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«Le pouvoir ne peut exister qu’en actionnant l’inflation alimentaire»

De l’avis du sociologue Mohamed Mebtoul, le pouvoir a favorisé une intense et libre circulation des produits alimentaires dans l’espace urbain dans le but de créer les conditions politiques de sa reproduction à l’identique. Il estime également que l
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«Le pouvoir ne peut exister qu’en actionnant l’inflation alimentaire»

De l’avis du sociologue Mohamed Mebtoul, le pouvoir a favorisé une intense et libre circulation des produits alimentaires dans l’espace urbain dans le but de créer les conditions politiques de sa reproduction à l’identique. Il estime également que l’investissement dans la surconsommation alimentaire est une manière de faire oublier la crise multidimensionnelle du système social et politique. Aussi, la multiplication des émissions culinaires a, selon notre sociologue — qui a mené une enquête sur l’alimentation de l’enfant — pour fonction sociale de participer au statu quo dans la société. Ces dernières années, il y a eu de grands changements dans les habitudes de consommation des Algériens. Ce qui a engendré de grandes dépenses chez les ménages et poussé les importations vers le haut. Qu’en pensez-vous ? Les mutations alimentaires rapides et brutales durant les années 2000 sont dominées, sans être exclusives, par le sucre et le gras au détriment des protéines végétales (Chikhi, Padella, 2014). Notre enquête socio-anthropologique sur l’alimentation de l’enfant, menée dans six quartiers d’Oran, confirme la circulation intense des protéines animales, des produits sucrés dominés notamment par les confiseries, les jus et le pain dans les différents espaces sociaux (famille, école, crèche, rue, etc.). La description fine des différents repas (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) permet de relever l’opulence alimentaire principalement au cours du dîner auprès des catégories sociales aisées, qui se traduit par l’importance des protéines animales, tajines et gratins. A contrario, les restrictions alimentaires sont prégnantes dans les familles de conditions sociales modestes, avec une forte prévalence de l’anémie chez leurs enfants. Elles se contentent bien souvent d’une soupe, vermicelle au lait ou lentilles. Nous sommes bien en présence d’une bipolarisation entre des produits alimentaires prestigieux, faisant honneur à soi et aux autres, et les autres mineurs, dépréciés, situés au plus bas de la hiérarchie alimentaire (Halbwachs (1933). L’alimentation, loin d’être uniquement nutritionnelle, recouvre une dimension sociale, mobilisant du prestige, de la puissance, du pouvoir, dévoilant une hiérarchie sociale et sexuée dans tout le processus du travail culinaire (achats des produits, préparation des repas, servir le repas, vaisselle, etc.) qui s’opère au détriment des femmes prises dans l’étau du travail domestique, invisible, gratuit, socialement peu reconnu. Mais il faut peut-être tenter une explication plus générale liée à la rente pétrolière à l’origine de cette frénésie alimentaire. Le pouvoir a favorisé une intense et libre circulation des produits alimentaires dans l’espace urbain dans le but de créer les conditions politiques de sa reproduction à l’identique. Il est loisible d’observer l’emboîtement entre les activités légales, tolérées et interdites. L’informel «nourrit» le formel et réciproquement. Le statut de consommateur socialement diversifié a gommé celui de citoyen qui état avant celui qui participe de façon active et critique à la constitution de l’espace public (Mebtoul, 2018). Le pain et les produits sucrés sont des objets politiques mobilisés par l’Etat pour amortir les conflits dans la société. L’arrivée des chaînes de télé dédiées à l’art culinaire et les réseaux sociaux ont augmenté cet engouement qui a poussé en parallèle bon nombre de commerçants et d’opérateurs économiques à investir dans ce créneau. Mais aussi à intensifier les campagnes de publicité... Il faut à tout prix faire oublier la crise multidimensionnelle du système social et politique en investissant symboliquement dans la surconsommation alimentaire par la multiplication des émissions culinaires qui ont pour fonction sociale de participer au statu quo dans la société. Investir  médiatiquement sur le manger, autrement dit la société du ventre, qui est de l’ordre d’une production sociale, est une substitution pour tenter de faire oublier l’ennui, le désœuvrement, le désespoir des jeunes à la marge, l’absence de toute perspective d’une population prise dans le «piège» de la consommation. Le manger compense les multiples tensions dans la société : le stress, la lourdeur d’une bureaucratie difforme, permettant aux privilégiés de passer à travers et les autres personnes anonymes d’être dans l’errance sociale et la précarité. Les émissions culinaires permettent d’accroître un imaginaire alimentaire sexué, montrant un espace cuisine qui doit à tout prix faire rêver la mère nourricière, disposant de tous les objets techniques modernes de cuisine, mettant en scène des repas souvent coûteux qui ont pour effet pervers de renforcer les inégalités entre les différentes catégories sociales. Quelles sont, à votre avis, les couches ciblées dans ce cadre ? L’import-import, de connivence avec l’informel et certains rouages institutionnels, a produit de nouvelles catégories d’acteurs qui vont connaître une ascension sociale fulgurante et brutale pour se retrouver dans des positions sociales dominantes dans le système social et politique, en s’appuyant sur la complicité et la bienveillance des uns à l’égard des autres et vice-versa. La société algérienne fonctionne à partir des logiques d’inversion qui ont profondément perverti le travail, le mérite, le savoir au profit de l’ostentation alimentaire pour cette catégorie d’acteurs, la violence de l’argent et le déploiement actif de réseaux sociaux qui ont toute la latitude de construire leurs propres «droits». Ils ont ainsi contribué au déferlement de marchandises importées qu’on retrouve dans tous les recoins des espaces urbains, dévoilant le sens politique et social à la question de l’alimentation. Il semble important de prendre ses distances avec une économie morale qui consiste à culpabiliser et à infantiliser sans cesse les personnes rendues «responsables» du gaspillage alimentaire, alors que profondément son origine est liée au fonctionnement du politique. Le pouvoir ne peut exister qu’en actionnant l’inflation alimentaire devant apparaître comme la seule alternative que doivent emprunter les sujets (et non les citoyens) pour accéder au «bonheur» promis par l’Etat.

«Le changement des habitudes de consommation est l’un des objectifs marketing des opérateurs économiques»

A la faveur du boom des chaînes de télé dédiées à la cuisine et au changement des habitudes de consommation des Algériens, le marché des ustensiles de cuisine et des différents ingrédients a connu un bouleversement ces dernières années. Quelle exp
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«Le changement des habitudes de consommation est l’un des objectifs marketing des opérateurs économiques»

A la faveur du boom des chaînes de télé dédiées à la cuisine et au changement des habitudes de consommation des Algériens, le marché des ustensiles de cuisine et des différents ingrédients a connu un bouleversement ces dernières années. Quelle explication donner à la propulsion de ce commerce ? Vous savez, de nos jours, presque toutes les chaînes de télévision, notamment les plus grandes, proposent des émissions culinaires télévisées avec un format qui leur est propre. Ce n’est pas l’effet du hasard si elles fleurissent, cela veut tout simplement dire que l’audience est au rendez-vous. Cependant, ces émissions ont toutes en commun la mise en valeur d’un ou plusieurs chefs de cuisine. Il est évident que les médias, notamment la télé qui est le premier support, ont joué un rôle important dans le développement de l’image de la cuisine pour la rendre plus accessible, et qui, finalement, sera utilisée pour faire connaître et promouvoir un produit ou une marque. Ces émissions sont aussi un moyen pour les chefs cuisiniers d’assurer la promotion de leurs restaurants ou gagner en notoriété. En Algérie, comme ailleurs, cette médiatisation a permis de renouveler notre quotidien en matière culinaire sans oublier, comme vous l’avez évoqué, un grand changement opéré dans nos habitudes et choix de consommation. Parfois on s’étonne de ces changements, oubliant au passage que le changement des habitudes de consommation est l’un des objectifs marketing de nos opérateurs économiques qui actionnent les médias pour atteindre cet objectif afin de gagner de nouvelles parts de marché. Cependant, les concepts ont évolué, en passant de l’apprentissage vers plus d’originalité. Nous avons des émissions par exemple centrées sur le thème des ingrédients afin de confectionner une recette originale ou innovante, créant une forte demande sur le marché. Ces mêmes émissions ont également contribué à donner plus de visibilité aux ustensiles, accessoires et outils de préparation utilisés dans une cuisine, suscitant curiosité et intérêt chez la ménagère, ce qui a aussi donné naissance à un grand marché en Algérie Idem pour la restauration avec l’arrivée de nouvelles chaînes… Effectivement, l’arrivée des émissions dédiées à la cuisine a médiatisé les différentes professions telles que celles des restaurateurs et des pâtissiers à travers les chefs cuisiniers qui les animent et qui, souvent, sont à la tête de ce genre d’établissement. Ces programmes ont aussi développé une certaine curiosité chez certains de nos jeunes, qui s’intéressent de plus en plus à ces métiers, des parents encouragent même leurs enfants à faire une formation dans le domaine de la cuisine ou de la pâtisserie, car ces métiers manuels ont une meilleure réputation grâce à la télévision. Comment encadrer ce segment et comment en tirer profit ? Si on prend le segment des ustensiles de cuisine, nous remarquons que la demande augmente d’année en année, notamment pour les ustensiles pratiques qui enregistrent une forte demande. Le marché des ustensiles de cuisine se caractérise par un nombre important d’acteurs et une intensité concurrentielle importante dans la course à la taille critique, dominée surtout par les produits importés. Pour profiter de l’essor du marché des ustensiles de cuisine, les fabricants adaptent de plus en plus d’appareils professionnels à une utilisation grand public, avec des pratiques commerciales efficaces, pour atteindre le plus rapidement la taille critique. Nous enregistrons un grand retard dans ce créneau en Algérie, malgré une opportunité de marché importante qui profite surtout aux produits étrangers. Le marché des ustensiles de cuisine devrait continuer à progresser au rythme des innovations techniques et esthétiques. Le savoir-faire est l’élément essentiel dans le développement de cette activité, qui, malheureusement, fait défaut chez nous, mais qu a peut être acquis, grâce à un partenariat gagnant-gagnant avec des partenaires professionnels qui pourraient éventuellement profiter des prix avantageux, de notre matière première, de notre marché, et de l’énergie et main-d’œuvre bon marché, et nous, de notre côté, produire ces ustensiles localement pour répondre aux besoins de notre marché domestique, et pourquoi pas viser les marchés extérieurs. Ce marché ouvre également la voie à l’informel. Quelle solution adopter justement pour y faire face ? L’économie informelle en Algérie représenterait plus de 50% du PNB selon certaines enquêtes. Face à l’ampleur du phénomène, l’Etat a engagé plusieurs actions pour lutter contre l’informel qui gangrène notre économie, mais qui, malheureusement, est devenu une réalité indéracinable, représentant une part importante de l’économie nationale, même si on peine à en avoir des chiffres réels. Parler des solutions revient à établir un diagnostic profond afin de lever les différents blocages qui affectent notre système de production. Néanmoins, en Algérie, le phénomène de l’économie informelle touche tous les secteurs, notamment celui des ustensiles, mais qui n’est pas facile à estimer ni mesurer, ce qui rend difficile l’approche pour l’éliminer ou, du moins, réduire son influence. D’où la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi et de mesure, qui est un préalable à l’élaboration d’une politique publique efficace de lutte contre l’informel en passant, comme première étape, par l’instauration d’un climat de confiance qui pourrait éventuellement encourager et inciter les acteurs de l’informel à rejoindre la sphère légale. La deuxième étape consisterait à s’attaquer aux éléments saillants des aspects informels. Il s’agit des petits métiers et unités de production qui alimentent les secteurs de l’informel. Le secteur formel aussi via des ventes sans factures et qui représente le poste le plus important en termes de fraudes fiscales et un flux intérieur non négligeable de marchandises non déclarés qui alimente aussi le marché parallèle. J’ajouterai à cela les importations parallèles ou la contrebande, qui représente des flux extérieurs importants de marchandises non dédouanées et non fiscalisées, alimentant le marché parallèle en produits en tous genres. Pour conclure, il faut se rendre compte que l’existence de ce phénomène est due aux défaillances du modèle économique algérien. Alors, il faut se mettre sérieusement au travail pour corriger les choses.

Métiers de la table : un marché en pleine expansion

L’ouverture du champ audiovisuel au privé, les chaînes étrangères par satellites, la démocratisation de l’accès à l’internet et bien d’autres facteurs socio-économiques ont fortement contribué au changement des habitudes de consommation des A
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Métiers de la table : un marché en pleine expansion

L’ouverture du champ audiovisuel au privé, les chaînes étrangères par satellites, la démocratisation de l’accès à l’internet et bien d’autres facteurs socio-économiques ont fortement contribué au changement des habitudes de consommation des Algériens, particulièrement depuis la fin des années 90’. Ce qui a entraîné dans ce sillage le développement de certains segments de marchés où la demande liée à ce changement n’a fait qu’augmenter. C’est le cas, justement, pour tout ce qui a trait à l’art culinaire et la décoration de table. Si avant les Algériens se contentaient de peu pour équiper leur cuisine ou pour préparer leurs repas et gâteaux, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec tout ce qui est proposé comme nouvelles recettes et équipements modernes. Les offres pullulent, en effet, sur le marché. Les innovations dans ce domaine se poursuivent, profitant de l’engouement des consommateurs pour tout ce qui est nouveau en ce qui concerne les ustensiles de cuisine notamment. Une filière qui recouvre l’ensemble des accessoires et outils de préparation utilisés dans une batterie de cuisine et connaît un grand essor ces dernières années. En dépit de l’absence de statistiques fiables à ce sujet faute d’études, il faut dire qu’ils sont de plus en plus nombreux les commerçants à se lancer dans ce créneau. Engouement et effet de mode On le remarque d’ailleurs à travers les espaces commerciaux et les différents points de vente. La concurrence a fini par s’installer chez les distributeurs qui aménagent des rayons spécialisés. Ces derniers ont pris conscience du potentiel du marché et commercialisent de plus en plus les ustensiles, de l’épicerie fine et même des livres spécialisés qui se vendent comme des petits pains. Même les maisons d’édition ont investi dans cette activité. La part prépondérante du livre culinaire lors des différentes éditions du Salon international du livre d’Alger le montre clairement d’ailleurs. Rien qu’à Alger, les points de vente dédiés aux ustensiles de cuisine sont de plus en plus nombreux à ouvrir, engendrant une offre abondante, notamment par le biais de l’informel. Les sites de vente en ligne n’ont pas échappé à cette mode proposant une multitude de produits importés essentiellement. Sur les réseaux sociaux dans les groupes de cuisine, une part belle est consacrée à ce chapitre. Innovation Les fabricants cherchent également à tirer profit de cette activité, adaptant de plus en plus d’appareils professionnels à une utilisation grand public, misant justement sur les innovations sur tous les plans, suivant ainsi la tendance mondiale mais aussi celle du succès des émissions culinaires de plus en plus présentes sur les écrans. Des émissions qui profitent aux grands annonceurs de ces chaînes et aux marques nouvellement arrivées en Algérie. Dans ce cadre, il faut rappeler la conclusion, en 2017, d’un partenariat entre le tunisien Delta Cuisine et Condor pour le lancement de cuisines équipées sous la dénomination de «Convia». L’engagement a été pris d’offrir aux familles une haute qualité de vie à travers des produits électroménagers avec des technologies de pointe dans le domaine des ustensiles de cuisine. D’autres opérateurs privés algériens se sont également lancés dans ce créneau juteux en jouant sur le design, le marketing et les nouvelles technologies dans un marché de plus en plus concurrentiel. Il faut dire que l’auto-construction et la réception de nouveaux projets dans l’habitat ont favorisé aussi cet essor. «La première chose à laquelle pensent les ménages une fois les clés de leur maison entre les mains c’est d’équiper leur cuisine, alors autant saisir l’opportunité et proposer des produits de qualité», nous dira un commerçant spécialisé dans ce domaine. Mais à quel prix ? «Tout dépend des dimensions, des matériaux utilisés et de ce que veulent nos clients», nous expliquera-t-on à ce sujet. Mais, généralement, cela oscille entre 150 000 et 800 000 DA, voire plus dans certains cas. «J’ai équipé ma cuisine à raison de 300 000 DA», témoignera à ce sujet une mère de famille. Dans le cas de Condor par exemple, ce service est proposé à partir de 150 000 DA. Il est même prévu que les logements réalisés dans le cadre de la formule LPP (Logement promotionnel public) soient équipés par Condor. La vaisselle en provenance essentiellement d’Asie, de Turquie et d’Europe pour tout ce qui luxueux et de qualité n’échappe pas à cet engouement. Les rayons des magasins ne désemplissent pas. Robots ménagers, mixeurs, cuiseurs à vapeur, casseroles, marmites, services à café, faitouts et bien d’autres articles aux différentes formes et couleurs sont proposés à des clients toujours à la recherche de nouveaux modèles pour «actualiser» leur cuisine et salle à manger. «C’est un phénomène de mode», nous dira une maman qui avoue faire régulièrement les magasins dédiés aux métiers de la table pour découvrir les nouveautés. Si certains le font juste pour le plaisir des yeux, d’autres n’hésitent pas à mettre le paquet pour renouveler leur vaisselle. «Avec tout ce qui proposé sur le marché, on ne peut pas résister. Je consacre périodiquement un budget pour renouveler ma vaisselle et être à la page», reconnaîtra-t-elle. C’est le cas, par exemple, à l’occasion des fêtes familiales ou religieuses comme pendant le Ramadhan, période caractérisée par la frénésie de la consommation. Les acteurs de l’informel en profitent fortement. Informel Certains ont changé de créneau en l’espace d’un quelques semaines. Si au début du mois sacré ils proposaient sur les trottoirs tout ce qui a trait à l’alimentaire, il a suffi que l’Aïd approche pour qu’ils se convertissent en vente d’articles dédiés à la décoration des tables, Aïd oblige, alors que d’autres ont choisi de commercialiser les ingrédients pour gâteaux. C’est un segment qui a également pris de l’ampleur à la faveur du boom des émissions culinaires et des écoles de formation dédiées à la cuisine. «Il y a 15 ans, nous étions pratiquement les seuls dans ce quartier (Alger-centre) à vendre les produits de pâtisserie entre intrants et accessoires (moules et autres), mais aujourd’hui beaucoup d’autres commerçants sont arrivés. Mais ils ne sont pas tous professionnels», témoigne Omar gérant d’un magasin en plein cœur d’Alger. Comment a-t-il atterri dans ce domaine ? «A l’époque, nous suivions ce qui se faisait à l’étranger avec toutes les créations dans l’art culinaire. C’est ainsi que nous avions décidé d’investir avec l’aide d’un grossiste qui nous approvisionnait via un importateur. Certains producteurs locaux sont par la suite arrivés dans cette activité», poursuivra Omar pour qui beaucoup reste à faire afin d’organiser ce marché mais aussi pour résister face aux verrous à l’importation, comme le relèvera un autre commerçant à Bab Ezzouar : «La restriction des importations nous a perturbés et nous nous sommes retrouvés dans l’obligation d’augmenter les prix pour les articles qui ne sont pas produits localement. Ça ne marche plus comme avant puisque la demande a baissé. Elle émane surtout des pâtissiers et des femmes confectionnant les gâteaux à la demande pour les grandes occasions.» C’est surtout en été pour la célébration des fêtes de mariage et des réussites scolaires que cette demande reprend et que les marchés de gros connus à Alger comme ceux de Garidi, Essemar et Bab Ezzouar sont pris d’assaut. Ce sont en somme autant d’indicateurs qui illustrent la propulsion d’un marché qui profite surtout à l’importation, la contrefaçon et l’informel loin de toute organisation.

La JS Kabylie toujours sans entraîneur

La direction de la JS Kabylie, sous la conduite de son président Chérif Mellal, peine à dénicher un entraîneur pour l’équipe, plus d’un mois après la fin de l’exercice écoulé et à deux jours seulement de la reprise des entraînements programm
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La JS Kabylie toujours sans entraîneur

La direction de la JS Kabylie, sous la conduite de son président Chérif Mellal, peine à dénicher un entraîneur pour l’équipe, plus d’un mois après la fin de l’exercice écoulé et à deux jours seulement de la reprise des entraînements programmée pour ce mercredi. Pourtant, la direction de la JSK était sur deux pistes sérieuses, avant de subir un véritable flop face au refus des deux techniciens ciblés, dont l’un avait été annoncé, la semaine dernière, par Chérif Mellal, comme quasiment le nouvel entraîneur de la JSK. En effet, Djamel Menad, l’actuel coach adjoint de la sélection, et le Français Denis Lavagne, qui exerce comme directeur sportif au sein du Havre AC (Ligue 2 – France), ont tous les deux décliné les offres du président de la JSK en raison de leurs engagements. Un refus qui met la direction de la JSK dans l’embarras, au moment où la reprise est fixée pour ce mercredi. L’équipe devrait être dirigée par les deux adjoints de l’ex-entraîneur Youcef Bouzidi, à savoir Slimane Rahou et Mourad Karouf. Les deux techniciens auront ainsi la charge d’entamer la préparation d’intersaison, en attendant que Mellal désigne enfin un entraîneur. Il faut dire que le boss de la JSK a multiplié les annonces depuis un mois quant à la venue imminente d’un «grand entraîneur», sans pour autant concrétiser, laissant les supporters des Canaris sur leur faim. Un dossier qui devra être réglé au plus vite, selon certaines sources au sein de la direction kabyle, qui évoquent de nouvelles pistes d’entraîneurs, en précisant qu’il s’agirait de Français. Sur un autre registre, la direction de la JSK qui a jusqu’ici engagé neuf nouveaux joueurs, devrait bientôt clore l’opération avec l’arrivée de trois à quatre nouveaux éléments tout au plus, avec notamment un attaquant africain, plus précisément un Burundais répondant au nom de Abdurazak Fiston, qui joue en Irak, dont la venue est prévue cette semaine, au moment où la piste de l’attaquant nigérian serait sur le point d’être abandonnée en raison d’un différend. Outre la piste africaine, Chérif Mellal veut toujours les deux joueurs du Paradou AC, El Mouadhen et Meziani. Un dernier roud de négociations était d’ailleurs prévu hier soir, avec le président du PAC. Le dernier élément ciblé est l’attaquant du MO Béjaia, Belkacemi, avec lequel le responsable de la commission recrutement, Karim Doudane, est toujours en discussions. Ce dernier devait en outre rencontrer le capitaine Essaïd Belkalem en vue de revoir les termes du contrat que l’ex-international avait paraphé l’hiver dernier, et envisager une baisse de salaire et son maintien dans l’effectif kabyle.  

AG élective de la LFP : Baghdadi crie au complot

Le candidat au bureau exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP), Nacereddine Baghdadi, crie au complot de la part du président de la FAF, Kheireddine Zetchi, qu’il accuse ouvertement d’être derrière le rejet de son dossier de candidature pa
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AG élective de la LFP : Baghdadi crie au complot

Le candidat au bureau exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP), Nacereddine Baghdadi, crie au complot de la part du président de la FAF, Kheireddine Zetchi, qu’il accuse ouvertement d’être derrière le rejet de son dossier de candidature par le président de la Commission de candidature Lafri. «Vous avez peur de Baghdadi car je suis un véritable acteur au service du football. Ma présence au sein du Bureau exécutif de la LFP dérange». Comment cela s’est-il passé ? Baghdadi relate les faits : «J’ai déposé ma candidature le dernier jour dans le but d’apporter mon expérience au football national. Au départ, j’ai eu deux mandatements : un pour le poste de président et l’autre pour le bureau exécutif. Le président de la Commission de candidature, Lafri, m’a conseillé de me présenter au Bureau exécutif. C’est ce que j’ai fait. Il m’appelle par la suite pour me dire que mon dossier est accepté et que je dois juste le compléter par une attestation de travail que j’avais pourtant fournie au préalable. Il est venu tout de même chez moi pour récupérer l’attestation de travail. Il me contacte plus tard pour m’informer que ma candidature est inéligible car je ne remplis pas les critères énoncés dans l’article 21 qui stipule que je dois avoir exercé au préalable au moins 3 ans à l’USMH. Je lui ai fait savoir que j’ai exercé de 2011 à 2017 comme commissaire au match et qu’il peut vérifier tout cela auprès du département finances de la LFP». Après tout ce parcours infernal, ma candidature est enfin validée et c’est M. Lafri lui-même qui m’en a informé. «Mais à la surprise générale, j’apprends par la suite que ma candidature est rejetée et que le PV a été changé par une fonctionnaire de la LFP sur instruction du président de la FAF, Kheireddine Zetchi, via le président de la commission, Lafri», a-t-il poursuivi. Avez-vous des preuves que c’est le président de la FAF qui est derrière le rejet de votre candidature ? Nacereddine Baghdadi n’y va pas par trente-six chemins : «Cela ne peut être que Zetchi et je défie M. Lafri d’apporter des preuves qu’il n’a pas reçu des ordres. Zetchi a peur de moi car ma présence au sein du Bureau exécutif le dérange. Moi je suis un véritable militant du football et je veux changer les choses. Au sein du bureau de la FAF, il y a des membres qui n’ont même pas un an d’exercice et je défie Zetchi de prouver le contraire.» Baghdadi estime que cet acte est immoral et contraire aux lois et règlements régissant le renouvellement des institutions sportives.

USM Alger : Reprise des entraînements

C’est hier que l’USM Alger a repris les entraînements, sous la conduite de son nouveau coach, le Français  Thierry Froger qui a été présenté aux joueurs le même jour. I l s’agissait beaucoup plus d’une prise de contact. Les membres du staf
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USM Alger : Reprise des entraînements

C’est hier que l’USM Alger a repris les entraînements, sous la conduite de son nouveau coach, le Français  Thierry Froger qui a été présenté aux joueurs le même jour. I l s’agissait beaucoup plus d’une prise de contact. Les membres du staff ont également expliqué à leurs éléments le programme de la préparation estivale et les objectifs qui leur ont été assignés pour la nouvelle saison. Les nouvelles recrues du club, Mezghrani, Emery, Bentiba, Mahious, Benchaa, étaient également présentes, hier, au stade Omar Hamadi de Bologhine, pour prendre part à la première séance d’entraînement. Même l’attaquant zimbabwéen Charlton Mashumba, qui devrait signer son contrat aujourd’hui, était aussi de la partie. Agé de 25 ans, celui-ci évoluait jusque-là au club de Blackburn Rovers, de la deuxième division sud-africaine. Cette reprise des entraînements était fort attendue par les supporters qui ont commencé à émettre des doutes au sujet des multiples reports. Fixée initialement pour le 5 juin, la reprise a été dans un premier temps décalée de trois jours (8 juin), avant qu’elle ne soit carrément fixée pour le 11 juin sous les conseils de l’entraîneur Mesa Bazdarevic, selon Serrar, avec lequel le club avait trouvé un accord avant que le Bosnien ne se rétracte. Finalement la direction a décidé de ne reprendre les entraînements qu’après les fêtes de l’Aïd, ce qui s’est fait hier. Le directeur général du club, Abdelhakim Serrar, a subi donc une véritable pression, notamment au sujet du recrutement de l’entraîneur. Après plusieurs options (Badou Zaki et Bazdarevic), Serrar a finalement jeté son dévolu sur Thierry Froger. Ce dernier avait exercé pendant un mois au TP Mazembe (RD Congo) entre mars et avril 2017. Il avait été limogé après l’élimination du club de la Ligue des champions d’Afrique. Auparavant, le technicien français avait été sélectionneur du Togo (pendant neuf mois). Il a également entraîné plusieurs clubs de la Ligue 2 française et du «National» (3e division). A noter, en dernier lieu, que l’USMA va fort probablement libérer son attaquant marocain Reda Hajhoudj dont le parcours avec le club a été plutôt décevant. A rappeler aussi que les Rouge et Noir effectueront un stage en Tunisie du 24 juin au 4 juillet, avant de se déplacer vers le Kenya pour un second regroupement du 7 au 16 juillet. L’USMA jouera, le 18 juillet, à Kigali, face au Rayons Sport le troisième match de la phase de poules de la Coupe de la CAF. Après deux journées, le représentant algérien est leader du groupe D, avec 4 points.  

«Le marché intérieur du film iranien se porte bien»

Rencontrée dernièrement lors de la 13e tenue du Festival international du film oriental de Genève, en Suisse, la productrice iranienne, Elaheh, nous donne un large éclairage sur la cinématographie iranienne. Propos recueillis Par Nacima Chabani
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«Le marché intérieur du film iranien se porte bien»

Rencontrée dernièrement lors de la 13e tenue du Festival international du film oriental de Genève, en Suisse, la productrice iranienne, Elaheh, nous donne un large éclairage sur la cinématographie iranienne. Propos recueillis Par Nacima Chabani à Genève (Suisse) Comment êtes-vous venue dans le métier de la distribution de films, vous qui avez à peine la trentaine ? Je dirais que ma passion pour le cinéma remonte à il y a quatorze ans, alors que j’avais à peine 17 ans. Cela a commencé lorsqu’on me demandait souvent de réaliser des sous-titrages de film en anglais. Une langue que je maîtrise assez bien. Petit à petit, je me suis retrouvée au cœur de l’industrie du cinéma. Je suis détentrice, depuis dix ans, d’une licence en commerce international, avec une spécialité dans le domaine du cinéma, qui m’a permis d’allier ma passion pour le cinéma avec mes compétences académiques. Il faut dire que je me focalise depuis un certain temps sur la distribution de films documentaires à l’international, et ce, à travers ma compagnie de production et distribution baptisée «El Image». Cette dernière tente d’offrir une variété de films iraniens sur la plateforme online «Cinando». De même que j’ai ma propre boîte de distribution privée de films basée dans ma ville natale, Téhéran, ville où je vis d’ailleurs actuellement. Le Fifog d’or de la compétition officielle des longs métrages a été décerné au réalisateur iranien Mahmoud Ghaffari pour son film N° 17 Souheila... L’Iran est largement présent cette année au Fifog, avec cinq longs métrages, dont je suis distributrice de deux films sortis en 2017. Il s’agit de Souheila N° 17, une fiction réalisée par Mahmoud Ghaffari, en lice pour la compétition internationale, et Ferrari, d’Alireza Davood Nejad, en lice pour la compétition du Prix de la critique. Je suis venue avec une collègue qui est également distributrice du film Israfil, de Ida Panahandeh, une fiction sortie en 2017, en lice pour la compétition internationale du Fifog. Le réalisateur, Mahmoud Ghaffari, est également présent avec deux autres films, Ceci est un rêve et Hair, deux fictions respectivement sorties en 2013 et 2016, programmées dans la section World Panorama du Fifog. L’Iran ne peut être que fier d’avoir décroché le FiFog d’or pour le film N° 17 Souheila, du réalisateur iranien Mahmoud Ghaffari. Le film en question revient sur l’histoire d’une femme célibataire de 40 ans. Le désespoir la guette tellement qu’elle décide de trouver un mari au plus vite…, mais en Iran, où la religion est au centre de la vie, les choses demeurent assez compliquées. Comme le réalisateur n’a pas pu être présent pour recevoir son prix, il m’a chargée de transmettre le message suivant au public en cas de victoire : «Je suis content de recevoir ce prestigieux prix et je suis aussi très triste de ne pas être parmi vous ce soir. Je suis content que le festival fête la thématique féminine. J’offre le Fifog d’or aux femmes de mon pays qui luttent au quotidien pour leurs droits.» Quel est votre point de vue sur la production cinématographique iranienne actuelle ? Je dirais que la situation du marché du film iranien dépend du genre de films à diffuser. Concernant les films commerciaux, le marché du film à l’intérieur du pays se porte assez bien, excepté pour les films d’auteur et autoproduits, où la situation diffère lourdement. Le marché demeure très moyen et restreint, à l’image de plusieurs autres pays du monde. Pourriez-vous revenir sur les restrictions et la censure des pouvoirs publics sur l’industrie du film en Iran ? Il est clair que les producteurs et professionnels du film sont tenus d’obéir et de respecter les lois et conditions en vigueur dans le pays qu’imposent les pouvoirs publics. Il s’agit bien d’actions de censure qui concernent l’industrie du film dans le pays, ce qui est d’ailleurs le cas de mon film, Ferrari, qui est interdit de diffusion en Iran. La censure touche beaucoup plus les films qui abordent les sujets sur la femme et la condition féminine. Ceci revient au fait que dans le pays les femmes sont soumises et conditionnées, beaucoup plus que les hommes, par les lois religieuses. Des conditions et une situation qui ont été d’ailleurs abordées par les deux films iraniens proposés par ma société de distribution. Existe-t-il un problème de sous-titrage dans l’industrie du film en Iran, sachant que certains de vos films ont été présentés en langue anglaise au Fifog ? L’un de mes deux films, N° 17 Souheila, a été projeté en langue française, alors que le second, Ferrari, l’a été en sous-titrage anglais. Il faut savoir que la raison essentielle est la suivante : nous avons été prévenus de notre participation au Festival international du film de Genève à une période qui coïncidait avec la célébration du Nouvel An. La compagnie a été bousculée par le temps du fait que tous les studios d’enregistrement étaient fermés en temps de fête. Par ailleurs, je tiens à préciser que les traductions ne coûtent vraiment pas cher. Preuve en est, le sous-titrage du film Ferrari coûterait l’équivalent de 1000 à 1500 dollars. L’Iran est-l sollicité fréquemment dans d’autres festivals internationaux ? C’est une tradition que d’être présent chaque année au stand iranien du Festival de Cannes. Cette année, deux films iraniens ont été sélectionnés en compétition officielle à Cannes 2018, à savoir le long métrage en espagnol Everybody knows, d’Asghar Farhadi, et Three Faces, de Jafar Panahi. Ce dernier est déjà assigné à résidence dans son pays pour avoir manifesté contre le régime. Avez-vous déjà participé à des festivals de films algériens ou encore maghrébins ? Pour ne rien vous cacher, au Festival de Cannes j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer quelques professionnels du cinéma algérien. Mon rêve est de pouvoir visiter unjour le Maghreb et y présenter mes films dans des pays comme la Tunisie et l’Algérie, dont j’ai beaucoup entendu parler et que j’affectionne particulièrement. Je suis une cinéphile qui regarde beaucoup les films algériens diffusés sur les chaînes de télévision.

L’Algérie renouvelle les accords jusqu’en 2030

L’Algérie renouvelle ses contrats gaziers avec l’Espagne jusqu’en 2030, via un accord signé entre Sonatrach et Gas Natural Fenosa, pour la livraison d’un volume équivalent à 40% des besoins de la compagnie espagnole, pour un montant global estim
El Watan - Economie

L’Algérie renouvelle les accords jusqu’en 2030

L’Algérie renouvelle ses contrats gaziers avec l’Espagne jusqu’en 2030, via un accord signé entre Sonatrach et Gas Natural Fenosa, pour la livraison d’un volume équivalent à 40% des besoins de la compagnie espagnole, pour un montant global estimé à 30 milliards d’euros. Les négociations avec la partie italienne sont aussi achevées pour le renouvellement des contrats qui arrivent à expiration en 2019, selon des sources à Sonatrach qui devrait annoncer prochainement la teneur des nouveaux contrats et leur durée. Les nouveaux accords signés ne reproduisent pas, comme il fallait s’y attendre, le schéma des contrats à long terme, de 20-25 ans, en raison de la nouvelle conjoncture du marché gazier, l’évolution des prix et l’émergence de nouveaux producteurs — russes, américains, qataris, australiens —, qui ciblent de plus en plus le marché européen. Les négociateurs algériens et européens avaient tout de même des raisons de trouver un terrain d’entente, au vu des infrastructures de transport existantes ayant nécessité de gros investissements, et la proximité géographique qui reste un atout pour l’Algérie, en comparaison avec des fournisseurs plus lointains. Dans ce contexte, les nouveaux contrats signés, ou en voie de l’être, avec l’Espagne, l’Italie, la France et le Portugal notamment, oscillent ainsi entre 5 et 10 ans, selon Sonatrach, et permettent «une plus grande flexibilité», via «des clauses de révision des termes, tous les deux à trois ans environ», en fonction «des fondamentaux du marché», soit l’évolution des prix notamment. Au fil des négociations menées depuis des mois, les deux parties ont exposé chacune ses doléances et ses arguments, mais en partant du principe que la durée de 20 ans pour les contrats n’était plus à l’ordre du jour. Dans ce cadre, Sonatrach a plaidé pour «sa fiabilité» en tant que fournisseur de l’Europe et la nécessaire «sauvegarde de ses chaînes de valeur», alors que les clients européens ont avancé des arguments liés aux «indicateurs de marché» et le prix fluctuant du gaz. Des arguments ayant permis de raccourcir la durée des contrats et d’introduire de nouvelles bases de négociation. Vendeurs et acheteurs ont échangé, pour l’essentiel, sur le principe de «la sécurité de l’approvisionnement» pour les premiers et «la fiabilité» pour les seconds. Il est à noter que Sonatrach a annoncé, le 14 juin 2018, les premiers accords pour le renouvellement de son contrat d’achat et de vente de gaz avec l’espagnol Gas Natural Fenosa. Des accords qui permettent, selon un communiqué de Sonatrach, «de consolider sa position de principal fournisseur de gaz sur le marché espagnol et de renforcer la relation de coopération avec son partenaire historique Gas Natural Fenosa». L’accord confirme, selon le PDG de Sonatrach, «la qualité du partenariat de long terme entre les deux sociétés». Pour sa part, la compagnie espagnole souligne dans un communiqué que «cette signature est une étape importante pour continuer à renforcer l’alliance stratégique historique avec Sonatrach». Francisco Reynes, président de Gas Natural Fenosa, a souligné en outre «la stabilité de renouvellement de la fourniture de gaz à l’Espagne». Il estime qu’en plus «de contribuer à la sécurité de l’approvisionnement du marché espagnol, le volume d’approvisionnement est garanti par gazoduc à environ 30% de la consommation du pays».Il y a lieu de rappeler que les relations commerciales entre Sontrach et Gas Natural Fenosa ont débuté à travers des approvisionnements GNL au début des années 1970, puis se sont consolidées avec la réalisation des gazoducs Pedro Duran Farell (GPDF) et Medgaz. Sonatrach est également actionnaire dans la société Gas Natural Fenosa, depuis 2011, à hauteur de 4%. La même année, les deux compagnies avaient mis fin à leurs différends relatifs aux contrats de vente de gaz. En août 2010, la Cour d´arbitrage de Paris avait penché en faveur de Sonatrach dans le conflit qui l´opposait depuis 2007 à Gas Natural Fenosa sur le prix du gaz livré à l´Espagne, suite à la décision de Sonatrach de réévaluer les prix du gaz de 20%. La compagnie espagnole avait été condamnée à payer près de 1,5 milliard  d´euros, avec effet rétroactif, à Sonatrach.

LFP : Repêchage de deux candidatures pour le bureau

La commission électorale de la Ligue de football professionnel (LFP) a rendu publique, il y a deux jours, la liste définitive des candidats à l’élection du président et des membres du bureau exécutif de la Ligue. A cet effet, quatre candidatures on
El Watan - Sports

LFP : Repêchage de deux candidatures pour le bureau

La commission électorale de la Ligue de football professionnel (LFP) a rendu publique, il y a deux jours, la liste définitive des candidats à l’élection du président et des membres du bureau exécutif de la Ligue. A cet effet, quatre candidatures ont été validées pour la présidence. Il s’agit toujours de celles de Mohamed El-Morro (ASM Oran), Azzedine Arab (ES Sétif), Abdelkrim Medouar (ASO Chlef) et Mourad Lahlou (NA Hussein-Dey). Celle de Noureddine Bouchoul de la JSM Skikda, rejetée par la commission de candidature en application de l’alinéa a de l’article 36.1 des statuts (membre de l’AG), n’a pas été repêchée. Les choses ont changé par contre pour ce qui est des candidats pour le bureau. La commission de candidatures avait rejeté trois dossiers, en l’occurrence ceux de Mourad Benlakhadar (JSS), Nacereddine Baghdadi (USMH) et Farouk Belguidoum (RCK). Benlakhadar et Belguidoum ne sont pas membres de l’AG (alinéa a de l’article 36.1 des statuts), selon le communiqué de la commission, alors que Baghdadi n’a pas «exercé des responsabilités dans des institutions ou associations du football pendant au moins cinq années consécutives» (alinéa h du même article). Finalement, la commission de recours, qui a traité les requêtes qui avaient été déposées auprès d’elle les 13 et 14 juin, a fini par valider les dossiers de Benlakhadar et Belguidoum. Seule donc la candidature de Baghdadi a été rejetée de cette élection, en plus de celle de Bouchoul pour la présidence. Il faut rappeler en dernier lieu que l’élection de la Ligue aura lieu le 21 juin prochain au Centre technique national de Sidi Moussa. Une AG constitutive de la LFP, à laquelle avaient pris part 27 présidents de clubs des Ligues 1 et 2, avait eu lieu le 29 mai dernier au siège de la FAF. Cette dernière avait procédé, en janvier dernier, au retrait de la délégation de gestion du championnat professionnel à la LFP, dirigée jusque-là par Mahfoud Kerbadj, ce qui avait provoqué automatiquement la dissolution de ses structures dirigeantes.

FAF-Madjer : Un tête-à- tête dans les prochaines heures

Le dossier Madjer est toujours en stand-by au niveau de la Fédération algérienne de football (FAF). Les deux parties s’observent et attendent. Le sélectionneur national ne veut prendre aucune initiative. Il veut voir venir les choses. Même si en apa
El Watan - Sports

FAF-Madjer : Un tête-à- tête dans les prochaines heures

Le dossier Madjer est toujours en stand-by au niveau de la Fédération algérienne de football (FAF). Les deux parties s’observent et attendent. Le sélectionneur national ne veut prendre aucune initiative. Il veut voir venir les choses. Même si en aparté il semble avoir évolué dans la réflexion. Quelque part dans sa tête, il s’est ouvert une porte de sortie. Mais il ne veut pas se prononcer officiellement sur son avenir et préfère attendre ce que la Fédération compte faire. Celle-ci est embarrassée par la situation. Elle a entre les mains un fardeau encombrant, un coach encore sous contrat, et en même temps elle a ouvert la voie de la prospection pour lui trouver un successeur. Elle peut approcher des entraîneurs sans aller plus loin dans la mesure où le sélectionneur est toujours en place. Pour discuter avec un autre coach, il faut que la place soit libre. Pour l’instant, elle ne l’est pas. Cela peut retarder les contacts et la finalisation de l’accord. La Fédération, qui avait misé sur la Coupe du monde Russie 2018 pour engager un nouveau sélectionneur, se retrouve coincée par ce problème. Les agendas du président Kheireddine Zetchi et du sélectionneur Rabah Madjer seront bousculés dans les prochaines heures. Un tête-à-tête Zetchi-Madjer pourrait avoir lieu dans les toutes prochaines heures pour trouver un terrain d’entente et résilier le contrat qui lie les deux parties. Il devrait avoir lieu avant le 24 juin, date de la réunion du prochain bureau fédéral. La FAF semble pressée de clore ce dossier pour ouvrir celui de la succession de Madjer. Ce dernier attend que la Fédération statue définitivement sur son avenir pour tourner la page de l’équipe nationale qu’a priori il ne conduira pas dans les éliminatoires de la CAN Cameroun 2019.

ES Sétif : Le compte à rebours a commencé

Après l’intermède des fêtes de l’Aïd, le onze sétifien reprend le travail, ce soir, à partir de 20 heures. Ayant débuté la préparation le 3 juin dernier, les Ententistes mettront  le cap  demain sur la Tunisie pour y effectuer un stage bloqu
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ES Sétif : Le compte à rebours a commencé

Après l’intermède des fêtes de l’Aïd, le onze sétifien reprend le travail, ce soir, à partir de 20 heures. Ayant débuté la préparation le 3 juin dernier, les Ententistes mettront  le cap  demain sur la Tunisie pour y effectuer un stage bloqué de deux semaines. Les Sétifiens, qui auront du mal à trouver un sparring-partner en cette période, vont peaufiner la préparation et tout faire pour créer une osmose entre des éléments venus d’horizon divers. Soulignons que le  regroupement en pays chaud (destination déconseillée par les spécialistes et experts) intervient avant la reprise de la phase de poules de la Ligue des champions d’Afrique et des éliminatoires de la Coupe arabe, programmées durant la deuxième quinzaine du mois de juillet prochain. Sous la houlette du Marocain Rachid Taoussi, le staff technique sétifien devra  mettre les bouchées doubles pour  constituer un nouveau noyau, donner une âme et un caractère, mettre sur pied des schémas tactiques et  un fond de jeu à un groupe refait à plus de 80%. Pour Taoussi et ses collaborateurs, la mission s’annonce ardue, pour ne pas dire impossible. Car ce n’est pas du tout évident de tout reconstruire en si peu de temps. La démarche du numéro un du club, Hacen Hamar, qui a procédé au recrutement de 11 éléments, en attendant la venue de l’Ivoirien Silla et de l’axial du CRB, Naâmani, complique un peu plus les affaires du staff technique. Lequel aura du mal à gérer la pléthore et les sautes d’humeur de nombreux joueurs qui seront, à chaque fois, priés de prendre place sur le banc ou dans les tribunes. La forme physique de certains éléments, ainsi que le niveau de nouveaux  joueurs, n’ayant pas l’expérience requise, compliqueront davantage la tâche de l’entraîneur en chef, auquel on a assigné des objectifs bien précis. N’ayant pas été associé dans le recrutement, le coach ententiste a du pain sur la planche. Pour bâtir un onze en mesure de contrer la coriace formation marocaine d’El-Hassani El-Djadidi qu’il connaît bien, Rachid Taoussi est  désormais contraint de jouer la course contre la montre.  

La chute sera toujours plus dure…

Alors que les Verts en véritables cancres restent à la maison, pour quelles équipes vont se passionner les Algériens durant cette Coupe du monde qui s’annonce apparemment très ouverte ? La question peut paraître quelque peu singulière dans la mes
El Watan - Culture

La chute sera toujours plus dure…

Alors que les Verts en véritables cancres restent à la maison, pour quelles équipes vont se passionner les Algériens durant cette Coupe du monde qui s’annonce apparemment très ouverte ? La question peut paraître quelque peu singulière dans la mesure où c’est généralement le spectacle dans ce qu’il a de renversant, de sublime et d’imprévu qui génère l’intérêt. Autrement dit, ce sont les grandes équipes, favorites de surcroît, à l’image du Brésil, de l’Espagne, de l’Allemagne ou de l’Argentine, pour ne citer que les plus «cotées» dans la Bourse des valeurs sûres, qui suscitent l’attrait, l’emballement. Cela est inscrit dans l’histoire de la compétition et personne ne peut le contredire. Mais a priori, si on doit être sélectif pour mieux ordonner ses choix ou ses préférences, on peut dire quand même que ce sont le Maroc et la Tunisie qui soulèveront le plus de sympathie chez les Algériens en tant que pays frères et «voisins maghrébins» et qui dans ce Mondial auront la lourde responsabilité d’être un peu nos représentants, les ambassadeurs de l’espace géographique que nous partageons et dans lequel nous nous reconnaissons le plus. Exit la curiosité de savoir comment vont se comporter les Lions de l’Atlas et les Aigles de Carthage qui ont arraché haut la main leur billet, et de quel ordre seront leurs capacités à être performants parmi les plus grands compétiteurs de la planète, ce sont les affinités de leur football avec le notre qui poussent naturellement les supporters algériens à avoir un œil plus attentif sur leur participation. Peut-être même plus affectif, sûrement plus intéressé. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que la solidarité maghrébine jouera en faveur de ces deux formations qui auront à cœur de démontrer que leur qualification est une juste illustration de leurs valeurs sportives respectives et que par rapport à notre lamentable échec leur supériorité est aujourd’hui une donnée réelle qu’il faut prendre non pas comme une heureuse opportunité relevant de circonstances exceptionnelles, mais bien comme le résultat d’un patient travail de fond qui a fini par aboutir. Dans cette optique, c’est la Tunisie qui peut se targuer d’avoir encore le plus grand mérite compte tenu de son influence et de ses moyens assez limités comparativement à ceux des deux grands pays de la zone. Il est certes de tradition de s’attendre à ce que les pays du Maghreb alternent leur présence en Coupe du monde en fonction des talents authentiques dont ils disposent durant la période cruciale qui prépare les phases qualificatives. Et à ce titre, il faut dire que la logique et les équilibres ont été jusque-là plus ou moins respectés. Le football maghrébin à l’intérieur des frontières a toujours su compenser ses manques par une certaine vitalité à laquelle il doit sa pérennité, et bien sûr ses heures de gloire. L’Algérie, faut-il le rappeler, avait elle aussi réussi à s’intégrer dans ce rituel tournant lorsqu’elle avait disposé d’un cru exceptionnel dans l’intervalle qui allait mener vers la Coupe du monde de 1982 en Espagne. Des joueurs de très grande qualité (parmi lesquels les Belloumi, Madjer, Assad, Merezkane, Fergani pour ne citer que quelques-uns d’entre eux) sont venus en nombre et en même temps constituer le noyau dur de la sélection conquérante qui allait faire sensation en terre ibérique alors que le football algérien vivait sa première participation en Coupe du monde. Non seulement l’Algérie comblait enfin le retard qui la séparait de ses voisins, mais elle réussit un coup de maître en battant un géant du Mondial, en l’occurrence l’Allemagne. Avec un ciel aussi constellé d’étoiles montantes, les Verts se permirent même le luxe d’une seconde qualification consécutive quatre ans plus tard au Mexique avant de retomber dans l’anonymat, laissant le témoin à d’autres. Notre pays avait certes la chance d’avoir en temps voulu une moisson extraordinaire, mais jamais au grand jamais les brillants résultats qui ont été enregistrés n’étaient dus au hasard ou à des concours de circonstances. La pâte existait certes, mais elle n’était pas livrée à n’importe qui. Derrière la consécration il y avait non seulement une profonde réforme étudiée et mise en place par les instances politiques pour relancer le football national dans ses compartiments les plus sensibles mais beaucoup de travail et de sacrifices. Notre football était encore amateur mais confié à une organisation rigoureuse et une expertise crédible contrôlée par nos cadres, il a pu se hisser à un niveau qui a dépassé nos espérances. A l’époque, il faut quand même le souligner, ce sont nos voisins qui admiraient notre belle ascension en se posant des questions sur le secret de notre réussite. La roue tourne, mais pas dans le bon sens pour nous. A l’heure où le rideau se lève sur le Mondial russe, ce sont toutes ces valeurs qui nous paraissent aujourd’hui si lointaines qui laissent des regrets et qui forcément doivent nous inciter à plus d’humilité. C’est aussi le moment le plus douloureux de ressentir combien a été grand le gâchis que nous avons-nous-mêmes provoqué. Imaginez que nous étions une fois de plus sur un nuage il n’y a pas si longtemps, au sortir d’une troisième participation au Brésil avec à la clé un historique passage au second tour, et que quatre ans plus tard nous nous retrouvons au fond de l’abîme, avec une équipe complètement disloquée qui doute de plus en plus de son destin. Mais que diable a-t-il pu se produire pour que l’on arrive à une telle dégringolade alors qu’entre-temps notre championnat est passé professionnel et ouvrait logiquement de meilleures perspectives de développement ? Comment des pays comme le Nigeria, le Cameroun, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal arrivent toujours à préserver et maintenir leur standing international et pas nous ? Quand on les affronte en Coupe d’Afrique, on a toujours en face de solides cylindrées, alors que l’image des Verts a trop souvent tendance à péricliter pour devenir un bon client pour des adversaires qui n’ont plus de raisons de trembler devant eux. Si par ailleurs le potentiel joueurs puisé dans le réservoir local ou de l’émigration ressemble, à quelques nuances près, à ceux de nos voisins, qu’est-ce qui a fait vraiment que l’on vienne à reculer au lieu d’avancer ? La chose la plus évidente, en ce qui nous concerne, est que contrairement au Maroc et à la Tunisie, on a horreur chez nous du travail planifié pour le moyen et long termes. En Algérie, on ne sait pas se montrer patient devant les épreuves pour donner vie à un programme. Il n’y a qu’à voir comment se comportent les dirigeants des clubs de l’élite avec les entraîneurs pour avoir une idée sur la frénésie du résultat immédiat. Nous sommes le pays qui consomme par club de foot le plus de coaches en une saison. Comment parler de stabilité du niveau, de formation des talents ? De plus, avec une instance fédérale par trop complaisante, c’est la porte ouverte à l’anarchie et c’est ce qui est en train de se produire depuis que l’argent est venu gangréner les rouages du sport roi. Et si on ajoute au niveau supérieur de la pyramide l’ingérence flagrante de la sphère politique pour tenter d’instrumentaliser l’aura du football, on aura là dans toute sa splendeur le bouquet de toutes nos déviations qui se payent cash le moment voulu.  

Le film Le Message sort enfin en Arabie Saoudite

Le film Le Message, sur la vie du Prophète Mahomet, sera projeté pour la première fois en Arabie Saoudite à partir du 14 juin, plus de 40 ans après son interdiction, a annoncé le distributeur de ce film controversé. La sortie saoudienne du film de l
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Le film Le Message sort enfin en Arabie Saoudite

Le film Le Message, sur la vie du Prophète Mahomet, sera projeté pour la première fois en Arabie Saoudite à partir du 14 juin, plus de 40 ans après son interdiction, a annoncé le distributeur de ce film controversé. La sortie saoudienne du film de l’Américain d’origine syrienne Moustafa al-Akkad intervient après la levée en mars d’une interdiction de 35 ans des cinémas en Arabie Saoudite à la faveur de la politique d’ouverture inspirée par le prince héritier, Mohammed ben Salmane. «La restauration des versions arabe et anglaise du film est très importante car elle offre une occasion en or à la génération actuelle de voir un film culturel et historique important», a indiqué dans un communiqué le distributeur, Front Row Entertainment. Le film, sorti en 1976 et qui a été depuis largement projeté dans le monde arabe, avait été interdit en Arabie Saoudite, un pays abritant les lieux les plus saints de l’islam et où des responsables religieux y avaient vu un sacrilège. L’islam, dans son interprétation stricte, interdit toute représentation de Mahomet. Et Moustafa Akkad, qui avait demandé conseil auprès d’oulémas, avait pris soin de ne jamais représenter Mahomet dans le film, en utilisant le procédé de la caméra subjective. Malek al-Akkad, son fils, s’est félicité de la sortie du film en Arabie Saoudite. «Au vu des nombreuses difficultés, je suis très heureux qu’il soit maintenant montré en salle» en Arabie Saoudite, a-t-il dit à l’AFP. Le message sera également programmé aux Emirats arabes unis à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du jeûne musulman du ramadan qui commence ce week-end. Refusé par Hollywood, le film avait été tourné, en deux versions, anglaise et arabe, au Maroc et en Libye, avec des financements koweïtien et libyen. La version anglaise a été tournée avec les acteurs Anthony Quinn et Irène Papas. Moustafa al-Akkad est décédé dans des attentats perpétrés contre des hôtels  à Amman en 2005.

Un phénomène nommé Ali Amrane

Avec une touche spéciale et un style moderne et unique, le chanteur Ali Amrane a attiré la grande foule. En effet, le public bouiri a réservé un très chaleureux accueil à la star du «rock kabyle», à l’occasion d’un spectral animé mardi soir
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Un phénomène nommé Ali Amrane

Avec une touche spéciale et un style moderne et unique, le chanteur Ali Amrane a attiré la grande foule. En effet, le public bouiri a réservé un très chaleureux accueil à la star du «rock kabyle», à l’occasion d’un spectral animé mardi soir à la maison de la culture Ali Zamoum du chef-lieu de wilaya. La grande salle des spectacles a vibré durant plus de deux heures au rythme des belles mélodies magistralement exécutées par le rockeur et son orchestre. Le public, composé essentiellement de jeunes et de familles, a repris à pleine gorge les chansons célèbres du chanteur, à l’instar de Houria, ayassadats et Thavalisth. La soirée s’est déroulée dans de bonnes conditions. Son passage très attendu à Bouira a été, et ce, de l’avis de ses fans, des plus marquants et surtout impressionnants. «Le combat pour Tamazight et la culture berbère n’est pas terminé» L’artiste, également militant de la cause amazighe, a estimé à l’occasion d’un point de presse improvisé avant l’entame de la soirée que le combat mené en faveur de la langue amazighe et aussi pour la culture berbère n’est pas encore terminé, et ce, dit-il, malgré les acquis arrachés après plusieurs années. «J’essaie à travers mes recherches dans la chanson de faire évoluer les choses et surtout d’apporter un plus à notre culture kabyle». Et d’ajouter que le combat continue et qu’il ne faudrait surtout pas baisser les bras. Ali Amrane a aussi rappelé que les acquis obtenus en faveur de notre langue ne sont pas un cadeau.

Bourdim 5e recrue, un latéral et El Mellali pour clore le recrutement

La formation du Mouloudia d’Alger a enregistré, tard dans la soirée de mardi, l’engagement de sa cinquième recrue estivale. Le meneur de jeu de la JS Saoura, Abderrahmane Bourdim, a officiellement paraphé un contrat de deux saisons avec le Doyen, suit
El Watan - Sports

Bourdim 5e recrue, un latéral et El Mellali pour clore le recrutement

La formation du Mouloudia d’Alger a enregistré, tard dans la soirée de mardi, l’engagement de sa cinquième recrue estivale. Le meneur de jeu de la JS Saoura, Abderrahmane Bourdim, a officiellement paraphé un contrat de deux saisons avec le Doyen, suite à l’accord trouvé entre Zerouati, le patron de la JSS, et le directeur sportif du MCA, Kamel Kaci-Saïd. Il faut dire que les négociations ont été très serrées et duré près d’un mois avant que les deux parties ne trouvent un accord. Certaines indiscrétions font état d’une libération qui aurait coûté plus de deux milliards de centimes au MCA, avec un salaire mensuel de 230 millions de centimes. Bourdim, convoité par deux autres formations (USMA et CSC), est ainsi la 5e recrue du club algérois cet été, après l’engagement de Haddouche (ESS), Arous (PAC), Benothmane (Club Africain – Tunisie) et le portier Morseli (O Médéa). Toujours dans le volet recrutement, avec l’engagement de Bourdim, la direction du MCA compte boucler bientôt l’opération de renforcement, en ciblant deux à trois joueurs tout au plus. Kaci-Saïd qui espère une dérogation pour recruter un attaquant africain, attend de régler le cas d’El Mellali (Paradou AC) et d’engager un défenseur latéral pour ficeler la composante de l’effectif de la nouvelle saison.

USM Alger : Thierry Froger, la piste de Serrar

C’est l’entraîneur français Thierry Froger qui sera à la barre technique des Rouge et Noir cette saison. Selon une source proche du club, Abdelhakim Serrar a trouvé un terrain d’entente avec l’ancien coach du club de la RD Congo, TP Mazembe
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USM Alger : Thierry Froger, la piste de Serrar

C’est l’entraîneur français Thierry Froger qui sera à la barre technique des Rouge et Noir cette saison. Selon une source proche du club, Abdelhakim Serrar a trouvé un terrain d’entente avec l’ancien coach du club de la RD Congo, TP Mazembe – un poste qu’il a occupé pendant un mois. Et si le club ne veut pas, pour l’instant, l’annoncer officiellement, c’est par crainte de voir échouer cette option, comme c’était le cas avec le Marocain Badou Zaki à la fin de la précédente saison, qui a finalement préféré le MC Oran, alors que l’USMA avait officiellement annoncé sa venue, ou tout récemment le Bosnien Mesa Bazdarevic, ancien sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine, qui avait donné son accord avant de se rétracter à la dernière minute. Beaucoup de supporters usmistes sont sceptiques à cet effet. Et même si les «contacts» avec Froger se concrétisent, cela n’est pas fait pour dissiper leurs inquiétudes. Le profil du technicien français ne ferait pas apparemment l’unanimité. Celui-ci n’a exercé en France qu’en Ligue 2 ou en National (3e division). Son expérience en Afrique se résume à neuf mois passés au Togo en tant que sélectionneur et à un mois au TP Mazembe, son dernier poste. Il avait été limogé en avril 2017 suite à l’élimination du club de la Ligue des champions d’Afrique. Serrar arrivera-t-il à convaincre les amoureux de ce club du bien-fondé de son choix ? Seul le terrain le dira. L’USMA reprendra les entraînements après l’Aïd. La problématique de l’entraîneur devra être réglée d’ici là.

Les techniciens algériens ont la cote dans les pays arabes

Le mercato estival en Algérie ne concerne pas seulement les joueurs, mais aussi les techniciens, dont bon nombre ont choisi de s’expatrier dans les pays arabes. Décidément, les techniciens algériens ont la cote à l’étranger, plus précisément da
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Les techniciens algériens ont la cote dans les pays arabes

Le mercato estival en Algérie ne concerne pas seulement les joueurs, mais aussi les techniciens, dont bon nombre ont choisi de s’expatrier dans les pays arabes. Décidément, les techniciens algériens ont la cote à l’étranger, plus précisément dans les pays arabes, puisque plusieurs entraîneurs ont été sollicités dans les différents championnats, et ont décidé de s’expatrier. C’est Kheireddine Madoui qui a ouvert le bal cet été, en s’engageant avec le club égyptien d’Al Ismaïly. L’ex-entraîneur de l’Entente de Sétif, qui devait faire son come-back chez l’Aigle noir cet été, après une courte expérience en Tunisie, plus précisément au sein de la formation de l’ES Sahel (cinq mois), a fini par rebrousser chemin, en donnant suite à l’offre des Darawichs d’Al Ismaïly, où il effectuera ainsi sa troisième expérience de sa jeune carrière de technicien en dehors du sol national, après une première expérience ratée au sein du club saoudien d’El Wahda (2016). A signaler qu’en s’engageant avec Al Ismaïly, Madoui devient le premier technicien algérien à entraîner un club du championnat égyptien. Après Madoui, c’est un autre technicien bien connu sur la place d’Alger qui a décidé lui aussi de s’expatrier. Il s’agit de Abdelkrim Bira. Ce dernier qui a fait le tour d’Algérie des clubs des Ligues 1 et 2, tentera cette fois-ci une nouvelle expérience dans le championnat de Jordanie, où il a conclu avec la formation d’Al Ramtha, qu’il rejoindra ces jours-ci, pour constituer son staff et former une équipe dans le but de jouer les premiers rôles. A noter que Bira, qui a fait le plus gros de sa carrière en Algérie, a déjà eu une petite expérience à l’étranger, plus précisément chez nos voisins tunisiens, à la tête de la barre technique du club de Gafsa. Bira ne sera pas le seul technicien algérien à travailler cette saison en Jordanie, puisqu’un autre entraîneur vient de le rejoindre. Il s’agit de Mourad Rahmouni, l’ex- entraîneur de la JS Kabylie, du MC Saïda et du MO Béjaïa. L’ancien défenseur international des Canaris devrait en effet travailler aux côtés de Bira, au sein de la formation d’Al Ramtha, qui est engagée sur plusieurs fronts, dont la Coupe arabe des clubs dans sa nouvelle version, où elle affrontera en septembre prochain les Tunisiens de l’ES Sahel en 32e de finale. Miloud Hamdi, le désormais ex-entraîneur de l’USM Alger, a lui aussi décidé de quitter l’Algérie et de retourner dans les pays du Golfe où il s’est fait un nom. Hamdi, qui avait décidé de quitter l’USMA un mois avant la fin de la saison écoulée, avant d’accepter de travailler dans le nouveau staff du club algérois, a finalement donné suite à l’offre du club koweïtien d’Al Salmiya. Le natif de Saint-Etienne, qui a entamé sa carrière d’entraîneur en France au GS Consolat (2009-2012), avait pris par la suite les destinées des U21 du club saoudien d’El Ettifak, avant de rejoindre l’USMA, une première fois en 2015 pour la quitter une année plus tard pour le club marocain (Ligue 2) de Berkane, avant de faire son come-back l’hiver dernier à l’USMA. Miloud Hamdi ne sera pas le seul technicien franco-algérien à exercer la saison prochaine dans le championnat koweïtien de première Division. Kamel Djabour, qui s’est fait connaître en Algérie en prenant la barre technique de la JSM Béjaïa en 2012, alors que l’équipe béjaouie évoluait encore en championnat professionnel de Ligue 1, s’est pour sa part engagé avec le club koweïtien d’Al Jahra. Djabour, qui s‘est distingué en travaillant comme entraîneur adjoint à l’AJ Auxerre (Ligue 1 – France), a eu au préalable une première expérience dans les pays du Golfe, en dirigeant la formation émiratie de l’Ittihad Kalba, même si le gros de sa carrière, le technicien l’a effectué en Afrique noire, en étant sélectionneur du Congo, en passant par le championnat béninois où il a dirigé deux clubs, ainsi que le Stade Malien (Mali).

NA Hussein Dey : La direction mise sur la stabilité

Au moment où le marché des transferts est sérieusement enflammé en ce mois de Ramadhan, la direction du Nasria reste inébranlable devant le va-et-vient des joueurs. Jusqu’au jour d’aujourd’hui le Nasria a engagé trois joueurs seulement, à savo
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NA Hussein Dey : La direction mise sur la stabilité

Au moment où le marché des transferts est sérieusement enflammé en ce mois de Ramadhan, la direction du Nasria reste inébranlable devant le va-et-vient des joueurs. Jusqu’au jour d’aujourd’hui le Nasria a engagé trois joueurs seulement, à savoir Raïah (JSK), Dib (ASAM) et Mouaki (USB), et les responsables ne semblent pas intéressés par un recrutement quantitatif, mais plutôt par le renforcement de certains postes afin de créer la concurrence et d’assurer la doublure. En effet, les trois nouvelles recrues vont renforcer les compartiments de l’attaque et du milieu de terrain même si l’équipe a besoin aussi d’un attaquant de pointe. Les dirigeants ne sont pas inquiets de la situation, surtout après avoir gardé les cadres de l’équipe qui étaient en fin de contrat, tels que Merbah, Khiat, Gasmi, El Orfi et bientôt El Ouartani. Selon notre source, la direction des Sang et Or, en concertation avec le staff technique, pourrait encore engager un ou deux joueurs étrangers en fonction des besoins de l’équipe, notamment en pointe et dans l’axe, surtout en prévision de la Coupe de la CAF. Sinon, il est clair que l’entraîneur Billel Dziri va compter sur les joueurs sous la main, à l’image de Gasmi, Yousfi et même des jeunes Haroune et Zerdoum. Ce dernier a signé récemment un contrat professionnel, au même titre que ses partenaires Tougaï, Belaïd et Nacef, lesquels constituent sans doute l’avenir du club. En parallèle, la direction a procédé à la libération de certains éléments qui n’ont pas donné satisfaction, tels que Ouali, Al Amalli et Herrida.  

JS Kabylie : Mellal promet un entraîneur avant l’Aïd

Si la direction de la JSK semble bien gérer l’opération recrutement depuis quelque temps, malgré un léger cafouillage remarqué au début, la question qui taraude l’esprit des milliers de fans des Canaris reste celle inhérente à la barre technique,
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JS Kabylie : Mellal promet un entraîneur avant l’Aïd

Si la direction de la JSK semble bien gérer l’opération recrutement depuis quelque temps, malgré un léger cafouillage remarqué au début, la question qui taraude l’esprit des milliers de fans des Canaris reste celle inhérente à la barre technique, vacante depuis la fin de mission de Youcef Bouzidi, soit depuis un peu plus d’un mois. Il faut dire que l’absence d’un coach, alors que l’opération recrutement touche à sa fin, semble même quelque peu déplacée pour certains, qui auraient aimé voir plutôt le nouvel entraîneur se charger lui-même de ce volet, qui devrait être une de ses prérogatives exclusives. A propos du coach, et après les nombreuses promesses faites par le président de la JSK, Cherif Mellal, d’annoncer le nom du nouvel entraîneur de l’équipe, qu’il ne cesse de repousser, il a de nouveau répété sa promesse, en assurant cette fois-ci qu’il divulguerait le nom de l’entraîneur ce jeudi, du moins avant les fêtes de l’Aïd, en assurant que cette fois c’est fait, et qu’il a surtout tout réglé avec le technicien en question. C’est du moins ce qu’il dira lors d’une intervention à la radio du club, dans la soirée de lundi. en assurant : «C’est vrai que j’ai dit à plusieurs reprises que j’allais annoncer le nom de l’entraîneur et je ne l’ai pas fait. Mais je tiens à rassurer vraiment les supporters cette fois-ci. C’est vraiment réglé avec le nouvel entraîneur. La JSK a officiellement un entraîneur et je dis aux supporters que je leur annoncerai son nom avant les fêtes de l’Aïd. Ce sera d’ailleurs une grande surprise.» Un entraîneur qui devrait être sans trop de surprise, l’ancien baroudeur des Canaris, Djamel Menad. Ce dernier aurait en effet tout réglé avec la direction du club, et si son engagement n’a pas encore été annoncé officiellement, c’est que l’adjoint du sélectionneur national attend de régler sa situation vis-à-vis de la FAF, à en croire certaines confidences. Sur le volet recrutement, la direction de la JSK qui s’était assuré jusqu’à lundi dernier les services de huit nouveaux joueurs, devait poursuivre l’opération avec l’arrivée, hier, de deux nouvelles recrues. L’attaquant Nadji (ES Sétif) et le jeune meneur de jeu guinéen Mohamed Thiam arrivé lundi soir à Alger, et qui a subi une visite médicale dans la journée d’hier, devaient en effet s’engager, en fin de journée, respectivement pour deux et trois saisons, pourtant le nombre de recrues kabyles à dix. Et la direction kabyle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisque deux Africains (un Burundais et un Nigérian) sont attendus la semaine prochaine à Tizi Ouzou. Au niveau local, deux autres joueurs devraient figurer dans l’effectif des Canaris et clore le recrutement. Il s’agit du jeune attaquant du Paradou AC, El Moaden, et du défenseur central international du CR Belouizdad, Naâmani. A signaler enfin que l’ailier droit du DRB Tadjenanet, Belmokhtar, qui avait insisté pour ne jouer qu’à la JSK, a fini par céder visiblement à la pression, en optant pour le champion d’Algérie en titre, le CS Constantine.

Le Canada, le Mexique et les États-Unis accueilleront le Mondial-2026

Le trio Etats-Unis/Canada/Mexique a été désigné par les fédérations membres de la Fifa, avec 134 voix contre 65 pour son concurrent le Maroc, pour accueillir la Coupe du monde 2026, à l'issue du Congrès organisé mercredi à Moscou, à la veille de l'
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Le Canada, le Mexique et les États-Unis accueilleront le Mondial-2026

Le trio Etats-Unis/Canada/Mexique a été désigné par les fédérations membres de la Fifa, avec 134 voix contre 65 pour son concurrent le Maroc, pour accueillir la Coupe du monde 2026, à l'issue du Congrès organisé mercredi à Moscou, à la veille de l'ouverture du Mondial-2018. Le ticket nord-américain, qui avait promis durant sa campagne d'organiser «la Coupe du monde la plus lucrative de l'histoire», sera chargé d'accueillir la première Coupe du monde à 48 équipes. Pour le Maroc, il s'agit de son cinquième échec, après les revers de 1994, 1998, 2006 et 2010. A Moscou   Le trio Etats-Unis/Canada/Mexique a été désigné par les fédérations membres de la Fifa, avec 134 voix contre 65 pour son concurrent le Maroc, pour accueillir la Coupe du monde 2026, à l'issue du Congrès organisé mercredi à Moscou, à la veille de l'ouverture du Mondial-2018.

Aït Bouadou (Tizi Ouzou) : La montagne, les bois, les planches

Cet événement est organisé annuellement par l’association culturelle de Tamkadbout en collaboration avec le comité de village, l’APC d’Aït Bouadou et l’APW de Tizi Ouzou. Le rideau est tombé devant un public nombreux, dans la soirée de samedi d
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Aït Bouadou (Tizi Ouzou) : La montagne, les bois, les planches

Cet événement est organisé annuellement par l’association culturelle de Tamkadbout en collaboration avec le comité de village, l’APC d’Aït Bouadou et l’APW de Tizi Ouzou. Le rideau est tombé devant un public nombreux, dans la soirée de samedi dernier. Une dizaine de troupes venues de plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou et des wilayas de Bouira et Béjaïa sont montées sur les planches pour jouer de nombreuses représentations théâtrales, au grand bonheur du public de Tamkadbout et des villages limitrophes. Le secrétaire général de l’association culturelle, Ben Tahar Cherif, a indiqué en marge de la cérémonie de clôture que «cette 10e édition a vu la participation de 11 troupes dont 10 en compétition. Les pièces de théâtre ont été de haut niveau avec la reconnaissance des membres du jury». Des prix d’encouragements A signaler que le jury et les organisateurs ont prévu 11 prix. L’association de Takarbouzt de la wilaya de Bouira a obtenu plusieurs prix, dont ceux de la meilleure interprétation secondaire masculine, la meilleure scénographie et le meilleur texte. Le prix d’encouragement a été décerné à la troupe de l’association Tafat d’Ath Zmenzer. La meilleure interprétation secondaire féminine a été attribuée à Missouri Kenza de l’association de Mechtras. Le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à Hassiba Aït Djebara de l’association Tagharma d’Akbou, et le prix de la meilleure interprétation masculine a été décerné à Hassan Allal de la troupe de Aïn Zaouïa.  

La réinvention des danses traditionnelles

Pour l’artiste chorégraphe, qui a quitté Tiaret à l’âge de quatre ans pour vivre en banlieue parisienne puis à Paris, cette performance marquait son retour en Algérie après presque quinze ans d’absence. C’est donc avec une grande émotion qu’
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La réinvention des danses traditionnelles

Pour l’artiste chorégraphe, qui a quitté Tiaret à l’âge de quatre ans pour vivre en banlieue parisienne puis à Paris, cette performance marquait son retour en Algérie après presque quinze ans d’absence. C’est donc avec une grande émotion qu’elle a affronté la magnifique architecture du Palais des raïs. La danse : une expérience d’abord vécue Si Saâdia Souyah a quitté l’Algérie à l’âge de quatre ans, elle fait partie de celles et ceux pour qui le pays est un objet d’attachement : entre 1980 et 1986, elle est animatrice culturelle au sein de l’Amicale des Algériens en Europe et vient à ce titre présenter une pièce de théâtre à Mostaganem, puis pour un spectacle au Festival de la jeunesse à Alger en 1984. En 2003, lors de la préparation de l’Année de l’Algérie en France, elle vient visionner les vidéos et est accueillie par Brahim Bahloul, ancien directeur du Ballet national algérien. Puis elle se fond dans Paris, se sent une citoyenne parisienne parce que Paris, dit-elle, est cosmopolite, «la ville de tous les déracinés, le lieu où toutes les cultures se croisent». Pour autant, elle reste attachée à l’Algérie et le retour de 2018 est plein d’émotion. A travers la performance qu’elle présente, c’est l’attachement aux visions qui l’ont émue, notamment la démarche des femmes en haïk blanc. Les danses à l’occasion des fêtes familiales, mais aussi la déambulation des femmes en ville, avaient ébloui aussi la petite fille qu’elle était : toutes portent un haïk, mais chaque femme a une manière singulière de le faire. Tous ces souvenirs liés à sa culture d’origine constituent le premier matériau de la danse, souvenirs incorporés et prêts à servir les besoins d’une chorégraphie. L’image de la danse orientale la plus couramment répandue en Europe est celle d’une danse sensuelle, voire lascive, c’est cette sensualité qui fait d’ailleurs la fortune des cours de danse «orientale». A l’opposé de cette image, Saâdia Souyah conçoit la danse d’abord comme une expression de la spiritualité, comme expression d’un monde intérieur nourri d’une tradition. Loin du folklore ou du stéréotype, elle cherche à suggérer, mais dans la retenue. Sa peur est d’être trahie par ses mouvements. Mais le voile dont elle se pare a un rôle paradoxal : il couvre, mais peut exacerber, faire ressortir les émotions. En soulignant les lignes du corps, il rend visible ce qu’on voudrait cacher. Son travail d’artiste chorégraphe est néanmoins de mettre en valeur les lignes, de les géométriser de façon à transporter le spectateur dans l’intemporalité. Saâdia Souyah cherche une émotion immuable, quelle que soit l’époque, c’est le voile qui lui donne une liberté de création. Se pose alors la question de la définition de la danse contemporaine. L’interprétation des danses algériennes à l’époque contemporaine Cette question suppose de disposer d’instruments de connaissance, mais quels sont-ils ? Certes, quand il s’agit de construire un rapport à l’espace, le travail est d’abord celui du chorégraphe et met en jeu le rapport à soi-même : comment se situe-t-on dans l’univers ? Quelle conscience a-t-on de ce rapport ? On peut dater des années 1990 les débuts de la notation de la danse orientale : elle se manifeste par une codification pour mieux transmettre le mouvement. Si cette notation des figures est donc utile, elle méconnaît pour Saâdia Souyah la part de la spiritualité : l’artiste soutient que les danses du monde arabe ne doivent pas être conçues en termes de pas. Dans sa perspective, il faut considérer chaque danse dans sa spécificité, qu’il s’agisse de la chaouia (frappe des pieds sur un rythme binaire avec un sursaut du ventre à chaque frappe de pied) ou, au contraire, de la danse algéroise (parade citadine) avec ses pas comptés, un petit chaloupement du bassin qu’accompagnent des mouvements gracieux des mains. La plus spirituelle est, à ses yeux, la danse de la guedra (danse touareg) : quand les femmes se lèvent et dansent, c’est tout un monde qui nourrit la danse de ses motifs rythmiques et de formes qui viennent de l’intérieur. Ce sont toutes ces danses, leurs musiques et leurs rythmes particuliers que Saâdia Souyah a travaillés pour ses retrouvailles avec le public algérien.  

Grand soulagement exprimé à Batna

Youcef Boukhentach, le «rossignol des Aurès», absent de la scène artistique depuis de longues années, remplacera, à la tête du commissariat du Festival de Timgad, Lakhdar Bentorki, le patron de l’ONCI. Cette nomination, qui a eu l’effet d’une
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Grand soulagement exprimé à Batna

Youcef Boukhentach, le «rossignol des Aurès», absent de la scène artistique depuis de longues années, remplacera, à la tête du commissariat du Festival de Timgad, Lakhdar Bentorki, le patron de l’ONCI. Cette nomination, qui a eu l’effet d’une bombe dans les milieux artistiques et événementiels compte tenu du caractère inamovible de Bentorki, a été reçue avec beaucoup de sympathie à Batna, où aussi bien la famille artistique que la population locale n’ont cessé de critiquer, depuis des années, ce qu’était devenu leur festival qui a aujourd’hui 40 ans d’âge. Ceux qui n’ont pas eu la chance de le féliciter de vive voix se sont exprimés sur les réseaux sociaux et l’ont rassuré de leur soutien. «Ce n’est que justice», s’accorde-t-on à dire, que de désigner Boukhentach aux commandes de cette manifestation qui a suscité tant et tant de débats ces dernières années, où le «rossignol des Aurès» était exclu, privant les mélomanes de sa voix enchanteresse. Ainsi, Aïssa Brahimi, chanteur chaoui des premières heures, estime que «cette nomination est un évènement à marquer d’une pierre blanche», car dit-il, «Boukhentach est bien plus qu’un chanteur ! Il est un penseur et un faiseur d’art. Il était justement et depuis bien longtemps au désespoir de voir la scène locale revivre les gloires d’antan... Il a tout pour réussir ; il a les références exactes pour jauger et mettre au point un festival pouvant satisfaire la dimension internationale comme il a la capacité de faire taire les voix plaintives qui exigent un caractère exclusivement auréssien du festival et ce, sans oublier qu’il peut lui-même se produire et présenter le meilleur tant au niveau de la chanson chaouie que moderne algérienne ou même algéroise». «L’homme qu’il faut à la place qu’il faut» Samir Oudjit, comédien et réalisateur au Théâtre régional de Batna, a également exprimé sa satisfaction quant à cette désignation : «Le slogan de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut est enfin concrétisé», ajoutant qu’«un tel festival devait être géré depuis longtemps par un artiste». Il saisit l’occasion pour appeler Youcef Boukhentach à travailler de manière à faire oublier «les désastres des années passées» et redorer le blason du Festival de Timgad, et ce, en impliquant les jeunes de Batna à même de faire du marketing pour la manifestation. Quant à Youcef Boukhentach, connu pour son calme pour ne pas dire son flegme, il reste d’aplomb, les pieds bien sur terre, sans pour autant ignorer que la tâche est ardue, du moins pour celui qui veut bien faire. Et il semble accepter ce défi, qui est de taille : organiser l’édition 2018 fin juillet, c’est à dire dans un mois ! Et même si le Festival «international» est réduit à un événement «national», conformément à la décision du ministre de la Culture, le nouveau commissaire et son staff ont du pain sur la planche. Pour rappel, cette décision a été rendue publique dimanche soir par le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi, qui présidait en compagnie du wali de Batna, Abdelkhalek Sayouda, une cérémonie de distribution de logements. Une nouvelle «bien accueillie» dans la capitale des Aurès «Nous avons voulu donner la chance à une grande figure artistique, qui a son poids et jouit d’un large respect, et nous le soutiendrons, surtout que sa nomination a été bien accueillie dans la capitale des Aurès», a indiqué M. Mihoubi, jugeant nécessaire de donner «un nouveau souffle au Festival de Timgad ainsi qu’à celui de Djemila, à Sétif».  

Algérie- Canada : Rencontre sur les opportunités économiques

Montreal De notre correspondant Le partenariat économique entre l'Algérie et le Canada sera au cœur d'une rencontre entre hommes et femmes d'affaires le 19 juin prochain à Montréal. Organisée par le Conseil de développement Canada-Algérie (
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Algérie- Canada : Rencontre sur les opportunités économiques

Montreal De notre correspondant Le partenariat économique entre l'Algérie et le Canada sera au cœur d'une rencontre entre hommes et femmes d'affaires le 19 juin prochain à Montréal. Organisée par le Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA), l'événement verra la participation des ambassadeurs des deux pays. Ce sera aussi l'occasion pour les membres du CDCA de « se réunir et de créer des opportunités d'affaires », explique Mustapha Ouyed, son président. « La présence des deux ambassadeurs et des autorités consulaires signifie qu'elles sont prêtes à aider, à soutenir et à encourager le développement des relations d'affaires », ajoute celui qui est aussi fondateur et président d'OSC Consultants qui œuvre dans le marché du carbone réglementaire. Si Hocine Meghar, ambassadeur d'Algérie à Ottawa présentera les efforts de l'Algérie à attirer les investisseurs, son homologue canadienne Patricia McCullagh donnera un aperçu sur le rôle des délégués commerciaux pour aider les entreprises canadiennes qui veulent faire des affaires en Algérie. Cette dernière participe à partir d'aujourd'hui, 12 juin, au Global Petroleum Show qui se tient à Calgary en Alberta, la province pétrolifère de l'Ouest canadien. Elle ne sera pas seule à Calgary puisque y prendra part aussi Arezki Hocini, président de l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Au-delà des secteurs déjà ciblés par le CDCA comme l'agro-alimenaire, l'environnement et les énergies renouvelables ainsi que le commerce extérieur, le regroupement prépare « une grande mission d'entreprises minières canadiennes en Algérie », annonce Mustapha Ouyed. Celle-ci devrait se faire en automne mais est en préparation depuis le début de l'année. « Une mission d'investisseurs miniers qui va aller voir le potentiel algérien dans une approche de développement minier durable. Le Canada est le champion du monde en terme d'investissements et d'expertise dans le secteur minier  », ajoute-t-il. Sans donner le nom des compagnies il affirme qu'il« y aura des juniors qui prennent les risques d'aller explorer et des majors qui peuvent mettre 3 à 4 milliards de dollars dans l'exploitation d'une mine.» Sur un autre registre, Mustapha Ouyed explique aussi que le CDCA a fait une offre au ministère algérien du commerce pour «fournir de la formation par des experts canadiens et accompagner les PME algériennes pour qu'elles s'exportent mieux.» Questionné sur les points à améliorer entre l'Algérie et le Canada, Mustapha Ouyed a insisté sur le « déficit de communication ». « À l'heure actuelle et on l'a dit à plusieurs reprises  il y a un déficit de communication que ce soit dans un sens ou l'autre », explique celui qui se dit être « agréablement surpris » quand il est en mission en Algérie où il découvre des dispositifs destinés aux entreprises mais qui ne sont « malheureusement pas visibles ni sur internet ni ailleurs ». « Pour un homme ou une femme d'affaires, moins il y a d'information sur une opportunité plus le  risque est élevé et moins ils seront enclins à mettre leur argent ». Il donne l'exemple du rapport annuel de l'Institut Fraser sur le secteur minier dans le monde où l'Algérie est absente quand des pays comme la Mauritanie, le Mali ou le Maroc sont présents. «Ce rapport est très crédible auprès des entreprises minières. Quand nous avons demandé aux minières pourquoi elles ne s'intéressent pas à l'Algérie, elles nous ont fait remarquer que l'Algérie n'est pas dans le rapport Fraser !», explique le président du CDCA. « Nous sommes en train de travailler pour aider à faire en sorte que l'Algérie soit présente dans le prochain rapport.» A rappeler que le volume total des échanges entre l’Algérie et le Canada est passé de 2,37 milliards de dollars canadiens en 2016 à 1٫53 milliards en 2017 loin des 3٫72 milliards de 2013. En 2016, l’Algérie était le premier partenaire commercial du Canada en Afrique, et le 32e partenaire commercial du Canada dans le monde. Pour Export Développement Canada (EDC), l'organisme qui garantit les exportations canadiennes, le risque Algérie est « moyen ». Selon cet organisme « en raison du cadre de réglementation [algérienne, NDLR], les possibilités d’investissement et de financement étrangers sont limitées. Les lenteurs bureaucratiques attribuables à une culture administrative hautement centralisée sont monnaie courante. »  

Les exportateurs mécontents

La nouvelle taxe imposée par le gouvernement tunisien aux transporteurs algériens à leur entrée sur le territoire tunisien suscite la colère des opérateurs algériens qui dénoncent une mesure pénalisante et contradictoire avec les accords de libre éc
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Les exportateurs mécontents

La nouvelle taxe imposée par le gouvernement tunisien aux transporteurs algériens à leur entrée sur le territoire tunisien suscite la colère des opérateurs algériens qui dénoncent une mesure pénalisante et contradictoire avec les accords de libre échange signés entre deux pays. « Je pense que c’est une pratique qui n’est pas tout à fait correcte dans le cadre des accords de libre échange signés avec les Tunisiens. On pensait que l’épisode sur la taxe des boissons a été bien clair. On se rend compte, que pour protéger la production tunisienne, les Tunisies ont choisi d’imposer ce genre de taxe qui pénalise plus au mois nos transporteurs et surtout nos exportateurs », fustige Smaïl Lalmas, président de l’Association nationale Algérie conseil export, joint hier par téléphone. Il y a deux ans, la Tunisie avait déjà instauré une taxe additionnelle pour les produits alimentaires en provenance d’Algérie « alors qu’a l’époque il y avait des accords préférentiels de libre échange avec les Tunisiens ou il était question de la levée de toutes les barrières tarifaires et autres », rappelle notre interlocuteur. Selon lui, cette nouvelle taxe d’une valeur de 200 dinars tunisiens (environ 14 000 DA) pourrait « éventuellement touché la compétitivité des exportateurs algériens et éventuellement les décourager ». Face à cette situation, Smaïl Lalmas plaide pour l’ouverture rapide des négociations entre Algériens et Tunisies ou l’application du principe de réciprocité. « On devrait appliquer le principe de réciprocité ou bien aller vers des négociations rapides et alerté les autorités tunisiennes sur cette pratique qui, à mon avis, n’encourage pas le libre échange entre nos deux pays. Il faut aller vers une approche plus saine et instaurant le paramètre de confiance qui est très important pour le développement des relations entre nos deux pays », suggère le président de l’Association nationale Algérie conseil export, en précisant que l’Algérie dispose de «moyens pour discuter en position de force ». De son coté, Slim Othmani, PDG de NCA Rouiba, entreprise numéro un des jus de fruits en Algérie, n’a pas caché son indignation au sujet de la nouvelle taxe décidé par Tunis. «  Tout ce qui va entraver les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Tunisie correspond à des décisions irréfléchies, incohérentes et  infondées qui ne visent absolument pas la construction d’un espace commun algéro-tunisien, chose qui va devenir une nécessité dans un avenir très proche. Les architectes d’une économie fermée entre les deux pays, du blocage de flux économiques entre les deux pays sont de véritables criminelles », dénonce-t-il.  Et d’ajouter : « cette taxe, qui est en soit pas importante, dénote un état d’esprit qui n’augure rien de bon en matière d’échanges économiques entre nos deux pays. Je suis personnellement dépité et triste de voir a quel point l’ignorance et l’incompétence ont pénétré toutes les entrailles de la société nord-africaine et algéro-tunisienne, en particulier. C’est dramatique ! Aucune vison de l’avenir, aucun signal d’apaisement n’est envoyé de manière à conforter à renforcer les deux économies qui sont interdépendantes et consubstantielles ». Quid du principe de réciprocité ? « Le gouvernement algérien est au courant à propos de cette taxe.  Donc, le gouvernement va insaturé la réciprocité.  Et ou on va aller comme ça ? La bêtise n’a pas de limite », déplore encore Slim Othmani. Pour rappel, la nouvelle taxe décidé par le gouvernement tunisien a été vertement critiqué par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie. «La décision relative à l’imposition d’une nouvelle taxe aux transporteurs algériens à leur entrée sur le territoire tunisien, d’une valeur de 200 dinars, constitue une nouvelle entrave aux échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Algérie», avait dénoncé la Conect dans un communiqué diffusé par l’agence tunisienne d’informations TAP.

«Les Etats-Unis sont libéraux quand ils sont en position de force et protectionnistes quand leurs intérêts économiques l’exigent»

Le dernier G7 semble brouiller les perspectives du commerce mondial. Le président américain, Donald Trump, s’est retiré précipitamment de la réunion, engageant ainsi son pays dans un nouveau bras de fer avec ses alliés politiques et commerciaux. C’e
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«Les Etats-Unis sont libéraux quand ils sont en position de force et protectionnistes quand leurs intérêts économiques l’exigent»

Le dernier G7 semble brouiller les perspectives du commerce mondial. Le président américain, Donald Trump, s’est retiré précipitamment de la réunion, engageant ainsi son pays dans un nouveau bras de fer avec ses alliés politiques et commerciaux. C’est une première, alors que l’ordre commercial mondial a été fondé jusqu’ici sur des arrangements et des accords à la fois écrits et tacites entre les grosses cylindrées de la planète. Dans cette interview, Omar Berkouk, économiste et expert financier, analyse pour nous ce qui s’est produit au dernier G7 et les possibles conséquences sur le commerce mondial, les raisons de ce brusque protectionnisme américain ainsi que les tenants et aboutissants de la méthode Trump. Entretien réalisé par Ali Titouche Le dernier G7 s’est soldé par une fracture béante entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux. Donald Trump a claqué la porte, sans signer le communiqué final de la réunion. Comment expliquez-vous un tel résultat ? Pour être exact, le président américain avait donné son accord sur les termes du communiqué final avant de s’envoler pour Singapour où il devait rencontrer son homologue nord-coréen. Cette précision a son importance pour la compréhension des pas de danse que D. Trump est en train d’effectuer sur la scène internationale : - la remise en cause de la signature des USA de l’accord de Paris sur la COP 21 ; - la remise en cause de l’accord sur le nucléaire iranien ; - la remise en cause des accords multilatéraux (OMC, NAFTA, ALENA…) en matière de commerce international. Les Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump ne se soucient plus des engagements multilatéraux qu’ils ont pris dans le passé. Les notions d’alliés politiques ou commerciaux sont en train de voler en éclats avec le dogme affiché et assumé : «America first !» Après avoir vanté depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale les mérites du libre-échange et de la mondialisation, l’Amérique se met à dénoncer avec brutalité ces deux principes, parce que ce n’est pas à son avantage dans certains domaines, ces doctrines pour lesquelles elle a participé à renverser des régimes politiques qui lui paraissaient hostiles à cet égard (communistes, socialistes…). L’échec du G7 de La Malbae était prévisible en dépit des efforts du président français et de la chancelière allemande pour «ramener» à la raison un président américain qui voulait tenir les promesses électorales faites à sa base. De la même manière qu’il s’était engagé à se retirer de l’Accord de Paris sur le climat et de l’Accord avec l’Iran, il va dénoncer de fait si ce n’est de droit en levant des taxes douanières, les accords de libre-échange multilatéraux qui ont fait la prospérité de l’Amérique quand son industrie dominait le monde. Il souhaite engager les USA dans des négociations bilatérales avec tous les pays du monde qui se retrouveront en situation de faiblesse vis-à-vis du géant américain ! Ceci est le fond du problème. Quant au prétexte qui a présidé à la dénonciation de son accord pour le communiqué final du G7, il est dérisoire et de pure forme. Il s’agit de la conférence de presse de Justin Trudeau dont les propos n’ont pas été appréciés par Donald Trump. Et la signature de l’Accord historique qu’il vient de passer avec Kim Jong-un pour la dénucléarisation de la Zone va accréditer sa méthode brutale, fondée sur le passage en force. Le reste du monde doit savoir que l’Amérique est de retour ! Les Etats-Unis, le pays le plus libéral de la planète, s’est mis depuis peu à défendre les notions et les mesures protectionnistes sous le slogan «America first, America first». Pensez-vous que cette politique va bouleverser le commerce mondial et les rapports entre Etats ? Les Etats-Unis sont libéraux quand ils sont en position de force et protectionnistes quand leurs intérêts économiques l’exigent. L’histoire des relations économiques internationales depuis la fin de la Seconde guerre mondiale est jalonnée de périodes d’ouverture fortement impulsées par les Etats-Unis et des périodes de remise en cause de cette ouverture quand les Etats-Unis pensent que cette ouverture lèse leurs intérêts économiques. En doctrine, ils sont toujours libéraux, mais en pratique ils ont un dispositif législatif et règlementaire qu’ils brandissent chaque fois qu’ils jugent que c’est nécessaire pour la défense de leurs intérêts. Ils ont été les artisans de la mondialisation, ils l’ont théorisée et encouragée à l’échelle du globe. Cela s’est traduit par un déplacement massif des industries traditionnelles (textile, électronique, biens d’équipements, automobiles…) des Etats-Unis, de l’Europe vers la Chine maintenant vers le Sud-Est asiatique et l’Inde. Avec pour conséquences des destructions massives de capacités de production et d’emplois là et des constructions de capacités de production et d’emplois là-bas. Ce transfert a induit un mouvement de spécialisation des continents. Hautes technologies versus activités traditionnelles. Le monde semblait s’orienter vers un nouvel ordre et un nouvel équilibre économique mondial. Les ajustements se sont faits dans la «douleur» au niveau des vieilles économies et de nouveaux pays ont émergé économiquement. La Chine comme atelier du monde a contribué à la grande période de déflation mondiale que nous venons de traverser. Elle a accumulé des excédents massifs de balance commerciale et de paiements. Ceux-ci ont permis le financement des déficits jumeaux (budgétaire et commercial des Etats-Unis) avec 3000 milliards de dollars de réserves de change en partie investis en bons du Trésor américain. Ainsi, l’économie mondiale, après une période de crise et de réajustement, commençait à trouver le chemin d’un nouvel équilibre. Aujourd’hui, l’Amérique de Donald Trump n’y trouve plus son «compte». Elle voudrait relancer les activités qui n’étaient plus compétitives chez elle et qu’elle avait laissées «filer» vers les pays émergents en adoptant un système de barrières douanières sur l’acier et l’aluminium d’abord, puis les automobiles ensuite au mépris des traités qu’elle a encouragés à mettre en place et qu’elle a signés. Cet objectif repose sur la dénonciation des contrats multilatéraux dans lesquels l’Amérique se sent «corsetée» et sur la négociation de contrats bilatéraux dans laquelle elle renversera les rapports de force en sa faveur. Elle est prête pour cet objectif à malmener ses alliés historiques (l’Europe, le Japon, le Canada….). Elle finira par «jeter» ces pays dans les bras de la Nouvelle alliance économique qui se dessine autour de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai : Chine, Russie, Inde...). Elle poussera également l’Allemagne à augmenter ses dépenses militaires, car elle n’aura plus confiance dans l’engagement américain. Puisque D. Trump lui fait le reproche d’accumuler des excédents commerciaux sans trop contribuer à sa propre défense. De ce bouleversement des rapports économiques, il s’en suivra un bouleversement des alliances stratégiques ! Certains estiment que l’on s’achemine désormais vers un nouvel ordre commercial mondial. Pensez-vous que la politique américaine est susceptible de faire tache d’huile et donner du grain à moudre pour d’autres Etats ? Pour participer de cet engouement pour Antonio Gramsci, nous dirons que «l’ancien monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans le clair-obscur surgissent les monstres». Si D. Trump poursuit son travail de sape de l’Organisation mondiale du commerce, c’est vers un désordre commercial mondial que nous nous acheminons. Pour que l’ordre mis en place depuis plusieurs décennies se maintienne ou survive, il faut que les pays qui le souhaitent s’agrègent autour d’une nouvelle puissance économique et financière ou d’un bloc ! Cela peut accélérer l’intégration européenne. La Chine peut accélérer le rôle du yuan dans les échanges commerciaux mondiaux et donner à sa monnaie un rôle plus important en correspondance avec sa puissance économique. Dans tous les cas, le protectionnisme montant n’est pas une pption pour l’ordre mondial. Quid du protectionnisme algérien ? Trouve-t-il enfin une raison d’être, alors qu’il a été maintes fois décrié par les partenaires commerciaux du pays ? S’agissant des mesures prises par l’Algérie, elles étaient et sont légitimes depuis longtemps. Même avant la crise économique et financière provoquée par la chute brutale des cours du pétrole en juillet 2014, l’Algérie se devait de relancer son économie par une diversification sectorielle indispensable à son indépendance économique. Pour ce faire, les dirigeants algériens auraient dû favoriser la renaissance de la production nationale comme l’ont fait d’autres pays dont la Chine, à l’abri d’un système fait de règles et de contingentements sélectifs. Est-ce l’ignorance ou la volonté politique de plaire à l’Europe et aux Etats-Unis que les dirigeants de notre pays se sont précipités dans des accords de libre-échange dont nous étions sûrs d’être les dindons de la farce en l'absence d’une économie forte et diversifiée capable de prendre sa part dans la division internationale du travail. Nous n’avons pas besoin du clash du G7 pour justifier ex post les mesures de sauvegarde qui ont été prises depuis 2016. Nous étions naïfs ou aveugles, la contrainte financière nous rend la vue et l’intelligence des rapports de force économiques mondiaux. Bien sûr, des pressions s’exercent et s’exerceront sur l’Algérie par ses partenaires économiques, l’Europe en général et la France en particulier qui la considèrent plus comme un «marché» que comme un interlocuteur économique sérieux. Cependant, bloquer les importations aux frontières par des droits de douane dissuasifs ou des mesures quantitatives ne fait pas une politique économique de développement et d’indépendance ! Le projet de loi de finances complémentaire 2018 lève le voile sur une taxe de 60 à 200% applicable à l’importation des produits finis. Cette taxe allait remplacer la liste des produits suspendus à l’importation, selon le ministre du Commerce. Pensez-vous que surtaxer plutôt que d’interdire est la méthode appropriée à même de réduire la facture des importations ? L’économie algérienne est tellement dépendante des importations que toutes les mesures qui ont été prises depuis 2016 n’ont réussi qu’à réduire marginalement la facture des importations. Cette situation est structurelle. Elle s’est construite durant les 20 dernières années sur l’ouverture sans discernement de l’économie nationale et la destruction de sa base de production. Sur le fond, peu importe la mesure choisie : contingentement ou barrières tarifaires, il faut favoriser le renouveau de la production nationale par la préférence nationale. Mais la dépendance de tous les secteurs (consommation, santé, production industrielle, agriculture…) à l’importation primaire ou finale plaide pour la mise en place de droits de douane exceptionnels par leur niveau et leur généralisation. Cela évitera les stop-and-go en matière de blocages et d’autorisations consécutifs au constat de pénurie de produits (médicaments, intrants...). Le prix que le pays va payer se verra dans l’inflation généralisée, la baisse des subventions, mais sa contrepartie sera la reconstitution progressive d’un tissu économique, une diversification et une réduction de la dépendance aux hydrocarbures.

Montréal : Rencontre sur les opportunités économiques entre l'Algérie et le Canada

Le partenariat économique entre l'Algérie et le Canada sera au cœur d'une rencontre entre hommes et femmes d'affaires le 19 juin prochain à Montréal. Organisée par le Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA), l'événement verra la participat
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Montréal : Rencontre sur les opportunités économiques entre l'Algérie et le Canada

Le partenariat économique entre l'Algérie et le Canada sera au cœur d'une rencontre entre hommes et femmes d'affaires le 19 juin prochain à Montréal. Organisée par le Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA), l'événement verra la participation des ambassadeurs des deux pays. Ce sera aussi l'occasion pour les membres du CDCA de « se réunir et de créer des opportunités d'affaires », explique Mustapha Ouyed, son président. « La présence des deux ambassadeurs et des autorités consulaires signifie qu'elles sont prêtes à aider, à soutenir et à encourager le développement des relations d'affaires », ajoute celui qui est aussi fondateur et président d'OSC Consultants qui œuvre dans le marché du carbone réglementaire. Si Hocine Meghar, ambassadeur d'Algérie à Ottawa présentera les efforts de l'Algérie à attirer les investisseurs, son homologue canadienne Patricia McCullagh donnera un aperçu sur le rôle des délégués commerciaux pour aider les entreprises canadiennes qui veulent faire des affaires en Algérie. Cette dernière participe à partir d'aujourd'hui, 12 juin, au Global Petroleum Show qui se tient à Calgary en Alberta, la province pétrolifère de l'Ouest canadien. Elle ne sera pas seule à Calgary puisque y prendra part aussi Arezki Hocini, président de l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Au-delà des secteurs déjà ciblés par le CDCA comme l'agro-alimenaire, l'environnement et les énergies renouvelables ainsi que le commerce extérieur, le regroupement prépare « une grande mission d'entreprises minières canadiennes en Algérie », annonce Mustapha Ouyed. Celle-ci devrait se faire en automne mais est en préparation depuis le début de l'année. « Une mission d'investisseurs miniers qui va aller voir le potentiel algérien dans une approche de développement minier durable. Le Canada est le champion du monde en terme d'investissements et d'expertise dans le secteur minier  », ajoute-t-il. Sans donner le nom des compagnies il affirme qu'il« y aura des juniors qui prennent les risques d'aller explorer et des majors qui peuvent mettre 3 à 4 milliards de dollars dans l'exploitation d'une mine.»   Sur un autre registre, Mustapha Ouyed explique aussi que le CDCA a fait une offre au ministère algérien du commerce pour «fournir de la formation par des experts canadiens et accompagner les PME algériennes pour qu'elles s'exportent mieux.»   Questionné sur les points à améliorer entre l'Algérie et le Canada, Mustapha Ouyed a insisté sur le « déficit de communication ». « À l'heure actuelle et on l'a dit à plusieurs reprises  il y a un déficit de communication que ce soit dans un sens ou l'autre », explique celui qui se dit être « agréablement surpris » quand il est en mission en Algérie où il découvre des dispositifs destinés aux entreprises mais qui ne sont « malheureusement pas visibles ni sur internet ni ailleurs ». « Pour un homme ou une femme d'affaires, moins il y a d'information sur une opportunité plus le  risque est élevé et moins ils seront enclins à mettre leur argent ».   Il donne l'exemple du rapport annuel de l'Institut Fraser sur le secteur minier dans le monde où l'Algérie est absente quand des pays comme la Mauritanie, le Mali ou le Maroc sont présents. «Ce rapport est très crédible auprès des entreprises minières. Quand nous avons demandé aux minières pourquoi elles ne s'intéressent pas à l'Algérie, elles nous ont fait remarquer que l'Algérie n'est pas dans le rapport Fraser !», explique le président du CDCA. « Nous sommes en train de travailler pour aider à faire en sorte que l'Algérie soit présente dans le prochain rapport.»   A rappeler que le volume total des échanges entre l’Algérie et le Canada est passé de 2,37 milliards de dollars canadiens en 2016 à 1٫53 milliards en 2017 loin des 3٫72 milliards de 2013. En 2016, l’Algérie était le premier partenaire commercial du Canada en Afrique, et le 32e partenaire commercial du Canada dans le monde.   Pour Export Développement Canada (EDC), l'organisme qui garantit les exportations canadiennes, le risque Algérie est « moyen ». Selon cet organisme « en raison du cadre de réglementation [algérienne, NDLR], les possibilités d’investissement et de financement étrangers sont limitées. Les lenteurs bureaucratiques attribuables à une culture administrative hautement centralisée sont monnaie courante. »

MO Béjaïa : Alain Michel a négocié

Comme nous l’évoquions dans notre édition d’hier, le technicien français Alain Michel était à Béjaïa avant-hier (dimanche) où il a rencontré les dirigeants du MOB, concernant son éventuel engagement à la barre technique en prévision de la sais
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MO Béjaïa : Alain Michel a négocié

Comme nous l’évoquions dans notre édition d’hier, le technicien français Alain Michel était à Béjaïa avant-hier (dimanche) où il a rencontré les dirigeants du MOB, concernant son éventuel engagement à la barre technique en prévision de la saison prochaine. D’ailleurs, l’entraîneur en question a eu un premier round de négociations avec la direction du club et un accord de principe a été trouvé entre les deux parties. Toutefois, un deuxième round est prévu pour aujourd’hui mardi pour finaliser, d’autant que le profil de l’ex-coach du CRB et du MCA intéresse beaucoup les dirigeants du MOB qui veulent à tout prix l’engager. Sur un autre volet, les dirigeants ont rencontré l’attaquant Abdelfettah Belkacemi avec qui ils ont abordé la question du renouvellement de son contrat en prévision de la saison prochaine. Un accord de principe a été trouvé, puisque la direction a répondu aux exigences financières du joueur en question en attendant de signer son contrat dans les prochains jours. Une réunion est prévue pour après l’Aïd entre les dirigeants et le nouvel entraîneur pour évoquer le programme de la préparation estivale.  

JS Kabylie : Hamroune et Belaïli en renfort

La direction de la JS Kabylie s’est assurée, aux premières heures de la journée de lundi, deux nouvelles recrues, portant le nombre de ses nouvelles recrues estivales à huit joueurs. Le premier à signer son contrat est le jeune attaquant émigré Re
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JS Kabylie : Hamroune et Belaïli en renfort

La direction de la JS Kabylie s’est assurée, aux premières heures de la journée de lundi, deux nouvelles recrues, portant le nombre de ses nouvelles recrues estivales à huit joueurs. Le premier à signer son contrat est le jeune attaquant émigré Rezki Hamroune, qui s’est engagé pour deux saisons. Natif de Kouba et évoluant la saison écoulée en division nationale en France (l’ASC Saint-Apollinaire), Hamroune était aussi pisté par l’USM Alger. La seconde recrue de la journée est le défenseur latéral droit du CR Belouizdad, Amir Belaïli, qui vient pallier le départ de Houari Ferhani. Le natif du Khrioub a paraphé un contrat de deux saisons en faveur du club kabyle. Ces deux nouvelles recrues s’ajoutent aux six nouveaux éléments qui se sont engagés cet été avec la JSK depuis l’ouverture du marché des transferts estival, et qui sont les émigrés Samy Selama et Kacem Akouche, les deux portiers Abdelkadir Salhi et Oussama Benbot, et enfin les deux toutes premières recrues, à savoir le défenseur de l’Arbaâ Souyed et le meneur de jeu du Paradou AC, Benkhelifa. La JSK devra clore son recrutement bientôt, en espérant finaliser avec l’ailier du DRB Tadjenanet Benmokhtar, bloqué par sa direction, et le recrutement de deux Africains, attendus cette semaine à Tizi-Ouzou. Mais la question qui reste en suspens et qui inquiète le plus les supporters, c’est celle de la vacance du poste d’entraîneur de l’équipe, alors que cela fait plus d’un mois que la direction évoque une annonce imminente, sans pour autant le faire. Une absence que la direction kabyle n’a pas encore réussi à combler, hésitant entre l’actuel coach national adjoint Djamel Menad et un technicien de nationalité française.  

CR Belouizdad : Bouhafs choisit Aït Djoudi, l’opposition veut Bougherara

Le président du CR Belouizdad, Mohamed Bouhafs, réapparu après une longue éclipse, a vite réagi en engageant l’entraîneur Azzedine Aït Djoudi pour barrer la route à l’opposition et mettre tout le monde devant le fait accompli. Le technicien kab
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CR Belouizdad : Bouhafs choisit Aït Djoudi, l’opposition veut Bougherara

Le président du CR Belouizdad, Mohamed Bouhafs, réapparu après une longue éclipse, a vite réagi en engageant l’entraîneur Azzedine Aït Djoudi pour barrer la route à l’opposition et mettre tout le monde devant le fait accompli. Le technicien kabyle affirme pourtant que les pourparlers avec le président du Chabab remontent au mois de février. Il a signé un contrat de deux saisons avec l’objectif de relever le défi malgré les difficultés (problèmes financiers et départ des joueurs cadres entre autres). L’ancien entraîneur du MOB s’est montré ambitieux même si la situation n’est guère favorable avec les conflits internes et le manque d’argent. Aït Djoudi qui a eu par le passé deux tentatives avortées pour diriger l’équipe du Chabab, pourrait revivre le même scénario, notamment durant le mandat du regretté Ali Farah (2004/2005) où il a été engagé pour quelques matches avant d’être remplacé par Benchikha. Aujourd’hui, l’histoire se répète et le club phare de Laâqiba vit la même situation. Aït Djoudi ne fait pas l’unanimité au sein de la direction du club, sachant que l’opposition à l’intérieur du Conseil d’administration veut destituer l’actuel président. Des membres de l’opposition ont, en effet, proposé l’entraîneur Liamine Bougherara qui a réussi l’accession avec le CABBA. Une réunion entre les actionnaires prévue samedi passé, a été reportée pour ce soir au cours de laquelle l’avenir du président Bouhafs à la tête du club devrait se décider par les membres du CA, et par voie de conséquence l’avenir du coach Aït Djoudi à la barre technique. Bouhafs, de son côté, soutient mordicus qu’il restera toujours le président et qu’il sera le seul à prendre des décisions.  

«Je ne pense pas qu'on s'engage, à ce stade, dans une guerre commerciale tous azimuts»

Le dernier G7 s’est soldé par un échec cuisant. Le président américain a claqué la porte sans signer le communiqué final de la réunion, mettant ainsi sous pression les partenaires commerciaux de son pays. Le commerce mondial semble accuser le coup. D
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«Je ne pense pas qu'on s'engage, à ce stade, dans une guerre commerciale tous azimuts»

Le dernier G7 s’est soldé par un échec cuisant. Le président américain a claqué la porte sans signer le communiqué final de la réunion, mettant ainsi sous pression les partenaires commerciaux de son pays. Le commerce mondial semble accuser le coup. Dans cette interview, Alexandre Kateb, économiste, revient sur la stratégie Trump pour renégocier certains accords et les conséquences possibles de son dernier acte sur l’ordre commercial mondial.  Entretien réalisé par Ali Titouche   Le président américain, Donald Trump, a claqué la porte du G7 sans signer le communiqué final, maintenant ainsi la pression à son plus haut niveau sur les partenaires commerciaux de son pays, dont l’Union européenne, le Canada et la Chine. Quelles sont les conséquences possibles de cet acte sur le commerce mondial ?  Les communiqués des sommets du G7 n'ont pas de caractère contraignant sur le plan juridique, à la différence des accords, traités et autres conventions internationales. Ils constituent des engagements politiques des différents Etats à avancer un agenda de coopération sur différents sujets, ou des prises de position sur des questions d'actualité économique ou diplomatique. Encore faut-il que ces engagements soient matérialisés par des actes ou des textes contraignants. Il n'y a donc pas de conséquence directe de l'absence de signature du communiqué final ou d'un désaveu de ce dernier. Néanmoins, la volte-face de Donald Trump illustre son peu de considération pour cette enceinte de discussion et de coordination des positions entre grandes économies occidentales. Sa proposition d'inviter la Russie à réintégrer cette enceinte, alors qu'elle en a été exclue en 2014 suite à la crise ukrainienne, illustre cela.  Les Etats-Unis viennent par là même remettre au goût du jour, plutôt par les actes, les notions du protectionnisme économique. Pensez-vous qu’il y a un risque de contagion sur d’autres économies du globe ? La stratégie de l'Administration Trump, qui consiste à souffler le chaud et le froid, alternativement, pour renégocier les accords qu'elle estime défavorables aux intérêts des Etats-Unis, peut sembler déroutante à bon nombre d'acteurs et d'observateurs. En réalité, il faut voir au-delà de la personnalité et du style de Donald Trump, les raisons profondes qui le poussent à adopter ces postures. Il s'agit en partie de tactiques de négociation, mais il y a aussi une volonté de rééquilibrer la balance commerciale américaine avec des entités comme l'Union européenne et la Chine, avec lesquelles les Etats-Unis sont fortement déficitaires. Ces entités pourraient être tentées de répliquer à toute action unilatérale des Etats-Unis, et c’est ce qu’elles s’apprêtent d’ailleurs à faire. Je ne pense pas néanmoins qu'on s'engage, à ce stade, dans une guerre commerciale tous azimuts. Les Etats-Unis risquent de se retrouver isolés dans cette posture, alors qu'ils ont besoin de la coopération de leurs différents partenaires sur un nombre important de dossiers, que ce soit sur l’immigration avec le Mexique ou sur le dossier nord-coréen avec la Chine. En toute logique, Donald Trump devrait, au moins, s’abstenir de prendre des mesures vis-à-vis du Canada et du Mexique. Compte tenu des imbrications croissantes entre ces trois économies d’Amérique du Nord, ce n’est dans l’intérêt d'aucune des trois nations de poursuivre l’escalade. Mais il y a les considérations de politique intérieure qui, malheureusement, polluent la nature stratégique des enjeux et les considérations purement économiques. Trump est obsédé par les élections parlementaires dites de «mid-term», ainsi que par le bilan qu’il pourra présenter pour espérer être réélu en 2021.  Certains estiment que l’on s’achemine désormais vers un nouvel ordre commercial mondial. Voyez-vous dans cette optique un chamboulement des rapports entre le Nord et le Sud ?  On s’achemine en effet vers un nouvel ordre commercial mondial, mais cela ne date pas de l’élection de Donald Trump. Le facteur essentiel dans cette évolution est la formidable poussée de la Chine qui est devenue la première puissance commerciale au monde, alors que son rôle dans le commerce international était insignifiant il y a 20 ans. L’Union européenne a également accru son poids dans le commerce mondial, grâce à l’effet d’entraînement de la demande chinoise et américaine sur les exportations allemandes. En réalité, il y a surtout eu un rééquilibrage dans les flux entre ces trois grands ensembles : Asie de l’Est, Union européenne et Amérique du Nord, au bénéfice des deux premiers. Les autres régions de la planète sont restées en retrait de ce rééquilibrage, même si leurs exportations ont été également tirées par la croissance mondiale. C’est d’ailleurs surtout le cas de l’Asie du Sud et du Sud-Est, en ce qui concerne les produits manufacturés que la Chine ne veut ou ne peut plus produire. L’Afrique, par exemple, reste très largement cantonnée à l’exportation de matières premières, et son poids dans le commerce mondial est insignifiant.  Quid du protectionnisme algérien ? Trouve-t-il enfin une raison d’être, alors qu’il a été maintes fois décrié par les partenaires commerciaux du pays ?  Les mesures prises par les autorités algériennes correspondent à des objectifs tout à fait différents et circonstanciés. Il s’agit principalement de mesures de sauvegarde prises dans le sillage du contre-choc pétrolier de 2014, afin de rééquilibrer la balance commerciale, devenue du jour au lendemain fortement déficitaire. L’autre objectif est de stimuler la production nationale et de réindustrialiser une économie très fortement dépendante des importations. La question qui se pose est plutôt celle de l’adéquation et de l’optimalité des différentes mesures prises par les autorités eu égard aux objectifs recherchés. Les mesures de sauvegarde comme les quotas et les hausses temporaires de droits de douane sont autorisées par les accords commerciaux, mais elles sont fortement encadrées et doivent être limitées dans le temps. Cela pose, rétrospectivement, la question de la pertinence de l’accord d’association qui a été signé au début des années 2000 avec l’Union européenne, et qui prévoit un démantèlement tarifaire quasiment total. La renégociation de cet accord est difficile, car les pays européens s’étaient aussi engagés à laisser les produits algériens entrer sur le marché européen. Le vrai problème est là. L’Algérie n’a pas su booster les exportations hors hydrocarbures. Il faut faire un bilan et définir une stratégie globale pour solutionner ce problème. Les droits de douane ne constituent qu’un paramètre parmi beaucoup d’autres, comme le taux de change, les politiques de formation, d’efficience énergétique ou encore la modernisation du système bancaire et financier. 

Sonatrach renouvelle son partenariat avec Total et Repsol

Sonatrach a renouvelé, pour une durée de 25 ans, le contrat de recherche et d’exploitation sur les champs gaziers Tin Foyé Tabankort (TFT), bassin d’Illizi, avec le français Total et l’espagnol Repsol. Les trois groupes, qui ont signé en parall
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Sonatrach renouvelle son partenariat avec Total et Repsol

Sonatrach a renouvelé, pour une durée de 25 ans, le contrat de recherche et d’exploitation sur les champs gaziers Tin Foyé Tabankort (TFT), bassin d’Illizi, avec le français Total et l’espagnol Repsol. Les trois groupes, qui ont signé en parallèle un contrat de commercialisation du gaz produit, projettent de nouveaux investissements afin de maintenir la production actuelle du champ à plus de 80 000 barils équivalent pétrole par jour (bep/jour) pendant 6 ans, soit 3 milliards de mètres cubes/an de gaz, et de récupérer des réserves additionnelles d’hydrocarbures estimées à plus de 250 millions de bep, dont 29,2 milliards de mètres cubes standards (Sm3) de gaz sec. En vertu du contrat signé hier, au siège de Sonatrach, pour un montant de 324 millions de dollars, les trois partenaires s’engagent à réaliser les investissements — 51% pour Sonatrach, 26,4% pour Total et 22,6 % pour Repsol — nécessaires au forage, au développement et à la valorisation des réserves additionnelles. Le contrat table sur le forage de 11 nouveau puits l’installation d’une unité de compression de basse pression en amont de l’usine ; ainsi que l’optimisation du réseau de surface et de fonctionnement de l’usine.  Il faut savoir que le périmètre contractuel de TFT est situé dans le bassin d’Illizi, à environ 400 km au sud-est de Hassi Messaoud. Découvert par Sonatrach, le champs, qui produit du gaz sec, du condensat et du GPL, a été mis en exploitation en mars 1999, suite aux travaux de développement réalisés par l’association Sonatrach-Total-Repsol. Les investissements déjà consentis pour le développement de ce gisement sont de l’ordre de 1,2 milliard de dollars englobant deux phases du projet. Il s’agit de la mise en production du gisement en 1999 par la réalisation de deux trains de traitement de 10 millions de Sm3/j chacun, et de respectivement trois lignes d’expédition de gaz, de condensat et de GPL. La seconde phase a concerné la réalisation d’une station de boosting en mai 2010 en vue de maintenir le plateau de production à 20 millions Sm3/j pendant 5 années.  

Cevital présentera sa nouvelle technologie

Le groupe privé algérien Cevital participera, du 11 au 15 juin à Francfort (Allemagne), à l'Achema Fair, la plus grande foire mondiale de l’innovation, a annoncé le groupe dans un communiqué publié sur son site web. Issad Rebrab, PDG du groupe agroal
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Cevital présentera sa nouvelle technologie

Le groupe privé algérien Cevital participera, du 11 au 15 juin à Francfort (Allemagne), à l'Achema Fair, la plus grande foire mondiale de l’innovation, a annoncé le groupe dans un communiqué publié sur son site web. Issad Rebrab, PDG du groupe agroalimentaire, «présentera à cette occasion la station UPW1.0, une technologie révolutionnaire de production d’eau ultrapure, conçue par EvCon, filiale de Cevital basée en Allemagne et spécialisée dans la production d’eau ultrapure, le traitement des eaux industrielles et le dessalement de l’eau de mer», a ajouté la même source. Lors de ce déplacement, le président du groupe sera accompagné par une délégation d’EvCon, dirigée par ses CEO, Kamal Benkoussa et Wolfgang Heinzl. Mise au point par ses quatre centres de recherche et de développement, la nouvelle technologie du groupe Cevital s’applique à de nombreux secteurs industriels, comme le dessalement d’eau de mer, le traitement des eaux de l’industrie chimique et du gaz et du pétrole de schiste, l’industrie agroalimentaire, l’industrie des semi-conducteurs et l’industrie pharmaceutique. «C’est un projet de grande envergure qui pourra répondre à la problématique de l’eau qui va se poser ces 20 prochaines années dans le monde. Actuellement, sur les grandes places financières, toutes les transactions tournent autour des hydrocarbures et des matières premières. Dans les 15 ou 20 prochaines années, ces échanges se concentreront autour de l’eau, ressource vitale qui deviendra rare (…). C’est un projet que nous comptons lancer cette année et qui pourra sauver toute l’humanité du déficit hydrique prévu prochainement», avait affirmé récemment le président du groupe, Issad Rebrab, dans un entretien accordé au Financial Afrik. La production de membranes, qui constituent le cœur des stations, se fera en Algérie alors que les stations de production d'eau ultrapure seront installées en France, en Allemagne et également en Algérie. Pour le premier groupe privé algérien, cette technologie de dessalement représente une énorme avancée à la fois technologique et industrielle, qui lui permettra d’élargir davantage ses activités. Son déploiement permettra aussi à l’Algérie de réduire l’importation des membranes et des stations de traitement et de bénéficier d’un transfert des technologies de pointe.  

Koléa : Le MTK rend hommage à l’artiste Salim Abdedou

Les responsables et les comédiens du Mouvement théâtral de Koléa (MTK) ont saisi l’opportunité de la célébration de la Journée nationale de l’artiste, le 8 juin, pour rendre hommage à l’un des enfants actifs de leur ville. Un hommage appuy
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Koléa : Le MTK rend hommage à l’artiste Salim Abdedou

Les responsables et les comédiens du Mouvement théâtral de Koléa (MTK) ont saisi l’opportunité de la célébration de la Journée nationale de l’artiste, le 8 juin, pour rendre hommage à l’un des enfants actifs de leur ville. Un hommage appuyé à Salim Abdedou. Handicapé, l’intéressé a été dans l’incapacité d’assister en personne à cette cérémonie organisée au forceps par le MTK, à la salle des fêtes de l’APC de Koléa. Une louable initiative du MTK pour lutter contre la culture de l’oubli. Salim Abdedou ne ménageait aucun effort pour encadrer les jeunes de sa ville et soutenir les travailleurs dans leurs actions, il est le fondateur du Ciné-club de Koléa et de l’école populaire, qui donnait des cours de soutien au profit des écoliers issus des familles démunies. Salim Abdedou était un musicien et un comédien. Fervent animateur de la section locale SMA de Koléa durant les années 1970 et 1980, il avait encouragé à son époque les jeunes à fréquenter les planches pour exprimer leurs talents à travers la production de pièces théâtrales.   Une bonne action Des encadreurs du MTK faisaient partie des scouts de Koléa. Ils avaient été enrôlés dans cet art et continuent à ce jour à le perpétuer et à former des comédiens. Salim Abdedou a réussi à semer la bonne graine. Les membres du MTK ont pu organiser cette cérémonie à laquelle des amis de Salim Abdedou ont participé, en l’occurrence Tachet Omar, Boualem Khaled et Hadjar Abderrezak, afin de faire connaître la personnalité et le parcours de ce fils de Koléa, aujourd’hui gravement malade. Une simple manifestation qui a suscité la solidarité de trois associations locales, mais qui s’est avérée d’une grande portée. Elle a eu le mérite de diriger le projecteur sur Salim Abdedou, hélas cloué dans son lit depuis des années.   

Hommage au chanteur Rachid Mesbahi

A l’occasion de la Journée nationale de l’artiste (8 juin), un hommage a été rendu samedi soir à Tizi Ouzou au chanteur kabyle Rachid Mesbahi. L’activité, qui s’est déroulée à la maison de la culture Mouloud Mammeri, en présence de Rachid
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Hommage au chanteur Rachid Mesbahi

A l’occasion de la Journée nationale de l’artiste (8 juin), un hommage a été rendu samedi soir à Tizi Ouzou au chanteur kabyle Rachid Mesbahi. L’activité, qui s’est déroulée à la maison de la culture Mouloud Mammeri, en présence de Rachid Mesbahi, de ses amis et de nombreux invités (Ouazib Mohand Améziane, Taleb Tahar, Salah Maâmar, Hamidi Saïd, Rabah Gacem, Saïd Khazem), a été marquée par un gala artistique et des témoignages sur sa vie et son œuvre. Très attendu par ses admirateurs après une longue absence, Rachid Mesbahi, qui a fait le déplacement de France où il réside, a gratifié le public de ses plus belles mélodies. L’hôte de la ville des Genêts, d’où il est originaire, s’est dit très honoré de cette rencontre. «Je suis très content de revoir mes fans et des gens de ma région. Je remercie les organisateurs d’avoir pensé à moi», a-t-il dit en substance, avant de prendre son mandole, son instrument de prédilection, pour une soirée empreinte de nostalgie. Il a interprété une dizaine de ses chansons, dont Yemma Aâzizen, Savoune Natnach, Ruh Anfiyi. Accompagné d’un orchestre et d’une chorale féminine, l’enfant de Houmet El Djamaâ, quartier mythique de la ville de Tizi Ouzou où il a vu le jour en 1942, a également chanté à la mémoire de Dahmane El Harrachi (Bilad El Khir, Ya rayeh) Slimane Azem (El Wakth Aghedar, Amentas), Cheikh El Hasnaoui (Sani Sani) et Matoub Lounès (Slaâvtis Ayavahri). «Je leur rends hommage à ma manière, en reprenant leurs œuvres. Ils ont beaucoup donné pour la chanson kabyle», a commenté celui qui avait côtoyé toutes ces personnalités qui ont marqué de leurs empreintes la scène artistique algérienne. Dans son allocution, la directrice de la culture, Nabila Gouméziene, a témoigné des qualités humaines et artistiques de Rachid Mesbahi, le maître du mandole, qui a chanté avec de nombreux artistes en Algérie et en France. Il a composé et interprété des œuvres qui resteront gravées dans les annales de la chanson kabyle. Pour le maire de Tizi Ouzou, Ouahab Aït Menguellet, Rachid Mesbahi a beaucoup contribué à l’essor de la chanson kabyle et défendu la cause amazighe. «Rendre hommage à un artiste de son vivant est une très bonne idée», a-t-il ajouté. Nos confrères Mohamed Haouchine et Rachid Hammoutène, qui connaissent depuis longtemps cet artiste au riche répertoire, ont évoqué au micro de l’animateur des souvenirs de jeunesse dans la ville de Tizi Ouzou durant la Guerre de Libération nationale. Mohamed Haouchine rapporte que c’est Rachid Mesbahi qui avait sauvé la chanteuse Nnifa (1924-1981), des rafles de l’OAS à Alger, en la ramenant avec lui à Tizi Ouzou où elle restera jusqu’à ce qu’elle fasse le choix de s’exiler en France. Notons qu’un burnous blanc a été remis à Rachid Mesbahi à la fin du spectacle, en présence du représentant du wali, de membres de l’APW et des chanteurs invités à l’hommage. Selon une biographie de la direction de la culture, Rachid Mesbahi est né durant la seconde guerre mondiale en 1942, dans la haute ville de Tizi Ouzou, précisément au quartier Houmet El Djemaâ. Fils de Lounès, dit Lounès Aïssiou, et de Bellil Ouerdia, il est le cadet d’une fratrie de quatre sœurs et deux frères, Mouloud et Brahim. «Très jeune, Rachid faisait de petits métiers, dont celui de cireur dans les rues et venelles de la ville pour aider un tant soit peu son père afin de subvenir aux besoins de la famille, sans pour autant négliger sa véritable passion pour la musique où chaque soir que Dieu fait, il grattait les fils d’un semblant de guitare faite à base d’une boîte de lubrifiant en métal et d’un manche en bois. Au fil du temps, il finit par manier aisément presque tous les instruments de musique pour devenir par la suite un virtuose du mandole.» Il quitte jeune l’Algérie pour s’installer à Paris où il a peaufiné son art. Il a accompagné de grands noms de la musique chaâbie, à l’image de Dahmane El Harrachi, Akli Yahiatène, Allaoua Zerrouki, Matoub Lounès et tant d’autres.

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