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Si, un jour la frontière sud est exploitée davantage pour la main-d’œuvre, cela rendra service au secteur de l’agriculture

- Comment l’Algérie peut tirer profit de l’expérience turque en matière de textile et d’agroalimentaire ? Il y a simplement des pratiques à identifier et des principes à suivre. D’une manière générale, il faut d’abord s’autosuffire, c
El Watan - Economie

Si, un jour la frontière sud est exploitée davantage pour la main-d’œuvre, cela rendra service au secteur de l’agriculture

- Comment l’Algérie peut tirer profit de l’expérience turque en matière de textile et d’agroalimentaire ? Il y a simplement des pratiques à identifier et des principes à suivre. D’une manière générale, il faut d’abord s’autosuffire, c’est-à-dire répondre aux besoins primaires de la population qui est de manger. Pour cela, nous avons tout ce qu’il faut, la terre fertile et de l’eau et il n’y a aucune raison, en principe, pour que cet objectif ne soit pas atteint. Puis vient le deuxième principe : c’est la transformation et nous avons la tête baissée. Car, la première règle n’est pas acquise. Donc, nous assumons ce retard. Nous sommes en train de mettre des couches au-dessus et pourtant tout est accessible. Comme la ressource est rare, il faut faire un choix et se demander dans quel domaine je peux avoir un taux d’intégration important et si j’ai moins de 40%, pas la peine de s’aventurer ou de perdre du temps... La sélection ici est de mise. L’idée est de ne pas pouvoir faire l’impasse sur le diagnostic existant. Nous devons aussi faire de la substitution à l’importation, mais à condition que cela ne revienne pas plus cher que les produits importés, sinon nous n’aurons pas de chance pour l’exportation. Un détail important à soulever : la main-d’œuvre. Nous devons être dans la productivité. C’est-à-dire, moi, l’employeur, je paye 20% plus cher ma main-d’œuvre, mais je sais que la productivité sera de 20% de plus. Le souci en Algérie est que l’abondance  de la main-d’œuvre n’existe malheureusement pas. Si aujourd’hui, on voudrait mettre 1000 femmes derrière une machine dans un endroit, on ne peut pas les trouver dans certaines zones où le taux de femmes travailleuses est bas. Toute production qui nécessite la cueillette pose d’ailleurs problème. A Dubai, par exemple, c’est grâce à cette main-d’œuvre que la productivité s’est développée. Même méthode utilisée en Espagne. Aujourd’hui, en Algérie, les machines remplacent la main-d’œuvre ! Si un jour la frontière sud est exploitée davantage grâce à la main-d’œuvre, cela rendra service au secteur de l’agriculture. La Turquie avait d’ailleurs la même préoccupation que l’Algérie, c’est-à-dire : nourrir. Et  après avoir atteint cet objectif, elle développe l’industrie agroalimentaire. En Turquie, on a atteint le stade de la sous-traitance. Et étant donné les liens forts entre la Turquie et l’Allemagne, les Turcs ont su et même pu tirer profit et  se demandent pourquoi alors ne pas suivre la compétence allemande. La Turquie s’est donc appuyée sur son client principal, ce que nous n’avons pas chez nous. Nous ne sous-traitons presque rien. Au début, la Turquie était l’atelier des Allemands pour devenir ensuite un relais. - La réduction des importations permettra-t-elle de booster cette filière qui se cherche ? Non. Elle créera la spéculation. Toute cette question de licences d’importation ne fait qu’accentuer la spéculation. C’est d’ailleurs l’exemple du ciment, des bananes. Il y a une déperdition des valeurs. On a simplement détruit le dinar et le pouvoir d’achat. Ce que je veux dire, ce n’est pas forcément la bonne solution. - Et le partenariat public-privé, comment faut-il l’orienter pour qu’il soit une réussite ? Pour les secteurs marchands, l’Etat n’a pas à s’en préoccuper. Tout cela est dépassé à mon sens. Nous sommes en train de reculer et nous ne trouvons toujours pas les bonnes solutions. L’Etat n’a en principe rien à y voir. Au lieu de ce partenariat public-privé, il faut simplement encourager le domaine commercial marchand. Mais ce qu’il faut noter au final est que dans toute industrialisation, il faut établir une réflexion et avoir des objectifs et surtout les déclarer pour évaluer ensuite. Et cette option n’est jamais appliquée en Algérie. Nous n’avons jamais tracé des résultats attendus.  

Relizane L’eau risque d’hypothéquer la rentabilité du mégaprojet du textile

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a été reçu hier par le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier effectuera prochainement une visite en Algérie qui, dit-il, «constituera une étape importante da
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Relizane L’eau risque d’hypothéquer la rentabilité du mégaprojet du textile

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a été reçu hier par le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier effectuera prochainement une visite en Algérie qui, dit-il, «constituera une étape importante dans les relations algéro-turques». L’occasion pour El Watan Week-end a choisi de faire le point sur les investissement turcs en Algérie. Débrief’ Les grands travaux de réalisation de la première phase du mégaprojet intégré du textile, l’un des grands pôles industriels érigés au niveau du parc de Sidi Khettab dans la wilaya de Relizane, ont été achevés par l’entreprise Astay 36 mois après leur entame. Il ne reste plus que l’installation des équipements utiles pour la production, comme convenu dans la convention-cadre signée entre les actionnaires qui sont les entreprises publiques nationales (30%pour C&H, 21% pour Tesalg) et Intertay, filiale de Taipa (49%), l’un des leaders mondiaux du textile. Toutes les mesures ont ainsi été ficelées par les responsables de l’usine pour démarrer les machines des ateliers établis sur une surface de 100 hectares, soit 20% de la superficie globale du complexe, a-t-on appris de source bien informée qui précisera que le centre de formation a déjà accueilli la première vague du personnel concerné par le perfectionnement. «On a érigé notre propre centre de perfectionnement et d’amélioration du savoir-faire, une structure qui pourra accueillir plus 400 stagiaires pour un cycle de 2 mois» a indiqué notre source. «L’eau reste le seul souci qui risque, selon notre source, de troubler notre processus de production.» Le complexe a bénéficié d’une autorisation pour la réalisation de quatre forages mais l’usine a besoin de 10 millions de litres/jour pour être optimale, a-t-on appris.Rappelons que lors de son passage à Relizane, l’ex-ministre de l’Industrie,  Abdesselam Bouchouareb, a promis le dégagement d’une enveloppe financière de 1300 milliards de dinars pour l’aménagement du site sur ces 500 ha par l’Agence nationale de la régulation intermédiaire foncière (Alpiref). L’opération devrait porter sur la pose de la voirie et son raccordement aux différents réseaux (eau, électricité et gaz de ville) ainsi que la fibre optique. Mais depuis et jusque-là, rien n’a été fait. Une contrainte qui inquiète sérieusement les initiateurs du projet qui s’accrochent tout de même à entrer en production dès le mois prochain. Pour  sa capacité de production annuelle en matière de textile durant cette phase, on prévoit la réalisation de 30 millions de mètres linéaires de tissu destinés à la confection des jeans, de 14 millions de mètres linéaires de tissu destinés à la confection des chemises et 3200 tonnes d’étoffe de bonneterie. Au sujet de la confection, l’on table sur une production annuelle de 12 millions de pièces jeans, 6 millions de pièces chemises et 12 millions d’unités de bonneterie. Tous les moyens humains et matériels ont été réunis pour atteindre ces objectifs, affirme-t-on. Ainsi, il est question de recruter pour cette phase pas moins de 10 000 employés qualifiés dans leurs spécialités. Il est aussi question de l’installation d’une centrale d’énergie (électricité et vapeur) de 35 mégawatts pour palier à toute éventuelle coupure de courant et garantir l’autoalimentation. Le traitement des eaux avant et après usage est aussi pris en considération. Dans ce sens, une station de traitement des eaux et de leurs 10 000 m3 est prête pour le service. Même une cité résidentielle pour 600 personnes est au programme. «Tous ces éléments sont des paramètres de réussite et des atouts en mesure de booster la variante coût/qualité de notre produit pour faire face à la concurrence mondiale», a expliqué notre source. Cela dit, après l’achèvement de la 2e phase en 2022, le complexe compte mettre sur le marché national 40% de sa production et le reste sera destiné à l’exportation. «Nous avons tous les atouts pour concurrencer les grandes firmes du textile», a souligné notre source. En plus de son apport dans la diversification de l’économie nationale et son impact sur le monde du travail, où l’on présage 25 000 postes d’emploi direct, ce mégaprojet amorcera autour de lui toute une panoplie d’activités, notamment en matière d’agriculture. «Relizane a toutes les potentialités pour se lancer dans la culture du coton, la matière utile pour la production de la filature», a souligné un agriculteur averti. «Il est utile de moderniser notre agriculture et l’adapter surtout avec les besoins de notre industrie», a-t-il noté en précisant : «Autrefois, on cultivait le coton dans la région de Hemadena et on peut revenir à ce créneau.»  

Il m’a fallu 37 ans d’expérience avant d’être le directeur du TRO»

Né en 1960, Mourad Senouci est sociologue de formation, homme de médias et bien sûr de théâtre. Il a travaillé pour plusieurs organes de presse, notamment l’Unité, El hadef, Alger républicain et le Matin, avant de se diriger vers la radio et la t
El Watan - Culture

Il m’a fallu 37 ans d’expérience avant d’être le directeur du TRO»

Né en 1960, Mourad Senouci est sociologue de formation, homme de médias et bien sûr de théâtre. Il a travaillé pour plusieurs organes de presse, notamment l’Unité, El hadef, Alger républicain et le Matin, avant de se diriger vers la radio et la télévision algérienne. Il a à son actif 17 pièces théâtrales, dont 9 adaptations et 8 créations. «J’ai connu le théâtre très jeune, à l’époque où j’étais au CEM Hamou Boutlélis, à l’âge de 13 ou 14 ans. Une troupe de théâtre de lycéens avait besoin qu’un collégien joue avec eux, et c’est comme ça qu’on m’a sollicité», raconte-t-il. Par la suite, au niveau du lycée, il a crée une troupe de théâtre appelé Chabab. «J’étais très moyen lors de ma scolarité, et j’avais peur que mon père me demande d’arrêter de faire du théâtre. Pour qu’il ne m’arrête pas, j’ai fait des efforts dans mon cursus scolaire. En fait, c’est grâce au théâtre que je n’ai pas eu de problèmes de scolarité après. La première fois où j’ai eu un tableau d’honneur, c’était l’année où j’ai fait le théâtre, en 2e AS», se souvient-il. «Mais ma première véritable pièce remonte à l’année 1985 lorsqu’avec ma troupe on a participé au festival du théâtre amateur de Mostagnem, durant lequel on a eu le grand prix.» C’est ainsi que Mourad Senouci, avec sa troupe, se sont approchés du grand dramaturge Abdelkader Alloula. «Il considérait qu’on était un peu à l’avant-garde du théâtre amateur. Comme la troupe était constituée essentiellement d’étudiants, pour lui, c’était une chance : la perception, l’évolution, tous les ingrédients étaient réunis pour avancer.» C’est ainsi qu’Abdelkader Alloula les met en contact avec Ghaouti Azri, un professionnel du théâtre, qui a rejoint leur troupe. «En 1986, on a produit une pièce pour enfants. Tout en étant amateur, on a bénéficié d’un encadrement professionnel. C’est-à-dire qu’on a eu comme metteur en scène Azeri, qui était le bras droit d’Alloula au théâtre, et le scènographe Zerrouki Boukhari, qui était le scénographe attitré de Alloula, ainsi qu’Abdelaoui Chikh pour la musique, et deux chanteurs Mohamed et Souad Bouali.» Lors de cette année 1986, ils bénéficièrent d’un partenariat avec la mairie d’Oran par le biais de l’ACVO. «La mairie a fait une avance sur recette c’est-à-dire qu’elle a acheté 20 représentations à l’avance, ce qui nous a permis de couvrir les frais du spectacle.» L’année suivante, en 1987, la troupe allée à Mostaganem pour le festival du théâtre amateur, où elle a connu le premier couac : «On nous a dit qu’on était des professionnels, alors qu’on était universitaires. Ceci dit, la même année, on était invité au festival national du théâtre professionnel, mais là bas, on nous a demandé de participer hors compétition parce qu’ils nous considéraient comme amateurs. Ce qui fait qu’on n’était ni professionnels ni amateurs (rires).» Un peu après, les éléments de la troupe, une fois sortis de l’université, se sont dispersés. Certains ont quitté le théâtre, d’autres sont partis s’installer en France ou aux Etats-Unis. Il ne restait donc que Mourad Senouci et son acolyte de toujours : Samir Bouanani. «On a commencé à travailler avec l’université grâce aux sollicitations du professeur Hadj Melliani, donc on formait les étudiants de 3e année français. On chapeautait aussi les ateliers, avec le concours de Ghaouti Azeri. Ce n’est qu’après que  j’ai viré vers l’écriture, et depuis, je n’ai fait que ça. Quant Samir Bouanani, il s’est dirigé vers l’interprétation, en plus d’avoir bénéficié de formations de mise en scène et d’avoir assisté Guaouti Azeri dans deux productions.» En 2003, l’année de l’Algérie en France, ces deux acolytes ont monté un spectacle avec deux versions, française et dialecte algérien. Cette même année, Samir Bouanani a eu le grand prix d’interprétation masculine à Carthage. Dans la foulée, Ghaouti Azeri a été installé comme directeur du théâtre. «Quant à moi, j’ai commencé à écrire pour le théâtre, et j’ai eu la chance d’être mis en scène par les plus grands metteurs en scène : Azeri, Ziani Cherif, Sonia, Khoudi, Fouzia Aït El Hadj, Omar Fetmouch, tous ont mis en scène mes pièces. En même temps, j’ai été produit par un grand nombre de théâtre : Sidi Bel Abbès, Batna, Bejaïa, Annaba, le TNA et le TRO, et cela en plus des coopératives. La dimension nationale s’est alors installée. Parallèlement à cela, on n’a pas voulu laisser tomber la troupe Chabab, et je me suis dit puisqu’on est deux, pourquoi ne pas tenter le monodrame. Moi je n’en avais jamais écrit, et Samir n’en avait jamais joué, mais on s’est dit on ne perd rien à essayer.» C’est alors qu’est né le projet de Moutazaouidj fi otla (Un mari en congé) en 2006, par lequel est advenu la consécration. Cette pièce a duré une dizaine d’année, avec un nombre de représentations largement supérieur aux 300. «Bien simple, on a joué dans toute l’Algérie, dans les centres pénitenciers, dans les maisons de jeunes, les maisons de culture, les cités universitaires, les théâtres en plein air, les espaces de luxe etc» En outre, Moutazaouidj fi otla a été le premier spectacle théâtral algérien à avoir été invité et diffusé aux Etats-Unis en 2009, mais aussi Paris, et enfin au célèbre festival du Marrakech du rire. «On est resté la seule et unique compagnie qui a fonctionné en autofinancement. On n’a jamais demandé de subventions. D’ailleurs, avec les recettes de Moutazaouidj fi Otla, on a pu produire deux pièces: Pierre de patience, avec Adila Bendimrad (2015) et Adda (2017). On donne la preuve que le théâtre peut s’autofinancer». Pour résumer, il dira : «En gros, il m’a fallu 37 ans de pratique, d’expérience, des hauts et des bas, avant de devenir directeur du théâtre.» 

Théâtre d’Oran : Un haut lieu de culture

Le Théâtre régional d’Oran Abdelkader Alloula, dit TRO, se veut la carte de visite d’El Bahia. Dans l’inconscient collectif, quand on évoque le nom d’Oran, nous vient alors immédiatement en tête, au même titre que le fort de Santa Cruiz, ce
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Théâtre d’Oran : Un haut lieu de culture

Le Théâtre régional d’Oran Abdelkader Alloula, dit TRO, se veut la carte de visite d’El Bahia. Dans l’inconscient collectif, quand on évoque le nom d’Oran, nous vient alors immédiatement en tête, au même titre que le fort de Santa Cruiz, cet ancien opéra de l’ère coloniale, à l’architecture un peu «m’as-tu-vu», et qui subjugue tout autant les habitants d’Oran que ses visiteurs. Il porte le nom d’Abdelkader Alloula, cet immense dramaturge algérien lâchement assassiné par la horde intégriste en 1994. Situé à la place du 1er Novembre, ce bel édifice, de style néo-classique, a été réalisé par l’architecte Haliez en 1907. Faisant belle allure, il donne à la principale place d’Oran tout son charme et son éclat. Jouxté par un café populaire, -appelé justement «le Grand café du théâtre»-, et d’un restaurant, -se trouvant dans son dos-, ce théâtre crée alors, et malgré lui, un point de jonction entre plusieurs lieux emblématiques d’Oran : l’ancien quartier juif d’El Derb, le quartier historique de Sidi El Houari, et la vaste place du 1er Novembre, qui va bénéficier, sous peu, d’une extension conséquente, qui aura pour effet de doubler carrément sa superficie. De ce fait, il est «auréolé» par une animation quasi-permanente. Les soirs de générales, c’est le tout-Oran qui s’y rend, heureux de prendre ses aises dans ce lieu magique qui regorge d’histoire et d’anecdotes. Les marches, faites de marbre nous conduisent au somptueux hall par lequel on peut emprunter d’autres marches, tapissées de rouge, qui nous emmènent à la buvette du premier étage, ainsi qu’au balcon. Spécificités Ici et là, des piliers joliment sculptés ornent l’édifice. Ils sont à ce point majustueux et imposants que beaucoup rechignent à les désigner ainsi, préférant leur donner le nom de «colonnes», un terme, en effet, plus approprié que la première appellation. Toujours en ce qui concerne la sculpture, il faut savoir que le fronton du théâtre a aussi cette spécificité d’être orné par de belles statues de femmes, représentant la comédie, la tragédie et le drame. Elles ont été réalisées par le célèbre statutaire français Fulconis. Quand on entre à l’intérieur du théâtre, on est de facto «emporté» par la magie du lieu. Sans que ce ne soit «le luxe» à proprement parler, disons qu’un certain charme spécifique à ce lieu de culture, domine. En fait, notre première impression est d’ordre olfactif étant donné qu’on est frappé par cette odeur de bois, émanant des planches de la scène, qu’un machiniste entretient quasi-quotidiennement, en recourant au polish et à la teinte, mais avec un dosage dont lui seul a le secret. La scène est conçue à l’italienne, de manière à ce que les comédiens n’ont pas besoin de micros pour faire porter leurs voix jusqu’au balcon du premier et du deuxième étage, ainsi qu’au poulailler. Le théâtre compte, en tout et pour tout, 550 places, mais il faut dire qu’à sa réalisation, il en comptait davantage : le nombre de siège dépassait les 600. Certaines mauvaises langues disent que la réduction du nombre de siège est du au fait que l’Algérien aime prendre ses aises en allant apprécier une pièce théâtrale. S’entend par «prendre ses aises» : étirer ses jambes à souhait. «A la base, c’est un opéra, et avec son plateau à l’italienne, il regorge de cette atmosphère spécifique des anciens théâtres, ce qui fait qu’en y pénétrant, on a à chaque fois l’impression de voyager à travers l’espace et le temps», raconte Mourad Senouci, l’actuel directeur du TRO. Il est à la tête de cette institution, qui fait travailler un total de 50 travailleurs, depuis le mois de septembre dernier. «En étant installé à la tête de ce théâtre, je ne démarrais pas de zéro», nous dit-il. «Je suis parti d’un constat  : celui qui était avant moi (Ghaouti Azeri) n’a pas laissé de dettes, au contraire, il y avait une marge de manœuvre sécurisante. A cela, j’ai trouvé un personnel formé. Ce sont des acquis. Je me suis alors appuyé sur ces acquis pour mettre en place une autre démarche. Ayant eu un regard extérieur sur le théâtre, je sentais qu’on pouvait faire des choses.» Exigences La première mesure entreprise par Mourad Senouci est de «repousser» l’heure de la générale à 19h, au lieu de 17h. «J’ai démarré avec l’idée qu’il n’y a pas à Oran un public, mais des publics. Il nous faut alors plusieurs programmes, plusieurs approches. Le 19h, il est fait pour celles et ceux qui apprécient l’activité artistique au point de s’organiser pour cela. 19h, c’est après le boulot, le spectateur fait l’effort pour venir à cet horaire, aime aller au théâtre en nocturne, réserve sa place etc. Ce qui fait que le public de 19h est assez spécifique.» Ceci étant dit, il y a d’autres publics, comme celui des jeunes notamment, à qui on est consacré l’après-midi de samedi à partir de 16h. Généralement, ils viennent pour voir des stand-up, des concerts raps, ou encore des spectacles d’improvisation comme ceux de la troupe les Drôles Madaires. Quant aux après-midi de mardis et de vendredis, ils sont consacrés aux enfants qui viennent respectivement avec leurs enseignants et leurs parents. «On exige de la qualité dans la production, de la qualité dans l’accueil, mais aussi une bonne stratégie de com. En somme, ce que nous faisons rentre dans une démarche globale», nous dit-il avant de citer, parmi les contraintes qui empêchaient jusque-là les gens de venir au théâtre : la question du stationnement et celle relative à la garde des enfants. «On vient de trouver des solutions à ces deux contraintes», nous déclare-t-il . «On a conclu un accord avec un grand garage se trouvant à 5 minutes de marche à pieds du théâtre, plus précisément au boulevard de la Soumam : les gens qui veulent venir au théâtre, vont au garage, puis au retour, ils font valoir leur ticket, et bénéficient alors d’une réduction. De ce fait, tout le monde est gagnant dans l’affaire.» Quant à la question de la garde des enfants, qui se pose aux couples mariés, et qui les dissuade, parfois, d’aller apprécier des spectacles, là encore, une solution vient d’être trouvée. «A partir du mois de mars, on va ouvrir un espace enfant au sein même du théâtre: au niveau du 3e étage, on va installer des tapis, des chaises ainsi que des tables pour enfants, et les couples mariés pourront désormais venir avec eux, et moyennant une petite somme de 100 DA, les laisseront dans cet espace où il y a un atelier de dessin, des projections de films pour enfants, etc., avec des animateurs. Ça aura des répercussions sur le nombre du public qui va sans coup férir augmenter.» Amazighité A cela, il n’y aura plus les désagréments, pendant les spectacles, celui des enfants qui crient. Autre point salutaire : l’aménagement d’un accès pour les personnes à mobilité réduite. A l’heure de l’ouverture des guichets, un support mobile en bois est placé avant d’être démonté à la fin des spectacles, ce qui fait que la personne à mobilité réduite désireuse de se rendre à une pièce théâtrale peut le faire sans ambages. Par ailleurs, Mourad Senouci affirme essayer d’élever coûte que coûte le niveau des propositions. «On a eu 4 concerts de niveau international, d’autres viendront prochainement.» De même qu’il tient à ce qu’il y ait une représentation d’expression amazighe par mois. Enfin, pour ce qui est des productions du théâtre, Mourad Senouci affirme que cela ira crescendo : «D’abord, on va parrainer des spectacles du monde associatif, on produira notamment un spectacle des Drôles Madaires. Il y a aussi le projet de parrainer un spectacle avec l’association SDH (Santé Sidi El Houari), qui sera un genre de théâtre interactif, et enfin on produira un spectacle de rue avec des jeunes qui gravitent autour du théâtre, et un spectacle de marionnettes avec une association locale. Il s’agira de spectacles qui ne coûtent pas beaucoup mais qui sont importants. Dans l’immédiat, on va aider au moins 5 groupes de jeunes à pratiquer leurs arts.» Ceci dit, le TRO attend l’installation de la commission artistique à même de choisir les textes avant de se lancer dans la production de nouvelles pièces. «Une fois cette commission installée, on prévoit pour cette année deux productions : une grande production pour adulte, une grande production pour enfants.» Pour finir, il y a le volet littéraire : périodiquement, le théâtre ouvre ses portes à des conférences portant sur la littérature algérienne, et cette initiative devra prendre plus d’ampleur les semaines et les mois à venir.

Kamel Aziz : Le chaâbi, c’est mon identité

Kamel Aziz sera en concert demain, à 18h, à la salle Atlas de Bab El Oued, à Alger. Cela fait bien longtemps que cette salle n’a pas abrité de soirée chaâbie. L’Office national de la culture et de l’information (ONCI), qui organise le spectacle
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Kamel Aziz : Le chaâbi, c’est mon identité

Kamel Aziz sera en concert demain, à 18h, à la salle Atlas de Bab El Oued, à Alger. Cela fait bien longtemps que cette salle n’a pas abrité de soirée chaâbie. L’Office national de la culture et de l’information (ONCI), qui organise le spectacle, parle de «récital exceptionnel» de Kamel Aziz qui se produit rarement en public, sauf dans les fêtes de mariage ou dans les kaâdate populaires du Ramadhan. Demain, il succédera sur scène à Fayçal Hedroug, 54 ans, autre valeur sûre du chaâbi. Comme le jeune Mohamed Kamel Bouras, interviewé par El Watan Week-end dans une précédente édition, Kamel Aziz a été formé à la bonne école, l’andalou. «J’ai appris pendant quatorze ans au sein de l’ensemble El Founoun El Djamila à Alger. Je n’ai pas cessé d’écouter les enregistrements des machayikh, comme El Anka et Zahi. Petit à petit, j’ai commencé à interpréter le chaâbi et je continue d’apprendre», nous a confié Kamel Aziz, en marge d’un précédent concert à Alger. Au sein d’El Founoun El Djamila, il a commencé par maîtriser la guitare. «Aujourd’hui, je joue de presque tous les instruments, mais je préfère le mandole. A mon avis, pour toucher à tous les styles musicaux algériens, il est nécessaire de passer par l’école andalouse. C’est la base. C’est là où on apprend à chanter, à maîtriser la voix, à mieux connaître le rythme et l’harmonie, etc. Après, on peut faire beaucoup de choses», a-t-il souligné. «J’ai appris la simplicité de Zahi» Amar Zahi inspire Kamel Aziz. «Mon cheikh à moi, c’est bien Zahi. Il est tout pour moi dans le domaine du chaâbi. Il était pour nous un père, un frère, un voisin, un exemple. J’ai eu la chance de le rencontrer et de discuter avec lui. J’ai appris la simplicité de Zahi», a confié le chanteur. Et que représente le chaâbi pour Kamel Aziz ? «Le chaâbi c’est mon identité. Le chaâbi se porte bien mais pas comme dans les années 1970, à l’époque des chioukh. Là, cette musique reprend. La relève existe et les élèves sont là pour assurer la continuité et la préservation de cet héritage. Le public et doua’kine sont également là», a-t-il répondu d›une manière spontanée. Kamel Aziz n›est pas contre le néo-chaâbi (tendance apparue au début des années 1990). «Mais, je dois dire que je suis un conservateur en matière de chaâbi. Je veux interpréter le chaâbi authentique en apportant ma touche. Je ne peux pas être mieux qu’El Anka, le maître. S’il pouvait ajouter d’autres instruments à l’orchestre chaâbi, il l’aurait fait. Je ne pense pas pouvoir introduire de nouveaux instruments dans mon orchestre. Nous marchons sur les pas d’El Anka», a-t-il dit. Kamel Aziz reprend souvent les célèbres qcid du chaâbi et cherche à interpréter les qcid non  ou peu chantés. Des textes laissés de côté par les maîtres du chaâbi pour une raison ou une autre. «Vous savez que par le passé, la technologie n’existait pas. Les gens parcouraient de longues distances pour avoir des textes et des paroles. C’était un grand effort. Aujourd’hui, grâce à internet, on peut trouver beaucoup de choses, on peut rectifier des paroles, en récupérer d›autres et découvrir d’autres encore», a-t-il souligné. Le chaâbi se digitalise d’une certaine manière donc ! Kamel Aziz est convaincu qu’il n’existe pas de secret ou   recette magique pour réussir dans le domaine de la musique et de l’art en général : «Il suffit de travailler. Il faut être sérieux et méticuleux et avoir le souci de la perfection. Il est nécessaire aussi d’avoir sa propre voix, sinon on passe inaperçu.»

La LFP dévoile les dates des matches avancés

La Ligue de football professionnel a communiqué, hier sur son site, les dates des matches avancés du championnat de la Ligue 1. Ainsi, les rencontres de la 22e journée entre le CR Belouizdad et l’O Médéa se joueront le 1er mars (17h), tout comme US Bis
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La LFP dévoile les dates des matches avancés

La Ligue de football professionnel a communiqué, hier sur son site, les dates des matches avancés du championnat de la Ligue 1. Ainsi, les rencontres de la 22e journée entre le CR Belouizdad et l’O Médéa se joueront le 1er mars (17h), tout comme US Biskra – USM Alger (16h). Quant à l’empoignade ES Sétif – CS Constantine, elle se déroulera le 2 mars à 18h. Par contre, le choc de la 23e journée entre l’USM Alger – ES Sétif, il aura lieu le 13 mars à 17h.

JS Saoura : Une invincibilité qui perdure

Première formation du Sud algérien à évoluer en Ligue 1, la JS Saoura est en train de battre un véritable record avec 46 matches sans défaite à domicile. Créé en 2008, le club, cher à Mohamed Zerouati, a su gravir les échelons pour atteindre en
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JS Saoura : Une invincibilité qui perdure

Première formation du Sud algérien à évoluer en Ligue 1, la JS Saoura est en train de battre un véritable record avec 46 matches sans défaite à domicile. Créé en 2008, le club, cher à Mohamed Zerouati, a su gravir les échelons pour atteindre en 2012 la Ligue 1. Depuis, le club sudiste s’est forgé une réputation de solide formation de la Ligue 1. En 2017, il avait même pris part à la compétition prestigieuse de la Ligue des champions africains, grâce à sa seconde place décrochée derrière l’USM Alger en 2016. Cette saison, en dépit des 3 défaites de suite en déplacement, hasard du calendrier, devant  les promus l’US Biskra (0-1), l’USM Blida (0-1) et le Paradou AC (0-3), la JS Saoura, avec ses 31 points, est toujours en course  pour le podium et reste aussi qualifiée pour les quarts de finale de la coupe d’Algérie. Mais ce qu’il faut savoir à propos de cette formation, c’est qu’elle est invaincue au stade du 20 Août de Béchar depuis le 24 janvier 2015. Ce jour-là, la JS Saoura a été surprise par Zerdab, qui a inscrit le seul but de la partie dans le temps additionnel pour l’équipe du MO Béjaïa. Mais depuis, la formation sudiste a enchaîné une série—toujours en cours— de 46 matches à domicile sans défaite. La JSS a remporté 34 victoires contre 12 matches nuls et a inscrit 79 buts pour seulement 23 buts concédés. Nous avons voulu percer le secret de cette réussite en posant la question à l’entraîneur de l’équipe, Karim Khouda, qui a fait un autre come-back au club. Il nous a répondu : «Le comportement des joueurs est différent à la maison. Est-ce la pression des supporters ou les joueurs veulent faire plaisir à leur président Mohamed Zerouati et leur public ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que l’attitude des garçons est complètement différente par rapport aux matches à l’extérieur, même s’ils font le jeu et se procurent des occasions de but.» Comme Karim Khouda, le buteur de l’équipe, Mustapha Djallit, est invaincu à Béchar. Il a tenté de donner son explication : «Il n’y a aucun secret. Quand nous entrons sur la pelouse à Béchar, nous devons, à chaque fois, faire le jeu en imposant un pressing. C’est vrai que certains adversaires viennent jouer le nul en se cantonnant à 9, voire à 11 derrière. C’est vrai que  nous trouvons des difficultés, mais souvent nous parvenons à marquer soit dans le jeu ou sur les balles arrêtées. Le plus important pour nous, les joueurs, est quand on pénètre sur la pelouse est de gagner, en comptant sur nos supporters qui nous boostent.» GRANDIR Certains expliquent les résultats de l’équipe de la JS Saoura par l’intimidation qu’auraient subie les adversaires, voire les arbitres afin de faciliter les victoires de la JS Saoura. Le coach Khouda réfute ces accusations : «Pour ma part, je n’ai jamais vu d’incidents à Béchar. J’ai vu dans le couloir à la fin des matches des dirigeants des clubs adverses mécontents par l’arbitrage, mais il n’y a jamais eu de problèmes. Car s’il y aurait eu des dépassements graves, la télévision l’aurait montré et le club aurait été sanctionné. Ce qui n’est pas le cas.» Djallit partage le même avis avec son coach avant d’ajouter : «Nous, on joue toujours nos matches avec le même état d’esprit, celui d’essayer de gagner même en déplacement, bien que nous n’avons pas eu la même réussite. Mais à Béchar, tout se joue sur le terrain. Il n’y a ni intimidation, ni gris-gris.» Le meilleur buteur du club affirme, par ailleurs, que lui et ses coéquipiers veulent bien maintenir cette série sans défaite le plus longtemps possible, bien qu’il rêve de décrocher la coupe d’Algérie en fin de saison. Enfin, l’entraîneur Karim Khouda  conclut en déclarant : «Quand on entre sur le terrain, c’est toujours pour gagner. Depuis trois ans, le club est en train de grandir. Il faudra à présent gagner quelque chose afin de devenir grand.» C’est tout le mal qu’on souhaite à cette formation qui a su se faire respecter par tous les clubs de la Ligue 1.

Les adversaires des Algériens désormais connus

Les adversaires des quatre formations algériennes engagées dans les deux compétitions africaines, la Ligue des champions et la Coupe de la CAF sont désormais connus. Le MC Alger, dernier club à la recherche d’une qualification pour le prochain tou
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Les adversaires des Algériens désormais connus

Les adversaires des quatre formations algériennes engagées dans les deux compétitions africaines, la Ligue des champions et la Coupe de la CAF sont désormais connus. Le MC Alger, dernier club à la recherche d’une qualification pour le prochain tour de la Ligue des champions, a validé, mercredi soir, son ticket pour les seizièmes de finale de cette compétition, haut la main, face à l’équipe congolaise de l’AS Otoho d’Oyo. Accusant un retard de deux buts, les Mouloudéens se sont imposés sur le score historique de 9 à 0. Jouant dans des conditions climatiques éprouvantes avec de la pluie et des rafales de vent, les Congolais ont sombré corps et âme, à la grandes joie des coéquipiers de Mebrakou et leur fidèles supporters. Derrardja a donné le ton en ouvrant la marque dès la 6e minute de jeu sur penalty. Nekkache a doublé la mise à la 22e minute, avant que Souibaâh n’ajoute une troisième réalisation à la 33e minute de jeu. La seconde période a été un véritable cauchemar pour les malheureux joueurs de Badra Diallo qui ont concédé six autres réalisations, signées Amada (46’), Nekkache (62’, 66’et 81’), Hachoud (70’) et Balagh (76’). Lors du prochain tour, les Vert et Rouge affronteront la formation nigériane de Mountain of Fire and Miracles FC. Ce club de Lagos a été créé en 2007 et n’a jamais remporté de titre dans son pays. Sa meilleure performance semble être la seconde place décrochée la saison dernière derrière l’équipe de Plateau United FC, ce qui lui a permis de disputer la Ligue des champions cette année. Au tour précédent, le MCM FC avait éliminé AS Real Bamako après un match nul en déplacement (1-1) et une petite victoire à domicile (1-0). Le match aller contre le MCA se jouera à Lagos le 6 mars et le retour est fixé pour le 16 mars prochain. Dans la même compétition, l’ES Sétif se déplacera elle aussi au Ghana le 6 mars afin d’affronter l’équipe d’Aduna Stars FC (deux fois champion du Ghana) avant de recevoir le même adversaire le 16 du même mois. Dans la compétition de la Coupe de la CAF, le CR Belouizdad, qui avait éliminé les Maliens du Onze Créateurs de Niaréla, accueilla, le 6 mars au stade du 20 Août 1955 d’Alger, l’équipe zambienne de Nkana FC (12 fois champion de Zambie et vainqueur à six reprises de la coupe de Zambie). Le match retour est fixé au 16 du même mois. Enfin, l’USM Alger se déplacera elle pour le compte du match aller des 16es de finale de la Ligue des champions en République démocratique du Congo le 6 mars prochain afin d’y affronter l’AS Maniema Union, qui a remporté deux coupes nationales. Le match retour est programmé pour le 16 du même mois à Alger.

«Pauvres, les ménages algériens consacrent 42% de leur budget aux dépenses alimentaires»

- Le gouvernement poursuit sa marche forcée vers la révision (suppression) de la politique des subventions dont le système est présenté comme étant le mal absolu de l’économie algérienne. Un système de ciblage prendra la place de l’ancien. N’av
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«Pauvres, les ménages algériens consacrent 42% de leur budget aux dépenses alimentaires»

- Le gouvernement poursuit sa marche forcée vers la révision (suppression) de la politique des subventions dont le système est présenté comme étant le mal absolu de l’économie algérienne. Un système de ciblage prendra la place de l’ancien. N’avez-vous pas l’impression que le débat sur les subventions publiques des produits de large consommation, les seuls décidément à être décriés, n’escamote pas la problématique essentielle de la relance économique ? L’impression que dégage le gouvernement depuis le retournement des prix pétroliers en 2014 est qu’il s’inscrit dans une démarche de rééquilibrage des comptes publics, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais rechigne à engager les réformes structurelles de mutation de l’économie algérienne vers une économie d’offre diversifiée, durable et de moins en moins dépendante des hydrocarbures. Au début de la crise, le Fonds de régulation des recettes a, dans un premier temps, été mis à contribution pour combler les déficits budgétaires, l’épuisant totalement en 2017. Il a été question, dans un second temps, d’une mise en conformité fiscale volontaire qui s’est transformée en revers puisque la cible (les opérateurs du secteur informel) n’a pas joué le jeu. Il a été fait appel, dans un troisième temps, à l’émission d’obligations d’Etat qui s’est soldée par un semi échec puisque la population n’y a pas souscrit et ce sont les entreprises publiques, les banques et les autres institutions financières (compagnies d’assurance, mutuelle, sécurité sociale, etc.) qui ont été contraintes de les acheter. Il a été question, dans un quatrième temps, du financement non conventionnel qui n’est rien d’autre qu’une émission monétaire sans contrepartie, susceptible d’alimenter l’inflation. Le gouvernement souhaite, dans un cinquième temps, faire des économies en levant les subventions qui grèvent lourdement le budget de l’Etat. Il veut recourir, dans un sixième temps, à l’endettement extérieur en cas de nécessité. Enfin, il désire développer les hydrocarbures non conventionnels, ce qui risquerait de perpétuer le caractère rentier de l’Etat algérien. De son côté, la Banque d’Algérie cherche à remplacer les billets de banque dans le but d’attirer l’argent thésaurisé et celui du secteur informel dans les banques, même si ce n’est pas l’objectif avoué. Pour revenir aux subventions, il y a lieu de rappeler que même si celles-ci ont existé dans le système de planification centralisée en vigueur dans les années 1970 et 1980 par le canal des prix administrés, elles ont complètement disparu vers la fin des années 1990 dans le cadre du programme d’ajustement structurel appliqué par l’Algérie sous l’égide du FMI. Elles ne sont revenues, et en force, accompagnées par d’autres dispositifs de soutien aux jeunes et aux chômeurs tels que l’Ansej et la CNAC, qu’à la faveur du Printemps arabe en 2011 lorsque les émeutes ont commencé à atteindre notre pays. Du point de vue économique, le subventionnement est une anomalie au même titre que l’informel ou la corruption, car il fausse les prix qui constituent le seul moyen de coordination des actions des agents qui composent l’économie d’un pays. En conséquence, lorsque l’Etat empêche les prix de s’ajuster naturellement à l’offre et à la demande, il perturbe la coordination des millions de ménages et de firmes qui composent l’économie. A fortiori, lorsque l’Etat subventionne des produits importés, non seulement il crée un effet d’éviction sur les productions locales mais, dans le même temps, il en transfère le bénéfice aux productions étrangères. Les subventions des prix à la consommation ne sont donc pas le meilleur moyen d’aider l’économie à se développer et n’ont, par ailleurs, pas vocation à être équitables pour la population. - Le «ciblage» semble être la panacée pour le gouvernement. Quid de cette méthode : son opérabilité dans le contexte algérien ? Et qu’en est-il des expériences analogues dans le monde ? La première difficulté qui se présente au gouvernement est liée à la problématique de la sensibilité du niveau de vie des Algériens car, selon la dernière enquête décennale réalisée par l’ONS, relative aux dépenses de consommation et au niveau de vie des ménages, en 2011, les dépenses alimentaires ont représenté près de 42% du budget familial, ce qui est énorme et dévoile la pauvreté des ménages algériens. En effet, plus la part alimentaire dans le budget est élevée plus le ménage est pauvre et inversement (loi d’Ernest Engel). A titre de comparaison, les dépenses alimentaires de l’Union européenne n’ont représenté que 13% durant la même période, avec tout de même des disparités entre les différents pays (DGCCRF, n°21 novembre 2013). La seconde difficulté réside dans l’effet de cliquet qui désigne, en économie, le fait que lorsque leurs revenus diminuent, les agents ne vont pas à court terme ajuster leur consommation à la baisse et ils sont quasiment incapables de revenir en arrière (théorie de Thomas Brown). La troisième difficulté concerne le palliatif à la levée des subventions alimentaires. Si le ciblage des subventions doit signifier distribuer des couffins ou des chèques aux plus pauvres (encore faut-il pouvoir les identifier ?), cela est symptomatique des camps de réfugiés. Une façon plus convenable et civilisée d’attribuer une compensation serait de relever le SNMG et les pensions de retraite et d’accorder une allocation de chômage aux personnes en âge de travailler et sans emploi lorsque celles-ci pourront être correctement recensées. Une des expériences de subventionnement qui a réussi ne concerne pas l’alimentation mais le logement, l’APL, l’aide pour le logement accordée aux ménages les plus pauvres et aux étudiants en France, qui louent leur logement au prix coûtant mais qui reçoivent une compensation de la part de l’Etat, calculée sur la base de critères préalablement définis. Dans cet exemple, aussi bien le prix de marché que le pouvoir d’achat sont préservés. Dans le même pays, les personnes en âge de travailler et sans emploi perçoivent également une allocation chômage. - Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, avait indiqué samedi dernier, en marge d’une réunion des ministres arabes des Finances et du FMI, que le recours à l’endettement extérieur était envisageable dès l’année prochaine. Les hautes autorités du pays se sont dépensées pour récuser tout recours à terme à l’emprunt extérieur et ont fait le choix du financement non conventionnel. Cette volte-face traduit-elle un emballement des indicateurs économiques et financiers du pays : sachant que le pays dispose encore de réserves de change de près de 100 milliards de dollars, et une relative appréciation des cours du pétrole ? Dans l’absolu, il n’est pas déconseillé à un pays d’emprunter sur les marchés financiers internationaux. Ce qui est déconseillé, c’est de ne pas avoir les moyens de rembourser les emprunts. De même, il n’est pas déconseillé à une économie de recourir à titre exceptionnel au financement non conventionnel. Ce qui est déconseillé, c’est que celui-ci soit employé à combler les déficits publics sans que l’économie en question ne possède les ressorts nécessaires pour se relancer. Or, l’économie algérienne, en dépit de ses immenses potentialités, s’est retrouvée à la croisée des chemins. Elle n’est plus une économie centralement planifiée mais elle n’est pas non plus une économie de marché. Elle est une économie rentière dépendant quasiment de ses ressources en hydrocarbures et qui a vu se développer en son sein l’informel et la corruption. Elle possède un secteur informel étendu et menaçant pour les fondements de l’économie algérienne et la corruption a atteint des summums inégalés et est généralisée. En outre, l’Etat est omniprésent dans les affaires économiques jusqu’à devenir contre-productif. Dans ce contexte, toutes les mesures prises depuis l’avènement de la crise en 2014 ne peuvent constituer des solutions durables et n’ont pas vocation à relancer l’économie en crise. Seules des réformes structurelles conduisant à la transformation radicale de l’économie algérienne et de son mode de gestion peuvent constituer la solution idoine et pérenne mais que l’économie politique, polluée par des intérêts de clans, ne permet pas d’amorcer pour le moment. Quant aux «récusations de recours à l’emprunt extérieur par les autorités» que vous mentionniez dans votre question, je vous rappelle que c’est l’actuel Premier ministre qui a déclaré, lorsqu’il était chef d’un précédent gouvernement, qu’en politique, il n’y a jamais de «jamais». Sa théorie s’est d’ailleurs vérifiée dans les années 1990 lorsque l’Algérie a rééchelonné sa dette extérieure et recouru au FMI pour appliquer le programme d’ajustement structurel sous sa houlette, alors qu’elle affirmait quelques mois plus tôt qu’elle ne se plierait jamais aux conditionnalités du FMI, et plus récemment encore pour l’officialisation de tamazight alors que les plus hautes autorités du pays avaient déclaré quelques années plus tôt qu’il ne serait jamais officialisé. - Le gouvernement a fait sien le choix de l’austérité avec ses lots de compression des dépenses publiques, frein au recrutement public, suspension de milliers de grands et moyens projets, contingents de produits interdits à l'importation et autres recettes préconisées par des institutions financières internationales. Le cas du Portugal et son choix anti-austéritaire fait-il contre-exemple ? Autrement dit, le modèle de la croissance tirée par la dépense publique a-t-il vécu, selon vous ? L’austérité n’est jamais un choix pour un gouvernement. Il y recourt lorsqu’il n’a plus les moyens de sa politique. La croissance a été tirée pendant une quinzaine d’années par la dépense publique, elle-même rendue possible par les recettes engrangées par les exportations des hydrocarbures. Lorsque les revenus extérieurs du pays ont chuté de moitié, en raison de la baisse drastique des prix des hydrocarbures, et que cela dure depuis quatre ans, le manque à gagner est faramineux. Une fois que l’Etat a épuisé tous les instruments en sa possession pour combler les déficits, il ne lui reste plus qu'à appliquer la politique d’austérité. Celle-ci se décline toujours, sans ou sous la houlette du FMI, par : l’augmentation des impôts et taxes ; la levée des subventions ; le gel, voire la compression, des personnels de la Fonction publique ; la privatisation et/ou la faillite d’entreprises publiques et la réduction de leurs effectifs, le report et/ou l’arrêt de projets d’infrastructures publiques, le désengagement de l’Etat de la sphère économique, la décentralisation, etc. Le modèle rentier de la croissance tirée par la dépense publique s’essouffle et on commence enfin à reparler ou à redécouvrir l’économie et ses principes. Quant à la comparaison avec le Portugal, je ne la trouve pas idoine car c’est depuis 1985 que ce pays est entré dans un processus de modernisation et il a rejoint l’Union européenne en 1986. Anciennement pays agricole, le Portugal a développé une économie de type capitaliste de plus en plus fondée sur les services, puis sur l’industrie. Il a aussi réalisé beaucoup de réformes, dont la privatisation de nombreuses sociétés contrôlées auparavant par l’Etat. Il a, bien entendu, souffert de la crise financière internationale de 2008, transformée en crise des dettes souveraines européennes en 2010, au même titre que tous les pays du sud de l’Europe, plus vulnérables que ceux du Nord. Au demeurant, le Portugal n’est pas un pays rentier. Il tire sa richesse du travail. - L'ancien ministre de l'Industrie, Abdelhamid Temmar, a défendu bec et ongles sa politique de privatisation qu'il a jugé «réussie». Avec le PPP, le partenariat public-privé, le gouvernement et ses partenaires UGTA/patronat découvrent les vertus du PPP plus de 40 ans après les pays du Sud-Est asiatique. L'histoire du privé national, du capital privé national, sa formation, sa vocation, peut-elle s'insérer dans un modèle PPP genre Corée du Sud en investissant des secteurs structurants (industrie, technologie, etc.) et à forte valeur ajoutée ? J’ai lu et apprécié l’interview sur TSA de l’ancien ministre chargé de l’Industrie, Abdelhamid Temmar. Il a d’ailleurs été mon professeur à l’université et mon ministre lorsqu’il était à la Prospective et à la Statistique. J’ai trouvé sa contribution pédagogique, académique et objective au regard de son contenu. Je n’ai pas eu la chance de travailler avec lui lorsqu’il était à l’Industrie, donc je ne peux pas porter de jugement sur la réalité de ce qui s’est vraiment passé au cours de la période en question. Je dois signaler tout de même un élément que je n’avais pas mentionné plus haut, c’est que lorsqu’une économie est en crise, la vente des actifs publics fait partie de la panoplie des solutions pour renflouer les caisses de l’Etat. Cela permet aussi aux entreprises privatisées d’avoir une gestion plus rigoureuse. Par contre, je ne comprends pas pourquoi n’avoir pas ouvert le capital des entreprises publiques privatisées en passant par le marché financier, ce qui aurait permis d’une part de dynamiser ce dernier et d’autre part d’avoir une meilleure évaluation de ces entreprises. Quant à l’appellation PPP (partenariat public-privé) ou à celle de privatisation, ce ne sont rien d’autre que l’ouverture du capital des entreprises publics, le reste étant une question de proportions. Ce qui importe, c’est la gestion selon les règles de rentabilité économique de ces entreprises. Maintenant, si cette rentabilité peut s’inscrire dans des projets structurants de long terme, dans le cadre d’un partenariat public-privé, dans un souci de mutualisation des moyens, pourquoi pas ? Si, par contre, il s’agit d’ouvrir le capital d’entreprises publiques au privé, national et étranger, il serait souhaitable de passer par le marché financier et d’adapter les moyens de celui-ci à la nouvelle situation. - Quelle valeur, selon vous, peut avoir la charte du PPP et dans quelle mesure celle-ci peut déboucher sur une reprise en main efficace des unités privatisables sans que la collectivité y perde au change (transfert maffieux de la propriété, perte de l'emploi, cessation de l’activité, etc.) ? Je pense, encore une fois, qu’un marché financier organisé, transparent et doté de moyens adéquats, est la meilleure façon d’éviter les passe-droits. Celui-ci ne se développe, bien sûr, que dans le cadre d’une économie de marché elle-même développée. Mais, l’un alimentant l’autre et vice-versa, ils pourront tous les deux se développer. Je suis conscient aussi que le processus d’ouverture, qui a pris déjà 30 ans de retard, doit tout de même se faire prudemment et progressivement afin d’éviter des conséquences non désirées. Evidemment, cela aurait été plus facile durant les années d’aisance financière. Mais, aujourd’hui, la transformation de l’économie algérienne est non seulement nécessaire mais indispensable au regard de la leçon de 1986, rééditée en 2014. Et, il vaut mieux que nous la fassions nous-même qu’encore une fois contraints et forcés sous la houlette du FMI. Je suis conscient enfin que l’Etat a une responsabilité historique et politique majeure, durant cette conjoncture de tous les doutes, dans la libération des initiatives des Algériens, aujourd’hui bridées, en améliorant le climat des affaires de façon particulière et l’écosystème d’une manière générale afin de relancer la machine économique mais également et surtout en garantissant les droits à une éducation et à une santé de qualité, le droit à une justice indépendante, les droits sociaux, les droits politiques à choisir librement et en toute transparence et connaissance de cause ses représentants, du président de l’APC au président de la République, et à pouvoir exercer le contrôle sur toutes les institutions de l’Etat.

MCO – USMH : El Hamri veut mettre la pression sur le… CSC

Après avoir pris la mesure de l’USMBA avec maestria, le MCO va essayer de remettre le couvert face à son vis-à-vis du jour, en l’occurrence l’USMH, qui n’est autre que l’avant-dernier du classement général. Un match à six points pour les de
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MCO – USMH : El Hamri veut mettre la pression sur le… CSC

Après avoir pris la mesure de l’USMBA avec maestria, le MCO va essayer de remettre le couvert face à son vis-à-vis du jour, en l’occurrence l’USMH, qui n’est autre que l’avant-dernier du classement général. Un match à six points pour les deux protagonistes où le vaincu risque d'y laisser des plumes, surtout pour les locaux de Bououkaz qui ne veulent pas lâcher la proie et rester collés aux basques des Sanafir de Amrani. Relancés pour la course au titre, et actuellement à quatre unités du CSC, les Hamraoua savent mieux que quiconque qu’ils n’auront plus le droit de musarder en chemin pour les 10 derniers matchs qui seront pour eux un véritable parcours du combattant, à commencer par celui de demain face aux banlieusards harrachis qui eux aussi ne viendront pas en touristes à El Bahia et essayeront par tous les moyens de prendre en défaut les locaux pour s’éloigner momentanément des abysses du classement. Pour ce match, le team des Nateche et consorts aura l’avantage d’évoluer sans pression, galvanisé par le hold-up historique de Bel Abbès. Ajoutons à cela, à l’opposé des autres joutes disputées à Zabana devant des travées mitigées, que cette fois-ci, l’entourage du club table sur pas moins de 30 000 supporters qui viendront pour pousser leurs protégés au firmament de la gloire. Bououkaz va refaire confiance au même effectif du dernier match avec à la clé la reconduction des jeunots que sont Frifer et Belal. «L’équipe sera fin prête pour remporter le gain du match même si en face de nous, nous aurons un team qui va jouer sa saison», a déclaré Belal. A rappeler que ces deux joueurs se sont illustrés par deux jolis buts inscrits face à l’USMBA. En ce qui concerne les visiteurs, et d’après certains échos, les Harrachis veulent coûte que coûte créer la sensation et faire fi de l’exploit des Oranais réalisé lors du précédent round. Rappelons qu’à l’aller le MCO s’est distingué en battant l’USMH à la suite d’un match renversant (3 à 2).

La nouvelle équipe pour sauver la JS Kabylie

Les choses se sont précipitées ces dernières 24 heures dans la maison kabyle, avec la direction qui a entamé une course contre la montre pour monter un nouveau staff afin de sauver le club de la relégation. Ainsi, deux jours seulement après la décis
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La nouvelle équipe pour sauver la JS Kabylie

Les choses se sont précipitées ces dernières 24 heures dans la maison kabyle, avec la direction qui a entamé une course contre la montre pour monter un nouveau staff afin de sauver le club de la relégation. Ainsi, deux jours seulement après la décision de limoger Noureddine Saadi de la tête de la barre technique, et après des contacts non concluants avec Ahmed Slimani et Fouad Bouali, la direction de la JSK représentée par son président, Cherif Mellal, et son directeur général, Nassim Benabderrahmane, s'est rabattue sur l’ex-coach de la JSM Skikda, Youcef Bouzidi. Ce dernier, et après des négociations qui ont duré plusieurs heures mardi en fin de journée, a fini par donner son accord de principe à Nassim Benabderrahmane, succédant ainsi à Noureddine Saadi. Une désignation qui ne sera toutefois officialisée que la semaine prochaine, soit juste après le très attendu choc de demain au stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou, qui verra les Canaris accueillir l’USM Bel Abbès. Bouzidi, qui a tout conclu avec le directeur général de la JSK, n’entamera d’ailleurs sa mission que dimanche prochain. En attendant, l’ancien coach du RCK, du RCR et du NAHD, entre autres, rencontrera les joueurs ce matin, à Tizi Ouzou, à l’occasion de la mise au vert, et assistera demain à la rencontre JSK-USMBA. Outre la nomination de Bouzidi, la direction de la JSK a décidé de battre le rappel du manager général Karim Doudane. Ce dernier, qui avait quitté ses fonctions il y a un peu plus d’un mois au lendemain de l’élection de Cherif Mellal à la direction du club, est de retour. Sollicité mardi par Benabderrahmane, et après un premier refus, Karim Doudane a fini par accepter la mission, le soir même, reprenant du service, dès hier matin, en assistant à la séance d’entraînement. Il nous dira à ce propos : «J’ai toujours été là quand la JSK avait besoin de moi. Et en tant qu’enfant du club, je ne pouvais lui tourner le dos, surtout dans la conjoncture actuelle.» Un retour qui a provoqué celui d’un autre enfant du club, à savoir Mourad Karouf. Sollicité par son ancien coéquipier, Karouf a accepté de seconder Bouzidi dans sa mission à la barre technique. L’ex-coach du CRB Aïn Fekroun devrait débuter d’ailleurs sa mission, à l’instar de Bouzidi, dès dimanche prochain. Un remaniement spectaculaire et un retour des enfants du club, avec comme objectif de sauver la JSK d’une relégation historique dont elle est plus que jamais et sérieusement menacée.

Ould Ali sacrifie quatre de ses cadres

Le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), El Hadi Ould Ali, vient de sacrifier quatre cadres de son département et non des moindres, à l’image du directeur général des sports, Abdelmadjid Djebbab, et du directeur de cabinet Hadj Cherrak. Quelqu
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Ould Ali sacrifie quatre de ses cadres

Le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), El Hadi Ould Ali, vient de sacrifier quatre cadres de son département et non des moindres, à l’image du directeur général des sports, Abdelmadjid Djebbab, et du directeur de cabinet Hadj Cherrak. Quelques semaines auparavant, c’est l’inspecteur Chaalal qui a ouvert le bal des limogeages, tout comme le directeur de l’ISTS, qui a été démis de ses fonctions sans qu’on lui signifie les raisons de son éviction. Cette cabale administrative à répétition, orchestrée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, en mettant fin aux fonctions de ces cadres supérieurs nommés par décret, en a surpris plus d’un. C’est d’autant plus étonnant que le ministre a toujours vanté les mérites de son staff, qu’il a lui-même désigné. A la veille des prochaines échéances internationales — Jeux africains de la jeunesse et Jeux méditerranéens de Tarragone —, personne ne s'attendait à une telle mesure qui reste pour le moins énigmatique. On laisse entendre que leur mise à l’écart est liée à l’échec de ces cadres de sortir le MJS vainqueur dans les conflits qui l’opposent au Comité olympique algérien (COA), ainsi qu’à l’affaire Mahfoud Kerbadj. Pourtant, ces derniers n’ont aucun pouvoir, du fait que toutes les décisions sont prises par le ministre de la Jeunesse et des Sports. Pour rappel, Ould Ali a tout récemment saisi le président de la Fédération algérienne de taekwondo afin de convoquer l’assemblée  générale extraordinaire, laquelle a été fixée pour après-demain (24 février), alors qu’habituellement ce n’est pas le ministre qui écrit aux présidents pour l’organisation des AG, confirmant ainsi que rien ne va plus entre Ould Ali et ses cadres.

«Ce qui doit changer, c’est l’aspect fiscal»

A partir de Londres, le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a estimé que ce n’est pas vraiment la règle 51/49 qui gêne l’investissement étranger, mais les conditions fiscales. «La loi sur les hydrocarbures doit changer, on travaille dessu
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«Ce qui doit changer, c’est l’aspect fiscal»

A partir de Londres, le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a estimé que ce n’est pas vraiment la règle 51/49 qui gêne l’investissement étranger, mais les conditions fiscales. «La loi sur les hydrocarbures doit changer, on travaille dessus et bientôt on aura de bonnes nouvelles», dit-il dans un entretien accordé à l’APS. Et d’ajouter en réponse à une question sur la nécessaire suppression ou pas de la règle sus-mentionnée pour attirer les investisseurs, que celle-ci n'est pas le réel frein aux investissements. «Je ne pense pas que cette règle soit une réelle entrave aux investisseurs étrangers. Il est tout à fait possible d’attirer des partenaires étrangers et de relancer l’investissement sans pour autant changer ce principe qui exige une participation algérienne majoritaire dans tout partenariat économique et commercial», déclare le PDG de Sonatrach, avant de préciser que ce qui doit impérativement changer c’est l’aspect fiscal. «Cet aspect doit être rééquilibré et des spécialistes s’y attellent… De nouvelles propositions sont en cours d’élaboration», indique Ould Kaddour. Tout comme la révision de la loi sur les hydrocarbures, la stratégie de développement de la compagnie Sonatrach à l’horizon 2030 est «en phase de maturation». «Je pourrais dire d’emblée que dans un pays comme le nôtre, où nous avons des limitations de vente du pétrole dans un marché (mondial) instable, notre stratégie vise à développer davantage le secteur gazier et la filière pétrochimie», précise le responsable de la compagnie nationale qui prenait part à la Semaine internationale du pétrole, IP Week, à Londres. Face à la concurrence de plus en plus rude sur le marché international, Sonatrach misera sur son gaz et la diversification de sa clientèle, notamment en visant l’Asie. «La mise en exploitation de nouveaux champs gaziers en 2018 va faire augmenter les capacités productives de Sonatrach», affirme-t-il en notant que l’année dernière, la compagnie a exporté 54 milliards de mètres cubes de gaz naturel vers l’Europe et travaille pour dépasser le cap des 57 milliards de mètres cubes cette année. «L’Algérie est appelée à diversifier les destinations de ses exportations pour faire face à toute éventualité», souligne Ould Kaddour, en assurant qu’il existe «pas mal de solutions pour renforcer notre part de marché et échapper aux conditions draconiennes qui pourraient nous être imposées par le marché, et à long terme, le gaz reste la solution idoine pour l’Algérie». Outre la vente, Sonatrach ambitionne de renforcer ses activités et sa présence dans différents pays. Le PDG de Sonatrach rappelle que la compagnie est déjà présente dans un certain nombre de pays, en notant que le «pays le plus rentable pour nous actuellement c’est le Pérou avec, notamment, le champ gazier Camisea». Sonatrach marque aussi sa présence au Niger, en Libye et négocie actuellement une présence en Irak. Interrogé, par ailleurs, sur le souhait de l’OPEP d’instaurer un contrat à long terme avec ses partenaires pour la limitation de l’offre de pétrole et stabiliser les prix sur le marché, Ould Kaddour a estimé que «chaque pays membre de l’organisation a sa propre stratégie et qu’une entente sur une ou deux années est possible, mais il est plus compliqué de s’entendre sur le long terme».

Issad Rebrab sollicite la technologie Toyota

Le groupe Cevital veut convaincre le premier constructeur automobile mondial japonais, Toyota, à nouer avec lui un partenariat technique pour la fabrication, en Algérie, de véhicules avec un niveau d’intégration hautement avancé. «Nous sommes inté
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Issad Rebrab sollicite la technologie Toyota

Le groupe Cevital veut convaincre le premier constructeur automobile mondial japonais, Toyota, à nouer avec lui un partenariat technique pour la fabrication, en Algérie, de véhicules avec un niveau d’intégration hautement avancé. «Nous sommes intéressés par la fabrication de voitures de marque Toyota avec un taux d’intégration pouvant atteindre un niveau très élevé. Nous ne vous demandons pas d’argent, mais un partenariat technique», a lancé, hier au siège de sa filiale de fabrication de verre plat, MFG, le président du groupe, Issad Rebrab, à l’adresse du représentant de la marque nippone accompagnant la délégation d’hommes d’affaires japonais en visite de prospection en Algérie, conduite par l’Organisation japonaise du commerce extérieur (Jetro). Le patron de Cevital a expliqué que son groupe vient tout récemment d’acquérir, en Allemagne, les moules industriels et les équipements nécessaires à la fabrication des tôles pour les produits électroménagers et que «cette acquisition peut servir aussi à la construction automobile». Son but serait non seulement de «satisfaire les besoins du marché national, mais aussi d’aller vers l’exportation, surtout en Afrique». «Si on bâtit de solides plateformes de construction, on peut exporter vers l’Afrique et exploiter les avantages comparatifs dont nous disposons, notamment en matière d’exonération d’impôt à l’exportation», a expliqué Issad Rebrab. Il y a quelques jours seulement, l'ambassadeur du Japon à Alger, Masaya Fujiwara, a affirmé que les investisseurs japonais «sont intéressés pour venir en Algérie et saisir les opportunités d'investissement offertes et établir un partenariat bilatéral dans plusieurs domaines, notamment dans l'industrie automobile», soulignant la disponibilité de son pays à coopérer avec des partenaires algériens et à ouvrir un nouveau domaine de coopération, tel que le montage et l'assemblage de véhicules, en premier lieu, puis leur fabrication en Algérie. Le diplomate nippon a indiqué, à ce propos, que son pays «avait, en effet, négocié avec les autorités algériennes un dossier de montage et d'assemblage de marques japonaises connues dans l'industrie automobile, telle que Nissan, Mitsubishi et Suzuki». Il faut dire, cependant, que les hommes d’affaires japonais, émerveillés par les nombreux projets réalisés par le groupe Cevital, se sont beaucoup plus intéressés au projet de production de l’eau ultra pure et le traitement des eaux industrielles présenté par Issad Rebrab en personne. Il s’agit d’une nouvelle technologie, élaborée par le centre de recherche du groupe implanté en Allemagne, permettant la production de membranes et d’unités de dessalement d’eau de mer et de production d’eau ultra pure pour les industries pharmaceutique, agroalimentaire, des semi-conducteurs et pour le traitement des eaux de gaz et de pétrole de schiste. Ce nouveau projet, qui s’ajoute aux nombreux investissements du groupe en Algérie et à l’étranger, devrait être lancé au cours de cette année 2018, a également fait savoir Issad Rebrab, qui n’a pas manqué d’inviter les investisseurs japonais à s’y intéresser en déclarant que «Cevital peut même faire bénéficier les entreprises japonaises de cette nouvelle technologie». Pour sa part, le représentant de la délégation japonaise a affirmé que les entreprises de son pays sont disposées à nouer une véritable relation de partenariat avec les entreprises algériennes, «pour peu qu’elles aient de plus amples informations sur l’Algérie, un pays qui reste tout de même méconnu pour elles».     

Banque d'Algérie : « certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux »

La Banque d'Algérie a adressé mercredi une note aux banques les exhortant à respecter leurs obligations légales en donnant davantage de souplesse aux opérations de dépôts de fonds et de l’accès à ces dépôts par les épargnants, ont indiqué à l'
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Banque d'Algérie : « certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux »

La Banque d'Algérie a adressé mercredi une note aux banques les exhortant à respecter leurs obligations légales en donnant davantage de souplesse aux opérations de dépôts de fonds et de l’accès à ces dépôts par les épargnants, ont indiqué à l'APS des responsables de cette institution monétaire. En effet, «il est apparu qu’au nom d’une interprétation, souvent abusive et non fondée, des dispositions de la loi régissant le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux de manière arbitraire et sans justifications réglementaires», constate la Banque d'Algérie dans cette note. Cette interprétation «restrictive» que font certaines banques des dispositions légales et réglementaires est constatée notamment en matière d’ouverture de comptes, d’acceptation des dépôts et de «délais exagérés» de mise à disposition des fonds. Cette attitude «a desservi les objectifs de l’inclusion financière et a généré, auprès des épargnants potentiels, un phénomène d’incompréhension et d’expectative», relève la même source. En conséquence, la Banque d'Algérie a adressé cette note à l’ensemble des banques de la place dans laquelle elle les appelle «à cesser d’exiger, lors de tout dépôt de fonds en caisse auprès de leurs guichets, des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l’identité du client dans le cadre des exigences règlementaires en matière de connaissance du client». Précisant que «les retraits demeurent libres d’utilisation», la Banque centrale invite les banques «à faire preuve de diligence en matière de mise à disposition des fonds à la clientèle». Dans ce sens, elle appelle les P-dg des banques et des établissements financiers à mobiliser leurs structures opérationnelles, y compris par des programmes de formation et des actions de sensibilisation, aux fins de développer, de manière efficiente et soutenue, la bancarisation et l’inclusion financière. L’inclusion financière à travers une bancarisation soutenue, la plus large possible, appuyée par des politiques de collecte de la ressource auprès des acteurs économiques et des ménages, a, de tout temps, été le principe directeur soutenant les axes de modernisation et de développement du système bancaire et de croissance de l’économie nationale, expliquent les mêmes responsables. Dans cette optique, l’intermédiation bancaire doit jouer un rôle déterminant en matière de participation élargie des différents acteurs, sans distinction de statuts, aux efforts de diversification et de développement de l’économie nationale, ajoutent-ils. Ils font valoir que cette participation multiforme doit puiser sa contrepartie dans l’efficacité opérationnelle du système bancaire et financier, son adaptation permanente aux besoins de la clientèle et de sa capacité d’innovation technologique. A ce propos, la Banque d'Algérie rappelle aux banques l’institution du «droit au compte» pour tout citoyen précisé par une instruction de décembre 2012 de la Banque d’Algérie. Ceci a été conforté par l’article 43 de la Loi de Finances complémentaire pour 2015 permettant l’inclusion de nouveaux acteurs, comme sources d’expansion de l’épargne nationale et de sa canalisation, à travers la mise en œuvre du Programme de conformité fiscale volontaire.   Persistance du phénomène de la sous-bancarisation   La Banque centrale soutient aussi que la mobilisation des ressources financières internes est un «impératif permanent», notamment, dans le contexte actuel marqué par des objectifs de développement et de diversification soutenus de l’économie, à travers l’investissement productif. En conséquence, elle interpelle le système bancaire de nouveau «à se déployer, à travers ses différents outils et instruments, à capter et à canaliser tout épargne potentielle, aux fins de réduire la liquidité monétaire en circulation, notamment informelle, et d’instaurer la confiance avec la clientèle épargnante dans un cadre d’une relation bancaire professionnelle et sereine». Dans son exposé des motifs accompagnant cette note, la Banque d'Algérie fait part d'un «phénomène persistant de sous-bancarisation». En effet, fait-elle valoir, la circulation fiduciaire hors banques représente une certaine proportion de la masse monétaire (M2), évaluée à près de 33%, soit 4.675 milliards de dinars à fin 2017 se répartissant en encaisses transactionnelles et thésaurisation pour un montant estimé entre 1.500 et 2.000 milliards de dinars auprès des entreprises et ménages, alors que le reste représente la circulation fiduciaire dans l’économie informelle, soit un montant allant entre près de 2.680 et 3.200 milliards de DA. Elle rappelle ainsi aux banques que l’objectif de développement de la bancarisation et de généralisation des instruments de paiements modernes ainsi que le renforcement de l’inclusion financière, requièrent la mise en place de mesures à même «de faciliter les opérations bancaires, notamment de dépôt, de retrait et de rémunération, afin d’améliorer l’attractivité des services bancaires au détriment de la thésaurisation.»  

Un artiste qui baigne dans les beautés du passé

Il avait travaillé très dur pour décrocher son nouveau statut. Krimo pour les intimes, est habité par un talent exceptionnel. Il se déplace en compagnie de son complice Smaïl Chanaâ, l’autre retraité de l’administration, afin d’aller à la re
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Un artiste qui baigne dans les beautés du passé

Il avait travaillé très dur pour décrocher son nouveau statut. Krimo pour les intimes, est habité par un talent exceptionnel. Il se déplace en compagnie de son complice Smaïl Chanaâ, l’autre retraité de l’administration, afin d’aller à la rencontre des paysages féeriques des régions de son pays, l’Algérie, et «humer» les us et coutumes de ses compatriotes, pour les illustrer dans ses toiles. Certes rarement médiatisé, mais très respecté par la communauté des artistes peintres et les amoureux des belles œuvres grâce à ses travaux artistiques qui invitent les initiés aux voyages dans le passé. «Aujourd’hui, le présent je ne l’aime pas, il ne m’inspire pas ; pour fuir, je me réfugie dans les beautés du passé, dans ce passé qui me fait rêver et m’inspire. C’est une réflexion dingue, certainement beaucoup de gens ne seront pas d’accord avec ma vision», confie-t-il. Le vernissage a eu lieu dans l’un des espaces du Centre culturel (annexe de l’ONCI, ndlr) du Chenoua, à Tipasa, samedi dernier. L’exposition des 36 magnifiques œuvres de cet artiste qui rase les murs s’achèvera le 28 février 2018. Le directeur général de l’ONCI, Lakhdar Bentorki, a fait un détour pour découvrir le fruit du travail de Krimo, qui avait décroché des prix lors des manifestations culturelles organisées par des wilayas. «L’âge est une grâce qu’il faut mériter, non un poids qui vous écrase», citation de Jacques de Bourbon appréciée par l’artiste peintre. «Casbah d’Alger ; Cimetière de Taghit ; Ruines de sainte Salsa de Tipasa ; Oued de Bou Saâda ; Vendeur de tapis à Ghardaïa ; Amirauté d’Alger avec son phare ; Cherchell en 1815 ; Vieilles portes usées par le temps ; Le repos du sage ; La solitude ; L’innocence ; Pont romain de Biskra ; L’ancienne Ferme de Sidi Yahia ; Caveau punique à Tipasa ; Le Plateau de l’Assekrem ; Gares ferroviaires de Cherchell, de Tiaret, de Saïda ; Bab El Fouka de Béjaïa ; Fontaine avec les têtes de colosse de Cherchell ; Villa mauresque ; Bijoux de Kabylie», telles sont les quelques œuvres de l’artiste peintre Hamri Abdelkrim présentes dans le hall. L’artiste était aux anges. Il ne s’attendait pas à la présence des nombreux visiteurs venus non seulement des localités de la wilaya de Tipasa, mais aussi des wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa, Alger, Boumerdès et Blida. Les couleurs dégagées à travers ses toiles avaient suscité l’admiration des visiteurs. Un important groupe de touristes chinois avait effectué un détour pour découvrir l’autre face de l’Algérie. «Cette 2e exposition organisée ici à Chenoua dans ce superbe centre culturel m’a permis de présenter mes 17 dernières œuvres au public. Je tente de meubler mon temps avec l’aide de mon épouse et de mon enfant, en essayant d’immortaliser les couleurs, les habits et les paysages du passé ; il s’agit d’un patrimoine national qu’il faut préserver», conclut notre interlocuteur.

Présences/absences et ressentiments

Dans El Ghaïb, spectacle produit par le théâtre Sirat Boumediène de Saïda et présenté au théâtre Abdelkader Alloula, le personnage de l’absent est omniprésent Mourad est de retour d’exil à la maison paternelle, le pater familias n’étant plu
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Présences/absences et ressentiments

Dans El Ghaïb, spectacle produit par le théâtre Sirat Boumediène de Saïda et présenté au théâtre Abdelkader Alloula, le personnage de l’absent est omniprésent Mourad est de retour d’exil à la maison paternelle, le pater familias n’étant plus de ce monde. Le disparu, de son vivant, l’en avait chassé ,  Mourad n’est cependant pas le seul absent/présent du drame familial. Ainsi, le défunt continue de nourrir les détresses de sa famille en raison de ce qu’il a été pour chacun de ses proches. Moudjahid, francophobe et mentalité féodale, à sa guise et au détriment de leur épanouissement, il a régenté la vie de chacun d’eux, que ce soit son épouse, Nabil son autre fils, Souad, sa fille et Adel son petit-fils. La mère, emblématiquement, n’a pas de nom dans la pièce pour n’avoir vécu que par et pour les siens. Le père n’en porte pas également, mais il lui suffit d’avoir été le centre de tout et de tous. De ces derniers, Mourad est toujours en ébullition contre l’autoritarisme paternel. Ecorché vif, il n’est pas dans la résilience à laquelle invite la mort de son géniteur. Il est même de retour pour effacer son souvenir matériel, engageant ses cohéritiers à la vente du domicile familial au prétexte de régler la question de l’héritage. Après son bannissement par son père, il commet la pire incartade qui puisse. Il choisit… la France comme terre d’exil, et… une Française pour épouse. Sa sœur l’accueille froidement à son retour. Bien qu’elle ait raté sa vie en partie par la faute du père, elle accuse Mourad de trahison. Dans la famille, il y a un troisième… futur absent en Adel, le neveu de Mourad et fils de Souad. Il attendait l’oncle pour plier bagage avec lui outre-Méditerranée. Il y a enfin un quatrième absent : le regretté Mostefaï Mohamed, comédien et dramaturge de Saïda, décédé il y a à peine une année. Car pour figurer la présence tutélaire du père, c’est le portrait géant de Mostefaï qui a été placé dans ce qui figure le salon familial. C’est l’unique moment d’émotion du spectacle pour le public averti. De la part de Mohamed Mourad Moulay Méliani, le metteur en scène, faire incarner à Mostefaï, par-delà la mort, un personnage, est certainement le plus bel hommage qu’il pouvait rendre à sa mémoire. Au final, El Ghaïb présente le mérite d’aborder la question de l’identité et de son trouble dans ce qu’elle a de plus intime, au-delà de la tradition freudienne, une question éludée par le théâtre algérien. Néanmoins, au plan dramaturgique, les intentions de l’auteur, Aïssaoui Abdelwahab, se devinent davantage qu’elles ne sont incarnées parce que mal amenées pour s’imposer comme des évidences. Pis encore, les coups de théâtre qui font tout l’intérêt du texte sont mal négociés pour produire leurs effets. Son autre faille est dans l’artificialité de l’écriture, se déclinant en un pauvre arabe classique, la darja et le français. L’usage des trois langues n’est justifié ni sur le plan de la dramaturgie ni de la vraisemblance. Pis, il n’y a aucune réplique qui cingle. Les comédiens dont les qualités sont connues par ailleurs n’habitent pas leur propos. Ils sont dans la déclamation. Pour ce qui est de la mise en scène, elle a commencé de façon prenante, dans la suggestion, le visuel et le sens de l’ellipse sur un rythme de tableaux/plans quasi cinématographiques. Moulay Méliani y résume succinctement la phase de présentation, démontrant qu’il maîtrise l’art de la narration. Mais une fois que l’écriture scénique enfourche le style du théâtre langagier, le spectacle verse dans la théâtralité et l’artifice. A ce moment, le metteur en scène perd de vue que les silences peuvent être plus expressifs que le verbiage et les éclats de voix. Le visuel, le contrepoint musical, l’éclairage saisissant et une scénographie inventive, appelés en grand renfort, ne suffisent pas à sauver les meubles. Qui obligeait Mohamed Mourad à cela ? Il devrait à l’avenir réfléchir plus d’une fois avant de s’engager dans un hasardeux challenge. Sa crédibilité artistique est à ce prix.

Gérard Depardieu veut s’installer en Algérie « terre des Berbères »

Après Bruxelles et Moscou, l’acteur français Gérard Depardieu veut  s’installer en Algérie, la « terre des Berbères » selon son expression. Paris/ De notre correspondant L’acteur français, qui s’est déjà installé en Belgique puis
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Gérard Depardieu veut s’installer en Algérie « terre des Berbères »

Après Bruxelles et Moscou, l’acteur français Gérard Depardieu veut  s’installer en Algérie, la « terre des Berbères » selon son expression. Paris/ De notre correspondant L’acteur français, qui s’est déjà installé en Belgique puis pris la nationalité russe juste après l’élection de François Hollande en 2012, pourrait très bien se promener dans les rues d’Alger qu’il qualifie de  « ville splendide ». « Je vais bientôt habiter en Algérie, comme Eric Cantona d’ailleurs qui habite à Oran », a –t-il déclaré lors d’un entretien accordé au journal la « Provence ». Il a ajouté : « Je me suis intéressé à l’histoire de l’Algérie. C’est un peuple d’une grande intelligence qui a été bousculé par une armée d’analphabètes en 1830 ». Les déclarations de Depardieu interviennent  suite à une petite polémique qu’il a suscitée au sujet des Algériens de Marseille et qui, semble-t-il, a heurté certaines sensibilités. En effet, l’acteur avait déclaré, avant de se raviser, « que les Algériens qui vivent à Marseille, ne pourraient pas se comporter en Algérie comme ils se comportent à Marseille car ils sont vite ramenés (à l’ordre NDLR) par les anciens et par le respect ». Visiblement embarrassé par la petite controverse dont il était l’origine, l’acteur de 69 ans, est revenu sur ses propos, estimant que ses propos  ont été « mal compris ». « J’ai voulu dire que les Algériens de Marseille n’oseraient pas dire le quart de ce qu’ils disent, en Algérie. Ici à Marseille, le sens du respect se perd, mais il est beaucoup plus marqué là-bas (en Algérie ndlr) ». Depardieu, Cantona, Bedos et d’autres….. Gérard Depardieu n’est pas un étranger à l’Algérie. Il a plusieurs fois visité notre pays et rencontré de nombreux responsables du monde culturel et politique dont le président Bouteflika. Aussi, il a acquis un vignoble  de 50 hectares à Tlemcen dont le domaine porte le nom de « Saint Augustin ».Amoureux de la Méditerranée, comme Roger Hanin qui a choisi d’être enterré au cimetière juif d’Alger ou comme l’humoriste Guy Bedos qui envisage également de vivre en Algérie, Gérard Depardieu n’a jamais caché son attachement à l’Algérie et ses habitants. « Les Algériens travaillent très bien contrairement à ce que l’on pense. Parce qu’il ya encore ces relents, même pas de racisme, mais de connerie, d’ignorance et de bêtises. Ces gens ne savent pas, ils confondent et mélangent tout. Ça c’est un drame », a-t-il ajouté au journal la « Provence ». Né à Châteauroux (Nord de la France) Depardieu a toujours pris des positions en faveur de l’Algérie. Tout petit il a vécu dans une cité où vivaient de jeunes appelés qui revenaient d’Algérie traumatisés par des ordres de leurs supérieurs. Depuis, il ne cesse de critiquer le rôle de la France coloniale en Algérie et ailleurs à chaque fois que l’occasion se présente. Pour rappel, l’acteur et humoriste Guy Bedos envisage aussi de s’installer en Algérie. Dans un entretien accordé au quotidien El Watan, le 2 février dernier, il disait qu’il rêvait d’avoir un pied à terre à Alger qui lui servira de résidence d’écriture. « Quand je déambulais dans les rues algéroises, l’inspiration me venait et j’aurais aimé pouvoir me poser pour écrire. Ce qui m’arrive quasiment pas à Paris »  

L’Entente qualifiée aux 16es de finale

L’Entente de Sétif a validé son billet pour les 16es de finale de la Ligue des champions africaine après le match nul (0-0) enregistré face au Real Bangui (Centrafrique) disputé hier à Bangui. Au match aller,  le 11 février  dernier au stade du 8 M
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L’Entente qualifiée aux 16es de finale

L’Entente de Sétif a validé son billet pour les 16es de finale de la Ligue des champions africaine après le match nul (0-0) enregistré face au Real Bangui (Centrafrique) disputé hier à Bangui. Au match aller,  le 11 février  dernier au stade du 8 Mai 1945 de Sétif à huis clos, les poulains de Abdelhak Benchikha s’étaient imposés sur le score sans appel de 6 à 0, dont un triplé de Haddouche. Après cette qualification, l’ES Sétif affrontera au prochain tour le vainqueur du match qui opposera aujourd’hui (16h) les Ghanéens d’Aduana Stars aux Libyens d’Al Tahadi. Au match aller, les Libyens s’étaient imposés sur le score de 1 à 0.

Le Chabab valide son billet

Le CR Belouizdad a arraché, hier au stade du 20 août d’Alger, son billet qualificatif pour les 16es de finale de la Coupe de la Confédération de la CAF en s’imposant, à l’occasion du match retour du tour préliminaire, face au Onze Créateurs, le c
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Le Chabab valide son billet

Le CR Belouizdad a arraché, hier au stade du 20 août d’Alger, son billet qualificatif pour les 16es de finale de la Coupe de la Confédération de la CAF en s’imposant, à l’occasion du match retour du tour préliminaire, face au Onze Créateurs, le club malien, sur le score de deux buts à zéro. Au match aller, disputé le 9 février dernier à Bamako, les deux équipes s’étaient séparées sur le score d’un but partout. Au prochain tour, prévu le mois prochain, le Chabab affrontera le club zambien de Nkana, exempt du tour préliminaire. Pour revenir à la rencontre, il faut dire que globalement le représentant algérien n’a pas eu la tâche facile face à un adversaire qui a été dangereux à certains moments de la partie. Ce sont les joueurs du CRB qui ont été les premiers à se créer une occasion dangereuse. A la 8’, Naamani lance le ballon de la tête mais le gardien malien était aux aguets. Le Onze Créateurs a tenté de réagir à la 12’ lorsque Diara a failli se retrouver seul face au gardien Salhi. Le pressing exercé par le Chabab a fini par payer à la 30’ lorsque Bouchar ouvre la marque suite à un coup franc bien exécuté par Bechou. La première mi-temps s’est terminée sur le score d’un but à zéro. De retour des vestiaires, le CRB poursuit sa domination, même si le jeu s’est concentré plutôt au milieu du terrain. Il aura fallu attendre la 69’ pour que Lakroum double la marque suite à un centre en profondeur de Draoui. La rencontre s’est terminée finalement sur ce score de deux buts à zéro.

Le Doyen croit à la «remontada»

Dix jours après sa défaite au Congo, face à l’AS Otoho (0-2), en match aller du tour préliminaire de la Ligue des champions d’Afrique, le Mouloudia d’Alger tentera ce soir, à partir de 19h, dans son jardin du 5 Juillet (Alger), de renverser la vape
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Le Doyen croit à la «remontada»

Dix jours après sa défaite au Congo, face à l’AS Otoho (0-2), en match aller du tour préliminaire de la Ligue des champions d’Afrique, le Mouloudia d’Alger tentera ce soir, à partir de 19h, dans son jardin du 5 Juillet (Alger), de renverser la vapeur et de réussir une remontada pour décrocher son ticket pour le prochain tour. Avec deux buts de retard à remonter, les poulains du coach Bernard Casoni et après leur belle prestation en championnat, vendredi dernier, face au leader, le CS Constantine, et surtout la démonstration de force de son attaque qui a planté trois buts — qui aurait même pu en inscrire plus — sont déterminés à rééditer la prestation et surtout la même efficacité, ce soir face aux Congolais. Trois buts, une mission qui reste dans les cordes de la formation algéroise,  qui compte sur ses attaquants et le soutien de dizaines de milliers de ses fans, qui seront nombreux à l'assister dans le temple olympique. «C'est un match difficile contre un bon adversaire. On s’est bien préparés pour cette confrontation qui ne sera pas facile mais ô combien  importante pour valider notre billet au prochain tour. Nous devons être irréprochables pour réaliser le match parfait. Nous comptons sur le soutien de notre public pour faire la différence», déclare le capitaine du Doyen, exprimant ainsi la détermination et la volonté des Mouloudéens de décrocher cette qualification, qui leur tient à cœur, dans une compétition qui a été érigée comme une priorité par la direction. Côté technique, le Français Bernard Casoni qui ne disposera pas des services de son milieu de terrain malien, Aliou Dieng, non qualifié, mais aussi de Bedebouda, blessé depuis quelques jours, reconduira le même onze qui avait battu le CSC vendredi dernier, exception faite du Malien Dieng qui cédera sa place à Amada, de retour à la compétition, après avoir raté le match aller pour cause de blessure. Le même onze donc pour Casoni, avec l’espoir de reproduire la même performance et surtout le même résultat synonyme de qualification. A signaler que la rencontre MCA –AS Otoho sera dirigée par un trio tunisien emmené par Haythem Guirat, alors que le commissaire au match est un Béninois.

L’Etat veut sévir contre l’évasion fiscale

La lutte contre les phénomènes de fraude et d’évasion fiscales est une «priorité» pour les pouvoirs publics, a affirmé avant-hier le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, en réponse aux interpellations des députés lors des débats à l’Ass
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L’Etat veut sévir contre l’évasion fiscale

La lutte contre les phénomènes de fraude et d’évasion fiscales est une «priorité» pour les pouvoirs publics, a affirmé avant-hier le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, en réponse aux interpellations des députés lors des débats à l’Assemblée populaire nationale (APN) sur la loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2015. Le ministre des Finances, repris par l’APS, a fait état à l’occasion de l’existence d’un fichier de 120 000 fraudeurs qui seraient donc recensés et connus des services des impôts et contre lesquels les pouvoirs publics exercent déjà, selon lui, des sanctions et un contrôle très rigoureux. D’après les explications de du grand argentier du pays, il s’agit ainsi de 120 000 opérateurs inscrits au fichier national des fraudeurs comme étant coupables d'infractions graves aux législations et réglementations fiscales, commerciales, douanières, bancaires et financières. Ces fraudeurs, a-t-il tenté de rassurer, «sont exclus des transactions commerciales extérieures (import et export), de la participation aux marchés publics et de tous les avantages accordés habituellement aux investisseurs». Sans avancer de plus amples détails sur le préjudice causé par ces fraudeurs au Trésor public, le ministre a néanmoins tenté de mettre en avant la détermination de l’Etat à sévir désormais contre la fraude et l’évasion fiscales, citant à ce propos des échanges d'informations réguliers tant au plan interne qu'international, notamment avec les pays auxquels l'Algérie est liée par des conventions de coopération fiscale. De plus, a-t-il assuré, l'administration des impôts a initié de nombreuses actions pour lutter contre la fraude, dont surtout la multiplication du nombre des contrôleurs fiscaux, la réorientation du contrôle vers les données au niveau des services, l'intensification des interventions, l'introduction de nouveaux procédés comme le contrôle inopiné, mais aussi le suivi régulier des dossiers d'importance majeure ou considérés comme à grand risque. Dans ce même ordre d’idées, Abderrahmane Raouia a fait savoir que le produit des recouvrements de la fiscalité ordinaire, soit celle collectée en hors hydrocarbures, est passé de 1 179 milliards de dinars en 2008 à 2 841 milliards dinars en 2015, augmentant ainsi, selon lui, de 140% en huit années. Aussi, s’est-il félicité, la part de la fiscalité ordinaire est passée de 41% à 62% de l'ensemble de la fiscalité recouvrée durant la période en question. A cet égard, il convient de noter enfin que la Cour des comptes n’a cessé ces dernières années de mettre en évidence la grave faiblesse des recouvrements de certains impôts et les nombreuses défaillances qui caractérisent le système et les services fiscaux, aggravées notamment par l’ampleur des phénomènes de fraude et d’évasion fiscale, mais aussi par le foisonnement d’avantages et d’exonérations fiscaux et le manque de moyens et d’efficacité au sein des structures chargées de la collecte des impôts.

Le prix du Brent se hisse à plus de 65 dollars

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a atteint hier 65,19 dollars sur l’Intercontinental Exchange de Londres. Maintenant leur tendance haussière depuis vendredi, les prix du pétrole ont réagi positivement aux intentions de l’OPEP d’arriver
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Le prix du Brent se hisse à plus de 65 dollars

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a atteint hier 65,19 dollars sur l’Intercontinental Exchange de Londres. Maintenant leur tendance haussière depuis vendredi, les prix du pétrole ont réagi positivement aux intentions de l’OPEP d’arriver à un accord de limitation de l’offre de pétrole sur le marché à long terme, mais aussi aux tensions au Moyen-Orient. Le prix du panier OPEP affichait 62,41 dollars vendredi dernier. «Ces tensions pourraient perturber la production iranienne, alors que le pays a extrait en janvier 3,81 millions de barils par jour, selon les données de l’Agence américaine de l’Energie», indiquent les analystes. D’autre part, la production américaine est en pleine croissance avec la mise en activité de nouveaux puits. Bien plus de 7, la semaine dernière, selon les dernières données du fournisseur de services pétroliers Baker Hughes. «Le nombre de puits actifs a augmenté de 55 depuis le début de l’année, ce qui laisse envisager une poursuite de la hausse de la production américaine», notent les analystes. Une étude vient rassurer les pays exportateurs de pétrole en affirmant que la demande mondiale sur l’or noir connaîtra une hausse. Elaboré par la compagnie pétrolière française Total, ce scénario prédit que la demande mondiale de pétrole pourrait augmenter d’environ 10,8% d’ici 2040 et ce du fait, entre autres facteurs, des transports. Notant qu’il s’agit plus d’hypothèses que de certitudes, Total s’attend à une demande mondiale d’environ 10 millions de barils par jour par rapport à 2015 où le secteur des transports absorbait 56% de la demande mondiale. Cette demande pourrait donc connaître une évolution avec la croissance du nombre de kilomètres à parcourir et qui ne seront pas compensés par les seuls véhicules électriques ou au biogaz. La demande pour le transport individuel augmentera aussi de 2mb/j d’ici 2040, de 6mb/j pour le transport routier, de 1mb/j pour le transport maritime et de 4mb/j pour l’aviation. Par ailleurs, le secteur de la pétrochimie pourrait lui aussi prétendre à une demande supplémentaire de pétrole d’ici 2040.  

Les défis du secteur des hydrocarbures en Algérie au cœur des débats

L’événement est dédié aux professionnels du secteur de l’énergie et est placé sous le slogan «Succès, défis et vision». Il vise notamment à «mettre en perspective des opportunités d’investissement effectives et un partenariat gagnant-gagnan
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Les défis du secteur des hydrocarbures en Algérie au cœur des débats

L’événement est dédié aux professionnels du secteur de l’énergie et est placé sous le slogan «Succès, défis et vision». Il vise notamment à «mettre en perspective des opportunités d’investissement effectives et un partenariat gagnant-gagnant», selon les organisateurs.   Les défis du secteur des hydrocarbures en Algérie, qui veut augmenter sa production et redessiner la relation avec ses partenaires, à la faveur de sa nouvelle stratégie portée par Sonatrach, seront au centre des thèmes phares qui seront abordés,  lors de la 8e édition du NAPEC (North Africa Petroleum Exhibition & Conference). L’événement, dédié aux professionnels du secteur de l’énergie, est placé sous le slogan «Succès, défis et vision». Il vise notamment à «mettre en perspective des opportunités d’investissement effectives et un partenariat gagnant-gagnant», selon les organisateurs. Le Napec qui sera abrité par le Palais des conventions d’Oran du 25 au 28 mars 2018, est par ailleurs consacré aux opportunités dans le domaine de «la promotion du secteur minier, ses défis et ses enjeux actuels en Afrique du Nord». D’autres thématiques sont aussi inscrites à l’ordre du jour, telles que «l’exploration et la production, le gaz, le gaz naturel liquéfié (GNL), le raffinage, la pétrochimie, les technologies du pipeline et du forage, ainsi que des ateliers sur l’investissement et le partenariat». Le salon sera par ailleurs consacré, selon les organisateurs, «à la technologie de pointe, aux sciences spécialisées, à l’expertise et au savoir-faire énergétique». Il permettra également aux acteurs mondiaux des hydrocarbures de se rencontrer et aux compagnies de mettre en relief les défis qui s’imposent au vu de la conjoncture actuelle, caractérisée notamment par les fluctuations des prix du pétrole et le repositionnement des acteurs et des clients gaziers, ainsi que l’évolution des énergies renouvelables. Quarante pays prendront part au NAPEC 2018 Plus de 500 exposants activant dans le domaine énergétique représentant quarante pays, notamment d’Afrique, prendront part au NAPEC. «Ces opérateurs proviennent de diverses sociétés de technologies, de services et de sous-traitance gravitant autour de l’industrie pétrolière et gazière» soulignent les organisateurs. «La France se taille la part du lion avec le plus grand nombre d’entreprises, ainsi qu’une forte participation de pays comme la Chine, les USA, l’Inde, l’Indonésie, le Qatar ou encore la Norvège». Les entreprises nationales ne seront pas en reste dans cette manifestation, tiennent à préciser les organisateurs. Il faut savoir que l’événement comprend un salon professionnel international dédié aux activités Upstream, Midstream et Downstream, et les solutions technologiques accompagnant l’exploration, la production et la commercialisation des hydrocarbures. Par ailleurs, sont programmées une série de communications qu’animeront des experts et des représentants de compagnies pétrolières internationales ainsi que des sociétés spécialisées en la matière. Les conférences porteront, entre autres thématiques, sur l’évolution des technologies liées à l’industrie pétrolière et gazière, la transition énergétique, les marchés, le marketing et autres sujets de l’heure. Parmi les nouveautés de cette édition, figure un atelier dédié tant aux jeunes cadres algériens du secteur de l’industrie pétrolière et gazière qu’aux nouveaux diplômés dans le domaine, et ce, dans le cadre d’un échange avec les experts sur un ensemble de thématiques comme l’avenir énergétique dans le monde.  

USM el Harrach : Les joueurs s’impatientent pour leur argent

C’est une reprise difficile qu’a effectuée la formation de l’USM El Harrach en ce début de semaine, après le nul concédé vendredi dernier à Lavigerie face à l’USMA (0-0) et surtout la déception des joueurs, qui sont montés au créneau pour r
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USM el Harrach : Les joueurs s’impatientent pour leur argent

C’est une reprise difficile qu’a effectuée la formation de l’USM El Harrach en ce début de semaine, après le nul concédé vendredi dernier à Lavigerie face à l’USMA (0-0) et surtout la déception des joueurs, qui sont montés au créneau pour réclamer leurs salaires. En effet, la direction sous la conduite du président du directoire, Mohamed Laïb, avait promis aux joueurs le versement de deux salaires la veille du derby. Une promesse que la direction n’a pas pu tenir, même en ce début de semaine. Tablant sur son sponsor majeur, l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo, qui devait débloquer une somme importante devant servir à la régularisation des joueurs, la direction s’est heurtée au refus de ce dernier pour des considération administratives. En effet, l’opérateur en question n’a pas été avisé du changement des statuts et de la nomination d’un directoire à la tête du club, expliquant ainsi ce blocage. A cet effet, la direction de Laïb a entrepris les démarches nécessaires dans ce sens, et tout devrait rentrer dans l’ordre dans les prochaines heures. Ainsi, les joueurs devraient percevoir un à deux salaires avant le choc qui les attend, ce week-end du côté d’Oran face au dauphin au classement, le MCO. Un déblocage qui devrait apaiser les tensions au sein de l’effectif et surtout gonfler à bloc le moral des coéquipiers de Younès Sofiane, enquête d’un résultat probant. L’appel de Aziz Abbès Installé à la tête de la barre technique de l’USMH il y a tout juste deux semaines, avec à son actif deux matchs officiels en tant qu’entraîneur, le coach Aziz Abbès, malgré les deux points perdus vendredi dernier face à l’USMA, reste confiant quant au sauvetage de l’équipe. «On misait en effet énormément sur ce match face à l’USMA pour glaner trois points qui nous auraient fait sortir de la zone des relégables. Malheureusement, on a laissé filer deux points, même si on méritait mieux. On n’a pas été réaliste en attaque et l’arbitrage nous a défavorisés», explique le technicien. Et d’annoncer : «Maintenant, il faudra aller de l’avant et aller chercher un bon résultat à Oran comme on l’a fait face au CSC. Ce ne sera pas facile face à une équipe du MCO qui vise le titre, mais on a les moyens de le faire sous certaines conditions». L’occasion pour Abbès de lancer un appel à tous les acteurs : «Les défis, j’en ai l’habitude, mais tout le monde doit jouer son rôle convenablement : direction, staff, joueurs et supporters, mais aussi les instances dirigeantes. Dans notre cas, il y a ce problème d’argent, et j’espère que la direction va le régler au plus vite pour que les joueurs soient concentrés sur leur mission. J’espère aussi qu’en cette fin de saison, il y aura plus de rigueur dans le corps arbitral où l’impartialité doit être érigée en règle d'or», conclut le technicien.  

LDC : l'ES Sétif sur du velours

Le deuxième représentant algérien en Ligue des champions africaine, l'ES Sétif, aura une mission facile en déplacement à Bangui pour croiser le fer avec les Centrafricains du Real Bangui, aujourd’hui. Au match aller, disputé à huis clos au stade du
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LDC : l'ES Sétif sur du velours

Le deuxième représentant algérien en Ligue des champions africaine, l'ES Sétif, aura une mission facile en déplacement à Bangui pour croiser le fer avec les Centrafricains du Real Bangui, aujourd’hui. Au match aller, disputé à huis clos au stade du 8 Mai-1945, les Sétifiens ont atomisé leurs adversaires sur le score sans appel de 6 à 0, dont un triplé de Zakaria Haddouche. L'Entente évoluera ainsi sur du velours face à une équipe centrafricaine qui a montré ses limites, notamment sur le plan défensif. «Nous allons à Bangui avec la ferme intention de réaliser une bonne performance. C'est ce que je vais dire aux joueurs. Nous n'y allons pas pour faire du tourisme», a dit l'entraîneur Abdelhak Benchikha.

Favorable au Chabab

Le CR Belouizdad disputera, aujourd’hui, au stade du 20 Août, à Alger, face au club malien du Onze Créateurs, le match «retour» du tour préliminaire de la Coupe de la Confédération (CAF). Lors de la rencontre «aller», disputée le 9 février de
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Favorable au Chabab

Le CR Belouizdad disputera, aujourd’hui, au stade du 20 Août, à Alger, face au club malien du Onze Créateurs, le match «retour» du tour préliminaire de la Coupe de la Confédération (CAF). Lors de la rencontre «aller», disputée le 9 février dernier à Bamako, les deux équipes s’étaient séparées sur le score d’un but partout. Le Chabab avait encaissé un but lors des derniers instants de la première mi-temps (45’), par l’intermédiaire de Cheickna Samaké, avant que Bechou n’égalise en deuxième mi-temps (64’). A priori, la qualification est à la portée du représentant algérien, mais le technicien marocain, Rachid Taoussi, préfère faire preuve de prudence. Celui-ci a tenu à affirmer, à la fin du match de championnat face à l’ES Sétif, disputé jeudi dernier, que le résultat d’un but partout est un score piège. Toutefois, a-t-il ajouté, «contrairement à l’empoignade de Bamako, celle d’aujourd’hui se jouera au stade du 20 Août en présence du public belouizdadi qui sera d’un grand apport pour le groupe». En tout cas, il est clair que le CRB a de grandes chances de passer au tour suivant. En cas de qualification aux 16es de finale, prévus le mois prochain, le Chabab, qui est sur une défaite en championnat face à l’ES Sétif (2-1), affrontera le club zambien de Nkana, exempt de ce tour préliminaire, tout comme l’autre représentant algérien dans cette compétition, l’USM Alger, qui affrontera en ce prochain tour le vainqueur de la double confrontation entre Mangasport (Gabon) et AS Maniema (RD Congo). Cette année, les compétitions africaines s’arrêteront en mai et juin à cause de la Coupe du monde. Après les 16es de finale (mars) et 16es bis (avril), les deux épreuves reprendront au mois de juillet. A noter que la délégation malienne est arrivée à Alger avant-hier via un vol régulier. La rencontre sera arbitrée par un trio marocain sous la conduite de Adil Zourak, qui sera assisté de Youssef Mabrouk et Mustapha Akerkad.  

Belle prestation scénique

Les musiciens de cette formation ont démontré qu’ils forment un groupe de scène sachant captiver un public qui n’était pas acquis d’avance, même si ce dernier connaît quelques  titres phares de leur répertoire, tels que  Ryma (le titre est inti
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Belle prestation scénique

Les musiciens de cette formation ont démontré qu’ils forment un groupe de scène sachant captiver un public qui n’était pas acquis d’avance, même si ce dernier connaît quelques  titres phares de leur répertoire, tels que  Ryma (le titre est intitulé  Win yemchi zine) pour l’avoir demandé. «La première chanson s’intitule Rechany», s’est contenté d’annoncer à son entrée Hcen Agrane, chanteur et leader du groupe, après les salutations d’usage. Et d’entamer tout de suite l’intro sur guitare acoustique de ce premier titre de leur tout premier album sorti en 2011. Celui-ci est d’inspiration raï mais avec une composition et des arrangements  propres au groupe qui préfère les sons de ses instruments à ceux des synthétiseurs et c’est ce qui fait son charme. La section rythmique basée sur une batterie électrique (sans doute mieux adaptée pour le transport) est rehaussée par des percussions riches et variées.  Sans effets spéciaux  (jeux de lumière, etc.,) et sans trop de mise en scène, ce sont la fraîcheur et le naturel de cette formation qui ont joué en sa faveur. En effet, peu disert, le chanteur préfère enchaîner les titres  comme s’il s’agissait d’éviter de perdre du temps afin d’insérer le plus de chansons possible lors de cette soirée. Dans Telâabha (Tu feins de la détester alors que tu es fou d’elle), on change de registre, mais avec la même fougue, car il est question avant tout d’élever peu à peu la température de la salle. Dans ce titre, le chanteur annonce d’emblée la portée de ses capacités vocales hors du commun et qui ne sont pas passées inaperçues. Au départ, la voix était quelque peu étouffée par les instruments, sans doute à cause d’une légère défaillance dans les réglages. Cependant, c’est avec Selli houmoumek felâchiya que les premiers sièges commençaient à être désertés dès l’entame de la partie rythmée de ce morceau inspiré du répertoire traditionnel. A ce moment-là, on commençait certainement à se rendre compte que le public était définitivement conquis. En effet, juste après et avec l’intro de la chanson Kounti sghira kount sghir, les acclamations commençaient à prendre de l’ampleur. Le titre est pourtant une ballade exprimant une profonde nostalgie mais   au 5e opus de leur répertoire, il ne restait plus personne assis. Avec El adyan l’avant-scène et les allées entre les sièges ont été submergés par un  public mixte, majoritairement jeune et particulièrement dynamique. Le retour à l’inspiration raï s’est fait avec le titre Nedmet, une adaptation libre d’un succès de cheb Nasro datant de la fin des années 1980. Les vocalises à l’entrée de l’un des tout derniers singles intitulé  Hbabi est une démonstration de force mais l’interprétation musicale diffère de celle du clip réalisé à cet effet. Par certains de ses aspects, cette chanson sonne comme une complainte, comme c’est aussi particulièrement le cas avec le titre Wellah, une histoire d’amour dramatique mais en même temps une fascination devant la beauté. Les sonorités inspirées du rock de certains passages sont  soutenues par des solos de guitare électrique qui habillent mieux les mélodies de ce groupe fondé en 2009 et qu’on considère aujourd’hui comme étant  parmi les plus prometteurs de sa génération.

«J’aurais aimé jouer avec des musiciens algériens»

La grande figure du jazz français et universel, le célèbre violoniste Didier Lockwood, est décédé dimanche suite à une crise cardiaque à Paris à l’âge de 62 ans. En guise d’hommage, nous reproduisons un entretien qu’il avait accordé à El Wat
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«J’aurais aimé jouer avec des musiciens algériens»

La grande figure du jazz français et universel, le célèbre violoniste Didier Lockwood, est décédé dimanche suite à une crise cardiaque à Paris à l’âge de 62 ans. En guise d’hommage, nous reproduisons un entretien qu’il avait accordé à El Watan le 3 juin 2008. Que ressentez-vous à l’issue du concert que vous avez donné à la salle Ibn Zeydoun à l’occasion du 9e Festival culturel européen en Algérie ? C’étaient des retrouvailles après 22 ans... Après vingt-deux ans d’absence, c’est le bonheur de retrouver Alger avec une nouvelle figure, image... J’ai trouvé un public très connaisseur et chaleureux. C’était un bon public qui vous a adopté... Eh bien oui ! C’était très communicatif. Et puis, il y avait beaucoup de filles par rapport à il y a 22 ans. (Rires). A l’époque, j’étais venu deux ou trois fois en Algérie où j’avais été partout. C’est vrai, plus on s’éloignait d’Alger, moins il y avait de femmes aux concerts à Blida... (Rires). Vous voulez dire que l’Algérie a changé... Ben oui ! Une évolution dans le bon sens, je veux dire. Découvrir à Alger un tel public nombreux et très connaisseur. Car il était sensible. Je n’ai pas eu à user d’artifices pour jouer ce soir. Les gens ont même anticipé ce que j’allais faire. Alors qu’en France, cela n’est pas pareil, car on y est en décadence. A mon avis, ici, vous êtes en évolution positive. Mais il faut la maintenir. L’hommage à Stéphane Grappelli vous tenait tant à cœur... Vous savez, dans cette existence, il y a des vies, des générations qui passent et il y a des gens extraordinaires. Il faut que l’on s’en souvienne contre l’amnésie. Et ceux qui naissent aujourd’hui, ne sauront pas qu’ils ont été précédés par des génies, par des gens qui ont essayé de faire avancer les choses. Dans notre société occidentale, on est dans l’immédiat. Gagner plus d’argent, rapidement, sans aucune qualité. C’est dangereux ! Je trouve que notre vie, la vôtre, comme la mienne, servent à tenter de faire avancer les choses. J’en suis sûr. Vous êtes un fiddler (violoniste) universel : gypsy, chinois, country, oriental, irlandais... Je ne sais pas si vous l’avez ressenti quand je jouais de la musique chinoise. C’est vrai que si l’on étudie la musique chinoise, cela n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’ai fait. Parce que c’est un art ancestral. Même la musique orientale, elle répond vraiment à des codes très pointus. Moi, je fais sentir une saveur d’une musique comme une essence, une image, une carte postale... Je trouve que la musique fait voyager un petit peu. Et je m’en sers. Justement, vous avez un thème intitulé Globe-trotter résumant votre violon «espérantiste»... Je trouve que le violon est un instrument qu’on retrouve partout. Aussi bien en Algérie qu’au Brésil, en Israël, en Chine, au Japon, en Irlande... Je trouve que c’est une belle communion entre tous les peuples du monde. Dans le fond, si tout le monde jouait du violon, peut-être qu’il y aurait moins de problèmes.(Rires). Vous avez surpris le public sur scène. A un certain moment, on se demandait si vous ne jouiez pas en semi-recording pour ne pas dire en play-back... C’est du recording, mais en live (direct). Ce n’est pas du play-back. Rien n’est préparé avant. Je construis mes musiques, donc je m’enregistre en temps réel. Comme je joue du violon avec mes doigts (rires), j’appuie sur le bouton record avec mes pieds. Dès que j’ai interprété un morceau, je ferme l’enregistreur et ça tourne en boucle comme des séquences. Après, je construis en over-dubbing, c’est-à-dire en recording. C’est vraiment un moyen créatif. Comme l’archet qui jouait de la pédale Wah Wah hendrixienne... Oui, je joue en HF, sans fil comme la réception de la TV. J’essaie de faire en sorte que le violon soit ma voix la plus expressive passant de l’humour à la profondeur, au recueillement... Il y a toute la palette de sensibilité et d’expression. On découvre que Didier Lockwood est un violoniste qui fait du show... Oui, c’est une dynamique de groupe, de trio... D’abord, de communion sur scène à trois. On est obligé de faire très attention à l’un et à l’autre. On joue sans partition, c’est compliqué, mais cela dégage des valeurs très essentielles. Chaque instrumentiste avait ses minutes de gloire d’expression «démocratique»... Oui, un dialogue. On se pose des questions et on laisse l’autre répondre. On re-argumente. C’est à trois. Imaginez que nous sommes cent musiciens, on s’appellerait l’orchestre symphonique de jazz. (Rires). Vous excellez dans le blues du delta... Moi, le blues, j’aime bien, oui. Vous savez, j’ai commencé par John Mayall, les Cream, Eric Clapton, Jimi Hendrix, Frank Zappa. Le jazz était trop compliqué pour moi. Je n’étais pas pop, mais rock des années 1970. J’avais commencé en France dans un grand groupe rock qui s’appelait Magma et qui jouait d’une manière extraordinaire. Non, je ne suis pas un jazzman sophistiqué, je viens de là, du rock. Vous avez joué avec des musiciens pop... Oui, j’en ai rencontré pas mal. Je connais Charlie Watts (batteur des Rolling Stones) parce que j’ai travaillé en Angleterre ou encore Roger Hodgson (chanteur de Supertramp) avec lequel j’ai travaillé et enregistré des disques. Ce sont de belles rencontres. Mais les meilleures sont celles avec les musiciens traditionnels extraordinaires très peu connus en Inde... Mais aussi, les jazzmen et les musiciens classiques.  Maître de l’impro, vous faites «école»... Oui, j’ai une école d’improvisation et sur les arts improvisés. Actuellement, je monte tout un complexe culturel pluridisciplinaire, mettant en synergie la danse, la musique, les arts plastiques, le cinéma et tout ce qui est art improvisé. Feriez-vous de la fusion avec de la musique algérienne ? Cela fait longtemps que je travaille là-dessus avec un violoniste algérien qui s’appelle Ferhat évoluant dans mon école. En ce moment, je suis en train de composer la musique du feuilleton de l’été intitulé Cœurs de lumière sur France2. Une fiction se passant au Maroc. Donc, je suis obligé d’écrire de la musique orientale. Cela fait partie de mon métier de globe-trotter. (Rires). Quant à la musique algérienne, je connais un peu ses modes. En Occident, on est dans la gamme et la tonalité. Ce n’est pas pareil. Je voudrais jouer avec des musiciens traditionnels, en Algérie, quand vous voulez ! In’challah ! (Rires) .

Nette augmentation des recettes en 2017

Le directeur général de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins, Sami Bencheikh El Hocine, a fait savoir, hier, lors d’une conférence de presse, animée, au Musée public national d’art moderne et contemporain d’Alger, que so
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Nette augmentation des recettes en 2017

Le directeur général de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins, Sami Bencheikh El Hocine, a fait savoir, hier, lors d’une conférence de presse, animée, au Musée public national d’art moderne et contemporain d’Alger, que son organisme a enregistré, en 2017, une nette augmentation de ses recettes. Il indique qu’en 2016, l’Onda a réalisé des résultats autour de 466 milliards de centimes, alors qu’en 2017, ses recettes ont été de l’ordre 510 millions de centimes sur toutes les formes d’exploitation des œuvres avec un taux de croissance de 8,57%. Le directeur de l’Onda rappelle que cet important taux de croissance permettra d’une part de donner plus de droits aux concernés et d’autre part de procéder à plus de rémunérations au profit des créateurs et des artistes algériens. En 2017, l’Onda a distribué 96 milliards de centimes aux droits d’auteur et 60 milliards de centimes aux droits voisins. Les bénéficiaires des droits d’auteur sont de l’ordre de 4932, tandis que les titulaires de droits voisins s’élèvent au nombre 2618. En outre, l’Onda a versé 44 millions de dinars au fonds social. Ce dernier comporte les allocations de retraite, la pension de vieillesse et l’aide sociale exceptionnelle. Les 256 retraités perçoivent tous les trois mois une pension de retraite. Le seuil maximal de la retraite est égal à 135 000 DA par trimestre. L’orateur précise que les aides sociales exceptionnelles sont attribuées à des auteurs et des artistes qui traversent des moments difficiles. Pour l’année 2017, 47 auteurs et artistes ont bénéficié de cette aide sociale exceptionnelle pour un montant de 6 millions de dinars. L’onda prend, également, en charge le rapatriement des dépouilles des artistes algériens morts à l’étranger. Ainsi, le montant total des aides avec les rapatriements s’élève à 5 milliards de centimes. De l’avis du directeur de l’Onda, Sami Bencheikh El Hocine, la protection sociale, aujourd’hui, est un élément primordial. «Rares sont les sociétés de gestion collectives dans le monde qui assurent ce côté humain en direction des artistes et des créateurs. Les sociétés de gestion collective à travers le monde ont un langage de rentabilité», dit-il. Le conférencier a abordé le registre des aides culturelles. Les montants des promotions culturelles et des contributions financières de l’Onda est de l’ordre de 46 milliards de centimes, dont 27 milliards de centimes ont été octroyés à l’ONCI pour soutenir la caravane estivale 2017 ayant sillonné l’ensemble du territoire national. Le reste de l’argent est distribué, régulièrement, pour soutenir des vernissages, des montages de pièces de théâtre ou encore des établissements en difficulté, à l’image du théâtre de Béjaïa, lequel est passé par des moments difficiles. L’onda a pris en charge trois mois de salaires des employés du TRB. Samy Bencheikh El Hocine rappelle au passage que le soutien de l’Onda est octroyé à tous les porteurs de projets. L’orateur révèle qu’une partie importante de cet argent a été distribuée en instruments de musique à plusieurs associations, maisons de culture, ainsi qu’aux écoles des Beaux-Arts d’Alger et de Azzazga. L’onda est également partenaire avec l’Institut supérieur de musique, le Ballet national et le Haut-Commissariat à l’amazighité. Pour ce qui est des avances qui ont été octroyées aux auteurs en 2017, elles sont de l’ordre de 67 millions de dinars. Ces avances sont attribuées, bien entendu, en fonction des dossiers. L’année 2017 de l’Onda s’est soldée par de grands faits marquants dont le retour du chanteur Idir en Algérie. Les deux spectacles, donnés à la coupole Mohamed Boudiaf, ont pu réunir 13 000 spectateurs. Le coup d’envoi de la tournée nationale d’Idir sera donné le 21 ou le 22 avril. La tournée sera entrecoupée, puisqu’Idir a des engagements à l’étranger. L’Onda a également organisé, l’année dernière, une dizaine d’hommages pour de grands artistes algériens, parmi lesquels la chanteuse Nouara, ou encore Djamel Allem. Il est à noter que dans les prochaines semaines, l’Onda compte rendre un hommage au chanteur El Hadj El Ghaffour à Tlemcen.  

Cali en concert au théâtre Mohamed-Tahar Fergani à Constantine : Les choses défendues

Dévoiler, dire, raconter. C’est sur ces trois mots que repose Les Choses Défendues de Cali. Entre confessions, visions et rêveries, ce 7e album est une véritable ode à l’adolescence, à cet instant des dix-sept ans où l’on grandit en faisant les c
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Cali en concert au théâtre Mohamed-Tahar Fergani à Constantine : Les choses défendues

Dévoiler, dire, raconter. C’est sur ces trois mots que repose Les Choses Défendues de Cali. Entre confessions, visions et rêveries, ce 7e album est une véritable ode à l’adolescence, à cet instant des dix-sept ans où l’on grandit en faisant les choses défendues. Produit par Édith Fambuena, le résultat est à la fois très sophistiqué et très spontané, avec des textures sonores singulières de Fambuena et 90% de premières prises pour la voix. Sur scène, sa chambre d’adolescent reconstituée, posters des Clash et de Leonard Cohen, canapé, guitare et piano. Avec cette scénographie, Cali nous invite à s’introduire dans les émotions débordantes, les souvenirs vertigineux, les tragédies intimes, les limites ultimes du cœur de sa jeunesse. En partenariat avec le théâtre Mohamed-Tahar Fergani Réservations sur : evenement.constantine@if-algerie.com  

Angers, la région modèle

En s’inscrivant résolument dans la valorisation de son territoire, la ville d’Angers, dans le pays de la Loire en France, reste un modèle pour d’autres régions de l’Hexagone et d’ailleurs en termes d’optimisation des produits du terroir. Le
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Angers, la région modèle

En s’inscrivant résolument dans la valorisation de son territoire, la ville d’Angers, dans le pays de la Loire en France, reste un modèle pour d’autres régions de l’Hexagone et d’ailleurs en termes d’optimisation des produits du terroir. Le dynamisme des milliers d’entreprises qui activent notamment dans le végétal a encore une fois été mis en exergue lors du Salon international des productions végétales (Sival) tenu les 16, 17 et 18 janvier pour sa 32e édition. Un salon dont le nombre des entreprises locales et internationales présentes ainsi que des visiteurs est en hausse. Un salon qui montre aussi tout le degré de la mécanisation et le poids des nouvelles technologies dans le domaine agricole. Souriante et très dynamique, Mme Lydie Bernard, vice-présidente de la région pays de la Loire est catégorique : «Le Sival permet de faire rayonner la région. Il permet de mettre en valeur toute la filière végétale et s’ouvrir sur le monde.» La région qui subventionne une manifestation comme le Sival à hauteur de 30 000 euros n’est pas si régionale que ça, estime-t-elle. «Au niveau de l’Etat français, il y a eu récemment la décentralisation, donc les régions ont une certaine autonomie sur le deuxième pilier de la politique agricole commune et sur des lignes de crédit qui concernent par exemple l’innovation, la modernisation, l’agriculture biologique. Nous avons un budget via l’Europe et la région gère le budget régional. Mais on est moins régionalisé que l’Allemagne. D’ailleurs, des délégations étrangères optent pour l’Allemagne à cause de son niveau de décentralisation. Surtout ceux qui n’ont pas une architecture pyramidale et qui veulent travailler en réseaux», dira-t-elle. Présidente d’une commission en charge de l’agriculture, agroalimentaire, forêt, pêche et mer, Mme Lydie Bernard indique que ce qui caractérise sa région c’est la multiplicité des productions. «On a toutes les filières : végétale (arborie, maraîchage...) et animale. Ce qui singularise la région, ce sont les signes de qualité, les marques et les produits bio. Ces derniers représentent 10% de la surface agricole. L’agriculture avec l’agroalimentaire est le premier pilier économique de notre région», assénera-t-elle. En effet, ce sont des activités qui représentent plus de 10% des emplois, 20% du produit intérieur brut, 20 milliards de chiffre d’affaires et 25% des exportations régionales. «On n’exporte pas assez, il y a un gros travail à faire là-dessus», fera-t-elle remarquer. A la question de connaître la clé de la réussite de la mise en valeur des produits du terroir, Mme Lydie Bernard révélera que selon un sondage fait par les soins de son département, il s’est avéré que le consommateur demande un produit local avant le bio, alors que la tendance actuelle en France est pour moins de produits phytosanitaires et moins d’antibiotiques. C’est dire le poids du produit local et sa mise en valeur par les consommateurs eux-mêmes au service de l’essor de la région. Le consommateur appelé à payer plus pour manger sain Fait marquant du Sival 2018, les organisateurs du salon ont réussi, l’espace d’un débat citoyen dénommé «Fruits et légumes à l’horizon 2050», de cerner toute la problématique liée à la qualité des fruits et légumes de demain. Experts et membres de la société civile ont ainsi, l’espace d’une soirée de débats, abordé la transition écologique où moins de pesticides et de viandes dans les assiettes a été maintes fois assénée. Face au dynamique et talentueux journaliste Mac Lesggy qui animait les débats, des intervenants n’ont pas omis de préconiser d’éduquer les gens pour accepter les légumes moches, respecter la saisonnalité des produits, utiliser de moins en moins d’énergie fossile pour les cultures et opter pour des intrants de plus en plus naturels. Pour manger sainement, il a été ainsi préconisé une alternative au «tout chimique» en développant la «biodiversité naturelle». Pour le toxicologue Gérard Pascal, manger de la nourriture conventionnelle (aux pesticides) est dangereux pour la santé. Pour cela, il a plaidé pour réglementer les limites des résidus liés aux pesticides et de limiter les produits phytosanitaires. La société devient-elle «risquophobe» ? demandera un intervenant. Il est vrai que suite au scandale du lait contaminé Lactalis et de celui du Glyphosate de Monsanto, les consommateurs ne cessent de réclamer une agriculture saine et éco-responsable. Cependant, les experts et autres opérateurs de la filière n’ont pas omis de relever que «les aménagements éco-responsables ont un coût» et qu’au final, c’est le consommateur qui doit payer plus pour manger sainement.

«Il faut entreprendre une nouvelle politique sur la base du physique des territoires»

Akli Moussouni est ingénieur agronome. Il a exercé comme expert indépendant pour les programmes de coopération européenne (GTZ et DIVECO). Actuellement, il intervient pour l’encadrement des projets en relation avec les investisseurs nationaux dans l’
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«Il faut entreprendre une nouvelle politique sur la base du physique des territoires»

Akli Moussouni est ingénieur agronome. Il a exercé comme expert indépendant pour les programmes de coopération européenne (GTZ et DIVECO). Actuellement, il intervient pour l’encadrement des projets en relation avec les investisseurs nationaux dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Connu pour ses interventions ayant trait au développement rural, il dissèque dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder les ressorts d’un éveil économique pour les collectivités territoriales. Quelles politiques envisager pour déclencher un processus de diversification de l’économie à travers les produits de terroir ? L’Algérie, qui dispose d’une lecture géographique et culturelle diversifiée, a intérêt à adopter des «chartes de pays» qui puissent permettre de fonder des stratégies fiables autour des spécificités locales. Les programmes de développement des communes doivent être élaborés sur une base territoriale au-delà des limites administratives communales d’une zone homogène. Il y a lieu de relancer ces communes par rapport aux richesses dont elles disposent, sur lesquelles peuvent être fondées des stratégies efficaces, en les accompagnant de mécanismes de gestion dite «intercommunale» qui n’existe pas dans le jargon de notre économie. Il est important de tirer les leçons de la gestion sectorielle de ces communes, contraignante pour avoir morcelé l’entreprise du développement régional, au même titre que celui de la propriété privée. C’est donc la configuration de nouvelles politiques sur la base du physique des territoires qu’il y a lieu d’entreprendre. Ce n’est qu’à ce moment qu’il est possible de déclencher l’investissement conséquent porteur de richesses et d’emplois par rapport à des créneaux cachés ou considérés secondaires. Les mécanismes d’investissement doivent favoriser la valorisation des richesses existantes et non l’inverse à travers les «porteurs de projets» dont l’activité n’est pas planifiée, tel que cela se fait de nos jours. Lesquels «projets» dans bien des cas sont mort-nés. Cette politique doit être accompagnée d’outils d’orientation pour concevoir des réseaux de commerce et des marchés à investir avec les produits du terroir. Beaucoup d’atouts mal exploités... Jusqu’à quand ? Les opportunités économiques offertes par le contexte local dont la population peut tirer profit sont nombreuses, mais qui ne sont malheureusement pas du tout ou très peu exploitées. Le nord du pays bénéficie de conditions bioclimatiques avantageuses du fait de l’intensité de la chaleur et de l’humidité, notamment dans les vallées entourées de montagnes, en particulier très favorables, par exemple au maraîchage péri-urbain, capable d’approvisionner les agglomérations en légumes frais pré-cuits et autres produits de cuisine. Un des créneaux potentiels porteur d’emploi. Les productions artisanales, mal façonnées, d’un coût excessif du fait du caractère archaïque des procédés manuels qui les ont générés ont fait que ces métiers enregistrent de plus en plus de départs des outils qui ont permis de les générer, alors qu’il est possible de les reconfigurer techniquement pour de nouveaux marchés. Globalement, les thématiques abordées par ces activités sont départagées entre le produit agricole et les savoir-faire collectifs. Aussi, le recyclage des déchets ménagers et autres résidus de la transformation pour la production d’engrais organiques et de l’alimentation animale, ainsi que l’exploitation des essences de la biodiversité pour l’industrie des cosmétiques et pharmaceutiques, etc. sont autant de créneaux qu’il y a lieu d’aborder. C’est une aberration que des milliers de jeunes filles arpentent chaque jour les rues des agglomérations à la recherche d’un hypothétique emploi, alors qu’on importe de la mayonnaise et des vinaigrettes ! C’est donc un défi humain, technique et économique qu’il y a lieu de relever progressivement pour mettre fin à contexte de sous-développement porteur de tous les dangers. La manne pétrolière n’est plus de mise, comment envisager le financement d’une telle politique ? «A faire les choses, les moyens sont le tout», disait un proverbe français. Les nouvelles technologies de l’information et de communication sont un moyen à exploiter. Les potentialités dormantes humaines et matérielles sont un autre moyen autour duquel il y a lieu créer des organisations. Rassurer le porteur de projet sur le retour sur investissement privé est un autre moyen à débloquer. Le maintien du financement de la CNAC et de l’Ansej tels qu’ils sont opérés jusqu’alors est un impair qu’il y a lieu de réorienter pour financer des toiles actives dont les agrégats sont interdépendants. Parmi les bailleurs de fonds extérieurs, on peut citer la Commission européenne à travers son mécanisme d’appui au développement des PME/PMI en termes de soutien à la formation professionnelle absolument indispensable pour la mise à niveau et le recyclage des intervenants. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) en appui aux projets intégrés, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en termes d’études des projets pilotes, la Banque africaine de développement (BAD) en termes de financement des actions à engager, la Banque mondiale en soutien aux actions en faveur de la femme rurale, etc. sont autant de pourvoyeurs de fonds dont les quelques enveloppes octroyés à l’Algérie n’ont jamais été utilisés à bon escient ou carrément renvoyés au profit des pays tiers. Avant d’aborder le volet «financement», c’est donc la pertinence des investissements et la manière de les encadrer qui pose problème, qu’il y a lieu de maîtriser pour ne pas reproduire des semblants de programmes très coûteux pour des résultats mitigés, à l’image du «renouveau rural». Beaucoup de villages en Kabylie organisent des festivités liées aux produits du terroir pour leur promotion. Quelle lecture faites-vous de ces événements ? Ce sont des fêtes de l’espoir dans un contexte où le produit du terroir, relégué aux oubliettes, aurait pu contribuer au développement de ses fiefs. En effet, les spécificités culturelles et matérielles des régions ont été sacrifiées sur l’autel de l’«équilibre régional» à travers les programmes sectoriels destinés à améliorer le bien-être du citoyen certes, mais très limités en termes de développement local. Devant le manque de perspectives, la société, éprise d’espoir, s’organise dans une effervescence festive autour des reconnaissances collectives dont avaient bénéficié les produits du terroir. L’idée de remettre ces derniers sur la sellette du développement en tant qu’opportunité a été initiée sans compter sur le processus contre-productif du morcellement du patrimoine familial et la déperdition des pratiques d’usage de ces produits. Aussi, il s’en est suivi le lessivage des terres par l’érosion pour cause de dégradation du couvert végétal par une succession de feux de forêt. Les ressources hydriques, à leur tour, du fait de l’accumulation des périodes de sécheresse, surexploitées, sont réduites au minimum. Quant aux valeurs immatérielles de la société, elles continuent de perdurer tant bien que mal à travers un artisanat traditionnel maintenu par des métiers manuels en voie de disparition. L’organisation des villages, sous l’égide de comités auxquels, est venue se joindre depuis une quinzaine d’années à un mouvement associatif très dynamique mais non organisé autour d’actions d’ampleur pour être significatives. Ce dernier est agréé par l’administration, mais sans le renforcer avec une législation qui permettra de l’engager dans la décentralisation, pourtant incontournable. Les instances élues, sans moyens d’intervention conséquents par rapport à des exigences de plus en plus importantes de la population, sont prises en sandwich entre le tarissement des apports de l’Etat et les nouvelles exigences du citoyen. Ces communes, dépourvues de richesses, accusent une insuffisance flagrante, faisant qu’il n’est pas aisé de recommander des alternatives par rapport à leur contexte actuel. Le citoyen, quant à lui, vit soit du commerce ou de la commande de l’Etat ou de l’apport de l’immigration qui se réduisent en peau de chagrin. L’université a produit une armée de diplômés, mais dont la formation n’est pas prise en charge sur un terrain miné par des dispositifs d’emploi non engagés pour servir de toiles actives. Ces diplômés, dans la plupart des cas sans emploi, quittent le pays sans espoir de retour pour contribuer à l’économie d’autres Etats après avoir été formés à coups de milliards pour des mirages. Ironie du sort, on fait appel aux produits du terroir au moment où on les a asphyxiés pour servir à leur tour d’«oxygène» pour une nouvelle économie. Est-il possible d’envisager la construction de la filière du tourisme en tant que secteur éclaireur ? Je pense que oui. De Hassi Messaoud à Tizi Ouzou, il est temps pour l’Algérie de «changer son fusil d’épaule». Plus précisément au village Tiferdoud, par exemple, le plus haut de la Kabylie, est une symbolique que ses habitants ont érigé en citadelle capable de séduire le touriste le plus réservé. Ici, les citoyens comme dans plusieurs villages ont décidé d’agir ensemble pour le bien-être de tous. Ils ont entamé une démarche d’organisation à couper le souffle pour dépoussiérer un potentiel touristique dormant composé d’innombrables sites naturels, des vues panoramiques, une architecture spécifique et l’artisanat ancien ainsi, que des spécialités culinaires ancestrales, etc. Ces curiosités hallucinantes, l’Algérie en renferme une infinité, que peu de pays en disposent et qui peuvent être mis à profit pour construire sur une base solide une filière de tourisme particulière. C’est une démarche qui a été entamée depuis plusieurs années par l’association Amnir (guide en tamazight). Par ailleurs, dans un autre village, Ath Hamou d’Iferhounen, elle a organisé avec le comité du village le montage réel d’un circuit de randonnée doté de toutes les commodités pour lequel il y eu la formation d’une cinquantaine d’intervenants. Sans le savoir peut-être, cette action vient déclencher un processus modèle qu’il y a lieu de renforcer et de généraliser. C’est donc toute une image à vendre pour ces villages qui comptent contribuer pleinement à la construction de filières des produits du terroir pour laquelle il y a lieu de mettre en place les outils légaux. L’Algérie, de par son immensité et la diversité de ses territoires, allant de la Méditerranée au centre de l’Afrique, peut présenter au monde un catalogue pittoresque et culturel des plus enviables. M. M.

Produits du terroir : Des atouts non rentabilisés

Près d’un milliard de personnes vivent dans des zones montagneuses, et plus de la moitié de la population humaine dépend des montagnes pour l’eau, les aliments et l’énergie propre. En Kabylie, et dans d’autres zones montagneuses d’Algérie, l
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Produits du terroir : Des atouts non rentabilisés

Près d’un milliard de personnes vivent dans des zones montagneuses, et plus de la moitié de la population humaine dépend des montagnes pour l’eau, les aliments et l’énergie propre. En Kabylie, et dans d’autres zones montagneuses d’Algérie, les populations multiplient les initiatives citoyennes pour mettre en valeur les territoires et tout ce qu’ils recèlent comme richesses pour subvenir aux besoins quotidiens et atténuer un tant soit peu l’exode massif des jeunes vers des contrées souvent lointaines. Durant toute l’année, et de manière plus prononcée en été, dans les villes et villages de Kabylie se tiennent des manifestations culturelles mettant en avant des produits du terroir régional. Ce sont des manifestations qui existent depuis années pour certaines, mais qui n’ont pas évolué par rapport à leur caractère plutôt culturel. Outre l’huile d’olive, produit phare de la région, on peut citer la Fête de la figue de Barbarie au village Sahel, celle de la figue au village Lemsella, la cerise à Aït Allaoua, le bijou à Ath Yenni, ou encore le tapis à Ath Hichem. Pourtant, les conditions de production et de promotion des produits du terroir que recèlent les régions d’Algérie sont des plus difficiles. Malgré une réputation certaine et des atouts indéniables, les contraintes sont nombreuses et touchent à la fois la production et la commercialisation de ces produits, ainsi qu’à la faible organisation des acteurs et des opérateurs locaux. L’exemple de la filière de l’huile d’olive est à cet effet édifiant. En effet, l’huile d’olive de Kabylie avait bénéficié, au temps des échanges en troc, d’une reconnaissance collective à travers le pays, en particulier dans les Hauts-Plateaux où ce produit servait aussi bien dans l’alimentation humaine que pour les soins des cheptels. Mais c’est un produit pour lequel l’Algérie n’a jamais imposé des règles de fabrication et de commercialisation pourtant signataire des conventions du Conseil oléicole international (COI), à contre-courant des critères de qualité universelle faisant que cette huile a été exclue des marchés extérieurs, indiquent des experts. Outre l’amateurisme dans le processus de la transformation du produit, sa fabrication pose un autre problème sérieux, à savoir le rejet dans la nature des milliers de tonnes de résidus qui auraient pu constituer, par une action de transformation, autant de tonnes d’aliments de bétail ou d’engrais organiques. La Fête de l’olive organisée chaque année à Ifigha (Azzazga) n’a pas fait évoluer la situation de ce produit de pauvre qualité, car non standardisée. Le morcellement du patrimoine portant l’olivier du fait du phénomène d’héritage contre-productif pose problème. «Cette filière élargie au sud du pays dans les mêmes conditions est menacée de régression irréversible au moment où les pays méditerranéens en ont  fait leur cheval de bataille», avertit l’expert agronome Akli Moussouni. Autre produit du terroir, la figue de Barbarie (karmouss ensara) aurait pu jouer à son tour un double rôle de production d’un fruit très succulent très demandé par les laboratoires pharmaceutiques pour ses multiples vertus. Fait non négligeable également, il peut servir aussi d’obstacle efficace contre les incendies de forêt qui sévissent souvent dans la région ces dernières années. La figue, quant à elle, dont les plantations sont rarement renouvelées, souffre du manque d’une industrie de transformation, ce qui fait qu’une bonne partie n’est pas consommée. Quant à la cerise, elle est en pleine décadence et voit sa culture se réduire telle une peau de chagrin. Ce constat peu reluisant peut, bien entendu, s’appliquer à d’autres produits du terroir tels le miel, le lait, la poterie, et autres produits de l’artisanat notamment. Ces derniers relevant d’un savoir-faire collectif ancien font dans la résistance. Du célèbre bijou d’Ath Yenni à la Fête du burnous au village Houra de Bouzguene en passant par celle de la poterie du village d’Ath Khir (Mekla) et du tapis d’Ath Hichem ainsi que la robe kabyle célébrée aux Ouadhias, sont autant de créneaux réduits à l’usage des festivités. Même s’il faut saluer le mérite des quelques familles qui, contre vents et marées, continuent tant bien que mal à les maintenir en vie par rapport à des métiers non rémunérés, les associations activant pour leur part en faveur de la femme rurale, qui maintiennent l’essentiel de ces métiers, ne peuvent aller au-delà des limites du peu de moyens dont elles disposent. Ces productions artisanales n’ont pas bénéficié de protection commerciale, ce qui fait qu’elles ont basculé dans la banalité et ne peuvent évoluer dans un contexte qui n’autorise pas le développement d’une filière économique. Lueur d’espoir Cependant, des initiatives fort louables commencent à prendre forme et à booster cet embryon d’activité économique. Il en est ainsi de la wilaya de Tizi Ouzou qui, à travers le concours Rabah Issat du «village le plus propre» organisé par l’APW, permet donc à l’économique de s’inviter de lui-même à travers l’implication des villageois pour construire un contexte où il fait bon vivre. Lequel contexte confirme qu’il est possible de s’engager dans la construction d’un cadre touristique d’un autre genre, qui fera appel de lui-même aux filières attenantes, comme cette autre démarche de s’organiser autour de la propreté de l’environnement. Ce qui peut ouvrir des créneaux économiques porteurs sur la base de la valorisation des potentialités locales quelle qu’en soit la nature. D’autant plus que les autorités locales semblent avoir bien saisi l’importance de telles opportunités, notamment en ces temps de disette financière. «L’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, depuis son installation en 2012, a mis en place une stratégie pour la préservation et la promotion des produits du terroir kabyle après un recensement des différents produits agricoles et artisanaux à travers notre territoire qui recèle une grande diversité de produits, et une identification des acteurs en charge de la promotion et du développement de ces produits», a indiqué Ramdane Ladaouri, ex-président de la commission agricole à l’APW de Tizi Ouzou. Cette dernière a en effet engagé une réflexion pour connaître les forces et les faiblesses de son territoire. L’étude a révélé une grande diversité des produits agricoles souvent de bonne qualité et de surcroît bio et qui ont gardé leur authenticité dans le secteur de l’artisanat, mais dont la faiblesse est à situer dans la présentation, la finition et l’emballage. Le problème majeur n’est donc pas dans la qualité des produits, mais dans l’organisation des filières et dans la prise en charge de ces derniers. Un constat largement partagé par tous les intervenants des différentes filières et des experts aussi. Pour M. Ladaouri, «la contrainte majeure pour la sauvegarde et la promotion des produits du terroir kabyle est donc liée à la faiblesse des organisations professionnelles, à savoir les associations agricoles au nombre de 25 et de seulement 5 pour l’artisanat, car ces organisations souffrent d’une sous-qualification des dirigeants qui se trompent souvent d’objectifs.» Et d’ajouter : «Les Chambres consulaires de l’Artisanat avec 10 000 artisans, de l’Agriculture avec 40 000 inscrits ne remplissent pas leur rôle, car elles sont toujours régies par des textes de loi obsolètes qui néantisent toute action de promotion ; ce sont juste des appendices des administrations déconcentrées de l’Etat.» Faisant suite à ce diagnostic territorial, l’APW de Tizi Ouzou a décidé de soutenir toutes les activités visant à la promotion et au développement des produits et l’aide à l’organisation des professionnels par la création d’associations et coopératives. Et, à en croire cet ex-responsable de la commission agriculture, l’APW durant son mandat a financé par le biais du budget de wilaya toutes les fêtes à hauteur de 1 million de dinars annuellement pour les fêtes historiques, à savoir celle des bijoux d’Ath Yenni, de la poterie de Maatkas, du tapis d’Aït Hichem, toutes deux érigées en festivals par le ministère de la Culture et à hauteur de 500 000 DA, la Fête du burnous du village Hora à Bouzeguene, de l’olive d’Ifigha, de la figue de Lemsella à Illoula, de l’olivier d’Aït zaïm à Maatkas, de la robe kabyle des Ouadhias, de la forge d’Ihitoucene, de la figue de Barbarie à Illoula, de la plaquemine à Méchtras et enfin du lait à Imaloucene (Timizart). Ces différents événements sont organisés pour la plupart par des associations culturelles ou des comités de village qui ne sont pas directement liés à ces activités ; néanmoins, ces fêtes de village ont permis de faire rencontrer les villageois de différentes régions et des professionnels qui ont le même métier et de booster ponctuellement l’économie dans ces contrées. Les différentes fêtes organisées à travers la wilaya ont également permis une prise de conscience de l’importance de sauvegarder et de préserver ce patrimoine. Qu’en est-il sur le plan économique ? M. Ladaouri est catégorique : «Au plan économique, ces fêtes et foires n’arrivent pas à impulser une vraie dynamique économique car la sous-organisation des acteurs du secteur, conjuguée à une mauvaise prise en charge par l’Etat de ces domaines d’activités est un frein à toute initiative novatrice. Il faut plus d’efforts et plus d’organisation, ajoutera-t-il, mais surtout de formation et d’accompagnement des associations à se développer pour avoir des projets qui mettront le produit au centre du dispositif et ainsi résoudre de manière définitive les problèmes qui durent depuis des décennies, à savoir la commercialisation des produits et l’approvisionnement en matières premières.» Et de conclure : «Avec l’aide de l’APW de Tizi Ouzou, les organisateurs de ces événements pourront créer une dynamique sociale à travers le territoire de la wilaya, qui doit se transformer en une dynamique économique par la création de véritables circuits commerciaux et par la création de coopératives, seuls types d’organisations capables de défendre de manière efficace les produits du terroir kabyle.»

USM Alger : Hamdi sur le départ ?

L’USM Alger passe par une période difficile. Le nul «concédé» vendredi dernier face à l’USM El Harrach (0-0), pour le compte de la 20e journée, a apparemment accentué le «malaise» qui existe au sein du club depuis quelques semaines. Les Roug
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USM Alger : Hamdi sur le départ ?

L’USM Alger passe par une période difficile. Le nul «concédé» vendredi dernier face à l’USM El Harrach (0-0), pour le compte de la 20e journée, a apparemment accentué le «malaise» qui existe au sein du club depuis quelques semaines. Les Rouge et Noir n’ont récolté que cinq points durant les cinq dernières journées. Selon des informations, la direction du club envisage même de se séparer de l’entraîneur Miloud Hamdi, si jamais le club enregistre une autre contre-performance ce samedi, au stade du 5 Juillet, face au MC Alger, à l’occasion de la 21e journée. Quatrièmes au classement avec 31 points, en compagnie du Paradou AC et de la JS Saoura, derrière le Mouloudia, 3e avec 33 pts, le MC Oran 2e avec 35, et le CS Constantine leader avec 39 pts, les Rouge et Noir pourront toujours prétendre au titre dans le cas d’une victoire face à leurs rivaux de toujours. Par contre, une défaite compromettrait sérieusement leurs chances d’atteindre le premier du classement. Si Hamdi ne fait plus l’unanimité, c’est parce que les résultats du club depuis son arrivée sont loin de satisfaire les attentes des supporters. En huit matchs joués, donc sur 24 points possibles, l’USMA n’en a récolté que dix. Certaines informations font même état de contacts entamés entre la direction du club et des techniciens, à l’image du Marocain Badou Zaki. En tout cas, les Rouge et Noir sont forcés de réagir ce samedi face au MCA s’ils ne veulent pas que la pression s’accentue sur eux. Après une journée de repos, les joueurs reprendront donc le chemin des entraînements aujourd’hui pour préparer ce derby tant attendu.  

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