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Une master-class spécial court-métrage

Comment produire un court métrage en 48 heures ? Possible ? Apparemment oui. C’est le sujet de la master-class qui se tiendra samedi 28 avril à Alger, dans le cadre du 9e Festival culturel européen qui se tient en Algérie sous le thème «Les couleur
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Une master-class spécial court-métrage

Comment produire un court métrage en 48 heures ? Possible ? Apparemment oui. C’est le sujet de la master-class qui se tiendra samedi 28 avril à Alger, dans le cadre du 9e Festival culturel européen qui se tient en Algérie sous le thème «Les couleurs de l’Europe». Zoom sur l’événement. Elle aura lieu samedi 27 avril à partir de 10h à l’Office Riadh El Feth (Oref). La master-class «Comment produire un court métrage en 48 heures» donnera leur chance aux gens qui veulent intégrer le milieu cinématographique avec peu de moyens. L’événement à pour but de démystifier la production cinématographique en donnant aux cinéastes indépendants la possibilité de produire des courts métrages plus nombreux et de qualité respectable avec peu de ressources, explique-t-on à l’Union européenne. De l’introduction d’une histoire à l’édition finale, cette initiation se concentrera sur la façon de traduire une vision dans la réalité. Cet événement d’une demi-journée (4 heures), proposera des projections de courts métrages ainsi que des études de cas. A la fin de chaque séance, un temps sera accordé aux questions des participants. Cette master-class est destinée aux futurs réalisateurs et scénaristes. Tous ceux qui s’intéressent aux courts métrages devraient y assister. Des acteurs, des producteurs, membres d’équipe de production pour en apprendre davantage et se connecter aux autres dans la communauté.
Il est recommandé que chaque participant ait déjà un projet de film en développement ou au moins une idée définie d’un court récit. «Faire bien avec rien» La master-class «Comment produire un court métrage en 48 heures» sera animé par un enfant du milieu. Ilies Terki, cinéaste et directeur créatif basé à Hambourg, qui a à son actif plus de 14 ans d’expérience dans l’industrie créative. Son travail a été distingué dans l’industrie cinématographique et récompensé dans les festivals de publicité les plus renommés. Terki réalise régulièrement des films et produit des vidéos musicales et des publicités. Actuellement, il développe son premier long métrage ainsi qu’une courte série intitulée Lost Pleasures. L’animateur de cet événement avoue que cette idée à germé grâce à son expérience de réalisation et d’organisation de plusieurs «kino kabarets» ces trois dernières années a Hambourg. «Le kino est un mouvement cinématographique international né à Montréal, dont la devise est : faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant. Les kino-kabarets sont des rencontres de création de films en un temps limité généralement par sessions de 24h ou 48h», explique Ilies Terki. Notre interlocuteur explique aussi qu’il est réellement possible de maitriser la fabrication d’un court métrage en 48 heurs et il s’appuie sur les kino-kabarets comme preuve : « absolument, les kino-kabarets en sont la preuve. Mais avant, il faut bien définir le court métrage dans son contexte actuel. Durant la master-class on abordera les différents aspects du court métrage en présentant les outils nécessaires à sa fabrication.» Sur un troisième point, Terki espère voir ses attentes par rapport aux candidats qui auront la chance d’être retenus : «Avoir le désir fort de raconter une histoire, exprimer une idée ou un sentiment à travers l’image en mouvement. Cela se traduit concrètement par la présentation d’une ‘log-line’ d’une phrase ou deux, qui définit le  contenu d’un scénario. Il est plus facile d’appréhender la master-class si les candidats on une idée ou un projet de film en tête.» Dire des choses en images L’animateur de la master-class «Produire un court métrage en 48 heures» confirme qu’il n’est pas au courant de ce qui se passe a propos de  la production cinématographique, par contre il sait que des Algériens ont le désir de produire des courts ou longs métrages : «J’ai malheureusement une connaissance limitée des courts métrages algériens, mais je sais qu’il a énormément de désir de dire des choses. Je pense que le court métrage pourrait être davantage démocratisé, car les moyens de production deviennent de plus en plus accessibles. Je peux imaginer que les prochaines années vont être très intéressantes pour le court-métrage algérien.» Si vous êtes intéressé par la master-class «Produire un court métrage en 48 heures» envoyez un CV, une log-line ou un bref synopsis de l’idée de film, son récit dramatique essentiel et succinct, sur la page facebook du Festival culturel européen en Algérie.   

NA Hussein Dey : Confirmer sa suprématie dans les derbys

Le NA Hussein Dey abordera le derby de ce vendredi face au MCA avec un double objectif : préserver son invincibilité dans les derbys algérois et en championnat après 19 journées. En effet, le Nasria est la seule équipe algéroise à n’avoir perdu a
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NA Hussein Dey : Confirmer sa suprématie dans les derbys

Le NA Hussein Dey abordera le derby de ce vendredi face au MCA avec un double objectif : préserver son invincibilité dans les derbys algérois et en championnat après 19 journées. En effet, le Nasria est la seule équipe algéroise à n’avoir perdu aucun derby cette saison. La bande à Dziri compte 14 points sur 24 possibles. Elle se classe juste derrière l’USMA qui en compte 16, mais cette dernière a consommé tous ses matches, alors que les Sang et Or auront deux matches à jouer contre le MCA et le CRB. C’est dire l’importance de cette rencontre aussi bien dans la suprématie algéroise que dans le décompte final pour une place africaine. Les camarades du revenant Gasmi, lequel a purgé sa suspension d’un match, seront doublement motivés pour cette rencontre : rester sur une longue série d’invincibilité et répondre aux allégations de Casoni qui accuse le Nasria d’avoir bénéficié de quinze penaltys. Des accusations qui ont poussé même les supporters à renoncer au boycott. Ils seront logés dans le virage nord du stade du 5 Juillet. Côté effectif, l’équipe connaîtra le retour de Gasmi et El Orfi qui ont purgé leur suspension. El Orfi va épauler El Ouartani et Herrag dans l’entrejeu, alors que Gasmi sera soutenu en attaque par Yousfi et Chouiter. Ce dernier a été préféré à Addadi, lequel devrait occuper le banc de touche.  

USM Alger : Place à Constantine

Maintenant que la qualification à la phase de poules de la Coupe des Confédérations de la CAF est acquise, suite à la victoire, avant-hier soir, au stade du 5 Juillet face au club nigérian de Plateau United, sur le score de quatre buts à zéro, pour le
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USM Alger : Place à Constantine

Maintenant que la qualification à la phase de poules de la Coupe des Confédérations de la CAF est acquise, suite à la victoire, avant-hier soir, au stade du 5 Juillet face au club nigérian de Plateau United, sur le score de quatre buts à zéro, pour le compte des 16es de finale bis, les Rouge et Noir se sont mis, depuis hier, à la préparation de la rencontre de championnat (26e journée), prévue demain à Constantine, face au CSC. Si le club constantinois aspire à asseoir sa position de leader, l’équipe de Soustara, elle, vise toujours le podium. Une rencontre difficile certes, même si les Usmistes sont plutôt motivés par leur qualification en phase de poules de la Coupe de la CAF. Il faut noter qu’à la fin de la rencontre face à Plateau United, l’entraîneur du club Miloud Hamdi s’était déjà projeté dans ce futur match de Constantine. «Je suis fier de mes joueurs pour leur prestation et la qualification. Ils ont montré de très belles choses. Les joueurs ont démontré qu’ils sont capables de développer du beau jeu. Maintenant on doit se concentrer sur ce prochain match face au CS Constantine», avait-il déclaré. A signaler, par ailleurs, que le président du directoire du club, Abdelhakim Serrar, a affirmé que le prochain coach des Rouge et Noir pourrait probablement être le technicien français Bertrand Marchand. L’agent de ce dernier aurait donné son accord de principe à Serrar. Les discussions avec le coach vont débuter dans les prochaines heures. En dernier lieu, il est à rappeler que le tirage au sort de la phase de poules de la Coupe de la CAF est prévu ce samedi au Caire en Egypte.     

CS Constantine : Le leader face à son destin

Les camarades de Mohamed Lamine Abid auront demain, dans leur stade fétiche de Hamlaoui, rendez-vous avec leur destin, la réception de l’USM Alger étant un match-clé pour la suite du fabuleux parcours de l’équipe en championnat, d’autant plus que l
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CS Constantine : Le leader face à son destin

Les camarades de Mohamed Lamine Abid auront demain, dans leur stade fétiche de Hamlaoui, rendez-vous avec leur destin, la réception de l’USM Alger étant un match-clé pour la suite du fabuleux parcours de l’équipe en championnat, d’autant plus que le MCO recevra le leader lors de la prochaine journée sans public et sur terrain neutre, alors que le MC Alger va devoir en découdre avec le NA Hussein Dey, 4e au classement et invaincu depuis 18 matchs. Pour cette confrontation, l’entraîneur Abdelkader Amrani sait qu’il faudra plus que toute autre chose compter sur la motivation de ses éléments, d’autant plus que les événements survenus vendredi passé à Constantine, et dans lesquels le club n’a pourtant pas été partie prenante, ont considérablement parasité la préparation. Afin de composer son onze, le technicien tlemcénien devra se baser sur les enseignements tirés de la rencontre amicale de dimanche passé, face au DRBT (2-1). Il est à signaler que la direction du club a décidé de revoir à la baisse le prix des tickets d’entrée à Hamlaoui (200 DA au lieu de 300), et ce, afin d’inciter les supporters à venir soutenir en masse leur équipe lors de cet ultime virage du championnat. Sur un autre plan, le manager général, Tarek Arama, n’a pas caché son étonnement d’avoir été convoqué par la Commission de discipline de la LFP au sujet de la demi-finale de Coupe d’Algérie ayant opposé la JSK et le MCA, en ce sens que le CSC n’avait strictement rien à voir avec l’organisation de la rencontre en question, et que s’il y a eu des dépassements de la part de fans (encore faut-il qu’ils le soient réellement !), il ne s’agissait que d’actes isolés, ne représentant en aucun cas la galerie clubiste laquelle, à titre de rappel, a remporté à quatre reprises le Prix du fair-play décerné par la DGSN.       

Vu à la télé : L’idéologie du tout va bien…

Les conférences de presse de Ouyahia se suivent et se ressemblent. Elles ont ceci de particulier qu’elles ne clarifient pas les idées, les situations, et n’apportent donc jamais rien de nouveau à ce qu’attendent les journalistes relevant aussi bien d
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Vu à la télé : L’idéologie du tout va bien…

Les conférences de presse de Ouyahia se suivent et se ressemblent. Elles ont ceci de particulier qu’elles ne clarifient pas les idées, les situations, et n’apportent donc jamais rien de nouveau à ce qu’attendent les journalistes relevant aussi bien du secteur public que privé. Vous posez une question aussi pertinente soit-elle, et vous avez la certitude que la réponse, bien enveloppée, est loin de celle que vous attendiez. Vous avez alors cette étrange impression d’avoir été roulé dans la farine en prenant part à un jeu médiatique duquel l’interviewé sort toujours vainqueur. Sans égratignure, ni même la sensation d’avoir été déstabilisé. Mais plutôt avec un sourire narquois aux lèvres et souvent la mine arrogante, signe ostentatoire d’avoir réussi à damer le pion à tout le monde en usant simplement d’une phraséologie démagogique maîtrisée. Il faut dire que ce genre de contact public entre la presse et les représentants de l’Etat est devenu avec le temps un exercice médiatique pénible, fastidieux et à la limite inutile car il n’arrive jamais à rétablir, chez les officiels, des vérités qui pourtant n’échappent pas à la perspicacité de l’opinion publique. Parfois on se demande  si ces officiels vivent dans le même espace que nous. Sinon, comment concevoir cette idéologie du «tout va bien» alors que pratiquement tous les signaux économiques, sociaux, culturels ou sportifs sont au rouge ? Car, et c’est trop flagrant, il n’y a pas eu tout au long de la conférence la moindre fausse note au tableau. Le pays se porte bien, et tous ceux qui pensent le contraire ne sont que des oiseaux de mauvais augure. Et ne parlons pas du désastre politique qui a anéanti complètement, depuis que Bouteflika et Ouyahia sont au pouvoir, tous les espoirs suscités par l’ouverture démocratique, le pluralisme et la liberté d’expression dans toutes ses dimensions. Le Premier ministre se permet même de faire du zèle en soulignant  que l’Algérie est un pays démocratique (nous vivons dans une vraie démocratie, dit-il) et que cette démocratie est à mettre à l’actif de la grande clairvoyance du Président. Voilà le type de mensonge qui ne passe pas mais que Ouyahia n’hésite pas un instant à propager juste pour ne pas aller à contre-sens du système dont il se nourrit pour demeurer dans les postes clés du sérail. Il sait au fond de lui-même que cette démocratie qu’il défend est une illusion, une image fabriquée qui ne résiste à aucune confrontation avec la réalité. Si Bouteflika est démocrate, pourquoi s’est-il permis après ses deux premiers mandats de réviser la Constitution pour s’ouvrir une mandature à vie ? Il n’y a que dans les républiques bananières que se réalisent, par la force, les ambitions despotiques. Et son acte est à inscrire dans l’histoire comme étant celui qui a asséné un coup fatal au devenir démocratique de l’Algérie. Si Bouteflika est porteur d’espoir démocratique, pourquoi n’impose-t-il pas la règle de l’alternance en refusant de briguer un cinquième mandat alors qu’il est malade et donc dans l’incapacité d’assumer convenablement ses fonctions ? Pour le moment, il temporise alors que la campagne pour sa réélection est lancée, et le Premier ministre qui est naturellement conciliant ne trouve pas mieux à dire que l’Algérie a toujours besoin de son... guide pour justifier son argumentation. Est-on dans la symbolique du leader incontesté qu’il faut subir, ou dans l’expectative d’une alternative autrement plus raisonnée ? En ne s’impliquant pas aussi aveuglément que le fait Ould Abbès qui ne réfléchit jamais aux conséquences avant de plonger, le chef du RND (il ne faut pas oublier sa deuxième casquette) laisse toujours une sorte de fenêtre ouverte pour se ménager une sortie qui serait salutaire à sa propre ambition. On rappelle tout de même à celui-ci qu’il était déjà très «réticent» pour le 3e mandat, peu enthousiaste pour le 4e, et aujourd’hui visiblement contrarié aux entournures en voyant son rêve de présidentiable potentiel se consumer à petit feu. Derrière l’éloquence de son engagement emphatique qui veut qu’il ne se présentera jamais comme adversaire de Bouteflika dans la course à la présidentielle, Ouyahia cache mal sa terrible souffrance intérieure de ne pas pouvoir enfin donner un sens plus prononcé à sa carrière politique. Apparemment, il accepte de plus en plus mal le rôle ingrat de continuer de jouer indéfiniment les doublures, alors que le temps presse. Il nous renvoie un peu, quoique les conjonctures ne soient pas les mêmes, à l’impatience difficilement contenue de Manuel Valls quand il était Premier ministre et attendait dans la douleur la candidature de son Président Hollande qui ne venait pas. Notre Premier ministre piaffe lui aussi d’impatience d’engager son destin pour la plus grande responsabilité nationale, et se disait sûrement que l’année 2018 serait la bonne après tant de sacrifices au service de l’homme providentiel qui s’avéra en fin de compte un rempart dont il ne sait plus par quel bout prendre pour le franchir. En poursuivant toutefois sa mission de «policer» les réalisations de ce dernier qu’il a d’ailleurs pris le soin de chiffrer pour dynamiter au passage le projet du chef du FLN qui voulait s’attribuer l’honneur d’évaluer le bilan élogieux du Président par le biais de ses militants. Ouyahia pense aussi à se valoriser lui-même en renvoyant aux journalistes, derrière un masque, une sérénité et une confiance qu’il laisse au jugement de chacun. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne dit jamais les vérités qui font désordre. Ne lui parlez surtout pas de la corruption qui a gangrené tout le pays, de la dégradation du pouvoir d’achat des Algériens dont nombreux sont menacés de précarité, de la violence qui sévit partout, de la malvie d’une jeunesse privée de loisirs et qui n’a que la mosquée ou le stade de football pour s’exprimer, de l’incurie qui paralyse les institutions de l’Etat, de la régression alarmante de la culture et de l’éducation, deux piliers du développement, de l’argent sale qui pollue le monde des affaires et que Ouyahia avait dénoncé il y a quelques années avant de faire avec, de l’économie qui patauge même avec la planche à billets que les experts ont rejetée, du tourisme qui n’existe pas et qui offre l’occasion ridicule de s’extasier devant quelque 2000 touristes étrangers qui visitent le Sud durant l’année alors que nos voisins avancent des chiffres qui frôlent les dix millions de visiteurs, du football «professionnel» qui sombre dans la violence et le gâchis alors qu’il engloutit des milliards… La liste des vérités non contenues dans l’argumentaire complaisant du Premier ministre est encore longue. Ceci pour dire que sa conférence de presse ne sert à rien si d’une part le journaliste n’a pas la possibilité de rebondir sur les questions qu’il pose, et si, d’autre part, c’est toujours la thèse de l’orateur qui prime. Une séquence ingénieuse en somme pour perpétuer la doctrine du tout va bien…  

L’Afrique, une valeur sûre

La 4e édition du Salon international de la créativité a été inaugurée hier après-midi, au palais de la Culture Moufdi Zakaria, à Alger. Il se déroule du 17 au 21 avril 2018. Cette nouvelle édition, organisée sous le signe des «valeurs à partag
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L’Afrique, une valeur sûre

La 4e édition du Salon international de la créativité a été inaugurée hier après-midi, au palais de la Culture Moufdi Zakaria, à Alger. Il se déroule du 17 au 21 avril 2018. Cette nouvelle édition, organisée sous le signe des «valeurs à partager», par l’Office national des droits d’auteur (ONDA), passe d’une dimension nationale à une envergure internationale. Le Mali, hôte d’honneur, le Maroc, la Tunisie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, ou encore la France, participent  à ce carrefour dédié à la création. Etrenné officiellement par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, Sami Bencheikh, directeur général de l’ONDA, la ministre de la Culture du Mali, Ndiaye Ramatoulaye Diallo, la cérémonie inaugurale a vu une forte participation d’artistes et de créateurs. Le grand chanteur d’expression kabyle, Idir, Safy Boutella, le compositeur et producteur qui n’est plus à présenter, les Chaou Abdelkader, Abderrahmane Djalti, Hichem et Hakim du groupe de pop D’zaïr, Cheikh Sidi Bémol, Zakia Kara Terki, les comédiens Sid Ahmed Agoumi, Slimane Benaïssa, Mohamed Adjaïmi, Youcef Sehaïri, Cheb Tarik, toujours élégant et modeste, le directeur de l’Institut national supérieur de musique (INSM), Abdelkader Bouazara, pour ne citer que ceux-là. Se voulant pluridisciplinaire, l’ONDA a associé des représentants d’institutions nationales, comme le Théâtre national d’Alger, représenté par Mohamed Yahiaoui, les musées, l’Ecole des beaux-arts d’Alger, la Cinémathèque d’Alger, les studios d’enregistrement, comme Izem, ou encore Dounia, des éditeurs de livres, des écrivains, des chercheurs… La ministre de la Culture du Mali, Ndiaye Ramatoulaye Diallo, a saisi cette occasion pour annoncer la mise à disposition des bibliothèques des manuscrits historiques du Mali au service de l’Algérie. Le groupe de musique targuie, Imzad, a interprété des interludes festifs qui ont transformé le patio en piste de danse. Avec la formation, on ne peut pas tenir sur place. Les élèves de l’Institut  national supérieur de musique (INSM) ont accompagné, d’une manière orchestrale, une pléiade de chanteurs qui ont repris le répertoire national et africain. Boycott du SNEL Par ailleurs, le Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL) — dont le président, Ahmed Madi, — a boycotté le Salon de la créativité. Dans un communiqué adressé à la presse nationale, il motive sa décision : «Le Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL) a reçu avec un grand  étonnement et un profond ahurissement une invitation qui émane de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA) pour la participation au Salon international de la créativité qui se déroule du 17 au 21 avril 2018 au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger. Cette invitation est arrivée en retard par rapport aux délais traditionnels et a cantonné les maisons d’édition algériennes dans des espaces réduits ne convenant ni à leur statut ni à la place du livre en Algérie, dans un événement censé être une occasion pour la vulgarisation du livre et des écrivains algériens et pour la promotion des maisons d’édition. Et c’est ce qui est en contradiction avec les orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en matière de soutien au livre… Alors que l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA) traîne  en longueur pour honorer des arriérés qui datent de plusieurs années et ignore indûment leurs droits. Et dans un moment où l’Algérie, peuple et gouvernement, vit une tragédie, celle du dramatique crash de l’avion militaire où a péri sa propre chair, ses meilleurs enfants chéris et où compassion et patience sont dans les cœurs des Algériens. Et en ces douloureuses circonstances que traverse le pays, intervient une invitation qui convie au Salon international de la créativité qui devrait être une halte de solidarité…»  

Oran : Présentation- dédicace du roman Pupille, de Hadir Riadh

Edité par les éditions ANEP, Pupille est un roman de Riadh Hadir. Gratifié pour sa participation au prix littéraire Mohamed Dib pour son roman Pupille et présenté au SILA, l’auteur présentera son livre à Oran, ce jeudi 19 avril à 14 heures, au CEM
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Oran : Présentation- dédicace du roman Pupille, de Hadir Riadh

Edité par les éditions ANEP, Pupille est un roman de Riadh Hadir. Gratifié pour sa participation au prix littéraire Mohamed Dib pour son roman Pupille et présenté au SILA, l’auteur présentera son livre à Oran, ce jeudi 19 avril à 14 heures, au CEMA (Centre d’études maghrébines), dans le cadre du cycle de conférences Arts et lettres au Maghreb. «La science-fiction et la littérature algérienne : Discussion avec Riadh Hadir autour de son dernier roman, Pupille». La rencontre sera animée par Kamel Daoud, écrivain et journaliste. Le samedi suivant,  21 avril, le rendez-vous est donné à 15 heures au Théâtre régional d’Oran, pour une présentation suivie d’une vente-dédicace de Pupille, qui sera modérée par l’écrivain et journaliste Bouziane Benachour. Pupille est une dystopie futuriste doublée d’une satire sociale. L’histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche du Nouveau Maghreb après un grand conflit global qui a enflammé le monde. Dans cet après-guerre régi par l’absurde, l’abrutissement des masses et les lois du marché dominent tous les aspects de la vie quotidienne. Les pays occidentaux se sont unis sous la bannière unique de l’Union occidentale, tandis que les pays d’Afrique du Nord sont désormais connus sous le nom de Nouveau Maghreb.

Retour d’un chanteur clairvoyant

La pluie incessante, samedi matin, au centre-ville, à Alger, n’a pas dissuadé Brahim Tayeb. Ponctuel, il nous parlera de son come-back à travers une date significative, le 20 avril, célébrant le Printemps berbère (1980). Il était heureux de retrou
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Retour d’un chanteur clairvoyant

La pluie incessante, samedi matin, au centre-ville, à Alger, n’a pas dissuadé Brahim Tayeb. Ponctuel, il nous parlera de son come-back à travers une date significative, le 20 avril, célébrant le Printemps berbère (1980). Il était heureux de retrouver le public algérois. «Cela fait plus de dix ans que je ne me suis pas produit à Alger. Je veux dire mon propre concert. Le concert de Brahim Tayeb. C’est Mamoun Senouci, chef du département de musique de l’OREF et directeur de la salle Ibn Zeydoun, qui a pensé à moi et qui m’a convié. Ce sera une occasion pour exposer mon travail...». Brahim Tayeb, malgré le modeste budget qu’on lui a attribué, a tenu à présenter un show respectant son auditoire. Il sera accompagné par une formation comptant dix-huit éléments, six choristes (trois jeunes filles et trois jeunes hommes), une section violon, une section rythmique, piano, guitare basse, flûtes traversière et traditionnelle. Bref, une dizaine de musiciens. Une guest-star viendra chanter avec lui, un duo avec Hassiba Amrouche. Sur le titre Siyed Itran-ik figurant sur l’album éponyme sorti en 2017. «Je remercie Hassiba Amrouche pour ce beau duo et d’avoir mis toute son âme sur cette chanson. Ainsi que tous les artistes et musiciens qui m’accompagneront...». Pour ces retrouvailles, Brahim Tayeb interprétera des anciens titres, tels que Usan-uni, Hamlaghkam, Sargh-Ithen, Urzigh-ara, un hymne au Printemps noir de 2001 et un hommage aux morts, Goulen, Siladhil, une histoire d’amour, une fleur dans un champ de bataille, ainsi que les chansons issues du nouvel album. Tizi n lexrif, Tiflukin, une plage de 14 mn dédiée aux harraga (migrants), une narration entre «galère» et chimère -qui inspirerait une nouvelle ou un roman-, Afenan (un autre duo avec Fella Assirem) en guise d’hommage au grand maître Chérif Kheddam, Snitra ou encore Sedhuyey kan imaniw. Il nous ouvre les yeux sur l’essentiel C’est que Brahim Tayeb Brahim, bien qu’il célèbre l’amour, est à l’écoute de son prochain, de ses semblables. Tout et rien l’intéressent. «Je raconte la vie dans un contexte réel. Je ne crée pas d’histoires, des chansons-alibi. Je n’occulte pas l’entourage immédiat. Je ne peux parler d’amour sans cela. C’est une remise en question positive et constructive… Ce monde, actuel, ces temps-ci, est effrayant. L’opinion globale est inconsciente…». A propos de l’art, il déplorera: «Il existe une sorte de sous-estimation nationale de l’art. Les gens aiment les arts. Certains n’ont pas les moyens d’y accéder. D’autres, par exemple, n’achètent pas de CD pour contribuer et encourager la création artistique. En Irak, ou au Maroc, les gens font la chaîne pour l’art… Le piratage est terrible. Malgré les efforts consentis par l’ONDA (Office national des droits d’auteur)… Il faut travailler sur la quête esthétique à travers l’apprentissage, l’instruction , la pédagogie…Pour percevoir la beauté de l’art… Alors, il faut contribuer au sein de la communauté, la société civile. Les investisseurs devraient encourager l’art, créer des espaces à cet effet. A travers une participation collégiale, de tous...». Brahim Tayeb, 52 ans, complètement autonome, saisit, répond aux mails, écrit et compose de la musique dans son home studio à Blida, grâce à des logiciels. Comme Accessibility d’Apple, conçu pour les déficients visuels. Brahim Tayeb nous ouvre les yeux sur beaucoup de choses infimes, banales pour nous, mais tellement essentielles.   Salle Ibn Zeydoun Riadh El Feth, Alger Vendredi 20 avril 2018 à 15h Concert de Brahim Tayeb Prix : 600 DA

Une grande perte pour le cinéma algérien

Le cinéaste algérien Farouk Beloufa, à qui l’on lui doit le magnifique long métrage Nahla, a tiré sa révérence, à l’âge de 71 ans, le 9 avril avril dernier, à Paris. Grand choc pour la famille artistique, pour les cinéphiles et pour tous c
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Une grande perte pour le cinéma algérien

Le cinéaste algérien Farouk Beloufa, à qui l’on lui doit le magnifique long métrage Nahla, a tiré sa révérence, à l’âge de 71 ans, le 9 avril avril dernier, à Paris. Grand choc pour la famille artistique, pour les cinéphiles et pour tous ceux qui le connaissaient, à l’annonce, dimanche soir, via les réseaux sociaux, de son décès depuis une semaine déjà. Farouk Beloufa était l’un des plus brillants cinéastes algériens qui s’en est allé sur la pointe des pieds, sans faire trop de bruit. Selon une source crédible, la famille n’a pas souhaité annoncer et médiatiser le décès, sachant que, de son vivant, Farouk Beloufa faisait l’objet d’oubli et de marginalisation de la part de son pays natal. La plupart des personnes qui ont eu le privilège de l’approcher et de le côtoyer ont évoqué les qualités humaines de cet intellectuel hors pair. Le réalisateur Dahmane Ouzid révèle qu’il est toujours bouleversant pour un réalisateur de s’exprimer sur la disparition d’un collègue de l’envergure de Farouk Beloufa. Il avoue que le stress le minait déjà depuis quelques années et que son cœur fragile a pris la décision de mettre un terme aux frustrations et aux désillusions. «Nous nous sommes rencontrés, confie-t-il, il y a deux ans après son retour au cinéma avec le court métrage Le silence du sphinx. Il me confiait alors ses regrets à la lecture des commentaires sur le recours aux cinéastes étrangers pour réaliser des films algériens, et en constatant le mépris des décideurs de l’audiovisuel à notre égard. Il pensait alors revenir en Algérie, notamment en tant que pédagogue à l’ismas pour contribuer à la formation des jeunes cinéastes. Il avait contacté le ministère de la Culture dans ce sens, mais on ne lui a même pas fait l’honneur de lui répondre. Cela l’a beaucoup affecté. Il savait que le temps était déjà compté pour lui et je pense qu’il voulait finir ses jours à Alger. Le destin en a décidé autrement. Paix à son âme». L’universitaire, cinéaste et critique de cinéma, Ahmed Béjaoui, qui a produit le film de Farouk Beloufa Nahla, considère que ce long métrage est le pur diamant du cinéma algérien. Béjaoui confie également qu’il a produit et initié un court métrage que le défunt devait faire pour l’Afrique à l’occasion du Festival panafricain d’Alger en 2009. «Je l’ai accompagné, dit-il, toute sa vie. C’était quelqu’un qui avait beaucoup de difficultés personnelles. Il avait des projets qui n’ont pas abouti et qui lui tenaient à cœur, tels que Isabelle Eberharht. On a essayé de le monter ensemble, mais je n’étais plus dans le système. J’ai quitté la Télévision en 1985. Je n’avais plus de poste de responsabilité sur la production. Il a eu des contrariétés sur des projets qu’il voulait faire». Pour sa part, le réalisateur Abderrahim Laloui témoigne que le défunt était un grand ami à lui. «Pour avoir travaillé avec lui, je suis à même de dire que Farouk était une personne hors pair. C’était un grand intellectuel avec une grande personnalité. C’est ce qui explique pourquoi il n’a pas fait beaucoup de films. C’était quelqu’un qui avait un caractère bien trempé. Il était sincère envers ses amis et son travail. Nahla reste un chef-d’œuvre et une référence. Dommage qu’il n’ait pas travaillé comme il l’aurait souhaité, car à une époque il a été marginalisé». De son côté, le réalisateur Bachir Derraïs estime que Farouk Beloufa est l’un des meilleurs réalisateurs algériens qui résume parfaitement le destin de la culture en Algérie. «C’est l’un, dit-il, des meilleurs réalisateurs qu’on a laissés partir. Ils ont tout fait pour le pousser à l’exil dans les années 80’. L’Algérie n’a pas bénéficié de son talent. Beloufa aurait pu faire d’autres beaux films, de la formation et accompagner la nouvelle génération. Il a été écorché à vif. Même sa mort a été marginalisée. Nahla est l’un des meilleurs films que Beloufa ait réalisés, mais pourquoi n’a-t-on rien fait pour le garder ? Ce n’est pas normal», tonne Bachir Derraïs. Ne mâchant pas ses mots, Bachir Derraïs déplore le manque de solidarité entre les artistes et l’absence de syndicat. «Les réalisateurs algériens se meurent, alors qu’on préfère ramener des réalisateurs étrangers pour leur dérouler le tapis rouge. Beloufa se plaisait à répéter une phrase lourde de sens, à savoir que l’atmosphère en Algérie est ‘‘stérilisante’’. La politique d’aujourd’hui réside dans le fait que l’administration a pris le dessus sur le cinéma. C’est très difficile de travailler en Algérie. Tous les films qui sont réalisés actuellement sont des coproductions». Pour rappel, Farouk Beloufa est né en 1947 à Oued Fodda, en Algérie. Il a étudié le cinéma à l’INC, la défunte école de cinéma algérienne, avant d’être diplômé de l’IDHEC, à Paris. Il a suivi également des cours à l’Ecole pratique des hautes études de Paris, sous la direction de Roland Barthes, et présenté une thèse sur la théorie du cinéma. De retour au pays, sa première production, Insurrectionnelle, est censurée en 1973. Le contenu de cette compilation de 90 minutes est remanié et produit sans signature. Neuf ans plus tard, il signe son unique long métrage, Nahla, en 1979. Un film qui lève le voile sur le Liban en 1975, à la veille de la guerre civile. En 2015, il réalise, en collaboration avec l’AARC, un dernier projet, celui de la réalisation d’un court métrage intitulé Le silence du sphinx.   

Palestine : Ould Ali pressenti au poste de sélectionneur

L’Algérien Noureddine Ould Ali est fortement pressenti pour le poste de sélectionneur de l’équipe de Palestine, révèlent plusieurs organes de presse palestiniens. La Fédération palestinienne de football a mis un terme aux fonctions de Julio Cés
El Watan - Sports

Palestine : Ould Ali pressenti au poste de sélectionneur

L’Algérien Noureddine Ould Ali est fortement pressenti pour le poste de sélectionneur de l’équipe de Palestine, révèlent plusieurs organes de presse palestiniens. La Fédération palestinienne de football a mis un terme aux fonctions de Julio César à la tête de la sélection nationale moins de 6 mois après son installation. A priori et sauf surprise de dernière minute, le nouveau sélectionneur sera l’Algérien Noureddine Ould Ali qui a déjà drivé la sélection et avait en charge la direction technique nationale. La nomination de l’Algérien devrait intervenir juste après la réunion du bureau fédéral prévue dans les prochains jours.

Dossier toujours ouvert

La commission de discipline de la LFP réunie avant-hier lundi, et comme il fallait s’y attendre, n’a pas statué dans le dossier des incidents ayant émaillé la rencontre JS Kabylie – MC Alger, disputée vendredi dernier au stade Chahid Hamlaoui de Co
El Watan - Sports

Dossier toujours ouvert

La commission de discipline de la LFP réunie avant-hier lundi, et comme il fallait s’y attendre, n’a pas statué dans le dossier des incidents ayant émaillé la rencontre JS Kabylie – MC Alger, disputée vendredi dernier au stade Chahid Hamlaoui de Constantine, pour le compte des demi-finales de la coupe d’Algérie 2018. Une rencontre où de graves incidents et des actes de violence extrêmes ont été enregistrés avant, pendant et après le match. La CD de la FAF, qui a laissé le dossier ouvert, a indiqué, dans un communiqué publié hier sur le site de la LFP, qu’elle «invite le président de la JS Kabyle, le directeur sportif du MC Alger et le manager général du CS Constantine à la prochaine séance», prévue lundi prochain pour audition, avant de fixer les responsabilités et se prononcer sur ce dossier. Ainsi, Chérif Mellal (JSK), Kamel Kaci-Saïd (MCA) et Tarek Arama (CSC) devront donner leur version des faits et s’expliquer surtout sur leurs déclarations aux médias après ces incidents, notamment après les accusations lancées par ces trois responsables. La CD de la LFP, qui s’appuiera sur les rapports des officiels (arbitres et délégués de match), ainsi que sur le rapport des services de sécurité, attend donc d’auditionner les responsables des trois clubs en question, partie prenante dans ces incidents, pour situer les responsabilités de tout un chacun dans ces incidents, avant de statuer et de prononcer les sanctions, qui devraient être à la mesure de la gravité des incidents qui ont donné lieu à une centaine de blessés et près de 80 arrestations. Par ailleurs, le président de la CD de la Ligue, M. Kamel Mesbah, a, dans une déclaration à une chaîne de télévision privée, annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces incidents, sur demande de la direction du MCA. «Les responsables du MCA ont déposé une requête pour l’ouverture d’une enquête sur les incidents du match JSK – MCA. Après étude de cette demande, et sur la base du rapport du délégué du match, et des vidéos de la rencontre, on a décidé de l’ouverture d’une enquête approfondie». Et de préciser : «On a convoqué toutes les parties concernées par ces graves incidents, avant de prononcer les sanctions qui s’imposent ».   Concernant le match MC Oran-CR Belouiz-dad (mise à jour de la 25e journée), arrêté par l’arbitre à la 81’ alors que le CRB menait au score (2-0), «suite à l’envahissement du terrain par les supporteurs du club MCO, jets de projectiles sur le terrain et mêlée générale dans les tribunes par les supporters du club MC Oran», la commission de discipline de la ligue a infligé au club oranais «quatre matchs à huis clos dont deux avec suspension de terrain,  200.000 DA d’amende, en sus de la ponction de la quote-part due au titre des droits de télévision pour le match en question». Dans le PV sanctionnant cette réunion de la CD, le MCO perd son match par pénalité. Le gain du match est attribué au CRB qui marque trois 3 points et un score de 3-0. La CD de la Ligue précise dans son communiqué qu’elle ne peut se prononcer sur l’affaire de la plainte déposée par les officiels du match au commissariat d’Oran «pour vol de tous leurs objets personnels aux vestiaires», estimant que «le vol est un délit qui touche à l’ordre public».

L’USMA passe, le CRB trépasse

Les deux représentants algériens en Coupe de la CAF, l’USM Alger et le CR Belouizdad, ont connu hier des destins opposés. En effet, si l’USMA a étrillé son adversaire nigérian, Plateau United, sur le score de 4 à 0, la formation belouizdadie n
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L’USMA passe, le CRB trépasse

Les deux représentants algériens en Coupe de la CAF, l’USM Alger et le CR Belouizdad, ont connu hier des destins opposés. En effet, si l’USMA a étrillé son adversaire nigérian, Plateau United, sur le score de 4 à 0, la formation belouizdadie n’a pu faire mieux que de se contenter d’un nul vierge face à l’ASEC Mimosas, insuffisant pour passer à la phase de poules. Le Chabab de Belouizdad qui se devait de remonter un but de retard, encaissé à Abidjan, s’est heurté à une équipe ivoirienne bien organisée sur tous les compartiments. En plus, les joueurs de Rachid Taoussi ont confondu vitesse et précipitation et n’ont pu parvenir à trouver la faille malgré le soutien indéfectible de supporters venus en masse. Les camarades de Draoui ont créé pourtant quelques occasions comme cette reprise de la tête du joueur lui-même qui a vu le ballon rebondir devant les pieds du portier des Mimosas avant de sortir. Selmi (15e) a également eu une occasion d’ouvrir la marque, mais il croisera trop son tir. En seconde période, le CRB accentue le pressing, mais abuse des balles aériennes qui ont fait l’affaire des Ivoiriens. L’action la plus nette est à mettre à l’actif de Aribi qui seul face au gardien tire à côté, alors qu’il aurait pu servir Lakroum, idéalement placé sur la ligne des bois. Après cette élimination, le CRB devra désormais se concentrer sur le Championnat pour assurer son maintien en Ligue 1. De son côté, l’USM Alger a réussi un récital offensif en inscrivant quatre buts, deux dans chaque mi-temps. Derfalou a ouvert la marque à la 28e minute, après une tentative de Beldjillali, repoussée par le poteau. Peu avant la pause citron, Beldjillali doublera la mise d’une tête plongeante. Au retour des vestiaires, Derfalou, encore lui, ajoutera son deuxième but personnel et le troisième à son équipe suite à un corner bien travaillé par Benmoussa (48e), Et peu avant la fin de la rencontre, Benkhemassa ajoutera un quatrième but d’un tir enveloppé suite à un joli service de Benmoussa (81e). Yaya, bien servi en profondeur en fin de match aurait pu aggraver la marque, mais son tir passera légèrement à côté. L’USMA sera fixée sur ses adversaires en phase de poules, samedi, à l’issue du tirage au sort qui aura lieu au Caire (Egypte). En somme, après l’échec des négociations avec le Marocain Badou Zaki, on annonce l’arrivée de l’entraîneur Bertrand Marchand qui a été démis de ses fonctions à la barre technique du Club Africain (Tunisie).  

Souad Massi ce soir à Montréal

En tournée nord-américaine le long de ce mois d’avril la chanteuse algérienne Souad Massi donnera ce soir un concert unique à Montréal, au théâtre Outremont. C’est dans le cadre du LoveFest qu’elle a été invitée par la chanteuse indo-canadi
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Souad Massi ce soir à Montréal

En tournée nord-américaine le long de ce mois d’avril la chanteuse algérienne Souad Massi donnera ce soir un concert unique à Montréal, au théâtre Outremont. C’est dans le cadre du LoveFest qu’elle a été invitée par la chanteuse indo-canadienne Kiran Ahluwalia à se joindre à ce concept de tournée qui fait la promotion de la diversité et de la tolérance. Une réponse « à l’ignorance et à l’animosité envers les nombreuses minorités visibles et les communautés religieuses doivent faire face. »   Kiran Ahluwalia, une infatigable du «Vivre-ensemble », fait monter sur scène des artistes appartenant à différentes ethnies et religions, autant de variations de sa thématique chérie : « aimer son voisin ».   La tournée nord-américaine l’a menée et la mènera dans plusieurs villes : Boston, Toronto, San Francisco, entre autres.    Souad Massi qui a accepté volontiers l’offre n’est pas à son premier passage à Montréal. En 2012, elle y était invitée par le Festival international de Jazz.   Née à Bab El Oued, berceau de la contestation populaire de 1988 à Alger bien avant le printemps arabe, Souad Massi que d'aucuns comparent à la chanteuse américaine engagée Joan Baez, vit depuis 1999 en France.   Elle est suivie par toute une génération d’Algériens dont la jeunesse a été sacrifiée par la décennie noire qui a mis le pays à feu et à sang.   Après avoir abandonné pour la musique une carrière plus rangée d’architecte, elle enchaîne les albums : Raoui (2001), Deb (2003), Mesk Ellil (2005), Ô Houria (2010) et El Mutakallimun (2015).   En 2006, elle décroche, en France, la Victoire de la musique du meilleur album dans la catégorie « Musiques du monde ».   Souad Massi puise sa musique dans diverses influences : musique chaabi et arabo- andalouse, Folk, country et rock.    Son prochain album prévu vers la fin de l’année signe son retour aux sources après une expérience enrichissante avec les textes majeurs de la poésie arabe dans l’album El Mutakallimun.

El Maleh Incident sur le plateau de tournage de Héliopolis

Hier, c’était une journée «off», autrement dit de repos, dans le tournage de Héliopolis, de Djaffar Gacem, un film portant sur les événements du 8 Mai 1945. La veille au matin, alors qu’une séquence devait être tournée avec la mairie pour cad
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El Maleh Incident sur le plateau de tournage de Héliopolis

Hier, c’était une journée «off», autrement dit de repos, dans le tournage de Héliopolis, de Djaffar Gacem, un film portant sur les événements du 8 Mai 1945. La veille au matin, alors qu’une séquence devait être tournée avec la mairie pour cadre, un groupe d’individus a envahi le plateau de tournage parce que le drapeau français a été hissé au fronton de l’Hôtel de Ville. Bien que les techniciens aient expliqué que c’était pour les besoins du film, ils n’ont rien voulu entendre. Il a fallu que la police intervienne pour les disperser. A El Malah, comme à Témouchent, l’écho de l’incident s’est propagé comme une traînée de poudre, jetant la consternation : «Passe encore Djaffar Gacem, c’est un compatriote, mais la honte devant l’équipe technique constituée de plusieurs nationalités ? Que vont-ils rapporter à notre propos et de notre pays ? Un truc pareil ne s’est vu nulle part au monde ! C’est insensé !» Rencontré l’après-midi, le maire, qui était hors d’El Malah au moment de l’incident, interpelle celui qui a été désigné par ouï-dire pour avoir entraîné d’autres jeunes à manifester. Agé d’environ 35 ans, l’intéressé se défausse sur un moudjahid qui aurait été à l’origine de l’incident. «Et dire que pour une fois que notre petite ville va connaître un précieux coup de pub et provoquer l’intérêt d’autres cinéastes, voilà des hurluberlus qui viennent tout fiche par terre», peste l’élu. Benaoumer Houari, qui a été dans un petit rôle de serveur de café sur le tournage est confus : «Moi, ces gens, je les ai côtoyés. Ce sont des gens bien. Ils m’ont payé correctement et ils m’ont remis une attestation à produire pour tout autre éventuel casting. Cela prouvera à toute autre équipe de tournage que je suis un habitué des plateaux. Ils n’étaient pas obligés de le faire, mais ils l’ont fait.» A Témouchent, même son de cloche, mais en plus dur : «Alors qu’on tourne un film historique qui cloue la colonisation au pilori, on vient par nationalisme étroit l’empêcher de se faire ! Mais qu’est-ce que ce pays où chacun peut proclamer un monopole en matière de patriotisme et s’autoriser à bafouer la liberté de créer ?»  

Ils ne se cachent pas pour revivre

Après  la Salle d’attente et la Piscine, parus en 2016, Fadéla M’Rabet  édite un nouveau livre chez son désormais fidèle éditeur, El Qobia -jamais deux sans trois-, les Oiseaux de Yacine. Il faut entendre  Kateb Yacine, le grand auteur. Une lu
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Ils ne se cachent pas pour revivre

Après  la Salle d’attente et la Piscine, parus en 2016, Fadéla M’Rabet  édite un nouveau livre chez son désormais fidèle éditeur, El Qobia -jamais deux sans trois-, les Oiseaux de Yacine. Il faut entendre  Kateb Yacine, le grand auteur. Une lueur d’espoir de Nedjma  qui  brille toujours. Des oiseaux de bonheur et non pas de malheur. Fadéla M’Rabet  s’inscrit  en faux contre des contre-vérités  à propos de  Kateb Yacine, ou encore l’Emir Abdelkader.  D’ailleurs, elle congratule Djamel Abada, auteur d’un article, où il dédouane Kateb Yacine  et  l’Emir Abdelkader. Les Oiseaux  de  Yacine sont, certes, de bon augure, mais qui  se cachent aussi pour mourir. La décennie noire et sanglante est évoquée. Pour en  faire le deuil. Ce livre est  nostalgique, actuel, radieux, incisif  et  vivant,  car contre le désespoir. «On a voulu vaincre un peuple  par le désespoir. C’est une victoire éphémère, les youyous finissent toujours par recouvrir  les pleurs…». Tireurs… d’élite Elle détaille aussi la géopolitique, l’islam  et ses valeurs, l’islamisme, le wahhabisme  saoudien prosélyte et létal, Zidane et son hypothétique «élection» : «Zidane for president», l’élite de la «bienpensance» : «L’élite éliminée, exulte une pseudo-élite constituée de pseudo-intellectuels. Certes, quelques intellectuels demeurent comme caution, mais ils  sont inaudibles pour la masse. Leur voix, rare, non reprise, est un saupoudrage sans poids…» D’ailleurs, le quatrième de couverture est  sans ambages : « Fadéla M’Rabet dénonce avec vigueur, une verve savoureuse, tous ces Tartuffes qui n’ont qu’un souci : flatter les pouvoirs établis et, en échange de leur soumission, recevoir prix  et  visibilité. Porter et  transmettre une histoire collective : rares sont ceux qui, en Algérie, possèdent cette passion. Le faire par unique souci de la vérité, sans sectarisme…». Bref, un effet «inventaire» à  la Prévert. Beaucoup de poésie entre les lignes. C’est sûr, Fadéla M’Rabet, entre coups de gueule et  coups de cœur, elle voudrait que les Oiseaux de Yacine soient de bonheur, encore une fois, augurant,  à tire-d’aile,  s’élevant pour atteindre les étoiles. L’étoile, la Nedjma de Kateb Yacine. Un oiseau de paradis.   Fadéla M’Rabet Les Oiseaux  de Yacine Editions El Qobia(2018) 

Une perte pour le milieu artistique algérien

Le comédien Mohamed Djedid, surnommé Houari Boudhaw, a été enterré hier au cimetière de Aïn Beïda, à Oran. La foule était telle, que l’ambulance de la Protection civile qui transportait sa dépouille a eu du mal à se frayer un chemin. L’all
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Une perte pour le milieu artistique algérien

Le comédien Mohamed Djedid, surnommé Houari Boudhaw, a été enterré hier au cimetière de Aïn Beïda, à Oran. La foule était telle, que l’ambulance de la Protection civile qui transportait sa dépouille a eu du mal à se frayer un chemin. L’allée centrale du côté où il devait rejoindre sa dernière demeure était noire de monde. Il y avait, bien sûr, ses proches, sa famille artistique, mais surtout des milliers d’anonymes, notamment des jeunes des milieux populaires d’où il est issu et qui le considéraient comme un des leurs. Vu sous un certain angle, le milieu de la comédie constitue lui aussi une véritable famille, et la preuve en est les condoléances qu’on n’hésite pas à présenter aux différents acteurs comiques présents sur les lieux. «C’était  d’abord un voisin et nous avons étudié ensemble, mais nous avons eu aussi l’occasion de travailler ensemble», déclare Noredine, qui regrette profondément cette «perte immense». L’occasion est également douloureuse pour Slimane. «Ce n’était pas seulement un ami, mais un véritable frère, car, depuis la vingtaine d’années que nous  le connaissons, nous n’avons jamais eu de problèmes avec lui», indique cet humoriste, qui a eu l’occasion de travailler avec lui dans des séries et des téléfilms. «C’était un garçon toujours souriant et je peux vous dire que nous venons de perdre un des grands artistes algériens», ajoute-t-il, considérant à juste titre que, de manière générale, les artistes représentent le miroir de la société, et c’est pour cela qu’il faut en prendre soin. «Certains de nos aînés sont partis dans le dénuement et voilà que nous perdons un homme relativement jeune, qui avait encore beaucoup de choses à donner  à son public». Slimane considère que sans le public, beaucoup d’artistes comme lui auraient arrêté de jouer. «A chaque fois qu’on nous aborde dans la rue, la question qui revient systématiquement c’est : ‘’ yadra, kach djdid ?’’(Avez-vous du nouveau ?) et cette attente nous fait remonter le moral et nous pousse à aller de l’avant». Mais, en contrepartie, il sait que le public a lui aussi besoin de ce genre de comédies qui fonctionnent comme une thérapie permettant d’oublier les soucis du quotidien. «Ma relation avec Houari était ordinaire, mais, il y a quelques mois de cela, il m’avait sollicité pour travailler avec lui et il m’avait promis un grand rôle», se remémore Louz, un autre comédien de talent, qui regrette que le destin en ait décidé autrement. A un moment, Houari produisait lui-même ses travaux. «C’est un homme du métier (Moula herfa) !», précise Louz, faisant remarquer que Houari est parmi les rares artistes à avoir donné beaucoup de choses en si peu de temps. Les deux se connaissaient pourtant depuis les années 80 lorsqu’ils pratiquaient le théâtre amateur. L’un, avec Ibn Sina, et l’autre, avec l’ancien TTO (Théâtre des travailleurs d’Oran), devenu une espèce d’école gérée par l’association El Amel. «C’est dommage pour Oran, mais aussi pour toute l’Algérie!», se désole-t-il, et d’ajouter : «A une époque, il y a avait beaucoup de festivités à Oran et nous nous rencontrions souvent lors des festivals, des séminaires et mêmes parfois pour des répétitions.»  Houari était d’abord cofondateur du trio el Amdjad (avec Bekhta et Abdelkader), sur la lignée du trio Bila Houdoud issu de la célèbre émission éponyme de la station régionale de la Télévision algérienne. Il s’est ensuite lancé dans des productions audiovisuelles conventionnelles de types séries ou téléfilms. Dans un entretien qu’il nous a accordé dans les années 2000, il se plaignait du fait que la Télévision algérienne l’ait quelque peu marginalisé. Sa persévérance et ses efforts ont fini par payer. Du succès du trio el Amdjad on est passé au succès de la série Boudhaw, qui lui a valu son deuxième surnom. Pour le maire d’Oran, également présent à l’enterrement, «Houari était un garçon merveilleux qui m’a étonné par sa bonté et sa générosité, et puis, passer le Ramadhan sans lui est tout simplement difficile à imaginer !»  

Produits alimentaires : L’importation d’intrants autorisée

Le ministère du Commerce a levé hier l’interdiction à l’importation pour certains intrants nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires. Le ministère vient ainsi de répondre aux doléances de nombreux producteurs nationaux de p
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Produits alimentaires : L’importation d’intrants autorisée

Le ministère du Commerce a levé hier l’interdiction à l’importation pour certains intrants nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires. Le ministère vient ainsi de répondre aux doléances de nombreux producteurs nationaux de produits alimentaires, notamment la filière boissons, qui avaient revendiqué cette levée de suspension afin de reprendre normalement leur activité de production. «Certains intrants communément désignés sous le nom ‘arômes’ sont désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement, par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaire exigibles en la matière», a précisé hier un communiqué du ministère. Les intrants concernés par cette levée de suspension sont ceux entrant dans la production des jus et autres boissons, des yaourts, des biscuits, des confiseries et des chocolats. Le ministère du Commerce indique que cette initiative «s’inscrit dans les travaux de révision et de mise à jour de la liste des produits suspendus provisoirement à l’importation dont les résultats seront communiqués incessamment». Cette information a été bien accueillie par la filière boissons qui y voit un signe en faveur de l’encouragement de la production nationale. Pour rappel, la suspension de l’importation des intrants avait été justifiée au départ par la volonté d’encourager les producteurs nationaux d’arômes et autres intrants. Une justification qui n’avait pas convaincu les producteurs des boissons et yaourts, notamment, qui rétorquaient à leur tour que les arômes nationaux sont loin de répondre  à leurs besoins de production. Notons que depuis le début de l’année, la commission de sauvegarde de la production nationale a tenu quatre réunions avec des représentants de différentes filières industrielles afin de discuter des récurrentes  revendications de levée ou d’élargissement des suspensions d’importation sur les intrants industriels. Depuis janvier dernier, pas moins de 851 produits relevant de 45 catégories de marchandises ont été interdits provisoirement à l’importation sur une décision gouvernementale afin de réduire la facture des importations et d’encourager la production nationale. Outre la filière des produits alimentaires, des industriels, notamment de la filière céramique, se sont élevés contre l’interdiction d’importation de certains intrants. C’est sur la base des requêtes des uns et des autres que le ministère du Commerce a procédé à la révision de certaines dispositions pour aboutir à la levée hier de l’interdiction d’importation des intrants dans les produits alimentaires. La même autorité avait déjà levé  la suspension à l’importation d’intrants ou matières premières classés dans cinq sous-positions tarifaires, à savoir les plaques, les feuilles, les bandes, les rubans, les pellicules et autres formes plates, auto-adhésifs, en matière plastique, sacs d’emballage pour produits alimentaires en polymères de l’éthylène. Sont exclus de cette catégorie, les sacs aseptiques pour l’emballage des produits alimentaires. Le Premier ministre a pour rappel  indiqué au début de cette semaine, que la liste des produits concernés par la suspension à l’importation «nécessite des précisions du fait que certains produits constituent des intrants pour l’industrie locale… Cette erreur sera corrigée». Ahmed Ouyahia a aussi indiqué que l’opération de révision des produits interdits d’importation se fera tous les 3 ou 6 mois. «A chaque fois que nous aurons réalisé une autosuffisance dans un produit, il sera ajouté à la liste», a-t-il déclaré.

«L’Algérie est la meilleure alternative pour l’Europe»

Le patron du géant italien ENI a insisté sur le rôle de l’Algérie  en tant que «fournisseur important de gaz pour l’Europe et des perspectives qu’elle détient» dans le cadre de la diversification qu’entreprend le vieux continent, en termes  d
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«L’Algérie est la meilleure alternative pour l’Europe»

Le patron du géant italien ENI a insisté sur le rôle de l’Algérie  en tant que «fournisseur important de gaz pour l’Europe et des perspectives qu’elle détient» dans le cadre de la diversification qu’entreprend le vieux continent, en termes  de sources d’approvisionnement. La onzième édition des journées scientifiques et techniques qui s’est ouverte hier à Oran – dans un contexte de changements législatifs, en vue de réviser la loi sur les hydrocarbures – a permis aux principaux partenaires  étrangers de Sonatrach, dont les groupes ENI, Cepsa, Total et Weatterford,  de  mettre en relief  les potentialités de l’Algérie en termes  de pétrole et de gaz, mais aussi en termes d’énergies renouvelables. Le patron du géant italien ENI a par ailleurs insisté sur le rôle de l’Algérie en tant que «fournisseur important de gaz  pour l’Europe et des perspectives qu’elle détient» dans le cadre de la diversification qu’entreprend le vieux continent, en termes de sources d’approvisionnement. Dans ce cadre, l’Algérie a, selon Claudio Descalzi, des atouts indéniables qui la propulsent en tant que «meilleure alternative énergétique pour l’Europe». Pour le CEO du groupe italien ENI, «l’Algérie a le potentiel pour atteindre une croissance à long terme en raison de sa position géographique et de sa dimension. Elle a le plus grand dépôt solaire au monde. De plus, grâce à ses 4500 milliards de mètres cubes de réserves de gaz  et  ses 21 000  milliards m3 de ressources conventionnelles et non conventionnelles, l’Algérie est en mesure de couvrir les besoins des deux côtés de la Méditerranée  et de jouer un rôle  dans la diversification des ressources énergétiques». Selon Descalzi, «l’Europe qui importe presque 90% de ses besoins en gaz et qui aura besoin de diversifier ses fournisseurs,  se tournera en priorité vers l’Afrique du Nord». Pour le patron d’ENI, «l’Afrique du Nord (Algérie – Libye)  peut jouer, grâce à son potentiel gazier, un rôle central  dans la géopolitique internationale et augmenter sa croissance et son développement». Pour sa part, Petro Miro, vice- président de Cepsa, a souligné que «la relation entre Sonatrach et Cepsa a pris un nouvel élan  dans le sillage de plus de trente ans d’un partenariat célébré en 2017». Selon le patron de Cepsa, «la  coopération  initiée en partenariat avec Sonatrach est prometteuse et ouvre des perspectives encourageantes à l’avenir dans le renouvelable». Un domaine que Cepsa développe grâce à son alliance avec le groupe Masdar. Petro Miro espère  ainsi que «Cepsa  via  son partenariat en Algérie devienne un leader régional dans le renouvelable». Et d’ajouter : «Notre partenariat avec Sonatrach est solide, loyal, et s’ouvre vers de nouvelles opportunités prometteuses.» Intervenant à son tour, le vice- président du groupe français Total,  Arnaud Breuillac, met en relief «une alliance stratégique avec Sonatrach ayant de nombreux et importants avantages». Une qualité de partenariat avec Sonatrach également vantée par le vice- président du groupe Weatterford International PLC. Il est à noter que lors de l’inauguration des onzièmes JST, le ministre de l’Energie et le PDG de Sonatrach ont pour leur part mis en relief les changements attendus en matière d’encadrement juridique et fiscal de l’investissement dans le domaine des hydrocarbures. Pour Mustapha Guitouni, «la révision de la loi sur les hydrocarbures  permettra de lever les pesanteurs et de donner plus de visibilité aux partenaires de l’Algérie». Abdelmoumen Ould Kaddour, de son côté, insiste sur le potentiel solaire de l’Algérie qui a investi 1,6 GW dans ce domaine, et qui vise à «jouer un rôle important dans le solaire et le renouvelable en général,  mais aussi dans le secteur traditionnel qui est le sien, grâce à l’augmentation des réserves via notamment le digital»  

«Nous sommes engagés dans l’avenir énergétique de l’Algérie»

- Quelle évaluation faites-vous des projets en cours en Algérie ? Dans ce cadre, les changements législatifs dans le secteur ont-ils un impact sur les opportunités d’affaires de BHGE ? Nous nous engageons à continuer de travailler avec nos client
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«Nous sommes engagés dans l’avenir énergétique de l’Algérie»

- Quelle évaluation faites-vous des projets en cours en Algérie ? Dans ce cadre, les changements législatifs dans le secteur ont-ils un impact sur les opportunités d’affaires de BHGE ? Nous nous engageons à continuer de travailler avec nos clients et partenaires pour les aider à réaliser leurs visions et leurs objectifs pour le pays et plus particulièrement pour le secteur pétrolier et gazier. Nous observons beaucoup de progrès dans ce secteur en général, et le potentiel du secteur est important. Cela se reflète dans le nombre de projets qui sont en cours, le développement constant de l’infrastructure et les progrès réalisés. Les modifications législatives proposées actuellement n’ont pas d’incidence directe sur nos activités, car nous restons toujours engagés auprès de nos clients et le pays. Nous souhaitons également proposer des solutions innovantes pour les aider à réduire les coûts, optimiser l’efficacité, augmenter la disponibilité et optimiser la production. Jour après jour, et cela depuis plus de cinquante années, nous continuons à bâtir avec nos partenaires dans le pays, car nous sommes engagés dans l’avenir énergétique de l’Algérie à travers la technologie, la localisation et l’innovation. - BHGE a récemment signé un accord pour une société conjointe pour la constitution de l’Entreprise algérienne d’équipements pétroliers (APEC).  Quel est l’état d’avancement du projet ? En novembre 2017, Sonatrach et BHGE ont annoncé la création de APEC (Algerian Petroleum Equipment Company), une usine de fabrication de 20 000 m2 dans la zone industrielle d’Arzew, qui fournira des capacités parmi les plus performantes de fabrication en Algérie et en Afrique du Nord et permettra un renforcement de la position de l’Algérie sur l’activité amont du marché pétrolier et gazier afin de répondre à la demande locale. Le projet s’appuie sur la vaste expérience de BHGE dans la fabrication d’équipements pétroliers et tire profit de son expérience à l’échelle mondiale et locale pour atteindre les objectifs de production dès son inauguration opérationnelle prévue fin 2019. En plus de réduire la dépendance vis-à-vis des importations, l’usine stimulera la compétitivité économique et renforcera la chaîne d’approvisionnement locale dans la région d’Arzew à Oran en créant plus de 200 emplois directs locaux, un nombre substantiel d’emplois indirects et le développement de PME qualifiées et certifiés. Avec un plan visant à rendre l’usine opérationnelle d’ici la fin 2019, nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec Sonatrach pour identifier les technologies prioritaires à localiser, les capacités nécessaires à transférer ainsi que définir une feuille de route détaillée pour l’opérationnalisation de l’usine. - Que signifie ce partenariat et quelles sont les perspectives qui s’offrent à BHGE et Sonatrach en Algérie ? La nouvelle société APEC assurera la fabrication, l’assemblage et les services (réparation, maintenance et certification) de divers types d’équipements pétroliers, y compris les têtes de puits, les têtes de production, les valves, les BOP, les pompes et les vannes. Ceci permettra de bâtir une fondation importante pour répondre aux besoins croissants de l’activité Amont en Algérie, en plus du potentiel des exportations futures. L’usine renforcera également les capacités locales grâce à des programmes de formation et de développement des compétences pour plus de 200 ingénieurs algériens au cours de ses 7 premières années. Ce partenariat contribuera à améliorer la chaîne d’approvisionnement de l’Algérie : du développement des capacités locales de fabrication, au transfert du savoir-faire, en passant par la création d’emplois et de richesses, et à long terme le potentiel d’exportation vers les pays voisins de la région. - D’autres partenariats sont-ils prévus avec les entreprises nationales du secteur pétrolier et gazier en Algérie ? BHGE a une présence durable en Algérie depuis plus de 50 ans, nous sommes continuellement à la recherche de partenariats pour développer une chaîne d’approvisionnement locale et tirer parti des capacités locales et du transfert de savoir-faire technologique. Par exemple, en partenariat avec Sonatrach et Sonelgaz, BHGE a créé en 1993 à Hassi R’mel Algesco (Algerian Engineering Services Company), un centre de services dédié aux turbomachines, avec une usine majeure, plus récente, ouverte à Boufarik en 2010. Couvrant environ 18 300 m², cet atelier projet est le plus grand atelier BHGE de son genre dans le monde. Algesco compte plus de 230 employés spécialisés dans les ventes, l’ingénierie, le service après-vente et d’autres fonctions de soutien. Avec ses partenaires, BHGE fait progresser les capacités de fabrication et de services du secteur énergétique, pétrolier et gazier en Algérie. BHGE conduit également la transformation digitale de l’industrie pétrolière et gazière en apportant les dernières technologies et solutions à nos clients pour les aider à maximiser l’efficacité, accroître la disponibilité et optimiser la production. Nous travaillons actuellement avec Sonatrach sur des projets de transformation digitale qui permettent d’optimiser la production et de réduire les coûts totaux.  

La direction demande le report du match face au MCA

Vu la programmation de quatre matchs en dix jours, avec trois en championnat et une finale de coupe d’Algérie, la direction de l’USM Bel-Abbès a saisi le directoire de la LFP, pour reporter la rencontre en déplacement qui attend les camarades de Lamara
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La direction demande le report du match face au MCA

Vu la programmation de quatre matchs en dix jours, avec trois en championnat et une finale de coupe d’Algérie, la direction de l’USM Bel-Abbès a saisi le directoire de la LFP, pour reporter la rencontre en déplacement qui attend les camarades de Lamara, face au MC Alger le 27 de ce mois, et qui interviendra quatre jours avant la finale de la coupe. Pour les observateurs sportifs, cette demande est des plus légitimes vu que le vieux club de la Mekerra aura localement deux «matchs de coupe» à disputer, allusion faite aux deux matchs de championnat prévus à Sidi Bel Abbès devant la JS Saoura et l’USM Harrach aux objectifs immédiats connus : le podium pour l’un et le maintien pour le second, et une troisième rencontre devant le MC Alger a quelques jours de la finale contre la JS Kabylie, soit un quatrième match en dix jours. Par ailleurs, la reprise des entraînements a été programmée pour hier soir, à huis clos, au niveau du centre régional des équipes nationales, afin de se préparer pour le futur match à domicile contre la JS Saoura  où l’objectif premier est de se maintenir au sein de l’élite, surtout après les deux défaites consécutives en championnat des Belabbésiens qui remettent de nouveau la pression sur les protégés de Cherif El Ouazzani. Ce choix du site en question est dicté pour permettre une concentration maximale comme celle observée la semaine passée en prévision de la demi-finale de coupe d’ Algérie, fétée légitiment sur les bords de la Mekerra.

Le CRB avide de revanche face à l’ASEC

Le CR Belouizdad, deuxième représentant algérien en Coupe de la CAF, disputera aujourd’hui (17h) au stade du 20 Août 1955, le match retour des 16es de finale (bis) de la compétition. Au match aller, les Algérois se sont inclinés sur le score de 1
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Le CRB avide de revanche face à l’ASEC

Le CR Belouizdad, deuxième représentant algérien en Coupe de la CAF, disputera aujourd’hui (17h) au stade du 20 Août 1955, le match retour des 16es de finale (bis) de la compétition. Au match aller, les Algérois se sont inclinés sur le score de 1 à 0 et gardent intactes leurs chances de qualification à la phase de poules. Les camarades de Lakroum ont à cœur de prendre la revanche de leurs aînés qui ont été humiliés en 2001 à Abidjan par ce même adversaire en Ligue des champions (7-0). Il suffit donc aux Belouizdadis de gagner par deux buts d’écart pour valider leur billet au prochain tour. Le Chabab qui semble retrouver son équilibre depuis l’arrivée de l’entraîneur marocain, Rachid Taoussi, comme en témoigne sa dernière victoire face au MC Oran en déplacement, devra confirmer sa bonne santé du moment. Les partenaires de Draoui, auteur d’un doublé face au MCO, seront soutenus par leur nombreux public, surtout que le match est domicilié au stade du 20 Août 1955 après l’accord de la CAF, exceptionnellement pour ce dernier tour à élimination directe. En plus de l’apport du public, le CRB va récupérer ses joueurs Draoui, Belaïli, Bouchar et Khoudi qui n’ont pas fait le déplacement à Abidjan. Des atouts appréciables dans l’échiquier de Taoussi qui devra concocter la meilleure formule pour contrer cette redoutable équipe ivoirienne qui domine le championnat local avec 14 points d’avance. La rencontre sera dirigée par un trio arbitral de la Guinée, dirigé par Ahmed Touré. En cas de qualification, le CRB sera fixé sur ses adversaires en phase de poules, samedi prochain, lors du tirage au sort qui aura lieu au siège de la CAF au Caire (Egypte) à partir de 13h (heure algérienne). La CAF avait déjà arrêté le programme des deux premières journées qui se joueront en mai prochain avant d’observer une trêve en raison du déroulement de la Coupe du monde en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018. La première journée aura lieu les 4, 5 et 6 mai alors que la 2e journée  est fixée pour les 15 et 16 mai. La compétition reprendra ses droits les 17 et 18 juillet prochain.

Test de vérité pour les Rouge et Noir

L’USM Alger disputera, aujourd’hui, au stade du 5 Juillet d’Alger, à partir de 18h, face au club nigérian de Plateau United FC, le match retour des 16es de finale bis de la Coupe des Confédérations de la CAF. A l’aller, disputé le 7 avril dern
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Test de vérité pour les Rouge et Noir

L’USM Alger disputera, aujourd’hui, au stade du 5 Juillet d’Alger, à partir de 18h, face au club nigérian de Plateau United FC, le match retour des 16es de finale bis de la Coupe des Confédérations de la CAF. A l’aller, disputé le 7 avril dernier à Lagos, les deux équipes s’étaient séparées sur le score de 2 buts à 1 en faveur des locaux. Une défaite qui n’a pas toutefois démoralisé les Rouge et Noir qui ne jurent que par la qualification. La différence d’un but est surmontable et les Usmistes, bien que réalisant des résultats en dents de scie en championnat, sont décidés à passer à la phase de poules. Sur le plan technique, le staff technique dispose de l’ensemble de son effectif, y compris Benkhemassa et Bouderbal, absents lors du match aller pour blessure. Meftah et ses coéquipiers ont effectué leur dernière séance d’entraînement, hier, au stade de Bologhine, dans la sérénité. Tout en étant conscients que son groupe dispose des moyens nécessaires pour renverser la vapeur, le coach Miloud Hamdi a insisté, toutefois, auprès des joueurs pour qu’ils fassent preuve d’un maximum de concentration. Il est bon de rappeler que le club algérois aurait aimé recevoir son adversaire au stade de Bologhine, mais la CAF a déclaré, il y a tout juste quelques jours, l’enceinte «non conforme». D’où la délocalisation vers le 5 Juillet. La rencontre sera dirigée par un trio d’arbitres sénégalais conduit par Maguette N’diaye, assisté de ses deux compatriotes Ababacar Sene et Nouha Bangoura. Il faut rappeler, en dernier lieu, que le tirage au sort de la phase de groupes aura lieu le samedi 21 avril au siège de la CAF au Caire (Egypte). La phase de groupes débutera en mai, avec la programmation de deux journées, avant un arrêt de plus d’un mois en raison de la Coupe du monde.  

Une solution possible pour les EPE en faillite

Pour régler le problème du millier d’entreprises publiques économiques  en situation de faillite (actif net négatif), le Conseil des participations de l’Etat (CPE) autorise désormais les EPE à effectuer des opérations de «fusion» permettant aux
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Une solution possible pour les EPE en faillite

Pour régler le problème du millier d’entreprises publiques économiques  en situation de faillite (actif net négatif), le Conseil des participations de l’Etat (CPE) autorise désormais les EPE à effectuer des opérations de «fusion» permettant aux entreprises du secteur public marchand de syndiquer leurs actifs.  C’est en réalité une vieille pratique que le CPE vient de remettre au goût du jour. La concentration d’entreprises au moyen de fusions-acquisitions était en effet une opération courante dans les années 70 et 80. Les entreprises publiques en situation de détresse étaient, on s’en souvient, quasi automatiquement confiées à des entreprises mieux portantes sur simple injonction d’un ministre, pour ce qui est des entreprises nationales et régionales, ou d’un wali, lorsqu’il s’agit d’une entreprise publique locale. Le processus de fusion qui ne remettait nullement en cause la carrière des travailleurs concernés, était si courant qu’il passait pratiquement inaperçu. Les entreprises publiques du bâtiment et des travaux publics étaient les plus sujettes à ce genre de traitement généralement ordonné par les administrations centrales et les collectivités locales, qui effaçaient ainsi toute trace de comptabilité des entreprises en faillite. Les notaires étaient rarement, sinon jamais, impliqués dans ces opérations de transferts d’actifs, dont les évaluations étaient, de surcroît, souvent bâclées. Ces pratiques dont on avait beaucoup usé et abusé n’ont en réalité pas apporté d’amélioration notable aux entreprises qui en avaient bénéficié, ces dernières ayant continué a subir de lourds déficits, généralement dus à des défaillances managériales aggravées par les  injonctions récurrentes de leurs tutelles. La transformation de ces entreprises en sociétés par actions (EPE/SPA) à la faveur de la réforme économique de 1988 a stoppé net les concentrations d’entreprises, qui devaient désormais se faire sur la base du code de commerce et de la loi relative à la gestion des capitaux publics marchands. La promulgation des textes d’application ayant pris plusieurs années, les autorités politiques ont dû recourir à d’autres formules, comme la privatisation ou le bradage des actifs, mais, plus fréquemment encore, celle du sauvetage au moyen de l’assainissement financier. Cette dernière pratique a permis de laisser en vie pas moins de 900 entreprises publiques économiques devant être dissoutes du fait de leurs actifs nets négatifs. Plutôt que de perdre leur argent dans ce genre d’exercice, les autorités concernées auraient été certainement mieux inspirées en cédant ces entreprises à des EPE qui en ont les moyens, et qui, du fait de leurs activités, en expriment le besoin. L’acquisition de certains actifs au moyen de ces fusions (engins, terrains, ouvriers qualifiés etc.) serait en effet de nature à les aider à augmenter leurs capacités de réalisation et leurs performances productives. En autorisant les entreprises publiques économiques à recourir à ce type de tractations managériales, le CPE offre ainsi aux entreprises publiques en activité la possibilité d’acquérir toute une panoplie d’actifs détenus par des sociétés économiquement déstructurées sans devoir passer par les procédures longues et compliquées des liquidations judiciaires qui requièrent du temps et la présence onéreuse de liquidateurs. Elle permettra, de surcroît, au gouvernement de se débarrasser d’un nombre impressionnant d’entreprises publiques économiques en faillite (plus 850 à la fin de l’année 2015), sans devoir intervenir directement dans les procédures de dissolution ou de recapitalisation. Les concentrations d’entreprises peuvent en effet être opérées en toute légalité par les organes de gestion des entreprises concernés (PDG, CA, AG), l’Etat n’étant sollicité que pour donner son aval sur la régularité des fusions effectuées.

«L’impact est largement négatif avec des répercussions réelles sur l’image et l’attractivité du pays»

Ahmed Lateb, expert industriel, estime qu’il est encore tôt d’évaluer l’impact  de l’interdiction de l’importation pour certains produits  sur le développement du tissu industriel. Cependant, dans l’immédiat,  ces mesures  ont eu des répe
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«L’impact est largement négatif avec des répercussions réelles sur l’image et l’attractivité du pays»

Ahmed Lateb, expert industriel, estime qu’il est encore tôt d’évaluer l’impact  de l’interdiction de l’importation pour certains produits  sur le développement du tissu industriel. Cependant, dans l’immédiat,  ces mesures  ont eu des répercussions réelles sur l’image et l’attractivité  du pays. Des conséquences dues essentiellement selon notre expert à  l’incompréhension suscitée par ces mesures prises sans concertation avec les acteurs des différentes filières. D’où les dysfonctionnements. Pour M. Lateb, le fond du problème provient du fait que la réelle motivation de ces interdictions d’importation est la baisse de la facture des importations plus que la protection du tissu industriel. Pour assurer l’efficacité de telles mesures, il faut accompagner ces décisions par un  plan de  développement de compétitivité des filières et une surveillance sur les prix pour éviter les abus et les créations de monopoles, préconise-t-il. Peut-on faire une première évaluation de l’impact de l’interdiction de certains produits à l’importation sur le tissu industriel ? Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact précis de ces mesures d’interdiction sur le développement du tissu industriel. Il faudra sans doute une étude approfondie pour voir quel est l’impact réel de ces mesures sur le développement des industries de substitution locales. En revanche, on peut évoquer les autres impacts sur l’économie et l’image de l’Algérie. Concernant la réduction de la facture des importations, l’impact sera connu à l’occasion de la publication des statistiques des Douanes sur le premier trimestre 2018 en le comparant au même trimestre de l’année dernière. Cette réduction sera limitée, car au lieu d’importer des produits finis, on importera des matières premières nécessaires à la production de ces mêmes produits finis. Donc la réduction de la facture d’importation sera limitée au taux de transformation local dans les industries concernées. Avec un impact négatif sur les recettes de l’Etat, car les matières premières sont généralement exonérées des droits de douane, ce qui n’est pas le cas pour les produits finis. En revanche, en termes d’image, le bilan est lui plus discutable, car les partenaires de l’Algérie ont tous dénoncé des mesures de protectionnisme prises dans l’urgence et sans concertation. Sans doute, ces mesures seront-elles considérées comme points noirs dans les relations avec nos partenaires. On ne peut pas promouvoir l’export, d’un côté, et fermer les importations, de l’autre. Sans compter les allers et retours opérés sur la liste des produits suite à des dysfonctionnements engendrés dans certains secteurs avec des blocages des lignes de production. En conclusion, à l’exception de la réduction de la facture d’importation qui, par ailleurs, sera annulée par les pertes de recettes fiscales, l’impact est largement négatif, avec des répercussions réelles sur l’image et l’attractivité du pays. Dans ce cas, est-ce qu’on peut parler de protectionnisme ? Nos partenaires parlent de mesures de protectionnisme prises de façon unilatérale, alors que les autorités algériennes parlent de mesures de sauvegarde prévues dans les textes de l’Organisation mondiale du commerce. Les deux parties ont raison sur la sémantique. L’incompréhension suscitée par ces mesures réside dans la rapidité de la prise de décision, l’ampleur des secteurs touchés et aussi le mécanisme utilisé, à savoir l’interdiction d’importation, qui est considérée comme une mesure extrême. Si on ajoute le manque d’études précises justifiant ces interdictions, on arrive à la situation de tension et d’incompréhension que suscitent ces mesures. En fait, le fond du problème provient du fait que la réelle motivation de ces interdictions d’importation est la baisse de la facture des importations, plus que la protection du tissu industriel. Car si l’objectif de ces mesures était de protéger et de développer l’industrie nationale, il aurait fallu faire autrement en menant des études d’impact et en associant les filières dans la mise en place de mesures appropriées d’accompagnement et de mise en place de barrières douanières largement acceptées par la communauté internationale. L’actualité récente du commerce international confirme que la meilleure façon de protéger son marché est le relèvement des tarifs douaniers. Malheureusement, nous pilotons notre économie avec des agrégats qui sont inadaptés à l’état de développement de notre économie. Dans une économie en développement et en mutation comme celle de l’Algérie, il est normal que la balance des devises soit négative. Il est également acceptable d’un point de vue économique d’avoir de l’endettement interne et externe. Prendre des décisions sur la base des réserves de change peut freiner le développement de l’industrie avec des effets récessifs et donc un impact sur le déficit budgétaire qui demeure l’indicateur de référence d’une bonne gestion d’un pays. Certains proposent carrément de supprimer cette liste et de passer à d’autres solutions. Qu’en est-il à votre avis ? S’il y a une chose sur laquelle les économistes de tous bords sont unanimes c’est que les mesures de protectionnisme finissent toujours par avoir un impact négatif sur l’économie. Le protectionnisme génère toujours des hausses de prix, une baisse de qualité et favorise la création des monopoles. Cette situation est finalement préjudiciable à l’économie car, tôt au tard, il faudra casser ces monopoles avec des conséquences qui peuvent être parfois dramatiques sur l’emploi et le budget de l’Etat. On peut toujours protéger certaines filières par des mesures sur les importations en imposant des barrières douanières. Pour que ces mesures soient efficaces, il faut les accompagner d’un plan de développement de compétitivité des filières et d’une surveillance sur les prix pour éviter les abus et les créations de monopoles. Le cas du marché automobile constitue un exemple parfait. Avec des licences et des quotas, on a quasiment doublé les prix des véhicules et un bilan global largement négatif sur l’économie nationale et sur les comptes publics. La bonne démarche aurait été d’imposer des tarifs douaniers sur les importations ou des contrôles qualité aux frontières pour favoriser la production locale tout en laissant une libre concurrence sur le marché. Car dans une économie sans concurrence, il n’y a pas de création de richesse, ni de développement économique avec des effets pervers sur l’économie en matière de corruption et distorsions des règles du concurrence. N’y a-t-il pas lieu d’aller vers plus de concertation avec les associations professionnelles des filières industrielles ? Effectivement, pour rendre ces mesures efficaces, il aurait fallu impliquer les acteurs industriels et surtout avoir des approches par filière. En effet, sur certaines filières, l’économie nationale est compétitive et donc ne nécessite pas de mesures de protection. On peut citer toute la filière des matériaux de construction. Sur d’autres filières, des mesures temporaires sont nécessaires pour mettre à niveau les entreprises dans ces secteurs, comme les produits d’équipement de la maison ou la filière agroalimentaire. Sur d’autres secteurs considérés comme stratégiques, on peut décider de protéger certaines filières par des mesures de protection, comme ce qui est fait dans l’industrie pharmaceutique, avec un mécanisme clair, connu par les acteurs et défendable auprès des partenaires. Enfin, il y a des secteurs sur lesquels l’Algérie ne peut pas être compétitive pour des raisons évidentes d’effet de taille de son marché ou de retard technologique, des mesures de protection dans ces filières seront forcément coûteuses pour le budget de l’Etat. On peut citer la filière automobile, pour laquelle on essaie de créer un tissu local de producteurs, mais l’impact sur les ressources de l’Etat est largement négatif. On voit bien que la décision d’interdiction d’importation est une décision extrême qui a des conséquences négatives sur l’économie. La démarche doit être menée par filière avec des mécanismes de protection plus adaptés. Ce qui est largement appliqué comme méthode est celle des droits de douane ou des contrôles qualité lors des opérations d’importation. Enfin, La non-convertibilité du dinar pousse les pouvoirs publics à administrer les opérations d’importation, ce qui ne facilite pas la prise de décision en matière de commerce extérieur.

Dysfonctionnements, incompréhensions et promesses de rectifications

Cafouillage, incompréhensions et mécontentements entourent le dossier de restriction des importations qui fait l’objet à chaque fois de nouvelles annonces à la faveur des changements opérés dans la liste soumise à une évaluation régulière. Une sit
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Dysfonctionnements, incompréhensions et promesses de rectifications

Cafouillage, incompréhensions et mécontentements entourent le dossier de restriction des importations qui fait l’objet à chaque fois de nouvelles annonces à la faveur des changements opérés dans la liste soumise à une évaluation régulière. Une situation qui n’est pas sans inquiéter les opérateurs économiques. C’est l’instabilité. On ne peut rien prévoir. A chaque fois, on annonce de nouvelles mesures», se plaignent les industriels, notamment ceux rencontrés lors de la dernière édition du Salon international de l’industrie agroalimentaire (Djazagro). Un Salon auquel des entreprises étrangères, habituées à y participer depuis une quinzaine d’années, ont fait le choix de ne pas venir en raison de la suspension de 851 produits à l’importation, selon les organisateurs. Mais au pavillon national, les entreprises étaient au rendez-vous, en dépit de la conjoncture actuelle. Elafruit, une entreprise spécialisée dans l’élaboration et la préparation des fruits destinés à l’agroalimentaire, a été impactée par ces aménagements et ces mesures de restriction des importations. C’est ce que nous dira le directeur commercial de cette société, qui ajoutera : «Tous ceux qui travaillent dans l’agroalimentaire ont été touchés, notamment après l’interdiction d’importation des arômes.» D’ailleurs, depuis la levée de cette interdiction suite aux sollicitations des opérateurs économiques, notamment l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), «nous avons travaillé avec les stocks disponibles et nous continuons à le faire puisque la décision de reprendre l’importation, certes annoncée, n’a pas encore été signée. Elle le sera incessamment», nous dira le directeur commercial d’Elafruit, avant de relever : «Il faut le reconnaître, le cœur aromatique n’est pas produit en Algérie. C’est un savoir-faire que les Européens ne veulent pas transmettre.» Pour ce fournisseur de matières premières entrant dans la production de yaourts, boissons, biscuits, glaces et autres, ces restrictions, qu’il qualifie de «blocage», n’ont fait que freiner l’activité au sein de nombreuses filières industrielles, pas seulement l’agroalimentaire, mais aussi dans les filière bois et céramique. Ce qui a engendré une baisse sensible de l’activité. L’Association des céramistes algériens (ACA) a d’ailleurs interpellé le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, sur la situation de cette filière d’activité depuis l’interdiction à l’importation de deux intrants. Ce que notera pour sa part le représentant de COAL-UBI, qui intervient dans la production des farines spéciales et l’importation des intrants destinées aux boulangeries. Il y a eu de la cacophonie au début. L’information autour de ce dossier a très mal circulé et non expliquée. Ce qui a engendré une perte sèche à de nombreux opérateurs. «L’approche doit être rationnelle. Il y a lieu d’abord de quantifier les besoins du marché avant de passer aux restrictions, d’autant plus que nous n’avons pas encore une production concurrentielle», estime notre interlocuteur. Pour ce dernier, il aurait fallu penser à des solutions intermédiaires. Par exemple, surtaxer les importations de produits qui sont fabriqués localement. «De cette manière, on assurera des recettes fiscales supplémentaires et on instaurera un climat de concurrence», poursuit le directeur commercial de COAL-UBI. Une option à adopter, selon lui, en attendant de mettre le paquet sur la production locale. «Il y a moyen de le faire à condition d’avoir une réelle volonté politique de mettre en place une économie saine et productrice», notera-t-il dans le même sillage. Pertes d’emplois, baisse de productivité… Ce que soulignera pour sa part, Slim Othmani, le PDG de NCA Rouiba et porte-parole du cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE). Pour ce dernier, adopter une liste d’interdictions à l’importation n’est pas la solution idoine pour réduire la facture. «La solution la plus appropriée est de dévaluer encore le dinar, augmenter les taxes douanières et en dernier lieu adopter une méthode de droit douanier par destination. C’est à dire fixer le taux en fonction de la destination du produit importé (transformation industrielle ou revente en l’ état) pour permettre à l’économie de tourner et mettre en place graduellement la vérité des prix», propose Othmani, pour qui cette liste n’a fait qu’entraver le fonctionnement du tissu industriel, engendrant des pertes, même si aucun bilan n’a encore été dressé pour l’heure. «Certes, il y a une baisse de la facture d’importation, mais elle reste minime par rapport aux aspirations et en comparaison avec la perte d’emplois, les recettes fiscales, la productivité et la compétitivité», résume le patron de NCA Rouiba, plaidant carrément pour la suppression d’une telle décision. Une décision qu’il qualifie d’«autoritaire». «Comment un industriel peut-il survivre dans cette instabilité juridique et cette baisse du pouvoir d’achat causée essentiellement par la baisse de l’activité économique, quand le gouvernement s’enferme dans des décisions autoritaires», s’interrogera-t-il par ailleurs. Cette situation n’a pas empêché certains exportateurs, dont les produits ne sont plus autorisés à pénétrer le marché national, de tenter de se repositionner en Algérie, notamment pour les pommes. Dans le cadre de la coopération Algérie-Union européenne (UE), un programme de promotion en faveur de la viande bovine européenne sur le marché algérien sera lancé cette semaine à Alger. Des opérateurs européens y sont attendus afin d’explorer le marché et de discuter des opportunités d’affaires avec les professionnels algériens de la filière de la viande bovine. En effet, dans le cadre des missions de prospection de nouveaux marchés en Afrique, notamment l’Algérie, pour son potentiel de consommation des denrées alimentaires. C’est le cas également pour les pommes, à travers l’initiative «Apples From Europe», qui appuie un groupe polonais pour l’exportation de pommes vers l’Algérie. «Nous savons que les pommes ne sont plus importées. Mais nous voulons être les premiers à reprendre le marché quand l’interdiction sera levée. La situation peut changer», nous dira la représentante d’un exportateur polonais qui a participé à Djazagro et au Salon dédié à l’agroalimentaire organisé précédemment à Oran en mars dernier. C’est dire que même les opérateurs étrangers sont convaincus du caractère provisoire de ces mesures, même si certains trouvent les moyens de contourner ces décisions via des techniques, comme nous l’expliquera Brahim Guendouzi, spécialiste en commerce extérieur. Parlant d’une forme de protectionnisme qui a engendré des mécontentements chez les partenaires étrangers et les importateurs,  M. Guendouzi estime qu’il y a lieu de changer la méthode de travail dans le traitement de ce dossier en associant les organisations professionnelles. Ouyahia rectifie le tir C’est ce que le ministère du Commerce fait, selon les différentes déclarations. «Nous rencontrons les acteurs des différentes filières pour voir ce qu’il y a lieu de rectifier à chaque fois pour ne pas perturber la machine productive», avance-t-on à ce niveau. D’ailleurs, même le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, l’a avoué lors de sa dernière conférence de presse. Il a affirmé que le décret relatif à la liste des produits interdits d’importation «contient certains dysfonctionnements qui seront corrigés», ajoutant que «le gouvernement œuvrera à leur rectification». «Nous avons pris la décision d’arrêter l’importation de certains produits finis, cependant nous avons découvert que la liste nécessite des précisions, du fait que certains produits qui constituent des intrants pour l’industrie locale ont été inscrits dans la liste des produits interdits d’importation (...). Cette erreur sera corrigée», s’est-il engagé. «L’opération de révision de la liste des produits interdits d’importation se fera tous les 3 ou 6 mois. A chaque fois que nous aurons réalisé une autosuffisance dans un produit, il sera ajouté à la liste», précisera-t-il encore. Auparavant, le 12 avril, le nouveau ministre du Commerce, Saïd Djellab, qui a eu à gérer ce dossier avant de remplacer Mohamed Benmeradi a annoncé à partir d’Oran, en marge de la 5e édition du Salon de la production nationale «Mentouj Bladi» que la liste en question sera mise à jour prochainement. Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a annoncé jeudi à Oran la publication prochaine de la liste des produits temporairement interdits à l’importation après l’achèvement de sa mise à jour. Avant son départ, Mohamed Benmeradi avait annoncé pour sa part qu’une cinquantaine de positions sous-tarifaires seront retirées de la liste des 851 produits interdits à l’importation, alors que d’autres seront ajoutés à cette liste. Et ce, en réponse aux préoccupations d’opérateurs économiques et après une évaluation trimestrielle de certains produits indisponibles. Une deuxième évaluation est attendue en juin prochain. Mais, est-ce réellement en réponse aux doléances des producteurs ? Pour nombre d’observateurs, c’est aussi une manière de céder à la pression des lobbies de l’importation. D’où cette annonce d’Ouyahia de rectifier le tir.  

La mémoire de Mai 1945 ressuscitée

L’auteur de Sétif, la fosse commune, Massacres du 8 Mai 1945 récidive. Notre confrère, Kamel Beniaïche, revient, à quelques jours du 73e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945, avec une traduction de son ouvrage en langue arabe. Les premiers exemp
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La mémoire de Mai 1945 ressuscitée

L’auteur de Sétif, la fosse commune, Massacres du 8 Mai 1945 récidive. Notre confrère, Kamel Beniaïche, revient, à quelques jours du 73e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945, avec une traduction de son ouvrage en langue arabe. Les premiers exemplaires du livre, édité cette fois-ci à compte d’auteur, ont été présentés au grand public, samedi, lors d’une vente- dédicace tenue au Park Mall de Sétif. Notons que le choix du lieu n’est pas fortuit. «Les Sétifiens savent que le Park Mall et le parc d’attractions ont été érigés en lieu et place de l’ancienne caserne coloniale où ont été parqués, torturés et liquidés des centaines de nationalistes en 1945 et durant la Guerre de Libération nationale. La symbolique du choix trouve donc tout son sens», révèle Kamel Beniaïche, ayant tenu à mettre son ouvrage entre les mains d’un large public. Ce dernier est venu en nombre à l’événement organisé au niveau du hall central de l’espace où a été ressuscitée la mémoire de tous ceux et celles qui ont été fauchés par la répression impitoyable et aveugle un mardi 8 mai 1945. Présenté avec une nouvelle couverture, n’ayant besoin d’aucun commentaire, et agrémenté par une 2e préface signée par Dr Bachir Faïd, enseignant et chercheur en histoire moderne à l’université Sétif II (Mohammed Lamine Debaghine), l’ouvrage a été, une fois de plus, bien accueilli par un public intéressé. «A travers son enquête journalistique, l’auteur transmet la mémoire collective d’un peuple qui ne doit pas oublier. Pour la somme des informations rapportées, ce livre doit non seulement prendre une bonne place dans nos bibliothèques, mais être mis à la disposition de nos enfants, collégiens, lycéens et étudiants pour qu’ils connaissent une facette de notre histoire contemporaine. Pour le bien de notre peuple qui a tant souffert, nous devons tout entreprendre pour encourager nos écrivains, artistes, peintres et tous les autres créatures de notre belle et fertile Algérie», déclare, non sans émotion, Mohammed Dib, député et ex-maire de Sétif. Ancien arbitre international et consultant, Salim Oussaci abonde dans le même sens : «Convivial et chaleureux à la fois, ce rendez-vous m’a permis de revoir des amis que je n’ai pas vus depuis un certain temps. Pour combattre ce spleen culturel, la ville de Sétif, ne manquant pourtant pas de moyens, doit aider, soutenir et accompagner les écrivains d’ici et ailleurs. Je profite de l’occasion pour souligner une énième fois que la lecture est la meilleure thérapie contre toutes les formes de violences.» Des férus du livre ont saisi l’occasion pour poser une question qui taraude beaucoup d’esprits : la cité disposant d’un inestimable potentiel ne mérite-t-elle pas un Café littéraire digne de ce nom ? A méditer.   

Témoignages émouvants sur l’homme

Les Amis de la rampe Louni Arezki-Casbah, avec la contribution de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins, ont  organisé, samedi après-midi, à la Bibliothèque nationale d’Algérie, une rencontre commémorative autour de la vie et d
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Témoignages émouvants sur l’homme

Les Amis de la rampe Louni Arezki-Casbah, avec la contribution de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins, ont  organisé, samedi après-midi, à la Bibliothèque nationale d’Algérie, une rencontre commémorative autour de la vie et de l’œuvre du regretté doyen du journalisme, Zahir Ihaddaden.   Décédé le 20 janvier 2018, à l’âge de 89 ans, à Alger, Zahir Ihaddaden était un journaliste et professeur en sciences de l’information et de la communication hors pair.  Ils étaient nombreux ses proches, ses amis et ses anciens étudiants à se succéder au pupitre pour témoigner de la grandeur de l’un des fondateurs, en 1964, de  l’Ecole supérieure de journalisme. Dans son allocution d’ouverture, le président de l’association les Amis de la rampe Louni Arezki, Lounès Aït Aoudia, a mis l’accent sur ce privilège d’évoquer la mémoire d’un homme qui a marqué son époque dans les médias et dans l’histoire. «Le parcours de Zahir Ihaddaden, dit-il, fut riche, dense et fécond. Ce parcours illustre un pan de l’histoire de l’Algérie contemporaine en lutte perpétuelle pour  son indépendance, mené vaillamment, pour ce qui, aujourd’hui, constitue des repères emblématiques en direction de la jeunesse et des générations montantes ». Prenant la parole, Smaïl Oulbesir précise d’emblée qu’il est certes secrétaire général au ministère de la Culture, mais néanmoins, il est venu en qualité d’étudiant rendre hommage à son ancien  professeur. «J’ai été, témoigne-t-il, son étudiant pendant trois ans. Il nous a enseigné l’histoire de la presse et de la communication de masse. J’ai eu l’honneur et le plaisir de l’avoir, aussi, pendant un temps  comme encadreur pour ma thèse de magistère». A la fois militant, médersien, traducteur, écrivain et professeur, Tahar  Gaïd a, lui aussi, loué les qualités humaines du défunt, tout en ne manquant pas de souligner que Zahir Ihaddaden avait, de son vivant, déploré le fait que  les bibliothèques étaient bien fournies en ouvrages consacrés à la spiritualité, au détriment des sciences sociales. Dans une émouvante intervention, la fille du défunt, Wafa Ihaddaden, a articulé ses propos sur le dernier ouvrage de son paternel, Itinéraire d’un militant, paru dernièrement, aux éditions Dahleb. Elle indique que cet ouvrage occupe une place particulière dans le parcours éditorial de son père.  L’ouvrage en question retrace un témoignage à travers le vécu de son père sur une époque d’un pan entier de l’histoire de l’Algérie. «Il recèle, précise-t-elle, également une vision et une conception de cette histoire et des valeurs  d’où elles tirent leurs racines. Cet ouvrage est aux antipodes d’une auto-glorification de l’auteur à l’humilité et à la  modestie légendaires». Elle explique que ce livre est né de l’insistance d’amis et de proches, qui demandaient au défunt de retracer ses mémoires. Pendant un temps, Zahir Ihaddaden a hésité, considérant qu’il n’avait pas grand-chose à raconter. Il y a un peu plus de deux ans, faisant suite à un travail de reconstitution de l’arbre généalogique de la famille, le défunt se consacre dans un premier temps à la rédaction d’un manuscrit sur l’histoire de sa famille intitulé Ma famille. Toujours selon sa fille, il  a composé une galerie de personnages qui ont marqué son enfance et contribué à forger sa personnalité ainsi que les valeurs qui ont fait l’homme qu'il fut par la suite. «L’expérience difficile qu’il avait menée quelques années auparavant dans le monde de l’édition ne l’avait jamais dissuadé de se lancer à nouveau dans l’écriture. Il s’y est investi totalement, méticuleusement et avec méthode. Il prit soin à la fin de cette première partie de soumettre ce manuscrit à la famille. C’est le même cheminement qui, dans une suite logique, l’amena à compléter l’ouvrage d’un deuxième tome retraçant son propre parcours de militant pour l’indépendance, ainsi que les responsabilités assumées après l’indépendance. Il exprimera la même dimension de témoignages historiques, n’hésitant pas à relater des faits longtemps gardés secrets». L’oratrice confie que son papa avait espéré présenter son livre au Salon international du livre d’Alger, mais…en vain. «La connaissance de sa maladie conféra un caractère d’urgence à l’édition de ce livre qu'il voulait tant faire paraître. Le livre est sorti dans un délai record. C’est ainsi que mon père a pu et ce fut pour lui un soulagement et un réconfort de voir sur son lit d’hôpital un premier exemplaire de ses mémoires, deux jours avant qu’il ne rende l’âme. Trop affaibli par la maladie pour le feuilleter lui-même, il a tenu à faire vérifier quelques détails et demandé qu’on lui lise le résumé fait par l’éditeur, et ce, dans ce que furent ses derniers moments de lucidité. Le sort, hélas, a voulu qu’il soit mis en terre le jour même où devait sortir le livre en librairie. Une coïncidence à forte connotation symbolique, s’agissant de quelqu’un qui a voué une grande partie de sa vie à la transmission du savoir. C’est dire, en plus de toute la charge émotionnelle que charrie le dernier souffle de vie d’un être cher, que cet ouvrage est un concentré du vécu et  de l’esprit de  mon père, mais aussi de la nation algérienne, qui a une valeur de testament». Notre collègue et confrère, Hamid Tahri, a souligné, pour sa part, que Zahir Ihaddaden lui a fait l’honneur de préfacer son dernier beau livre Portraits, sorti en septembre dernier. Il précise que sa proximité avec le défunt, il la doit au métier de journaliste qu’il exerce depuis des décennies. Hamid Tahri note que depuis son enfance à Sidi Aïch, à sa retraite en 1984, il a vécu alternativement à Alger, où il réside, et à Toudja,   où il aime se ressourcer, Zahir Ihaddaden a traversé les  décennies à un rythme effréné, mêlant son destin à son pays, l’Algérie, pour laquelle il a combattu pendant la Guerre de Libération et pour laquelle il a livré la grande  bataille du développement dès l’indépendance dans le secteur  des médias, particulièrement. Il a été à l’origine de la corporation de nombreuses générations de journalistes.   «Je le connaissais à travers ses œuvres, notamment en histoire, où il a été le continuateur  de Mohamed Cherif Sahli, son proche parent, qui avait écrit des ouvrages importants sur l’Algérie des origines et des chefs militaires et politiques. En le côtoyant, j’ai senti que Zahir avait de l’estime et de l’admiration respectueuse pour Sahli. Zahir me disait qu’il ne comprenait pas qu’on réduise l’histoire de l’Algérie à la colonisation française, alors que notre pays a une  histoire plusieurs fois millénaire, hélas méconnue et parfois omise. C’est dans cet esprit  qu’il s’est mobilisé  lorsqu’il s’est agi de rééditer les livres de Sahli, notamment le message de Yougourtha et de l’Emir Abdelkader», témoigne t-il. Le chirurgien-dentiste Djamel Sahli a, dans son argumentaire, fait le parallèle entre ses deux regrettés oncles, Mohamed Sahli et Zahir Ihaddaden. Des oncles qu'il qualifie d’«humbles», «discrets», «détenteurs de rigueur et  d’honnêteté intellectuelle». «J’aurais voulu demander aux historiens, aux chercheurs et aux journalistes de dire à chaque fois la vérité sur l’histoire de notre Algérie, même si elle devait nous faire mal», lance, en guise de conclusion, Djamel Sahli à l’assistance.  

Le comédien Mohamed Djedid tire sa révérence

Il a fait rire l’Algérie entière à chaque Ramadhan, dans des feuilletons télévisés à l’humour désopilant, répandant, dans les chaumières algériennes, de la bonne humeur et de la positivité. Mohamed Djedid, le comédien oranais à l’humour in
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Le comédien Mohamed Djedid tire sa révérence

Il a fait rire l’Algérie entière à chaque Ramadhan, dans des feuilletons télévisés à l’humour désopilant, répandant, dans les chaumières algériennes, de la bonne humeur et de la positivité. Mohamed Djedid, le comédien oranais à l’humour inimitable, a tiré sa révérence, hier après-midi au niveau de l’établissement hospitalo-universitaire 1er Novembre d’Oran, où il a été admis, le matin même, dans un état très critique. Il combattait, durant plusieurs mois, une terrible maladie qui le rongeait, mais qui a fini par l’emporter du haut de ses 52 ans, laissant la famille artistique locale orpheline. Dès l’annonce de sa disparition, plusieurs artistes et comédiens oranais se sont rués vers l’EHU d’Oran pour lui rendre un hommage posthume. Sur les réseaux sociaux, les hommages n’ont pas cessé de pleuvoir non plus, minute après minute, saluant la mémoire de cet humoriste hors pair. Il faut dire que cet homme, dont le surnom est «Houari Boudaw», a été adopté par chaque famille algérienne, tant, au fil des années, tout un chacun s’est habitué à le voir sur le petit écran, mais aussi, de temps à autre, dans des longs-métrages. Il jouissait d’une popularité exceptionnelle, qu’il tirait de sa façon de jouer, empreinte d’un parler cru, celui des petites gens des quartiers populaires. Son talent était tel qu’il ne se contentait pas de faire rire les téléspectateurs ; beaucoup de ces derniers, en effet, s’identifiaient à lui, séduits par le choix des personnages qu’il endossait, le plus souvent des antihéros, des pères de famille dépassés, ne sachant plus à quel saint se vouer, mais qui finissaient par surmonter les problèmes en les tournant à la dérision. Avec les comédiens Abdelkader Addad et Bakhta, il formait un trio à l’humour décapant, le fameux «Toulati el amjad», dans lequel il jouait le rôle de Houari Boudaw. Mohamed Djedid est mort hier, mais il continuera à vivre dans le cœur des Algériens. Adieu l’artiste, et merci de nous avoir fait autant rire !  

JSM Béjaïa : Les dirigeants dénoncent

Les dirigeants de la JSM Béjaïa ont tenu à dénoncer le mauvais accueil dont ils ont fait l’objet, samedi dernier à El Eulma, à l’occasion du match face au MCEE comptant pour la 26e journée du championnat de Ligue 2. Selon les responsables de la
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JSM Béjaïa : Les dirigeants dénoncent

Les dirigeants de la JSM Béjaïa ont tenu à dénoncer le mauvais accueil dont ils ont fait l’objet, samedi dernier à El Eulma, à l’occasion du match face au MCEE comptant pour la 26e journée du championnat de Ligue 2. Selon les responsables de la JSMB, la lourde défaite concédée devant l’équipe locale (4-1) serait consécutive aux agressions et agissements des dirigeants et supporters de la formation locale à leur encontre. Le manager général de la JSMB, Brahim Zafour, a tenu à déclarer à ce propos : «Nous avons été mal accueillis et nos joueurs ont été perturbés, et même empêchés de faire les échauffements d’avant-match pour des raisons qu’on ignore. J’ai personnellement subi ces agissements, où les dirigeants ont voulu s’en prendre à moi, m’accusant à tort d’avoir tenté d’approcher leurs joueurs. En tous les cas, le climat n’a pas été favorable pour réaliser un bon résultat, bien que nous ayons fait le déplacement pour réaliser le meilleur résultat possible», accuse le responsable béjaoui. Et d’ajouter : «Cela dit, nos chances restent intactes pour l’accession et nous ferons en sorte de bien négocier les matches restants pour nous mettre à l’abri et réaliser notre objectif.» La défaite concédée par les Vert et Rouge n’a pas affecté le classement, puisque la JSMB reste toujours sur le podium avec 46 points, mais elle est désormais sous la menace des autres formations prétendant à l’accession, en l’occurrence l’ASO Chlef et le CA Bordj Bou Arréridj, revenues à deux points du podium. Désormais, les Béjaouis doivent impérativement bien négocier les matches restants pour se mettre à l’abri d’une mauvaise surprise, afin de décrocher le ticket de l’accession en Ligue 1.

Le groupe au complet

La délégation du club nigérian de Plateau United, adversaire de l’USM Alger en 16es de finale (bis) de la Coupe de la CAF, est arrivée avant-hier à Alger. Le match retour est prévu ce mardi, à 18h, au stade du 5 Juillet à Alger. A l’aller, les
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Le groupe au complet

La délégation du club nigérian de Plateau United, adversaire de l’USM Alger en 16es de finale (bis) de la Coupe de la CAF, est arrivée avant-hier à Alger. Le match retour est prévu ce mardi, à 18h, au stade du 5 Juillet à Alger. A l’aller, les Nigérians s’étaient imposés, à Lagos, sur le score de deux buts à un. Ayant élu domicile dans un hôtel de l’ouest de la capitale, les joueurs de Plateau United, qui ont fait un voyage plutôt usant puisque l’avion de l’Emirates, qui les transportait de Dubaï vers Alger, a dû transiter par Barcelone en raison des conditions météorologiques, se sont entraînés, hier, au stade de Bologhine. Aujourd’hui, la séance est programmée au stade du 5 Juillet à l’heure du match (18h). Les Usmistes, par contre, se sont entraînés, hier, durant la matinée. Le staff technique a disposé, à cet effet, de l’ensemble de ses joueurs, y compris Benkhemassa, ce qui serait un atout supplémentaire en prévision de cette rencontre importante. En tout cas, les Rouge et Noir gardent intactes leurs chances de qualification à la phase des groupes. La différence d’un but est surmontable, même si les derniers résultats du club sont mitigés. A noter, par ailleurs, que les dirigeants de l’USMA ont exprimé avant-hier leur mécontentement par rapport au changement de la domiciliation de Bologhine vers le 5 Juillet. D’après Abdelhakim Serrar, qui a fait une déclaration à l’EPTV, ce sont les responsables de la FAF qui ont demandé à la CAF d’effectuer des visites aux stades de Bologhine et du 20 Août. Il faut rappeler en dernier lieu que la rencontre sera arbitrée par un trio sénégalais. Il s’agit de l’arbitre Maguette Ndiaye, qui sera assisté de ses compatriotes Ababacar Sene et Nouha Bangoura.  

Le CRB à l’heure africaine

Le CR Belouizdad, tout auréolé de son importante victoire face au MC Oran dans sa lutte pour le maintien, est désormais concentré sur la Coupe de la CAF, l’autre challenge des Rouge et Blanc cette saison. La bande à Rachid Taoussi est à 90 minutes
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Le CRB à l’heure africaine

Le CR Belouizdad, tout auréolé de son importante victoire face au MC Oran dans sa lutte pour le maintien, est désormais concentré sur la Coupe de la CAF, l’autre challenge des Rouge et Blanc cette saison. La bande à Rachid Taoussi est à 90 minutes d’une qualification à la phase de poules. Après un jour de repos (hier), les joueurs vont reprendre les entraînements aujourd’hui pour préparer la manche retour des 16es de finale (bis) contre l’ASEC Mimosas qui aura lieu finalement demain (mardi) au stade du 20 Août 1955 à 17h. Hier, le coach marocain du Chabab a consacré une séance de travail pour les joueurs qui n’ont pas pris part au match contre le MCO. Le gros du travail de la séance d’aujourd’hui sera consacré au volet technico-tactique dans l’espoir de contrer l’équipe ivoirienne et surmonter le retard d’un but encaissé à l’aller, le 8 avril dernier, à Abidjan. L’équipe se présentera au grand complet avec le retour des joueurs qui n’ont pas fait le voyage en Côte d’Ivoire, tels que Belaïli, Draoui, Khoudi et Bouchar. En plus du retour de ces joueurs importants, l’entraîneur du CRB s’est réjoui de l’organisation du match au stade du 20 Août 1955 qui permettra aux fans belouizdadis d’être présents en grand nombre. La direction du club phare de Laâqiba a décidé d’accorder 20 millions de centimes aux joueurs, histoire de les motiver davantage en prévision de cette rencontre. A noter que l’équipe de l’ASEC Mimosas se trouve à Alger depuis samedi. La délégation ivoirienne est hébergée à l’hôtel Soltane à Hussein Dey. Deux séances d’entraînement sont au programme de l’équipe au stade du 20 Août, histoire de s’adapter à la pelouse synthétique.  

L’AIE voit le rééquilibrage se poursuivre

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a maintenu vendredi sa prévision de demande de pétrole en 2018 malgré quelques facteurs d’incertitudes, voit le rééquilibrage du marché se poursuivre. L’organisme s’attend à ce que la demand
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L’AIE voit le rééquilibrage se poursuivre

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a maintenu vendredi sa prévision de demande de pétrole en 2018 malgré quelques facteurs d’incertitudes, voit le rééquilibrage du marché se poursuivre. L’organisme s’attend à ce que la demande mondiale de pétrole progresse de 1,5 million de barils par jour (mbj) cette année, comme annoncé le mois dernier. Toutefois, les tensions commerciales actuelles entre les Etats-Unis et la Chine représentent un «risque» pour ces prévisions, relève l’AIE. En ce qui concerne le premier trimestre, une «plus forte croissance» de la demande aux Etats-Unis, qui s’explique notamment par une météo fraîche et le démarrage d’un nouveau projet pétrochimique, a été «partiellement compensée» par une croissance de la demande plus faible en Chine. L’AIE a relevé une progression des prix, soutenue notamment par l’instabilité politique au Moyen-Orient. L’incertitude concernant la situation en Syrie et au Yémen «a aidé à propulser le prix du baril de brent au-dessus des 70 dollars». «Il reste à voir si les récents tarifs élevés se maintiendront, et si c’est le cas, quelles seront les implications sur la dynamique du marché», s’interroge l’AIE. Les cours du pétrole avaient chuté à la mi-2014 mais sont depuis remontés, s’établissant fermement au-dessus des 60 dollars le baril dernièrement. Ils ont été soutenus par la décision, fin 2016, des pays producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), associés à d’autres producteurs non membres du cartel, dont la Russie, de limiter leur production. En mars, la production de pétrole a atteint 97,8 millions de barils par jour, les pays producteurs ayant réduit leur production de 800 000 barils supplémentaires par rapport à ce que prévoyait leurs engagements, selon le rapport. Toutefois, «un peu plus d’un tiers» de la réduction de mars est due à un recul «non intentionnel» de la production du Venezuela et du Mexique, précise l’AIE. «Jusqu’à présent, rien n’indique que l’OPEP augmente sa production en réponse aux récents prix plus élevés ou pour compenser la chute de l’offre vénézuélienne», indique le rapport, ce qui devrait permettre la poursuite du rééquilibrage du marché. Les réserves commerciales des pays de l’OCDE ont reculé en février de 26 millions de barils à 2,8 milliards de barils, leur «plus bas niveau depuis avril 2015». A la fin de ce mois, elles n’étaient plus «que de 30 millions de barils au-dessus de la moyenne de cinq ans». Elles pourraient atteindre, voire être en dessous du niveau moyen sur cinq ans, au mois de mai, selon l’AIE, accomplissant ainsi l’objectif prévu par l’accord des pays producteurs. Alors que cet accord court actuellement jusqu’à fin 2018, l’OPEP envisagerait de modifier son objectif pour le fixer à leur moyenne sur sept ans. La prochaine réunion des ministres de l’OPEP et de leurs partenaires aura lieu le 22 juin à Vienne.

«Tout le système économique est orienté vers l’importation»

Propos recueillis par Akli Rezouali   Le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle mise à jour de la liste des produits concernés par les restrictions à l’importation. L’instabilité de la politique observée en la matière ne risque-t-
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«Tout le système économique est orienté vers l’importation»

Propos recueillis par Akli Rezouali   Le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle mise à jour de la liste des produits concernés par les restrictions à l’importation. L’instabilité de la politique observée en la matière ne risque-t-elle pas de pénaliser davantage la sphère productive ? La liste des marchandises soumises au régime de restrictions à l’importation a été arrêtée par le décret exécutif n°18-02 du 7 janvier 2018. Elle comprend une contradiction dès lors qu’elle comporte de nombreux produits utilisés comme inputs par des entreprises de production. Ces dernières ont réagi et l’ont fait savoir au ministère du Commerce. D’où la décision d’épargner peut-être les marchandises utilisées dans la sphère productive du régime des restrictions à l’importation. C’est une correction de la première liste qui est destinée, en premier lieu, à rassurer les producteurs que les prohibitions ne sont pas orientées vers le blocage de la production nationale mais beaucoup plus pour la renforcer. C’est la protection du marché national qui est visée en priorité. En revanche, il faut s’attendre à voir d’autres produits apparaître sur la nouvelle liste dans le cadre de la mise en œuvre de sauvegarde visant à prémunir une ou plusieurs branches industrielles de menaces liées à l’importation massive de produits étrangers similaires. Il est à rappeler que le ministère du Commerce a institué, par arrêté interministériel du 8 janvier 2018, un dispositif de gestion et de suivi des mesures de sauvegarde conformément aux recommandations de la loi de finances 2018. Les barrières non tarifaires imposées au commerce extérieur sont-elles vraiment efficaces pour réduire la facture d’importation ? Les barrières non tarifaires à l’importation ont montré leurs limites dans la plupart des pays et sont décriées par les opérateurs économiques. Depuis 2016, leur mise en application en Algérie, que ce soient les licences d’importation ou le régime des restrictions, a fait des mécontents : importateurs pour la revente en l’état, producteurs nationaux et partenaires commerciaux de l’Algérie, notamment l’Union européenne du fait de l’Accord d’association. Cependant, les contingentements des importations ne suffisent pas pour ramener l’équilibre de la balance commerciale. Il faut faire jouer également deux autres instruments qui ont montré leur efficacité : le tarif douanier et le taux de change. Certes, ils peuvent entraîner une hausse des prix des produits importés, mais les consommateurs et les producteurs seront amenés à faire des arbitrages. C’est le dosage de l’ensemble des mesures de protection ainsi que la concertation avec les associations de producteurs et de consommateurs qui pourraient rendre efficiente une politique commerciale extérieure. Les réformes structurelles annoncées récemment par le gouvernement intègrent une rationalisation des investissements publics à forte intensité d’importation. Quel impact risque d’induire une telle mesure sur l’activité économique ? Le secteur public, à travers les entreprises publiques économiques (EPE), est très dépendant des importations. La contradiction est celle par exemple de l’industrie manufacturière entière (plusieurs branches industrielles) qui ne contribue que pour 5% du PIB, mais en même temps absorbe près des trois quarts des importations alors que ses exportations ne sont que de l’ordre de 2% du total. S’il faut faire des réformes, c’est aller dans le sens de l’inversion de cette logique. En réalité tout le système économique est orienté vers l’importation. D’où la nécessité de changer de modèle de croissance économique. Un véritable défi !   Les limitations aux importations sont-elles de nature à alimenter l’inflation ? Pour le moment, nous n’en sommes pas là. Mais si dans quelques mois, les effets des restrictions quantitatives à l’importation ne sont pas compensés par une part importante de la production nationale, et si le taux de change du dinar par rapport aux monnaies étrangères venait à se déprécier encore un peu plus, alors dans ce cas des tensions inflationnistes pourraient apparaître du fait de l’existence sur le marché d’une demande importante alors que l’offre ne suit pas, surtout si d’autres facteurs venaient à contribuer indirectement à aggraver le déséquilibre.

Les opérateurs économiques s’impatientent

Les opérateurs économiques des secteurs touchés par l’interdiction d’importation de certains intrants, nécessaires à leur activité de fabrication, attendent avec impatience la mise en œuvre de la décision de levée du gel annoncée récemment par
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Les opérateurs économiques s’impatientent

Les opérateurs économiques des secteurs touchés par l’interdiction d’importation de certains intrants, nécessaires à leur activité de fabrication, attendent avec impatience la mise en œuvre de la décision de levée du gel annoncée récemment par le ministère du Commerce. Ayant déjà prévenu contre les conséquences de l’interdiction d’importation des arômes sur la production, le président de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Ali Hamani, se dit impatient de voir la levée de l’interdiction effectivement mise en application. «Nous sommes en phase d’inquiétude et on souhaite que cette décision de levée d’interdiction soit appliquée le plus rapidement possible», nous dit M. Hamani. Selon lui, la suspension qui frappe l’approvisionnement en intrants ne touche pas uniquement le secteur des boissons, mais plutôt l’ensemble de la filière agroalimentaire qui se voit aujourd’hui privée de matière première indispensable et non disponible localement. «Les stocks sont en rupture dans certaines unités et les travailleurs de beaucoup d’entreprises de production de boissons risquent de se retrouver au chômage technique avant de se retrouver au chômage tout court à la veille du mois de Ramadhan», souligne le président de l’APAB. Et d’affirmer que certaines chaînes de production «sont déjà à l’arrêt ou travaillent à mi-temps en raison de l’indisponibilité des arômes sur le marché local». Pour l’heure, la nouvelle liste négative de laquelle les intrants ont été retirés n’a pas été rendue publique officiellement, mais le président de l’APAB révèle qu’il a été contacté par le ministère du Commerce pour qu’il lui transmette la liste des entreprises souhaitant importer des arômes et les quantités souhaitées. Les autres intrants ciblés par la levée d’interdiction à l’importation concernent la fabrication du plastique. Sur ce point, le président du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (Ceimi), Kamel Moula, souligne qu’il a toujours milité «pour que les producteurs du secteur aient toute la latitude de s’approvisionner à partir des marchés qu’ils veulent, en ce sens que ce sont eux les seuls à même de savoir les quantités d’intrants dont ils ont besoin et la qualité qu’ils leur faut». Selon lui, l’interdiction d’importation des intrants «a été décidée vraisemblablement par erreur» au vu des innombrables préjudices qu’elle engendrerait et qu’on pouvait aisément prévoir. Quant à la disponibilité de certains intrants sur le marché local, le président du Ceimi précise que «les fabricants algériens optent toujours pour le produit local, à condition que ce produit réponde aux normes». Il convient de rappeler que le ministère du Commerce a annoncé, la semaine dernière, qu’une soixantaine de produits seront retirés de la liste de ceux interdits à l’importation, totalisant actuellement quelque 1000 produits, auxquels s’ajouteront une quarantaine d’autres issus des industries du verre et de l’aluminium. Pour ce qui concerne les soixante produits qui feront l’objet de retrait de cette liste, le même responsable a indiqué qu’il est question essentiellement d’intrants nécessaires à la fabrication du plastique, ainsi que les arômes alimentaires, dont l’interdiction a engendré des problèmes d’approvisionnement aux producteurs de boissons.

L’art au service de l’environnement

La protection de l’environnement est l’affaire de tous», ont souligné les artistes qui ont pris part à une rencontre organisée, mercredi, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, à l’invitation du chanteur Zayen, qui a mis  en bra
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L’art au service de l’environnement

La protection de l’environnement est l’affaire de tous», ont souligné les artistes qui ont pris part à une rencontre organisée, mercredi, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, à l’invitation du chanteur Zayen, qui a mis  en branle un projet environnemental. Ce dernier consiste en un clip de soutien à une opération de nettoyage dans plusieurs régions d’Algérie. Il est monté en collaboration avec la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou. Karim, du groupe «les Abranis», a parlé de l’importance de ce projet. «Je suis vraiment très heureux d’assister à cette rencontre. On doit aussi chanter pour servir l’écologie», a-t-il dit, tout comme Azouaou Oussadi, qui a, lui aussi, précisé que «cette action est louable. Il faut sensibiliser les gens à faire preuve de civisme au quotidien», a-t-il plaidé. «C’est une rencontre pour la bonne cause», a ajouté la chanteuse Kenza, avant que Rabah Ouferhat n’estime que  «ce travail est extraordinaire». De son côté, Kaci Abderrahmane a rendu hommage aux promoteurs de ce projet, tout en soulignant l’impact positif de cette action. Mouloud Assam  a également expliqué que ce genre d’activités permet aux villes et villages de rester propres. Le poète Slimane Belharet a salué l’initiative de Zayen, qui a décidé de réunir des artistes autour d’un clip sur l’environnement. Pour Nabila Goumeziane, directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, quand une action d’intérêt général est initiée par des artistes, elle peut provoquer un grand impact positif. La même responsable a rappelé qu’une opération de nettoyage est prévue, dans le même sillage, pour aujourd’hui, dans la ville de Tizi Ouzou, en collaboration avec les directions de la wilaya. «Le clip Dda Musa laisse apparaître une consonance linguistique telle que le kabyle, l’arabe, le chaoui, le m’zab, le français, le russe. La chanson est interprétée par une trentaine d’artistes. En Algérie, il existe de nombreuses organisations compétentes en la matière, l’idée étant de mobiliser la population, mais aussi les artistes ayant pris part à l’enregistrement du clip», a souligné l’auteur et animateur de télévision,  Farid Galaxie.

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