Algeria



Yamina Cherrad Bennaceur revient sur son combat révolutionnaire

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid en coordination avec l’association Machaal Echahid, a abordé, mardi matin, le combat de la femme algérienne durant la Révolution algér
El Watan - Culture

Yamina Cherrad Bennaceur revient sur son combat révolutionnaire

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid en coordination avec l’association Machaal Echahid, a abordé, mardi matin, le combat de la femme algérienne durant la Révolution algérienne. Pour ce faire la moudjahida Yamina Cherrad Bennaceur a été, conviée pour présenter son livre Six ans au maquis, publié par les éditions El Kalima, en septembre dernier lors du Sila. D’emblée, Fouad Soufi, chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale, a indiqué que le livre de Yamina Cherrad Bennaceur est un condensé de pudeur. Il note, également, que la génération dite «novembriste» a compté beaucoup de femmes de tous les âges et toutes les conditions matérielles et sociales, mais pendant longtemps, elles sont restées la face cachée de l’histoire. Il reconnaît qu’il n’y pas eu beaucoup d’Algériennes qui ont participé à l’écriture de leurs mémoires. «Ce qui est intéressant, note-t-il, c’est le silence de ces femmes qui sont inversement proportionnelle à leur engagement. Plus elles ont travaillé moins elles ont parlé. Il y a déjà eu un travail historique dans ce sens là en 2004.» Faisant une analyse de données textuelles de Six ans dans le maquis, Fouad Soufi constate que «ce qui est fascinant dans ce livre, c’est la vie de Yamina Cherrad avant le maquis, au maquis et après le maquis». «Elle nous dit que toutes ces années étaient belles, ses jours étaient beaux et ses moments étaient fantastiques. Si tout cela était beau et fantastique,  parce que c’était porté par un idéal. Et c’est cet idéal qui vaincra l’armée coloniale. La description qu’elle nous donne de la vie à Sétif, c’est de l’anthropologie sociale» argumente-t-il. Yamina Cherrad est issue dans une famille modeste, un père lettré, une mère, détentrice d’un certificat d’études dont elle ne parle pas beaucoup et d’une sœur qui l’a formée au nationalisme. Après l’école primaire à Bel Air de Sétif, elle rentre à l’école d’infirmière de la même ville et en ressort, en 1953, major de promo. Fouad Soufi ajoute qu’il y a de l’émotion tout au long de ce livre, «même quand elle décrit sa venue à Alger pour la première fois à l’âge de seize ans ou encore quand elle a gardé le souvenir de cet éclair de douleur atroce sur le visage de sa mère, quand elle apprend qu’elle rejoint le maquis». Yamina Cherrad rejoint le maquis le 12 novembre 1956, alors qu’elle n’a que vingt ans. Toujours selon Fouad Soufi, Yamina Cherrad nous fait partager son admiration pour tous les combattants de la cause nationale et nous fait découvrir, aussi, toutes ces régions qu’elle a parcourues à pied ou à cheval. Dans l’un de ses chapitres, la maquisarde se demande où est passé le carnet de notes de son défunt mari, Bachir Bennaceur, tombé au champ d’honneur le 1er décembre 1961 et avec qui elle aura un fils, Saïd qui naîtra dix jours après la disparition de son père. Avant sa mort, Bachir Bennaceur a jeté un carnet de notes sur la terrasse d’une maison et «apparemment il aurait été donné à l’historien Mohammed Harbi. Quand j’ai posé la question par l’intermédiaire de quelqu’un qui connaît Harbi, il m’a fait répondre qu’il ne s’en souvenait pas. L’historien est très malade», éclaire Fouad Soufi. Avec la timidité et la douceur qu’on lui reconnaît, la maquisarde Yamina Cherrad Bennceur avoue qu’elle s’est décidée à laisser un legs cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie pour ses petits-enfants et à tous les enfants de son pays. «Je ressens la nécessité de laisser le témoignage d’une femme qui a vécu la lutte d’indépendance et qui, alors, même que notre société n’était pas préparée à l’engagement des femmes, a fait son devoir.» Après avoir fait un rappel magistral de son parcours, Yamina Cherrad Bennaceur a tenu à rendre un hommage appuyé à la femme rurale, qui a eu à affronter au quotidien, durant la Révolution nationale, le danger et la peur. La femme rurale a fait preuve de beaucoup de générosité envers les maquisardes qui approchaient son foyer… L’auteure de Six mois au maquis, Yamina Cherrad Bennaceur, ne pouvait pas clore son intervention sans émettre un vœu : celui de voir son livre traduit en langue arabe.

Exportations de gaz : «L’Algérie a honoré tous ses engagements»

A propos des exportations de gaz de l’Algérie durant cet hiver, le PDG a souligné que l’Algérie a honoré tous ses engagements, même si la situation était assez difficile, au vu de la demande interne qui a aussi énormément augmenté, en raison des
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Exportations de gaz : «L’Algérie a honoré tous ses engagements»

A propos des exportations de gaz de l’Algérie durant cet hiver, le PDG a souligné que l’Algérie a honoré tous ses engagements, même si la situation était assez difficile, au vu de la demande interne qui a aussi énormément augmenté, en raison des chutes de températures enregistrées au niveau local. Pour ce qui est des contrats gaziers à long terme, qui arrivent à expiration en 2020-2021, M. Ould Kaddour a souligné que les négociations sont en cours avec les clients de l’Algérie et que malgré la concurrence rude du gaz russe et du schiste américain prêt à inonder l’Europe —marché traditionnel de l’Algérie—, Sonatrach a développé «sa propre stratégie» et compte diversifier ses clients et ses modes de transport, notamment via les méthaniers qui ont permis récemment d’expédier du GNL vers la Corée du Sud et la Turquie. Par ailleurs, M. Ould Kaddour reste malgré tout confiant quant à une entente «avec les clients traditionnels de l’Algérie en Europe».

Sonatrach a réglé 80% de ses litiges

Le PDG de la compagnie a posé le problème du manque de communication au sein de son groupe, incitant ses cadres à collaborer ensemble afin de rehausser l’image de Sonatrach. Le groupe Sonatrach a réglé une dizaine de litiges avec ses partenaires, so
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Sonatrach a réglé 80% de ses litiges

Le PDG de la compagnie a posé le problème du manque de communication au sein de son groupe, incitant ses cadres à collaborer ensemble afin de rehausser l’image de Sonatrach. Le groupe Sonatrach a réglé une dizaine de litiges avec ses partenaires, soit 80% des contrats qui étaient objet de différends entre le groupe algérien et des groupes pétroliers étrangers, selon le PDG de Sonatrach, qui s’exprimait en marge d’une visite dans la wilaya de Tébessa. Un règlement en grande partie à l’amiable, ce qui redonne une visibilité à Sonatrach, selon Abdelmoumen Ould Kaddour, et la remet sur l’échiquier des compagnies sollicitées par les plus grands groupes pétroliers mondiaux. Il citera entre autres le norvégien Statoil avec lequel une réunion est programmée aujourd’hui à Alger, pour discuter d’un retour sur le champs de Hassi Mouina abandonné, il y a quelques années. Au vu de nombreuses «tracasseries bureaucratiques», Ould Kaddour cite aussi ExxonMobil, dont le patron a été nommé à la tête de la diplomatie américaine. Le groupe américain est très intéressé, selon le PDG de Sonatrach, par un partenariat en Algérie et «insiste pour faire affaire avec Sonatrach». Abdelmoumen Ould Kaddour estime que le règlement des litiges avec les partenaires de Sonatrach «a changé l’image de l’Algérie». Par ailleurs, le PDG de Sonatrach a encore une fois posé le problème du manque de communication au sein de son groupe, incitant ses cadres  à collaborer ensemble, afin de rehausser l’image de Sonatrach, mise à mal ces dernières années par ses litiges d’une part, et, par la mauvaise volonté de certains de ses cadres, qui ne jouent pas le jeu, d’autre part. «Depuis une année, j’essaie de changer les comportements des gens qui travaillent avec moi», insiste Ould Kaddour. Et d’ajouter : «Avant, Sonatrach était une compagnie de renommée mondiale, respectée par ses partenaires et admirée par les Algériens. Aujourd’hui, on se pose des questions sur ce qu’elle est devenue. Heureusement, le règlement des différends redonne à notre groupe une nouvelle aura et incite les entreprises étrangères à nous regarder de manière différente», assure le patron de Sonatrach. 21,9 milliards de mètres cubes exportés vers l’Europe via le gazoduc Mattei Le gazoduc Enrico Mattei ( ex- Transmed ) reliant l’Algérie à l’Italie, via la Tunisie, a permis de transporter 23,6 milliards de mètres cubes de gaz en 2017, dont 21,9 milliards  m³ exportés vers l’Europe, ce qui représente quasi 50% des exportations algériennes de gaz estimées à 55 milliards m³, selon le PDG de Sonatrach. Les quantités transportées via le gazoduc, le plus important des installations de transport de gaz du pays, sont en légère hausse par rapport à 2016, et devraient se situer au-delà 24 milliards m³ en 2018, au regard des quantités exportées entre le 1er janvier et le 24 février. Un bilan présenté hier par le chef de la direction des gazoducs, Enrico Mattei, située à Oued Sefsafa, près de la frontière tunisienne, fait ressortir, en effet, un volume transporté d’environ 4 milliards m3 depuis le début de l’année. Le PDG de Sonatrach a précisé que les capacités du gazoduc sont de l’ordre de 34 milliards  m³ par an, soit 60 millions  m³ par jour, ce qui fait du gazoduc le plus important ouvrage destiné à acheminer le gaz vers l’Europe, en plus des quantités écoulées en Algérie.  

Un mémorandum d’entente signé à Alger

Dans le domaine des hydrocarbures, la compagnie pétrolière danoise Maersk Oil est présente dans l’amont pétrolier et gazier en Algérie depuis de nombreuses années, notamment sur les champs de Berkine.  Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et l
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Un mémorandum d’entente signé à Alger

Dans le domaine des hydrocarbures, la compagnie pétrolière danoise Maersk Oil est présente dans l’amont pétrolier et gazier en Algérie depuis de nombreuses années, notamment sur les champs de Berkine.  Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et la Confédération danoise de l’industrie (DI) ont signé, hier à Alger, un mémorandum d’entente sur la coopération à l’issue du Forum d’affaires algéro-danois. Ce Forum a été coprésidé par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et son homologue danois, Anders Samuelsen. La signature de ce document «permettra de fournir un cadre de coopération dans lequel les deux parties visent à établir une alliance stratégique de coopération entre les deux institutions ainsi que la concrétisation de projets au profit des entreprises des deux parties et leurs membres», précise ce mémorandum d’entente. Les deux parties ont ainsi convenu de coopérer dans les domaines de compétence dans lesquels la collaboration peut se développer, incluant, entre autres, la formulation et la mise en œuvre de stratégies d’entreprises, l’échange et le transfert des expériences réussies, comme la mise en œuvre de projets de développement local, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, de l’industrie et du tourisme, ainsi que la formation. Pour ce qui est des formes de coopération à développer en vertu de cette convention, elles comprennent la conception et le développement des activités de formation et de renforcement des capacités, et ce, par l’organisation de conférences, d’ateliers et de séminaires, ainsi que par la présentation des bonnes pratiques. Les formes de coopération peuvent également comprendre l’échange régulier des connaissances et des expériences sur les questions économiques de l’heure. Il s’agit aussi de la mise à disposition des entreprises et des investisseurs des services de soutien et d’accompagnement ainsi que le développement de mécanismes de suivi et d’évaluation devant contribuer à améliorer les performances des entreprises et leurs cadres. Le vice-président du FCE, Mehdi Bendimerad, a considéré que cet accord «très fort» permettra d’insuffler davantage la coopération entre les entreprises des deux pays. Rappelons que dans le domaine des hydrocarbures, la compagnie pétrolière danoise Maersk Oil est présente dans l’amont pétrolier et gazier en Algérie depuis de nombreuses années, notamment sur les champs de Berkine. En mai dernier, le PDG de Maersk Oil, Gretchen H. Watkins, avait effectué une visite en Algérie au cours de laquelle elle avait eu des entretiens avec le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Mme Watkins avait alors affirmé que l’Algérie était un «pays important dans la stratégie de développement de Maersk Oil à l’international». Dans ce sens, elle avait exprimé la volonté de sa compagnie d’investir davantage en Algérie et de renforcer son partenariat avec Sonatrach.

Aduana stars (Ghana) - ES Sétif aujourd’hui à 16h Assurer pour continuer d’avancer

Après avoir pris le meilleur sur le CSC, ne voyageant pas bien ces derniers temps, le onze sétifien se retrempe une fois de plus dans l’extraordinaire ambiance de la Ligue des champions d’Afrique. Pour le compte du deuxième tour de la compétition c
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Aduana stars (Ghana) - ES Sétif aujourd’hui à 16h Assurer pour continuer d’avancer

Après avoir pris le meilleur sur le CSC, ne voyageant pas bien ces derniers temps, le onze sétifien se retrempe une fois de plus dans l’extraordinaire ambiance de la Ligue des champions d’Afrique. Pour le compte du deuxième tour de la compétition cuvée 2018, les Sétifiens vont, cet après-midi (16h, heure algérienne), croiser le fer avec la formation ghanéenne d’Aduana Stars. Même si l’adversaire ne dispose pas d’un important temps de jeu, sachant que le championnat local n’a pas débuté, le foot ghanéen possède de grandes potentialités et d’énormes arguments à faire valoir. Ayant disputé plus de 26 rencontres (toutes compétitions confondues) officielles, les Sétifiens, qui devront composer avec le facteur fatigue, les conditions climatiques, l’état du terrain et probablement les «caprices» de l’arbitrage maison, sont avertis. En plus de la valeur de l’adversaire constitué de plusieurs internationaux, la question de la récupération fait grincer des dents tous les membres de la délégation sétifienne éreintés par un énième parcours du combattant. Après le premier marathon Accra-Kumasi qui aura duré plus de quatre heures, les Sétifiens ont été hier contraints de poireauter plus de cinq heures dans le bus ayant fait les 200 km séparant Kumasi de Dormaa où se déroulera cette première manche. Durant les étapes du safari, les Noir et Blanc ont laissé beaucoup de forces. La fraîcheur physique de l’effectif, qui devra se retrousser les manches pour livrer une grande bataille, hante le staff technique. Il est vrai que la direction du club a pris les devants mais les déplacements en Afrique ne sont jamais simples. On craint la fatigue car ce n’est pas du tout évident de parcourir des milliers de kilomètres, par route de surcroît, et ce, quelques heures avant l’empoignade. «Cependant, ces aléas devraient transcender nos gars, décidés à déjouer les plans de l’adversaire disposant de 3 ou 4 internationaux», souligne Malik Zorgane, l’entraîneur adjoint. Pas obligé de faire le jeu, Benchikha, un adepte de la stabilité, va sans doute reconduire, à un joueur près, le onze qui s’est défait du CSC. Pour sauver la mise, et composter le ticket à une «rémunératrice» phase des poules, Benchikha et ses hommes devront impérativement tenir en respect ces redoutables Ghanéens, chez eux…  

Bien entamer l’aventure africaine

L’USM Alger débutera sa campagne africaine, aujourd’hui, dans la ville de Kindu (RD Congo), en affrontant le club de l’AS Maniema Union pour le compte des 16es de finale aller de la Coupe de la Confédération. Un match important pour Meftah et ses
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Bien entamer l’aventure africaine

L’USM Alger débutera sa campagne africaine, aujourd’hui, dans la ville de Kindu (RD Congo), en affrontant le club de l’AS Maniema Union pour le compte des 16es de finale aller de la Coupe de la Confédération. Un match important pour Meftah et ses coéquipiers qui voudraient bien entamer leur aventure continentale par une victoire. Ce qui leur permettra, dans ce cas, d’aborder la manche retour, prévue le 16 mars au stade du 5 juillet à Alger, dans la sérénité. Néanmoins, la mission ne sera pas de tout repos. En plus de la qualité de l’adversaire qui, a priori, n’est pas à sous-estimer, étant dauphin dans son groupe du championnat congolais et ayant éliminé au tour précédent le club gabonais de Manga Sport, les Usmistes disputeront cette rencontre usés par un voyage harassant qui a duré deux jours. Le départ d’Alger s’est fait lundi dans l’après-midi. Arrivés à Casablanca (Maroc), les joueurs ont dû attendre quelques heures avant de s’envoler vers Kinshasa. Ce n’est que le lendemain à 4h qu’ils sont arrivés en RDC. Le staff technique a préféré passer une journée dans la capitale congolaise. Une séance d’entraînement a même été programmée sur place. Le départ vers Kindu, ville qui accueillera la rencontre et qui est distante de pas moins de 1900 kilomètres de Kinshasa, s’est effectué hier matin. Un voyage qui a duré trois heures. Miloud Hamdi a prévu une séance d’entraînement en fin de journée. Tout ceci pour dire que les Usmistes ne seront pas dans les meilleures dispositions physiques. Ce qui ne change en rien leur objectif d’aller chercher la victoire. A noter, par ailleurs, que le joueur Benkhemassa est incertain, lui qui a ressenti des douleurs à la cuisse lors de la séance d’entraînement d’avant-hier qui s'est déroulée à Kinshasa. Si son absence se confirme, elle s’ajoutera à celles de Meziane et Bouderbal qui n’ont carrément pas fait le voyage en RDC avec le groupe. Il faut rappeler que la CAF a désigné pour cette rencontre un trio d’arbitres soudanais. Il s’agit de Sabri Mohamed Fadul, qui sera assisté de ses deux compatriotes, Mohammed Abdallah Ibrahim et Ahmed Nagei Subahi.  

Le Chabab en seconde période

Le CR Belouizdad a réussi une bonne opération en match aller des 16es de finale de la Coupe de la CAF en battant l’équipe zambienne du Nkana FC sur le score de 3 à 0. Le Chabab de Belouizdad a fait la différence en seconde période grâce à un bon
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Le Chabab en seconde période

Le CR Belouizdad a réussi une bonne opération en match aller des 16es de finale de la Coupe de la CAF en battant l’équipe zambienne du Nkana FC sur le score de 3 à 0. Le Chabab de Belouizdad a fait la différence en seconde période grâce à un bon coaching de l’entraîneur Rachid Taoussi. Car en première période, le CRB a trouvé des difficultés pour imposer son jeu face à une équipe bien organisée et qui exerçait un pressing haut, parfois à la limite de l’agressivité. L’absence de certains joueurs cadres, à l’image de Belaïli, Heriet et Lakroum (laissé sur le banc), a quelque peu handicapé le groupe, déjà dans le doute après les mauvais résultats en championnat et la pression du public. L’entraîneur Rachid Taoussi a effectué un changement lors de la première demi-heure en incorporant le jeune Bechou dans le but de donner du tonus au compartiment offensif. Dans les dernières minutes de la première période, l’équipe du Chabab a enregistré un léger réveil et aurait pu trouver la faille, notamment par Benkablia, qui, bien servi à la limite du hors jeu, a éliminé le gardien Moses et servi en retrait son équipier Lamhene qui a été devancé par un défenseur, lequel a dégagé en corner. Le CRB a eu deux autres occasions sur des balles arrêtées qui n’ont pas été bien exploitées. Juste après la pause-citron, Benkablia est revenu à la charge en ouvrant joliment la marque. Un but qui a libéré les joueurs qui auraient pu ajouter un second but sur une contre-attaque, signée Lamhene (58'). Continuant sur leur lancée, les camarades de l’excellent Naâmani, véritable tour de contrôle en défense, sont parvenus à corser l’addition grâce à un joli but du capitaine Draoui, consécutivement à un centre parfait de Bournane (70'). Grâce à cette large victoire, le CRB pourra négocier sereinement le match retour, prévu le 17 mars à Kitwe (Zambie).

Une belle saison pour la vente des œuvres

Premier du genre, le «Printemps des arts» se décline sous la forme d’une grandiose exposition-vente d’arts plastiques. Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, est revenu lors d’un point de presse, animé lundi matin au palais de la Culture M
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Une belle saison pour la vente des œuvres

Premier du genre, le «Printemps des arts» se décline sous la forme d’une grandiose exposition-vente d’arts plastiques. Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, est revenu lors d’un point de presse, animé lundi matin au palais de la Culture Moufdi Zakria, sur les grandes lignes de ce rendez-vous artistique. L’orateur a rappelé que l’idée d’organiser «Le printemps des arts» a mûri grâce aux contacts entretenus avec les artistes peintres et les sculpteurs rencontrés dans toutes les wilayas du pays. «Cette initiative, dit-il, n’est qu’une occasion supplémentaire pour les artistes de se faire connaître en exposant et en proposant à la vente leurs œuvres artistiques dans le but d’établir les règles et les bases qui détermineront la véritable valeur du produit artistique.» Cette première édition, qui s’étalera sur huit jours au niveau de l’ensemble des espaces du palais de la Culture, ne doit en aucun cas se limiter à l’aspect artistique. Pour le premier responsable du secteur, cette occasion doit être celle «de la sensibilisation afin de faire participer les acteurs et opérateurs économiques, les institutions de l’Etat, qui à leur tour devront aider à la promotion du produit artistique en Algérie et le proposer à la vente… Ce sont des grands noms qui ont fait l’art plastique en Algérie… Des noms devenus des références nationales et internationales, un héritage et un patrimoine pour les différentes générations, des exemples vivants à suivre. Je suis convaincu qu’un tel événement est également l’un des meilleurs moyens pour rendre hommage à ces grands artistes, c’est aussi une reconnaissance au rôle qu’ils ont eu à jouer dans la construction et la gloire de la culture en Algérie.» Ainsi, le comité d’organisation dûment désigné par le ministère de la Culture aura pour mission de valider les inscriptions ainsi que les candidatures des postulants via le Net. L’artiste ne pourra présenter que trois œuvres en relation avec la peinture ou encore avec la sculpture. Il ne sera retenu que cinq artistes par wilaya. Les artistes sont conviés à estimer et fixer eux-mêmes le prix de vente de leurs œuvres. Exceptionnellement, pour cette première édition, le ministère de la Culture s’engage à fournir l’aide logistique en prenant en charge tous les aspects inhérents à l’exposition, y compris la prise en charge du séjour de l’artiste. Il est à noter par ailleurs que le ministère de la Culture compte organiser, en 2019, la première édition de la biennale algérienne. De même qu’il est prévu l’initiation d’une spécialité dans l’art de la cire afin de créer, plus tard, un musée de cette matière qui immortaliserait les figures de proue de la culture algérienne.  

Coopération avec l’université de Mostaganem

L’Institut national supérieur de musique d’Alger (INSM) a abrité cet événement majeur, en présence du directeur de l’INSM, Abdelkader Bouazzara, Benichou Djillali, doyen de la faculté des Arts et Lettres arabes de l’Université Abdelhamid Ibn Ba
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Coopération avec l’université de Mostaganem

L’Institut national supérieur de musique d’Alger (INSM) a abrité cet événement majeur, en présence du directeur de l’INSM, Abdelkader Bouazzara, Benichou Djillali, doyen de la faculté des Arts et Lettres arabes de l’Université Abdelhamid Ibn Badis, le directeur de la maison de la Culture de Mostaganem, l’encadrement pédagogique, les étudiants et des journalistes. Paraphant cette convention, la première du genre en Algérie, le directeur de l’INSM, Abdelkader Bouazzara déclarera : «C’est la première fois en Algérie qu’une convention d’une telle envergure est signée. Cela prouve qu’il existe une volonté politique au plus haut niveau afin de conférer à la musique une dimension académique tout en la démocratisant à travers le pays. Et par conséquent, mettre à contribution les étudiants en LMD (licence, master et doctorat)…». La convention proprement dite porte sur la coordination en matière d’échange du savoir entre les professeurs, les experts, les musiciens, les musicologues, la facilitation de la mission des étudiants-chercheurs quant à l’utilisation des équipements scientifiques et autres ateliers musicaux au niveau de l’Institut de musique Abdelkader Benaïssa au sein de la direction de la Culture ; l’autorisation des étudiants (licence et master) à participer aux stages sur le terrain à travers les diverses structures sous la tutelle de la direction de la Culture et de l’Institut national supérieur de musique ; l’organisation des journées d’études, des conférences nationales et internationales pour les étudiants (licence, mater et doctorat) ; l’animation des ateliers artistiques, pluridisciplinaires et interactifs entre les étudiants et les professeurs. Le volet de la formation porte sur l’engagement de l’Institut national supérieur de musique œuvre à doter les étudiants (licence et master) d’un réseau d’études musicales soutenus par un encadrement pédagogique de qualité et de haute expertise et à dispenser des cours et des communications, à assurer le suivi des formations périodiques, à faire participer des pratiquants musicaux, les professionnels, des instrumentistes expérimentés et à garantir des places pédagogiques (licence et doctorat) au niveau de la faculté de littérature arabe et des arts de l’Université de Mostaganem. Quant à la documentation et autres archives, ce volet demeure à l’étude et en discussion entre les parties concernées. Le Dr Benichou Djillali, doyen de la faculté des Arts et Lettres arabes de l’Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem, étayera : «Cette convention est de bon aloi. C’est une première. On passe de la phase académique à celle pratique. Aussi, nous devrions profiter de l’expérience et l’expertise de l’INSM (L’Institut national supérieur de musique d’Alger). Cette convention impulse un bond qualitatif et scientifique pour nos étudiants. Je remercie tous ceux qui participé à la réussite de cette convention…». Le directeur de la maison de la Culture, Abdelkader Bouazzara, s’est réjoui de cet événement pluridisciplinaire : «C’est une convention historique. Un grand acquis. Imaginez que cela soit suivi par toutes les wilayas du pays. On est chanceux d’y participer…».

Retour de la fille prodigue

La chanteuse Selma Kouiret, l’ex-égérie du gypsy-flamenco groupe Mediterraneo, après une absence scénique qui aura duré 15 ans, était de retour pour un concert baptisé «Nos retrouvailles», samedi soir à la salle Ibn Zeydoun. C’était le retou
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Retour de la fille prodigue

La chanteuse Selma Kouiret, l’ex-égérie du gypsy-flamenco groupe Mediterraneo, après une absence scénique qui aura duré 15 ans, était de retour pour un concert baptisé «Nos retrouvailles», samedi soir à la salle Ibn Zeydoun. C’était le retour de la fille prodigue de Selma Kouiret. Elle s’était installée une quinzaine d’années au Maroc. Et une certaine fébrilité régnait dans l’air. Déjà, celui qui a aidé et soutenu ce retour, Mamoun Senouci, directeur de la salle Ibn Zeydoun, accueillait le public à bras ouverts. Et de surcroît, pour la circonstance, il était aux manettes techniques. Un présent pour cette fille, Selma, qu’il a vu décoller, ici, à Riadh El Feth, dans les années 1990 au sein de sa formation première, Mediterraneo. Selma aura marqué son public. Des amis, dont Abdelkader Bendaâmeche, le directeur du conseil national des arts et des lettres, musicologue et auteur, des admirateurs de la première heure, des voisins, des journalistes venus redécouvrir cette «flamenca», son mari et puis ses parents tout fiers de leur fille. Et ce, de par un retour fracassant. Baptisé «Nos retrouvailles», le concert affichant complet, était à la bonne franquette, amical, filial et familial. Selma, dès son apparition, déclenchera des youyous et une ample ovation en guise de bienvenue. Et ce fut une belle «gaâda», unplugged et seated-assis. Très acoustique et franchement lyrique. Car nous avions rendez-vous avec une voix, une très grande et belle voix algérienne. Une diva Accompagnée par huit musiciens aussi bons que professionnels — deux guitares (dont un soliste), un violon, un oûd (luth), une basse, des percussions, accessoirement un clavier —, Selma étalera toute la gamme et la tablature de son art pas du tout mineur. C’est que non seulement la voix est intacte, mais elle a augmenté et s’est bonifiée. Elle est devenue altière, elle monte dans la gamme. Une voix d’une diva, sans flagornerie ni démesure. Car maîtrisant son sujet et dans son élément. Confiante, à l’aise, souriante et bien sûr élégante, elle délectera son auditoire avec Ya Gorbati fi Bled Nass ; Ya Bent Djazaïr ; Ana Kount Ndabar Aâla Nass ; Bsame mucho ; Que Sas Que Sas ; Caminando ; Klam Mahdrouch Batel Alik Nass ; Assendu ; Zwit Rwit ; Djazaïria ; Wahran Wahran ; Ya Ghazali ou, encore en guise rappel, Jobi Joba des Gipsy King qu’elle dédiera à son époux qui l’a beaucoup soutenue, ses parents et son public. Des «oldies», du flamenco, du gypsy, du manouche, du boléro, de l’andalou, du assimi, du wahrani… Au grand bonheur de ses aficionados. A la fin de son récital, sa loge a été assaillie par des fans, des amis, sa mère, son père… On est venu la congratuler et célébrer son retour parmi les siens. On est tenté de chanter Selma Ya Selma en pastichant Salma Ya Salama de Dalida. Pour les absents qui ont toujours tort, Selma sera bientôt en concert à l’Opéra d’Alger.  

La décision sera rendue publique aujourd’hui

JS Kabylie-USM Blida ayant été officialisé dimanche soir, et en attendant de fixer une date précise pour son déroulement — qui sera choisie dans la période comprise entre le 19 et le 27 mars (dates FIFA) —, le souci majeur des responsables des Canar
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La décision sera rendue publique aujourd’hui

JS Kabylie-USM Blida ayant été officialisé dimanche soir, et en attendant de fixer une date précise pour son déroulement — qui sera choisie dans la période comprise entre le 19 et le 27 mars (dates FIFA) —, le souci majeur des responsables des Canaris est désormais d'opter pour l’enceinte qui abritera cette rencontre. Une décision devait d’ailleurs être prise hier soir à l’occasion d’une réunion des dirigeants et du staff technique, qui sera associé lui et les joueurs dans le choix du stade, avant qu’elle ne soit rendue publique officiellement dans la matinée d’aujourd’hui, comme le confirme le directeur général de la SSPA/JSK, Nassim Benabderrahmane. Ce dernier a d’ailleurs tenu à démentir les propos qui lui ont été attribués, hier après-midi, sur une soi-disant domiciliation au stade du 5 Juillet. «Je n’ai jamais annoncé que ce serait au 5 Juillet, du moment que la décision devait être collégiale et à l’issue d’une réunion programmée ce soir (hier, ndlr). L’option du stade du 5 Juillet est certes un choix parmi d’autres, mais on doit se concerter et surtout prendre l’avis des vrais acteurs de ce match, à savoir le staff technique et les joueurs», précise le responsable de la JSK. Et d’ajouter : «On aurait aimé jouer à Béjaïa, mais le stade de l’UMA n’est pas homologué à cause de sa capacité d’accueil inférieure à 20 000 places. Au moment où je vous parle, on est en train de se renseigner sur la capacité du stade du 20 Août 1955 de Bordj Bou Arréridj. Mais je précise que la décision ne sera prise que ce mardi matin (aujourd’hui, ndlr) et après concertation entre dirigeants, staff et joueurs», conclut le n°2 de la JSK.         

Le MC Alger à pied d’œuvre à Lagos

Plus que 24 heures séparent le Mouloudia d’Alger du très attendu match aller des 16es de finale de la Ligue des champions d’Afrique, qu’il disputera demain après-midi (16h) à Lagos, face à la formation nigériane du Mountain Fire and Miracles FC.
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Le MC Alger à pied d’œuvre à Lagos

Plus que 24 heures séparent le Mouloudia d’Alger du très attendu match aller des 16es de finale de la Ligue des champions d’Afrique, qu’il disputera demain après-midi (16h) à Lagos, face à la formation nigériane du Mountain Fire and Miracles FC. Ayant pris leurs quartiers dans l’hôtel Sheraton de Lagos, dimanche en fin de journée, après un paisible voyage par vol spécial qui a duré moins de 5 heures, les choses sérieuses ont commencé hier pour la bande au coach Bernard Casoni, en effectuant leur première séance d’entraînement en terre nigériane, en attendant la seconde cet après-midi, à l’heure du match (16h) et sur le terrain principal qui abritera la confrontation face au MFM FC. Ayant pris le soin d’emmener 19 joueurs pour ce déplacement, le technicien français songe sérieusement à opérer un turnover dans son onze de départ, pour gérer la suite du parcours avec l’enchaînement des matchs. Le MCA est en effet engagé sur trois fronts cette saison, même si ce match demeure important, puisqu’il faudra réaliser la meilleure performance possible, avant la joute retour, s’agissant là de la dernière étape de qualification avant la prestigieuse phase de poules de la LDC. Un turnover dicté aussi par le nombre de joueurs blessés et le risque de complication encouru par ses protégés. Privé des services de Boudebouda, forfait depuis quelques jours déjà, et de Bendebka, qui tous deux n’ont pas fait le voyage, le doute plane toujours sur la participation du trio d’attaque Souibaah-Nekkache-Derrardja. Un trio avec lequel Casoni ne veut prendre aucun risque, tant qu’il ne sera pas apte à 100%, d’où l'éventualité de chambouler l’équipe type, tout en gardant en ligne de mire cette obligation de résultat. Le séjour à Lagos se déroulant dans de bonnes conditions, face à un adversaire certes inconnu, mais loin d’être un foudre de guerre, en témoigne sa difficulté dans le championnat local. Tout semble donc être favorable aux Algérois pour prendre option pour la phase de poules, avant d’aborder la manche retour, prévue, pour rappel, à partir du 16 mars.

Le CRB à l’assaut des Zambiens du Nkana

Le CR Belouizdad renoue avec la compétition africaine à l’occasion du match aller des 16es de finale de la Coupe de la CAF contre l’équipe zambienne du Nkana FC, qu’il accueillera aujourd’hui (17h) au stade du 20 Août 1955 d’Alger. Un match q
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Le CRB à l’assaut des Zambiens du Nkana

Le CR Belouizdad renoue avec la compétition africaine à l’occasion du match aller des 16es de finale de la Coupe de la CAF contre l’équipe zambienne du Nkana FC, qu’il accueillera aujourd’hui (17h) au stade du 20 Août 1955 d’Alger. Un match que les capés du coach marocain, Rachid Taoussi, devront bien négocier en prévision de la manche retour qui s’annonce difficile face à un habitué de la compétition et qui a été exempté du tour précédent. Les Rouge et Blanc algérois, mal en point en championnat et qui restent sur un semi-échec à domicile lors de la dernière journée face à l’Olympique de Médéa, tenteront de faire de cette rencontre un tremplin pour se relancer et reprendre confiance en prévision de la suite du championnat et, pourquoi pas, aller loin dans cette compétition. «Nous allons jouer ce match aller chez nous et devant notre public. Nous sommes tenus par l'obligation de l'emporter avec un bon score avant le déplacement périlleux en Zambie. Un succès face au Nkana FC va nous transcender en vue du reste du parcours en championnat», a déclaré à l’APS le défenseur du Chabab, Hocine Selmi. C’est dire qu’une forte pression pèse sur les joueurs ayant subi une avalanche de critiques de la part des supporters après la mauvaise prestation affichée en championnat. L’équipe a d’ailleurs fui la colère des supporters et s’est entraînée à Dar El Beïda, dimanche et hier, pour mieux se concentrer sur son sujet. L’absence du défenseur Amir Belaïli pour blessure et éventuellement celle de Sid Ali Lakroum et Mohamed Heriet pourraient chambouler les plans du coach belouizdadi qui mise sur la présence de ses meilleurs éléments pour faire la différence avant la manche retour, prévue le 17 mars à Kitwe (Zambie). Pour pallier ces éventuelles absences, l’entraîneur pourrait compter sur l’apport de Youcef Bechou et Mokhtar Lamhene qui reviennent bien depuis quelques semaines. Le match d’aujourd’hui sera officié par un trio d’arbitres tunisiens, composé de Sadok Selmi, Aymen Ismaïl, Hassen Abdelali.  

«Les outils, les processus et l’organisation sont prêts»

En attendant l’entrée en vigueur de la loi sur le e-commerce, quel bilan faites-vous pour le e-paiement depuis son lancement ? Le e-paiement, comme vous le savez, a été lancé officiellement en octobre 2016 par l’ouverture du service à plusieurs g
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«Les outils, les processus et l’organisation sont prêts»

En attendant l’entrée en vigueur de la loi sur le e-commerce, quel bilan faites-vous pour le e-paiement depuis son lancement ? Le e-paiement, comme vous le savez, a été lancé officiellement en octobre 2016 par l’ouverture du service à plusieurs grands facturiers, tels les opérateurs de téléphonie, les compagnies aériennes, les sociétés de distribution d’eau et d’électricité ainsi que les société d’assurances  ; aujourd’hui nous sommes à 19 entités bénéficiant de ce service et pour l’année 2017 le nombre de transactions de paiement sur internet était de 107 844 pour un montant de 270 182 850,74 DA avec une progression mensuelle de 8%. Ceci marque une évolution dans l’utilisation des nouvelles technologies par les citoyens, ce qui nous permet d’être très optimistes quant à la généralisation du service pour le règlement des prix des biens et des services Quelles conditions doit-on assurer pour lancer réellement le e-commerce ? Sur le plan du paiement, les outils, les processus et l’organisation sont prêts depuis le lancement du paiement sur internet en date du 4 octobre 2016. Quid de la sécurité des transactions monétaires et de la base des données ? La plateforme de paiement sur internet est aux normes des standards internationaux de sécurité. Est-ce que les banques sont prêtes à contribuer au développement du e-commerce ? Oui, par la proposition du service de paiement sur internet aux clients éligibles à ce type de produits. Il faut savoir que les banques agissent activement à ouvrir le service de paiement en ligne à l’ensemble de leurs clients porteurs de carte. Concernant les web-marchands, seuls ceux qui sont éligibles au sens de la loi sur le e-commerce bénéficieront de ce service. Le e-commerce passe aussi par la garantie d’une base logistique importante des groupes et sociétés de distribution des produits. Est-ce le cas ? Nous pensons que oui. Il est clair que pour assurer une bonne prestation en ligne, il y a des pré requis, notamment un réseau de distribution efficace, et ce, afin de garantir, entre autres, les délais de livraison annoncés dans les conditions générales de vente affichées sur le site web marchand. Cela dit, il faudra s’adresser aux organes compétents en la matière.  

«Ce ne sont pas les sanctions qui vont pousser les gens à aller vers le e-commerce»

Le lancement du e-commerce est-il nécessaire actuellement pour l’Algérie ? Je pense que oui. Il faut qu’on se mette au diapason avec ce qui fait à travers le monde. Il est inconcevable que l’Algérie reste en marge des transformations qui se fon
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«Ce ne sont pas les sanctions qui vont pousser les gens à aller vers le e-commerce»

Le lancement du e-commerce est-il nécessaire actuellement pour l’Algérie ? Je pense que oui. Il faut qu’on se mette au diapason avec ce qui fait à travers le monde. Il est inconcevable que l’Algérie reste en marge des transformations qui se font en matière d’économie numérique et des avancées technologiques. Ces facilités sont disponibles dans de nombreux pays, pourquoi ne pas adopter ces solutions en Algérie ? On est donc obligés de lancer le e-commerce. Est-ce que les conditions s’y prêtent ? Nous sommes dans l’obligation de réunir toutes les conditions. Nous n’avons pas le choix. Premièrement, il faut qu’il y ait une infrastructure très fiable parce que l’activité est liée à internet. Il est inacceptable de lancer le e-commerce alors qu’on souffre pour avoir une connexion de bonne qualité, sécurisée et fiable à des prix très adorables. Il faut aussi que cette connexion soit accessible pour tout le monde. On ne peut pas se permettre de proposer un service pour une partie de la solution et léser une autre. Donc, l’infrastructure es très importante. Ça peut être un handicap et un prétexte pour les commerçants ou bien pour les consommateurs de ce service. S’il n’y a pas une bonne connexion, le commerçant qui a une mauvaise volonté ne le fera pas. C’est une condition très importante après la loi qui a été adoptée récemment à l’Assemblée populaire nationale. Maintenant que nous avons un texte réglementaire, même avec tous ses défauts, plus de prétextes à présenter. Nous savons aussi que l’Algérie est très en retard dans ce domaine. Cela fait des années qu’on s’est habitué au liquide et aux transactions informelles. Le gouvernement a essayé d’amener les gens à travailler avec le chèque et ça n’a pas marché. Les gens préfèrent travailler dans l’informel et dans tout ce qui n’est pas tracé. Avec cette culture du liquide et de l’informel, ramener tout ce monde vers le commerce électronique nécessite une nouvelle approche. Et ce, à travers une stratégie et une sensibilisation. Une stratégie basée sur les incitations. Ce ne sont pas les sanctions qui vont pousser les gens à aller vers le e-commerce. J’ai remarqué que dans le projet de loi, des 49 articles, le quart ce sont des sanctions. Des interdictions en série. Donc, on fait peur aux gens et on ne les pousse pas à aller vers ce changement. Les gens vont trouver mille et un prétextes pour ne pas transiter vers ce type commerce. Donc, il y a lieu de lancer un plan d’incitations. Comment ? Par exemple, quand Tassili Airlines a lancé la vente des billets par e-paiement, elle a proposé des promotions destinées aux gens qui payent en ligne. Si cette compagnie a pensé à cette incitation, pourquoi pas le gouvernement ? Dire aux gens, par exemple, si vous achetez en ligne, vous ne payerez pas de tva. Il s’agit en effet d’inciter et les commerçants et les consommateurs en même temps. Pour les commerçants, en leur proposant à titre illustratif de vendre électroniquement, le chiffre d’affaires réalisé sera exonéré de TVA par exemple. On peut également leur offrir de réductions fiscales sur la base de certains calculs. Le commerçant à son tour va pousser les clients à acheter en ligne. La loi à elle seule ne suffit pas. Je rappelle à ce sujet le dossier des constructions inachevées. Il y a certes la loi, mais cela n’a pas réglé le problème.Ça n’a pas donné de résultats. A la lumière de ces indicateurs, comment s’annonce l’avenir du e-commerce ?   Il faut que l’on trace des objectifs. Pour moi, c’est dans le marché informel qu’on pourra puiser. Il est estimé à des milliards de dollars. Certains ministres ont annoncé le chiffre de 40 milliards de dinars et le gouverneur l’a estimé à 20 milliards de dollars. Quoi qu’il en soit, si on trace un objectif et si on arrive à absorber 10% du marché informel à travers ces incitations, on peut ramener sur le circuit officiel 2 milliards de dollars sur deux ans par exemple. C’est un gain net pour le gouvernement qui pourrait investir ce montant en tant qu’incitations   Tout cela demande du temps… Depuis l’indépendance qu’on travaille au noir et avec du liquide, il faut qu’il y ait un effort, et l’effort à un prix. Quel bilan pour le e- paiement ? C’est un début. C’est une bonne chose. Maintenant, les chiffres réalisés ne sont pas énormes. Exemple : le nombre des transactions à la Seaal est de moins de 10 000 pour 3000 clients ; donc c’est le même client qui paye sa facture par internet. Il y a un problème de confiance  ? Certes, il y a un problème de confiance, mais je reviens à l’incitation. S’il y a une incitation, les gens prennent le risque. Qu’est-ce qui va pousser les gens à payer en ligne ? Lorsqu’on manipule beaucoup de liquide, il y a des erreurs. Si cette marge est à 1% d’erreur, c’est acceptable. Maintenant, pour le 1% qu’on perd si on fait l’effort de le transformer en incitations parce que le paiement électronique évite tous ces problèmes, on peut gagner. Est-ce que les entreprises qui ont lancé le paiement des factures par internet ne peuvent pas investir les montants qu’ils perdent dans les incitations via des petites réductions ? Sans cette démarche, le e-commerce ne donnera pas de résultats et si on tente de le relancer, ça ne va pas marcher. Il faut aussi un suivi et une évaluation pour corriger et améliorer ce qui se fait.   Quid des intermédiaires ? Les markets places sont à promouvoir au même titre que tout ce qui a trait à la logistique. A travers le monde, il y a eu la création des points relais. Il faut encourager les commerçants à ajouter cette activité dans leur registre de commerce. Ce qui facilitera la tâche aux transporteurs et aux clients.  

Commerce électronique : Mode d’emploi

Je n’utilise jamais ma carte interbancaire pour les retraits. Je ne fais pas confiance au système». C’est l’aveu d’une jeune femme cadre dans une société nationale qui préfère utiliser le chèque plutôt que «de prendre le risque», comme el
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Commerce électronique : Mode d’emploi

Je n’utilise jamais ma carte interbancaire pour les retraits. Je ne fais pas confiance au système». C’est l’aveu d’une jeune femme cadre dans une société nationale qui préfère utiliser le chèque plutôt que «de prendre le risque», comme elle le dira de passer par le Distributeur automatique de billets (CIB). Elle n’est pas la seule à avoir cette réaction. Ils sont nombreux à afficher cette appréhension. Une appréhension qui concerne également le payement par internet. Et ce, pour différentes raisons.Qu’en sera-t-il alors pour le e-commerce et pour les autres secteurs en voie de passer à la digitalisation ? Cette question s’impose après l’adoption par l’Assemblée populaire nationale (APN) du projet de loi sur le e-commerce. Les conditions sont-elles réunies pour entrer dans l’ère du commerce électronique en Algérie ? Si la plateforme de paiement sur internet répond scrupuleusement à ce qui se fait ailleurs, selon l’expert en TIC, Karim Khellouiati à travers la SATIM avec les cartes interbancaires (CIB) et Algérie Poste pour les cartes eddahabia), sur d’autres chapitres des éléments sont à assurer. M. Khellouiati estime à titre illustratif que sur le plan technique, les conditions sont très faibles, notamment du point de vue technique. «Il faut une refonte des sites web marchands algériens», préconise-t-il avant de relever que la psychologie des acheteurs constitue un blocage à l’essor du e-commerce. «Peu d’Algériens prendront le risque d’acheter sur internet, ils n’ont pas la culture de l’immatériel», rappellera-t-il. Maintenant que le cadre réglementaire est prêt (en attendant son adoption par le Sénat) pour encadrer les droits et les obligations du commerçant, les droits du consommateur, les modalités d’application, notamment les pénalités en cas d’activité non réglementée et les modalités de la mise en œuvre du paiement en ligne pour protéger la confidentialité des transactions électroniques et des données du citoyen, comme l’a expliqué la ministre des Postes, et des Télécommunications et du Numérique, Houda Imane Feraoun, il reste d’autres conditions à satisfaire. Pour le ministère du Commerce, ces conditions sont déjà assurées, puisque le texte législatif vient encadrer une activité qui existe déjà, selon Lyes Ferroukhi, chef de cabinet du ministère interrogé à cet effet. Or, ce n’est pas le cas. Sécurité Au-delà de la sécurité des plateformes, d’autres éléments sont en effet à prendre en charge. Les députés ont d’ailleurs appelé lors de l’examen du projet en question à la protection des données personnelles lors des transactions via un système de certification électronique. Ce qui fait défaut alors que cette certification considérée comme l’assise de toutes les transactions financières par internet est annoncée depuis des années. Un projet de loi était même attendu en 2017 Autre difficulté, la faiblesse du débit internet. «Pourquoi m’oblige-t-on à me doter d’un Terminal de paiement numérique (TPE) alors que la connexion est très mauvaise ? En attendant que la qualité d’internet soit améliorée, je préfère continuer à vendre de la manière traditionnelle», nous dira à ce sujet un commerçant à Alger. Un autre gérant d’une supérette nous confiera : «Je veux prendre le temps qu’il faut pour entamer une telle démarche. Je veux avoir toutes les garanties connaissant les perturbations dans le réseau d’internet.» «Quand le magasin est pris d’assaut les samedis, nous avons des difficultés à faire passer les payements via les cartes interbancaires. Ça bloque souvent», témoigne pour sa part une caissière dans une grande surface à Alger. Ce sont donc quelques-uns parmi les éléments qui risquent de retarder le développement du commerce alors qu’une disposition de la loi de finances 2018 oblige tout commerçant de se doter TPE avant la fin de 2019. «Les TPE seront vendus aux commerçants, c’est vraiment un acte illogique, surtout si le but est de généraliser la pratique du paiement électronique en Algérie. Sous d’autres cieux, ils sont offerts gracieusement, ou entrent dans le cadre d’un accompagnement technologique», déplore l’expert Karim Khellouiati. Le fait aussi que ces TPE soient importés n’étant pas fabriqués en Algérie pose aussi problème. Pourquoi ? Digitalisation bancaire au ralenti «Les TPE représentent un point d’accès ouvert à internet, qui peut transmettre des informations sur les transactions ou la traçabilité d’une carte bien précise à autrui. C’est pour cela qu’ils font l’objet d’études bien poussées au niveau des logiciels embarqués pour être sure qu’ils ne contiennent que ce qu’il faut», nous expliquera encore M. Khellouiati. D’où la nécessité de les produire localement. La ministre n’a pas manqué d’ailleurs d’appeler les industriels à investir dans ce créneau. Par ailleurs, le retard accusé dans la modernisation bancaire même si les annonces portant sur la digitalisation financière n’ont pas manqué ces derniers mois. Ce qui constitue également une entrave au e-commerce. D’où la nécessité d’accélérer la numérisation du système bancaire. Sur un autre plan, du côté des chefs d’entreprise du secteur des TIC, l’on regrette l’absence d’incitations dans le texte de loi. «Une start-up dans le e-commerce doit se concentrer sur la croissance plutôt que sur la marge qu’elle peut générer ; par conséquent, il aurait été utile que la loi prévoit des abattements fiscaux et des incitations à l’investissement», notera Kamel Haddar, l’initiateur de la première plateforme de e-learning en Algérie. Ce qu’ont relevé les députés lors du débat sur le projet. Il y a lieu également d’assurer une base logistique importante des groupes et de sociétés de distribution des projets. Emergence Ce qu’essayent de faire les start-up et les entreprises déjà lancées dans ce segment, à l’image de Guidini, echryli, tbeznyss, Algérie Market, Jumia et bien d’autres qui tentent d’émerger et de s’imposer dans un climat difficile, comme c’est le cas pour Jazairi BusinessMarket nouvellement lancé en 2017. Spécialisé dans l’organisation, la distribution, la vente, le marketing et la communication digitale des marques et produits algériens, cette plateforme (marché de gros en ligne) créée par Rezki Messar a choisi comme créneau la vente en gros via le service JAZAIRI b2b Market réservé essentiellement à la production nationale. Le choix de la période du lancement d’un tel projet n’est pas fortuit. Pour M. Messar, le projet de loi sur le e-commerce est un plus pour encadre cette activité en ligne, pourvu que les incitations arrivent pour bien se placer sur un marché encore naissant. Un marché qui pourrait être investi par d’autres acteurs, selon M. Khellouiati. Il s’agit de ceux qui sont déjà implantés dans le commerce classique qui penseraient à développer des plateformes de vente électronique pour concurrencer ceux qui y sont déjà. La place sera dans ce cas à la concurrence. Pourvu que le terrain soit clairement balisé. Ces points seront sans nul doute abordés lors du Salon dédié a commerce électronique Tidjar@tic prévu les 28, 29 et 30 avril prochains à Alger à l’initiative de Kooteo, une entreprise dédiée aux services des TIC.  

LFP : Zetchi et Kerbadj devant le TAS

C’est aujourd’hui que seront entendus Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), et Mahfoud Kerbadj, ex-président de la Ligue de football professionnel (LFP), par le Tribunal arbitral des sports (TAS). C’est l’an
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LFP : Zetchi et Kerbadj devant le TAS

C’est aujourd’hui que seront entendus Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), et Mahfoud Kerbadj, ex-président de la Ligue de football professionnel (LFP), par le Tribunal arbitral des sports (TAS). C’est l’ancien premier responsable du CR Belouizdad qui a déposé une requête auprès du TAS au sujet de sa «révocation» par la FAF de la tête de la ligue. L’instance fédérale avait mis un terme, fin janvier, à la convention qui la lie à la LFP au sujet de la gestion du championnat professionnel. Quelques jours plus tard, la FAF a installé un directoire, présidé par Amar Bahloul, pour «gérer les affaires courantes». Pour Kerbadj, seule l’AG peut le démettre de ses fonctions.

Le président de la ligue de Biskra a tenté de s’immoler

Un fait inédit s’est produit dans le mouvement sportif national. Le président de la ligue de handisport de Biskra, Abbes Derbali (aveugle 100%), a tenté de s'immoler par l'essence lors de l'assemblée générale ordinaire (AGO) de la Fédération de hand
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Le président de la ligue de Biskra a tenté de s’immoler

Un fait inédit s’est produit dans le mouvement sportif national. Le président de la ligue de handisport de Biskra, Abbes Derbali (aveugle 100%), a tenté de s'immoler par l'essence lors de l'assemblée générale ordinaire (AGO) de la Fédération de handisport (FAH), qui s’est déroulée samedi après-midi au centre de préparation de Souidania (Alger). Fort heureusement, grâce à l’intervention des membres, le drame a été évité de justesse. Derbali, âgé de 52 ans, a voulu se faire entendre en présence de tous les membres et des deux représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports. «J’ai fini par craquer car à l’entrée de la salle il y avait des personnes qui m‘ont provoqué. Suite à cela, je me suis aspergé d’essence. Les membres se sont précipités et m'ont retiré la bouteille d’essence. Je suis outré par l’attitude du président de la FAH, Mohamed Hachefa, qui fait fi de la loi 13.05 et des articles 108 et 109. En plus, il ne veut pas nous écouter, ni ouvrir une porte au dialogue. En tant que handicapé visuel, je me mets à la place de tous les athlètes handicapés qui sont victimes de la hogra. Une athlète totalement dégoûtée m’a révélé que si Hachefa restait à son poste, elle mettrait fin à sa carrière. Au regard de cette triste situation, si le ministre n’intervient pas pour mettre de l’ordre au niveau de la Fédération de handisport, je vais quitter une fois pour toutes la présidence de la ligue de Biskra», explique Derbali. Concernant l’adoption du bilan moral et financier par les membres de l’AG, Derbali affirme : «Le président de la FAH a usé de son statut pour diviser les membres, en vue de voter pour ses bilans. Je n'en suis pas surpris. Mais il a enfreint la loi en usurpant une griffe en son nom comme président de National Paralympic Olympic (NPC). Une plainte a été déposée à la police par un membre, Farid Naili, au sujet de cette affaire d’usurpation.» A noter que l’AGO, qui a été  interrompue plus de 20 minutes à la suite de cet incident, s’est tenue dans une ambiance tendue, où le discours prononcé par le président de la FAH a été sifflé et chahuté en présence de l’inspecteur général du ministère de la Jeunesse et des Sports.  

Report à une date FIFA, la JSK choisira le stade

La polémique, qui n’a que trop duré sur cette affaire de domiciliation du match des quarts de finale de la coupe d’Algérie JS Kabylie-USM Blida, a enfin connu son dénouement, hier soir, suite à la réunion à laquelle avait appelé le patron de la F
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Report à une date FIFA, la JSK choisira le stade

La polémique, qui n’a que trop duré sur cette affaire de domiciliation du match des quarts de finale de la coupe d’Algérie JS Kabylie-USM Blida, a enfin connu son dénouement, hier soir, suite à la réunion à laquelle avait appelé le patron de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi, les responsables de la JSK. Réunis au siège de la FAF sur invitation de Zetchi, les responsables de la Commission de la coupe d’Algérie et ceux de la JSK, représentée par le directeur général de la SSPA, Nassim Benabderrahmane, et l’avocat du club, ont fini par trouver un compromis. Ainsi, il a été décidé de reporter le match JSK-USMB à une date ultérieure, plus précisément à une date FIFA (fin mars), pour ne pas perturber le déroulement du championnat, annulant ainsi la décision de la Commission de la coupe d’Algérie qui avait fixé ce dernier match des quarts de finale pour demain à partir de 16h, au stade du 5 Juillet (Alger). A propos de la domiciliation de ce match, qui a été la cause de toute cette polémique, il a été décidé par le patron de la FAF et les responsables de la Commission de la coupe d’Algérie, et comme stipulé par la réglementation de laisser le choix du terrain au responsable de la JSK, dans un stade autre que le 1er Novembre de Tizi Ouzou, qui ne sera pas ainsi homologué par la FAF, malgré les documents présentés par les responsables de la formation kabyle. Ainsi JSK-USMB aura lieu à la fin de ce mois (date FIFA) et ce sera aux responsables des Canaris de choisir l’enceinte qui abritera ce choc, étant donné que c’est la JSK qui accueille. Un compromis qui arrange donc aussi bien la JSK que la FAF, mettant fin à une polémique qui a enflé ces dernières heures, notamment après que la Commission de la coupe d’Algérie eut décidé, sans l’aval de la JSK, de domicilier le match au 5 Juillet. Une décision qui a été rejetée par les responsables kabyles, qui sont allés jusqu’à menacer de boycotter le match, d’où cette intervention de Zetchi de jouer les intermédiaires et prônant l’apaisement. Suite à cette décision, la JSK se focalisera désormais sur son prochain match de championnat, et ce choc des mal-classés face à l’USM El Harrach comptant pour la 22e journée. Un match maintenu à sa date initiale, c’est-à-dire pour vendredi prochain, au stade du 1er  Novembre de Mohammadia. 

Des lauréats du prix Assia Djebar honorés

Les lauréats du prix Assia Djebar du meilleur roman en tamazight, en l’occurrence Rachid Boukherroub (2015), Lynda Koudache (2016) et Mustapha Zarouri (2017), ont été honorés, jeudi, à l’occasion d’une rencontre organisée par les éditions Anep,
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Des lauréats du prix Assia Djebar honorés

Les lauréats du prix Assia Djebar du meilleur roman en tamazight, en l’occurrence Rachid Boukherroub (2015), Lynda Koudache (2016) et Mustapha Zarouri (2017), ont été honorés, jeudi, à l’occasion d’une rencontre organisée par les éditions Anep, à la bibliothèque principale de lecture publique de Tizi Ouzou. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont on peut citer, entre autres, le professeur Abderrezak Dourari, directeur du Centre national d’aménagement linguistique et pédagogique de l’enseignement de tamazight (Cnplet), Salah Belaïd, président du Haut Conseil de la langue arabe et d’autres universitaires, à l’image de Moussa Imarazene, du département de langue et culture amazighes de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Par ailleurs, notons qu’à l’occasion, le directeur des éditions El Amel, Mohamed Si Youcef, a été également honoré pour avoir édité les ouvrages de Rachid Boukherroub et Mustapha Zarouri qui se sont distingués lors du prix Assia Djebar. Ainsi, il est utile de souligner, en outre, que les éditions El Amel, sises à la Nouvelle Ville de Tizi Ouzou, ont publié plus de 1000 livres en 20 ans d’exercice. «Nous avons publié, depuis 1997, plus d’un millier de livres de différents domaines et en plusieurs langues», a déclaré M. Si Youcef devant une assistance composée de nombreux invités, dont le sénateur Hocine Haroun, l’organisateur du Café littéraire et philosophique, Amirouche Malek, et le propriétaire de la librairie Omar Cheikh. Sid Ali Sekhri et Mohamed Balhi, responsables du département de l’édition à l’Anep et Nabila Goumeziane, directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou étaient également présents à cette rencontre.

CÉSAR 2018 : 120 battements par minute sacré meilleur film

120 battements par minute, de Robin Campillo, grande fresque sur les années sida en France, qui avait bouleversé le Festival de Cannes, a été primé vendredi soir meilleur film lors de la cérémonie des César, les récompenses du cinéma français. 
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CÉSAR 2018 : 120 battements par minute sacré meilleur film

120 battements par minute, de Robin Campillo, grande fresque sur les années sida en France, qui avait bouleversé le Festival de Cannes, a été primé vendredi soir meilleur film lors de la cérémonie des César, les récompenses du cinéma français.  Déjà récompensé du Grand prix au festival de Cannes l'an dernier, le film a remporté six récompenses sur 13 nominations. Robin Campillo a attendu plus de vingt ans pour filmer le début de la lutte contre le sida, à travers le combat de l'association Act Up. Là où de nombreux films sur l'épidémie, qui a fait des ravages dans la communauté homosexuelle, s'attardent sur des destins individuels, le réalisateur de 55 ans a fait le pari du collectif. «Au début de l'épidémie, les gens ont vécu dans leur coin. Avec Act Up, des malades ont voulu casser la malédiction intime pour rendre la maladie plus visible et mettre les politiques face à leurs responsabilités», avait-il dit en mai 2017 à Cannes à l'AFP. Act Up, c'était «ne plus subir l'épidémie, en être aussi acteur», pour celui qui a été militant de l'association, connue pour ses slogans choc et ses opérations spectaculaires telles que les «die in», avec des participants s'allongeant par terre et faisant le mort. De la mort, il est bien évidemment question, mais c'est surtout le combat contre l'indifférence, les laboratoires et la maladie qui passe au premier plan.  «Le film ne donne pas de conseils mais rappelle juste ce rassemblement de gens contre cette épidémie qui ont construit une conscience et des luttes politiques», soulignait Campillo. De l'aventure Act Up, il a restitué les opérations spectaculaires à coups de jets de poches de faux sang, les débats tendus pour décider des actions à mener, des positions à adopter et des avancées médicales... Philippe Mangeot, ancien président d'Act Up, a participé au scénario. Mais le réalisateur montre aussi le sexe, l'amour, les gay pride et les soirées exutoires au son de la house music, dont le tempo donne son titre au film. 120 battements montre un activisme mené bien avant les réseaux sociaux, sans verser dans la nostalgie, ou dans le documentaire, probablement, car il fait la part belle à l'histoire d'amour entre Sean, séropositif, et Nathan, qui ne l'est pas. Révélation du film, Nahuel Pérez Biscayart a été sacré vendredi soir meilleur espoir masculin. Antoine Reinartz, qui joue Thibault, le leader d'Act Up dans le film, a reçu le César du meilleur second rôle masculin. 120 battements par minute a été le candidat de la France pour l'Oscar du meilleur film étranger mais n'a au final pas été retenu. 

«Je ne comprends pas que des deniers publics soient utilisés pour un projet qui est beaucoup plus égyptien qu’algérien !»

Auteur, scénariste et réalisateur, Abderrahmane Hayane nous explique dans cet entretien les raisons de la polémique qui a enflé depuis quelques semaines avec le ministère de la Culture et des producteurs algéro-tunisiens et égyptiens autour du projet q
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«Je ne comprends pas que des deniers publics soient utilisés pour un projet qui est beaucoup plus égyptien qu’algérien !»

Auteur, scénariste et réalisateur, Abderrahmane Hayane nous explique dans cet entretien les raisons de la polémique qui a enflé depuis quelques semaines avec le ministère de la Culture et des producteurs algéro-tunisiens et égyptiens autour du projet qu’il porte de long métrage consacré au Dina, du nom de ce premier bateau d’armes destinées à la Révolution  algérienne. Cette histoire avait fait l’objet d’un film-documentaire remarquable qu’il avait réalisé pour l’ENTV en 2016. El Watan s’était déjà fait l'écho de cet imbroglio dans une de ses éditions en janvier dernier.   L’idée de réaliser un film sur le navire Le Dina transportant une cargaison d’armes pour la Révolution de Novembre 1954 a germé à partir d’un ouvrage L’Odyssée du Dina… Exactement ! L’idée a germé à partir du livre intitulé L’Odyssée du Dina paru aux éditions ENAL en 1993 dont l’auteur est Nadir Bouzar, un Algérien de Miliana ayant grandi au Maroc. En 1953, Nadir Bouzar était déjà entré dans la résistance anticoloniale française. Il avait rejoint en Egypte le bureau du Maghreb. C’est un ancien moudjahid, décédé en 1975. Ce qui m’intéressait, c’était l’événement qu’il a mené lors de la Révolution. Il avait été désigné par Ahmed Ben Bella et l’Emir Abdelkrim, chef de la résistance marocaine à l’époque, comme le responsable de l’expédition du bateau Le Dina. Premier bateau et première cargaison d’armes à destination des maquis algériens. C’est avec l’argent du hold-up de la poste d’Oran en avril 1949, commis par Ahmed Ben Bella, qu’on avait commencé à financer, en partie, la Révolution. Après le déclenchement de la guerre en novembre 1954, il est apparu très vite que les maquis de l’Ouest étaient à court d’armes. C’est au Caire (Egypte), début 1955, qu’a été alors décidé l’envoi d’armes pour l’ouest du pays, une opération dirigée par Larbi Ben M’hidi, chef de la Wilaya V, à destination de Nador (le Rif), au Maroc, pour doter en armes les troupes des maquis de l’Ouest, installés tout au long de la frontière marocaine, mais également la résistance marocaine représentée à l’époque par l’Armée de libération du Maroc (ALM), installée dans le Rif marocain. C’était cela l’objectif du Dina. Mais c’est un autre déclic qui déclenchera le projet documentaire L’Odyssé du Dina… En 2014, une stèle commémorative est inaugurée à Nador, la ville côtière marocaine, là où avait accosté le Dina. Avec, inscrits sur la stèle, tous les noms de ceux qui étaient à bord et ceux qui avaient aidé à débarquer la cargaison d’armement… Au bout de 32 jours, le Dina avait pratiquement coulé en arrivant à Nador dans la tempête, après s’être fracassé sur les récifs. Une commémoration fraternelle a eu lieu ce jour-là entre Marocains et Algériens en présence de toute la famille Bouzar ainsi qu’une délégation du ministère des Moudjahidine. Quelques jours après cet hommage, j’ai rencontré Abdelkader Bouzar, fils de Nadir Bouzar, qui m’a raconté son voyage à Nador. J’ignorais l’existence de cette belle histoire. Il me le confirmera en m’offrant le livre de son père L’Odyssée du Dina. Un journal de bord précis et personnel écrit durant la traversée du Dina. Une traversée qui devait faire 7 jours, mais qui en fera 32 durant lesquels l’équipage et les militants algériens à bord auront tout connu : les tempêtes, les maladies, la dysenterie, la malnutrition, les avaries des moteurs, la peur d’être rattrapé par la marine française lancée à leur recherche ! Une véritable odyssée pour ces hommes dont la plupart n’avaient jamais mis les pieds sur un bateau ! Nadir Bouzar remettra une copie de son journal de bord à Ahmed Ben Bella pour le valider, à l’issue de cette odyssée qui le marquera. Il en fera un livre qu’il ne pourra pas publier de son vivant. Houari Boumediène était à bord du Dina. D’ailleurs, ce sera son premier et dernier voyage entre l’Egypte et l'Algérie durant la guerre. Mohamed Boukharouba alias Houari Boumediene, jeune étudiant de 26 ans, est arrivé à Nador parmi les sept militants du bateau. De là-bas, il prendra le maquis et rejoindra l’état-major à Oujda, d’où il ne partira plus… En 1975, Houari Boumediène est le chef d’Etat. La propagande de l’époque faisant de lui le héros du Dina, la famille Bouzar craignait des ennuis avec l’homme fort du pouvoir algérien. Les Bouzar attendront jusqu’à sa mort en 1978 pour commencer à envisager d’éditer le livre. Cela prendra une dizaine d’années. L’Odyssée du Dina sera édité en 1993 et réédité en 2006 grâce au soutien du ministère des Moudjahidine à l’époque. L’idée d’un projet de film était dans l’air. Et puis, il y eut la décennie noire. Tout s’arrête. En 2006, Ould Abbès, alors ministre des Moudjahidine, sollicite le journaliste et auteur (notamment directeur de la Radio nationale), Azzeddine Mihoubi, pour relancer la réécriture du projet. Mais Azzeddine Mihoubi était trop absorbé par ses fonctions et l’écriture de ses livres. Le projet disparaît des radars. Jusqu’en 2014. Très intéressé par cette fantastique histoire, je propose d’idée de scénariser dans un premier temps un documentaire pour le proposer à l’ENTV. S’il était de bonne facture, on en ferait un long métrage. Proposé, le projet a séduit l’ENTV. Je l’ai alors réalisé et produit, en production exécutive. Et le documentaire-en deux versions arabe et française- a été diffusé à la télévision la première fois, fin mars 2016. Sans prétention, c’est un succès. Il continue d’ailleurs à être rediffusé jusqu’à aujourd’hui. Il sera projeté dans le réseau des cinémathèques du pays et notamment celle d’Alger qui drainera beaucoup de monde lors de son avant-première. On fera même des projections scolaires. Une belle histoire, c’est encourageant… Il y avait un tel engouement. Oui, une très belle histoire d’un bateau, un yacht ayant appartenu à la reine Dina de Jordanie, transportant une cargaison d’armes fournies par les Irakiens, avec à son bord 12 hommes. 7 militants du FLN et 5 marins. Le chef d’expédition est Nadir Bouzar, le commandant de bord est un Yougoslave, Milan Bacic, un «loup de mer». A lui seul, son histoire avec la Révolution algérienne pourrait faire un film. Il mourra chahid, dans la prison d’Oran, torturé par ses geôliers français. Le bateau a été subtilisé par un commando de fidayine emmené par Ahmed Ben Bella à Tripoli (Libye), en janvier 1955, dans une véritable opération commando. L’embarcation appareillera pour le port d’Alexandrie, en Egypte, où elle sera chargée d’un important lot d’armes de guerre et prendra la mer direction Nador le 28 février 1955. Il y a tous les ingrédients pour réaliser un film d’espionnage, bravoure, guerre, aventure… Effectivement, l’ENTV m’encouragera à faire un film à partir de L’Odyssée du Dina (livre et documentaire éponymes). L’écriture du scénario du long métrage prendra six mois. 170 pages. Un scénario où il y a de l’action, de l’aventure. Vous savez, au cours de cette «odyssée», l’équipage, des fois, naviguera à vue, sans boussole…Ils étaient perdus en mer… Du suspense. J’ai écrit et scénarisé un film d’espionnage pour lui donner un caractère grand public. En janvier 2017, j’ai déposé des exemplaires du scénario au niveau de l’ENTV, le ministère des Moudjahidine et l’ONDA (Office national des droits d’auteur) pour le protéger. Au Fdatic (Fonds de développement de l'art, de la technique et de l'industrie cinématographique), qui dépend du ministère de la Culture, on me signifiera honnêtement que les caisses sont vides et qu’il fallait temporiser. Et je comprends cela. L’Algérie venait d'entrer en phase de récession financière et tous les budgets dans tous les secteurs étaient revus à la baisse. Donc, j’entre dans une phase de stand-by. Mais en décembre 2017, j’apprends que lors d'un récent séminaire consacré à «L’image de la Révolution algérienne dans la création artistique et littéraire», organisé à Mostaganem, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, cité par le journal El Chourouk, avait déclaré lors de son discours qu’un accord avait été conclu avec des producteurs privés algériens et égyptiens pour la réalisation d’un film sur L’Odyssée du Dina. Je ne comprenais pas la teneur des propos du ministre, n’ayant jamais été contacté par ses services, mais la seule hypothèse, logique, était la suivante : je me suis rappelé que j’avais envoyé, par précaution, une copie du scénario au cabinet de la présidence de la République pour information. Et si cela pouvait aider… J’avais également annoncé, sur les plateaux de la Télévision publique, lors de la diffusion de mon documentaire et lors de l’avant-première de celui-ci à la Cinémathèque d’Alger en mai 2016, la mise en chantier du scénario du long métrage. Mais renseignement pris, c’est un projet L’Odyssée du Dina bis, sorti de nulle part, porté par une société de production algéro-tunisienne, connue pour ses émissions de variétés, de jeux et de feuilletons diffusés sur les chaînes privées algériennes, en co-production avec un producteur égyptien, et le CADC (Centre algérien de développement du cinéma), un organisme public de production cinématographique dépendant du ministère de la Culture qui a, semble-t-il, décroché un véritable pactole financier (on parle de plusieurs millions de dollars) au détriment de mon projet. A-t-on voulu vous écarter de la production de ce film... ? La finalité n’est pas de polémiquer indéfiniment mais d’essayer de trouver des solutions à un problème qui avait pris les allures d’une tentative d’appropriation de biens d’autrui et de déni de droits et qui, surtout, mettait à mal un pan de notre histoire. Une histoire de bravoure et de héros se retrouvait prise au piège d’une polémique qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Pour résoudre cet imbroglio, nous avons demandé audience au ministre. J’ai eu une longue et franche discussion avec M. Mihoubi. J’ai rappelé au ministre les verrous juridiques et déontologiques auxquels allait faire face le projet porté par son institution, les producteurs algéro-tunisiens et égyptiens sans en avoir référé à moi, propriétaire du scénario du film, et à la famille Bouzar, propriétaire des droits sur le livre de leur père. L’argument de «l’histoire appartient à tout le monde» ne tient pas la route dans ce cas précis. C’est un événement qui s’est déroulé à huis clos sur un bateau avec 12 personnes à bord. Or, une seule à pris la plume et raconté cette odyssée : c’est Nadir Bouzar qui en fera un témoignage certes historique mais également personnel. Dans le livre, il fait part de sa vie d’avant, de ses émotions. Aucun autre témoignage n’existe sur cette traversée. Comment pourrait-on faire un film sur ça sans se référer au livre ? A partir de là, personne, quelle que soit sa fonction, ne peut outrepasser le droit qui protège les Droits inaliénables de la propriété intellectuelle du livre et du scénario qui en a été tiré. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’ordonnance n°03-05 du 19 juillet 2003 portant sur la protection des droits d’auteur et droits voisins. Monsieur le ministre avait parfaitement compris les enjeux de cette situation. A la suite de son intervention, et sans rentrer dans les détails fastidieux, nous avons pu rencontrer des représentants du CADC et de la société de production algéro-tunisienne. Nous avons alors convenu de travailler ensemble pour la réalisation, en commun, d’un grand film historique qui ferait honneur à l’Algérie. Nous avons finalisé les détails et fait une offre technique et budgétaire. Nous avons attendu une contre-offre, ce qui est classique dans ce genre de négociations. Cela fait plus d’un mois et demi. Nous n’avons plus jamais rencontré personne depuis lors. Un silence radio inexplicable. Que revendiquez-vous et que proposez-vous ? Ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est que les promoteurs de projet-bis reviennent aux discussions. Je ne comprends pas ce silence. Je ne comprends pas que des deniers publics algériens soient utilisés pour un autre projet qui, apparemment, est beaucoup plus égyptien qu’algérien. Et qui minore d’une manière éhontée une opération essentiellement algéro-marocaine. Les discussions s’étaient engagées vers la solution de mettre en commun nos deux projets de manière à respecter, d’une part, les droits de chacun. Et notamment, mes droits d’auteur-scénariste par rapport au scénario que j’ai écrit et qui est protégé. Et d’autre part, et surtout, les droits de la famille Bouzar, par rapport au livre qu’a écrit Nadir Bouzar. Ce projet en commun devait permettre au film de voir le jour dans des conditions idéales. En respectant tout. Or, depuis que nous leur avons fait, à leur demande, une proposition éditoriale, financière, commerciale et technique, nos interlocuteurs ont disparu. En tout cas, une chose est sûre : si d’aventure ce projet «bis» est réalisé en parallèle, il est évident que nous ne nous laisserons pas faire. Il y a les médias, la justice et, en dernier ressort, le premier magistrat... Je ne pense pas qu’une polémique éclaboussant la Révolution, dont on veut faire d’un de ses événements héroïques un ersatz à la gloire d’un autre pays soit vue d’un bon œil par les plus hautes autorités de ce pays. Nous ne voulons pas d’esclandre. Que les choses s’enveniment. Il y a eu, d’abord, une démarche, la nôtre, qui est officielle, légale, dans les règles de l’art. Ensuite, il y a eu une autre démarche parallèle qui était illégale, non officielle et qui bafouait tous les droits de la propriété intellectuelle. Les promoteurs de ce deuxième projet ont compris leur erreur, a priori. C’est ce que nous avons cru comprendre. Et ils étaient prêts à s’engager avec nous sur le vrai projet historique. Or, depuis quelques semaines, c’est silence radio. Si tout le monde revient autour de la table, nous sommes prêts à rediscuter. Le réalisateur peut être malien, tunisien, mauritanien… peu importe mais j’ai une préférence pour un Algérien. Il y a une question de sensibilité. Des réalisateurs algériens, nous en avons. Merzak Allouache, Rachid Bouchareb…Surtout avec le budget annoncé… Mais si les promoteurs de ce projet-bis se murent dans le mutisme, nous prendrons nos responsabilités. Et ce, de deux manières. D'abord nous saisirons la justice au moment opportun. Ce projet bis ne passera pas. Et nous allons relancer de façon plus vigoureuse notre projet initial en faisant appel, pourquoi pas, à du sponsoring patriotique. Des sponsors portant l’Algérie dans leur cœur. Nous souhaitons que les institutions publiques, les autorités nous aident à promouvoir, à concrétiser ce projet. Nous n’avons besoin ni d’argent égyptien ni tunisien. Nous avons les moyens de réaliser une production digne de ce nom. Si l’Etat, aujourd’hui, et je le comprends, n’a pas tous les moyens pour financer le projet, je pense qu’il y a des hommes d’affaires, de grandes entreprises algériennes publiques ou privées capables de nous aider à monter un projet algérien. Et encore une fois, nous n’avons pas besoin des Egyptiens pour le faire, sans prétention ou autre mépris. Nous n’avons pas besoin d’investir dans un projet qui va aboutir à un film essentiellement égyptien. Cela n’est pas normal !

USMBA 2 – JSS 1 : Saoura tombe à Bel Abbes

L’USM Bel Abbes s’est imposé, hier, chez elle, face à la JS Saoura (2-1), dans le troisième match des quarts de final de la Coupe d’Algérie de football. Devant des gradins à moitié vide, les coéquipiers de Seguer ont failli, pourtant, se faire pi
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USMBA 2 – JSS 1 : Saoura tombe à Bel Abbes

L’USM Bel Abbes s’est imposé, hier, chez elle, face à la JS Saoura (2-1), dans le troisième match des quarts de final de la Coupe d’Algérie de football. Devant des gradins à moitié vide, les coéquipiers de Seguer ont failli, pourtant, se faire piéger par l’équipe du Sud du pays. La première mi-temps s’était terminée sur le score d’un but à zéro en faveur des visiteurs. Une réalisation signée Yahia-Chérif qui a ainsi ouvert la marque à la 29’. Mais en seconde période, les Bel-Abbésiens ont pris d’assaut le camp de la Saoura. Après une première action ratée de Fares (56’), Seguer, de la tête, réussi à égaliser à l’heure du jeu (62’) suite à un joli centre d’Abdelli. Revigorés par ce but, les Vert et Rouge ont multiplié les tentatives jusqu’à ce qu’ils doublent la marque quelques minutes avant la fin de la partie par l’intermédiaire de Belahouel qui a profité d’un mauvais renvoi du ballon par le gardien Boukacem. Entre temps, le club de Bechar a tenté quelques incursions mais sans grande efficacité. Seule la demi-volée de Yahia-Chérif (85’) mérite d’être citée. La rencontre s’est terminée finalement sur ce score de deux buts à un. L’USMBA a arraché sa qualification pour les demi-finales de la Coupe d’Algérie. Ce qui pourra éventuellement faire revenir au stade les supporters qui ont boudé leur équipe lors de cette rencontre en raison de la cinglante défaite à domicile face au MC Oran (2-5) en championnat. Le quatrième et dernier match de ce tour de la Coupe d’Algérie, opposant la JS Kabylie à l’USM Blida, est prévu ce mardi au stade du 5 juillet à Alger. 

La FAF opte pour Mardi au 5 Juillet

Après une attentes de trois jours et une polémique qui dure depuis une semaine, la commission de la coupe d’Algérie de la Fédération Algérienne de Football (FAF) a fini enfin, par trancher, hier après-midi la question de la domiciliation du dernier m
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La FAF opte pour Mardi au 5 Juillet

Après une attentes de trois jours et une polémique qui dure depuis une semaine, la commission de la coupe d’Algérie de la Fédération Algérienne de Football (FAF) a fini enfin, par trancher, hier après-midi la question de la domiciliation du dernier match des quarts de finale de la coupe d’Algérie, JS Kabylie – USM Blida, en le fixant pour ce mardi 6 Mars à 16h et au stade du 5 Juillet (Alger). Dans un communiqué publié aussi bien sur le site de la FAF, que sur le site officiel de la LFP, la commission de la coupe d’Algérie précise que sa décision a été basé sur deux documents officiels « le PV de la Commission d’homologation de la LFP établit avant le début de l’actuelle saison qui  indique que le stade du 1er Novembre de Tizi-Ouzou est d’une capacité totale de 14 400 places et le formulaire d’inscription à la Coupe d’Algérie établit le 28 décembre 2017, qui lui indique que la capacité du stade est de 17 000 places ». Outre ces deux arguments avancés par la commission de la coupe d’Algérie, cette dernière atteste que la commission d’homologation des stades dépêché mercredi dernier à Tizi-Ouzou, suite à la correspondance de la DJSL qui, elle indiquait que la capacité du stade est de 21240 places  a « confirmé que la capacité d’accueil du stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou n’atteint pas les 20 000 places et que ce de fait, la rencontre des quarts de finale de la Coupe d’Algérie ne pourra pas se dérouler à Tizi-Ouzou », toujours selon le communiqué de la Commission de coupe d’Algérie, justifiant ainsi la domiciliation de ce match au stade du 5 Juillet, sans expliquer les raisons qui font que la décision a pris tout ce temps avant d’être tranchée. Mellal défi la FAF Avisé par écrit, la direction de la JSK et à sa tête le président Cherif Mellal a animé un point de presse, hier en fin de journée. Dans on intervention, le boss de la JSK sera catégorique « On ne jouera pas ce mardi et encore moins au 5 Juillet », et d’en réécheriur « On demande une contre-expertise avec un topographe officiel et digne du nom. Et même si la capacité serait inférieure à 20 Milles place, ce sera à nous de décider où et quand jouer ce match, et non à la commission de coupe et la FAF ». Mellal justifie cette démarche « la commission qui est venu mercredi à Tizi-Ouzou nous a certifié que le stade avait une capacité de 20400 Places exactement. Alors, expliquez-moi pourquoi elle a attendu trois jours, pour annoncer le contraire. J’invite d’ailleurs M. Bakri, le président de la commission à être courageux et à dire la vérité ou à démissionner s’il n’a pas les coudées franches », accuse Mellal et de conclure « La capacité du stade dépasse les 20000 places. Alors j’invire la commission à revoir sa décision et d’envoyer une expertise, et je suggère qu’on joue ce match le 21 ou 22 Mars et à Tizi-Ouzou, car c’est notre droit ».  

Kick-boxing : Leila Akkouche s’illustre sur les rings

Encore une fois, la boxeuse akboucienne Leila Akkouche a honoré son pays en remportant un autre titre du championnat du monde WBC, une compétition internationale de kick-boxing, dans la catégorie des moins de 60 kg, face à l’Américaine Eva de l’équi
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Kick-boxing : Leila Akkouche s’illustre sur les rings

Encore une fois, la boxeuse akboucienne Leila Akkouche a honoré son pays en remportant un autre titre du championnat du monde WBC, une compétition internationale de kick-boxing, dans la catégorie des moins de 60 kg, face à l’Américaine Eva de l’équipe Killeen America, à Bangkok en Thaïlande, le nid des arts martiaux. C’est le deuxième titre du genre qu’elle remporte en seulement deux ans. L’athlète de 24 ans fera désormais partie des boxeurs qui participeront au prochain championnat du monde. «Un autre titre international pour moi, j’en suis très fière, pour mon pays et pour moi. Je veux honorer mon pays et mon identité amazighe», a déclaré l’athlète après le match. «Je dédie cette victoire à tous les Kabyles, ma famille, mes amis, tous les gens qui m’encouragent et tous les pauvres du monde», nous confie la championne, encore sous l’émotion de cette grande victoire. Agée de 24 ans, 57 kg, elle a déjà un palmarès dont elle peut être fière. Quatre fois championne de wilaya de 2012 à 2015, trois fois championne d’Algérie (de 2012 à 2014), première place à un tournoi professionnel à Boumerdès en 2015, au tournoi professionnel des trois nations Algérie, Tunisie et Libye la même année, et au tournoi international en Thaïlande, deuxième place au tournoi de la coupe de l’ambassade thaïlandaise en Egypte en 2016, et championne maghrébine en Tunisie en 2017. En attendant d’autres exploits, elle donne rendez-vous à ses fans pour les futurs défis qu’elle compte relever avec brio. Boualem Bacha  

USB 0 – USMA 1 : Une précieuse victoire pour les Rouge et Noir

L’USM Alger est revenue, hier, de son déplacement à Biskra, avec une précieuse victoire (1-0) qui lui permet de grimper provisoirement à la troisième place du podium. Le seul but de cette rencontre a été l’œuvre de Benkhemassa (66’). L’USB
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USB 0 – USMA 1 : Une précieuse victoire pour les Rouge et Noir

L’USM Alger est revenue, hier, de son déplacement à Biskra, avec une précieuse victoire (1-0) qui lui permet de grimper provisoirement à la troisième place du podium. Le seul but de cette rencontre a été l’œuvre de Benkhemassa (66’). L’USB, qui a réalisé, quant à elle, son sixième faux pas à domicile, même si sa dernière défaite chez elle remonte à la sixième journée lors du match face au CS Constantine, se complique davantage la tâche en s’approchant un peu plus de la zone de relégation. Il faut dire que du côté des Rouge et Noir, cette victoire était souhaitée dans la mesure où le groupe subit une forte pression ces dernières semaines en raison des contre-performances cumulées. Avant cette 22e journée, l’équipe n’avait récolté que 11 points depuis l’arrivée aux commandes de la barre technique de l'entraîneur Miloud Hamdi (neuf matchs). Le groupe pourra ainsi souffler un peu, d’autant plus que son prochain match entre dans le cadre de la compétition africaine. En effet, l’USMA devra affronter, mercredi à Kinshasa, le club de l’AS Maniema Union pour le compte des 16es de finale aller de la Coupe de la CAF. La rencontre retour aura lieu une semaine plus tard. Allik aurait préféré un «enfant du club» Par ailleurs, la nomination mercredi dernier d’un directoire à la tête du club, présidé par Abdelhakim Serrar, a été différemment appréciée par les supporters. Si certains se sont dits satisfaits de l’arrivée aux commandes de l’USMA de l’ancien président de l’ES Sétif, au vu de son expérience et ses compétences, d’autres, par contre, y ont vu une «manœuvre» pour barrer la route à un éventuel retour de l’ancien président de l’époque, à savoir Saïd Allik. Ce dernier, bien entendu, n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle nomination en exprimant sa désapprobation. Pour Allik, la direction aurait pu trouver, dans l’entourage du club, une personne qui puisse gérer au mieux ses affaires. Tout en réaffirmant qu’il n’avait rien contre Serrar, Allik aurait aimé voir Haddad faire appel à un «enfant du club». A noter, par ailleurs, que Rebouh Haddad, qui fût jusque-là le directeur général de l’USMA, a tenu à préciser que la nomination de ce directoire n’est nullement synonyme d’une «démission» de sa part. Il continuera, d’après ses dires, à «superviser» de loin les affaires du club. Il faut rappeler en dernier lieu, qu’en plus de Serrar, qui a affirmé que son objectif pour l’actuelle saison est la deuxième place, ce directoire est composé de l’actuel manager général, Rachid Malek, et de Salah Allache, en tant que coordinateur.   

MC Oran : Travaux d’Hercule en vue pour les Hamraoua

La trêve forcée de 18 jours n’a pas entamé le mental de l’entourage des Hamraoua qui semblent décidés à aller jusqu’au bout de cette nouvelle donne : celle de jouer à fond la carte du titre ou à défaut le podium. A Oran, tous les supporters
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MC Oran : Travaux d’Hercule en vue pour les Hamraoua

La trêve forcée de 18 jours n’a pas entamé le mental de l’entourage des Hamraoua qui semblent décidés à aller jusqu’au bout de cette nouvelle donne : celle de jouer à fond la carte du titre ou à défaut le podium. A Oran, tous les supporters se sont mobilisés derrière leur équipe pour être le véritable catalyseur d’un team qui n’en finit pas d’étonner tout au long de ce challenge, certes moribond à domicile (dilapidation de 11 points), mais écarlate extra-muros (victoires devant le DRBT, l’USMH et l’USMBA) avec cerise sur le gâteau : 9 matchs sans défaite en Ligue 1. Les Hamraoua ne veulent point s’arrêter en si bon chemin, même si le reste des matchs à négocier ne sera point une sinécure pour eux, sachant que cette équipe aura au menu des teams jouant le podium, à l’image du CSC qui est bien parti pour mettre sous scellés sa deuxième couronne nationale ; le MCA, l’USMA, la JSS, le PAC, le NAHD et l’ESS, qui chacun lorgne sur l’obtention du billet salvateur donnant droit pour jouer une des deux compétitions continentales (Champions league et Coupe de la CAF), sans oublier les équipes qui jouent leur avenir en Ligue 1, à l’instar du CRB, de la JSK, de l’OM et de l’USB. Un véritable parcours du combattant, pour ne point dire que la bande du Suisso-Tunisien Bououkaz sera sous tension jusqu’au baisser de rideau de l’actuel exercice. L’entraîneur du MCO n’a point voulu donner de fausses espérances aux fans du club concernant le titre et mettant d’ores et déjà en garde contre tout excès de confiance qui pourrait nuire à la bonne marche du club : «Pour nous, l’essentiel a été fait. C’est à dire qu’à neuf rounds de la fin, on vient d’officialiser notre maintien, c’est notre objectif initial. Maintenant, on ira jusqu’au bout et jouer à fond le podium qui nous intéresse. Une chose est sûre, on relèvera le défi, à commencer par la joute qui nous attend face au MCA.» Pour bien préparer ce match à six points, le MCO a inscrit sur son calepin deux matchs de préparation afin d’être fin prêt pour le 12 mars face au Doyen et, pourquoi pas, faire le plein face à cette équipe qui joue sur les trois tableaux. Pour ce faire, le team hamraoui a donné la réplique à son homologue du WAT, hier à Zabana, avant de négocier sa deuxième rencontre mardi prochain face au GCM, deux tests majeurs afin de meubler cette longue trêve qui, d’après les responsables du club, risque d’être un coup d’arrêt pour leur équipe au moment où cette dernière carburait tous azimut. Benchadli, coach du WAT Le MCO a disputé hier en matinée son premier match de préparation à Zabana face au WAT, pensionnaire de la Ligue 2. Cette rencontre s’est soldée par la victoire des locaux sur le score de 3 buts à 1, permettant au coach Bououkaz d’effectuer le turnover en incorporant des joueurs en manque de temps. Les buts du MCO ont été inscrits par Tiabia (doublé) et Toumi, l’unique réalisation widadie fut l’apanage d’El Bahari, un ex-Mouloudéen. Le Widad de Tlemcen s’est présenté avec un nouvel entraîneur, en l’occurrence Benchadli qui n’a fait que superviser sa nouvelle équipe avant d’entamer son travail pour le prochain match qui opposera ses poulains au MOB dans une rencontre explosive. A rappeler que le coach oranais s’est dit satisfait de cette joute et qu’un autre match de préparation aura lieu mardi prochain face au GCM, et ce, dans l’antre de l’Unité africaine.  

MCA 2 – MOB 0 : Le Doyen confirme sa bonne santé

Le MC Alger s’est qualifié, hier, pour les demi-finales de la coupe d’Algérie en battant, au stade du 5 Juillet, le MO Béjaïa (Ligue 2) sur le score de 2 à 0, sur deux balles arrêtées, transformées par les défenseurs Azzi et Mebarakou. Devant
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MCA 2 – MOB 0 : Le Doyen confirme sa bonne santé

Le MC Alger s’est qualifié, hier, pour les demi-finales de la coupe d’Algérie en battant, au stade du 5 Juillet, le MO Béjaïa (Ligue 2) sur le score de 2 à 0, sur deux balles arrêtées, transformées par les défenseurs Azzi et Mebarakou. Devant une assistance record, les camarades du capitaine Hachoud ont dominé la partie avec une bonne maîtrise du ballon, confirmant du coup leur excellente forme et leur intention de jouer sur tous les tableaux. Les Algérois ont ouvert la marque à la 22' par Azzi, qui a de la tête repris un joli coup franc bien travaillé par Hachoud. Le meneur de jeu Derrardja aurait pu doubler la mise sur un coup franc également, mais le portier béjaoui était sur la trajectoire. Après la pause-citron, le MOB est revenu dans le match, notamment après l’incorporation de Benkaroui qui aurait pu niveler la marque. Ce dernier, qui a récupéré la balle dans la surface de réparation, a été devancé in extremis par le portier Chaouchi. Il a fallu attendre le dernier quart d’heure pour assister au deuxième but mouloudéen sur une action similaire de Hachoud, qui a posé le ballon sur la tête de Mebarakou, lequel a inscrit le but de la délivrance. A la faveur de cette victoire, le MC Alger se qualifie en demi-finale pour la troisième fois consécutive, alors que le MOB devra se concentrer sur le championnat, où il joue son accession en Ligue 1. L’entraîneur Casoni estime que son équipe a dominé la partie et mérite amplement sa qualification face à une équipe solide du MOB qui joue l’accession. Son homologue béjaoui, Bouarrata, a affirmé à la fin de la partie que son équipe a bien joué, notamment en deuxième période, et n’a rien à reprocher à ses joueurs surtout que les deux buts sont intervenus sur des balles arrêtées. Il a précisé que son équipe doit se concentrer sur le championnat.  

On a le droit de rêver

Ancien joueur de l’USM Blida et ex-international, Réda Zouani est l’actuel entraîneur du CR Zaouia. Dans cet entretien, il nous parle du match d’aujourd’hui que devra livrer son équipe devant l’AS Aïn M’lila pour le compte des quarts de fin
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On a le droit de rêver

Ancien joueur de l’USM Blida et ex-international, Réda Zouani est l’actuel entraîneur du CR Zaouia. Dans cet entretien, il nous parle du match d’aujourd’hui que devra livrer son équipe devant l’AS Aïn M’lila pour le compte des quarts de finale de la coupe d’Algérie. Il évoque aussi les ambitions de son équipe en championnat. Vous allez disputer le match des quarts de finale de la coupe d’Algérie face à l’AS Aïn M’lila, qui est leader de la Ligue 2. Comment se présente pour vous cette confrontation, qui se jouera au stade Mustapha Tchaker ? Le match s’annonce difficile, car nous allons affronter l’AS Aïn M’lila, le leader du championnat professionnel de la Ligue 2 et qui aspire à accéder en Ligue 1. Bien que notre objectif reste le championnat, on a le droit de rêver. Il faut savoir que lors des précédents tours de la coupe d’Algérie, hormis le match face à l’E Sour El Ghozlane, qui est allé jusqu’aux tirs au but, nous avons remporté les autres rencontres dans les 90 minutes de jeu. Cela veut dire qu’il y a de la volonté et de la confiance chez les joueurs. Pour avoir pris part à cette compétition, je sais qu’elle a son charme et reste aussi difficile. Jusque-là, les joueurs se font plaisir en jouant. On va essayer de continuer sur cette voie.   Vous avez cinq points d’avance sur votre poursuivant immédiat, le WRN Aïn Oussera. Peut-on savoir de quelle manière vous entrevoyez la suite du championnat ? Rien n’est encore joué en championnat. Il reste douze matches avant le baisser de rideau. Notre plus grand rival demeure le WRN Aïn Oussera. Aujourd’hui, nous avons cinq points d’avance sur lui. Cette formation était leader et nous avons réussi à la battre et lui chiper la première place avant de porter notre avance à cinq points. Nous allons essayer de garder nos distances et même tenter de creuser davantage l’écart avant de nous rendre à Aïn Oussara. Mais je persiste à répéter que le plus dur reste à faire, surtout que toutes les équipes vont tenter de faire tomber le leader. Comment expliquez-vous les résultats de cette année ? La stabilité est un élément important dans nos résultats. Je travaille avec de bons dirigeants qui m’ont toujours mis à l’aise. Côté recrutement, les joueurs que j’avais proposés, on me les a ramené. Cela prouve qu’il y a une très bonne entente entre nous. Mais il ne faut pas oublier que le travail reste la clé de toute réussite. Un message pour les supporters… J’espère que les supporters ne vont pas rater ce rendez-vous en venant nombreux au stade. De notre côté, on va essayer de faire le maximum afin de faire honneur au club du CR Zaouia et aussi à tous nos fans.

CR Zaouia : un quartier déjà dans l’histoire

Le club de la commune de Beni Tamou, wilaya de Blida, le CR Zaouia, qui évolue dans le championnat de la Régionale 1, soit le cinquième palier du football national, a rendez-vous cet après-midi à 16h avec l’histoire, à l’occasion de son match des qu
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CR Zaouia : un quartier déjà dans l’histoire

Le club de la commune de Beni Tamou, wilaya de Blida, le CR Zaouia, qui évolue dans le championnat de la Régionale 1, soit le cinquième palier du football national, a rendez-vous cet après-midi à 16h avec l’histoire, à l’occasion de son match des quarts de finale de la coupe d’Algérie, prévu au stade Mustapha Tchaker de Blida face à l’AS Aïn M’lila. Cette formation, drivée par l’ex-joueur de l’USM Blida, Réda Zouani, a réussi à réaliser un parcours exceptionnel dans la compétition de Dame coupe pour se retrouver aux portes des demi-finales. Créé en 1997, le club avait réussi à se hisser en Interligues avant de rétrograder en Régionale 2. Il a de nouveau accédé en Régionale 1 en 2012. La formation du CR Zaouia a déjà réussi à atteindre les stades des 32es et 16es des finale de la coupe d’Algérie. Elle avait été éliminée en 2006 par le NA Hussein Dey (1-3) et le MC Makhadma en 2007 (1-2 après prolongations). Cette année, l’équipe a réalisé un parcours parfait dans l’épreuve populaire. Lors des 32es de finale, le CR Zaouia a battu l’E Sour El Ghozlane aux tirs au but, alors que le match s’était achevé sur le score de parité (1-1). Lors des seizièmes de finale, le club de la banlieue de Blida a pris le meilleur sur le NC Magra sur le score d’un but à zéro. Au tour suivant, la victoire a été plus nette devant l’IR Belkheir lors du match joué à Guelma (3-0). L’ensemble des joueurs, mais également le staff technique, les dirigeants et les supporters espèrent qu’ils auront la même réussite cet après-midi. TOUT A GAGNER Tout le monde est conscient que le match de cet après-midi s’annonce compliqué, à commencer par le capitaine de l’équipe, Ahcène Chihane, qui dira à propos de la confrontation face à l’AS Aïn M’lila : «La coupe d’Algérie n’a jamais été notre objectif, mais au fil des matches, on a commencé à s’y attacher. Nous, les joueurs, on s’est promis de faire connaître notre club. Aujourd’hui c’est chose faite, puisque notre quartier de Zaouia est connu partout à travers tout le territoire algérien. On sait que la rencontre sera difficile, mais on espère qu’on sera dans notre jour afin de réaliser un bon résultat.» Le président de la section football, Mohamed Salhi enchaîne : «C’est un honneur pour nous d’être parmi les huit formations qui vont prendre part aux quarts de finale. On espère que cette confrontation face à l’AS Aïn M’lila sera une véritable fête, surtout que le match va se jouer au stade Mustapha Tchaker, qui était fermé depuis de longs mois. L’ASAM est une formation connue. Ce n’est pas un hasard si le club est leader de la Ligue 2. C’est une bonne équipe et un gros morceau. Toutefois, comme c’est un match de coupe, les joueurs n’ont pas vraiment besoin de motivation pour jouer. Ils sont de facto prêts à relever le défi.» Pour ce match, le coach Réda Zouani pourra compter sur l’ensemble de ses éléments après avoir récupéré quelques absents du dernier match de championnat. L’ACCESSION Bien que la compétition de la coupe d’Algérie tient beaucoup à cœur les camarades de Hadj Sadok, l’accession demeure l’objectif majeur de cette fin de saison pour le club. Actuellement, l’équipe est leader de la Régionale 1 avec 5 points d’avance sur le second, le WRN Aïn Oussera. «Depuis le début de la saison, l’objectif des joueurs était l’accession. Jusque-là, les choses se passent bien pour nous. Nous nous trouvons dans le meilleur couloir afin d’atteindre l’accession. On espère qu’on pourra terminer la saison comme on le souhaite», dira le capitaine de cette formation, Ahcène Chihane.De son côté, le président de la section football, Mohamed Salhi, explique les bonnes performances de cette saison par la stabilité. «Le travail a commencé la saison dernière. Le groupe est le même depuis la saison écoulée. Nous l’avons renforcé en ce début de saison avec des éléments d’expérience, à l’instar de Hadj Sadok, passé par l’ASO Chlef, le Paradou AC, le MO Constantine et l’ES Ben Aknoun, ainsi que le joueur Chouaïb. L’entraîneur Réda Zouani est lui aussi au club depuis l’année dernière. Tout ça pour dire que c’est la stabilité qui est derrière nos bonnes performances en championnat, mais aussi en coupe d’Algérie.» Mais avant de se concentrer de nouveau sur le championnat, la formation du CR Zaouia veut se faire plaisir cet après-midi au stade Mustapha Tchaker de Blida face à l’AS Aïn M’lila, en essayant pourquoi pas de prendre le meilleur sur le leader de la Ligue 2.

L’éternel cafouillage de la FAF

Il ne se passe plus une saison sans qu’il y ait un scandale dans la compétition de la coupe d’Algérie de football. Jusqu’à hier soir, personne n’était en mesure d’indiquer quand et où se jouera le match des quarts de finale de la coupe d’
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L’éternel cafouillage de la FAF

Il ne se passe plus une saison sans qu’il y ait un scandale dans la compétition de la coupe d’Algérie de football. Jusqu’à hier soir, personne n’était en mesure d’indiquer quand et où se jouera le match des quarts de finale de la coupe d’Algérie entre la JS Kabylie et l’USM Blida. Sur le site de la fédération, mais également sur celui de la Ligue de football professionnel, le match était toujours «en étude de désignation», contrairement aux confrontations MC Alger – MO Béjaïa et CS Zaouia-AS Aïn Mlila, programmées cet après-midi. Le match USM Bel Abbès -JS Saoura se jouera lui ce samedi. Cet épisode n’est pas sans rappeler les décisions prises par la «défunte» commission de la Coupe d’Algérie, présidée par Ali Malek, qui avait décidé de programmer en 2016 le match de la demi-finale entre le NA Hussein Dey et l’USM Bel Abbès au stade Mustapha Tchaker de Blida au lieu du stade du 20 Août 1955. L’année dernière encore, la même commission avait désigné les deux confrontations CR Belouizdad – USM Bel Abbès et MC Alger – ES Sétif au stade du 5 Juillet. Ali Malek avait ajouté : «On a programmé ces demi-finales au 5-Juillet conformément à la réglementation de la Coupe d’Algérie. Il n’y aura aucun changement dans la domiciliation. Les présidents du MCA et du CRB doivent assumer leurs responsabilités en cas de boycott.» La suite, tout le monde la connaît: les deux clubs ont joué sur leur pelouse du stade du 20 Août 1955 et le stade Omar Hamadi de Bologhine en faisant valoir le droit de jouer chez eux en étant les premiers tirés lors du tirage. Aujourd’hui, la commission, présidée par Noureddine Bakiri, s’est retrouvée «empêtrée» dans une nouvelle affaire autour de la capacité du stade de Tizi Ouzou et son aptitude ou non à abriter le match des quarts de finale de la coupe d’Algérie. Entre les dirigeants kabyles, qui affirment de vive voix que le stade est dotée de 21.240 places, et le dossier d’engagement du club qui mentionne une capacité du stade de 14.600 places, la commission de la coupe d’Algérie s’est «perdue» dans le calcul des places du stade. Quelle que soit la décision qui sera prise dans cette nouvelle affaire, la crédibilité de la Fédération algérienne de football en prendra à coup sûr un sérieux coup. A se demander s’il ne faudrait pas revoir le système de la coupe d’Algérie à l’avenir et éviter tous ces scandales et ces humiliations à répétition à la FAF. Le mieux indiqué serait peut-être de revenir aux matches sur terrain neutre, qui donnera la chance à tout le monde et évitera ainsi aux clubs de faire autant de calculs pour jouer à domicile afin de s’assurer la qualification, et rien d’autre.

Le public vous respecte si vous lui racontez la vérité

La chanteuse algérienne Samira Brahmia est actuellement en course dans le célèbre programme musical The Voice que diffuse la chaîne saoudienne MBC. L’audience de ce programme est énorme avec presque 200 millions de téléspectateurs par semaine. Samir
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Le public vous respecte si vous lui racontez la vérité

La chanteuse algérienne Samira Brahmia est actuellement en course dans le célèbre programme musical The Voice que diffuse la chaîne saoudienne MBC. L’audience de ce programme est énorme avec presque 200 millions de téléspectateurs par semaine. Samira Brahmia sera la marraine, à partir de ce vendredi 2 mars, du Raid des Reines d’Algérie, qui traversera le pays du Nord au Sud. La chanteuse travaille également sur un album qui sortira en mai prochain. Vous travaillez enfin sur un album ! Parlez-nous de ce projet musical ? C’est un album dur à faire. Très compliqué même. Je voulais y mettre un peu de mon âme, de mon amour et de mon histoire. Je rends hommage dans la chanson Meryma à Miriam Makeba parce que je veux absolument que la jeune fille africaine s’identifie à une artiste tel que la chanteuse sud-africaine (Mama Africa). Des artistes qui avaient leur personnalité et défendu leurs origines, leurs droits d’être et d’être différents. C’est un album où je rends également hommage à la mère. Ecrite par Madjid Cherfi, cette chanson évoque une mère vivant en France, qui vient d’une autre culture, et qui fait face à des difficultés. J’évoque aussi dans cet album l’amour de mon fils. J’ai repris une chanson qui s’appelle Koubou (revisitée aussi par Cheb Khaled) qui rend aussi hommage à la femme algérienne. Une femme sentimentale qui a, en même temps, la fougue, la force et l’amour. Une femme qui a de la dignité avec une personnalité très forte. Femme folle et plurielle. J’adore dire en France que mon père m’a forcée à faire de la musique, alors qu’habituellement on soutient le contraire. Je veux défendre cela. La nouvelle génération a besoin de modèles. Nous devons leur raconter des histoires positives de femmes qui ont réussi. Ma sœur est par exemple commandant de bord d’un avion. Vous vous racontez en quelque sorte dans cet album... Voilà. Je dis qui je suis et comment je suis. L’équipe qui est avec moi a proposé que l’album porte le titre de Samira Brahmia, manière de marquer un retour et d’exprimer ce que je suis en ce moment et quelle femme suis-je devenue. Que peut-on trouver et écouter dans votre prochain album comme influences, d’autant plus que vous symbolisez l’ouverture musicale ? Il y a des sonorités africaines, algériennes, maghrébines et occidentales. Il y a beaucoup d’influence africaine. Je pense et je revendique mon africanité. Il faut qu’à un moment, la culture, et pas que, se retourne vers l’Afrique. J’interprète une chanson en français, écrite par un grand monsieur qui est Akli Tajer, qui évoque l’exil. Quel est le titre ? Pays de poussières. C’est une pensée pour les réfugiés syriens. Aujourd’hui, la migration n’est plus un départ économique, mais un départ de survie. Il faut qu’on arrête de dire, «attention, il va prendre mon bout de pain». Ce n’est pas du tout le cas. Nous passons toutes une sorte de test sur cette question. Si nous le ratons, c’est que nous avons raté notre humanité. Pour l’album, je serai accompagnée par Karim Ziad à la batterie, Allaoua à la guitare, Hicham Takaout à la basse, Mehdi Ziouche au clavier (il travaille aussi avec Idir), Alain au saxophone et Lamine Madani au son. Donc, j’ai une très belle équipe et je m’amuse bien. J’aime bien jouer de la guitare, mais j’aime aussi sauter sur scène et être libre. Je suis une artiste de scène. Je n’aime pas faire d’album. C’est pour cela que j’ai mis beaucoup de temps à en faire un. J’ai toujours un lien fort avec le public quand je suis sur scène, ça me porte et ça me nourrit. Dans l’album, vous avez repris une chanson du patrimoine, très connue au Maghreb, Manich Mena (Je ne suis pas d’ici). Pourquoi ? Une chanson est également un engagement, pour dire par exemple : «Je sais que je ne suis pas d’ici». C’est également une manière de saluer les femmes qui avaient suivi leur époux dans l’exil, alors qu’elles ne l’avaient pas choisi. Il faut savoir que les premiers migrants algériens en France vivaient dans des conditions très difficiles. Les femmes avaient subi beaucoup de choses, de la violence, du stress, etc. Imaginez une femme qui n’a pas fait d’études et qui va se retrouver en France dans une culture différente de la sienne, qui ne parle pas le français, qui a des enfants devant aller à l’école et qu’elle doit suivre. Ce n’est pas un cliché, mais les anciens couples avaient du mal à se parler, les femmes affrontaient les contraintes toutes seules. Je veux saluer ces femmes-là qui ont éduqué des hommes devenus ministres et des cadres. Des hommes qui ont contribué à la construction de la France, notamment. Manich Mena a une histoire (l’air a été repris par le maître de la chanson marocaine Abdelwahab Doukali dans Mersoul el hob) Oui, mon amie Naïma Yahi m’a dit que cette chanson a été faite pour les premiers migrants algériens dans les années 1920 et 1930 à qui on rappelait qu’il n’étaient pas chez eux. C’est aussi un engagement politique de dire et d’exprimer l’identité algérienne. Une identité qui a toujours existé. Dans mes derniers concerts, je termine toujours avec cette chanson pour dire aux gens : «Je sais que je ne suis pas d’ici, mais j’ai une place dans la société civile française.» A chaque élection, on nous rappelle que nous ne sommes pas de ce pays (France), cela devient de plus en plus violent. La musique me permet de dire les choses d’une manière plus subtile. Mon rôle est de chanter aussi les angoisses des gens. Le public vous respecte si vous lui racontez la vérité, si vous êtes vous-même. Il ne faut pas dresser un mur sur scène. Pour moi, la musique, c’est une thérapie. Vous participez actuellement dans l’émission The Voice sur MBC. Un programme grand public avec la participation de plusieurs concurrents des pays arabes. Parlez-nous de cette participation, surtout que vous êtes une chanteuse connue, pas une débutante ? Au début, quand ils m’ont appelée, j’ai hésité. Je me suis dit que je n’allais pas faire la tournée de toutes les émissions The Voice (après le passage dans The Voice France). Après réflexion, je me suis dit, les médias utilisent les artistes et bien moi je vais utiliser les médias. Je vais aller à The Voice pour leur dire, je sais chanter. J’ai tout de même quinze ans de carrière professionnelle. En France, on manque de plus en plus de visibilité et faire de musique arabophone est devenu délicat, compte tenu des événements. Le Moyen-Orient est tout de même un marché très intéressant. C’est un territoire qui ne connaît pas Samira Brahmia. Mon producteur, Meziane Azaïche (directeur du Cabaret Sauvage à Paris), m’a dit que je ne faisais jamais les choses comme les autres. Dans The Voice, vous avez choisi une célèbre chanson de Slimane Azem mixé avec un tube de Sting (Fragile). Pourquoi ? C’est une manière que mon origine est plurielle, arabe et amazighe. J’adore dire que je suis Africaine du Nord. L’équipe de The Voice a respecté mon choix, mon identité, ma différence et ma personnalité. En reprenant Slimane Azem, je voulais signifier que j’étais là, mais que j’étais différente et fière de l’être. L’Algérie est plurielle et riche dans son répertoire et dans son terroir. Je voulais défendre cela. J’aime les artistes femmes du Moyen-Orient qui, comme Elyssa (chanteuse libanaise, membre du jury de The Voice), assument leur féminité et disent ce qu’elles sont et montrent ce qu’elles font. Aux artistes présents dans l’émission, j’ai fait découvrir des chanteurs et de groupes algériens comme Youcef Boukella, l’ONB… Ils ne connaissent pas vraiment nos artistes mis à part Khaled, Iddir et Souad Massi. Mais surprise : ils connaissent tous la chanson Zina du groupe Babylone. Je souhaite que Babylone trouve des sponsors pour faire une tournée mondiale. Ils font un excellent travail. Comment trouvez-vous la scène musicale algérienne ? La scène musicale algérienne est très intéressante actuellement. Elle est très créative, utilise tous les supports médiatiques (Youtube, Facebook, Instagram, etc). Je souhaite qu’il y ait des échanges entre les groupes d’aujourd’hui et ceux qui ont émergé dans les années 1990 et qui ont fait la promotion de l’Algérie, comme Gnawa Diffusion, l’ONB, Cheikh Sidi Bemol, Rachid Taha, Zebda… Des rencontres entre tous ces artistes doivent être intéressantes, à mon avis. Pourquoi ne pas organiser des tournées mixtes avec des artistes de plusieurs générations. Vous serez bientôt en Rally. Parlez-nous de ce projet ? C’est vrai (grand éclat de rires). Je suis très heureuse d’être la marraine du Raid des Reines d’Algérie et de faire découvrir l’Algérie à des femmes qui ne connaissent pas notre pays. J’ai invité une amie marocaine et des amies qui viennent de France. Je suis fière de participer à ce projet. J’espère pouvoir le couvrir culturellement parlant. Il s’agit d’un Raid féminin qui va se dérouler du 2 au 11 mars. Nous allons traverser l’Algérie, d’Alger à Tamanrasset, en passant par Djelfa, Laghouat, Ghardaïa, Ménéa, In Salah et Tamanrasset.  Vous n’allez pas vous séparer de votre guitare... Ah, non ! Elle sera dans le coffre.

Riad Djifaflia dit Kerkouba : L’exemple d’un artiste déterminé

Il est né dans un petit village de Souk Ahras, au milieu d’une famille pauvre, et il a réussi à s’imposer sur la scène malgré son handicap. Il est aujourd’hui comédien professionnel avec des pièces où il participe et rafle des prix, les uns apr
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Riad Djifaflia dit Kerkouba : L’exemple d’un artiste déterminé

Il est né dans un petit village de Souk Ahras, au milieu d’une famille pauvre, et il a réussi à s’imposer sur la scène malgré son handicap. Il est aujourd’hui comédien professionnel avec des pièces où il participe et rafle des prix, les uns après les autres. Il s’appelle Riad Djifaflia. Il a 30 ans. Et voici son histoire… Né en janvier 1987 avec un handicap physique, Riad Djifaflia, de son nom d’artiste Kerkouba, est un exemple de courage et de détermination à méditer, notamment dans les milieux ruraux en Algérie. Encore enfant, il rêvait d’être comédien et de jouer, un jour, dans la cour des grands, au Théâtre national d’Alger (TNA). Rencontré récemment à la 11e édition du Festival national du théâtre professionnel, organisée du 23 au 31 décembre 2017 au TNA, il avoue qu’il a, à plusieurs reprises, songé à jeter l’éponge à cause de ses deux jambes qui lui faisaient souvent défaut. Il confie aussi qu’il s’est senti souvent marginalisé durant son enfance, que ses camarades de classe se moquaient de sa particularité et que le mot «handicapé» le rendait triste et lui rappelait combien son rêve de devenir comédien était difficile à se concrétiser. Alors qu’il venait de passer plus de six mois à l’hôpital Mustapha Pacha, une soudaine envie le poussa à se relever et à prendre son destin en main. Il décide alors de surpasser sa douleur, de mette à côté sa rancœur et de se battre pour atteindre son objectif, celui de monter, coûte que coûte, sur l’une des scènes algériennes du théâtre. Plusieurs années plus tard, le rêve de Riad devient enfin réalité. A sa grande joie, il rencontre, non seulement, ses idoles, dont Athmane Ariouet, Hamid Achouri et Samira Sahraoui, mais il a même joué aux côtés de ces deux derniers dans Torchaka, du metteur en scène, Ahmed Rezzak. Cette même pièce, qui était en compétition à la 10e édition du même festival (2016), avait changé sa vie. Riad venait de participer pour la troisième fois consécutive à cette compétition qui regroupe annuellement tous les professionnels de cet art exceptionnel. Nous étions avec lui lors de l’annonce des prix. La pièce Torchaka avait cassé la baraque en marquant une année exceptionnelle. Riad était pris de panique. Sa troupe n’a reçu, jusque-là, aucun prix. A vrai dire, il ne restait que le grand prix, mais ce dernier a été annulé en 2015. Riad ignorait si le jury allait le distribuer cette fois-ci ou pas. Désemparé, il ne pouvait pas penser à l’idée de voir Torchaka et partir bredouille de cette compétition. Riad n’a pas arrêté d’appeler ses amis qui assistaient à la cérémonie de clôture. Lorsque soudain, il éclate de joie et tombe dans les bras d’Ahmed Rezzak, qui accordait, lui, vraisemblablement, peu d’intérêt à cette histoire de trophées. Torchaka venait de gagner le grand prix de cette 10e édition du théâtre professionnel. Emotionnellement, il venait de vivre l’un des moments les plus forts de sa vie et de sa carrière de comédien. Les larmes versées ce soir-là étaient certainement signe de joie, mais aussi de réussite de ce jeune artiste, dont peu de gens ont cru en lui, mais qui n’a jamais baissé les bras pour parvenir là où beaucoup n’ont pas réussi à y être.   Enseignante «Le théâtre est l’oxygène que je respire. C’est mon passé, mon présent et mon avenir», nous avoue-t-il. Né à Mechta El Titria, dans la commune de Hanancha, au nord-ouest de Souk Ahras, Riad, qui a grandi dans une famille pauvre, dont le père était manœuvre, a trois frères qui ont tous le même handicap et trois sœurs, dont une lycéenne et deux qui sont aujourd’hui mariées. «Nous habitions ma famille et moi dans un village pauvre et isolé. J’ai vite pris conscience que mon entourage ne me convenait pas. Il me méprisait pour mon handicap, chose qui me détruisait psychologiquement. On avait pitié de moi, ce qui m’a fait comprendre que j’étais différent des autres. Cela m’a vraiment anéanti», se rappelle-t-il. Ses rapports avec les élèves étaient très mauvais. Il raconte, qu’heureusement il avait une enseignante qui l’encourageait à aller de l’avant et réussir dans ses études. Depuis, Riad a toujours fini premier de sa classe avec, parfois, des moyennes qui dépassaient les 17/20. A la 5e année, il entre dans les rangs des scouts de sa région. Et c’est là qu’il découvre un monde qui le comprenait et participait même dans la première pièce de sa vie. «Dans les scouts, j’ai retrouvé l’environnement qui me faisait confiance. J’ai participé pour ma première pièce théâtrale en 1996 où j’ai incarné le rôle du juge. J’avoue que j’ai fait pipi dans mon pantalon quand on a ouvert le rideau (rire). J’ai vu mon père et les autorités qui me regardaient. J’ai eu peur», se souvient-il avec sourire. Au CEM, il est parvenu à passer à la 8e année avec une moyenne qui dépassait 17,50/20 et il a même constitué sa première troupe où il s’est amusé à donner plusieurs spectacles en reprenant les textes de Adel Imam, dont il était fan. Mais la 9e année a gâché l’ambiance de son ascension. Riad a complètement perdu l’usage de ses deux jambes. Cela l’a plongé, systématiquement, dans une situation psychologique comateuse. Il pensait réellement avoir tout perdu. «J’ai tout détesté ; ma famille, mes amis, mes études… tout. Les médecins m’ont dit que je n’allais jamais réussir à me relever. On m’a assuré que j’allais finir sur un fauteuil roulant. J’ai tout abandonné, même mes études», regrette-t-il amèrement. «Je marche» Les années qui ont suivi n’étaient pas prospères pour lui. Sa situation familiale ne lui permettait, malheureusement, pas de rester les bras croisés. Et comme il ne voulait dépendre de personne, il a décidé de tout laisser, se relever et travailler pour aider sa famille. «J’ai été hospitalisé à plusieurs reprises. J’ai marché longtemps avec des béquilles, mais j’ai fini par tout abandonner. J’ai décidé de marcher malgré la douleur et j’ai réussi à le faire avec le temps. La preuve est que je marche aujourd’hui et je fais même du théâtre. Vous en rendez-vous compte ? (Rire).» Riad tenait alors une petite table de cigarettes dans sa commune, puis il a travaillé longtemps comme serveur dans une cafétéria avant que le Théâtre régional de Souk Ahras ne lui ouvre ses portes en 2011. «Après l’ouverture du TRA, je suis allé me présenter et là, je rencontre le metteur en scène, Yacine Tousni, que je ne remercierai jamais assez, car il a cru en moi. Il m’a beaucoup aidé et m’a fait confiance. C’est lui qui m’a donné ma première chance», assure-t-il. Kechrouda Riad participe donc dans la première pièce présentée par le TRA, un projet de Yacine Tousni, intitulée Adam et le monstre. «J’ai appris le texte comme si on apprenait un cours d’histoire ou de géographie. Yacine Tounsi s’occupait à la fois des répétitions mais aussi de notre formation. J’avoue qu’il a, tellement, souffert avec moi», avoue-t-il. Puis, Riad enchaîne les rôles et les spectacles. Il a, notamment, participé dans une tournée nationale avec le TRA et en 2012 à son premier Festival du théâtre professionnel avec le théâtre de Khenchela. Puis, il a incarné le premier rôle dans une pièce de Lahcène Chiba et joué dans le spectacle de Haïdar Benhassine, avant de faire la rencontre du metteur en scène, Ahmed Rezzak. Riad participe avec lui dans son spectacle Ceux qui montent en bas, présenté à la 9e édition du Festival du théâtre professionnel. Le grand public l’a réellement découvert dans Torchaka, dans son deuxième spectacle avec Ahmed Rezzak, qui a raflé le grand prix de la 10e édition du même festival. Dans la 11e édition, Riad participe dans Kechrouda, du même metteur en scène qui raflé les prix de la meilleure mise en scène, meilleur texte, meilleur premier rôle féminin et meilleur deuxième rôle masculin. Aujourd’hui, Riad est devenu un comédien professionnel, convoité, à la fois, par le théâtre pour enfants et par le théâtre pour adultes. Entre autres, il a travaillé aussi avec beaucoup de metteurs en scène, dont Tounès Aït Ali et Aïssa Jekati. Il avoue qu’il est, aujourd’hui, un autre homme. Il dit qu’il est comblé et va même se marier dans quelques mois. «Je respecte tous les metteurs en scène, mais Ahmed Rezzak est un monument. Il est celui qui a illuminé ma vie, car il est, avant tout, un artiste et un humaniste. Quant au  théâtre, il  m’a tout appris. Il m’a permis de regagner confiance en moi et ne jamais m’affaiblir. Merci pour tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin à réaliser mon rêve», insiste-t-il. Riad assure que son mariage sera célébré non pas par la musique mais par une pièce théâtrale qui sera présentée dans son village avec des comédiens connus qui lui ont promis d’y être là. Mais avant de clôturer notre interview, il a insisté pour passer un message aux responsables des théâtres, aux metteurs en scène et acteurs du secteur culturel en Algérie concernant les jeunes comédiens en situation de handicap : «Pour les ministères de la Solidarité et celui de la Culture : ouvrez les portes aux gens se trouvant en situation de handicap, car ils ont en eux un trésor qui vaut plus que l’or. C’est la détermination et le dévouement. Oubliez les 3000 DA que vous leur donnez et pensez à leur capacité et à leur talent. Donnez leur cette chance dont ils en ont besoin pour réaliser leur rêve et leur permettre d’exister dans notre pays. Laissez-nous prouver ce que nous sommes capables de faire. Enfin, je demande juste à ce que vous regardiez l’artiste en tant qu’artiste, sans aucune forme de discrimination. Vous allez nous rendre un grand service.»

Quand la Révolution abat la IVème République française

Enlisée dans la guerre d’Algérie, la IVème République française ne survivra pas à la crise du 13 mai 1958 qui a favorisé le retour au pouvoir du général de Gaulle. C’est par ce constat que s’ouvre le livre de Gilles Thevenon, La Cinquième R
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Quand la Révolution abat la IVème République française

Enlisée dans la guerre d’Algérie, la IVème République française ne survivra pas à la crise du 13 mai 1958 qui a favorisé le retour au pouvoir du général de Gaulle. C’est par ce constat que s’ouvre le livre de Gilles Thevenon, La Cinquième République, vie politique française (Chronique sociale). L’auteur, enseignant de droit à l’université Lumière-Lyon, rappelle dans une chronologie détaillée les épisodes qui ont permis la prise de pouvoir par de Gaulle, soutenu par les partisans de l’Algérie française. C’est à Alger que sera formé le 13 mai 1958 un Comité de salut public sous l’autorité du général Massu.  Mettant à profit cet événement et d’autres, le général annonce qu’il se « tient prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Nommé président du Conseil par le président Coty, il fera rédiger et adopter la Constitution de la IVème République, qui porte à ce jour sa marque. Thevenon évoque le premier voyage du général et l’accueil enthousiaste qui lui a été réservé le 04 juin à Alger où devant une foule de pieds-noirs, il conclut son discours en s’écriant : «Je vous ai compris !». Pour l’auteur, l’exclamation lancée à partir du balcon du Gouvernorat général (actuellement Palais du gouvernement) a tout d’une «équivoque». Si les Ultras ont parlé d’une « duperie », le premier concerné expliquera plus tard qu’il avait « jeté des mots apparemment spontanés dans la forme, mais au fond bien calculés ». L’ouvrage didactique de Thevenot resitue chaque étape des premières années algériennes de la Cinquième République, vue du côté français. Avec la précision attendue d’un énième ouvrage consacré à un épisode qui a toujours intéressé les juristes français, l’auteur parle de la «recherche d’une hypothétique politique pour l’Algérie». Il précise que le général a tenté «d’octobre 1958 à septembre 1959 de mettre en place une politique économique et militaire visant à faire en sorte que l’Algérie demeure entièrement solidaire avec la métropole française». D’autres décisions sont aussi évoquées (action militaire contre le FLN à l’aura immense dans le monde, voie obligée de l’autodétermination). Les difficultés auxquelles a fait face le général à cause de la perspective de négociations avec le FLN sont aussi traitées : « semaine des barricades », le putsch des généraux. Les négociations et l’indépendance de l’Algérie cloront l’épisode algérien de la Vème République. Au-delà de cette période, qui concerne les Algériens, dont le combat acharné pour l’indépendance a fini par triompher, le chercheur évoque les différentes étapes d’un régime qui « conféré à la France une stabilité à la fois politique et constitutionnelle en permettant, notamment, une alternance politique majeure (1981) et trois cohabitations ». Le livre, qui en est à sa troisième édition, retrace, de manière détaillée, l’ensemble de l’histoire de la Vème République française, de 1958 à l’élection de Macron. Une chronologie détaillée des événements et un index par nom en facilitent l’utilisation. Diplômé de l’IEP de Lyon, Gilles Thevenon est maître en histoire, diplômé d’études approfondies en sociologie électorale. Il est maître-assistant à la Faculté de droit et à la Faculté de Lettres modernes de l’Université catholique de Lyon (UCLy) et chargé d’enseignement à la Faculté de droit et science politique de l’université Lumière-Lyon II. Il est l’auteur, entre autres, de Les partis politiques, vie politique française. La Cinquième République, vie politique française, Chronique sociale, Lyon, 2018

Bollywood pleure l’actrice Sridevi : Une grande fille des Indes

Considérée comme l’une des plus grandes actrices du cinéma hindi actuel, la comédienne de 54 ans est morte accidentellement noyée dans sa baignoire à Dubaï samedi dernier. Son corps a été rapatrié mardi soir à Bombay. Le public était venu en
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Bollywood pleure l’actrice Sridevi : Une grande fille des Indes

Considérée comme l’une des plus grandes actrices du cinéma hindi actuel, la comédienne de 54 ans est morte accidentellement noyée dans sa baignoire à Dubaï samedi dernier. Son corps a été rapatrié mardi soir à Bombay. Le public était venu en nombre hier matin pour dire ses adieux à la star dont la dépouille était exposée dans un club d’Andheri, cœur de l’industrie bollywoodienne, avant son incinération au cours d’une cérémonie privée, prévue pour l’après-midi. Dans la file d’attente encadrée par un important dispositif de sécurité, des fans tenaient des roses ou des photos de l’icône disparue. Certains avaient parcouru des centaines de kilomètres pour venir rendre un dernier hommage à l’actrice. La mort de Sridevi a entraîné une pluie d’hommages à travers l’Inde, des milieux artistiques aux plus hautes sphères politiques du pays. Shree Amma Yanger Ayyapan, dite Sridevi, née le 13 août 1963 à Sivakasi au Tamil Nadu et morte le 24 février 2018 à Dubaï (Emirats arabes unis), est une actrice indienne. Elle a commencé sa carrière dès l’âge de quatre ans et tourne plus de 250 films tant en hindi, en tamoul, en télougou qu’en malayalam, devenant l’actrice indienne la plus célèbre des années 1980… L’année 1989 la voit apparaître dans Chandni, une fantaisie de Yash Chopra, puis dans Chaalbaaz de Pankaj Parashar dans lequel elle interprète deux sœurs jumelles. Ce double rôle lui permet de recevoir enfin le Filmfare Awards de la meilleure actrice, prix qu’elle obtiendra de nouveau deux ans plus tard pour sa prestation dans Lamhe de Yash Chopra. Elle y joue les rôles de la femme aimée vainement par Anil Kapoor, puis de sa fille dont il tombe également amoureux à son corps défendant. Comme elle l’avait fait dans Moondram Pirai et Sadma, Sridevi excelle dans l’interprétation d’une femme-enfant dans ce film sensible et impeccablement réalisé, considéré comme une des plus grandes réussites de Yash Chopra et que la critique encense. Contrairement à l’habitude, malgré son échec commercial en Inde, il est couronné de cinq prix aux Filmfare Awards 1992. Malgré quelques succès — Gumrah (1993), Laadla (1994) et Deva Raagam (1996) — les années suivantes sont surtout celles des échecs ou des demi-réussites, Sridevi se voyant progressivement éclipsée par Madhuri Dixit. Elle tourne Judaai (Raj Kanwar) en 1997 puis, comme il est de tradition pour les actrices indiennes, met un terme à sa carrière après son mariage. Cependant Sridevi reste l’une des plus grandes stars du cinéma indien : ayant tourné dans des films en hindi, en tamoul, en télougou et en malayalam, elle s’est imposée. Après 15 ans d’absence, Sridevi fait un retour remarqué sur les écrans en 2012 avec English Vinglish, premier film de Gauri Shinde. Elle y interprète une mère de famille indienne expatriée aux Etats-Unis qui s’émancipe grâce à la fréquentation d’un cours d’anglais pour adultes.

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