pétaradante samedi pour donner un dernier élan à l'ancien parachutiste, face au risque de voir son rival l'emporter dès le premier tour le lendemain.</p><p>Cette campagne s'est déroulée dans des conditions très particulières, pour des raisons de sécurité: les candidats portent un gilet pare-balle et des barrières de sécurité sont placées lors des meetings pour empêcher la foule de s'approcher trop près de la scène.</p><p></p><p>- Fin de campagne tendue -</p><p></p><p>C'est aussi samedi que doit sortir le tout dernier sondage de l'institut de référence Datafolha. </p><p>Jeudi soir, cet institut donnait Lula encore largement en tête des intentions de vote, maintenant 14 points d'avance sur Bolsonaro (48% contre 34%).</p><p>Pour obtenir un troisième mandat dès dimanche, l'ex-président doit obtenir au moins 50% des votes exprimés (sans les nuls ni les blancs).</p><p>Dans le sondage de jeudi, il était justement crédité de 50% de ces votes dits "valides", la marge d'erreur du sondage (+ ou - 2 points de pourcentage) laissant planer l'incertitude sur la tenue d'un second tour le 30 octobre.</p><p>Ces dernières heures de campagne "seront très tendues, tout le monde observera les moindres détails qui pourraient faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre", souligne à l'AFP Jairo Nicolau, politologue à la Fondation Getulio Vargas.</p><p>Cette tension était palpable jeudi soir, lors du dernier débat télévisé, sur la chaîne TV Globo, la plus regardée du pays.</p><p>Lula et Bolsonaro se sont rendus coup pour coup, se traitant tour à tour de "menteur" et de "corrompu".</p><p>Le président sortant a aussi qualifié l'ancien tourneur-fraiseur de "traître à la patrie", et Lula a rétorqué qu'il allait le "renvoyer à la maison" en gagnant au premier tour dimanche.</p><p>Mais la passation de pouvoir pourrait s'avérer "plus difficile" en cas de victoire du candidat de gauche, avec de longues semaines jusqu'à l'investiture, le 1er janvier.</p><p>Lula a admis vendredi en conférence de presse craindre des "troubles" durant cette transition.</p><p>Jair Bolsonaro a donné de nombreux signes qu'il pourrait ne pas reconnaître les résultats en cas de défaite, invoquant notamment des risques de "fraude" sans apporter de preuve.</p><p>La semaine dernière, le chef de l'Etat avait affirmé qu'il serait "anormal" qu'il n'obtienne pas au moins 60% des voix au premier tour.</p><p>Celui qui se fait surnommer "mito" (le mythe) par ses partisans ne croit pas aux sondages "mensongers" de Datafolha, mais plutôt aux manifestations en son soutien dans les rues des villes brésiliennes, comme le cortège de motards prévu samedi à Sao Paulo.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Ian devrait s'affaiblir dans le sud-est des Etats-Unis, au moins 23 morts en Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - La tempête Ian devait continuer à s'affaiblir samedi dans le sud-est des Etats-Unis, après avoir avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud et dévasté de vastes pans de la Floride, o
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Ian devrait s'affaiblir dans le sud-est des Etats-Unis, au moins 23 morts en Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - La tempête Ian devait continuer à s'affaiblir samedi dans le sud-est des Etats-Unis, après avoir avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud et dévasté de vastes pans de la Floride, où elle a fait plusieurs dizaines de victimes.</p><p>Les autorités de cet Etat ont confirmé vendredi dans la soirée un nouveau bilan de 23 victimes, la plupart par noyade et dans leur grande majorité des personnes âgées.</p><p>Certains médias américains évoquent un bilan humain encore plus lourd, la chaîne de télévision CNN évoquant 45 décès.</p><p>Après avoir ravagé la Floride, Ian s'est dirigé vers la Caroline du Sud, où il a touché terre en début d'après-midi près de Georgetown en tant qu'ouragan de catégorie 1, accompagné par des vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami.</p><p>Bien qu'il se soit ensuite affaibli en tempête post-tropicale (vents jusqu'à 110 km/h), ses trombes d'eau ont provoqué de soudaines inondations dans cet Etat et en Caroline du Nord, où certaines zones pourraient recevoir jusqu'à 20 cm de précipitations.</p><p>Le président Joe Biden a exhorté les habitants à écouter les appels à la prudence des autorités locales.En Caroline du Sud, elles avaient notamment pressé la population de ne pas conduire sur les routes envahies par les eaux.</p><p>"C'est une tempête dangereuse qui apportera des vents violents et beaucoup d'eau, mais le plus dangereux, ce sera l'erreur humaine.Soyez intelligents, prenez de bonnes décisions, prenez des nouvelles de vos proches et restez en sécurité", a tweeté le gouverneur, Henry McMaster.</p><p>Ian devrait "continuer de s'affaiblir dans la nuit et se dissiper au-dessus de l'ouest de la Caroline du Nord ou de la Virginie tard demain", samedi, selon le Centre des ouragans.</p><p>Quelque 575.000 foyers et commerces étaient déjà sans courant vendredi soir en Caroline du Sud, Caroline du Nord et Virginie, selon le site spécialisé PowerOutage.</p><p></p><p>- Dégâts "historiques" en Floride -</p><p></p><p>En Floride, outre le lourd bilan humain, les dégâts matériels sont "historiques", le niveau atteint par la montée des eaux ayant été sans précédent, selon le gouverneur Ron DeSantis.</p><p>Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête.Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.</p><p>Dans cet Etat, "nous commençons tout juste à voir l'étendue des destructions", "susceptible de se classer parmi les pires" de l'histoire des Etats-Unis, a dit Joe Biden lors d'une allocution.</p><p>"Il va falloir des mois, des années pour reconstruire", a-t-il déploré.</p><p>Vendredi soir, plus de 1,4 million de clients y restaient privés d'électricité deux jours après le passage d'Ian, selon PowerOutage.</p><p></p><p>- Terrasses -</p><p></p><p>Dans la ville côtière de Fort Myers, qualifiée d'"épicentre" par Ron DeSantis, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert et des dizaines de personnes étaient assises en terrasse, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites.</p><p>"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup.Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.</p><p>Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.</p><p>Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 17 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré mercredi près de l'archipel des Keys.</p><p>Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique.</p><p>"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire National Lawrence Berkeley, dépendant du département fédéral américain de l'énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.</p><p>Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant là aussi de nombreux foyers sans électricité.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Burkina: deuxième coup d'Etat en huit mois, le chef de la junte démis de ses fonctions

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Le Burkina Faso a connu vendredi un deuxième coup d'Etat en huit mois, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier, ayant été à son tour démis de ses f
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Burkina: deuxième coup d'Etat en huit mois, le chef de la junte démis de ses fonctions

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Le Burkina Faso a connu vendredi un deuxième coup d'Etat en huit mois, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier, ayant été à son tour démis de ses fonctions par des militaires. </p><p>Après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 20H00 (GMT et locale) sur le plateau de la radiotélévision nationale. </p><p>"Le lieutenant-colonel Damiba est démis de ses fonctions de président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration" (MPSR, organe dirigeant de la junte), ont déclaré les militaires dans un communiqué lu par un capitaine. </p><p>Le nouvel homme fort du pays, désigné président du MPSR, est désormais le capitaine Ibrahim Traoré, a-t-il affirmé. </p><p>Le sort de M. Damiba restait inconnu vendredi soir. </p><p>Les putschistes ont également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays à partir de minuit, ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition. </p><p>Un couvre-feu de 21H00 à 05H00 est aussi mis en place. </p><p></p><p>- "Idéal trahi" -</p><p></p><p>Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays. </p><p>"Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d'un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire", ont-ils poursuivi. </p><p>"Notre idéal commun de départ a été trahi par notre leader en qui nous avions placé toute notre confiance.Loin de libérer les territoires occupés, les zones jadis paisibles sont passées sous contrôle terroriste", ont-ils encore affirmé. </p><p>A son arrivée au pouvoir, le 24 janvier, lui aussi par un communiqué lu par des hommes en armes à la télévision, M. Damiba avait promis de faire de la sécurité sa priorité, dans ce pays miné depuis des années par de sanglantes attaques jihadistes.Mais celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, notamment dans le Nord.</p><p>La journée de vendredi a été très tendue dans la capitale burkinabè, des tirs ayant été entendus avant l'aube dans le quartier abritant la présidence et le QG de la junte, selon plusieurs témoins, puis à nouveau en début d'après-midi. </p><p>Plusieurs axes de la ville ont été barrés toute la journée par des militaires postés sur les principaux carrefours de la ville, notamment devant le siège de la télévision nationale. </p><p>Vendredi soir, peu avant l'annonce télévisée, un important dispositif militaire s'est déployé dans certains quartiers de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. </p><p>Dans la journée, le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo avait évoqué "une crise militaire" sur des "revendications liées à des primes". </p><p></p><p>- Manifestation pro-russe -</p><p></p><p>Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes, dont certaines brandissaient des drapeaux russes, se sont rassemblées sur la grande place de la Nation à Ouagadougou pour réclamer une coopération militaire avec la Russie, rejeter la présence militaire française au Sahel et exiger le départ du lieutenant-colonel Damiba, a constaté une journaliste de l'AFP.</p><p>L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années et il n'est pas rare de voir des drapeaux russes dans de telles manifestations. </p><p>Le ministère français des Affaires étrangères à demandé à ses ressortissants à Ouagadougou, estimés entre 4.000 et 5.000, de rester chez eux.</p><p>Le coup d’Etat mené en janvier par le lieutenant-colonel Damiba avait renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré, déjà impopulaire face à la hausse des attaques jihadistes. </p><p>Mais ces derniers mois, des attaques meurtrières, touchant des dizaines de civils et soldats, se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone.</p><p>Deux de ces convois ont notamment été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd.</p><p>Trente-cinq civils, dont de nombreux enfants, sont morts dans l'explosion d'un engin improvisé le 5 septembre.Et lundi, 11 soldats ont été tués et 50 civils portés disparus dans l'attaque de leur convoi. </p><p>Le 13 septembre, le lieutenant-colonel Damiba avait limogé son ministre de la Défense pour assumer lui-même ce rôle. </p><p>D'autres attaques ont particulièrement marqué l'opinion publique, comme le massacre de Seytenga (nord) en juin, au cours duquel 86 civils avaient été tués. </p><p>Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Ian, devenu tempête post-tropicale, s'abat sur la Caroline du Sud après la Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - Devenu tempête post-tropicale, Ian a apporté vendredi en Caroline du Sud des vents violents et de fortes pluies et menace de provoquer une redoutable montée des eaux après avoir dévasté des rég
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Ian, devenu tempête post-tropicale, s'abat sur la Caroline du Sud après la Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - Devenu tempête post-tropicale, Ian a apporté vendredi en Caroline du Sud des vents violents et de fortes pluies et menace de provoquer une redoutable montée des eaux après avoir dévasté des régions de Floride, où il a fait plusieurs victimes.</p><p>Il avait touché terre en tant qu'ouragan de catégorie 1 en début d'après-midi près de Georgetown, en Caroline du Sud, accompagné alors par des vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans basé à Miami.</p><p>Ian est devenu une tempête post-tropicale "mais la menace de dangereuses submersions marines, d'inondations subites et de vents violents continue", a averti l'organisme.Il charrie désormais des vents soufflant jusqu'à 110 km/h.</p><p>Pluies et vents se sont abattus sur Charleston, ville historique de cet Etat du Sud, et des vidéos de la cité de Myrtle Beach inondée circulaient sur les réseaux sociaux.</p><p>Le président Joe Biden a exhorté les habitants à écouter les appels à la prudence des autorités locales.Ces dernières ont notamment pressé la population de ne pas conduire sur les routes envahies par les eaux.</p><p>"C'est une tempête dangereuse qui apportera des vents violents et beaucoup d'eau, mais le plus dangereux, ce sera l'erreur humaine.Soyez intelligents, prenez de bonnes décisions, prenez des nouvelles de vos proches et restez en sécurité", avait tweeté le gouverneur, Henry McMaster.</p><p>Ian devrait "continuer de s'affaiblir dans la nuit et se dissiper au-dessus de l'ouest de la Caroline du Nord ou de la Virginie tard demain", samedi, selon le Centre des ouragans.En attendant, des alertes à la tempête sont en vigueur pour des régions de Caroline du Nord.</p><p></p><p>- Dégâts "historiques" en Floride -</p><p></p><p>En Floride, les autorités se sont montrées précautionneuses sur le bilan humain, faisant état pour l'instant de 21 décès dont 20 "non confirmés" - à savoir qu'il n'avait pas encore été établi s'ils ont été directement causés par l'ouragan.La chaîne CNN a elle compté 42 décès, sur la base des informations de plusieurs autorités locales.Contactés par l'AFP, les services d'urgence n'avaient pas réagi dans l'immédiat.</p><p>Quant au bilan matériel, il est "historique" pour la Floride, le niveau atteint par la montée des eaux étant sans précédent, selon le gouverneur de cet Etat du sud-est du pays, Ron DeSantis.</p><p>Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête.Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.</p><p>En Floride, "nous commençons tout juste à voir l'étendue des destructions", qui est "susceptible de se classer parmi les pires (...) de l'histoire de la nation", a dit lors d'une allocution le président Biden.</p><p>"Il va falloir des mois, des années pour reconstruire", a-t-il déploré. </p><p>Vendredi après-midi, environ 1,6 million de clients restaient privés d'électricité, selon le site PowerOutage.</p><p></p><p>- Terrasses -</p><p></p><p>Malgré tout, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert dans le centre de Fort Myers, et des dizaines de personnes étaient assises en terrasse.</p><p>"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup.Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.</p><p>Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.</p><p>Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 17 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré mercredi près de l'archipel des Keys. </p><p>Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique. </p><p>"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire National Lawrence Berkeley, dépendant du département fédéral américain de l'énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.</p><p>Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant de nombreux foyers sans électricité.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Poutine promet la victoire en Ukraine après l'annexion de nouveaux territoires

Description: <p>Moscou (AFP) - "La victoire sera à nous!", a lancé vendredi le président russe Vladimir Poutine après avoir officialisé l'annexion de quatre territoires ukrainiens, suscitant un concert de condamnations internati
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Poutine promet la victoire en Ukraine après l'annexion de nouveaux territoires

Description: <p>Moscou (AFP) - "La victoire sera à nous!", a lancé vendredi le président russe Vladimir Poutine après avoir officialisé l'annexion de quatre territoires ukrainiens, suscitant un concert de condamnations internationales et la bravade de Kiev, qui a promis de continuer à libérer ses terres.</p><p>Le président russe s'est exprimé lors d'un concert festif sur la Place Rouge, devant plusieurs milliers de personnes qui agitaient des drapeaux russes, alors qu'au même moment son armée éprouve des difficultés en Ukraine.</p><p>"Bienvenue à la maison", a aussi déclaré Vladimir Poutine à l'adresse des habitants des territoires ukrainiens annexés, affirmant qu'ils étaient "revenus dans leur patrie historique" et que la Russie leur ouvrait "son coeur".</p><p>Le même jour, une frappe de missiles particulièrement meurtrière a fait au moins 30 morts parmi des civils dans une zone sous contrôle ukrainien près de Zaporijjia (sud de l'Ukraine).</p><p>Peu avant le concert, lors d'une cérémonie au Kremlin, M. Poutine a signé les documents d'annexion aux côtés des dirigeants des régions séparatistes d'Ukraine de Donetsk et Lougansk (est), et de celles occupées par les troupes russes de Zaporijjia et de Kherson (sud).</p><p>Dans son discours, M. Poutine a appelé Kiev à cesser "toutes les hostilités et à revenir à la table des négociations", malgré les récents revers infligés à l'armée russe par les forces ukrainiennes, auxquels s'ajoute depuis vendredi l'encerclement partiel de la ville stratégique de Lyman (est) par les Ukrainiens.</p><p>Les soldats russes à Lyman, un important noeud ferroviaire, combattent "à bout de force" et la situation y est "difficile", a reconnu vendredi un haut responsable séparatiste prorusse, Denis Pouchiline.</p><p>Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rétorqué que Kiev ne négociera pas avec Moscou tant que Vladimir Poutine sera président, tout en annonçant qu'il allait "signer la candidature de l'Ukraine en vue d'une adhésion accélérée à l'Otan".</p><p>Son ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a, lui, promis de "libérer nos terres et nos populations".</p><p>Le président américain Joe Biden a juré d'"appuyer les efforts de l'Ukraine pour regagner le contrôle de son territoire", alors que les Etats-Unis fournissent largement Kiev en armes et munitions, en dépit des protestation russes et de la menace de M. Poutine de recourir à l'arme nucléaire.</p><p></p><p>- Condamnations et sanctions -</p><p></p><p>Les dirigeants des pays de l'UE ont publié vendredi une déclaration "rejetant" et "condamnant" cette "annexion illégale", accusant Moscou de mettre "la sécurité mondiale en danger".</p><p>L'Otan a dénoncé une annexion "illégitime", tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter vendredi sur une résolution condamnant les "référendums" qui se sont tenus plus tôt dans la semaine dans les territoires annexés.</p><p>Dans son discours au Kremlin, M. Poutine a longuement dénoncé l'Occident, qu'il a accusé de vouloir préserver un "système néocolonial qui lui permet de parasiter et, en réalité, de piller le monde entier".</p><p>Ces annexions interviennent après sept mois d'offensive russe en Ukraine et des "référendums" organisés en urgence dans les régions occupées, qui ont été dénoncés comme des "simulacres" par Kiev et ses alliés.</p><p>Signe de cette précipitation et d'une certaine désorganisation, le porte-parole du Kremlin a annoncé devoir "clarifier" si la Russie annexait la totalité des régions ukrainiennes de Kherson et de Zaporijjia, ou uniquement les parties qu'elle occupe effectivement.</p><p>Il a précisé que M. Poutine ne prévoyait pas "pour l'heure" de visiter les régions nouvellement annexées.</p><p>Balayant les critiques, M. Poutine a assuré qu'il "n'aspirait pas" à restaurer l'URSS.Il a également signé un décret facilitant l'accès à la nationalité russe pour les étrangers s'engageant dans l'armée, une mesure destinée visiblement à recruter des migrants venus d'ex-URSS travaillant en Russie.</p><p></p><p>- Frappe meurtrière -</p><p></p><p>Dans les rues de Moscou, Ildar Babaïev, un militaire de 38 ans, a dit à l'AFP qu'il trouvait "formidable" les annexions."Cela aurait dû être fait il y a longtemps, il y a huit ans, en fait", lors du premier conflit entre Kiev et les séparatistes prorusses, a-t-il ajouté.</p><p>En Ukraine, le même jour, au moins 11 civils ont été retrouvés morts sur une route, tués par balles, après le retrait des troupes russes d'une grande partie de la région de Kharkiv (nord-est), a constaté une équipe de l'AFP.</p><p>Depuis le début de l'offensive, Kiev a dénoncé des exactions de l'armée russe, des accusations systématiquement rejetées par Moscou. </p><p>Dans une zone restée sous contrôle ukrainien de la région de Zaporijjia (sud), l'un des quatre territoires annexés par Moscou, au moins 30 personnes ont été tuées et 88 blessées par une frappe russe, selon la police ukrainienne.Un responsable prorusse en a, en retour, accusé les forces ukrainiennes.</p><p>Viktor, 56 ans, n'a dû son salut qu'à une envie de café et à un réflexe de survie."La serveuse venait de me le tendre.Et là +bang+.Elle a eu peur et elle est sortie du café.Quelques minutes plus tard, il y a eu une autre explosion.Maintenant, elle est au sol", morte, raconte-t-il.</p><p>Les journalistes de l'AFP ont vu une quinzaine de voitures aux vitres soufflées et au moins trois cadavres de femmes au sol.Les gens attendaient ici la permission pour retourner dans les territoires sous contrôle russe.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

L'ouragan Ian frappe la Caroline du Sud après un passage destructeur en Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - L'ouragan Ian a touché terre vendredi en Caroline du Sud où il provoquait déjà des vents violents, de fortes pluies et une dangereuse montée des eaux après avoir dévasté des régions de F
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L'ouragan Ian frappe la Caroline du Sud après un passage destructeur en Floride

Description: <p>Fort Myers (Etats-Unis) (AFP) - L'ouragan Ian a touché terre vendredi en Caroline du Sud où il provoquait déjà des vents violents, de fortes pluies et une dangereuse montée des eaux après avoir dévasté des régions de Floride.</p><p>L'ouragan de catégorie 1 est arrivé près de Georgetown, en Caroline du Sud, en début d'après-midi, accompagné par des vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans basé à Miami.</p><p>Pluies et vents avaient commencé à s'abattre avant son arrivée sur Charleston, ville historique de cet Etat du Sud, et des vidéos de la cité de Myrtle Beach inondée circulaient sur les réseaux sociaux.</p><p>Le président Joe Biden a exhorté les habitants à écouter les appels à la prudence des autorités locales.Ces dernières ont notamment pressé la population de ne pas conduire sur les routes envahies par les eaux.</p><p>"C'est une tempête dangereuse qui apportera des vents violents et beaucoup d'eau, mais le plus dangereux, ce sera l'erreur humaine.Soyez intelligents, prenez de bonnes décisions, prenez des nouvelles de vos proches et restez en sécurité", avait tweeté le gouverneur, Henry McMaster.</p><p>L'ouragan doit "rapidement s'affaiblir" en progressant dans les terres entre vendredi et samedi, selon le Centre des ouragans.</p><p>En Floride, le bilan humain du passage d'Ian était encore très préliminaire, les autorités faisant état de 21 décès dont 20 "non confirmés", à savoir qu'il n'avait pas encore été établi s'ils ont été directement causés par l'ouragan.</p><p>Quant au bilan matériel, il est "historique" pour la Floride, le niveau atteint par la montée des eaux étant sans précédent, selon le gouverneur de cet Etat du sud-est du pays, Ron DeSantis.</p><p>Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête.Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.</p><p>En Floride, "nous commençons tout juste à voir l'étendue des destructions", a dit lors d'une allocution le président Biden."Elle est susceptible de se classer parmi les pires (...) de l'histoire de la nation".</p><p></p><p>- Coût pour l'économie -</p><p></p><p>"Vous l'avez tous vu à la télévision, des maisons et des biens anéantis.Il va falloir des mois, des années pour reconstruire.Et nos pensées vont vers tous ces gens dont la vie a été absolument dévastée par la tempête", a dit M. Biden."Nous allons faire tout notre possible pour vous", a-t-il lancé à l'adresse des Floridiens.</p><p>Vendredi après-midi, environ 1,8 million de clients restaient privés d'électricité, selon le site PowerOutage.</p><p>Malgré tout, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert dans le centre de Fort Myers.</p><p>Des dizaines de personnes étaient assises en terrasse sous un soleil désormais radieux.</p><p>"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup.Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.</p><p>Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs jusqu'à 47 milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des coupures d'électricité, des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.</p><p>Joe Biden a indiqué vouloir se rendre dès que possible en Floride mais aussi sur le territoire américain de Porto Rico, dévasté récemment par l'ouragan Fiona. </p><p>Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 17 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré mercredi près de l'archipel des Keys. </p><p>Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique. </p><p>"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire National Lawrence Berkeley, dépendant du département fédéral américain de l'énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.</p><p>Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant de nombreux foyers sans électricité.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Crise entre la junte et l'armée, le Burkina dans l'incertitude

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Tentative de coup d'Etat ou simple grogne de l'armée ? Le Burkina est plongé dans l'incertitude vendredi, après des tirs dans la capitale Ouagadougou, marquant une crise entre une partie de l�
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Crise entre la junte et l'armée, le Burkina dans l'incertitude

Description: <p>Ouagadougou (AFP) - Tentative de coup d'Etat ou simple grogne de l'armée ? Le Burkina est plongé dans l'incertitude vendredi, après des tirs dans la capitale Ouagadougou, marquant une crise entre une partie de l'armée et la junte au pouvoir. </p><p>La junte militaire se retrouve ainsi confrontée à un mécontentement dans ses rangs, elle qui avait pris le pouvoir en janvier à la faveur d'un coup d’Etat qui avait démarré par des mutineries dans plusieurs casernes.</p><p>Vendredi avant l'aube, des tirs d'origine encore inconnue ont été entendus à Ouagadougou dans le quartier abritant la présidence et le QG de la junte, ont rapporté des témoins à l'AFP.</p><p>"J'ai entendu de lourdes détonations vers 4h30 (heure locale et GMT), et là les routes autour de ma maison sont barrées par des véhicules militaires", a affirmé l'un d'eux, vivant près de la présidence. </p><p>Plusieurs axes de la ville ont été barrés par des militaires postés sur les principaux carrefours de la ville, notamment devant le siège de la télévision nationale, dont le signal a été interrompu pendant plusieurs heures, ont constaté des journalistes de l'AFP.</p><p>En fin de journée, ces grands axes étaient toujours barrés et la plupart des rues de la capitale étaient désertes. </p><p>"C'est une crise interne à l'armée, les échanges se poursuivent pour un dénouement sans écueil", a affirmé dans l'après-midi le porte-parole du gouvernement burkinabè, Lionel Bilgo, après plusieurs heures de silence du pouvoir.</p><p>Il s'agit d'une "crise militaire de certaines unités, sur la base de revendications liées à des primes et à certains traitements", a ajouté M. Bilgo assurant qu'"aucun membre du gouvernement n'a été arrêté". </p><p>"Les pourparlers se poursuivent", a affirmé vendredi soir à l'AFP une source sécuritaire qui évoque "des revendications politiques" en plus des demandes de primes. </p><p>- Pourparlers -</p><p></p><p>Selon M. Bilgo, "le président", le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, "est avec ses hommes et ils mènent les discussions".</p><p>Dans un communiqué publié dans l'après-midi, la présidence du Burkina avait indiqué que M. Damiba, "au regard de la situation confuse créée suite à un mouvement d'humeur de certains éléments des forces armées nationales" invitait "les populations à observer la plus grande prudence et à rester calme".</p><p>Selon plusieurs témoins, des tirs ont été de nouveau entendus en début d'après-midi, après ce communiqué. </p><p>Le coup d’Etat mené en janvier par le lieutenant-colonel Damiba avait renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré. </p><p>M. Damiba, avait promis en prenant le pouvoir de faire de la sécurité sa priorité, dans ce pays miné depuis des années par de sanglantes attaques jihadistes.Mais celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, notamment dans le nord du pays.</p><p>Pendant les négociations pour de meilleurs revenus et des primes, "les soldats maintiennent la pression à travers leur présence sur les points stratégiques qu'ils occupent depuis ce matin" à Ouagadougou, a affirmé une source gouvernementale.</p><p></p><p>- Manifestation pro-russe -</p><p></p><p>Plusieurs centaines de personnes, dont certaines brandissaient des drapeaux russes, se sont rassemblées vendredi après-midi sur la grande place de la Nation à Ouagadougou pour réclamer une coopération  militaire avec la Russie, rejeter la présence militaire française au Sahel et exiger le départ du lieutenant-colonel Damiba, a constaté une journaliste de l'AFP.</p><p>L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années et il n'est pas rare de voir des drapeaux russes dans de telles manifestations. </p><p>Le ministère français des Affaires étrangères à demandé à ses ressortissants à Ouagadougou, estimés entre 4.000 et 5.000, de rester chez eux.</p><p>Une porte-parole de la Commission européenne à Bruxelles a dit espérer que la situation "revienne rapidement au calme et que l'ensemble des Burkinabé restent unis et solidaires dans ces moments difficiles".</p><p>Ces derniers mois, des attaques meurtrières, touchant des dizaines de civils et soldats, se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone.</p><p>Deux de ces convois ont notamment été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd.</p><p>Trente-cinq civils, dont de nombreux enfants, sont morts dans l'explosion d'un engin improvisé le 5 septembre.Et lundi, 11 soldats ont été tués et 50 civils portés disparus dans l'attaque de leur convoi. </p><p>Le 13 septembre, le lieutenant-colonel Damiba avait limogé son ministre de la Défense pour assumer lui-même ce rôle. </p><p>D'autres attaques ont particulièrement marqué l'opinion publique, comme le massacre de Seytenga (nord) en juin, au cours duquel 86 civils avaient été tués. </p><p>Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Le nouveau patron de l'OIT, veut faire du «travail décent» une «réalité»

Description: <p>Genève (AFP) - Le Togolais Gilbert Houngbo, premier Africain à prendre la tête de l'Organisation internationale du travail (OIT), a affiché vendredi sa "détermination" à faire que le "travail décent devien
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Le nouveau patron de l'OIT, veut faire du «travail décent» une «réalité»

Description: <p>Genève (AFP) - Le Togolais Gilbert Houngbo, premier Africain à prendre la tête de l'Organisation internationale du travail (OIT), a affiché vendredi sa "détermination" à faire que le "travail décent devienne une réalité mondiale".</p><p>"C'est pour moi une grande fierté et une leçon d'humilité que de me trouver ici et d'être le premier Africain à recevoir [les] clés" de cette agence spécialisée de l'ONU, a déclaré M. Houngbo lors d'une cérémonie de passation avec le directeur général sortant, l'ancien syndicaliste britannique Guy Ryder.</p><p>"C'est un témoignage [...] de la détermination inépuisable de toute une région à voir l'OIT continuer son combat destiné à faire que le travail décent devienne une réalité mondiale", a ajouté l'ancien Premier ministre du Togo, selon les images vidéo de la cérémonie diffusées par l'OIT.</p><p>"A un moment d'incertitude sans pareil" et alors que "la justice sociale semble être une lointaine perspective pour de nombreux hommes et femmes", a-t-il ajouté, "notre ambition doit être de reconsidérer le contrat social pour permettre aux travailleurs de profiter d'un traitement équitable et de prendre part au progrès économique."</p><p>Agé de 61 ans et natif d'une préfecture rurale du Togo, M. Houngbo a passé la majorité de sa carrière dans des organisations internationales, où il est considéré comme un haut fonctionnaire chevronné.</p><p>Née en 1919, au lendemain de la première guerre mondiale, l'OIT a pour principaux objectifs de promouvoir les droits au travail, d'encourager la création d’emplois décents, de développer la protection sociale et de renforcer le dialogue social dans le domaine du travail.</p><p>Jusque-là, l'organisation avait toujours été dirigée - à l'exception d'un Chilien - par des Européens et des Nord-Américains.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

Afghanistan: au moins 20 morts dans un attentat touchant des étudiantes et la communauté hazara

Description: <p>Kaboul (AFP) - Au moins 20 personnes, en majorité des filles, ont été tuées vendredi à Kaboul dans un attentat suicide contre un centre de formation d'étudiants situé dans un quartier abritant la communauté minoritaire
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Afghanistan: au moins 20 morts dans un attentat touchant des étudiantes et la communauté hazara

Description: <p>Kaboul (AFP) - Au moins 20 personnes, en majorité des filles, ont été tuées vendredi à Kaboul dans un attentat suicide contre un centre de formation d'étudiants situé dans un quartier abritant la communauté minoritaire hazara.</p><p>"Les étudiants se préparaient à un examen lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser", a expliqué Khalid Zadran, porte-parole de la police afghane.Vingt personnes sont décédées et 27 autres ont été blessées, a ajouté cette source dans la soirée.</p><p>La Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua) a elle indiqué à l'AFP que, "selon les informations dont elle disposait, au moins 24 personnes avaient été tuées et 36 blessées".Ces chiffres pourraient augmenter, a-t-elle prévenue.</p><p>Selon un étudiant sur place au moment de l'explosion, "la plupart des victimes sont des filles". Environ 600 étudiants, se trouvaient dans une classe de ce centre de formation préparant aux examens universitaires. </p><p>"Peu de garçons ont été touchés car ils se trouvaient à l'arrière de la classe et le kamikaze est entré par la porte avant où les filles étaient assises", a déclaré un autre étudiant Ali Irfani.</p><p>Ce rescapé a dit avoir d'abord entendu des coups de feu.Le kamikaze a abattu deux gardiens avant de pénétrer dans la classe, a-t-il précisé. </p><p>"Il y a eu une forte explosion puis le chaos, de nombreux étudiants, garçons et filles, ont essayé de s'échapper du bâtiment", a raconté à l'AFP un commerçant requérant l'anonymat."C'était une scène horrible.Tout le monde était si effrayé".</p><p>"De nombreux élèves ont reçu des éclats à la tête, au cou et dans les yeux", a également raconté un habitant Asadullah Jahangir, qui a aidé à transporter les victimes vers les hôpitaux.</p><p>Le toit de la salle de la classe s'est effondré, les portes et les fenêtres ont été brisées par le souffle de l'explosion.</p><p>Cet attentat qui vise une nouvelle fois le secteur de l'éducation s'est produit dans le quartier de Dasht-e-Barchi, (ouest de Kaboul), une zone à prédominance musulmane chiite où vit la communauté minoritaire hazara.</p><p>L'éducation est une question extrêmement sensible dans ce pays à majorité sunnite, les talibans empêchant de nombreuses filles de reprendre l'enseignement secondaire (collège et lycée). Les étudiantes sont en revanche admises à l'université, mais leur nombre devrait se réduire avec les années, faute d'avoir été au collège et lycée.</p><p>Le groupe État islamique (EI) --autre groupe sunnite opposé également à l'éducation des filles et principale menace du régime taliban-- , a revendiqué plusieurs attentats ces derniers mois.Celui de vendredi n'a pas été revendiqué.</p><p>Dans la matinée les familles ont afflué dans les différents hôpitaux en pleurs, à la recherche de leurs proches.Des listes des personnes décédées ou blessées ont été accrochées à l'entrée des établissements.</p><p>- "Honteux" -</p><p></p><p>"Nous ne l'avons pas trouvée ici", s'est inquiétée une jeune femme cherchant sa sœur de 19 ans dans l'un d'eux."Nous l'appelons mais elle ne répond pas", se désespérait-elle.</p><p>"Attaquer des cibles civiles prouve la cruauté inhumaine de l'ennemi et son absence de normes morales", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abdul Nafy Takor. </p><p>Le 20 avril dernier, au moins six personnes avaient été tuées et 24 blessées dans deux explosions ayant frappé une école pour garçons dans ce même quartier de l'ouest de la capitale.</p><p>Dasht-e-Barchi a été lourdement frappé ces dernières années et depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021.Plusieurs attaques ont été revendiquées par l'EI-K, la branche régionale du groupe jihadiste Etat islamique, qui considère les hazaras comme hérétiques.</p><p>En mai 2021, une série d'explosions s'était également produite devant un établissement scolaire pour filles de ce même quartier, faisant 85 morts, en majorité des lycéennes, et plus de 300 blessés.</p><p>L'EI, qui avait déjà revendiqué un attentat en octobre 2020 contre un centre de formation (24 morts) dans la même zone, est fortement soupçonné d'avoir mené cette attaque.</p><p>Les talibans sont également accusés de s'en prendre aux hazaras comme lors de leur première gouvernance (1996 à 2001).Leur retour au pouvoir a mis fin à 20 ans de guerre et a entraîné une réduction significative de la violence, mais la sécurité a commencé à se détériorer au cours des derniers mois.</p><p>"L'attaque contre l'éducation des Hazaras et des chiites doit cesser.Arrêtez les attaques contre l'avenir de l'Afghanistan, arrêtez les crimes internationaux", a tweeté le rapporteur spécial de l'ONU sur l'Afghanistan, Richard Bennett.</p><p>L'attentat est "un rappel honteux de l'inaptitude et de l'échec total des talibans" à protéger la population afghane, s'est indignée l'ONG Amnesty international. </p><p>"Une fois de plus, les terroristes prennent pour cible des civils innocents" a tweeté l'Union européenne condamnant "un nouveau crime odieux".</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: 

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