Algeria



Erdogan était-il dans son élément ?

Que retenir de «crédible» cette semaine ? Le déplacement du leader turc, à l’évidence, a fait passer au second rang une actualité croustillante partagée entre la rhétorique pitoyable d’Ould Abbès pour le 5e mandat, le pas de danse clownesque de
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Erdogan était-il dans son élément ?

Que retenir de «crédible» cette semaine ? Le déplacement du leader turc, à l’évidence, a fait passer au second rang une actualité croustillante partagée entre la rhétorique pitoyable d’Ould Abbès pour le 5e mandat, le pas de danse clownesque de Sidi Saïd pour faire jaser ses adversaires syndicalistes, et en plus sérieux la «pique» médiatique de Saïd Sadi vite rattrapé par le démon de la politique. C’est sûrement un pot-pourri qui donne de la matière, mais par ces temps de crise politique et morale, on ne sait plus où vraiment donner de la tête quand le pays se trouve gouverné dans les limites d’une approximation qui ne laisse personne indifférent. Et qui met en scène des personnages politiques aussi fantasques les uns que les autres, chacun dans son registre, qui font tout pour l’incarner dans son indigence. C’est en tous cas en pleine fronde sociale gérée à l’emporte-pièce par nos gouvernants que débarque Erdogan pour dynamiser, par sa présence, un partenariat économique déjà bien ancré… au-delà des dividendes politiques réciproques que recherchent les deux pays. Est-il reparti satisfait ? Rien n’est moins sûr sachant que cette visite, visiblement, n’a pu se départir d’un certain «formalisme» alors qu’on lui promettait un caractère plus spectaculaire. C’est vrai que le Président turc n’avait pas l’air d’être très enthousiaste lors de son séjour dans notre pays. On le sentait mal à l’aise, replié sur lui-même, gêné aux entournures, et par moments carrément décontenancé. Des journalistes ont relevé qu’il n’avait pas esquissé le moindre sourire tout le long de sa visite de deux jours. Leur observation n’est pas fausse. Elle est plutôt pertinente, car le fait est marquant pour ne pas dire troublant. Au point où même pendant l’audience que lui a accordée Bouteflika, il ne réussit pas à se dérider complètement, à être plus avenant, bien que dans cette séquence la tâche ne lui a pas été facilitée par la difficulté de communication qu’on a ressentie chez son interlocuteur algérien. Il est comme ça, paraît-il, l’illustre hôte de l’Algérie. Quand il n’est pas dans son élément, il ne peut faire semblant. Derrière la mine diplomatique, c’est son émotion politique qui semblait avoir du mal à s’exprimer. Et c’est donc cette expression «intérieure» de retenue qui a suscité la curiosité de la presse au moment où les instances officielles se sont attachées à donner une dimension «historique» à sa venue. C’est dire si Erdogan avait rencontré une sérieuse contrariété pour se mettre dans cet état. Malgré les accords de partenariat économique qui ont été conclus pour donner un nouveau souffle à la coopération entre les deux pays, il a plané, soutiennent certains observateurs, comme un air d’inachevé sur cette visite d’Etat sur laquelle comptait l’Algérie, d’une part, pour soigner encore un peu plus son image avec la présence d’un Président qui est au cœur des grands débats internationaux du moment, et la Turquie, d’autre part, qui considérait le soutien géostratégique algérien comme important vis-à-vis de la crise syrienne dans laquelle elle se trouve empêtrée. Si l’entente a été convenable sur le plan économique, elle l’a été beaucoup moins sur le plan politique où la position algérienne est restée immuable. C’est ce qui a dû froisser le Président turc dont par ailleurs la réputation a paru très mitigée en Algérie. Il faut dire que si les islamistes, à leur tête le parti du MSP, vouent une grande admiration proche de l’adoration pour ce leader qui les fascine par la main de fer qu’il utilise pour diriger son pays et dont le système de gouvernance à sens unique reste le modèle à suivre le jour où ils arriveront au pouvoir, le courant démocrate, au contraire, éprouve les plus grandes répulsions à l’encontre d’un dirigeant qui piétine ouvertement les principes fondamentaux de la démocratie en bafouant les droits de l’homme et en muselant la presse indépendante, allant jusqu’à fermer sans coup férir des journaux et des médias lourds qui lui apportaient la contradiction. Pour les démocrates algériens, qu’ils se trouvent dans les partis d’opposition ou dans les journaux indépendants, Erdogan a utilisé la démocratie au profit de son ambition despotique et ne se cache pas des atteintes flagrantes aux libertés individuelles et collectives, et à la liberté d’expression dont son régime se rend coupable en jetant en prison des milliers et des milliers d’opposants politiques et de journalistes. C’est cette stature à double tranchant qui a divisé les Algériens sur les réseaux sociaux. Les islamistes ont applaudi un leader charismatique qui leur sert d’exemple, à l’instar de leur chef de file qui, en parfait tête de… turc, ne s’est pas retenu de se fondre en louanges pour glorifier son idole politique, fustigeant au passage les démocrates qui se sont montrés, selon lui, plus chaleureux avec le Président français qu’avec un Président musulman. Les représentants de la société civile répliquent par des mots très durs pour montrer que le déplacement d’un dictateur n’est pas le bienvenu en Algérie. On peut aisément imaginer que les réflexions qui ne lui sont pas favorables ont été rapportées au leader turc, en plus des commentaires acerbes mais objectifs de la presse indépendante qui ont été à l’opposé des médias officiels. Est-ce donc la virulence des éditos indépendants qui ont contrarié l’hôte de l’Algérie ? Très possible en partant du postulat que tout despote n’accepte jamais qu’on lui conteste sa puissance. Mais les raisons de son mécontentement, si mécontentement il y a, sont à chercher ailleurs. Pour l’heure, la coopération économique entre nos deux pays semble bien se porter, et c’est tant mieux pour la couverture d’une actualité nationale qui reste braquée sur l’échéance présidentielle quoi qu’on dise et qui nous livre dans l’intermède des acteurs assez folkloriques. On cite en premier le patron de l’UGTA qui a été filmé en train de se trémousser sur un air d’Aït Menguelet pour répondre aux syndicalistes qui ne marchent pas avec lui et veulent le destituer. Comme le dit la chanson, «Moi je reste et vous vous partez…» ; c’est ce qui importe le plus à Sidi Saïd au moment où des milliers de travailleurs sont menacés de précarité, et subissent des pressions inimaginables pour ne pas défendre leurs droits. On ne peut aussi éviter le chef du FLN qui, tout comme le SG de la centrale syndicale, n’a aucune honte à verser dans la courtisanerie la plus détestable pour rester à son poste, confondant ainsi son image avec celle du Pouvoir. Un Pouvoir auquel l’ex-leader du RCD ne fait aucune concession dans un brûlot politique à méditer. 

«Je me suis engagé dans le combat démocratique au sein de la société civile...»

En guise d’hommage à l’ancien ministre Abdelhak Bérerhi, décédé lundi après-midi à l’âge de 78 ans, après une longue maladie, nous reproduisons son dernier entretien publié le 11 juillet 2017 dans El Watan. Comment a germé l’idée du pro
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«Je me suis engagé dans le combat démocratique au sein de la société civile...»

En guise d’hommage à l’ancien ministre Abdelhak Bérerhi, décédé lundi après-midi à l’âge de 78 ans, après une longue maladie, nous reproduisons son dernier entretien publié le 11 juillet 2017 dans El Watan. Comment a germé l’idée du projet d’écriture de l’ouvrage Itinéraires ? Le projet d’écriture s’est concrétisé quand je suis tombé malade. Après avoir l’avoir reporté à maintes reprises. Mais quand j’ai su que j’avais un adénocarcinome du pancréas (une tumeur maligne), je me suis dit : «Est-ce que j’aurais le temps ? » de laisser une trace ? C’était la course contre la montre. Je me réveillais à 3h ou 4h. D’ailleurs, j’appelais cet instant, la remontée de la mémoire. Je n’avais jamais pris de note. Je n’avais jamais pris de journal. Encore moins de verbatim. J’écrivais. J’ai toujours foncé (dans la vie). Et là, j’ai éprouvé le besoin de traduire ces itinéraires, ces parcours. C’est un devoir de mémoire que je dois à la société. Et à tous ceux qui ont travaillé avec moi. Ce n’était pas mon itinéraire à moi, mais celui, ceux des gens que je décrivais et qui m’ont accompagné dans mon parcours. Donc, leurs itinéraires aussi. Souvent, certains m’appellent pour me dire qu’ils se reconnaissent à travers ces itinéraires. C’est pour cela que j’ai préféré titrer : Itinéraires. Par rapport à Mémoires qui est un titre figé… D’où le pluriel  Itinéraires… Oui.  Itinéraires. Et souvent, on m’appelle. Des gens qui ont lu cet ouvrage ou que je rencontre me disent qu’ils s’y reconnaissent. C’est leurs itinéraires. C’est pour cela que j’ai préféré le terme «itinéraires» à mémoire, c’est un «peu mort». Et là, l’itinéraire va se poursuivre. Qu’il s’agisse de l’université, le développement des ressources humaines ou combat démocratique…Il y aura des gens qui ont déjà participé à ces itinéraires. Et qui vont continuer quoiqu’il arrive. Malgré la maladie, vous avez continué à écrire. Une leçon de courage… J’ai travaillé pendant dix-huit mois. J’étais sous chimiothérapie. Je le suis toujours. J’ai refusé de bénéficier d’un traitement de faveur quant à une chambre personnelle pour recevoir les soins de chimiothérapie. J’ai voulu être parmi le peuple. Là, je suis ce traitement dans salle collective avec des femmes. Et il faut voir ce que je reçois comme appel. Nous nous soutenons… Donc, pendant dix-huit mois, j’ai pratiquement travaillé jour et nuit. Comment écrivez-vous ? A l’aide d’un laptop ? Non ! A la main. J’écris tout à la main. Quand je me réveille à 3h, je prends des notes rapidement sur un carnet. Et puis mon fils ou un neveux, une nièce qui faisaient la saisie de mes notes. Au fur et à mesure, à chaque tirage, je corrigeais. J’ai écrit avec passion tout cela. Et en même temps, avec beaucoup d’humilité. En me rendant compte, c’était un devoir de le faire. Quelle est la période ou la phase de votre vie dont vous êtes le plus fier ? Moi, je me dis d’abord. C’est le fait d’avoir très tôt eu des référents très importants. C’est cela qui a forgé ma personnalité. Qui a fait que je sois «Abdelhak». C’était mon père qui était l’élément-clé. C’est lui qui m’a appris la notion, la valeur de tolérance, de modernité… C’était un imam. On l’appelait «l’imam des jeunes». Donc, c’est lui qui m’a inculqué toutes ces valeurs. Il m’apprit même la séparation du «temporel» du «spirituel» dans le respect mutuel. C’est lui cela. Il m’a dit que la politique n’avait rien à voir avec la religion. Et la religion n’a pas à se polluer dans la politique, carrément. Et quand je l’ai qualifié de «laïc», il a éclaté de rire en guise de réponse. Il incarnait le vrai islam avec des valeurs universelles… Oui. Le véritable islam. Et puis, il y a eu mon professeur de philosophie qui a été déterminant dans mon schéma de pensée. Même au niveau de mon orientation au sens médical. Il y a eu aussi mon maître en histologie, Slimane Taleb qui m’a initié à la formation et à la recherche. Et bien entendu, Mohamed Seddik Benyahia, qui était devenu un ami. J’étais parmi ceux qui ont activé la réforme de l’enseignement supérieur qu’il avait engagée alors. Puis après, il y a eu Yahiaoui avec qui j’ai fait mon introduction, malgré moi, en politique. Vous n’aviez pas cette ambition… Je n’ai jamais cherché à faire de la politique. Jamais ! Moi, j’étais un chercheur. J’avais la passion de la recherche. Je travaillais dans des domaines très pointus. On m’avait même sollicité au Canada. Mais j’ai refusé. C’était en 1970, lors d’un congrès mondial…Quand j’ai passé mon agrégation, j’avais 29 ans… J’étais le plus jeune. Et les étudiants me l’ont bien rendu. Ils étaient tous venus à l’amphithéâtre pour la leçon magistrale. Et ils m’ont offert une longue ovation standing. C’était incroyable. Le grand maître Herlant du jury international m’avait alors dit cela : «Votre jury, ce n’était pas nous mais vos étudiants.  Quand on a vu l’accueil qu’ils vous ont réservé.» Donc, comme cela, je suis arrivé en politique. Avec Benyahia nous avions lancé la réforme de l’enseignement supérieur, j’ai été recteur, ensuite directeur d’institut de biologie…On avait initié à l’époque le Curer (Centre universitaire de recherche, d’études et de réalisation). Un centre de recherche remarquable. Parce qu’on parlait de transition énergétique. Déjà en avance sur votre temps... Nous sommes dans les années 1970… On avait lancé la première maison chauffée à l’énergie scolaire. Oui, on parlait déjà de transition énergétique. Et d’alternative. C’était en 1974. Oui, la première maison et le premier chevreau solaires. Et j’avais été à la station thermale Hammam Meskhoutine avec des ingénieurs pour voir si l’on pouvait chauffer la ville avec la géothermie. A l’époque, on nous prenait pour des «cinglés». Il n’y avait que quelques-uns qui trouvaient que nous étions des visionnaires. On avait lancé l’apiculture. Vingt-et-une unités apicoles. On produisait jusqu’à quatre tonnes de miel expérimental toutes variétés confondues… Les premiers barrages collinaires, c’est nous. A Djbel El Ouahch (Constantine) — avec un projet d’élevage de 10 000 vaches laitières — et à Sétif. Donc, la recherche liée à la formation et intégrée au développement. C’était notre credo. Et là, il fallait algérianiser. Alors, on a lancé une coopération exemplaire avec des accords inter-universitaires français (Grenoble), roumains, les Soviétiques, les polonais… A Constantine, on avait une activité extraordinaire. Les directeurs, les cadres, étaient tous des réservistes du service national. Quand le regretté président de la République, Houari Boumediène, était venu avec le président français à l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, une visite exceptionnelle, j’ai dit : «Yahia (Vive) Boumediène !» Tout ce que j’ai fait, c’était grâce à la communauté universitaire et à son engagement. Les étudiants, les enseignants, les cadres, les travailleurs… Sans eux, je n’aurais rien fait. Les étudiants étaient engagés pour la gratuité des soins, la charte nationale… Ils avaient passé trois jours et trois nuits à débattre de l’avant-projet. Et ils avaient pris le train de nuit et avaient eux-mêmes déposé le document au bureau de Smaïl Hamdani à la Présidence. Donc, ils y croyaient. C’est grâce à cela que j’ai pu travailler et avoir un soutien extraordinaire. Si c’était à refaire… Beaucoup d’amis m’ont reproché cela. Je leur ai répondu que si c’était à refaire, je le referai. Ne pas faire de la «politique politicienne»… J’ai été toujours branché avec l’université. Parce que je suis devenu ministre de l’Enseignement. Je le répète. Aucune ambition. Jamais. D’ailleurs, je l’ai fait savoir à qui de droit. J’ai failli démissionner à trois reprises. Parce qu’il y avait des blocages à un certain niveau. Et il a fallu l’intervention du regretté Beloucif pour me faire rétracter. «Tu es fou de démissionner, le pays a besoin de toi. Tu ne peux pas le faire.» Donc, moi, j’étais un homme libre. Je n’ai jamais travaillé pour un système. Ni pour un pouvoir ni pour un responsable. Avec quel Président avez-vous eu des atomes crochus ? Avec le président Boumediène. Je me souviens à la fin de la visite du président français Valéry Giscard d’Estaing. Lequel m’avait dit : «Vos étudiants doivent manger à la carte, ici.» Ma réponse fut : «Non, Monsieur le président. Cette université, construite, fait déjà partie du premier jalon de la future carte universitaire.» J’y pensais déjà avant d’être ministre. C’est au ministère que j’ai lancé la carte universitaire aux horizons 2000. Alors, Boumediène a allumé son cigare avec beaucoup de plaisir (fierté) en me regardant avec un sourire. Quand a il raccompagné le président Valéry Giscard d’Estaing, Boumediène est descendu de la voiture présidentielle, la DS 21, il est venu vers moi pour me dire : «Continuez à travailler, Bérerhi, je sais qu’il y a des obstacles. On se reverra.» Et on ne s’est plus revus. Donc, je n’ai jamais cherché à devenir un homme politique. La preuve, quand j’ai quitté l’enseignement supérieur, j’ai été à la Jeunesse et aux Sports, une année. Et quand il a eu Octobre 1988, dont les prémices étaient à Constantine, je l’avais fait savoir (en 1987) au président Chadli qui était un homme très respectable. Je lui avais dit que ce qui s’est passé à Constantine, ne sont pas des «voyous», mais des citoyens contre le pouvoir et le système. Et on a eu le 5 Octobre 1988. Après, vous avez été ambassadeur… J’ai été ambassadeur. J’ai fait l’Asie du Sud-Est. Indonésie, Malaisie, Singapour, Australie et Nouvelle-Zélande. Où j’ai appris beaucoup de choses. J’ai appris ce que c’était la diplomatie. Un domaine passionnant. Et quand je suis rentré en Algérie, je suis resté cinq ans «au placard». Pourquoi ? On ne m’a rien proposé. Hormis deux possibilités que j’ai refusé poliment. Cela ne m’intéressait pas. Et quand Si Lamine Zeroual est venu, il m’a appelé au téléphone et m’a invité à le rencontrer. On a discuté près de 45 minutes. Il voulait lancer le Conseil de la nation. Et à la fin, il m’a dit : «Si Abdelhak, c’est pour défendre tes idées et pas les miennes.» Là, j’adhère. Je n’y vais pas pour uniquement lever la main. Mais quand j’ai vu arriver les quatre premiers morts du printemps berbère des arouch qu’on a toujours défendu. Les quatre avant les 127 morts. J’ai démissionné en 2001. J’avais demandé une commission d’enquête. Je me suis engagé dans le combat démocratique au sein d’une association de la société civile, le CCDR. Que prévoyez-vous dans le tome II  d’Itinéraires ? Je parle du combat démocratique. Des institutions au niveau du Conseil de la nation. Et puis du côté des citoyens, de la défense de la République. Le CCDR pour les libertés, les élections présidentielles… C’est un devoir ! Abdelhak Brérehi/ Itinéraires, de l’université à la politiqueTome I et II Editions Necib 2017

Pour une troisième qualification de suite en demi-finale

L’USM Bel Abbès se trouve depuis mardi en stage bloqué à Hammam Bouhadjar, dans la wilaya de Aïn Témouchent. C'est la première longue mise au vert hors Sidi Bel Abbès de l'USMBA cette saison. Ce regroupement vise essentiellement la recherche de l
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Pour une troisième qualification de suite en demi-finale

L’USM Bel Abbès se trouve depuis mardi en stage bloqué à Hammam Bouhadjar, dans la wilaya de Aïn Témouchent. C'est la première longue mise au vert hors Sidi Bel Abbès de l'USMBA cette saison. Ce regroupement vise essentiellement la recherche de la quiétude et la sérénité du groupe qui techniquement aspirait mieux en cette phase retour et ne recherche que le maintien, surtout après la défalcation des six points par la FIFA pour des raisons bien connues. Une situation qui n’a pas permis à l’équipe de la Mekerra de décoller, accentuée par ses deux récentes défaites face au MCO et la JSK. Et revoilà les gars de la Mekerra tenter absolument de repartir du bon pied en préparant leur prochain match des quarts de finale de la coupe d'Algérie face à la JS Saoura hors de leurs bases pour la première fois car, jusque-là, les mises au vert locales étaient des plus courtes. Et malgré les aléas subis en championnat, la qualification en demi-finale est vivement souhaitée par toute la famille belabésienne. A cet effet et après la reprise des entraînements effectuée lundi après-midi au stade du 24 Février 56 de Sidi Bel Abbès, les trois joueurs Bouguelmouna, Zouari et Lamara, qui ont participé au stage de l’équipe nationale, ont réintégré le groupe depuis hier. Selon la direction du club que nous avons contactée, l’équipe séjournera à Aïn Témouchent jusqu’à samedi (jour du match), et ce, pour une bonne concentration des joueurs. Les hommes de Cherif El Ouazzani misent sur une troisième qualification consécutive en demi-finale après les deux précédentes, éliminés par le NAHD et le CRB. Une nouvelle aventure, voire un challenge intéressant dans cette épreuve populaire que les Belabbésiens retrouvent avec grand plaisir, comme en témoigne l'engouement affiché par les fans du club dans tous les quartiers de la ville de la Mekerra. On s’attend donc à une présence massive des supporters le jour du match pour aider les joueurs à se surpasser pour décrocher la qualification aux demi-finales qui pourrait être un stimulant pour la suite du parcours en championnat où le maintien en Ligue 1 reste le premier objectif de l’équipe.   

Le besoin d’enchaîner pour l’Aigle noir

Dans la foulée d’une fin de saison éreintante et la poursuite d’une aventure africaine des plus difficiles, l’Entente de Sétif a vécu ces derniers temps des moments «paisibles». Outre un bon début en compétition continentale, les Sétifiens r
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Le besoin d’enchaîner pour l’Aigle noir

Dans la foulée d’une fin de saison éreintante et la poursuite d’une aventure africaine des plus difficiles, l’Entente de Sétif a vécu ces derniers temps des moments «paisibles». Outre un bon début en compétition continentale, les Sétifiens réalisent deux bons résultats en championnat national, malgré l’indisponibilité de tout un contingent de joueurs et la fatigue générée par le voyage à Bangui, lequel sera suivi prochainement par le dur périple au Ghana. Calendrier oblige, l’Aigle noir reçoit demain le CSC pour la grande affiche de la 22e journée du championnat de Ligue 1. Un face-à-face alléchant en perspective entre deux écuries aux ambitions affirmées. La réception du leader voyageant bien cette saison donnera des couleurs au chaudron qui affichera complet pour la circonstance. Jouant à domicile, les Ententistes, qui retrouvent petit à petit leur solidité défensive, se «distinguent» par leur manque d’impact offensif. Leurs «tireurs» se sont inscrits aux abonnés absents au cours des 180 dernières minutes. Afin d’enchaîner les performances, l’attaque sétifienne doit se réveiller et réaliser un match costaud. Pour accrocher le bon wagon et retrouver les premières loges, les Noir et Blanc savent ce qu'ils doivent faire. En cas de succès face au CSC, qui n’est pas facile à jouer, le onze sétifien va non seulement augmenter ses chances de maintien, mais se rapprocher davantage d’une position donnant droit à une compétition continentale. Néanmoins, la mission des partenaires de Zeghba s’annonce ardue. Pour des problèmes de santé, Banouh, Ibouzidene, Bakir, Nadji ne seront pas de la partie. N’ayant pas admis son retour sur le banc des remplaçants, le gardien Khaïri, qui boude, va lui aussi zapper une confrontation à grands enjeux. Cette cascade de forfaits donne le tournis au coach Abdelhak Benchikha, obligé de faire appel à Aïboud, Ziti, Nessakh et Aït Aoumeur, agacés par des blessures qui n’en finissent plus. Les forfaits des uns et la méforme des autres risquent de peser lourd dans la balance. Ne se souciant guère des tracasseries de son hôte, le CSC qui voudrait prendre le large, va tout donner pour bien négocier sa virée sétifienne. Cela dit, après ce match, l’Entente se trouvant pour l’heure à quatre points du 3e, en l’occurrence le MCA, saura s’il est de taille à composter le ticket de la locomotive où les places coûtent cher. L’ESS tient ici une bonne opportunité de freiner le leader, donner du piment à la compétition et se replacer dans la course au podium. Important, ce derby est une belle opportunité pour Sétif de monter que son sursaut n’est pas un feu de paille.

Le Doyen à fond sur la coupe

Perdant du terrain en championnat, après le nul concédé face à son voisin l’USMA, le Mouloudia d’Alger mettra toutes ses forces dans l’épreuve populaire, qu’il place désormais comme un objectif, dans l’espoir de décrocher un titre cette saiso
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Le Doyen à fond sur la coupe

Perdant du terrain en championnat, après le nul concédé face à son voisin l’USMA, le Mouloudia d’Alger mettra toutes ses forces dans l’épreuve populaire, qu’il place désormais comme un objectif, dans l’espoir de décrocher un titre cette saison et éviter le syndrome de l'année blanche. Sur une courbe ascendante depuis quelques semaines, avec des démonstrations de force aussi bien en championnat qu’en Ligue des champions, les Algérois ne jurent que par une qualification en demi-finale, aux dépens d’un pensionnaire de Ligue 2, en l’occurrence le Mouloudia de Béjaïa, dauphin au classement. Visant une 9e couronne dans l’épreuve populaire, les Algérois prennent très au sérieux leurs adversaires du jour, notamment après les avertissements de leur coach, Bernard Casoni, qui juge que le MOB «même s’il évolue en Ligue 2, a le niveau d’une équipe de l’élite. Sa prestation et surtout sa qualification au précédent tour face au MC Oran, dauphin au classement de la L1, en est la preuve», martèle le Français. Ce dernier, et en prévision de ce choc, bien qu’il pourra compter sur l’apport de milliers de fans et surtout la belle prime promise par la direction (20 millions en cas de qualif', ndlr), devra opérer des changements au niveau de son onze. En effet, il devra se passer des services de son fer de lance, Hicham Nekkache, pour cause de suspension. A noter que les Algérois n’auront pas de répit, puisqu’ils s’envoleront ce dimanche pour le Nigeria en prévision de la joute aller de la LDC face au MFM.   Les Mobistes y croient Pour les Béjaouis, ce choc ne s’annonce pas facile du tout. Mais les poulains du coach Bouarata veulent réaliser l’exploit de se qualifier pour le carré d’as aux dépens d’un favori. Les camarades du capitaine Rahal ont entamé les préparatifs de cette rencontre depuis avant-hier. Une reprise qui s’est déroulée dans de bonnes conditions où les joueurs affichent un moral au beau fixe et surtout une grande détermination à jouer à fond leurs chances pour la qualification. Le staff technique a mis en place un programme spécial pour cette semaine en misant notamment sur le volet psychologique où le coach a tenu à demander à ses joueurs d’oublier le championnat et se concentrer uniquement sur Dame Coupe afin d’espérer obtenir un bon résultat. En dépit de la difficulté de la tâche, le capitaine Rahal s’est montré optimiste en déclarant : «Nous allons affronter le MC Alger avec l’unique objectif de réussir un bon résultat. Dame Coupe ne reconnaît pas la logique et désormais, on peut en profiter pour revenir avec la qualification bien que nous soyons conscients que la tâche ne sera pas facile.» La délégation béjaouie se déplacera aujourd’hui dans la capitale où elle élira domicile à l’hôtel Soltane. Sur le plan effectif, le MOB enregistrera l’absence de Boucherit, Herida (suspendu), tandis que Noubli est blessé. Notons le retour de Maâmar Youcef et de Salhi qui ont été du voyage pour Alger.    

Agroalimentaire : Dulcesol agrandira son usine en Algérie

Le groupe espagnol Dulcesol, spécialisé dans les produits boulangers industriels, investira plus de 4,5 millions d’euros dans son usine en Algérie pour la construction d’une nouvelle ligne de production, a rapporté hier l’agence de presse publique
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Agroalimentaire : Dulcesol agrandira son usine en Algérie

Le groupe espagnol Dulcesol, spécialisé dans les produits boulangers industriels, investira plus de 4,5 millions d’euros dans son usine en Algérie pour la construction d’une nouvelle ligne de production, a rapporté hier l’agence de presse publique espagnole EFE. Le démarrage de la nouvelle ligne, prévu pour janvier 2019, permettra à l’entreprise d’augmenter sa production globale de 1300 kg/heure du produit fini actuel à 1850 kg/heure, soit une croissance de plus 40%, a ajouté la même source. Le personnel, actuellement composé de 125 personnes, va augmenter aussi grâce au recrutement de 20 travailleurs. Avec la mise en service de cette ligne, ajoutée aux deux existantes, dédiées aux muffins et pâtisseries, le groupe consolidera ainsi sa position de leader sur le marché algérien. Cette nouvelle ligne produira du pain brioché au levain avec différentes garnitures (crème, cacao, pépites de chocolat) qui sera commercialisé localement sous la marque Dulcesol. Le PDG du groupe Dulcesol, Rafael Juan, a indiqué que certains des produits ont une demande très stable. Ce facteur, ajouté aux difficultés d’exportation vers l’Algérie, a conduit Dulcesol à choisir de fabriquer localement ses produits, selon lui. L’usine en Algérie, située à Sig, dans la wilaya de Mascara, et inaugurée en 2014, représente la première usine pour le groupe, en dehors de l’Espagne, et a permis à Dulcesol de devenir la première marque de pâtisserie sur le marché algérien, selon la compagnie. L’investissement, qui s’élevait à 13 millions d’euros, incluait la construction des installations sur une superficie de 7000 m2 et l’achat de deux lignes de fabrication. La présence du groupe espagnol en Algérie remonte à février 2011, date à laquelle sa filiale Dulcesol Algérie avait commencé à opérer, initialement chargée de canaliser la vente de tous les produits provenant de ses usines espagnoles. Le groupe familial Dulcesol, basé à Villalonga, à Valence, a réalisé par ailleurs un plan d’expansion internationale qui lui a permis d’être présent dans 46 pays. Son chiffre d’affaires de 46,16 millions sur le marché international représente près de 14,5% de l’activité du groupe. Les principaux destinataires de ses produits sont l’Algérie, la France, l’Italie, le Maroc, le Portugal et le Royaume-Uni. Depuis 2010, l’entreprise a investi dans des installations, des machines de dernière génération et divers projets liés au développement de produits, d’une valeur de plus de 150 millions d’euros.  

Capacités de raffinage : Un déficit de plus de 3 millions de tonnes

L’achèvement de l’opération de réhabilitation de la raffinerie d’Alger (Sidi R’zine à Baraki) devrait permettre, selon le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, de répondre aux besoins internes en carburants et d’ouvrir la voie à l’arr
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Capacités de raffinage : Un déficit de plus de 3 millions de tonnes

L’achèvement de l’opération de réhabilitation de la raffinerie d’Alger (Sidi R’zine à Baraki) devrait permettre, selon le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, de répondre aux besoins internes en carburants et d’ouvrir la voie à l’arrêt des importations. Celles-ci coûtent 2 milliards de dollars par an à l’Etat, selon Ould Kaddour qui souligne que cette situation ne peut pas continuer. Il est à savoir que les volumes importés permettent de combler un déficit d’environ 3 millions de tonnes de carburants par an, alors que les capacités de raffinage actuelles de Sonatrach avoisinent les 12 millions de tonnes, face une consommation dépassant les 14 millions de tonnes par an. Le PDG de Sonatrach, qui s’exprimait lors d’un point de presse improvisé à Oran, en marge des festivités du 24 Février, a souligné en outre que l’opération de raffinage faite en Italie suite à un appel d’offres lancé par Sonatrach il y a quelques semaines, est «ponctuelle» et vise dans la conjoncture actuelle à «économiser des devises» au pays qui fait face à une demande grandissante en produits pétroliers. Selon le patron de Sonatrach, cette opération n’est pas appelée à être renouvelée, sauf cas de force majeure, soit en cas de retard des projets en cours de réalisation en Algérie. Il est à rappeler que la raffinerie d’Alger devrait permettre, une fois l’opération de rénovation terminée, d’augmenter la production de gasoil à 1,18 million de tonnes/an, celle de l’essence à 1,3 million t/an et celle du GPL à 270 000 t/an. Selon les projections de Sonatrach, le programme de renforcement des capacités de raffinage à travers la réalisation des raffineries de Hassi Messaoud et de Tiaret permettra, par ailleurs, de compter, à l’horizon 2021, sur une capacité de production additionnelle de 10 millions de tonnes supplémentaires par an. En attendant les réalisations projetées, le gouvernement tente de faire reculer la consommation interne devenue vorace ces dernières années. Une courbe de plus en plus ascendante alors que le programme de raffinage peine à être réalisé. Lors de la présentation de la loi de finances 2018, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, a justifié les hausses des taxes sur les produits pétroliers par «la consommation excessive des carburants dans notre pays, évaluée à 14 millions de tonnes, dont 9,7 millions de tonnes de gasoil et 4,3 millions de tonnes d’essence». Il ajouta que la situation est d’autant plus intenable que «la part des produits pétroliers importés est estimée à 23% du total des carburants consommés, soit l’équivalent de 3,2% millions de tonnes, induisant une facture de 900 milliards de dinars supportée par le Trésor public».    

La consommation d’essence augmente

Le pompage de l’essence normale s’est accru de 1,8%, en passant de 1,16 million de tonnes (Mt) en 2016 à 1,18 Mt l’année dernière, tandis que l’utilisation de l’essence sans plomb par les conducteurs a augmenté durant la même période de 1,36 M
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La consommation d’essence augmente

Le pompage de l’essence normale s’est accru de 1,8%, en passant de 1,16 million de tonnes (Mt) en 2016 à 1,18 Mt l’année dernière, tandis que l’utilisation de l’essence sans plomb par les conducteurs a augmenté durant la même période de 1,36 Mt à 1,43 Mt, soit une évolution significative estimée à 5,4%. L’augmentation des prix de l’essence, induite par les deux dernières lois des finances, ne semble pas avoir d’effets sur la courbe de la consommation interne, la demande en la matière ayant globalement augmenté durant l’année écoulée, selon le dernier bilan de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH). Ainsi, la consommation de l’essence normale et sans plomb a continué à évoluer à la hausse durant l’année 2017, a révélé hier l’ARH, citée par l’APS. En volume, indique la même source, le pompage de l’essence normale s’est accru de 1,8% en passant de 1,16 million de tonnes (Mt) en 2016 à 1,18 Mt l’année dernière, tandis que l’utilisation de l’essence sans plomb par les conducteurs a augmenté durant la même période de 1,36 Mt à 1,43 Mt, soit une évolution significative estimée à 5,4%. S’agissant des autres types de carburants, l’ARH indique en revanche que la consommation de l’essence super a connu un recul de 12,4% pour s’établir à 1,53 Mt en 2017 contre 1,75 Mt en 2016, au même titre que le gasoil, dont la demande a légèrement régressé en s’établissant à 10,08 Mt, contre 10,32 Mt, soit une baisse de 2,3%. A contrario, la consommation du GPL/carburant a connu, elle, une croissance significative avec un volume de 456 978 tonnes en 2017, contre 351 571 tonnes une année plus tôt, marquant ainsi un bond de près de 30%. Dans l’ensemble, note cependant l’Autorité de régulation des hydrocarbures, la consommation globale des carburants a enregistré une baisse annuelle de 1,7%, reculant ainsi à 14,68 millions de tonnes en 2017, contre 14,94 Mt en 2016. Durant l’année prise en référence, soit 2017, les taxes induites par la loi des finances avaient, rappelle-t-on, charrié une relative hausse des prix des carburants à la pompe, l’essence normale ayant ainsi augmenté à 32,69 DA le litre, l’essence super à 35,72 DA, celle sans plomb à 35,33 DA et enfin le gasoil à 20,42 DA, tandis que le prix du GPL/carburant est resté stable à 9 DA/litre. Des prix qui ont été du reste révisés à nouveau à la hausse à la faveur de la loi de finances de l’année en cours, au moment où la facture d’importation des carburants atteignait près de 1,6 milliard de dollars (2,96 millions de tonnes de carburants importés), contre 1,35 milliard de dollars (3,06 millions de tonnes) en 2016. A noter qu’une dizaine d’opérateurs interviennent dans la distribution de gros de ces carburants sur le marché national, à savoir l’entreprise publique Naftal et neuf autres opérateurs privés, en l’occurrence Petrobaraka, Petroser, GBS, Petrogel, Galaoil, Alpetro, Hamdi Petrolium, Propal et Stpp. Alors que le parc national de véhicules compte actuellement plus 6 millions d’unités, ceux convertis au GPL/c ont été au nombre de 60 000 en 2017, contre 43 000 en 2016 et 24 700 en 2015.             

Les deux Corées unies aux JO La diplomatie par le sport

Les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang se sont terminés cette semaine sur une légère note d’optimisme. Le relief majeur de ces joutes tient moins aux exploits sportifs des compétiteurs (du reste peu suivis par les téléspectateurs algériens) qu
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Les deux Corées unies aux JO La diplomatie par le sport

Les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang se sont terminés cette semaine sur une légère note d’optimisme. Le relief majeur de ces joutes tient moins aux exploits sportifs des compétiteurs (du reste peu suivis par les téléspectateurs algériens) qu’à un fait quasi inattendu qui a conforté l’idéal olympique dans ce qu’il a de plus noble. Une délégation de la Corée du Nord voisine a été invitée et était présente à Pyeongchang qui a vu, lors de la parade de la cérémonie d’ouverture, un défilé commun des deux frères ennemis sous un même emblème. Une équipe sportive unifiée a également participé aux épreuves de hockey sur glace. Le président nord-coréen y a délégué sa sœur pour le représenter et qui était assise, dans la tribune officielle, non loin d’Ivanka Trump, la fille du président des Etats-Unis. La tension sur la péninsule coréenne très sensible depuis 1953 (les deux entités sont pratiquement en  situation de guerre froide)  a nourri les inquiétudes de voir ces «jeux de la paix» flétrir l’espoir de renouer avec la trêve olympique en cas de faits contraires dommageables pour l’excellente initiative prise par les pouvoirs des deux pays. La seule nouvelle qui est venue perturber le tableau idyllique de la station d’Alpensia est cette décision, en pleine «lune de miel», de renforcer les sanctions contre la Corée du Nord. Une annonce rendue publique à un moment inconvenant, selon les observateurs, par Donald Trump. Ce n’est pas la première fois que le sport,  vecteur de la mondialisation avant l’heure, intervient indirectement dans le champ politique. Le pouvoir de la diplomatie sportive a fait quelquefois ses preuves. On se souvient que le dégel sino-américain avait commencé en 1971 par la tournée d’une équipe de tennis de table américaine en Chine accompagnée de plusieurs journalistes influents de la presse états-unienne à l’invitation de son homologue chinoise. Cette initiative était née de l’amitié qu’avaient liée et entretenue un athlète chinois et un athlète américain lors des Championnats du monde disputés peu auparavant au Japon. Avant cette date, seuls onze ressortissants américains avaient séjourné au pays de l’Empire du Milieu. Il s’agissait de membres des Black Panthers, une organisation révolutionnaire afro-américaine se revendiquant, entre autres, du… maoïsme. La «diplomatie du ping-pong», comme l’avait  surnommée la presse internationale, allait faciliter, une année  après (1972), la visite historique du président Richard Nixon à l’invitation de Mao Tsé Toung. Un événement unique dans les annales depuis la fermeture hermétique des frontières chinoises en 1949. Passé ce moment historique, le mouvement olympique allait, peu après, être considérablement écorché lors des JO de Moscou (1980). Les Etats-Unis ont suscité le boycott d’une cinquantaine de pays à cause de l’envahissement en 1979 de l’Afghanistan par l’armée soviétique. L’URSS allait prendre sa revanche quatre ans plus tard en encourageant une quinzaine de pays du bloc soviétique à ne pas participer aux Jeux olympiques de Los Angeles (1984). Jamais le sport et les Jeux olympiques n’avaient été autant ébranlés après cette immixtion inattendue de la politique internationale issue des tensions Est-Ouest. C’est en cela que les JO de Pyeongchang sont venus rétablir le temps d’une trêve olympique (comme de coutume dans la Grèce antique où les armes étaient momentanément rangées) l’aspiration de deux peuples, qui en réalité n’en font qu’un, à connaître des lendemains enchanteurs, c’est-à-dire éloignés des relents de la guerre et de la menace nucléaire. Un rêve qui sera sans doute vite rattrapé par les réalités antagoniques et les intérêts géostratégiques des superpuissances.

Imbroglio autour des représentants algériens

L’affaire des représentants algériens à l’Arab Championship de football, prévu l’été prochain, probablement au Maroc, a provoqué une véritable polémique. L’Union arabe de football (UAFA) aurait informé, dans une lettre adressée avant-hie
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Imbroglio autour des représentants algériens

L’affaire des représentants algériens à l’Arab Championship de football, prévu l’été prochain, probablement au Maroc, a provoqué une véritable polémique. L’Union arabe de football (UAFA) aurait informé, dans une lettre adressée avant-hier à la Fédération algérienne de football (FAF), avoir opté pour l’USM Alger et l’ES Sétif. Un choix qui risque de poser problème, puisque l’instance fédérale nationale avait choisi, lors de la réunion de son bureau fédéral tenue le 16 février dernier, l’USM Bel Abbès pour représenter l’Algérie à ce tournoi. La FAF avait justifié son choix par le fait que ce club de l’ouest du pays avait terminé à la quatrième place lors du précédent exercice, alors que les trois premiers, en l’occurrence l’ES Sétif, l’USM Alger et le MC Alger, prennent part déjà à des compétitions internationales. A cet effet, les invitations adressées par l’UAFA, dont le vice-président, faut-il le rappeler, n’est autre que Mohamed Raouraoua, à l’USMA et l’ESS, ont irrité au plus haut point les responsables algériens du sport. D’ailleurs, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali El Hadi, s’est prononcé, hier, sur la question en affirmant qu’il était «inconcevable» que l’Union arabe de football choisisse deux clubs algériens sans consulter la FAF. Le président de la Fédération palestinienne de football, Idriss Radjoub, membre de l’exécutif de l’instance arabe, se trouvant actuellement en Algérie, a indiqué que «même si l’Union arabe a choisi ces deux clubs algériens, le dernier mot revient à la FAF». En tout cas, il est clair que cette nouvelle polémique va alimenter la scène sportive nationale pendant plusieurs jours encore. Bel Abbès voudrait bien prendre part à ce rendez-vous très «lucratif». Le vainqueur de la prochaine édition touchera 2,5 millions de dollars, alors que les éliminés du premier tour repartiront avec 100 000 dollars.  

Une commission aujourd’hui au stade du 1er Novembre

La Commission fédérale de la coupe d’Algérie, contrairement à tout ce qui a été dit, n’a toujours pas tranché la question de la domiciliation du quart de finale de coupe d’Algérie JS Kabylie – USM Blida, programmé pour ce week-end. Cette d
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Une commission aujourd’hui au stade du 1er Novembre

La Commission fédérale de la coupe d’Algérie, contrairement à tout ce qui a été dit, n’a toujours pas tranché la question de la domiciliation du quart de finale de coupe d’Algérie JS Kabylie – USM Blida, programmé pour ce week-end. Cette dernière, et après avoir envisagé sérieusement de délocaliser ce match, semble s’être finalement ravisée suite aux documents et autre preuves qui lui ont été adressés par la direction de la JSK. Ainsi, et comme indiqué dans notre édition d’hier, la direction des Canaris et pour prouver qu’elle est en mesure d’accueillir l’USMB dans son antre du 1er Novembre de Tizi Ouzou dont la capacité dépasse les 20 000 places, a adressé dans l’après-midi de lundi un rapport à la FAF accompagné de celui de la DJS de Tizi Ouzou, le certifiant après un levé topographique effectué lundi matin. Un document officiel qui a contraint visiblement la commission de la coupe d’Algérie à le prendre en considération, et à reporter sa décision concernant la domiciliation du match, alors qu’on est à moins de 48 heures de la date prévue de la rencontre. A cet effet, et pour ne pas léser la JSK avec toutes ces preuves fournies, la FAF, à travers son secrétaire général, a répondu à la direction du club, l’informant hier après-midi qu’une commission technique d’homologation constituée de représentants de plusieurs secteurs sera dépêchée, cet après-midi à partir de 15h au stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou, pour vérification de la capacité du stade, sur la base du rapport de la DJS de la ville des Genêts. C’est ce que nous confirmera le DG de la SSPA/JSK, Nassim Benabderrahmane, contacté par nos soins, hier en début d’après-midi. «On vient tout juste de recevoir une correspondance de la FAF, nous annonçant le déplacement d’une commission technique d’homologation pour ce mercredi (aujourd’hui, ndlr) à 15h. Cela fait suite au rapport qu’on a adressé à la FAF la veille, accompagné du levé topographique du stade».  Insistant sur le fait que cette histoire de capacité du stade du 1er Novembre n’est qu’un malentendu, le DG de la JSK qui admet que dans le dossier d’engagement du club pour cette saison, la capacité du stade inscrite est de l’ordre de 14 000 places, s’explique : «Lors du passage de la commission d’évaluation et d’homologation l’été dernier, il faut savoir que le stade était en travaux avec plusieurs accès fermés. De ce fait, les endroits en travaux n’ont pas été comptabilisés», explique le responsable de la JSK pour mettre fin à la polémique.  

84 milliards de dinars de financement à l’économie

L’établissement financier privé, spécialisé dans le leasing, Maghreb Leasing Algérie (MLA), a totalisé, depuis sa création en 2006 à fin 2017, un montant de 84 milliards de dinars de financement à l’économie nationale. Pour la seule année 20
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84 milliards de dinars de financement à l’économie

L’établissement financier privé, spécialisé dans le leasing, Maghreb Leasing Algérie (MLA), a totalisé, depuis sa création en 2006 à fin 2017, un montant de 84 milliards de dinars de financement à l’économie nationale. Pour la seule année 2017, l’établissement qui détient plus du tiers du marché du leasing en Algérie, a réalisé un marché de 12 milliards de dinars, contre 9 milliards en 2016. Selon Nafa Abrous, président du directoire de MLA, qui s’exprimait hier en marge d’une rencontre à Alger, consacrée au lancement d’un nouveau produit appelé «Pack School», le marché du leasing a enregistré ces dernières années une régression due au ralentissement de l’économie nationale. Malgré cette conjoncture peu favorable au développement des activités du leasing, MLA a tout de même réalisé une croissance de son business traduite par une hausse de son chiffre d’affaires de 34% en 2017, par rapport à 2016. «C’est parce que nous avons développé une stratégie axée sur la proximité avec les entreprises et sur la diversification du portefeuille. Nous finançons tous les secteurs de l’économie et nous nous spécialisons notamment dans le financement de l’outil de production, avec un seuil qui a augmenté, passant de 2 à 3 millions d’euros», a expliqué M. Abrous. Et de préciser que, contrairement à ce que pensent beaucoup d’opérateurs, l’établissement n’est pas spécialisé dans le financement de l’achat des véhicules, puisque «ce marché ne représente que 10% de notre portefeuille, et le mobilier à peine 6%». Quant aux secteurs qui ont eu le plus à bénéficier de crédits-bails, le même responsable a cité en premier lieu le commerce, à hauteur de 28% des crédits octroyés, le BTP avec 24% et enfin l’industrie et les services. Concernant le nouveau produit lancé hier, MLA indique que le Pack School est une formule de leasing simplifiée, conçue spécialement pour la création et le développement des crèches, des collèges, des universités et autres centres et institutions de formation. Cette formule permet l’acquisition de biens tels que les sièges, les annexes, les matériels informatique et bureautique, ainsi que les parcs roulants. L’année dernière, l’établissement avait lancé un pack appelé «Pack santé» destiné aux cliniques, laboratoires, pharmaciens, médecins et autres professionnels de la santé. En 2016, MLA a mis sur le marché le concept de financement «Mantoudj Bladi» (Produit de mon pays) au profit des jeunes investisseurs, une formule qui permet de financer l’investisseur en amont pour «lancer la production, puis l’accompagner dans les premiers pas de la commercialisation, à travers le financement des clients qui achètent le produit». Pour rappel, MLA, présent en Algérie depuis plus de dix ans, a été agréé en mars 2016 par la Banque d’Algérie comme établissement financier spécialisé. Il est doté d’un capital de 3,5 milliards de dinars. Ses actionnaires sont Tunisie Leasing Group et la banque tunisienne Amen Bank, la SFI, filiale de la Banque mondiale, FMO, un fonds public d’investissement néerlandais, Proparco de l’Agence française de développement et CFAO.                         

«Le développement de la finance islamique permettra de réduire le taux des épargnes qui circulent dans l’informel»

- Selon vous, en quoi la finance islamique est différente du mode de financement conventionnel ? Ce qu’il faut retenir c’est que dans la finance classique, le plus grand acteur ce sont les banques. Celles-ci font de l’intermédiation monétaire. El
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«Le développement de la finance islamique permettra de réduire le taux des épargnes qui circulent dans l’informel»

- Selon vous, en quoi la finance islamique est différente du mode de financement conventionnel ? Ce qu’il faut retenir c’est que dans la finance classique, le plus grand acteur ce sont les banques. Celles-ci font de l’intermédiation monétaire. Elles collectent de l’argent, elles le prêtent et prennent des marges. Chez les banques islamiques, le processus est le même, mais ces dernières se basent sur le principe de partenariat et le partage des pertes et des gains selon un taux convenu d’avance sous forme de contrats (moudaraba et moucharaka). Dans la moudaraba il y a un détenteur du capital et une deuxième partie qui a le savoir-faire (la banque) en termes de placement et de financement. Le déposant lui confie son argent et ils partageront les gains et les pertes à la fin. La moucharaka, quant à elle, est une prise de participation directe où le déposant prend des parts dans une société X ou Y. - Quel sont les avantages de ce système ? Dans les régions où la population est majoritairement musulmane, l’usure est interdite même s’il existe parfois des polémiques concernant le taux d’intérêt prohibé. Il faut rappeler que cette pratique a été interdite d’abord par le christianisme et le judaïsme, car l’usure a souvent mené la société à la dérive et aggrave les inégalités sociales. Donc la finance islamique a une dimension spirituelle et permet d’assurer l’équité sociale à travers le partage des gains et des pertes dans un esprit de solidarité. Chose qu’on ne trouve pas dans le système classique. Il y a un verset coranique qui dit que «Le bon Dieu a interdit l’usure et toléré le commerce». En partant de ce principe, c’est toute une industrie qui s’est mise en place. - La finance islamique peine à se développer en Algérie. Pourquoi et quelles en sont les conséquences ? L’une des premières tentatives, si ce n’est pas la toute première, de mettre en place une banque islamique a été réalisée à Alger en 1928 à l’initiative d’un érudit algérien qui s’appelait Hadj Brahim Abu El Yakdane. On était les pionniers en termes d’idées, mais il a fallu attendre jusqu’au début des années 1990, pour qu’une première banque islamique soit installée en Algérie, El Baraka Bank, suivie en 2008 par El Salam Bank. Nous avons été devancés de 20 ans par les pays du Golfe et de l’Asie du Sud-Est. Cependant, en Algérie, la finance islamique représente à peine 5% du marché bancaire national. Les banques susmentionnées n’ont pas pu s’imposer et développer leurs activités à cause de l’absence de cadre juridique spécifique à ces institutions financières. Si on va au code du commerce, on ne trouvera pas de titres qui s’appellent Sukuk, par exemple. A cette contrainte s’ajoute le problème de la double taxation des produits des banques islamiques, dont l’activité se base essentiellement sur la vente, l’achat et la location de biens. Tous les pays qui se sont développés dans ce domaine ont mis en place des lois spécifiques à ce type de financement, y compris le Royaume-Uni et la France. - Pourquoi l’Algérie ne l’a pas encore fait, selon vous ? L’Algérie ne l’a pas fait auparavant, puisque le pays n’était pas en crise. Aujourd’hui, la situation a changé. Le ministre des Finances a annoncé l’ouverture de fenêtres de la finance islamique par trois banques publiques avant fin 2017. Mais cela n’a pas été fait en raison, me semble-t-il, des retards mis pour élaborer les textes réglementaires. Le développement de la finance islamique est plus qu’une nécessité pour faire face à la crise. Ce mode de financement permettrait de réduire le taux des épargnes qui circulent dans les circuits informels. Si les gens gardent leur argent à la maison, c’est que les prestations des banques ne répondent pas à leurs besoins et convictions religieuses. L’ouverture de banques islamiques a été suivie dans beaucoup de pays par des dépôts incroyables d’épargnes. Le système a tellement bien fonctionné, au point où certaines banques ont eu du mal à investir l’argent collecté.  

Finance islamique : L’Algérie à la traîne faute d’une législation adéquate

L’Algérie dispose pour le moment de deux banques qui proposent des produits conformes à la charia, à savoir Al Baraka Bank et El Salam Bank, mais cela reste insuffisant par rapport à ses potentialités économiques. L’Algérie est l’un des rares
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Finance islamique : L’Algérie à la traîne faute d’une législation adéquate

L’Algérie dispose pour le moment de deux banques qui proposent des produits conformes à la charia, à savoir Al Baraka Bank et El Salam Bank, mais cela reste insuffisant par rapport à ses potentialités économiques. L’Algérie est l’un des rares pays musulmans au monde à ne pas encore disposer d’une légalisation spécifique à même de développer la finance islamique. C’est ce qu’ont affirmé, avec regret, des participants au 1er Salon national de la finance islamique, tenu du 26 au 28 de ce mois à Boumerdès. Organisée par la Chambre locale de commerce et d’industrie en collaboration avec Unicom de Rouiba, cette manifestation, qui prendra fin aujourd’hui, a été une occasion pour de nombreux opérateurs, experts financiers et responsables de banques publiques et privées d’expliquer les spécificités et avantages de ce mode de financement très en vogue dans les pays moyen-orientaux, mais peu développé et méconnu chez nous. En Algérie comme partout ailleurs, le sujet suscite souvent des polémiques, notamment quand il est abordé sous un angle idéologique. Pour Boubekeur Ajdir, expert international venu de France, «la finance islamique se base surtout sur le principe du partage des gains et des pertes. Elle prône le respect de l’éthique et la nécessité d’éviter ce qui est interdit par la charia et vise à promouvoir les valeurs de l’équité, la transparence, etc.». Selon lui, l’Algérie demeure très en retard en la matière par rapport à ses voisins immédiats. «L’Algérie dispose pour le moment de deux banques qui proposent des produits conformes à la charia, à savoir Al Baraka Bank et El Salam Bank, mais cela reste insuffisant par rapport à ses potentialités économiques. Ces banques sont soumises à la même réglementation que celle qui régit le système financier classique et les autres banques», a-t-il précisé. Vu la diversité et l’attractivité des produits et offres proposés par les banques islamiques, ce mode de financement pourrait, selon lui, contribuer grandement à la relance de l’économie à travers la mobilisation des ressources et épargnes qui, à présent, sont hors circuit bancaire en raison de l’absence d’instruments répondant aux convictions de leurs détenteurs. Pour un cadre d’une banque publique, les formules d’investissement basées sur les techniques participatives, telles que «Al Moudharaba» ou «Al Moucharaka» sont fortement plus juteuses que les placements bancaires classiques, notamment en période de baisse des taux. «Même la présidente du FMI loue les avantages de la finance islamique en disant un jour qu’il porte des valeurs dont le capitalisme moderne a besoin aujourd’hui. Car en sus du fait qu’il permet d’éviter la spéculation, l’incertitude, la manipulation, il assure la traçabilité et le développement d’une économie réelle qui profite à tous», appuie-t-il, en rappelant que le Royaume-Uni est le premier pays à avoir encouragé ce financement alternatif pour attirer les investisseurs et les fonds des milliardaires du Golfe afin de faire face à la crise. Hicham El Kacimi, directeur de contrôle à El Salam Bank, lui, s’est plaint des retards enregistrés par l’Algérie pour élaborer une législation spécifique à la finance islamique. «Certes, on est autorisés à activer, mais nous le faisons avec beaucoup de difficultés et nous avons du mal à diversifier nos offres. La finance islamique est un domaine très vaste qui doit être régi par une loi spécifique, car le mode de collecte de fonds et leur utilisation sont différents que ceux du système classique», a-t-il noté. Abondant dans ce sens, un autre participant au Salon a déploré le non-respect des délais annoncés – fin 2017 – pour l’ouverture par la CNEP, BADR et BDL, des fenêtres de la finance islamique. «On attend à ce jour le feu vert de la Banque centrale pour se lancer dans ce créneau», dit-il. Pour sa part, Sofiane Mazari, expert financier, a évalué la finance islamique en Algérie à moins de 5% du marché bancaire national, estimant qu’il est plus que nécessaire de mettre en place des textes réglementaires et un écosystème indispensables à l’émergence d’émetteurs corporatifs quasi souverains ou des institutions financières islamiques.                                    

Premier compositeur de musique de films au Maghreb et au Moyen-Orient

Le musicien algérien Mohamed Iguerbouchène (1907/1966) est «le premier compositeur de musique de films au Maghreb et au Moyen-Orient», a indiqué lundi à Tizi Ouzou, le musicologue Mouloud Ounoughene. Ce spécialiste qui a animé une conférence inti
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Premier compositeur de musique de films au Maghreb et au Moyen-Orient

Le musicien algérien Mohamed Iguerbouchène (1907/1966) est «le premier compositeur de musique de films au Maghreb et au Moyen-Orient», a indiqué lundi à Tizi Ouzou, le musicologue Mouloud Ounoughene. Ce spécialiste qui a animé une conférence intitulée «Mohamed Iguerbouchène : un compositeur algérien de musique de films de renommée mondiale», a rappelé, dans le cadre des activités de la 16e édition du Festival du film amazigh (du 24 au 28 février), que la carrière d’Iguerbouchène dans la musique de films a débuté dans les années 1930 avec quelques documentaires dont Aziza et un court métrage Dzaïr. «Par la suite, le réalisateur français Julien Duvivier lui proposa de collaborer à la bande son de Pépé le Moko, un film dont le rôle principal est joué par Jean Gabin. Il cosigna avec Vincent Scotto la bande son de ce film qui est vraiment le détonateur de la carrière d’Iguerbouchène en tant que compositeur pour le cinéma», a souligné M. Ounoughene. Ce compositeur exceptionnel a gravé sa partition dans les studios américains de la Walter Ranger/United Artists pour le compte du film Algiers, réalisé par Jean Cromwell. Il a aussi illustré musicalement Bim, le petit âne, dont le commentaire est écrit et narré par Jacques Prévert, comme il avait aussi collaboré avec Tahar Hennache dans le film documentaire Ghatassine essahra, a-t-il rappelé. Mohamed Iguerbouchène a, en outre, travaillé avec Georgette le Tourneur de Marçay dans Vision saharienne et signé la musique du film Minaret dans le soleil, dont le thème s’articule autour de la ville de Tlemcen, ce film a obtenu un prix au festival de Venise de 1949, a ajouté le conférencier. Sur un autre volet, M. Ounoughene a observé que Iguerbouchène a aidé de nombreux chanteurs algériens en collaborant avec, entre autres, cheikh Nourreddine, Farid Ali et Ahcène Mezani. Il a composé, par ailleurs, une cinquantaine de musiques pour Salim Hellali sans que l’opinion publique sache qu’il est l’auteur de ces mélodies, a déploré le conférencier. «De la riche carrière musicale d’Iguerbouchène se sont ses compositions de musiques de films qui l’ont révélé au monde occidental, car il a le don de capter l’architecture d’un film et d’en faire rapidement une musique. Malheureusement, ce grand compositeur de musiques de films et de concerto, qui était très en avance sur son temps en s’intéressant à un genre musical (des rapsodies, des quatuors et des symphonies) qu’il n’était pas évident de comprendre dans les années 1940.» «Aujourd’hui, il faut absolument réhabiliter ce monument de la musique, par des colloques sur son œuvre et en l’intégrant dans l’enseignement musical au sein des établissements scolaires, car son catalogue éclectique est un cas unique d’école», a insisté Mouloud Ounoughene, qui a ajouté qu’Iguerbouchène doit retrouver sa place dans le paysage artistique algérien.

Vision nationale et maghrébine

Le comité de l’université de Béjaïa de l’association nationale de jeunes, Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), organise durant cinq jours, en collaboration avec l’université Abderrahmane Mira et les directions des œuvres universitaires de Béjaï
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Vision nationale et maghrébine

Le comité de l’université de Béjaïa de l’association nationale de jeunes, Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), organise durant cinq jours, en collaboration avec l’université Abderrahmane Mira et les directions des œuvres universitaires de Béjaïa et d’El Kseur, la 5e édition du Festival national du théâtre universitaire féminin en hommage à Nabila Djahnine. Les grandes lignes de cette 5e édition ont été dévoilées lors d’une conférence de presse, animée hier au siège du RAJ par Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ, Yazid Kellou, coordinateur du comité RAJ de l’université de Béjaïa, Tounés Aït Ali, animatrice d’ateliers et membre de jury et par le comédien Krimou Beriber. Dans son discours inaugural, Abdelouhab Fersaoui a rappelé que l’association vise en premier lieu à sensibiliser les jeunes sur les questions liées à la citoyenneté. «Nous avons, dit-il, toujours privilégié au sein de l’association les actions culturelles pour la sensibilisation des jeunes. RAJ a sa troupe universitaire depuis des années. Elle a même participé au Festival national du théâtre universitaire.» De l’avis de l’orateur, le théâtre est un moyen efficace pour transmettre des messages précis et sensibiliser la société sur certains maux. «Au sein de l’universitaire, il y a une pépinière de jeunes talents. Ce festival est à même de donner de la visibilité aux étudiantes qui ont du talent. Nous souhaitons inscrire ce festival dans la durée. Il va raviver, d’une part, la vie culturelle universitaire et d’autre part la ville de Béjaïa», ajoute t-il. Pour sa part, la comédienne et metteur en scène Tounés Aït Ali a indiqué que l’expression féminine se fait rare en Algérie. «Je pense que ce festival est le seul dédié à la création féminine en Algérie. Le but n’est pas de décrocher un prix et faire du théâtre pour dire qu’on est là. Le but c’est d’être là et de continuer d’exister», argue-t-elle. Si le festival est organisé en hommage à la regrettée Nabila Djahnine, il n’en demeure pas moins qu’une autre personnalité — ancienne fervente participante à ce festival — sera mise sous les feux de la rampe : il s’agit de Hakima Match d’Oran, décédée récemment à l’âge de 29 ans. Ainsi, le festival compte la participation de 11 wilayas avec pas moins de 300 participants. Cette cinquième édition revêt une dimension maghrébine dans la mesure où cinq pays étrangers ont été conviés pour des représentations en off, le Maroc, l’Egypte, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Il est même attendu un groupe de danseuses belges. Le programme prévoit une série de conférences, entre autres, «L’art du théâtre comme filière universitaire», «Quelles sont les avancées sur les droits des femmes, le point de vue d’une juriste», « L’image de la femme dans les médias», «Débats de combats quel avenir pour le féminisme aujourd’hui», «La place de la femme dans le théâtre». Les ateliers ne seront pas en reste puisqu’il est prévu un premier atelier de rue et un second sur le corps et l’espace. Parmi les invités d’honneur attendus à cette cinquième édition du Festival national universitaire du théâtre féminin, citons entre autres Hakim Dekkar, Hafida Bendiaf et Hassan Kechache. Il est à noter qu’à l’issue de cette cinquième édition, des prix symboliques seront remis aux lauréats. Façon singulière d’encourager ces graines de star.  

Trust Connect en seul un clic

Trust Bank Algeria lance un nouveau service : Trust Connect. Il permet aux clients de découvrir la banque en ligne et de gérer leurs transactions bancaires en téléchargeant l’application. «Si vous êtes connecté et mobile, la banque est accessible
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Trust Connect en seul un clic

Trust Bank Algeria lance un nouveau service : Trust Connect. Il permet aux clients de découvrir la banque en ligne et de gérer leurs transactions bancaires en téléchargeant l’application. «Si vous êtes connecté et mobile, la banque est accessible partout grâce à cette application destinée aux particuliers, aux professionnels et aux entreprises», souligne un communiqué de presse.   L’accès à un espace personnalisé sur le mobile permet de profiter de multiples fonctionnalités, comme la situation des comptes, la consultation des transactions à intervalles réguliers ainsi que la consultation des transactions par type de carte. En outre, l’application offre la possibilité de générer des relevés de compte sous format PDF, l’opposition sur cartes et la consultation des cotations devises. D’autres fonctionnalités sont disponibles à travers l’application. Ses utilisateurs peuvent ainsi procéder à l’exécution de virements vers leurs comptes ou vers d’autres comptes, commander des chéquiers ou encore accéder à la situation des échéances. Le tout avec un espace de notifications, une localisation des agences et GAB ainsi que des contacts et un accès au service client. Si vous êtes abonnés à TB@Net+, vous serez automatiquement inscrits à Trust Connect ! Pour bénéficier d’une assistance, contacter l’adresse serviceclient@trustbank.dz  

Samsung sort la grosse artillerie

En ligne de mire, la maison intelligente, où les différents appareils obéiront à un simple clic, voire à la voix du maître. Le géant sud-coréen a organisé le 18 février, à Rome, en Italie, sa plus grande messe annuelle dédiée à la région MEN
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Samsung sort la grosse artillerie

En ligne de mire, la maison intelligente, où les différents appareils obéiront à un simple clic, voire à la voix du maître. Le géant sud-coréen a organisé le 18 février, à Rome, en Italie, sa plus grande messe annuelle dédiée à la région MENA. L’opportunité s’était offerte à cette marque pour présenter ses dernières innovations dans le domaine de l’électronique, des objets connectés et dans l’électroménager. Des innovations à couper le souffle ont été présentées pour la première fois lors de ce show grandiose. Samsung a notamment levé le voile sur la toute nouvelle TV QLED 8K et l'intégration de SmartThings à travers sa gamme TV Smart, le lave-linge QuickDrive, le Hub Family ainsi que le climatiseur Wind-Free, tous deux dotés d’une connexion permettant un contrôle à distance plus intelligent et plus profitable. Avec l’ensemble de ces innovations, Samsung confirme que la maison intelligente est au cœur de sa stratégie. Il s’agit là d’un investissement franc et d’un pas de plus vers la maison de demain avec l’objectif que chacun des appareils obéisse à la voix et au clic du maître. «En 2020, tous les produits de Samsung seront intelligents, c’est notre défi.» C’est ainsi que le patron de la marque pour la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) affiche la couleur, à l’ouverture de la 8e édition du Samsung Mena Forum, organisé cette année dans la capitale italienne. La messe de Rome s’est révélée une réelle démonstration de force du géant sud-coréen qui veut ainsi prendre ses concurrents de court, alors qu’ils s’échauffaient dans les starting-blocks en prévision du Mobile World Congress de Barcelone. Lors du regroupement annuel de ses cadres et partenaires de la région MENA, Samsung a présenté sa stratégie pour améliorer ses propositions IoT (Internet des objets) à travers l'introduction de l'intelligence artificielle (AI) et le SmartThings qui unifieront les appareils connectés de Samsung. En outre, grâce à l'intégration de Bixby sur certains appareils domestiques et intelligents, Samsung apporte son intelligence personnalisée à davantage d'appareils, facilitant ainsi les tâches quotidiennes. La marque sud-coréenne repousse ainsi un peu plus les limites de l’innovation afin de «simplifier et enrichir la vie des consommateurs», souligne Sungwan Myung, président de Samsung Electronics Moyen-Orient et Afrique du Nord. «C’est un pas important vers la construction d'un monde entièrement connecté, intelligent et personnalisable», précise le même responsable. Samsung s’appuie sur ses deux principales innovations : la plateforme SmartThings et l’intégration de l’intelligence dans l’internet des objets pour reprendre la main sur le terrain de l’innovation. En ligne de mire, la maison de demain. C’est-à-dire la maison intelligente, où les différents appareils, lave-linge, téléviseur, réfrigérateur, consommables de cuisson, obéiront à un simple clic, voire à la voix du maître. A Rome, dans l’enceinte du palais des Congrès, le géant sud-coréen a révélé à la même occasion sa dernière gamme de smartphones Galaxy, dont le Galaxy Note 8, le Galaxy S8 et le tout nouveau Galaxy A8, lancé en janvier 2018. Des terminaux qui sont censés traduire dans les faits la diversification de l’offre Samsung et poursuivre, par la même, la conquête de plus larges parts de marchés. C’est dire que cette 8e édition du Samsung Mena Forum était l’occasion pour sortir la grosse artillerie. Avec un chiffre d’affaires de 300 milliards de dollars et 40 milliards de dollars d’investissements dans les RD (recherche et développement), le colosse sud-coréen a de quoi bomber le torse face aux concurrents.

Samsung Algérie : Bientôt une usine d’électroménager à Annaba

En Algérie, le géant sud-coréen renoue avec les vieilles traditions et mise désormais sur l’usinage. Après l’inauguration d’une première usine d’assemblage de smartphones, Samsung ouvrira une deuxième fabrique d’électroménager à Annaba.
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Samsung Algérie : Bientôt une usine d’électroménager à Annaba

En Algérie, le géant sud-coréen renoue avec les vieilles traditions et mise désormais sur l’usinage. Après l’inauguration d’une première usine d’assemblage de smartphones, Samsung ouvrira une deuxième fabrique d’électroménager à Annaba. Le géant sud-coréen Samsung ouvrira bientôt son usine d’électroménager en Algérie. Elle est implantée à Annaba. Ses lignes de production commenceront à vrombir sous peu, certainement avant la fin du mois de mai prochain. En Algérie, Samsung renoue ainsi avec les vieilles traditions et mise désormais sur l’usinage. Il y a quelques semaines, la firme sud-coréenne avait inauguré, à Rouiba (Alger), une première usine de montage de smartphones. Une première en Afrique. Une démarche assez symbolique pour cette marque qui s’accroche inlassablement au marché algérien. Grâce aux partenariats conclus avec des opérateurs locaux, tant pour la branche téléphone que pour l’industrie de l’électroménager, Samsung prend un nouveau virage en Algérie. Objectif : continuer à croître de façon profitable et doper ses parts de marché ; un des plus importants de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Mais pas seulement. «Nous voulons être plus compétitifs sur le rapport qualité/prix, apporter une valeur ajoutée pour l’économie du pays à travers le transfert technologique et la création d’emplois», souligne le directeur général de Samsung Algérie, Joonho Jung, rencontré au Samsung Mena Forum qui vient de se tenir à Rome, en Italie. Une équipe de 130 ingénieurs algériens a d’ores et déjà été formée par Samsung pour les besoins de son usine de Annaba. «Nous en formerons encore davantage au fur et à mesure que nous évoluons dans la production et dans les innovations», assure le directeur général de Samsung Algérie. Il y a quelques semaines, le champion mondial des smartphones s’est lancé dans l’assemblage des téléphones cellulaires à Rouiba, à Alger. Fruit d’un partenariat avec son distributeur Timecom, cette unité d’assemblage de smartphones, inaugurée en janvier dernier par le ministre de l’Industrie, produira cette année 1,5 million de téléphones cellulaires avant de passer à la vitesse supérieure dès 2019, pour volume de production de 2,5 millions d’unités. A Annaba, la future usine de Samsung, en cours de réalisation avec son distributeur exclusif d’appareils électroménagers, produira des téléviseurs, des machines à laver et des réfrigérateurs. Avec ces deux fabriques, Samsung signe une nouvelle offensive sur le marché algérien des smartphones et de l’électroménager. «Des investissements en ligne de mire déterminés par le gouvernement algérien et qui donne la part belle à la production nationale», précise Joonho Jung. La marque sud-coréenne, qui détenait plus de 40% du marché algérien des smartphones, veut désormais se hisser au rang de leader dans le segment de l’électroménager. «Nous sommes déjà leader du marché des téléphones cellulaires. Dans l’avenir, nous voulons être la marque préférée des Algériens», nous a indiqué le directeur général de Samsung Algérie, comme pour lancer un avertissement on ne peut plus franc à l’adresse de la concurrence. Le patron de Samsung Algérie a ainsi levé le voile sur les investissements et les objectifs de sa marque en Algérie. Les perspectives semblent prometteuses pour Samsung, d’autant plus que le marché ne fait que se resserrer sous l’effet des mesures dites d’encadrement des importations, introduites par le gouvernement. La direction de Samsung Algérie est bien consciente des enjeux. C’est la raison pour laquelle le géant sud-coréen a décidé de lancer deux usines en Algérie en partenariat avec ses deux principaux distributeurs. Deux grandes ailes qui devraient propulser la marque vers les points culminants des deux marchés : celui des smartphones sur lequel Samsung est déjà leader, ainsi que sur le marché de l’électroménager, dont la concurrence est de plus en plus rude. Joonho Jung dit compter sur «la lucidité du consommateur algérien et la perspicacité dont il fait preuve lorsqu’il s’agit de choisir son produit». En définitive, Samsung Algérie montre qu’à côté de son objectif d’accroître les ventes et les parts de marché, il ne délaisse pas pour autant sa stratégie d’investissement sur le long terme en Algérie.                    

Mesbah, Bensalah et Bounazou assurent l’intérim

La Fédération algérienne de football (FAF) a décidé, hier, d’installer un bureau intérimaire pour gérer les affaires courantes de la commission de discipline (CD) de la Ligue de football professionnel (LFP), une semaine après la démission de son pr
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Mesbah, Bensalah et Bounazou assurent l’intérim

La Fédération algérienne de football (FAF) a décidé, hier, d’installer un bureau intérimaire pour gérer les affaires courantes de la commission de discipline (CD) de la Ligue de football professionnel (LFP), une semaine après la démission de son président, Hamid Haddadj, et des membres de son bureau, en attendant l’installation d’une commission permanente. C’est ce qu’a indiqué la FAF dans un communiqué laconique, annonçant la désignation de trois personnes pour assurer l’intérim, en l’occurrence Me Kamel Mesbah, président de la CD de la LNFA, Ahmed Bensalah, membre de la CD de la LIRF, et Rabah Bounazou, membre de la ligue de football de la wilaya d’Alger. Cette décision de la FAF, qui intervient une semaine tout juste après la démission de Haddjaj et de son bureau de la CD de la LFP, en guise de contestation à l’encontre de ce que M. Haddadj avait qualifié de «dérive», a été prise au lendemain de l’écrit adressé par les démissionnaires. «La Fédération algérienne de football a été destinataire d’un courrier du président et des membres de la commission de discipline de la LFP dans lequel ils annoncent leur démission de cette structure. La FAF prend acte et informe qu’une nouvelle commission de discipline de la LFP sera installée dans les meilleurs délais», précise le communiqué de la FAF.  

La trêve pour récupérer les blessés

Le NA Hussein Dey, auteur de 14 matchs sans défaite, retrouvera lors de la prochaine journée la JS Saoura qui lui a infligé la dernière défaite lors de la 7e journée (1-0). Un match que le Nasria devra mettre à profit pour aligner une autre victoir
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La trêve pour récupérer les blessés

Le NA Hussein Dey, auteur de 14 matchs sans défaite, retrouvera lors de la prochaine journée la JS Saoura qui lui a infligé la dernière défaite lors de la 7e journée (1-0). Un match que le Nasria devra mettre à profit pour aligner une autre victoire et, par voie de conséquence, dépasser son adversaire au classement général. Les Sang et Or doivent profiter de la méforme de l’équipe sudiste qui n’a aligné que deux points sur 15 possibles depuis la 17e journée. L’entraîneur Billel Dziri, qui a accordé deux jours de repos à ses joueurs, tentera durant cette mini-trêve d’améliorer le rendement de son compartiment offensif et corriger les lacunes constatées lors de la rencontre face au Paradou AC. Il a programmé un match amical, vendredi prochain, contre une équipe qui reste à désigner. Cette trêve forcée sera aussi une occasion pour le coach husseindéen de récupérer ses deux éléments blessés : Brahimi (touché à l’épaule) et Chouiter (blessé à la cheville), ainsi que le milieu de terrain El Orfi, retenu en équipe nationale des locaux pour le stage qui s’achèvera demain. Le coach nahdiste va sans doute insister auprès de ses joueurs pour faire le plein lors des deux prochaines sorties à domicile, contre la JSS et le DRBT, afin d’améliorer le classement de l’équipe qui envisage de terminer parmi le trio de tête.  

La DJS de Tizi Ouzou conforte la JSK

La direction de la jeunesse et des sports, et sur demande de la direction de la JSK, a certifié, hier, que le stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou est apte à accueillir le match de coupe JSK-USM Blida de ce week-end, en confirmant que la capacité du stade d
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La DJS de Tizi Ouzou conforte la JSK

La direction de la jeunesse et des sports, et sur demande de la direction de la JSK, a certifié, hier, que le stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou est apte à accueillir le match de coupe JSK-USM Blida de ce week-end, en confirmant que la capacité du stade dépasse les 20 000 places. Dans une correspondance transmise à la direction de la JSK, hier matin, la DJS de Tizi Ouzou l’informe qu’après une nouvelle étude topographique réalisée le jour même, la capacité du stade est de 21 240 places. «Un levé topographique des gradins du stade du 1er Novembre a été réalisé par le bureau d’études Sarl Dune Architecture. Cette étude révèle une augmentation de la capacité d’accueil du stade à 21 240 sièges, après les aménagements qui ont été effectués au niveau de la tribune supérieure du virage du stade», lit-on dans la correspondance de la DJS. Un document qui a été envoyé hier après-midi par la direction de la JSK à la commission de la coupe d’Algérie, invitant même cette dernière à diligenter une équipe technique relevant de sa structure, pour vérifier l’étude faite par la DJS de Tizi Ouzou, comme nous le confirma le directeur général de la JSK, Nassim Benabderrahmnane. Les contrats du nouveau staff toujours pas signés Prévues pour dimanche dernier, juste après la fin de la séance de reprise des entraînements qui l’a vu prendre officiellement ses fonctions à la tête de la barre technique de la JS Kabylie, la présentation à la presse et la signature des contrats du nouveau staff technique ont été finalement reportées. Contacté par nos soins pour connaître les raisons de ce report, Nassim Benabderrahmane nous explique que ce retard est purement d’ordre technique. «On a un contrat moral avec le nouvel entraîneur Youcef Bouzidi et les nouveaux membres du staff technique que sont Slimane Rahou et Mourad Karouf. Preuve en est, tout le monde a d’ailleurs assisté à la séance de reprise des entraînements de dimanche. Le trio a même entamé son travail officiellement, en dirigeant sa deuxième séance aujourd’hui (lundi, ndlr)», notera le directeur général. Et d’annoncer : «Bouzidi et ses deux adjoints seront présentés à la presse ce mercredi, où ils signeront leurs contrats devant les gens des médias.» Toutefois, un autre obstacle pourrait bien empêcher Bouzidi de diriger son premier match, ce week-end, à l’occasion de la joute JSK-USMB comptant pour les quarts de finale de coupe. Un obstacle inhérent à la résiliation du contrat du désormais ex-coach, Noureddine Saadi. Ce dernier exige en effet d’être indemnisé pour procéder à la résiliation à l’amiable de son contrat. Sur ce sujet, Nassim Benabderrahmane s'est contenté de dire : «La résiliation du contrat de Saadi se fera incessamment, et j’espère qu’il ne va pas nous bloquer.»

Débat sur l’écriture en tamazight

Bouillon de culture, samedi après-midi, au restaurant Amine de la ville de Tizi Ouzou, nouvel espace privé dédié aux rencontres littéraires qu’organise Amirouche Malek, gérant de l’EMEV (Entreprise d’organisation d’événements culturels, écono
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Débat sur l’écriture en tamazight

Bouillon de culture, samedi après-midi, au restaurant Amine de la ville de Tizi Ouzou, nouvel espace privé dédié aux rencontres littéraires qu’organise Amirouche Malek, gérant de l’EMEV (Entreprise d’organisation d’événements culturels, économiques et scientifiques). A la tribune, deux jeunes auteurs, Lynda Koudache, poétesse, écrivaine, récipiendaire du Grand Prix Assia Djebar pour le roman de l’année 2016, pour son livre Tamacahut taneggarut et Ramdane Abdenbi, journaliste-écrivain. Devant un public de connaisseurs, dont des universitaires, des artistes, des poètes et des férus de l’écriture romanesque, les invités de la rencontre ont évoqué leurs parcours respectifs et abordé longuement le domaine de l’édition, la thématique de l’écriture en langue amazighe, avant wde répondre aux nombreuses questions posées par l’assistance composée majoritairement de femmes. Ramdane Abdenbi a entamé l’aventure d’écriture avec une pièce théâtrale Tamussni machi d awal. Par la suite, il a collaboré avec le journal Izuran-Racines, avant de publier Anagi, qui est un recueil de chroniques parues dans le même organe de presse. Il a aussi à son actif deux recueils de nouvelles : Timsirin n tudert et Aqcic akked yitid. En 2017, il a publié un livre qui s’intitule Identification de textes dans le roman Tawarit n tayri, qui est une analyse du roman de Dda Abdellah Hamane, autour des types de textes. Lynda Koudache est la première femme romancière algérienne d’expression amazighe. Après Acciw N tmes (2009), elle vient de publier un nouvel ouvrage aux éditions Rout Nah Com, intitulé Tamacahut Taneggarut. Elle est passée de la poésie au roman avec succès. En 2016, Lynda Koudache a été récipiendaire du Grand Prix Assia Djebar pour le roman pour son ouvrage Tamacahut taneggarut. En 2001, elle collabore dans le Cahier littéraire des éditions du Petit Pavé (France), puis dans un autre ouvrage collectif de poésie, Comme une forêt de mots dits, aux mêmes éditions. Koudache est également auteure d’un recueil de poésie en français, L’Aube vierge et Lligh uqbel ad Iligh, en tamazight. En 2006, la jeune auteure s’initie à la nouvelle. Elle écrit Témoin de la vie, dans un ouvrage collectif intitulé Le temps qui passe, paru en France. Elle a décroché trois distinctions : le Prix d’encouragement international pour la nouvelle Anagi N Tudert, et Le témoin de la vie, au forum des femmes de Méditerranée-France (2006), le Prix d’excellence national pour la nouvelle en tamazight Anagi N Tudert (forum des femmes de Méditerranée-France), ainsi que le 1er prix au concours du 1er Novembre, organisé à Tizi Ouzou par le ministère de la Culture (2004). «Dans mes écrits, je m’attaque aux tabous. J’ai aussi travaillé la langue et le style en tamazight en accordant une attention particulière à la recherche du lexique ancien. J’aime produire dans ma langue maternelle pour la travailler davantage. J’écris sur les problèmes de notre société», déclare la jeune auteure, invitée récemment au Canada. Dans son intervention, Ramadne Abdenbi a estimé que les études et les livres édités en tamazight doivent être mis à la disposition des élèves et des étudiants. Il a annoncé, par ailleurs, la préparation d’une anthologie de textes littéraires en tamazight. Lynda Koudache, qui a rendu hommage aux précurseurs du roman amazigh, Belaïd At Ali, Rachid Alliche, Amar Mezdad, Said Sadi et Salem Zenia. «Grâce à eux, nous sommes passés de l’oralité à l’écrit. La littérature amazighe a besoin d’être développée», a fait remarquer la romancière. Pour mettre de la joie dans cette rencontre littéraire, les organisateurs ont convié Rabah Mebarki, auteur, compositeur et interprète, qui vient de produire un nouvel album intitulé Ahu, que le public a découvert en cette occasion.  

«L'histoire de Fadhma m'a touchée jusqu'aux larmes»

Comment avez-vous découvert Histoire de ma vie ? Je suis une grande amatrice de la littérature maghrébine et cela fait presque dix ans que je traduis des romans d'auteurs berbères et, inévitablement, on tombe agréablement sur cet ouvrage un jour ou
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«L'histoire de Fadhma m'a touchée jusqu'aux larmes»

Comment avez-vous découvert Histoire de ma vie ? Je suis une grande amatrice de la littérature maghrébine et cela fait presque dix ans que je traduis des romans d'auteurs berbères et, inévitablement, on tombe agréablement sur cet ouvrage un jour ou l’autre. Qu'est-ce qui vous a motivée pour traduire cette autobiographie ? Histoire de ma vie nous montre la vraie vie quotidienne d'une femme en Kabylie, mais aussi à Tunis et en France, pendant la période coloniale. C'est un document unique et incroyablement riche en détails, qui reflète toute une époque historique. De plus, l'auteure fait partie d'une famille importante pour la culture berbère. C'était tout simplement un ajout parfait à notre collection Bibliothèque berbère. Y a-t-il eu des difficultés particulières pour traduire un récit à forte charge culturelle et qui rend compte d'un patrimoine berbère qui vous est étranger ? Tous les romans que j'ai traduits pour la Bibliothèque berbère ont eu leurs particularités, souvent liées à la culture amazighe, que j'ai appris à connaître de mieux en mieux au fil du temps. Même si tout au début je n'étais pas ignorante non plus, on se prépare à ce genre de travail, et ce, avec passion ! De plus, j'ai un grand réseau de spécialistes aux Pays-Bas, en France et dans le Maghreb, que je peux consulter. Comment a été accueilli votre travail par la critique néerlandaise ? Les traductions ont été très bien reçues. J'ai eu un prix prestigieux pour les deux premières : Légende et vie d'Agoun'chich, de Mohammed Khaïr-Eddine et Les chercheurs d'os, de Tahar Djaout. Personnellement, je suis surtout très fière de la traduction de Nedjma, de Kateb Yacine, qui a été un vrai défi. Mais je pense que j'ai réussi. Les critiques dans les journaux ont été enthousiastes et tous les romans dans la série ont été mentionnés dans la presse. Malheureusement, cela ne veut pas toujours dire que les gens achètent aussi... Toutefois, le fait que ces traductions soient là, et pour toujours, a beaucoup plus d'importance pour moi que les ventes. Maintenant que vous maîtrisez parfaitement le contenu d'Histoire de ma vie, qu'est-ce que vous inspire la vie de Fadhma Amrouche ? Ce qui m'est surtout resté dans l’esprit est l'incroyable dureté de sa vie : les enfants morts, les maladies, le peu de nourriture, le froid, le travail dur du matin au soir, etc. Et elle ne se plaint jamais. Je me suis sentie très gâtée, et dans ce sens-là, le livre m'a surtout permis d’être plus reconnaissante de tout ce que j'ai. L'histoire de Fadhma m'a beaucoup touchée, jusqu'aux larmes, pour être honnête. Quel sera le prochain roman maghrébin que vous comptez traduire ? Histoire de ma vie est ma dernière traduction pour la Bibliothèque berbère. Nous avons voulu en faire une série de dix titres, et on les a. Il est peut-être temps pour moi de me lancer dans la littérature contemporaine du Maghreb. Vous avez un titre en tête ? Non, pas encore.  

Histoire de ma vie traduit en néerlandais

Histoire de ma vie, l’autobiographie de Fadhma Aïth Mansour Amrouche, continue d’intéresser la littérature mondiale et le monde éditorial 51 ans après la mort de son auteure en juillet 1967. Histoire bouleversante d’une femme kabyle au destin si
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Histoire de ma vie traduit en néerlandais

Histoire de ma vie, l’autobiographie de Fadhma Aïth Mansour Amrouche, continue d’intéresser la littérature mondiale et le monde éditorial 51 ans après la mort de son auteure en juillet 1967. Histoire bouleversante d’une femme kabyle au destin singulier, fait d’errance et de déchirement identitaire, le récit a été traduit dans plusieurs langues, dont l’anglais (1988 par Doroty Blair et 2009 par Caroline Stone), l’italien (par Clelia Castellano en 2013), l’allemand, le polonais…En attendant le kabyle, la langue maternelle des Amrouche. Le 5 janvier dernier, l’éventail s’est élargi avec une nouvelle traduction aux Pays-Bas (sous le titre de De geschiedenis van mijn leven) qui a pris bonne place dans les librairies, coïncidant agréablement avec le cinquantième anniversaire de la publication (en 1968 par Maspero) de l’unique œuvre littéraire de Fadhma Aïth Mansour Amrouche. C’est la première traduction d'Histoire de ma vie en néerlandais qu’a rendue possible la traductrice Hester Tollenaar. La version néerlandaise, faite sur la réédition des éditions La Découverte en 2000, s’étale sur 278 pages. La richesse du récit autobiographique, avec sa forte teinture culturelle, de Fadhma Amrouche a motivé cette louable entreprise éditoriale, à croire les propos de la traductrice qui a déjà traduit d’autres romans algériens. «Le texte de Fadhma Amrouche est autobiographique et moins littéraire que les autres, mais extrêmement riche en détails fascinants et très émouvants», nous affirme Hester Tollenaar. Son entreprise s’inscrit dans une collection constituée jusque-là par plusieurs romans maghrébins d’auteurs différents, traduits du français, de l’arabe et de l’anglais vers le néerlandais. Il s’agit des romans marocains Légende et vie d'Agoun'chich, de Mohammed Khaïr-Eddine, Le pain nu et Le temps des erreurs, de Mohamed Choukri et Love with a few hairs, de Mohammed Mrabet. De la littérature algérienne ont été traduits Les chercheurs d'os, de Tahar Djaout, Nedjma, de Kateb Yacine et La colline oubliée, de Mouloud Mammeri. A la collection s’est ajouté Poussière d'or, de l’écrivain libyen Ibrahim Al Koni. Histoire de ma vie est le neuvième livre qui vient enrichir cette collection berbère. «Nous voulions absolument inclure dans la collection ce discours non fictionnel qui frappe profondément au cœur, d'une auteure si imprégnée de sa belle culture kabyle», nous dit Hester Tollenaar, qui a traduit la majorité des neuf titres. Œuvres phares Son travail est né d’une fructueuse collaboration avec son compatriote l’écrivain Asis Aynan, né aux Pays-Bas de parents marocains. En 2010, ils ont mis en chantier un projet de traduction de certains classiques maghrébins. De ce projet est née la Bibliothèque berbère (Berberbibliotheek) qui comprend aujourd’hui une collection de neuf classiques du Maghreb, qui ont en commun l’origine amazighe de leurs auteurs. Une partie de ces traductions a été éditée par une maison d’édition néerlandaise (Uitgeverij Jurgen Maas), spécialisée dans la littérature maghrébine et du Moyen-Orient. Cette collection a été bouclée, cette année. «Nous avons créé cette collection parce que, d’abord, c'est tout simplement de très beaux romans jamais traduits en néerlandais, et, ensuite, parce qu’ils font partie de l'héritage culturel d'une grande partie de notre population, ceux d'origine surtout marocaine du Rif, mais aussi d'ailleurs au Maghreb. Nous avons pensé aussi qu’il serait donc enrichissant pour tous les lecteurs néerlandais et flamands d'en faire connaissance», nous explique Hester Tollenaar. Traduire ces œuvres phares de la littérature maghrébine, qui se nourrissent de la sève berbère, n’a pas été sans peine. Les référents culturels kabyles d'Histoire de ma vie imposaient un effort supplémentaire pour comprendre, par exemple, que dans de «petites niches» creusées sous les étagères on pouvait mettre «les petits agneaux et les cabris». Aussi, comment traduire le nom de cette femme qu’on appelait au village «Fatma Numéro». A quoi renvoie-t-il ? Quelle traduction pour cette expression du pays «un mouton sur pieds», et pour ces noms de champs «Thazroutse, Thin G'ejoûdha», et du démon «Kheyaf laarayes»  ? Qu’est-ce qu’une «tombe d’un exilé» ? Ces interrogations et bien d’autres ont accompagné le travail de traduction d'Hester Tollenaar qui devait fidélité à l’œuvre originale. «Pour les traductions, j'avoue que le travail n'a pas toujours été évident. Ces auteurs ont, dans leur ensemble, un langage fortement classique, parfois un peu instable et de toute façon très riche. Pour ne pas parler des passages presque hermétiques d'auteurs comme Khaïr-Eddine ou Kateb Yacine ! Heureusement, j'ai toujours pu prendre le temps qu'il fallait. Et j'y ai pris beaucoup, beaucoup de plaisir», se confie, à El Watan, Hester Tollenaar. Un plaisir qui devrait se transmettre aux lecteurs néerlandais en découvrant la force du récit autobiographique de Fadhma Aïth Mansour Amrouche.

Publication : Karim Cherif signe un ouvrage sur le tourisme

Karim Cherif, président-directeur général du groupe hôtelier Eden, vient de publier un ouvrage intitulé : «Economie du tourisme : un investissement d’avenir pour l’Algérie» paru aux éditions Casbah. La présentation de l’ouvrage a eu lieu sa
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Publication : Karim Cherif signe un ouvrage sur le tourisme

Karim Cherif, président-directeur général du groupe hôtelier Eden, vient de publier un ouvrage intitulé : «Economie du tourisme : un investissement d’avenir pour l’Algérie» paru aux éditions Casbah. La présentation de l’ouvrage a eu lieu samedi après-midi au Centre des conventions d’Oran (CCO) dans le cadre de la neuvième édition du Salon international du tourisme, des voyages, des transports et des équipements hôteliers. Dans une introduction, l’auteur, un opérateur économique qui s’est investi corps et âme dans le secteur de l’hôtellerie, le tourisme, notamment balnéaire, rappelle que le secteur du tourisme «qu’il soit balnéaire, d’hiver, sportif, culturel, rural ou urbain est de plus en plus compris comme un segment d’opportunité pour dynamiser et développer toute l’économie ainsi que le marché du travail et relever le défi de la mondialisation et de la globalisation afin d’assurer une croissance». Ainsi, par exemple, sa seule contribution au PIB mondial avec un apport de 10% est plus importante que celles de l’industrie automobile, pétrolière ou agro-alimentaire. «Quand le secteur du tourisme crée un emploi direct, il en génère dix indirects. L’hôtellerie et le tourisme sont des investissements productifs dont l’impact et le dynamisme agissent sur de nombreux autres secteurs de l’économie nationale», indique-t-il. Dans cet ouvrage de 196 pages, M. Karim Cherif affirme que «lorsqu’on investit de manière sérieuse et saine, on crée de la richesse par des emplois, la formation, la distribution des salaires en contribuant aux frais des charges sociales et fiscales». Et de dire plus loin: «Les investisseurs contribuent ainsi au développement des zones et des territoires en faisant du secteur du tourisme et de l’hôtellerie une priorité dans notre stratégie et nos perspectives d’opportunités en matière d’emplois pour les années à venir, sans ignorer les potentialités, les atouts et les richesses dont disposent l’Algérie dans ce domaine».    

Des slameuses s’expriment sur la condition de la femme

Le thème de la condition et la liberté de la femme algérienne a été abordé, samedi, dans un concours national organisé par le collectif El Houriyate, à l’hôtel Novotel de Constantine. Ce collectif financé par l’ambassade des USA, selon Sabrin
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Des slameuses s’expriment sur la condition de la femme

Le thème de la condition et la liberté de la femme algérienne a été abordé, samedi, dans un concours national organisé par le collectif El Houriyate, à l’hôtel Novotel de Constantine. Ce collectif financé par l’ambassade des USA, selon Sabrina Bouchair, l’une des organisatrices, a été créé dans le cadre du «Women’s Empowerment» (l’autonomisation de la femme) pour offrir un espace d’expression au profit des femmes algériennes. Effectivement, l’évènement intitulé «Women’s Poetry» (Slam Féminin), a enregistré un succès inattendu, avec la participation de plusieurs poétesses venues de différentes  wilayas de l’Algérie, notamment Biskra, Jijel, Alger et Constantine. C’est dans une salle pleine à craquer que douze candidates ont récité avec beaucoup de sensibilité leurs textes, écrits dans les deux langues arabe et française, et dont le thème est « femme et libération». Les candidates ont ébloui les présents par leurs poèmes à travers lesquels elles ont exprimé, avec un style subtil et un ton dénonçant à la fois une douleur, des cris d’autres femmes souffrant en silence, en réclamant plus de liberté dans leur société jugée trop masculine.     Cette initiative a été largement félicitée par les présents, qui ont jugé qu’il est temps que la femme sorte du statut de mineure à vie imposé par la «société». «L’objectif de ce concours est d’abord de donner une chance aux femmes talentueuses de s’exprimer publiquement et de libérer leur parole, mais aussi d’inciter les gens à s’intéresser au Slam (La poésie orale) qui n’est pas assez courant en Algérie. C’est une occasion pour les inciter également à écrire et à participer dans ce genre de concours», a déclaré Mme Bouchair. Et de poursuivre avec satisfaction sur l’écho de cet évènement : «Nous étions très émues par la réaction positive du public, nous ne nous attendions pas à un tel engouement.» Notre interlocutrice a ajouté que la deuxième édition sera tenue samedi prochain à Tizi Ouzou et la troisième quelques jours après à Oran. «Les candidates peuvent s’exprimer en français, arabe, anglais ou en tamazight. Nous espérons que la deuxième édition de ce concours aura le même succès que celui d’aujourd’hui», a-t-elle souligné. Pour conclure, c’est Lynda Kourtel de Constantine qui a décroché le premier prix avec son poème «Hier, aujourd’hui… Mais jamais demain».  

Ouverture du Festival du film amazigh

Le coup d’envoi de la 16e édition du Festival national culturel annuel du film amazigh, placée cette année en hommage à l’illustre écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri, a été donné, samedi, au théâtre Kateb Yacine de Tizi Ouzou, en prés
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Ouverture du Festival du film amazigh

Le coup d’envoi de la 16e édition du Festival national culturel annuel du film amazigh, placée cette année en hommage à l’illustre écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri, a été donné, samedi, au théâtre Kateb Yacine de Tizi Ouzou, en présence du ministre la Culture, Azzedine Mihoub, qui a déclaré que son département a décidé d’encourager la production cinématographique amazighe. «Nous allons aider financièrement les jeunes réalisateurs», a-t-il souligné. Le représentant du gouvernement a ajouté que ces aides s’inscrivent dans le sillage des actions visant à œuvrer pour la promotion de la langue amazighe. «Nous accordons ainsi un grand intérêt pour la promotion de cette langue qui est l’un des piliers de l’identité nationale», a-t-il précisé lors de son discours d’ouverture de cette manifestation qui a, pour rappel, mis en compétition 17 productions cinématographiques, dont 7 courts métrages, 7 documentaires et 3 longs métrages. Les projections ont commencé, hier, avec Taqbilt (histoire et mythologies berbères), un documentaire de Ali Hadjaz qui a revisité une période de l’histoire de Tarihant, un village de la commune de Boudjima, dans la wilaya de Tizi Ouzou. «Taqbilt est le nom antique du village Tarihant où l’homme s’est installé depuis la Préhistoire. Les vestiges de cette lointaine période découverts attestent de l’existence de plusieurs civilisations», explique le réalisateur. Le public a également découvert un autre film sur l’origine des chants dans la vallée du M'zab, Izuran n’izelwan, réalisé par Hammou Oudjana. Il s’agit d’un travail qui revient sur l’écriture des paroles, le choix de la thématique et de la composition musicale ainsi que l’usage de la langue. Durant l’après-midi, Lunja de Omar Belkacemi et Anekkar Nel’Khir (L’ingrat) de Achour Amazith étaient à l’affiche à la grande salle de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Pour ce qui est d’aujourd’hui, le long métrage Amendil de Hakim Rahim et Tajedigt n’lehlal de Ali Reggane seront au programme.

PAC : Meziani rejoint un club… lituanien

L’attaquant du Paradou AC, Tayeb Meziani, s’est engagé, depuis quelques jours, avec le club lituanien de Stumbras Kaunas. C’est ce dernier qui l’a annoncé, avant-hier, sur son site internet. Aucune indication quant à la nature du contrat (prê
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PAC : Meziani rejoint un club… lituanien

L’attaquant du Paradou AC, Tayeb Meziani, s’est engagé, depuis quelques jours, avec le club lituanien de Stumbras Kaunas. C’est ce dernier qui l’a annoncé, avant-hier, sur son site internet. Aucune indication quant à la nature du contrat (prêt ou transfert définitif) ni de sa durée n’a été donnée. Il faut rappeler que Meziani avait signé en début de saison avec le club français de la Ligue 2, Le Havre. Mais le joueur n’a pris part à aucun match. Le staff l’a même reversé à la réserve. En plus des «lacunes» sur le plan tactique, le staff du club français a estimé que l’Algérien «manquait d’engagement». Il y a plusieurs semaines, après un retour en Algérie, Meziani n’a pas pu rejoindre la France à cause d’«un problème administratif». Le contrat avec Le Havre a été donc rompu. D’où son transfert à la Lituanie.

CR Belouizdad : Taoussi craint l’effet de la fatigue

Le CR Belouizdad a réussi une bonne opération à Saoura face à la JSS lors de la 21e journée disputée samedi. La bande à Taoussi est parvenue à arracher un précieux point qui vaudra son pesant d’or dans le décompte final pour la course au mainti
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CR Belouizdad : Taoussi craint l’effet de la fatigue

Le CR Belouizdad a réussi une bonne opération à Saoura face à la JSS lors de la 21e journée disputée samedi. La bande à Taoussi est parvenue à arracher un précieux point qui vaudra son pesant d’or dans le décompte final pour la course au maintien. Le CRB a surtout bien réagi après l’ouverture du score par les locaux, puisque dix minutes après, Draoui a réussi à niveler la marque. Ce match nul a permis aux Rouge et Blanc de s’éloigner petitement de la zone des relégables, surtout après la défaite du DRBT et de l’USMH. Après cette bonne performance face à une équipe difficile à manier à domicile, le CRB peut envisager la suite du parcours sous de bons auspices, surtout qu’il affrontera  jeudi l’Olympique de Médéa, un autre mal-classé du championnat de Ligue 1. En cas de victoire, le Chabab dépasserait son adversaire du jour. C’est le mot d’ordre lâché par l’entraîneur Taoussi et les joueurs qui attendent une présence massive des supporters pour espérer atteindre leur objectif. Cependant, le coach marocain du Chabab craint l’effet de la fatigue sur les joueurs suite au cumul de matches et au manque de moyens de récupération. Rappelons que l’équipe jouera ce jeudi avant de recevoir l’équipe zambienne du Nkana FC le 6 mars pour le compte des 16es de finale de la Coupe de la CAF. En plus de l’effet de la fatigue, le coach Taoussi sera privé durant toute la semaine des services de pas moins de quatre joueurs clés, retenus en équipe nationale. En effet, Salhi, Lakroum et Naâmani sont convoqués par Rabah Madjer pour le stage des locaux (24-28 février), ainsi que Bechou, retenu dans l’équipe des U21. L’absence de ces quatre joueurs pourrait chambouler le travail du coach pour préparer l’équipe face à l’OM qui voyage bien et qui se déplacera à Alger avec l’intention de bien négocier son match.  

JS Kabylie – USM Blida au 1er Novembre de Tizi Ouzou

Revigorée par le succès enregistré vendredi dernier, face à l’USM Bel Abbès, le premier depuis le 17 octobre dernier, et qui fait même quitter momentanément à la JSK la zone des relégables, la joie des Canaris a failli être de courte durée, suit
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JS Kabylie – USM Blida au 1er Novembre de Tizi Ouzou

Revigorée par le succès enregistré vendredi dernier, face à l’USM Bel Abbès, le premier depuis le 17 octobre dernier, et qui fait même quitter momentanément à la JSK la zone des relégables, la joie des Canaris a failli être de courte durée, suite à la correspondance de la commission de coupe d’Algérie, adressée samedi soir à la direction du club. Les responsables de la FAF ont, en effet, évoqué la possibilité de délocaliser le match de quart de finale de la coupe d’Algérie, ce week-end, face à l’USM Blida, dans une autre enceinte que celle du 1er Novembre. Motif invoqué : la capacité du stade de Tizi Ouzou serait inférieure à 20 000 places, et donc inéligible à accueillir un match de quart de finale, comme décidé il y a quelques mois par le bureau fédéral de la FAF. Une décision qui a suscité l’ire des responsables kabyles, sachant bien que la capacité du stade du 1er Novembre dépasse largement ce seuil des 20 000 places, malgré la réduction de sa capacité en 2014 d’une centaine de places, suite au décès tragique du Camerounais Albert Ebossé. A cet effet et pour mettre fin à la polémique et surtout confirmer que le stade du 1er Novembre est bel et bien apte à accueillir JSK – USMB ce week-end, la direction des Canaris s’est rapprochée, hier matin, de la DJS de Tizi Ouzou. Cette dernière, qui gère le stade du 1er Novembre qui fait partie de l’OPOW de Tizi Ouzou, a remis aux responsables kabyles la fiche technique où il est clairement mentionné la capacité du stade avec 20 000 places. Un document officiel, qui a été envoyé dans la journée d’hier au secrétariat de la FAF pour faire foi, comme nous le confirmera le manager général, Karim Doudane. «Ce n’était qu’un malentendu. La direction a récupéré la fiche technique du stade du 1er Novembre, et le document a été envoyé à la FAF. La capacité du stade dépasse largement les 20 000 places, et le match aura bel et bien lieu à Tizi Ouzou», annonce, confiant, le revenant aux affaires du club, pour mettre fin à la polémique et aux spéculations au sujet de la domiciliation de ce match de coupe. Bouzidi et son staff entament leur mission Comme mentionné dans ces même colonnes, le nouvel entraîneur de la JSK et successeur de Noureddine Saadi, en l’occurrence Youcef Bouzidi, a officiellement pris ses fonctions à la tête de la barre technique des Canaris, hier après-midi, en dirigeant sa première séance d’entraînement. Youcef Bouzidi qui devait par ailleurs parapher, dans la soirée, son contrat qui le liera à la JSK jusqu’à la fin de la saison, avec comme objectif le maintien, sera accompagné dans sa mission par un staff élargi, avec lequel il a convenu de travailler. Un staff renforcé par les deux anciens joueurs, Mourad Karouf et Slimane Rahou, en sus de Salem Gaci, déjà en poste, tous présents à la séance de reprise des entraînements d’hier après-midi où ils se sont attelés à préparer ce match de coupe face à l’USMB.    

«C’est la réforme de l’Etat qui doit précéder celle de l’entreprise»

En cette période de difficultés financières, l’on parle de revoir le système des subventions, alors que l’Etat continue à renflouer des entreprises publiques. Comment faire pour prendre en charge ce dossier sensible ? Les leviers traditionnels d
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«C’est la réforme de l’Etat qui doit précéder celle de l’entreprise»

En cette période de difficultés financières, l’on parle de revoir le système des subventions, alors que l’Etat continue à renflouer des entreprises publiques. Comment faire pour prendre en charge ce dossier sensible ? Les leviers traditionnels d’intervention de l’Etat dans la sphère économique sont de trois types : les entreprises publiques, les subventions et la commande publique. Il arrive que ces leviers soient confondus dans le cadre d’une action publique ou de politiques publiques, c’est-à-dire que l’entreprise publique, elle-même est bénéficiaire d’une subvention ou chargée d’exécuter une commande publique.  Généralement, on cherche à trouver un équilibre entre les trois leviers pour ne pas solliciter davantage le Trésor public. Aujourd’hui, le système mis en place pour l’intervention de l’Etat alimenté par les mêmes ressources, celles du Trésor, sans diversification significative et même sans impacts de la commande publique sur la performance de l’entreprise publique commence à montrer ses limites. Quid de l’efficacité économique et de l’obligation de résultat devant toutes ces aides ? L’entreprise publique n’a pas tiré profit de cette période d’aisance financière des dépenses publiques généreuses, parce qu’elle n’était pas présente de manière significative dans les secteurs à fort potentiels de dépenses publiques, comme le logement, les travaux publics, les transports, la valorisation des hydrocarbures (pétrochimie), les équipements industriels… Seules deux entreprises publiques ont profité : le groupe GICA et le groupe Cosider. La situation de l’EPE est réellement préoccupante. D’abord, il ne sera plus possible de continuer à la subventionner comme aujourd’hui, les ressources publiques sont de plus en plus réduites et les affectations possibles de ces dernières sont de plus en plus nombreuses. Depuis les réformes de 1988, l’entreprise publique n’a pas connu d’autres transformations significatives et même les mécanismes mis en place à cette époque sont ou contournés, ou abandonnés. En effet, les réformes de 1988 ont donné un statut juridique et une validité économique à l’entreprise publique. Deux préoccupations sont aujourd’hui urgentes à prendre au sérieux et tout report du règlement de ces questions hypothéquera l’avenir ou le devenir de l’entreprise. En théorie comme dans la pratique, il est démontré que l’Etat est un mauvais propriétaire, parce que d’une part, il ne veut pas et ne peut pas tolérer l’épanouissement de l’entreprise comme agent économique autonome soumis aux règles du marché. L’Etat continue à utiliser l’entreprise publique comme un instrument avec lequel il peut agir sur tel ou tel aspect de la vie économique du pays et non comme un agent économique à part entière. Dans cette conception, l’entreprise publique est assimilée à un établissement public (EPA, EPIC) sous tutelle. La transformation de l’entreprise en EPE (société commerciale) n’a pas beaucoup changé cette perception. Ainsi, l’habillage juridique donné à l’entreprise (EPE-SPA ou EPE-Sarl en termes de gouverne devient une fiction juridique. Toutes les tentatives d’amendement de la réforme de 1988 n’ont pas réhabilité le statut de l’entreprise publique comme agent économique autonome. Les holdings comme les SGP et aujourd’hui les groupes industriels sont des catégories juridiques creuses et les velléités de mise sous tutelle des entreprises publiques ont été plus fortes que les principes et les préconisations annoncées. Donc, ce «statut» sui generis (entre deux rationalités, l’une administrative et l’autre managériale et économique) met l’entreprise dans une situation de recherche d’un équilibre qui ne peut être obtenu dans un statu quo «suicidaire». Comment réorienter l’intervention publique dans ce cas ?   Les EPE sont soumises aux contraintes de financement du haut et du bas du bilan et le recours au marché financier est devenu une nécessité, certes ancienne mais elle prend de nouvelles formes : concurrence du secteur privé sur les mêmes ressources et retrait de l’Etat au financement du bas du bilan. Ainsi, la performance de l’entreprise publique et sa solvabilité financière sont des critères critiques pour sa domiciliation bancaire. Il est tout autant nécessaire de prévoir des alternatifs au manque de financement du cycle d’exploitation des entreprises publiques qui devraient subir fort probablement les retombées de la crise actuelle en prévision de la diminution des commandes publiques fortement tributaire du budget de l’Etat. Pendant longtemps, l’entreprise publique a été soumise à une gouvernance mixte : d’un côté, la soumission aux règles du code de commerce et de l’autre côté le respect des orientations de l’actionnaire. Quelles sont, selon vous, les conséquences d’une telle politique ? Sur le terrain, cette situation n’a pas été toujours favorable à l’entreprise publique, non seulement aux plans économique et financier mais surtout au plan des comportements et du développement du management. En effet, l’esprit d’initiative et de prise de risques, propre à l’acte d’entreprendre, n’a pas toujours été présent dans le comportement des gestionnaires publics, soit par peur de ne pas être conforme à une logique institutionnelle implicite, soit par peur de tomber sous le coup du code pénal pour mauvaise gestion, soit encore par inertie et lourdeur dans les procédures de gestion des affaires publiques. C’est toute la problématique de la relation Etat/ Entreprise publique et de son impact sur l’autonomie réelle effective qui se pose. Les pouvoirs publics ont pris conscience de cette faiblesse de la gouvernance des entreprises publique et la décision d’y remédier a été prise dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand. L’objectif recherché à travers cette résolution de restructuration-reconfiguration organisationnelle des entités économiques est d’améliorer la performance des EPE grâce à une meilleure définition de leur portefeuille et à une grande organisation autour de la nouvelle entité «Groupe» qui sera le niveau pertinent des stratégies industrielles et des pratiques managériales les plus performantes. Encore une fois, la démarche consiste à reconfigurer toujours selon la même logique de soumission de l’EPE à un cadre institutionnel rigide ne permet pas la mise en branle de la dynamique d’entreprendre. Pour conclure, je dirai qu’il faut trancher une fois pour toute sur l’autonomie de l’entreprise et sur son statut plein et non négociable. Dans cette perspective, c’est la réforme de l’Etat qui doit précéder celle de l’entreprise. En effet, ce dernier doit se donner la posture d’un actionnaire actif et non celle d’un propriétaire passif. L’actionnaire doit assumer ses responsabilités vis-à-vis de l’entreprise. La charte PPP, sans avoir la prétention d’être un cadre législatif nouveau, définit la méthodologie de la transformation de l’EPE dans le cadre de la législation en place. Ainsi le capital de la société EPE peut être ouvert/augmenté au profit du secteur privé national ou étranger dans des proportions variables allant jusqu’à 66%. L’Etat doit impulser cette dynamique de transformation en affichant ses objectifs vis-à-vis du secteur public marchand, filière par filière..

Un soutien, source d’érrances financières

A la faveur de la crise et de la baisse des ressources financières de l’Etat, on assiste ces trois dernières années à l’intensification du débat sur le dossier des subventions. Un débat qui a pris de l’ampleur depuis le début de l’année en
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Un soutien, source d’érrances financières

A la faveur de la crise et de la baisse des ressources financières de l’Etat, on assiste ces trois dernières années à l’intensification du débat sur le dossier des subventions. Un débat qui a pris de l’ampleur depuis le début de l’année en cours. L’on parle ainsi de la révision du système pour mieux cibler les aides. Le sujet fait même polémique surtout après la sortie d’Ahmed Ouyahia à Biskra à l’occasion du 21e anniversaire de la création du Rassemblent national démocratique (RND). Jouant l’assurance, Ouyahia a troqué sa casquette de SG du RND contre  celle de premier ministre pour dire que les carburants, le pain et le lait ne seront pas touchées par la levée du soutien de l’Etat soulignant même que «quelconque déclaration s’agissant d’une levée de subvention est infondée». Une sortie qui montre encore une fois que cette question des subventions fait partie des enjeux politiques de l’heure. Mais dans tout ce débat qui s’annonce lent avec l’absence de cohérence dans les déclarations faites jusque-là, les subventions dédiées aux entreprises publiques sous différentes formes sont occultées. Et pourtant ces subventions ont consommé d’importantes enveloppes pour assurer l’exploitation et l’équilibre au sein de ces entreprises. Elles constituent une aide directe à ces entités économiques dans un cadre volontariste difficile à quantifier. L’expert en risques financiers le dit d’ailleurs dans une de ses contributions publiées sur Maghreb Emergent  : «Le soutien inconditionnel du budget de l’Etat à des entreprises publiques et autres services publiques a généré une errance comptable et financière telle qu’il devient titanesque l’effort d’en faire un suivi analytique suffisant pour en maîtriser l’investissement, puis le fonctionnement et son efficience opérationnelle et financière.» Pour ce dernier, l’intervention publique doit se limiter à des investissements sur des projets à hauts risques ou à lourds investissements, sur des secteurs jugés stratégiques. Or, ce n’est le cas. «L’Etat continue à injecter de l’argent dans des entreprises insolvables les maintenant ainsi sous perfusion financière.  Au fil des ans, l’Etat a transformé ces dettes des entreprises en obligations.  Un mécanisme qu’on ne voit nulle part dans les comptes», nous dira un expert financier. Aujourd’hui, avec l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, les banques ont la possibilité de vendre ces obligations au Trésor qui les paye via la planche à billets. Des crédits en hausse Auparavant, avant l’actionnement de ce mode de financement, entre 2015 et 2016, les créances bancaires non performantes, dues sur des entreprises publiques réglées par le Trésor aux banques à travers l’émission des obligations se sont élevées à 767 milliards de dinars). Actuellement, le changement opéré dans la loi sur la monnaie et le crédit ouvre la porte au risque inflationniste à travers cette création de monnaie via justement ce financement non conventionnel (FNC). « On crée de la monnaie parce qu’il y a des créances des entreprises des années passées qu’on va compenser par la création artificielle de la monnaie quand les banques demanderont leur argent au trésor», nous expliquera encore notre expert. C’est cette création monétaire qui a induit la hausse des liquidités dans les banques fin 2017 par rapport à 2016. Le gouverneur de la BA, Mohamed Loukel, l’a mentionné dans la présentation de la note de conjoncture la semaine dernière devant les députés. Après être passé de 821 mds DA à fin 2016 à 512 mds DA à la fin septembre 2017, ce montant a atteint 1 400 mds DA à fin 2017, soit une évolution de près de 59%. Parallèlement à ces aides, les crédits accordés au secteur public durant cette période ont aussi augmenté avec un encours de 4 237,4 milliards de dinars, soit une croissance de 7,22%.A titre indicatif, 74,5% de ces crédits accordés sont des crédits à moyen ou à long terme.  Encore un montant difficile à rembourser par les EPE face en proie à d’énormes difficultés en dépit des soutiens à coups de dizaines de milliards de dollars au fil des ans. Des soutiens via notamment le Fonds national d’investissements(FNI).

La restructuration du secteur public sans résultat

Trois ans après la dernière restructuration (février 2015) du secteur public marchand industriel (SPMI) à travers la mise en place de 12 groupes industriels à partir de 14 sociétés de gestion des participations de l’Etat, créées à leur tour en rem
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La restructuration du secteur public sans résultat

Trois ans après la dernière restructuration (février 2015) du secteur public marchand industriel (SPMI) à travers la mise en place de 12 groupes industriels à partir de 14 sociétés de gestion des participations de l’Etat, créées à leur tour en remplacement des holdings, les entreprises publiques continuent à chercher les moyens de leur développement et de leur équilibre tant au plan financier que managérial.  Elles sont en effet toujours en quête de ressources financières leur permettant de lancer leurs projets pour certaines et de se maintenir pour d’autres. Finalement, le nouveau schéma fixé, pour rappel, en août 2014 par le Conseil des participations de l’Etat (CPE) à travers la fusion et l’absorption des SGP n’a pas encore donné de résultat. Le SPMI tarde à sortir de sa léthargie pour entrer dans l’ère de la performance. «On a tout essayé. Mais la question réelle est de faire le distinguo entre l’Etat prioritaire et l’Etat actionnaire. C’est-à-dire passer du propriétaire à l’actionnaire», nous dira à ce sujet Mohamed Cherif Belmihoub, expert économique. Théoriquement, à travers cette réorganisation, ces groupes ont pour principale mission de rentabiliser les fonds publics investis, de multiplier les activités au plan national, notamment du fait de l’initiative privée, par une demande croissante de sous-traitance et par l’encouragement de l’investissement dans la filière concernée.   L’on s’attend aussi à ce que ces groupes deviennent un «moteur» de l’internationalisation de l’entreprise algérienne par l’extension de ses marchés et activités à l’international. Or, ce n’est pas encore le cas. Et la conjoncture financière dans laquelle a été opérée cette mue n’a pas joué en faveur du réveil du SPIM. Un secteur qui continue à dépendre des interventions financières de l’Etat. D’où d’ailleurs la décision de recourir aux partenariats publics-privés (PPP) en décembre 2017 et les accords avec les bourses de sous-traitance algériennes. Ainsi, après la signature d’une convention-cadre en octobre 2017 entre la Coordination des bourses de sous-traitance algériennes et quatre groupes industriels (SNVI, GICA , AGM mécanique Spa, Imetal et le groupe Elec El Djazaïr) publics pour développer des partenariats public-privé via la sous-traitance, il y a eu la charte sur le PPP en décembre 2017, un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre  particulièrement après le rappel à l’ordre du chef de L’Etat, Abdelaziz Bouteflika, dans lequel il a été clairement signifié au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, que  toute ouverture du capital d’une entreprise  ne peut se faire sans l’aval de Bouteflika. Ce qui n’est pas finalement une remise en cause de la charte. «C’est juste une manière de dire que le chef de l’Etat contrôle de près les questions économiques», nous dira un expert économique. Des déclarations d’intention pour le PPP Et même si les choses semblent encore floues pour le moment, des opérateurs privés auraient déjà affiché leur intention d’entrer en partenariat avec des entreprises publiques. C’est le cas dans l’agroalimentaire, plus précisément les minoteries et dans les industries chimiques et les matériaux de construction. Les offres seraient à l’étude mais pour l’heure, les décisions se font attendre.   Le groupe privé Condor présent déjà dans le bâtiment serait parmi les investisseurs privés intéressés par ces partenariats recherchés par le secteur public. Nous avons appris également auprès d’une source proche de ce dossier que les responsables des groupes industriels ont instruit les chefs d’entreprise publiques de trouver des partenaires via la conclusion des joint-ventures et pas à travers l’ouverture de capital. Une manière de cadrer avec l’instruction de Bouteflika relayée par le ministre de l’Industrie et des Mines lors de sa visite à Relizane mi -janvier. «L’ouverture du capital des entreprises publiques relève des prérogatives du président de la République», avait-il rappelé. Obstacles L’option des joint-ventures est donc celle ciblée par le gouvernement. Les conditions s’y prêtent-elles à cet effet ? «Ce n’est pas du tout évident de trouver des partenaires. Il y a une montagne d’obstacles», nous répondra notre source à ce sujet. Des obstacles d’ordre managérial et financier particulièrement. Ce qui ne fera que retarder la construction des filières industrielles, l’émergence des groupes et des pôles industriels et, par ricochet, la diversification économique. Entre-temps, l’on continue à injecter de l’argent pour recapitaliser les EPE. En 2012, pour rappel, l’Etat avait injecté 12 milliards de dollars et une enveloppe similaire avait été dégagée en 2008. Ce qui fait 24 milliards de dollars en quatre ans. Des enveloppes auxquelles s’ajoutent les subventions pour maintenir ces entreprises en survie. Des entreprises en proie à des difficultés de plus en plus importantes. Ce qui veut dire que l’intervention financière de l’Etat sans une ouverture à l’autonomie de gestion n’a nullement contribué à faire démarrer des EPE. «L’Etat devra réduire son implication dans la gestion de ces entreprises et n’exercer que son rôle d’actionnaire stratégique et ne plus se mêler de la gestion opérationnelle de ces entreprises», nous disait d’ailleurs à ce sujet dans un entretien l’expert industriel, Ahmed Lateb.   Un autre nous résumera clairement que le point nodal réside dans la réforme de l’Etat. «Autrement dit, la réforme de l’Etat doit précéder celle de l’entreprise.» Sinon, tout réaménagement ne sera qu’une simple opération de lifting et toute tentative d’ouverture au privé via les PPP   sans mise en place des conditions de réussite notamment sera sans effets sur des EPE qui luttent pour leur survie.  

Raison garder de Leïla Aslaoui-Hemmadi

Les éditions Média-Plus viennent de publier un recueil de nouvelles signé par Leïla Aslaoui-Hemmadi. Ce recueil met à nu les nombreuses dérives qui polluent le quotidien de l’Algérien. «Qui n’a pas entendu, ne serait-ce qu’une fois, ses compa
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Raison garder de Leïla Aslaoui-Hemmadi

Les éditions Média-Plus viennent de publier un recueil de nouvelles signé par Leïla Aslaoui-Hemmadi. Ce recueil met à nu les nombreuses dérives qui polluent le quotidien de l’Algérien. «Qui n’a pas entendu, ne serait-ce qu’une fois, ses compatriotes exprimer leur colère et leur ras-le-bol contre leur malvie ainsi : ‘‘Tout va de travers dans ce pays’’, ou ‘‘l’Algérie est tombée sur la tête’’ ? Comment ne pas se laisser submerger par l’amertume lorsque le quotidien devient de plus en plus difficile à supporter et à vivre ?» Raison garder pourra-t-il aussi un jour signifier tourner en dérision tous ces fléaux, les observer avec humour ? Bahidja,adaptée au théâtre par Ziani Cherif-Ayad Leïla Aslaoui-Hemmadi,née à Alger, est licenciée en droit et diplômée en Sciences politiques. D’abord magistrat, elle a été ministre de la Jeunesse et des Sports, puis de la Solidarité nationale, poste dont elle a démissionné pour exprimer son désaccord aux pourparlers pouvoir/ex-leaders du FIS en 1994. Son époux a été assassiné en octobre 1994. Auteur de plusieurs ouvrages. Sans voile, sans remords a reçu en 2013 le prix de l’Association des écrivains d’expression française. Son œuvre, Bahidja, est adaptée au théâtre en 2017 par le metteur en scène Ziani Cherif-Ayad. En hommage au combat de la femme algérienne, le Conseil de l’Europe lui a décerné son prix Nord-Sud en septembre 1996.   «Raison garder » Nouvelles Leïla Aslaoui-Hemmadi Editions Média-Plus, Constantine, février 2018 172 pages / 800 DA  

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