Algeria



LDC : l'ES Sétif sur du velours

Le deuxième représentant algérien en Ligue des champions africaine, l'ES Sétif, aura une mission facile en déplacement à Bangui pour croiser le fer avec les Centrafricains du Real Bangui, aujourd’hui. Au match aller, disputé à huis clos au stade du
El Watan - Sports

LDC : l'ES Sétif sur du velours

Le deuxième représentant algérien en Ligue des champions africaine, l'ES Sétif, aura une mission facile en déplacement à Bangui pour croiser le fer avec les Centrafricains du Real Bangui, aujourd’hui. Au match aller, disputé à huis clos au stade du 8 Mai-1945, les Sétifiens ont atomisé leurs adversaires sur le score sans appel de 6 à 0, dont un triplé de Zakaria Haddouche. L'Entente évoluera ainsi sur du velours face à une équipe centrafricaine qui a montré ses limites, notamment sur le plan défensif. «Nous allons à Bangui avec la ferme intention de réaliser une bonne performance. C'est ce que je vais dire aux joueurs. Nous n'y allons pas pour faire du tourisme», a dit l'entraîneur Abdelhak Benchikha.

Favorable au Chabab

Le CR Belouizdad disputera, aujourd’hui, au stade du 20 Août, à Alger, face au club malien du Onze Créateurs, le match «retour» du tour préliminaire de la Coupe de la Confédération (CAF). Lors de la rencontre «aller», disputée le 9 février de
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Favorable au Chabab

Le CR Belouizdad disputera, aujourd’hui, au stade du 20 Août, à Alger, face au club malien du Onze Créateurs, le match «retour» du tour préliminaire de la Coupe de la Confédération (CAF). Lors de la rencontre «aller», disputée le 9 février dernier à Bamako, les deux équipes s’étaient séparées sur le score d’un but partout. Le Chabab avait encaissé un but lors des derniers instants de la première mi-temps (45’), par l’intermédiaire de Cheickna Samaké, avant que Bechou n’égalise en deuxième mi-temps (64’). A priori, la qualification est à la portée du représentant algérien, mais le technicien marocain, Rachid Taoussi, préfère faire preuve de prudence. Celui-ci a tenu à affirmer, à la fin du match de championnat face à l’ES Sétif, disputé jeudi dernier, que le résultat d’un but partout est un score piège. Toutefois, a-t-il ajouté, «contrairement à l’empoignade de Bamako, celle d’aujourd’hui se jouera au stade du 20 Août en présence du public belouizdadi qui sera d’un grand apport pour le groupe». En tout cas, il est clair que le CRB a de grandes chances de passer au tour suivant. En cas de qualification aux 16es de finale, prévus le mois prochain, le Chabab, qui est sur une défaite en championnat face à l’ES Sétif (2-1), affrontera le club zambien de Nkana, exempt de ce tour préliminaire, tout comme l’autre représentant algérien dans cette compétition, l’USM Alger, qui affrontera en ce prochain tour le vainqueur de la double confrontation entre Mangasport (Gabon) et AS Maniema (RD Congo). Cette année, les compétitions africaines s’arrêteront en mai et juin à cause de la Coupe du monde. Après les 16es de finale (mars) et 16es bis (avril), les deux épreuves reprendront au mois de juillet. A noter que la délégation malienne est arrivée à Alger avant-hier via un vol régulier. La rencontre sera arbitrée par un trio marocain sous la conduite de Adil Zourak, qui sera assisté de Youssef Mabrouk et Mustapha Akerkad.  

Belle prestation scénique

Les musiciens de cette formation ont démontré qu’ils forment un groupe de scène sachant captiver un public qui n’était pas acquis d’avance, même si ce dernier connaît quelques  titres phares de leur répertoire, tels que  Ryma (le titre est inti
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Belle prestation scénique

Les musiciens de cette formation ont démontré qu’ils forment un groupe de scène sachant captiver un public qui n’était pas acquis d’avance, même si ce dernier connaît quelques  titres phares de leur répertoire, tels que  Ryma (le titre est intitulé  Win yemchi zine) pour l’avoir demandé. «La première chanson s’intitule Rechany», s’est contenté d’annoncer à son entrée Hcen Agrane, chanteur et leader du groupe, après les salutations d’usage. Et d’entamer tout de suite l’intro sur guitare acoustique de ce premier titre de leur tout premier album sorti en 2011. Celui-ci est d’inspiration raï mais avec une composition et des arrangements  propres au groupe qui préfère les sons de ses instruments à ceux des synthétiseurs et c’est ce qui fait son charme. La section rythmique basée sur une batterie électrique (sans doute mieux adaptée pour le transport) est rehaussée par des percussions riches et variées.  Sans effets spéciaux  (jeux de lumière, etc.,) et sans trop de mise en scène, ce sont la fraîcheur et le naturel de cette formation qui ont joué en sa faveur. En effet, peu disert, le chanteur préfère enchaîner les titres  comme s’il s’agissait d’éviter de perdre du temps afin d’insérer le plus de chansons possible lors de cette soirée. Dans Telâabha (Tu feins de la détester alors que tu es fou d’elle), on change de registre, mais avec la même fougue, car il est question avant tout d’élever peu à peu la température de la salle. Dans ce titre, le chanteur annonce d’emblée la portée de ses capacités vocales hors du commun et qui ne sont pas passées inaperçues. Au départ, la voix était quelque peu étouffée par les instruments, sans doute à cause d’une légère défaillance dans les réglages. Cependant, c’est avec Selli houmoumek felâchiya que les premiers sièges commençaient à être désertés dès l’entame de la partie rythmée de ce morceau inspiré du répertoire traditionnel. A ce moment-là, on commençait certainement à se rendre compte que le public était définitivement conquis. En effet, juste après et avec l’intro de la chanson Kounti sghira kount sghir, les acclamations commençaient à prendre de l’ampleur. Le titre est pourtant une ballade exprimant une profonde nostalgie mais   au 5e opus de leur répertoire, il ne restait plus personne assis. Avec El adyan l’avant-scène et les allées entre les sièges ont été submergés par un  public mixte, majoritairement jeune et particulièrement dynamique. Le retour à l’inspiration raï s’est fait avec le titre Nedmet, une adaptation libre d’un succès de cheb Nasro datant de la fin des années 1980. Les vocalises à l’entrée de l’un des tout derniers singles intitulé  Hbabi est une démonstration de force mais l’interprétation musicale diffère de celle du clip réalisé à cet effet. Par certains de ses aspects, cette chanson sonne comme une complainte, comme c’est aussi particulièrement le cas avec le titre Wellah, une histoire d’amour dramatique mais en même temps une fascination devant la beauté. Les sonorités inspirées du rock de certains passages sont  soutenues par des solos de guitare électrique qui habillent mieux les mélodies de ce groupe fondé en 2009 et qu’on considère aujourd’hui comme étant  parmi les plus prometteurs de sa génération.

«J’aurais aimé jouer avec des musiciens algériens»

La grande figure du jazz français et universel, le célèbre violoniste Didier Lockwood, est décédé dimanche suite à une crise cardiaque à Paris à l’âge de 62 ans. En guise d’hommage, nous reproduisons un entretien qu’il avait accordé à El Wat
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«J’aurais aimé jouer avec des musiciens algériens»

La grande figure du jazz français et universel, le célèbre violoniste Didier Lockwood, est décédé dimanche suite à une crise cardiaque à Paris à l’âge de 62 ans. En guise d’hommage, nous reproduisons un entretien qu’il avait accordé à El Watan le 3 juin 2008. Que ressentez-vous à l’issue du concert que vous avez donné à la salle Ibn Zeydoun à l’occasion du 9e Festival culturel européen en Algérie ? C’étaient des retrouvailles après 22 ans... Après vingt-deux ans d’absence, c’est le bonheur de retrouver Alger avec une nouvelle figure, image... J’ai trouvé un public très connaisseur et chaleureux. C’était un bon public qui vous a adopté... Eh bien oui ! C’était très communicatif. Et puis, il y avait beaucoup de filles par rapport à il y a 22 ans. (Rires). A l’époque, j’étais venu deux ou trois fois en Algérie où j’avais été partout. C’est vrai, plus on s’éloignait d’Alger, moins il y avait de femmes aux concerts à Blida... (Rires). Vous voulez dire que l’Algérie a changé... Ben oui ! Une évolution dans le bon sens, je veux dire. Découvrir à Alger un tel public nombreux et très connaisseur. Car il était sensible. Je n’ai pas eu à user d’artifices pour jouer ce soir. Les gens ont même anticipé ce que j’allais faire. Alors qu’en France, cela n’est pas pareil, car on y est en décadence. A mon avis, ici, vous êtes en évolution positive. Mais il faut la maintenir. L’hommage à Stéphane Grappelli vous tenait tant à cœur... Vous savez, dans cette existence, il y a des vies, des générations qui passent et il y a des gens extraordinaires. Il faut que l’on s’en souvienne contre l’amnésie. Et ceux qui naissent aujourd’hui, ne sauront pas qu’ils ont été précédés par des génies, par des gens qui ont essayé de faire avancer les choses. Dans notre société occidentale, on est dans l’immédiat. Gagner plus d’argent, rapidement, sans aucune qualité. C’est dangereux ! Je trouve que notre vie, la vôtre, comme la mienne, servent à tenter de faire avancer les choses. J’en suis sûr. Vous êtes un fiddler (violoniste) universel : gypsy, chinois, country, oriental, irlandais... Je ne sais pas si vous l’avez ressenti quand je jouais de la musique chinoise. C’est vrai que si l’on étudie la musique chinoise, cela n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’ai fait. Parce que c’est un art ancestral. Même la musique orientale, elle répond vraiment à des codes très pointus. Moi, je fais sentir une saveur d’une musique comme une essence, une image, une carte postale... Je trouve que la musique fait voyager un petit peu. Et je m’en sers. Justement, vous avez un thème intitulé Globe-trotter résumant votre violon «espérantiste»... Je trouve que le violon est un instrument qu’on retrouve partout. Aussi bien en Algérie qu’au Brésil, en Israël, en Chine, au Japon, en Irlande... Je trouve que c’est une belle communion entre tous les peuples du monde. Dans le fond, si tout le monde jouait du violon, peut-être qu’il y aurait moins de problèmes.(Rires). Vous avez surpris le public sur scène. A un certain moment, on se demandait si vous ne jouiez pas en semi-recording pour ne pas dire en play-back... C’est du recording, mais en live (direct). Ce n’est pas du play-back. Rien n’est préparé avant. Je construis mes musiques, donc je m’enregistre en temps réel. Comme je joue du violon avec mes doigts (rires), j’appuie sur le bouton record avec mes pieds. Dès que j’ai interprété un morceau, je ferme l’enregistreur et ça tourne en boucle comme des séquences. Après, je construis en over-dubbing, c’est-à-dire en recording. C’est vraiment un moyen créatif. Comme l’archet qui jouait de la pédale Wah Wah hendrixienne... Oui, je joue en HF, sans fil comme la réception de la TV. J’essaie de faire en sorte que le violon soit ma voix la plus expressive passant de l’humour à la profondeur, au recueillement... Il y a toute la palette de sensibilité et d’expression. On découvre que Didier Lockwood est un violoniste qui fait du show... Oui, c’est une dynamique de groupe, de trio... D’abord, de communion sur scène à trois. On est obligé de faire très attention à l’un et à l’autre. On joue sans partition, c’est compliqué, mais cela dégage des valeurs très essentielles. Chaque instrumentiste avait ses minutes de gloire d’expression «démocratique»... Oui, un dialogue. On se pose des questions et on laisse l’autre répondre. On re-argumente. C’est à trois. Imaginez que nous sommes cent musiciens, on s’appellerait l’orchestre symphonique de jazz. (Rires). Vous excellez dans le blues du delta... Moi, le blues, j’aime bien, oui. Vous savez, j’ai commencé par John Mayall, les Cream, Eric Clapton, Jimi Hendrix, Frank Zappa. Le jazz était trop compliqué pour moi. Je n’étais pas pop, mais rock des années 1970. J’avais commencé en France dans un grand groupe rock qui s’appelait Magma et qui jouait d’une manière extraordinaire. Non, je ne suis pas un jazzman sophistiqué, je viens de là, du rock. Vous avez joué avec des musiciens pop... Oui, j’en ai rencontré pas mal. Je connais Charlie Watts (batteur des Rolling Stones) parce que j’ai travaillé en Angleterre ou encore Roger Hodgson (chanteur de Supertramp) avec lequel j’ai travaillé et enregistré des disques. Ce sont de belles rencontres. Mais les meilleures sont celles avec les musiciens traditionnels extraordinaires très peu connus en Inde... Mais aussi, les jazzmen et les musiciens classiques.  Maître de l’impro, vous faites «école»... Oui, j’ai une école d’improvisation et sur les arts improvisés. Actuellement, je monte tout un complexe culturel pluridisciplinaire, mettant en synergie la danse, la musique, les arts plastiques, le cinéma et tout ce qui est art improvisé. Feriez-vous de la fusion avec de la musique algérienne ? Cela fait longtemps que je travaille là-dessus avec un violoniste algérien qui s’appelle Ferhat évoluant dans mon école. En ce moment, je suis en train de composer la musique du feuilleton de l’été intitulé Cœurs de lumière sur France2. Une fiction se passant au Maroc. Donc, je suis obligé d’écrire de la musique orientale. Cela fait partie de mon métier de globe-trotter. (Rires). Quant à la musique algérienne, je connais un peu ses modes. En Occident, on est dans la gamme et la tonalité. Ce n’est pas pareil. Je voudrais jouer avec des musiciens traditionnels, en Algérie, quand vous voulez ! In’challah ! (Rires) .

Nette augmentation des recettes en 2017

Le directeur général de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins, Sami Bencheikh El Hocine, a fait savoir, hier, lors d’une conférence de presse, animée, au Musée public national d’art moderne et contemporain d’Alger, que so
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Nette augmentation des recettes en 2017

Le directeur général de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins, Sami Bencheikh El Hocine, a fait savoir, hier, lors d’une conférence de presse, animée, au Musée public national d’art moderne et contemporain d’Alger, que son organisme a enregistré, en 2017, une nette augmentation de ses recettes. Il indique qu’en 2016, l’Onda a réalisé des résultats autour de 466 milliards de centimes, alors qu’en 2017, ses recettes ont été de l’ordre 510 millions de centimes sur toutes les formes d’exploitation des œuvres avec un taux de croissance de 8,57%. Le directeur de l’Onda rappelle que cet important taux de croissance permettra d’une part de donner plus de droits aux concernés et d’autre part de procéder à plus de rémunérations au profit des créateurs et des artistes algériens. En 2017, l’Onda a distribué 96 milliards de centimes aux droits d’auteur et 60 milliards de centimes aux droits voisins. Les bénéficiaires des droits d’auteur sont de l’ordre de 4932, tandis que les titulaires de droits voisins s’élèvent au nombre 2618. En outre, l’Onda a versé 44 millions de dinars au fonds social. Ce dernier comporte les allocations de retraite, la pension de vieillesse et l’aide sociale exceptionnelle. Les 256 retraités perçoivent tous les trois mois une pension de retraite. Le seuil maximal de la retraite est égal à 135 000 DA par trimestre. L’orateur précise que les aides sociales exceptionnelles sont attribuées à des auteurs et des artistes qui traversent des moments difficiles. Pour l’année 2017, 47 auteurs et artistes ont bénéficié de cette aide sociale exceptionnelle pour un montant de 6 millions de dinars. L’onda prend, également, en charge le rapatriement des dépouilles des artistes algériens morts à l’étranger. Ainsi, le montant total des aides avec les rapatriements s’élève à 5 milliards de centimes. De l’avis du directeur de l’Onda, Sami Bencheikh El Hocine, la protection sociale, aujourd’hui, est un élément primordial. «Rares sont les sociétés de gestion collectives dans le monde qui assurent ce côté humain en direction des artistes et des créateurs. Les sociétés de gestion collective à travers le monde ont un langage de rentabilité», dit-il. Le conférencier a abordé le registre des aides culturelles. Les montants des promotions culturelles et des contributions financières de l’Onda est de l’ordre de 46 milliards de centimes, dont 27 milliards de centimes ont été octroyés à l’ONCI pour soutenir la caravane estivale 2017 ayant sillonné l’ensemble du territoire national. Le reste de l’argent est distribué, régulièrement, pour soutenir des vernissages, des montages de pièces de théâtre ou encore des établissements en difficulté, à l’image du théâtre de Béjaïa, lequel est passé par des moments difficiles. L’onda a pris en charge trois mois de salaires des employés du TRB. Samy Bencheikh El Hocine rappelle au passage que le soutien de l’Onda est octroyé à tous les porteurs de projets. L’orateur révèle qu’une partie importante de cet argent a été distribuée en instruments de musique à plusieurs associations, maisons de culture, ainsi qu’aux écoles des Beaux-Arts d’Alger et de Azzazga. L’onda est également partenaire avec l’Institut supérieur de musique, le Ballet national et le Haut-Commissariat à l’amazighité. Pour ce qui est des avances qui ont été octroyées aux auteurs en 2017, elles sont de l’ordre de 67 millions de dinars. Ces avances sont attribuées, bien entendu, en fonction des dossiers. L’année 2017 de l’Onda s’est soldée par de grands faits marquants dont le retour du chanteur Idir en Algérie. Les deux spectacles, donnés à la coupole Mohamed Boudiaf, ont pu réunir 13 000 spectateurs. Le coup d’envoi de la tournée nationale d’Idir sera donné le 21 ou le 22 avril. La tournée sera entrecoupée, puisqu’Idir a des engagements à l’étranger. L’Onda a également organisé, l’année dernière, une dizaine d’hommages pour de grands artistes algériens, parmi lesquels la chanteuse Nouara, ou encore Djamel Allem. Il est à noter que dans les prochaines semaines, l’Onda compte rendre un hommage au chanteur El Hadj El Ghaffour à Tlemcen.  

Cali en concert au théâtre Mohamed-Tahar Fergani à Constantine : Les choses défendues

Dévoiler, dire, raconter. C’est sur ces trois mots que repose Les Choses Défendues de Cali. Entre confessions, visions et rêveries, ce 7e album est une véritable ode à l’adolescence, à cet instant des dix-sept ans où l’on grandit en faisant les c
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Cali en concert au théâtre Mohamed-Tahar Fergani à Constantine : Les choses défendues

Dévoiler, dire, raconter. C’est sur ces trois mots que repose Les Choses Défendues de Cali. Entre confessions, visions et rêveries, ce 7e album est une véritable ode à l’adolescence, à cet instant des dix-sept ans où l’on grandit en faisant les choses défendues. Produit par Édith Fambuena, le résultat est à la fois très sophistiqué et très spontané, avec des textures sonores singulières de Fambuena et 90% de premières prises pour la voix. Sur scène, sa chambre d’adolescent reconstituée, posters des Clash et de Leonard Cohen, canapé, guitare et piano. Avec cette scénographie, Cali nous invite à s’introduire dans les émotions débordantes, les souvenirs vertigineux, les tragédies intimes, les limites ultimes du cœur de sa jeunesse. En partenariat avec le théâtre Mohamed-Tahar Fergani Réservations sur : evenement.constantine@if-algerie.com  

Angers, la région modèle

En s’inscrivant résolument dans la valorisation de son territoire, la ville d’Angers, dans le pays de la Loire en France, reste un modèle pour d’autres régions de l’Hexagone et d’ailleurs en termes d’optimisation des produits du terroir. Le
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Angers, la région modèle

En s’inscrivant résolument dans la valorisation de son territoire, la ville d’Angers, dans le pays de la Loire en France, reste un modèle pour d’autres régions de l’Hexagone et d’ailleurs en termes d’optimisation des produits du terroir. Le dynamisme des milliers d’entreprises qui activent notamment dans le végétal a encore une fois été mis en exergue lors du Salon international des productions végétales (Sival) tenu les 16, 17 et 18 janvier pour sa 32e édition. Un salon dont le nombre des entreprises locales et internationales présentes ainsi que des visiteurs est en hausse. Un salon qui montre aussi tout le degré de la mécanisation et le poids des nouvelles technologies dans le domaine agricole. Souriante et très dynamique, Mme Lydie Bernard, vice-présidente de la région pays de la Loire est catégorique : «Le Sival permet de faire rayonner la région. Il permet de mettre en valeur toute la filière végétale et s’ouvrir sur le monde.» La région qui subventionne une manifestation comme le Sival à hauteur de 30 000 euros n’est pas si régionale que ça, estime-t-elle. «Au niveau de l’Etat français, il y a eu récemment la décentralisation, donc les régions ont une certaine autonomie sur le deuxième pilier de la politique agricole commune et sur des lignes de crédit qui concernent par exemple l’innovation, la modernisation, l’agriculture biologique. Nous avons un budget via l’Europe et la région gère le budget régional. Mais on est moins régionalisé que l’Allemagne. D’ailleurs, des délégations étrangères optent pour l’Allemagne à cause de son niveau de décentralisation. Surtout ceux qui n’ont pas une architecture pyramidale et qui veulent travailler en réseaux», dira-t-elle. Présidente d’une commission en charge de l’agriculture, agroalimentaire, forêt, pêche et mer, Mme Lydie Bernard indique que ce qui caractérise sa région c’est la multiplicité des productions. «On a toutes les filières : végétale (arborie, maraîchage...) et animale. Ce qui singularise la région, ce sont les signes de qualité, les marques et les produits bio. Ces derniers représentent 10% de la surface agricole. L’agriculture avec l’agroalimentaire est le premier pilier économique de notre région», assénera-t-elle. En effet, ce sont des activités qui représentent plus de 10% des emplois, 20% du produit intérieur brut, 20 milliards de chiffre d’affaires et 25% des exportations régionales. «On n’exporte pas assez, il y a un gros travail à faire là-dessus», fera-t-elle remarquer. A la question de connaître la clé de la réussite de la mise en valeur des produits du terroir, Mme Lydie Bernard révélera que selon un sondage fait par les soins de son département, il s’est avéré que le consommateur demande un produit local avant le bio, alors que la tendance actuelle en France est pour moins de produits phytosanitaires et moins d’antibiotiques. C’est dire le poids du produit local et sa mise en valeur par les consommateurs eux-mêmes au service de l’essor de la région. Le consommateur appelé à payer plus pour manger sain Fait marquant du Sival 2018, les organisateurs du salon ont réussi, l’espace d’un débat citoyen dénommé «Fruits et légumes à l’horizon 2050», de cerner toute la problématique liée à la qualité des fruits et légumes de demain. Experts et membres de la société civile ont ainsi, l’espace d’une soirée de débats, abordé la transition écologique où moins de pesticides et de viandes dans les assiettes a été maintes fois assénée. Face au dynamique et talentueux journaliste Mac Lesggy qui animait les débats, des intervenants n’ont pas omis de préconiser d’éduquer les gens pour accepter les légumes moches, respecter la saisonnalité des produits, utiliser de moins en moins d’énergie fossile pour les cultures et opter pour des intrants de plus en plus naturels. Pour manger sainement, il a été ainsi préconisé une alternative au «tout chimique» en développant la «biodiversité naturelle». Pour le toxicologue Gérard Pascal, manger de la nourriture conventionnelle (aux pesticides) est dangereux pour la santé. Pour cela, il a plaidé pour réglementer les limites des résidus liés aux pesticides et de limiter les produits phytosanitaires. La société devient-elle «risquophobe» ? demandera un intervenant. Il est vrai que suite au scandale du lait contaminé Lactalis et de celui du Glyphosate de Monsanto, les consommateurs ne cessent de réclamer une agriculture saine et éco-responsable. Cependant, les experts et autres opérateurs de la filière n’ont pas omis de relever que «les aménagements éco-responsables ont un coût» et qu’au final, c’est le consommateur qui doit payer plus pour manger sainement.

«Il faut entreprendre une nouvelle politique sur la base du physique des territoires»

Akli Moussouni est ingénieur agronome. Il a exercé comme expert indépendant pour les programmes de coopération européenne (GTZ et DIVECO). Actuellement, il intervient pour l’encadrement des projets en relation avec les investisseurs nationaux dans l’
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«Il faut entreprendre une nouvelle politique sur la base du physique des territoires»

Akli Moussouni est ingénieur agronome. Il a exercé comme expert indépendant pour les programmes de coopération européenne (GTZ et DIVECO). Actuellement, il intervient pour l’encadrement des projets en relation avec les investisseurs nationaux dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Connu pour ses interventions ayant trait au développement rural, il dissèque dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder les ressorts d’un éveil économique pour les collectivités territoriales. Quelles politiques envisager pour déclencher un processus de diversification de l’économie à travers les produits de terroir ? L’Algérie, qui dispose d’une lecture géographique et culturelle diversifiée, a intérêt à adopter des «chartes de pays» qui puissent permettre de fonder des stratégies fiables autour des spécificités locales. Les programmes de développement des communes doivent être élaborés sur une base territoriale au-delà des limites administratives communales d’une zone homogène. Il y a lieu de relancer ces communes par rapport aux richesses dont elles disposent, sur lesquelles peuvent être fondées des stratégies efficaces, en les accompagnant de mécanismes de gestion dite «intercommunale» qui n’existe pas dans le jargon de notre économie. Il est important de tirer les leçons de la gestion sectorielle de ces communes, contraignante pour avoir morcelé l’entreprise du développement régional, au même titre que celui de la propriété privée. C’est donc la configuration de nouvelles politiques sur la base du physique des territoires qu’il y a lieu d’entreprendre. Ce n’est qu’à ce moment qu’il est possible de déclencher l’investissement conséquent porteur de richesses et d’emplois par rapport à des créneaux cachés ou considérés secondaires. Les mécanismes d’investissement doivent favoriser la valorisation des richesses existantes et non l’inverse à travers les «porteurs de projets» dont l’activité n’est pas planifiée, tel que cela se fait de nos jours. Lesquels «projets» dans bien des cas sont mort-nés. Cette politique doit être accompagnée d’outils d’orientation pour concevoir des réseaux de commerce et des marchés à investir avec les produits du terroir. Beaucoup d’atouts mal exploités... Jusqu’à quand ? Les opportunités économiques offertes par le contexte local dont la population peut tirer profit sont nombreuses, mais qui ne sont malheureusement pas du tout ou très peu exploitées. Le nord du pays bénéficie de conditions bioclimatiques avantageuses du fait de l’intensité de la chaleur et de l’humidité, notamment dans les vallées entourées de montagnes, en particulier très favorables, par exemple au maraîchage péri-urbain, capable d’approvisionner les agglomérations en légumes frais pré-cuits et autres produits de cuisine. Un des créneaux potentiels porteur d’emploi. Les productions artisanales, mal façonnées, d’un coût excessif du fait du caractère archaïque des procédés manuels qui les ont générés ont fait que ces métiers enregistrent de plus en plus de départs des outils qui ont permis de les générer, alors qu’il est possible de les reconfigurer techniquement pour de nouveaux marchés. Globalement, les thématiques abordées par ces activités sont départagées entre le produit agricole et les savoir-faire collectifs. Aussi, le recyclage des déchets ménagers et autres résidus de la transformation pour la production d’engrais organiques et de l’alimentation animale, ainsi que l’exploitation des essences de la biodiversité pour l’industrie des cosmétiques et pharmaceutiques, etc. sont autant de créneaux qu’il y a lieu d’aborder. C’est une aberration que des milliers de jeunes filles arpentent chaque jour les rues des agglomérations à la recherche d’un hypothétique emploi, alors qu’on importe de la mayonnaise et des vinaigrettes ! C’est donc un défi humain, technique et économique qu’il y a lieu de relever progressivement pour mettre fin à contexte de sous-développement porteur de tous les dangers. La manne pétrolière n’est plus de mise, comment envisager le financement d’une telle politique ? «A faire les choses, les moyens sont le tout», disait un proverbe français. Les nouvelles technologies de l’information et de communication sont un moyen à exploiter. Les potentialités dormantes humaines et matérielles sont un autre moyen autour duquel il y a lieu créer des organisations. Rassurer le porteur de projet sur le retour sur investissement privé est un autre moyen à débloquer. Le maintien du financement de la CNAC et de l’Ansej tels qu’ils sont opérés jusqu’alors est un impair qu’il y a lieu de réorienter pour financer des toiles actives dont les agrégats sont interdépendants. Parmi les bailleurs de fonds extérieurs, on peut citer la Commission européenne à travers son mécanisme d’appui au développement des PME/PMI en termes de soutien à la formation professionnelle absolument indispensable pour la mise à niveau et le recyclage des intervenants. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) en appui aux projets intégrés, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en termes d’études des projets pilotes, la Banque africaine de développement (BAD) en termes de financement des actions à engager, la Banque mondiale en soutien aux actions en faveur de la femme rurale, etc. sont autant de pourvoyeurs de fonds dont les quelques enveloppes octroyés à l’Algérie n’ont jamais été utilisés à bon escient ou carrément renvoyés au profit des pays tiers. Avant d’aborder le volet «financement», c’est donc la pertinence des investissements et la manière de les encadrer qui pose problème, qu’il y a lieu de maîtriser pour ne pas reproduire des semblants de programmes très coûteux pour des résultats mitigés, à l’image du «renouveau rural». Beaucoup de villages en Kabylie organisent des festivités liées aux produits du terroir pour leur promotion. Quelle lecture faites-vous de ces événements ? Ce sont des fêtes de l’espoir dans un contexte où le produit du terroir, relégué aux oubliettes, aurait pu contribuer au développement de ses fiefs. En effet, les spécificités culturelles et matérielles des régions ont été sacrifiées sur l’autel de l’«équilibre régional» à travers les programmes sectoriels destinés à améliorer le bien-être du citoyen certes, mais très limités en termes de développement local. Devant le manque de perspectives, la société, éprise d’espoir, s’organise dans une effervescence festive autour des reconnaissances collectives dont avaient bénéficié les produits du terroir. L’idée de remettre ces derniers sur la sellette du développement en tant qu’opportunité a été initiée sans compter sur le processus contre-productif du morcellement du patrimoine familial et la déperdition des pratiques d’usage de ces produits. Aussi, il s’en est suivi le lessivage des terres par l’érosion pour cause de dégradation du couvert végétal par une succession de feux de forêt. Les ressources hydriques, à leur tour, du fait de l’accumulation des périodes de sécheresse, surexploitées, sont réduites au minimum. Quant aux valeurs immatérielles de la société, elles continuent de perdurer tant bien que mal à travers un artisanat traditionnel maintenu par des métiers manuels en voie de disparition. L’organisation des villages, sous l’égide de comités auxquels, est venue se joindre depuis une quinzaine d’années à un mouvement associatif très dynamique mais non organisé autour d’actions d’ampleur pour être significatives. Ce dernier est agréé par l’administration, mais sans le renforcer avec une législation qui permettra de l’engager dans la décentralisation, pourtant incontournable. Les instances élues, sans moyens d’intervention conséquents par rapport à des exigences de plus en plus importantes de la population, sont prises en sandwich entre le tarissement des apports de l’Etat et les nouvelles exigences du citoyen. Ces communes, dépourvues de richesses, accusent une insuffisance flagrante, faisant qu’il n’est pas aisé de recommander des alternatives par rapport à leur contexte actuel. Le citoyen, quant à lui, vit soit du commerce ou de la commande de l’Etat ou de l’apport de l’immigration qui se réduisent en peau de chagrin. L’université a produit une armée de diplômés, mais dont la formation n’est pas prise en charge sur un terrain miné par des dispositifs d’emploi non engagés pour servir de toiles actives. Ces diplômés, dans la plupart des cas sans emploi, quittent le pays sans espoir de retour pour contribuer à l’économie d’autres Etats après avoir été formés à coups de milliards pour des mirages. Ironie du sort, on fait appel aux produits du terroir au moment où on les a asphyxiés pour servir à leur tour d’«oxygène» pour une nouvelle économie. Est-il possible d’envisager la construction de la filière du tourisme en tant que secteur éclaireur ? Je pense que oui. De Hassi Messaoud à Tizi Ouzou, il est temps pour l’Algérie de «changer son fusil d’épaule». Plus précisément au village Tiferdoud, par exemple, le plus haut de la Kabylie, est une symbolique que ses habitants ont érigé en citadelle capable de séduire le touriste le plus réservé. Ici, les citoyens comme dans plusieurs villages ont décidé d’agir ensemble pour le bien-être de tous. Ils ont entamé une démarche d’organisation à couper le souffle pour dépoussiérer un potentiel touristique dormant composé d’innombrables sites naturels, des vues panoramiques, une architecture spécifique et l’artisanat ancien ainsi, que des spécialités culinaires ancestrales, etc. Ces curiosités hallucinantes, l’Algérie en renferme une infinité, que peu de pays en disposent et qui peuvent être mis à profit pour construire sur une base solide une filière de tourisme particulière. C’est une démarche qui a été entamée depuis plusieurs années par l’association Amnir (guide en tamazight). Par ailleurs, dans un autre village, Ath Hamou d’Iferhounen, elle a organisé avec le comité du village le montage réel d’un circuit de randonnée doté de toutes les commodités pour lequel il y eu la formation d’une cinquantaine d’intervenants. Sans le savoir peut-être, cette action vient déclencher un processus modèle qu’il y a lieu de renforcer et de généraliser. C’est donc toute une image à vendre pour ces villages qui comptent contribuer pleinement à la construction de filières des produits du terroir pour laquelle il y a lieu de mettre en place les outils légaux. L’Algérie, de par son immensité et la diversité de ses territoires, allant de la Méditerranée au centre de l’Afrique, peut présenter au monde un catalogue pittoresque et culturel des plus enviables. M. M.

Produits du terroir : Des atouts non rentabilisés

Près d’un milliard de personnes vivent dans des zones montagneuses, et plus de la moitié de la population humaine dépend des montagnes pour l’eau, les aliments et l’énergie propre. En Kabylie, et dans d’autres zones montagneuses d’Algérie, l
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Produits du terroir : Des atouts non rentabilisés

Près d’un milliard de personnes vivent dans des zones montagneuses, et plus de la moitié de la population humaine dépend des montagnes pour l’eau, les aliments et l’énergie propre. En Kabylie, et dans d’autres zones montagneuses d’Algérie, les populations multiplient les initiatives citoyennes pour mettre en valeur les territoires et tout ce qu’ils recèlent comme richesses pour subvenir aux besoins quotidiens et atténuer un tant soit peu l’exode massif des jeunes vers des contrées souvent lointaines. Durant toute l’année, et de manière plus prononcée en été, dans les villes et villages de Kabylie se tiennent des manifestations culturelles mettant en avant des produits du terroir régional. Ce sont des manifestations qui existent depuis années pour certaines, mais qui n’ont pas évolué par rapport à leur caractère plutôt culturel. Outre l’huile d’olive, produit phare de la région, on peut citer la Fête de la figue de Barbarie au village Sahel, celle de la figue au village Lemsella, la cerise à Aït Allaoua, le bijou à Ath Yenni, ou encore le tapis à Ath Hichem. Pourtant, les conditions de production et de promotion des produits du terroir que recèlent les régions d’Algérie sont des plus difficiles. Malgré une réputation certaine et des atouts indéniables, les contraintes sont nombreuses et touchent à la fois la production et la commercialisation de ces produits, ainsi qu’à la faible organisation des acteurs et des opérateurs locaux. L’exemple de la filière de l’huile d’olive est à cet effet édifiant. En effet, l’huile d’olive de Kabylie avait bénéficié, au temps des échanges en troc, d’une reconnaissance collective à travers le pays, en particulier dans les Hauts-Plateaux où ce produit servait aussi bien dans l’alimentation humaine que pour les soins des cheptels. Mais c’est un produit pour lequel l’Algérie n’a jamais imposé des règles de fabrication et de commercialisation pourtant signataire des conventions du Conseil oléicole international (COI), à contre-courant des critères de qualité universelle faisant que cette huile a été exclue des marchés extérieurs, indiquent des experts. Outre l’amateurisme dans le processus de la transformation du produit, sa fabrication pose un autre problème sérieux, à savoir le rejet dans la nature des milliers de tonnes de résidus qui auraient pu constituer, par une action de transformation, autant de tonnes d’aliments de bétail ou d’engrais organiques. La Fête de l’olive organisée chaque année à Ifigha (Azzazga) n’a pas fait évoluer la situation de ce produit de pauvre qualité, car non standardisée. Le morcellement du patrimoine portant l’olivier du fait du phénomène d’héritage contre-productif pose problème. «Cette filière élargie au sud du pays dans les mêmes conditions est menacée de régression irréversible au moment où les pays méditerranéens en ont  fait leur cheval de bataille», avertit l’expert agronome Akli Moussouni. Autre produit du terroir, la figue de Barbarie (karmouss ensara) aurait pu jouer à son tour un double rôle de production d’un fruit très succulent très demandé par les laboratoires pharmaceutiques pour ses multiples vertus. Fait non négligeable également, il peut servir aussi d’obstacle efficace contre les incendies de forêt qui sévissent souvent dans la région ces dernières années. La figue, quant à elle, dont les plantations sont rarement renouvelées, souffre du manque d’une industrie de transformation, ce qui fait qu’une bonne partie n’est pas consommée. Quant à la cerise, elle est en pleine décadence et voit sa culture se réduire telle une peau de chagrin. Ce constat peu reluisant peut, bien entendu, s’appliquer à d’autres produits du terroir tels le miel, le lait, la poterie, et autres produits de l’artisanat notamment. Ces derniers relevant d’un savoir-faire collectif ancien font dans la résistance. Du célèbre bijou d’Ath Yenni à la Fête du burnous au village Houra de Bouzguene en passant par celle de la poterie du village d’Ath Khir (Mekla) et du tapis d’Ath Hichem ainsi que la robe kabyle célébrée aux Ouadhias, sont autant de créneaux réduits à l’usage des festivités. Même s’il faut saluer le mérite des quelques familles qui, contre vents et marées, continuent tant bien que mal à les maintenir en vie par rapport à des métiers non rémunérés, les associations activant pour leur part en faveur de la femme rurale, qui maintiennent l’essentiel de ces métiers, ne peuvent aller au-delà des limites du peu de moyens dont elles disposent. Ces productions artisanales n’ont pas bénéficié de protection commerciale, ce qui fait qu’elles ont basculé dans la banalité et ne peuvent évoluer dans un contexte qui n’autorise pas le développement d’une filière économique. Lueur d’espoir Cependant, des initiatives fort louables commencent à prendre forme et à booster cet embryon d’activité économique. Il en est ainsi de la wilaya de Tizi Ouzou qui, à travers le concours Rabah Issat du «village le plus propre» organisé par l’APW, permet donc à l’économique de s’inviter de lui-même à travers l’implication des villageois pour construire un contexte où il fait bon vivre. Lequel contexte confirme qu’il est possible de s’engager dans la construction d’un cadre touristique d’un autre genre, qui fera appel de lui-même aux filières attenantes, comme cette autre démarche de s’organiser autour de la propreté de l’environnement. Ce qui peut ouvrir des créneaux économiques porteurs sur la base de la valorisation des potentialités locales quelle qu’en soit la nature. D’autant plus que les autorités locales semblent avoir bien saisi l’importance de telles opportunités, notamment en ces temps de disette financière. «L’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, depuis son installation en 2012, a mis en place une stratégie pour la préservation et la promotion des produits du terroir kabyle après un recensement des différents produits agricoles et artisanaux à travers notre territoire qui recèle une grande diversité de produits, et une identification des acteurs en charge de la promotion et du développement de ces produits», a indiqué Ramdane Ladaouri, ex-président de la commission agricole à l’APW de Tizi Ouzou. Cette dernière a en effet engagé une réflexion pour connaître les forces et les faiblesses de son territoire. L’étude a révélé une grande diversité des produits agricoles souvent de bonne qualité et de surcroît bio et qui ont gardé leur authenticité dans le secteur de l’artisanat, mais dont la faiblesse est à situer dans la présentation, la finition et l’emballage. Le problème majeur n’est donc pas dans la qualité des produits, mais dans l’organisation des filières et dans la prise en charge de ces derniers. Un constat largement partagé par tous les intervenants des différentes filières et des experts aussi. Pour M. Ladaouri, «la contrainte majeure pour la sauvegarde et la promotion des produits du terroir kabyle est donc liée à la faiblesse des organisations professionnelles, à savoir les associations agricoles au nombre de 25 et de seulement 5 pour l’artisanat, car ces organisations souffrent d’une sous-qualification des dirigeants qui se trompent souvent d’objectifs.» Et d’ajouter : «Les Chambres consulaires de l’Artisanat avec 10 000 artisans, de l’Agriculture avec 40 000 inscrits ne remplissent pas leur rôle, car elles sont toujours régies par des textes de loi obsolètes qui néantisent toute action de promotion ; ce sont juste des appendices des administrations déconcentrées de l’Etat.» Faisant suite à ce diagnostic territorial, l’APW de Tizi Ouzou a décidé de soutenir toutes les activités visant à la promotion et au développement des produits et l’aide à l’organisation des professionnels par la création d’associations et coopératives. Et, à en croire cet ex-responsable de la commission agriculture, l’APW durant son mandat a financé par le biais du budget de wilaya toutes les fêtes à hauteur de 1 million de dinars annuellement pour les fêtes historiques, à savoir celle des bijoux d’Ath Yenni, de la poterie de Maatkas, du tapis d’Aït Hichem, toutes deux érigées en festivals par le ministère de la Culture et à hauteur de 500 000 DA, la Fête du burnous du village Hora à Bouzeguene, de l’olive d’Ifigha, de la figue de Lemsella à Illoula, de l’olivier d’Aït zaïm à Maatkas, de la robe kabyle des Ouadhias, de la forge d’Ihitoucene, de la figue de Barbarie à Illoula, de la plaquemine à Méchtras et enfin du lait à Imaloucene (Timizart). Ces différents événements sont organisés pour la plupart par des associations culturelles ou des comités de village qui ne sont pas directement liés à ces activités ; néanmoins, ces fêtes de village ont permis de faire rencontrer les villageois de différentes régions et des professionnels qui ont le même métier et de booster ponctuellement l’économie dans ces contrées. Les différentes fêtes organisées à travers la wilaya ont également permis une prise de conscience de l’importance de sauvegarder et de préserver ce patrimoine. Qu’en est-il sur le plan économique ? M. Ladaouri est catégorique : «Au plan économique, ces fêtes et foires n’arrivent pas à impulser une vraie dynamique économique car la sous-organisation des acteurs du secteur, conjuguée à une mauvaise prise en charge par l’Etat de ces domaines d’activités est un frein à toute initiative novatrice. Il faut plus d’efforts et plus d’organisation, ajoutera-t-il, mais surtout de formation et d’accompagnement des associations à se développer pour avoir des projets qui mettront le produit au centre du dispositif et ainsi résoudre de manière définitive les problèmes qui durent depuis des décennies, à savoir la commercialisation des produits et l’approvisionnement en matières premières.» Et de conclure : «Avec l’aide de l’APW de Tizi Ouzou, les organisateurs de ces événements pourront créer une dynamique sociale à travers le territoire de la wilaya, qui doit se transformer en une dynamique économique par la création de véritables circuits commerciaux et par la création de coopératives, seuls types d’organisations capables de défendre de manière efficace les produits du terroir kabyle.»

USM Alger : Hamdi sur le départ ?

L’USM Alger passe par une période difficile. Le nul «concédé» vendredi dernier face à l’USM El Harrach (0-0), pour le compte de la 20e journée, a apparemment accentué le «malaise» qui existe au sein du club depuis quelques semaines. Les Roug
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USM Alger : Hamdi sur le départ ?

L’USM Alger passe par une période difficile. Le nul «concédé» vendredi dernier face à l’USM El Harrach (0-0), pour le compte de la 20e journée, a apparemment accentué le «malaise» qui existe au sein du club depuis quelques semaines. Les Rouge et Noir n’ont récolté que cinq points durant les cinq dernières journées. Selon des informations, la direction du club envisage même de se séparer de l’entraîneur Miloud Hamdi, si jamais le club enregistre une autre contre-performance ce samedi, au stade du 5 Juillet, face au MC Alger, à l’occasion de la 21e journée. Quatrièmes au classement avec 31 points, en compagnie du Paradou AC et de la JS Saoura, derrière le Mouloudia, 3e avec 33 pts, le MC Oran 2e avec 35, et le CS Constantine leader avec 39 pts, les Rouge et Noir pourront toujours prétendre au titre dans le cas d’une victoire face à leurs rivaux de toujours. Par contre, une défaite compromettrait sérieusement leurs chances d’atteindre le premier du classement. Si Hamdi ne fait plus l’unanimité, c’est parce que les résultats du club depuis son arrivée sont loin de satisfaire les attentes des supporters. En huit matchs joués, donc sur 24 points possibles, l’USMA n’en a récolté que dix. Certaines informations font même état de contacts entamés entre la direction du club et des techniciens, à l’image du Marocain Badou Zaki. En tout cas, les Rouge et Noir sont forcés de réagir ce samedi face au MCA s’ils ne veulent pas que la pression s’accentue sur eux. Après une journée de repos, les joueurs reprendront donc le chemin des entraînements aujourd’hui pour préparer ce derby tant attendu.  

Le CRB vise la qualification pour se relancer

Le CR Belouizdad prépare activement le match retour de la Coupe de la CAF, face au Onze créateurs du Mali, prévu demain à 17h au stade du 20 Août 1955. Après la défaite face à l’ESS en championnat, jeudi passé, les hommes de Rachid Taoussi se so
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Le CRB vise la qualification pour se relancer

Le CR Belouizdad prépare activement le match retour de la Coupe de la CAF, face au Onze créateurs du Mali, prévu demain à 17h au stade du 20 Août 1955. Après la défaite face à l’ESS en championnat, jeudi passé, les hommes de Rachid Taoussi se sont vite remis au travail pour préparer la manche retour qui s’annonce indécise malgré le match nul décroché à l’aller à Bamako (1-1). Les camarades de Naâmani se sont entraînés dimanche au stade Bensiam pour éviter la pression à la veille du match. Cependant, l’entraîneur Taoussi aura des soucis en attaque pour présenter une équipe offensive et efficace lui permettant de signer une victoire et décrocher la qualification au prochain tour. Le but inscrit dans le temps additionnel face à l’USB par le défenseur Bellaïli, ainsi que les nombreux ratage enregistrés face à l’ESS, inquiètent sérieusement le coach marocain du Chabab. Surtout que cette fois, l’équipe sera privée des services de son attaquant Benkablia qui souffre de douleurs musculaires, ainsi que du milieu de terrain malien Sidibé qui n’est pas qualifié pour cette compétition. Benkablia pourrait même rater le prochain match de championnat contre la JS Saoura. Par ailleurs, le club malien n’est pas encore arrivé à Alger (du moins jusqu’à dimanche soir). Selon les responsables belouizdadis, le club du Onze créateurs n’a pas communiqué son plan de vol pour permettre aux dirigeants du CRB de prendre leurs dispositions en matière d’organisation pour la réservation du lieu de séjour à l’équipe adverse, ainsi que le transport de l’hôtel au stade du 20 Août où l’équipe devrait effectuer une séance d’entraînement et d’adaptation aujourd’hui à l’heure du match (17h). A noter que le match retour sera officié par un trio marocain, composé du directeur de jeu Adil Zourak, assisté de ses deux compatriotes Youssef Mabrouk et Mustapha Akerkad.  

MC Alger : Cap sur la Ligue des champions d’Afrique

Revigorés par leur précieux succès réalisé aux dépens du leader, le CS Constantine, et qui les relance sérieusement dans la course au titre, en prenant la 3e place et en réduisant l’écart à six unités, les Algérois du Mouloudia ont repris le che
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MC Alger : Cap sur la Ligue des champions d’Afrique

Revigorés par leur précieux succès réalisé aux dépens du leader, le CS Constantine, et qui les relance sérieusement dans la course au titre, en prenant la 3e place et en réduisant l’écart à six unités, les Algérois du Mouloudia ont repris le chemin des entraînements, hier après-midi, à Aïn Benian en mettant le cap sur la Ligue des champions d’Afrique. Reprenant confiance après cette victoire, les Algérois sont plus que jamais déterminés à aller chercher la qualification, ce mercredi, pour le prochain tour de la Ligue des champions, à l’occasion de la joute retour face aux Congolais de l’AS Otoho. Défaits au match aller disputé il y a tout juste une semaine (0-2), les Mouloudéens misent énormément sur le réveil de leur attaque, qui a brillé vendredi dernier face au CSC, pour réussir une remontada et poursuivre leur aventure dans cette compétition africaine. C’est dans cet esprit que l’un des artisans du succès face au CSC, le Malgache Amada, veut montrer la voie à ses coéquipiers : «Après ce succès face au CSC, on doit se focaliser désormais sur ce match contre les Congolais. C’est un tout autre match dans un tout autre contexte, avec un point en commun tout de même : le fait qu’on sera obligés d’emballer ce match comme on l’a fait face au CSC et inscrire 3 buts pour se qualifier au prochain tour de la LDC. Une performance qui reste à notre portée.» Le jeune meneur de jeu malgache avait, pour rappel, raté le match aller pour cause de maladie. Même son de cloche chez le patron de la barre technique, Bernard Casoni, qui affirme que si son équipe «met la même intensité que face au CSC et reproduit le même match», la qualification n’échappera pas au Mouloudia. Un Casoni qui aura d’ailleurs l’embarras du choix pour composer son onze, avec notamment le retour d’Amada en attaque, mais qui sera toujours privé des services de Bouhena et Boudebouda blessés, alors que les recrues hivernales ne sont toujours pas qualifiées pour ce premier tour de la compétition continentale. L’entraîneur et le vice-président de l’AS Otoho en éclaireurs Les adversaires des Algérois en Ligue des champions d’Afrique, les Congolais de l’AS Otoho, sont attendus aujourd’hui, à Alger, soit 48 heures avant la confrontation face au MCA, prévue pour rappel ce mercredi, à partir de 19h, au stade du 5 Juillet (Alger). Mais pour bien préparer leur séjour et surtout espionner le Mouloudia d’Alger avant leur confrontation, deux membres de la délégation congolaise ont précédé le groupe à Alger en éclaireurs. Il s’agit du vice-président du club et d’un membre du staff technique, en l’occurrence Julien Mette. Ce dernier, qui avait eu le loisir de superviser le Mouloudia il y a plusieurs semaines, avant la joute aller, en a profité, lui et son vice-président, pour étudier de nouveau le jeu de l’équipe algéroise, vendredi dernier, où les deux hommes ont assisté au succès des Algérois, face au CSC, au stade du 5 Juillet. Une initiative des Congolais qui devrait rendre Casoni et ses poulains méfiants, notamment après la défaite du match aller.  

Le naufrage continue pour la JSK

La série noire continue pour la JS Kabylie qui n’a pas réussi à revenir de Tadjenanet, vendredi, avec un bon résultat. Et pour cause, elle s’est inclinée devant la formation locale qui s’est contentée d’un seul but d’écart pour empocher le
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Le naufrage continue pour la JSK

La série noire continue pour la JS Kabylie qui n’a pas réussi à revenir de Tadjenanet, vendredi, avec un bon résultat. Et pour cause, elle s’est inclinée devant la formation locale qui s’est contentée d’un seul but d’écart pour empocher les trois points de la victoire et quitter la zone rouge du classement. Un résultat qui complique la situation des Canaris qui se dirigent vers la relégation, un fait inédit dans les annales du club qui évolue en première division depuis son accession en 1967. D’ailleurs, la situation que traverse la JSK inquiète sérieusement aussi bien le staff que les supporters qui n’arrivent pas à comprendre ce qui se passe dans ce club phare de la région qui a été plusieurs fois champion d’Algérie. Le nouveau président des Jaune et Vert, Cherif Mellal, reconnaît que la situation est très difficile pour le club, mais il estime toutefois qu’il reste encore quelques chances à exploiter pour sauver l’équipe de la descente aux enfers. «Nous sommes tenus de faire beaucoup d’efforts pour justement sauver l’équipe de la relégation. C’est notre seul et unique objectif, cette année», a-t-il confié à la presse avant de revenir sur le déplacement de son équipe à Tadjenanet qui a été marqué par, a-t-il dit, le comportement «inacceptable» des locaux qui ont tout fait, a-t-il ajouté, pour «exercer la pression sur l’arbitre afin de remporter le match». «La cause de notre défaite est l’arbitre qui a cédé devant la pression de l’équipe adverse. D’ailleurs, durant la pause, les dirigeants du DRBT sont entrés dans les vestiaires des arbitres afin de les intimider, peut-être même de les menacer. La reprise a eu lieu avec 10 minutes de retard. Cela a véritablement influé sur le déroulement du match», a-t-il déploré tout comme son entraîneur Noureddine Saâdi, scandalisé par la prestation de l’arbitre qui a, a-t-il insisté, influé sur le résultat de la partie. «C’est à cause de lui que nous avons perdu ce match, surtout que mes joueurs ont bien joué malgré la grande pression aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du stade», a-t-il affirmé tout en estimant que le reste du championnat sera très difficile pour son équipe qui doit faire le tout pour le tout pour éviter la relégation qui pointe désormais à l’horizon.

MOB : Les Crabes dans la tourmente

Les Crabes ont laissé filer une belle opportunité de consolider leur place dans le haut du tableau et conserver leurs chances d’accession en Ligue 1, et ce, en cédant deux précieux points vendredi dernier face au CABBA (0-0). Un résultat qui n’arr
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MOB : Les Crabes dans la tourmente

Les Crabes ont laissé filer une belle opportunité de consolider leur place dans le haut du tableau et conserver leurs chances d’accession en Ligue 1, et ce, en cédant deux précieux points vendredi dernier face au CABBA (0-0). Un résultat qui n’arrange guère les affaires du club qui partage déjà cette troisième place avec le voisin béjaoui, à savoir la JSMB. Alors que tous les ingrédients étaient réunis pour renouer avec la victoire, les poulains du coach Bouarata n’ont pas livré le match qu’il fallait, se contentant d’une piètre prestation face à une équipe du CABBA qui était venue pour retourner chez elle avec le point du nul. Un faux pas jugé comme une mauvaise opération pour les Crabes, qui a provoqué quelques réactions à la fin du match, notamment de la part du président du conseil de gestion, Mustapha Rezki, qui a décidé de se retirer de la gestion des affaires du club. «Je tiens à annoncer que je suis démissionnaire car je ne peux pas travailler dans de telles conditions. Il y a beaucoup de manipulations et décidément, on vise à nous casser après avoir repris le club dans des conditions difficiles et évité le pire il y a de cela quelques mois», a-t-il déclaré. Rezki a laissé entendre que sa décision était irrévocable et attend le retour du président du CA, Amar Boudiab, de l’étranger pour lui faire part de sa décision. A noter que la fin de la rencontre a été marquée par quelques incidents. L’arbitre Saidi a d’ailleurs mentionné dans son rapport un envahissement de terrain par quelques supporters et des jets de projectiles à la fin de la partie.

Les envahissements de terrain se multiplient

Les scènes de violence dans les stades se multiplient au fur et à mesure que la fin des différents championnats approche. A Béjaïa, Chlef ou Alger, pas un match ne se passe sans qu’un problème soit relevé. Le match d’hier de la Ligue 1, qui s’
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Les envahissements de terrain se multiplient

Les scènes de violence dans les stades se multiplient au fur et à mesure que la fin des différents championnats approche. A Béjaïa, Chlef ou Alger, pas un match ne se passe sans qu’un problème soit relevé. Le match d’hier de la Ligue 1, qui s’est joué à Sidi Bel Abbès entre l’USMBA et le MC Oran (2-5), a connu des scènes de violence. Des supporters belabbésiens ont pénétré à la mi-temps sur le terrain et se sont dirigés vers la galerie du camp adverse pour «chasser» les supporters présents sur les lieux. En 2e mi-temps, des jets de fumigènes ont été enregistrés. Avant-hier, deux rencontres de Ligue 2 ont été marquées par des incidents plus ou moins graves. A Chlef, des supporters ont envahi le terrain à la mi-temps, alors que les joueurs des deux équipes avaient déjà rejoint les vestiaires. L’ASO était menée par la JS Béjaïa sur le score de deux buts à zéro. Certains supporters chélifiens s’en sont pris à des fans rivaux. Des vidéos circulent même sur internet. Il aura fallu l’intervention de dizaines de policiers antiémeute pour que la situation soit maîtrisée. Finalement, la deuxième mi-temps a débuté avec onze minutes de retard. A Béjaïa, par contre, c’est à la fin du match que des scènes de violence ont éclaté. Mécontents du résultat de leur club, le MOB, face au CA Bordj Bou Arréridj (0-0), des supporters béjaouis ont commencé à insulter des joueurs et dirigeants de leur équipe. L’arbitre Saidi a d’ailleurs mentionné dans son rapport «un envahissement de terrain» et «des jets de projectiles». Au stade du 5 Juillet, à l’occasion du match MC Alger-CS Constantine, c’est avant l’entame de la partie que des bagarres entre supporters ont éclaté. Là encore, le calme n’est revenu qu’après l’intervention de la police. Des incidents ont même été relevés, lors de cette rencontre, au niveau de la tribune officielle. Il est clair qu’au rythme où vont les choses, la situation ne fera que se compliquer d’ici quelques semaines lorsque les enjeux deviendront plus importants. ` Lors de la dernière réunion du bureau fédéral de la FAF, il a été décidé de ne plus permettre aux arbitres de reprendre un match lorsqu’il y a un envahissement de terrain. Cela va-t-il régler le problème ? Les journées à venir nous le diront…       

Soirée-hommage au défunt Abdelkrim Dali à Tlemcen

Une soirée en hommage au défunt Abdelkrim Dali  (1914/1978) a été organisée, vendredi soir, au palais de la culture portant son nom à Tlemcen, à l’occasion du 40e anniversaire de sa disparition. A l’occasion de cet événement, organisé par l
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Soirée-hommage au défunt Abdelkrim Dali à Tlemcen

Une soirée en hommage au défunt Abdelkrim Dali  (1914/1978) a été organisée, vendredi soir, au palais de la culture portant son nom à Tlemcen, à l’occasion du 40e anniversaire de sa disparition. A l’occasion de cet événement, organisé par l’Opéra d’Alger et en collaboration avec la direction locale de la culture et des associations culturelles, le musicologue et anthropologue, Nadir Mâarouf, a interprété en  solo un prélude au piano durant lequel il a chanté, notamment, un mçaddar hsine Ya mursili, avant de se joindre aux orchestres régionaux de musique andalouse de Tlemcen et d’Alger pour une nouba Raml el maya d’une durée de  soixante minutes, au grand plaisir du public, composé de familles et de  connaisseurs. Un mçaddar  Djismi fani, un btayhi Badaltum el wasla et un khlass Rabi ya mujib, ont figuré dans la deuxième partie du concert, précédée par une biographie d’Abdelkrim Dali, présentée par le président de l’association culturelle El Kortobiya  de Tlemcen, Salah Boukli. La 3e partie a été constituée de chants Arubi et Hawzi, dont Dab Jismi d’Ibn Chahed (XVIII-XIXes siècles) et Tal âadabi  d’Ibn Triki (XVIIIe siècle). Enfin, dans un autre solo, Nadir Maarouf a interprété des variations orientales ou Charki, notamment Ya jarata el ouadi que le public a longuement applaudi. A cette occasion, le directeur de la culture et le président de l’APC de Tlemcen ont honoré Nadir Mâarouf et les membres des orchestres régionaux.

Des comédiens dans la ville

Il y avait une belle ambiance, jeudi dernier, à la Maison de jeunes de la ville d’Azzaba, à l’est de Skikda, à l’occasion de l’ouverture de la 3e édition des «Journées nationales du théâtre Azzedine Medjoubi». Une ambiance rehaussée, il e
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Des comédiens dans la ville

Il y avait une belle ambiance, jeudi dernier, à la Maison de jeunes de la ville d’Azzaba, à l’est de Skikda, à l’occasion de l’ouverture de la 3e édition des «Journées nationales du théâtre Azzedine Medjoubi». Une ambiance rehaussée, il est vrai, par la présence de plusieurs figures du théâtre algérien venues rendre hommage à l’enfant terrible de Azzaba. Pour briser le cérémonial habituel, les jeunes de l’Association des artistes libres de Azzaba, organisatrice de l’événement, ont improvisé une marche au centre-ville comme pour impliquer les Azzabis dans leur fête. Menée par un cordon formé du président de l’association, le dramaturge Ahmed Ben Aïssa, Antar Hellal, Djamel Hammouda, Hafida Bendiaf, Mohamed Cherchal, la marche sillonnera quelques dizaines de mètres avant de s’achever par une halte devant la maison de jeunes. Cette troisième édition a également vu la participation de quelques figures du théâtre tunisien, dont on citera Latifa El Gafsi et Saïda El Hassi. Une troupe théâtrale de Sfax a d’ailleurs inauguré ces journées de Azzaba. Tarek Naceri, président de l’Association des artistes libres d’Azzaba et commissaire de ces journées et lors d’un entretien accordé à El Watan, fera part de la décision des organisateurs d’honorer d’autres figures du théâtre algérien. «Nous avons également pensé à honorer deux autres dames du théâtre algérien que sont Sonia et Aïda Kechoud pour tout ce qu’elles ont donné au théâtre national et aussi au théâtre dans la wilaya de Skikda.» Au sujet des journées de Azzaba, M.Naceri expliquera qu’elles auront à se poursuivre jusqu’à mardi prochain et seront ponctuées de la présentation de neuf spectacles présentés par des amateurs venus de M’sila, Koléa, Médéa, Chlef, Biskra, Guelma, Alger, Boumerdès et Sidi Bel Abbès. «Pour cette édition, le jury aura à récompenser les participants avec trois prix, en plus des prix d’encouragement qu’on a initiés au nom de feu Ahmed Boutata, un dramaturge de Skikda.» Revenant aux conditions ayant concerné cette édition, M. Naceri fera remarquer le manque de soutien et d’aide de la part de la direction de la culture, en dépit du fait que le ministère de tutelle avait accepté de parrainer cet événement. L’initiative de l’Association des artistes libres de Azzaba, qui entend pérenniser cet hommage à Azzedine Medjoubi, constitue presque l’unique hirondelle dans le ciel gris de la ville. Cela n’a malheureusement pas amené les responsables locaux de la ville à être à la hauteur de l’événement. Il nous a été donné de remarquer que l’environnement extérieur du siège même où se tenaient ces journées était dans un état déplorable qui n’honore pas la ville de Azzaba, encore moins ses responsables. L’entrée même qu’empruntaient les invités de marque était presque obstruée par des flaques d’eau stagnante et de quelques détritus. C’est honteux, pour ne pas dire scandaleux…

«Je chante l’amour, la paix et délivre des messages dans mes textes»

Hayet Zerrouk, cette jeune artiste à la voix prometteuse, vient de sortir aux éditions Ostowana son premier album Leh’naa. Ses chansons sont touchantes et ses mélodies résolument folk. Vous êtes une artiste pluridisciplinaire à la voix chaude et a
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«Je chante l’amour, la paix et délivre des messages dans mes textes»

Hayet Zerrouk, cette jeune artiste à la voix prometteuse, vient de sortir aux éditions Ostowana son premier album Leh’naa. Ses chansons sont touchantes et ses mélodies résolument folk. Vous êtes une artiste pluridisciplinaire à la voix chaude et au talent avéré. Comment êtes-vous venue à l’univers musical ? Cela a commencé par l’émission radiophonique de la Chaîne III «Sound System», de l’animateur Hakim Lefghoun (HKM), où j’ai chanté lors d’un karaoké trois chansons que j’avais composées en 2008. Ces trois compositions font d’ailleurs partie de l’album. Après, j’ai participé à une deuxième émission radiophonique «Turbo Music» avec Amina Aïssi. Elle a écouté ma chanson Dour et a décidé que j’allais être la révélation féminine de l’année 2008. Par la suite, j’ai enchaîné les concerts avec la radio Chaîne III. J’ai également participé à plusieurs concerts caritatifs en 2013 à la célèbre émission «The Voice» saison 2 sur MBC en interprétant le mythique tube de Dahmane El Harrachi Ya rayeh. J’ai sorti mon premier single en 2010, Dour. En 2015, il y a eu le clip Hadik hiya el danya  et en 2017, il y a eu le clip de Leh’naa. Pourquoi avoir attendu dix ans pour éditer votre premier album ? Je dois avouer que j’ai commencé le travail en 2012, mais il n’a été enregistré qu’en 2014. C’était juste un choix indépendant. Je ne voulais pas me lier avec un contrat avec un éditeur qui m’enlève tout droit sur mes chansons, sur ma manière d’être et comment je devais le distribuer. Disons qu’en 2015, j’ai eu l’occasion de rencontrer Aminos d’Ostowana. Ce dernier a cru à mon projet. L’album s’est certes concrétisé, mais on l’a fait grâce au dialogue. Je tiens à signaler que l’album est disponible aussi sur les plateformes de téléchargement légales, dont Deezer et Itunes. Le titre choisi de votre album Leh’nna  est une quête vers la paix et l’embellie ? J’ai toujours été en quête de paix. Pendant un moment j’avais un certain mal de vivre et je n’acceptais pas la vie et ses travers. Cela me travaillait trop et me déprimait. L’année où j’ai écrit Leh’nna (2012), j’avais commencé à changer ma vision sur la vie et les choses, à savoir toutes ces guerres, ces conflits et ces trahisons. Cette hypocrisie dans notre entourage ne devrait pas nous arracher cet espoir. La vie a aussi de bons côtés tels que les belles choses, la famille, la sincérité et l’authenticité. Ce n’est pas parce qu’on est trahi ou qu’on nous trompe, on est hypocrite avec nous qu’on doit nous aussi le devenir. C’est vraiment cela le message de la chanson. Je ne fais pas attention à ce que les autres reflètent. L’important c’est ce que moi je suis et ce que j’ai envie de montrer, à savoir le bonheur, l’espoir, l’authenticité, l’humilité, les valeurs et les principes. On a l’impression que ces gens n’existent plus, alors qu’il y a forcément des gens comme cela, qu’on rencontre dans notre vie de tous les jours. Cette petite minorité représente vraiment cette étincelle d’espoir. Cela ne sert à rien de broyer du noir. Sinon l’album en question contient neuf titres, dont huit en arabe dialectal algérien et un en anglais. Justement, pourquoi avez-vous choisi d’interpréter une composition personnelle en langue anglaise Never Get Enough ? Ce titre en anglais Never Get Enough  découle d’une propre composition, parlant d’un coup de foudre. D’une personne qui ne croyait plus aux sentiments, qui dépasserait par rapport à l’amour et à son existence. C’est quelqu’un qui ne croit plus à l’amour dans l’époque actuelle vu les changements des valeurs, des principes, de la conception de l’amour chez les gens. A travers cette chanson, j’essaye de contredire ces choses-là et de dire que l’amour existe. Il suffit juste d’y croire, de représenter soi-même l’idéal de l’amour pour pouvoir le trouver. J’ai choisi de chanter ce titre en anglais parce que c’est une chanson que j’aime beaucoup. Pour ne rien vous cacher, c’est l’une des premières chansons que j’aie écrites et composées. Il est vrai qu’elle est un peu différente du reste de la thématique de l’album. C’est pour cela que j’ai préféré la mettre en bonus Track. Je l’ai mise en bonus, aussi, pour que les gens me découvrent dans un style musical différent de la folk. C’est une chanson R’nb soul et Old School. Il faut savoir que j’ai commencé d’abord à écrire en anglais, d’autant plus que je suis licenciée en langue anglaise. J’ai eu quelques conseils de personnes qui ont plus d’expérience que moi, en l’occurrence le chanteur Khaled Barkat. Ce dernier m’a conseillé de chanter en arabe pour que les gens puissent comprendre les textes. Il est vrai que je fais passer des messages à travers ma musique et mes chansons. C’est parce que j’ai trouvé les conseils de Khaled Barket logiques que je les ai suivis. Pouvez-vous commenter le reste des chansons de l’album ? Les huit chansons sont en arabe dialectal, à l’exception du premier single Dour où il y a une partie aussi en anglais. Dans mes chansons, j’aborde un peu de tout. Ce sont des choses qui m’ont été inspirées par mon vécu et de celui des personnes que j’ai connues pendant une certaine période de ma vie. L’ensemble des chansons qui ont été écrites entre 2008 et 2012 abordent plusieurs thèmes dont, entre autres, l’amour, la déception et l’infidélité. J’ai traité du sujet de l’infidélité pour parler de la femme. C’était pour encourager la femme qui se sent meurtrie quand elle est trompée et qui voit son monde s’écrouler. C’est pour lui donner du courage. Comme quoi un divorce ou encore une tromperie, ce n’est pas forcément la fin du monde, mais le début de quelque chose de meilleur. C’était ma manière de parler à la femme algérienne pour lui dire que sa vie ne s’arrête pas à un divorce. Vos chansons sont inspirées d’un certain vécu... Effectivement, l’ensemble de mes textes est inspiré d’un certain vécu. A titre d’exemple, la chanson Dour m’a été inspirée par le vécu d’une amie que j’ai connue à l’université. Il y a aussi la chanson Anaya n’goul, c’est une manière de contredire les codes sociaux. J’ai essayé de donner la parole à la femme et aussi le choix de décision. Preuve en est à travers le titre Aanya n’goul, contrairement à tout ce que vous pensez, moi je décide pour ma vie et ce qu’elle doit être. Je m’inspire du vécu, des gens, de la vie, de la société, du monde et de l’univers. Je m’intéresse aux questions existentielles. Vous ne chantez pas pour chanter, mais vous chantez pour transmettre des messages au pluriel... C’est exactement cela. Depuis que j’étais toute petite, je ressentais le besoin de m’exprimer par rapport à certaines choses dans la société et dans la vie en général avec lesquelles je n’étais pas d’accord. Je chante aussi l’amour. Ce n’est pas un crime. J’aime cela mais je fais en sorte qu’il y ait des messages dans mes textes. Dans quel registre situez-vous votre musique ? Je dirai que je situe ma musique dans le registre de la folk, vu l’utilisation des guitares, la manière de chanter et les textes que j’aborde. Des fois c’est de la musique folk avec des sonorités rock, comme dans le titre Dour et Loukan. Il y a aussi le titre Ana n’koul  avec des sonorités reggae. Ma musique n’est pas calculée. Je joue comme ça vient. Il faut dire que cela colle aussi avec l’engagement d’une chanson tels les droits de la femme, etc. Mis à part le regretté Cheb Hasni, quels sont les autres artistes qui vous inspirent ? Majoritairement, ce sont les artistes engagés tels Tracy Chapman, Maria Carey, Bob Marley, Michael Jackson, Alanis Morissette et Stevie Wonder. Concernant la musique algérienne, ce n’est plus un secret, j’aime Cheb Hasni. J’aime la sensibilité, ce qu’il transmet comme émotion. J’aime aussi Cheb Khaled, Zoulikha, Ahmed Wahbi. J’ai remarqué que j’ai une préférence pour l’ancien raï. Il y en a tant d’autres que je ne pourrais pas tous les citer. Comptez-vous promouvoir votre album à travers une tournée nationale ? Je dois avouer que c’est difficile de faire une tournée en Algérie. L’artiste n’est pas pris en charge après la sortie d’un album. Nous, artistes, sommes obligés de faire avec les moyens du bord ce travail-là. A mon niveau, ce que j’ai pu faire, c’est organiser deux ventes-dédicaces, l’une à Riad El Feth, le 27 janvier dernier, et le 17 février, à la galerie Ezzouar, au centre commercial de Bab Ezzouar. Je compte organiser deux autres ventes-dédicaces à Oran et à Béjaïa. Il y en aura certainement d’autres. Je verrai avec mes contacts pour essayer d’organiser ne serait-ce que de petites ventes-dédicaces dans des cafés ou chez des disquaires. Quels sont vos projets futurs ? La sortie de l’album a tardé, mais entre- temps j’ai entamé d’autres projets d’écriture et de composition. J’ai six nouveaux titres dans mes tiroirs. Il faut en écrire d’autres pour avoir le choix et bien sélectionner les chansons de mon prochain album. Mais je pense bien que je le sortirai comme je l’ai fait avec l’album Leh’naa en forme de single en attendant que tout soit prêt.

Indices

- Le géant italien Eni a annoncé hier avoir enregistré en 2017 un bénéfice net de 3,43 milliards d'euros, contre une perte de 1,46 milliard un an plus tôt, grâce au rebond des cours du brut et un niveau de production record. Ce chiffre est très largem
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Indices

- Le géant italien Eni a annoncé hier avoir enregistré en 2017 un bénéfice net de 3,43 milliards d'euros, contre une perte de 1,46 milliard un an plus tôt, grâce au rebond des cours du brut et un niveau de production record. Ce chiffre est très largement supérieur aux attentes. Selon le consensus Factset Estimates, les analystes tablaient sur un bénéfice de 1,98 milliard d'euros. Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net s'est envolé, atteignant 2,1 milliards, soit six fois plus que l'an passé à la même période, et ce, alors que les analystes s'attendaient à 604 millions. Son bénéfice net ajusté — un indicateur scruté de près, qui exclut des éléments volatils et exceptionnels — a atteint sur l'année 2,4 milliards d'euros contre une perte de 340 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires s'élève à 66,92 milliards d'euros, un résultat là aussi meilleur qu'attendu, les analystes pronostiquant 65,69 milliards. Ces résultats ont été favorisés par le rebond du cours du pétrole. Eni a parallèlement accru sa production. Sur l'année, celle-ci a atteint 1,82 million de barils par jour, le niveau le plus haut de son histoire. - L'euro accentuait sa hausse face au dollar, hier, évoluant à ses plus hauts niveaux en plus de trois ans face à un billet vert délaissé par les cambistes qui semblaient avoir déjà intégré aux cours une hausse prochaine des taux d'intérêt américains. L'euro valait 1,2525 dollar — grimpant même dans la matinée à 1,2555 dollar, son niveau le plus fort depuis mi-décembre 2014 — contre 1,2500 dollar jeudi soir et 1,2451 dollar mercredi. La monnaie unique européenne montait légèrement face à la devise japonaise, à 132,77 yens pour un euro contre 132,67 yens jeudi soir. Le billet vert baissait un peu face à la monnaie nipponne, à 106,03 yens pour un dollar contre 106,14 yens la veille. Les analystes considèrent que le mouvement de vente qui frappe le dollar ne montre pas de signes d'apaisement. Le billet vert avait amorcé une reprise mercredi juste après la publication de données montrant une hausse plus marquée qu'attendu des prix à la consommation aux Etats-Unis en janvier, avant de renverser la vapeur et de baisser fortement, mouvement qui se poursuivait hier. - La République du Congo, l'un des pays pétroliers du golfe de Guinée, vient de décider d'adhérer à l'Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP), une décision qui arrive à point nommé, étant donné que la production du pays atteindrait 350 000 barils par jour en 2018, contre 280 000 en 2017. L'or noir étant la première richesse nationale, cette hausse de production occasionnerait un taux de croissance de plus de 3% en 2018, contre moins de 2% entre 2015 et 2016, selon les prévisions du gouvernement. Le Congo doit cette embellie au gisement Moho Nord dont la production connaîtra un pic de 100 000 barils par jour et à celui de Banga Kayo qui produira 50 000 barils par jour en 2018. Ces deux champs représentent respectivement un investissement de 11 et 2 milliards de dollars américains. Dans un communiqué, la présidence congolaise justifie le choix du pays d'appartenir à l'OPEP. «Ce statut de membre de plein droit témoigne de l'engagement du Congo d'appartenir à un cartel ayant entre autres missions la fixation des quotas de production qui influe sur les prix de vente du pétrole, et ce, dans l'intérêt des pays membres», indique le texte.  

L’OPEP vise un accord à long terme

Durant l'année 2016, les cours du brut ne dépassaient pas 30 dollars. Aujourd’hui, et grâce au respect dudit accord, le baril flirte souvent avec la barre des 70 dollars. Satisfaits des résultats de l’application de l’accord de limitation de l’
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L’OPEP vise un accord à long terme

Durant l'année 2016, les cours du brut ne dépassaient pas 30 dollars. Aujourd’hui, et grâce au respect dudit accord, le baril flirte souvent avec la barre des 70 dollars. Satisfaits des résultats de l’application de l’accord de limitation de l’offre du pétrole sur le marché, les pays membres de l’OPEP espèrent arriver à établir un accord à long terme avec leurs partenaires non OPEP et à leur tête la Russie. La mise en œuvre de cet accord depuis janvier 2017, et renouvelé à deux reprises, a permis aux pays producteurs d’échapper à une chute vertigineuse des prix et à maintenir des cours acceptables sur un marché de plus en plus sensible à la hausse de la production américaine. Garder un contrôle sur les prix et faire face à l’abondante offre américaine sont les objectifs du cartel (14 membres) et ses partenaires (dix pays exportateurs hors OPEP) qui ont su appliquer avec rigueur la réduction de leur production. «L’OPEP cherche à parvenir avant la fin 2018 à un accord sur une coopération à long terme avec les pays non membres du cartel. Les Emirats arabes unis souhaitent l’élaboration d'''un projet de charte'' dans ce sens d’ici la fin de l’année en cours», a souligné jeudi Souhail Al Mazrouei, ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, dont le pays préside actuellement l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Avant lui, son voisin, l’Arabie Saoudite, avait aussi appelé, à la fin janvier dernier, à une coopération à long terme au-delà de 2018. Galvanisé par les prix affichés sur le marché, un tel projet ne pourrait que satisfaire les pays signataires de l’accord de décembre 2016. Durant cette année-là, pour rappel, les cours du brut ne dépassaient pas 30 dollars. Aujourd’hui, et grâce au respect dudit accord, le baril flirte souvent avec la barre des 70 dollars. Hier sur l’InterContinental Exchange de Londres, le brent de la mer du Nord pour livraison en avril s’affichait à 64,47 dollars le baril. Du côté de Moscou, la stabilité positive des prix sur le marché n’est pas pour déplaire. Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, prédit même que les cours oscilleront, durant l’année 2018, entre 50 et 70 dollars. Même s’il ne réagit pas encore aux appels de l’OPEP pour un accord à long terme, A. Novak a annoncé toutefois que toutes les compagnies pétrolières russes ont exprimé leur intention de continuer à respecter l’actuel accord OPEP-non OPEP sur la baisse de la production. Ainsi, la Russie continuera d’honorer son engagement de diminuer sa production à hauteur de 300 000 barils par jour. L’accord en question, qui établit une baisse de 1,8 million de barils par jour, avait, rappelons-le, été prolongé en novembre dernier pour être appliqué jusqu’à la fin de l’année 2018. Notons que l’annonce d’une production record américaine a jeté un froid sur les prix qui ont subi un léger recul la semaine dernière. La volonté de prolonger l’accord de limitation de la production au-delà de l’année en cours a fait réagir le marché positivement durant le week-end. «La faiblesse du dollar a permis au pétrole de remonter, mais il faut également noter que les informations sur des discussions entre la Russie et l’OPEP pour contrôler le marché à long terme soutiennent les cours», estime l’analyste Jameel Ahmad. Pendant que les négociations se tiennent, la production américaine ne se donne pas de limite et menace de peser fortement sur le marché. L’OPEP arrivera-t-elle à convaincre la Russie et ses neuf autres partenaires de la nécessité d’un accord à long terme ?  

L’Exécutif impose de nouvelles conditions

Les conditions ont trait au statut des sociétés concernées par cette activité, aux infrastructures dont elles disposent, aux moyens de transport utilisés, au contrôle nécessaire des marchandises et aux documents administratifs préalablement exigés.
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L’Exécutif impose de nouvelles conditions

Les conditions ont trait au statut des sociétés concernées par cette activité, aux infrastructures dont elles disposent, aux moyens de transport utilisés, au contrôle nécessaire des marchandises et aux documents administratifs préalablement exigés. Au Journal officiel n°6 ont été publiées les nouvelles conditions exigées pour l'exercice des activités d'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état. Ces conditions ont trait au statut des sociétés concernées par cette activité, aux infrastructures dont elles disposent, aux moyens de transport utilisés, au contrôle nécessaire des marchandises et aux documents administratifs préalablement exigés. Ainsi, le décret exécutif 18-51 du 30 janvier 2018, modifiant et complétant le décret exécutif 05-458 du 30 novembre 2005, stipule que les activités d'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état, ne sont exercées que par des sociétés commerciales de droit algérien soumises à l’obligation du contrôle du commissaire aux comptes. Selon ce nouveau décret, les sociétés commerciales concernées sont tenues, dans le cadre de l'exercice de leurs activités, de disposer d'infrastructures de stockage et de distribution appropriées, aménagées en fonction de la nature, du volume et des nécessitées de stockage et de protection des marchandises, objet de leurs activités, et facilement contrôlables par les services habilités. Ces infrastructures ne doivent être utilisées que pour les opérations liées aux activités d'importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l'état appartenant aux sociétés commerciales concernées, précise encore le même décret. Aussi, les sociétés commerciales sont tenues d'utiliser des moyens de transport adaptés aux spécificités de leurs activités et de prendre les mesures nécessaires pour le contrôle de la conformité du produit importé préalablement à son admission sur le territoire national, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur. Les sociétés commerciales concernées doivent se faire délivrer par les services du ministère du Commerce, préalablement à l'exercice de l'activité, un certificat d'une durée de deux ans, renouvelable, attestant du respect des conditions prévues par le décret en question. Le décret indique en outre que «les modalités d'application, par activité, des dispositions du décret seront déterminées, en tant que de besoin, par arrêté conjoint du ministre chargé du Commerce et du ou des ministre(s) concerné(s)». Il est précisé, enfin, que les sociétés commerciales concernées «sont tenues de se conformer aux dispositions de ce décret dans un délai de six mois, à compter de la date de sa publication. Passé ce délai, les extraits du registre du commerce non conformes à ces dispositions deviennent sans effet». Il y a quelques jours, le ministère du Commerce a appelé, dans un communiqué publié sur son site web, l’ensemble des opérateurs économiques pratiquant des activités d'importation pour la revente en l'état, à renouveler leur registre du commerce avant le 13 juin 2018, précisant que tout registre du commerce non renouvelé avant cette échéance est sans effet et n’ouvre plus droit à son titulaire d’exercer ses activités, notamment celle de l’importation.  

USMBA : Bel Abbès jouera la Ligue arabe

C’est l’USM Bel Abbès, quatrième au classement de la Ligue 1 durant la saison précédente, qui a été désignée par la Fédération algérienne de football (FAF) pour disputer la prochaine édition de la Ligue arabe des champions, appelée désormai
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USMBA : Bel Abbès jouera la Ligue arabe

C’est l’USM Bel Abbès, quatrième au classement de la Ligue 1 durant la saison précédente, qui a été désignée par la Fédération algérienne de football (FAF) pour disputer la prochaine édition de la Ligue arabe des champions, appelée désormais le «Championnat arabe des clubs». La décision a été prise, avant-hier, lors de la réunion du bureau fédéral de l’instance fédérale qui s’est tenue au CTN de Sidi Moussa. Si les organisateurs de cette compétition très prisée au vu des primes qu’elle offre prévoit uniquement la participation du champion ou vice-champion, la FAF ne veut plus qu’un club algérien participe à plus d’une compétition internationale à la fois. Etant donné que les trois premiers de la saison 2016-2017, à savoir l’ES Sétif, l’USM Alger et le MC Alger, prennent part, cette saison, aux compétitions africaines, c’est le quatrième, l’USMBA, qui jouera l’«Arab Championship». L’année passée, à l’occasion de la première édition de la nouvelle formule de cette compétition (un tournoi unique dans un pays), c’est le NA Hussein Dey qui avait été désigné pour y participer. Il s’est fait éliminer dès le premier tour. Il faut rappeler, en dernier lieu, que le vainqueur de ce tournoi touchera la prime de 2,5 millions de dollars, plus que ce qu’offre la CAF pour le titre de la Ligue des champions d’Afrique. Les éliminés du premier tour repartiront avec      100 000 dollars, en plus des 25 000 dollars de frais de déplacement.  

Pas de reprise de match après un envahissement de terrain

Il n’y aura plus de reprise de match après un envahissement de terrain par le public. C’est ce qui a été décidé,  jeudi, par les membres du Bureau fédéral (BF) de la Fédération algérienne de football (FAF), lors de leur réunion statutaire tenu
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Pas de reprise de match après un envahissement de terrain

Il n’y aura plus de reprise de match après un envahissement de terrain par le public. C’est ce qui a été décidé,  jeudi, par les membres du Bureau fédéral (BF) de la Fédération algérienne de football (FAF), lors de leur réunion statutaire tenue au CTN de Sidi Moussa. La mesure a été prise suite à la polémique née de la décision de l’arbitre du match JSM Skikda – GC Mascara (2-1) de la 18e journée de Ligue 2, Amine Sekhraoui, de reprendre la rencontre après un arrêt de plus de 25 minutes survenu à la fin de la partie suite à un envahissement de terrain par le public. Le referee en question a été suspendu. Le club de Skikda, quant à lui, a écopé d’une sanction d’un match à huis clos pour «jets de projectiles et envahissement de terrain par les supporteurs entraînant l’arrêt  momentané de la partie» comme le stipule l’article 70 du code disciplinaire. En prenant la décision de ne plus reprendre des rencontres «arrêtées» suite à un envahissement de terrain, l’instance fédérale a mis un terme à une incompréhension relative à la notion d’ «arrêt momentané». Après combien de minutes l’arbitre n’est plus tenu de reprendre un match ? Rien ne le définit. Désormais c’est clair : les supporters qui envahiront un terrain feront perdre automatiquement le match à leur club. Par ailleurs, le BF de la Faf a évoqué le problème des litiges financiers existant entre certains clubs et des joueurs étrangers. L’instance fédérale a décidé apparemment de ne plus prendre en charge les amendes infligées par la Fifa aux clubs algériens. La Fédération a réglé il y a quelques jours une «facture» de l’USMBA. Ce dernier, bien évidemment, devra rembourser sa dette en monnaie nationale. Mais les litiges des clubs avec les joueurs étrangers sont nombreux et la FAF n’est apparemment pas prête à «sacrifier» toutes ses devises dans le paiement des amendes et des arriérés de salaires. Les dirigeants des équipes professionnelles devront désormais se débrouiller tout seuls pour régler leurs problèmes. En dernier lieu, les membres du BF se sont également prononcés sur l’affaire du joueur Omar Mebarki, de l’US Biskra, qui, après avoir été libéré par la Chambre de résolution des litiges (CRL) durant le mercato hivernal, a été aligné par le club lors de son match de la 18e journée face à l’ES Sétif. L’instance fédérale a jugé que du moment que le club avait réglé son litige avec le joueur, il n’avait pas à déposer un nouveau contrat. Le résultat de la rencontre (1-0 en faveur de l’USB) a été donc homologué.  

Le leader assommé par le Doyen

Le choc de la 20e journée entre les deux doyens des clubs algériens, le MC Alger et le CS Constantine, a été une véritable démonstration de force du club algérois qui a étrillé son invité du jour et néanmoins leader du championnat de Ligue 1, sur l
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Le leader assommé par le Doyen

Le choc de la 20e journée entre les deux doyens des clubs algériens, le MC Alger et le CS Constantine, a été une véritable démonstration de force du club algérois qui a étrillé son invité du jour et néanmoins leader du championnat de Ligue 1, sur le score sans appel de 3 à 0. Le match a failli dégénérer avant le coup d’envoi en raison du non-respect des supporters constantinois des dispositions d’organisation pour les places qui leur ont été réservées par leurs homologues mouloudéens. Après le coup de sifflet de l’arbitre Benbraham, les camarades de Hachoud ont d’emblée affiché leur intention de s’emparer des trois points de la victoire. Ils ont acculé leurs adversaires dans leurs derniers retranchements. Cette domination s’est matérialisée par un but rapide de Souibaâ qui transforme une remise de Nekkache (6'). Les poulains de Casoni poursuivront leur domination et parviendront à doubler la mise à la 29' d’une jolie reprise de la tête de Bendebka, consécutivement à un coup franc bien travaillé par Hachoud. C’est le score à la mi-temps. Au retour des vestiaires, le MC Alger poursuivra sur sa lancée, malgré un léger réveil des Constantinois, sans danger au demeurant pour le portier Chaouchi. Nekkache aurait pu aggraver la marque quelques minutes après, n’était le manque de concentration. Cependant, le Mouloudia continuera à monopoliser le ballon sous les vivats de ses bruyants supporters, venus en masse pour ce match au sommet. Il a fallu attendre la 79'  pour voir Amada aggraver la marque sur un penalty. A la faveur de cette victoire, le MCA s’est relancé dans la course au titre. Les Verts et Rouge reviennent à six longueurs du leader et occupent provisoirement seuls la deuxième place en attendant le déroulement du derby de l’Ouest entre l’USMBA et le MCO, cet après-midi.

Iwal : La nouvelle génération de la musique moderne chaouie

Ils sont de la trempe de Dihya ou de Djamel Sabri, dit Joe Sabri, deux artistes chaouis connus pour leur talent et qui ont atteint l’universalité, le groupe Iwal est considéré par de nombreux observateurs comme le nouveau souffle de la musique moderne ch
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Iwal : La nouvelle génération de la musique moderne chaouie

Ils sont de la trempe de Dihya ou de Djamel Sabri, dit Joe Sabri, deux artistes chaouis connus pour leur talent et qui ont atteint l’universalité, le groupe Iwal est considéré par de nombreux observateurs comme le nouveau souffle de la musique moderne chaouie. Un couple d’artistes, Fayssal Achoura et sa compagne Nesrine, qui le composent,  ne cesse de grimper les échelons. Ils font de la musique universelle, du folk et touchent même à la musique classique, mais pas que. Leur engagement va encore plus loin que l’on peut penser. Fayssal, guitariste et chanteur, est aussi informaticien de formation. Il a pu créer un clavier en tifinagh et il est même en phase de négociation avec Microsoft pour pouvoir intégrer sa simulation dans le Windows 7 et 10. De son côté, Nesrine, amoureuse de la mythologie en plus de la musique,  anime aussi des conférences en compagnie de Fayssal sur la mythologie berbère et le lien qu’il peut y avoir entre cette dernière et les caractères de tifinagh. Le couple propose aussi une correction au tifinagh modifié par l’Institut royal de la culture amazighe marocain (Ircam), car il pense que ce dernier n’a pas respecté la mythologie dans sa formation des caractères berbères proposés. Ce n’est pas tout. Iwal fait aussi du théâtre et compte plusieurs scènes avec Debza, notamment avec son pionnier Merzouk Hamiane. «A vrai dire, nous essayons de toucher à plusieurs styles musicaux tout en gardant la touche acoustique. C’est la raison pour laquelle nous avons préféré utiliser la contrebasse cette fois-ci avec la guitare électrique qui devient incontournable dans la musique chaouie», explique Fayssal. Harmonie Fayssal, 30 ans, est originaire de T’kout, cette région rebelle et engagée dans le combat identitaire située à 80 km au sud de Batna. Quant à Nesrine, elle est d’origine algéroise mais a épousé la culture chaouie dont elle fait aujourd’hui sa principale vocation. «Avant, quand j’entendais la musique chaouie à la radio, on nous montrait que des chants folkloriques en arabe en plus. Mais quand je suis venue ici, j’ai découvert autre chose. J’ai découvert la profondeur de la culture chaouie, devenue mienne depuis  ce jour où je l’avais découverte», révèle Nesrine. Et d’ajouter : «J’aime la nature et l’histoire de cette région. Ici, je suis loin du monde superficiel d’Alger. Je ressens une paix à l’intérieur de moi. Je suis en totale harmonie avec moi-même. Je me sens libre.» En 2014, alors qu’ils interprétaient de la musique près de la loge de Dihya, venue donner son dernier spectacle dans sa région natale, Fayssal et Nesrine ont été entendus jouer par son mari, Messaoud Nedjahi. Ce dernier leur propose de monter sur scène avec lui. Ils avouent qu’ils n’étaient pas préparés et leur groupe n’avait pas encore de nom. Dans le tas, ils lui ont choisi celui d’une chanson de Dihya, Iwal, qui veut dire un infini espoir. Le couple monte avec Nedjahi et cartonne dans la soirée. Il faut dire qu’à ce moment-là, Nesrine et Fayssal ignoraient que ce qu’ils venaient de réaliser n’était que le début d’une carrière qui s’annonce longue. Depuis, ils ne cessent d’enchaîner les scènes et organisent plusieurs spectacles, notamment un gala artistique chaque 30 avril à Batna, en hommage à une jeune féministe trotskiste, décédée à l’âge de 33 ans. Ils sont à leur 3e édition et préparent déjà la 4e pour cette année. Le concept s’appelle Iwal, dans lequel ils chantent 33 chansons, en rapport à son âge. Ces chansons se suivent et racontent l’histoire de cette jeune morte à la fleur d’âge. «Nous l’organisons chaque 30 avril, car c’est la date de naissance de la jeune militante. Nedjahi organise aussi le même événement en France le jour de sa naissance», indique Fayssal. Marseille Cette fois-ci, dans la même tournée que celle organisée pour Merzouk, Iwal, attendu par le public, a émerveillé ce dernier par ses chantons qui joignent la touche moderne à l’originalité de leurs textes. Il faut dire que leurs textes ne sont pas fortuits, car ils sont de ceux qui font tout pour garder le patrimoine chaoui, les contes et le vocabulaire de la région. Cela fait même partie de leur combat. Cette fois-ci, sur la contrebasse, Iwal a eu un invité surprise de Marseille. Il s’appelle Nicola et fait partie désormais de la troupe. A la batterie, Ali Zaidi d’Oum El Bouaghi, à la sonorisation, Sly de Sétif et pour les choralistes, les deux jolies filles Ibtissem d’Alger et Tinhinan de Barika (Batna). Mais un élément du groupe reste central dans l’équipe de par sa musique et son caractère un peu particulier. Il s’agit de Khelifa Djaghrouri, guitariste qui n’est que le membre du groupe Numidas qui font du rock chaoui. Des chansons comme Hertelis ou bertelis, choumana techa yellis, racontant l’histoire de Mqidech et la sorcière cannibale, adaptée par Iwal à la réalité d’aujourd’hui, ou Bouzahtala, qui est un refrain ancestrale chanté dans les fêtes dansante chaouies, sont déjà connus du public. Les membres d’Iwal sont aussi des militants progressistes et tentent à travers leur travail d’encourager certaines luttes, dont celles en lien à l’égalité entre la femme et  l’homme. D’ailleurs, ils exigent souvent que leurs publics soient mixtes et commencent toujours par inviter leurs propres familles dans les soirées qu’ils animent. Quant à leur projet d’avenir, Nesrine dit «vouloir continuer à s’intéresser à la mythologie et souhaite ouvrir un théâtre pour enfants à T’kout, où elle est installée avec son mari Fayssal». Quant à ce dernier, il nous a plutôt parlé des prochains albums d’Iwal. «Nous espérons sortir trois albums à la fois. Le premier comptera les chansons d’Iwal. L’autre, qui sera un double album, regroupera les 33 chansons de l’événement que nous organiserons chaque 30 avril», espère Fayssal.

Découvrez en exclusivité : Djazz’men, l’album de Wahab Djazouli

De la bonne musique, de belles paroles interprétées par une superbe voix… C’est ce que vous promet Djazz’men, l’album tant attendu du talentueux Wahab Djazouli et qui sortira demain. L’album, édité par Ostowana Editions, regroupe 8 titres, do
El Watan - Culture

Découvrez en exclusivité : Djazz’men, l’album de Wahab Djazouli

De la bonne musique, de belles paroles interprétées par une superbe voix… C’est ce que vous promet Djazz’men, l’album tant attendu du talentueux Wahab Djazouli et qui sortira demain. L’album, édité par Ostowana Editions, regroupe 8 titres, dont 5 nouvelles chansons et 3 reprises. «Dans cet album, on retrouve mes singles sortis en 2014 Ndemt ya lemima et Nedjma dont le vidéoclip officiel est disponible sur Youtube», affirme Wahab Djazouli. Venant d’une famille d’artistes, Wahab souligne que son album est aussi le fruit d’une belle collaboration avec son papa. «J’ai écrit et composé trois titres de l’album et collaboré avec mon papa pour les deux autres chansons.» Concernant les reprises, Djazz’men rend hommage à Lili Boniche avec le titre Alger Alger, le groupe Kahina avec la chanson Ya kamar ya ali et enfin au grand cheikh Mohamed El Badji avec la reprise du classique Alik bel hana we daman. Pour en profiter, ne ratez pas la vente-dédicace de Djazz’men, prévue demain à partir de 14h, au niveau du disquaire Flawless DVD & CD Store de l’Office Riadh El Feth, El Madania. La sortie officielle de l’album sera suivie par un showcase VIP regroupant journalistes, artistes et des amis proches du chanteur.  

Je veux colorier le châabi et le ramener vers l’universel

C’est une voix qui compte dans la musique châabie actuelle. Avec son sérieux, sa culture, sa passion et son professionnalisme, Karim Bouras s’impose comme un chanteur qui force le respect. Il veut, à sa manière, révolutionner le chaâbi. Entretien.
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Je veux colorier le châabi et le ramener vers l’universel

C’est une voix qui compte dans la musique châabie actuelle. Avec son sérieux, sa culture, sa passion et son professionnalisme, Karim Bouras s’impose comme un chanteur qui force le respect. Il veut, à sa manière, révolutionner le chaâbi. Entretien. Vous êtes venu au chaâbi par le chemin sûr de l’andalou. Racontez-nous cet itinéraire ? J’ai commencé d’abord avec l’andalou avec Hamid Kharfallah et Mohamed Bouchaoui au Conservatoire d’Alger. J’ai rejoint ensuite l’association El Djazira, puis El Inchirah où j’ai appris la maîtrise des instruments, tels que la derbourka, le tar, le mandole et la guitare. Parfois, j’étais soliste dans l’ensemble andalou, mais ma façon de chanter était plutôt chaâbie. Je me suis retiré ensuite de l’univers andalou pour me consacrer au chaâbi. El Inchirah a été dissoute malheureusement. Surtout que âami Smail Henni a vieilli. Là, il est en train de soutenir sa fille dans une carrière solo. Justement, pourquoi ce passage au chaâbi ? Amar Zahi ! Zahi nous habite. L’andalou  a ses chioukh. Chacun a sa place avec le respect qu’on leur doit. Je suis natif d’un quartier populaire, La Glacière, à El Harrach (est d’Alger). On pense que l’andalou est destiné à une classe aisée. C’est quand même un cliché ! Oui, c’est vrai. Nous, enfants du peuple, on nous dit souvent cela. Le chaâbi, c’est mon identié. Qu’on le veuille ou pas, c’est sauvage comme musique. Le chaabi est l’enfant rebelle de l’andalou, alors que le hawzi est son fils bien éduqué, classe. C’est ce que me disait mon père. Donc, vous êtes passé au chaâbi par rebellion Si l’on veut, oui. Peut-être que je ne savais pas chanter andalou. Je ne me retrouvais pas. Mais, dans le chaâbi, je me sens à l’aise. Il y a plus de liberté dans l’interprétation. Il existe des structures et des règles à ne pas négliger ou dépasser, mais tu es plus ou moins libre. Tu peux apporter ta touche personnelle. Actuellement, par exemple, nous travaillons sur un projet musical qui s’appelle Alger Révolution. Il s’agit d’un grand orchestre qui interprète du jazz, du rock, de la salsa ; bref, nous essayons de mêler le tout pour avoir un produit algérien. Le chaabi doit être moderne, or nous sommes en retard, figés à l’époque du noir et blanc. On nous dit souvent : ne touchez pas à El Anka. Chaque période a eu ses maîtres, comme Mahboub Bati, Amar Zahi, Boudjemaa El Ankis, etc. Chacun a apporté sa contribution. Mahboub Bati, par exemple, a ouvert la porte à tous, a introduit le saxophone. A son époque, El Hachemi Guerrouabi chantait debout. Il ne faut pas limiter le chââbi. Il y a des résistances actuellement pour «la modernisation» du chaâbi Le malheur, c’est qu’on t’ignore, on ne te résiste pas. Il y a peut-être des jeunes qui aiment ce que tu fais, mais on ne te donne pas la chance de présenter ta musique au grand public. Ce que nous voulons c’est qu’on nous laisse jouer notre musique à notre manière, s’ils veulent résister, qu’ils le fassent après. Si le peuple adopte notre chaâbi, résister n’aura aucun sens après. Dans les années 1990, il y avait une génération de chanteurs comme qui avaient essayer de rafraîchir la musique chaâbie. unegénération qui ne semble pas avoir réussi. Vous en pensez quoi ? Les années 1990, c’est autre chose. C’était une période trouble. Ces artistes ont fait l’effort pour maintenir à flot le chaâbi. Sans eux, cette musique aurait disparu. A travers Djafri, notre génération a appris à mieux connaître Guerrouabi. Cela dit, ils ont échoué quelque part. Pourquoi ? Parce que le résultat final, en 2018, n’y est pas. On ne doit pas définir un chanteur par «Jat Chta ou jat leryah» ! Ce n’est pas cela le chaâbi. J’ai beaucoup de respect pour Didine Kharoum, l’un de mes idoles. Quand j’ai débuté ma carrière, j’aimais beaucoup sa façon de chanter. A ce jour, j’aime ce qu’il fait. Les autres chanteurs se sont limités à une boîte à rythme et du chaâbi en gardant les mêmes sonorités. Le comble est que cela a été appelé néo-chaâbi. Alors une question simple : «le néo chaâbi» a-t-il échoué ? Oui. La preuve : il n’y a aucun résultat. Si le néo-chaâbi avait réussi, les jeunes n’écouteraient pas aujourd’hui le Wai Wai. Les chanteurs chaâbis ont laissé un grand vide. Après la décennie noire, j’ai l’impression que notre jeunesse a perdu le sens du goût et du savoir-vivre. Une vidéo sur Youtube de la «chanson» Chaari tertag ala sahbi  (rai) enregistre plus de 1 million de vues, alors qu’une autre sur un chant chaâbi ou un mdih n’enregistre que 2 ou 3000 vues. Ce n’est même pas du rai, celui qu’on connaît du moins ! C’est n’importe quoi. Ni bonne musique ni bonnes paroles. Il y a un problème de goût. J’assume ce que je dis. A qui la faute ? Aux politiques ? Aux médias ? Aux artistes ? En grande partie, c’est la faute aux politiques. Un politique est censé être un intellectuel. Il lui appartient de barrer le chemin à tout ce qui alimente le mauvais goût. Nos politique doivent faire un effort pour valoriser notre patrimoine. Notre société est en crise. L’aspect culturel et artistique de cette crise n’arrive qu’en dernier. Il reste que la culture, c’est notre image. Quand je chante à l’étranger, je représente mon pays. Je dois bien le faire. Nous ne devons exporter que ce qui est beau et représentatif. Est-il facile pour vous d’arriver à la scène ? Non. Je me dis que je ne suis pas assez connu, sachant que les concernés me connaissent. Je me suis approché de certains pour avoir des espaces pour nous produire sur scène. Je ne veux pas citer de noms. J’ai des preuves sur mon téléphone. Je leur dit : «J’ai de quoi payer les musiciens, mais pas assez pour louer la salle.» Leur réponse : «Celui qui paye le musicien n’a qu’à régler la facture de la location de la salle.» Je suis en train de parler d’organismes publics. La lâcheté est de s’installer sur un siège de responsabilité et de bloquer les artistes à défaut de leur demander des «rançons» ! A mon avis, ils devraient tirer beaucoup de fierté s’ils ouvraient la porte aux jeunes artistes. Comment changer cette situation ? Le changement vient d’en haut, pas à mon niveau. Tout ce que je demande, c’est d’avoir une salle pour chanter. Remplir la salle, c’est mon affaire. Je ne suis pas du genre à frapper aux portes. Mon oncle qui est bien placé, m’a appuyé dans le début de ma carrière. Il m’a dit : «Le jour où tu auras le niveau nécessaire, ils viendront te chercher. Ce n’est pas à toi d’aller les chercher.» J’ai pris ce conseil en considération. Peut-être qu’un jour je vais m’imposer avec mon travail. Parlez-nous de votre projet Alger Révolution ? Il s’agit d’une révolution musicale à Alger ! Cette révolution a commencé avec Mahboub Bati qui a introduit dans le chaâbi une basse, une guitare et une batterie. Avec Zahi, Mahboub Bati a fait un istikhbar avec la guitare électrique. Si moi j’ose une petite note nouvelle avec le mandole, on viendra toujours me dire : «Arrête ! Tu touches à El Anka là, tu es fou !» Pourtant, d’autres artistes sont venus après El Anka . El Anka est-il à ce point sacré ? Pour certains, il l’est. Pour les puristes ankaouis ; tu dois vivre encore en 1942 alors qu’on est en 2018. Tu dois rester tel quel. Et moi, je dis non ! Je veux colorier le chaâbi et le ramener vers l’universel. La salsa est devenue universelle qu’après son ouverture, alors que cette musique (et danse) était une pratique populaire (à Cuba). Autant que le jazz manouche. Le guitariste espagnol Paco De Lucia a «jazzé» son flamenco. Aujourd’hui, il est connu partout dans le monde. Nous avons notre base, le chaâbi. Cette musique est protégée et conservée au niveau de l’ONDA. Aujourd’hui, il est important d’ouvrir les portes aux jeunes et de les laisser travailler. Donnez-nous dix ans seulement, et vous verrez. Il y a toute une génération qui est prête. Une génération qui veut casser la baraque Exactement. Il y a beaucoup de jeunes qui veulent jouer de la musique. Nous avons des instituts qui forment beaucoup de musiciens. Mais, après que vont-ils faire ? Faut juste laisser ces jeunes musiciens travailler, agir sur le terrain. Aidez-les. Il faut éviter les erreurs du passé. S’il n’y aura pas de résultats après, que chacun prenne son chemin. Quand vous dites : «Laissez les jeunes travailler, ouvrez-leur les portes», vous parlez de qui ? Je parle notamment de l’ONCI, de l’Office Riad El Feth et de l’Etablissement art et culture (d’Alger). Art et Culture ne nous appelle jamais, par exemple. Cela dit, je ne suis pas prêt à chanter dans la Tahtahat El Fenin (au niveau du port d’Alger). Je n’ai pas envie de revenir au chaâbi classique et à ce qu’ont fait El Anka et Zahi. Je ne pourrai jamais chanter comme Amar Zahi (…). Avec des amis, j’ai participé au projet Zanga crazy (à partir de 2011 sur Youtube). Les gens m’arrêtaient dans la rue pour discuter après avoir vu les vidéos. Il est important de faire des concerts pour évaluer l’intérêt du public. Seul l’importance de cet intérêt déterminera le succès ou non. Revenons à Alger Révolution. Voulez-vous faire du chaâbi fusion ? Du chaâbi contemporain ? Je veux faire du chaâbi fusion. A son époque, El Anka avait introduit la contrebasse et l’accordéon. Sur le plan harmonique, nous voulons faire de la musique contemporaine. Lors de la première prestation donnée à la salle Ibn Zeydoun (Alger), nous avons commencé par une valse avec une batterie, une section de violons et un accordéon. avons joué avec des partitions. Nous avons donc écrit notre châbi et le passage des violonistes et des guitaristes. Nous comptons aussi sur nos pianistes qui connaissent la musique chaâbie. Nous allons fusionner tout cela. C’était une manière pour nous de montrer ce qu’on peut faire. Le chaâ bi à notre façon. C’est quelque chose qui attire sur le plan musical. Le jeune auditeur est attiré le bruit, le rythme et la note. Aussi, n’est-il plus possible de jouer du chaâbi à l’ancienne. Notre but est de récupérer le jeune public et l’amener à écouter le chaâbi. J’en serais fier après ! Le chaâbi n’est pas juste un style de musique, c’est un patrimoine national partagé par tous les Algériens. Ce n’est pas uniquement Alger. Le chaâbi est une musique populaire qui doit retrouver sa place. Allez-vous adapter de nouvelles paroles pour Alger Révolution ? Pour l’instant, non. Nous voulons que les gens comprennent que nous n’allons pas faire des choses qui n’existent pas. J’ai commencé par reprendre Mahboub Bati en interprétant des chansons dans un autre style. Manière de dire que la diversité existe. Mahboub Bati donne une touche tarab, moi la touche symphonique. J’ai repris Dik Chema’a en lui donnant une autre sonorité. Ce n’est pas du 100% chaâbi. Je conseille donc aux gens de l’écouter (un clip est présent sur Youtube). Si ça ne plait pas qu’on me laisse un commentaire et qu’on me dise pourquoi. Vous n’avez fait qu’une seule scène avec Alger Révolution ? Nous n’avons pas eu d’autre concert. Lors de notre première prestation, nous étions dix-huit musiciens sur scène. Prochainement, nous serons 22 ou peut- être plus. Nous allons entamer un album qui sera prêt dans moins d’une année. Nous allons reprendre par exemple Ya lewcham sur l’air de la chanson Jahagh bezaf da Meziane d’Akli Yahiaten. Zahi l’avait fait avant moi dans Zid kether fi salatou. Nous comptons reprendre aussi Jhalt koul saheb w khfit alih et Ya ladra de Mahboub Bati. J’espère avoir l’autorisation de la famille Mahboub Bati pour pouvoir produire les chansons. Son fils Farouk a assisté à notre soirée. Il m’a encouragé et dit que son père a laissé des morceaux inédits. J’espère faire connaître dans le futur ces inédits. Celui qui ne connaît pas Mahboub Bati ne connait rien à la musique algérienne.

Usine Peugeot : Lancement des travaux en avril

Les travaux de réalisation de l’usine de montage automobile de marque Peugeot seront lancés en avril prochain dans la région d’El Hamoul, dans la commune d’El Kerma (Oran), a-t-on appris hier de la direction de wilaya de l’industrie et des mines.
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Usine Peugeot : Lancement des travaux en avril

Les travaux de réalisation de l’usine de montage automobile de marque Peugeot seront lancés en avril prochain dans la région d’El Hamoul, dans la commune d’El Kerma (Oran), a-t-on appris hier de la direction de wilaya de l’industrie et des mines. Le chargé des investissements au niveau de cette direction, Othmane Mohamed, a indiqué à l’APS que ces travaux seront lancés directement après l’accomplissement des procédures techniques et l’achèvement de l’étude géotechnique du terrain choisi et s’étalant sur une superficie de 120 ha à El Hamoul, dans la commune d’El Kerma. Une grande partie de cette assiette foncière sera destinée à la réalisation de l’usine de montage automobile de marque Peugeot et le reste sera réservé aux entreprises de sous-traitance activant dans le domaine de la pièce de rechange. Le site d’El Hamoul a été retenu eu égard à sa position jugée stratégique, puisque située à proximité de deux routes nationales, les RN4 et 108, et la voie ferrée reliant Oued Tlelat (Oran), Sidi Bel Abbès, Tlemcen et Alger et non loin de l’autoroute Est-Ouest. Le raccordement aux différents réseaux de voirie (eau potable, assainissement, gaz, électricité) sera directement effectué parallèlement au lancement des travaux de terrassement du terrain devant abriter cette usine, a ajouté Othmane Mohamed. L’usine de montage de véhicules Peugeot, qui contribuera à la création de 1000 emplois directs et des milliers de postes indirects, devra entrer en service le premier trimestre de 2019, a fait savoir le chargé des investissements à la direction de l’industrie et des mines. Pour rappel, un protocole d’accord a été signé en novembre dernier concernant la création de la société Peugeot Citroën de production en Algérie avec un investissement de 100 millions d’euros. Le capital de la société est réparti selon la règle 51/49, soit 20% pour l’entreprise nationale de production de véhicules industriels, PMO de Constantine, 15,5% au groupe Condor, 15,5% à l’opérateur pharmaceutique Palpa Pro pour le côté algérien et 49% pour le groupe PSA français. La capacité globale de l’usine devra atteindre 75 000 véhicules par an, avec un taux d’intégration de 40%. Le contrat de ce projet stipule la création d’une académie PSA en Algérie devant permettre à la main-d’œuvre algérienne de développer des compétences en matière de montage automobile et de son industrie au profit de la société Peugeot-Citroën de production en Algérie.  

Pétrole : L’Arabie Saoudite veut réduire sa production

Dans une conjoncture marquée, ces derniers jours, par le recul des prix du pétrole sur les marchés internationaux, l’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, vient d’annoncer son intention de réduire la production et les exportations
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Pétrole : L’Arabie Saoudite veut réduire sa production

Dans une conjoncture marquée, ces derniers jours, par le recul des prix du pétrole sur les marchés internationaux, l’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, vient d’annoncer son intention de réduire la production et les exportations de pétrole dès le mois prochain, afin de diminuer les stocks excédentaires qui ont pesé sur les prix du brut. Hier, un porte-parole du ministère de l’Energie a indiqué que «l’Arabie Saoudite reste concentrée sur la réduction des stocks excédentaires de pétrole», précisant que la volatilité des marchés «est une préoccupation commune des producteurs et des consommateurs, et le royaume s’est engagé à atténuer cette volatilité et à en réduire les effets négatifs». C’est la raison pour laquelle le royaume a décidé de réduire la production de la Saudi Aramco de 100 000 barils par jour (bj), par rapport à son niveau de février, tandis que les exportations resteront inférieures à sept millions de barils par jour (mbj). S’agissant de la coopération entre les membres de l’Opep et non Opep, le ministre saoudien de l’Energie, Khalid Al Falih, a estimé que cette coopération devrait pouvoir stabiliser les marchés pétroliers. «Notre degré élevé de coopération et de coordination continuera d’apporter les résultats escomptés», a affirmé le ministre. A ce propos, l’Opep a relevé, dans son rapport mensuel lundi dernier, sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2018 en raison de la bonne conjoncture économique à travers le monde, ce qui devrait favoriser les efforts de rééquilibrage du marché entrepris par l’organisation à travers la réduction de son offre. «Le développement sain et constant de l’activité économique dans de grands centres de demande mondiale de pétrole a été le principal moteur de la solide croissance de la demande de pétrole», estime l’Opep. Toutefois, celle-ci s’attend à ce que le marché ne revienne à l’équilibre que vers la fin de l’année, le redressement des cours incitant d’autres producteurs, en particulier les Etats-Unis, à augmenter leurs pompages. Pour sa part, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est montrée moins optimiste quant à un retour rapide à un rééquilibrage du marché, en raison d’une progression plus importante de l’offre par rapport à la demande, mettant en cause, principalement, la production pétrolière américaine. Selon l’AIE, la production des Etats-Unis pourrait à elle seule égaler la hausse de la demande mondiale cette année. Le rapport souligne qu’«après avoir considérablement réduit les coûts de production», les producteurs américains sont parvenus à enclencher une dynamique de production «extraordinaire» de sorte qu’en 2018, leur produit «pourrait égaler la hausse de la demande mondiale». Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les entreprises pétrolières américaines ont bien profité de la remontée des prix enregistrée ces deux dernières années. Mais en même temps, ces dernières ont intensifié leur production pour atteindre des niveaux colossaux. L’AIE l’a d’ailleurs mis en exergue dans son rapport. Dans le document il est écrit que les marchés commencent à émettre des inquiétudes.

Sonatrach met fin à ses litiges avec Saipem

Tous les différends «ont été réglés en contrepartie d’une indemnisation de 150 à 200 millions de dollars» que Saipem devra verser à Sonatrach. Le groupe Sonatrach et l’italien Saipem ont officiellement mis fin, à l’amiable, à tous les lit
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Sonatrach met fin à ses litiges avec Saipem

Tous les différends «ont été réglés en contrepartie d’une indemnisation de 150 à 200 millions de dollars» que Saipem devra verser à Sonatrach. Le groupe Sonatrach et l’italien Saipem ont officiellement mis fin, à l’amiable, à tous les litiges qui étaient au niveau du Tribunal d’arbitrage international depuis 2015. En plus d’un accord global concernant tous les points de litige entre les deux groupes, quatre gros différends — ayant trait à deux contrats relatifs à l’amont, un contrat dans l’aval et un contrat dans le transport — ont fait l’objet d’un accord d’entente signé hier, au siège de la compagnie nationale, en présence des PDG des deux groupes, Abdelmoumen Ould Kaddour et Stefano Cao. En marge de la signature, le PDG de Sonatrach a souligné qu’après près d’une année de négociations — entamées en mai 2017 —, tous les différends «ont été réglés en contrepartie d’une indemnisation de 150 à 200 millions de dollars» que Saipem devra verser à Sonatrach. Lors de la signature de l’accord, le PDG de Saipem — nommé à la tête du groupe italien en 2015 — a notamment fait part de son «émotion», qualifiant la signature de «grand jour pour Saipem». Stefano Cao a aussi exprimé sa satisfaction personnelle : «Aujourd’hui c’est un grand jour pour Saipem, mais aussi un grand jour pour moi. J’ai commencé mon histoire professionnelle en Algérie, j’étais le chef de projet lors de la pose de la première pierre du gazoduc Transmed, reliant l’Algérie à l’Italie, via la Tunisie ; pour amener le gaz algérien vers l’Italie, c’était en 1979. Alors dès que j’ai été désigné à Saipem en 2015, c’était un grand chagrin pour le groupe, et aussi pour moi, de voir qu’on n’avait pas d’opportunité commerciale et pas de relation en Algérie. Je me suis donné comme grand objectif de régler les litiges survenus avec Saipem avant ma venue.» Le PDG de Saipem a qualifié l’accord signé avec Sonatrach, après de longues négociations, d’«historique pour Saipem, qui va s’ouvrir des opportunités en Algérie pour les années à venir». Pour Stefano Cao, «c’est une grande histoire qui commence». Des perspectives de partenariat dans l’offshore Pour sa part, le PDG de Sonatrach a souligné que l’accord signé avec Saipem permettra d’«enterrer une vieille histoire qui traîne et qui nous a empoisonné la vie à nous tous (…). C’est une pierre tombale qu’on va mettre sur ce passé, car on veut regarder vers le futur et voir ce qu’on va faire ensemble». Abdelmoumen Ould Kaddour a ajouté que le contrat signé représente «le dernier gros litige avec Saipem» et a rappelé qu’à sa nomination à la tête de Sonatrach, «il y a dix mois», il avait annoncé que «l’un des objectifs fondamentaux est de régler tous les litiges que nous avons avec nos partenaires, pour une simple raison, c’est que nous avons besoin de nos partenaires pour pouvoir nous développer et Saipem est un partenaire important». Et d’ajouter : «Il y a énormément de choses que nous allons faire ensemble. Saipem est un spécialiste de l’offshore et Sonatrach étudie actuellement — avec ENI et Total — les opportunités en offshore dans des prospections à l’est et à l’ouest du pays, et j’espère qu’avant la fin de l’année, on pourra forer en offshore avec Saipem.» A propos des litiges encore en suspens avec d’autres partenaires, M. Ould Kaddour explique qu’«il en reste quelques-uns» mais «sans grande importance», car impliquant «de petites compagnies quasiment inconnues». Selon le communiqué diffusé à la fin de la cérémonie de signature, Sonatrach et Saipem ont décidé de régler leurs différends pour mettre un terme aux procédures en cours, concernant le contrat pour la réalisation d’une usine de liquéfaction de gaz à Arzew (le train GL3Z), le contrat de réalisation de trois trains de GPL, une unité de séparation d’huile (LDHP), ainsi que des installations de production de condensât à Hassi Messaoud. L’accord concerne aussi un contrat de réalisation de l’oléoduc GPL LZ2 24 (ligne et station) à Hassi R’mel et le contrat de réalisation d’une unité de production gazière et pétrolière sur le champ Menzel Ledjmet, pour le compte de l’association Sonatrach/et le canadien First Calagary Petroleum (FCP). Il est à rappeler que l’italien Saipem a été condamné, en décembre 2017, par la Cour internationale d’arbitrage à verser 135 millions de dollars à Sonatrach. Une compensation pour une négligence grave, ayant causé une perte de production pour Sonatrach. Le conflit entre les deux groupes datait de mars 2014, en liaison avec un contrat conclu en 2008, pour la construction d’un site gazier en Algérie. Des affaires de corruption liées aux marchés obtenus en Algérie par Saipem — détenus en partie par le géant Eni — impliquant l’ancien PDG de Sonatrach et l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, sont par ailleurs entre les mains de la justice algérienne et italienne  

Une cagnotte qui donne le vertige

Pour reconstruire l’Irak, complètement ravagé par la guerre, les experts européens ont établi un programme dont l’enveloppe financière avoisine les 72 milliards de dollars. Une somme colossale s’il en est compte tenu des investissements et des
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Une cagnotte qui donne le vertige

Pour reconstruire l’Irak, complètement ravagé par la guerre, les experts européens ont établi un programme dont l’enveloppe financière avoisine les 72 milliards de dollars. Une somme colossale s’il en est compte tenu des investissements et des travaux à réaliser dans une zone d’intervention où tout est pratiquement à refaire, mais qui relève d’une rationalité certaine dans une conjoncture de crise où chaque centime est comptabilisé. Quand on pense un instant que le pouvoir de Bouteflika a dépensé, durant les vingt années de son règne, quelque chose comme… mille milliards de dollars pour le développement économique et social du pays, on se dit qu’il y a là une marge financière qui dépasse l’entendement et qui forcément doit interpeller les citoyens sur l’utilisation exacte de cet argent. Comment peut-on reconstruire un pays en ruine comme l’Irak avec 72 milliards de dollars et se retrouver en Algérie, vingt après, dans une situation économique désastreuse où le risque de ne pas pouvoir payer les salaires des fonctionnaires est devenu réel, alors qu’on a consommé cent fois plus. On est loin de l’aisance économique et sociale promise malgré le flux impressionnant d’argent que notre pétrole faisait rentrer dans nos caisses. Il nous faut toujours ce genre de comparaison pour avoir une idée sur l’exploitation de nos finances, surtout lorsqu’elles sont alimentées par le Trésor public, et sur leur destination qui doit obligatoirement rejaillir sur le niveau de vie des Algériens. Les exemples ne manquent pas dans le monde pour nous ouvrir les yeux sur des différences criardes(criantes) entre les investissements quantifiés ailleurs et les nôtres qui sont rarement soumis à la règle de la transparence et de l’obligation de résultat. Celui des Saoudiens est particulièrement édifiant pour ceux d’entre nous qui ont besoin d’éclaircissement. En effet, dans ce pays considéré parmi les plus riches de la planète, confronté lui aussi aux effets de la crise mondiale, on a conçu un vaste plan de développement tous azimuts à l’horizon 2030 qui sera financé à hauteur de 300 milliards de dollars. D’autres pays du Golfe ont lancé de gigantesques chantiers à des prix qui nous font pâlir d’envie si on oppose l’addition défendue par notre gouvernement. Pour moins de 100 milliards de dollars, des villes entières ultra modernes ont été édifiées. Shangaï, Dubaï pour ne (cité) que les cités les plus tendances, l’argent a coulé à flots pour bâtir encore plus mais dans les limites d’une rigueur d’entreprise qui ne peut se soustraire à celle des marchés. Bien sûr que l’avis des experts économiques et financiers est primordial pour rendre lisibles et cohérentes les évaluations des sommes englouties pour tel ou tel projet de développement. Mais sans passer par la maîtrise scientifique des calculs qui doivent édifier sur le contenu des programmes retenus, les Algériens, en ce qui les concerne, savent à vue d’œil que l’ensemble des réalisations (tous calibres confondus) que met en avant le pouvoir pour crédibiliser la note qui lui est contestée ne peuvent à elles seules justifier la répartition chiffrée de cette fameuse cagnotte de mille milliards de dollars. Un fonds qui donne le tournis et qui, à raison, continue à ce jour de soulever de légitimes interrogations. A la question justement de savoir comment a été globalement dépensée cette providentielle manne avec laquelle l’Algérie pouvait espérer atteindre un niveau de développement autrement plus conséquent, et que l’opposition remet à chaque fois sur la table pour ouvrir un sérieux débat sur le contrôle des deniers publics, le gouvernement, par la voix de son Premier ministre, répond inlassablement : «Allez demander aux Algériens, eux ils savent où est parti l’argent…» Une façon flagrante pour éviter d’aller au fond des choses sur un problème crucial qui est celui de la transparence concernant la mise en œuvre de l’argent public. Une forme de mépris aussi qui dénote la suffisance de nos dirigeants face à leurs responsabilités politiques et économiques, et qui leur donnerait le droit d’agir selon leurs convenances en l’absence de véritables contre-pouvoirs les obligeant de rendre des comptes de manière claire et précise. Alors y a-t-il eu dilapidation ou mauvaise gestion des montants fabuleux qui sont entrés dans nos caisses ? Ou tout simplement une divagation sur un chiffre qui aurait servi à semer davantage le trouble dans l’opinion qu’à introduire une vraie réflexion sur la dépense publique qui, selon les instances dirigeantes, ne pourrait souffrir d’aucune contradiction. Côté officiel, il n’y a ainsi aucune place à l’auto-culpabilisation. Même si on reconnaît que beaucoup d’argent ont été versés dans les projets sociaux et économiques depuis l’arrivée de Bouteflika, les placements de ces fonds seraient parfaitement vérifiables. D’ailleurs, pour venir au secours du gouvernement, mais dans un esprit de concurrence toute politicienne, le FLN va bientôt lancer sur le terrain, à travers les wilayas, des équipes d’enquêteurs pour faire le bilan et glorifier l’œuvre du Président à travers toutes les réalisations recensées dans son programme. Mis à mal par la prolifération de la grogne populaire, par l’étendue de la contestation sociale qui montre qu’en Algérie, derrière les discours creux, la vie devient de plus en plus difficile, le gouvernement ne sait plus quant à lui comment réagir pour convaincre les esprits alors que l’argent manque ostensiblement. C’est au demeurant à travers cette contestation qui enfle et revendique de meilleures conditions sociales que vient en quelque sorte la réponse des Algériens. Pour la majorité d’entre eux en tout cas, il est sûr que s’il n’y a pas eu de corruption, de prédation, de dilapidation, et si la gestion des recettes des hydrocarbures avait été plus rigoureuse, on n’en serait pas là. L’avis du citoyen est parfois impitoyable : «Oui, il y a eu le métro, l’autoroute et des logements, mais on est vraiment loin du compte, car rien qu’à prononcer le chiffre de mille milliards de dollars, on a le vertige qui nous incite à croire à l’escroquerie. Il n’y a qu’à voir tous ces pontes du régime qui se sont enrichis pour comprendre…» Reste celui des experts pour nous éclairer sur un patrimoine financier sur lequel on n’a pas fini de fabuler.

«Contre-quête» initiatique

L’auteur et homme de cinéma Saad Khiari vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Le Soleil n’était pas obligé, paru aux éditions Hibr. Un autre prolongement «camuesque» de Murseault, contre-enquête de Kamel Daoud. Ce roman Le Soleil n’éta
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«Contre-quête» initiatique

L’auteur et homme de cinéma Saad Khiari vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Le Soleil n’était pas obligé, paru aux éditions Hibr. Un autre prolongement «camuesque» de Murseault, contre-enquête de Kamel Daoud. Ce roman Le Soleil n’était pas obligé a été présenté mardi après-midi, à l’hôtel Sofitel Hamma Garden Alger, lors d’une rencontre livresque animée par son auteur Saad Khiari, l’écrivain, universitaire et professeur à l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information (ENSJSI), la journaliste (émission «Bonnes feuilles à croquer» de la radio Chaîne 3) Mériem Guemache et modérée par Yahia Nazef. Et ce, en présence de l’ambassadeur de France, Xavier Driencourt, l’ancien Premier ministre Sid Ahmed Ghozali, l’auteur et Monsieur Cinéma, Ahmed Bedjaoui, Z’hira Yahi, commissaire du Festival du film engagé d’Alger, le journaliste et auteur Hamid Abdelkader, le gérant de la librairie du Tiers-Monde, d’anonymes férus de lecture, et bien sûr, sous les auspice de M’hand Smail, directeur des éditions Hibr. Le pitch ? Car il s’agit de la «suite de la suite». «Spin-off du spin-off». Du bestseller Murseault, contre-enquête de Kamel Daoud, paru aux éditions Barzakh et Actes- Sud, Prix Goncourt du premier roman 2015, Goncourt des lycéens, Prix des cinq continents de la francophonie 2014… Le «Spin-off du spin-off» Dans L’Etranger, le célèbre roman d’Albert Camus, Murseault est condamné à mort et exécuté pour avoir assassiné l’«Arabe», laissant seule sa compagne, Marie Cardona. Des dizaines d’années plus tard, celle-ci apprend par le roman de Kamel Daoud, Murseault, contre-enquête, que l’auteur n’est que le propre frère de l’«Arabe». Murseault, l’unique homme de sa vie, a donc été guillotiné pour avoir tué l’unique frère de l’auteur. Convaincue que le malheur partagé crée la proximité, elle se sent dès lors proche de Kamel Daoud et cherche à le rencontrer… «Je regrette qu’on ne revendique pas assez l’héritage d’Albert Camus... Il fait partie du patrimoine national. Il y a trois ans, un écrivain algérien d’un très grand talent qui s’appelle Kamel Daoud, auquel j’ai une admiration illimitée, a écrit un roman Murseaul, contre-enquête (bestseller) dans lequel il reproche un peu à Albert Camus de ne pas avoir donné de nom à sa victime puisqu’il l’appelle ‘‘l’Arabe’’… J’ai tellement admiré ce livre que j’ai écrit une lettre dans L’Obs que j’ai signée ‘‘Marie Cardona’’ où elle lance une invitation à Kamel Daoud pour la rencontrer. Alors, il accepte… Le rendez-vous est fixé en Algérie… Et c’est un aller- retour entre la réalité et la fiction», motivera l’auteur Saad Khiari.   ---------------------------------------- Soleil n’était pas obligé / Saad Khiari /roman  Editions Hibr (2017) 174 pages

«L’Algérie est riche autant de sa musique que de son pétrole»

Musicien, compositeur, arrangeur et metteur en scène, Safy Boutella est surtout connu pour avoir sorti le raï de l’underground où il végétait, pour lui offrir un habillage universel et une audience internationale. C’est déjà une sacrée référ
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«L’Algérie est riche autant de sa musique que de son pétrole»

Musicien, compositeur, arrangeur et metteur en scène, Safy Boutella est surtout connu pour avoir sorti le raï de l’underground où il végétait, pour lui offrir un habillage universel et une audience internationale. C’est déjà une sacrée référence, mais on ne saurait pour autant le réduire à ce haut fait d’armes tant sa carte de visite est riche et variée. Perfectionniste, amoureux fou de son art et touche-à-tout de génie, il est sans doute celui qui incarne le mieux ce creuset où se métamorphosent la tradition et la création, mieux encore : la transgression, un mot qu’il affectionne particulièrement, pour tracer de nouvelles routes et de nouvelles roots. Dans cet entretien qu’il a bien voulu accorder à El Watan, Safy Boutella nous parle de ses projets et livre sa vision des nouvelles tendances musicales en Algérie. Safy Boutella, vous êtes l’une des références musicales de ce pays. Vous êtes en ce moment en Algérie pour préparer de grands projets musicaux, mais vous avez toujours eu un pied en Algérie et l’autre ailleurs. N’est-ce pas ? Le fait de vivre ou de ne pas vivre en Algérie est en effet un point important. Cela demeure une problématique chez nous, un tabou, car ceux qui vivent ou travaillent ailleurs sont souvent considérés comme ayant abandonné le navire. Or, si comme moi, on a une conscience énorme de son pays, peu importe où l’on stationne, pourvu qu’on lui soit utile. Sans compter que la distance est souvent un atout. Alors, que je vive en Algérie, en France, en Angleterre, aux USA, à Vancouver ou à Tokyo, n’a aucune importance. D’autant qu’aujourd’hui, la musique peut se faire partout. Vous avez mené récemment des expériences musicales assez originales... Depuis longtemps, je voulais travailler avec la jeune scène musicale algérienne. Je voulais pouvoir échanger et partager avec elle, alors j’ai créé le projet Pluriels. L’idée étant d’aller à la découverte de jeunes chanteurs à travers toutes les régions du pays comme dans un road-movie. Je leur ai demandé de me donner une de leur chanson pour que je l’arrange. Le seul mot d’ordre était qu’ils devaient faire quelque chose de nouveau, d’inventif et de créatif. C’était une très belle expérience et une initiative généreuse pour tout le monde. J’ai découvert des talents. Quoi qu’on fasse, il y a toujours un original, quelqu’un qui va sortir des sentiers battus. Et ça c’est le cadeau que te fait la vie. Les jeunes sont là, ils ont un cœur et un cerveau et ils font des choses extraordinaires. J’étais à mille lieues d’imaginer l’univers musical de ces jeunes. Et grâce à la société Allégorie, nous avons pu filmer ces rencontres qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux et le seront bientôt à la télévision. J’ai ensuite été contacté par Wellcom Advertising pour le projet international Coke Studio, qui consistait à réarranger des chansons traditionnelles et à les faire interpréter par un ancien et un jeune. C’était pour moi un magnifique terrain de transgression. Là encore, cette aventure a été filmée et diffusée à la télévision. La transgression est un maître mot de vos créations… Il y aura toujours des gardiens du temple pour perpétuer les traditions. Et c’est important. Tout comme il est impératif et inévitable de les transgresser, d’en apporter une nouvelle lecture. Car transgresser permet de présenter à nouveau le patrimoine et de l’inscrire dans un processus vivant. C’est par exemple ce que j’ai fait avec le raï, pour l’orienter vers l’universel, pour qu’il s’ouvre. Il ne s’agit pas seulement d’y injecter des guitares électriques, il est surtout question de proposer des idées, d’autres perspectives, en un mot : de l’audace. Traiter des musiques avec de l’audace, cela veut dire aller dans des zones qui ne sont pas admises ou envisageables en règle générale. Il faut en prendre le risque. Pour redonner du sens, il faut tout casser. Sortir du ronron, sinon à quoi sert la jeunesse ? Il ne faut pas avoir peur d’aller plus loin que les maîtres, ou les ancêtres, tout en respectant leur âme. C’est notamment ce que j’ai voulu faire dans le cadre de Coke Studio. Justement, c’est ce regard que vous posez sur la musique algérienne qui nous intéresse vous qui êtes un artiste et un créateur qui transcende les générations... Quoi qu’on fasse, les jeunes feront toujours des choses nouvelles. On l’oublie souvent, mais nos jeunes ne sont pas moins vivants que les autres. Le problème est qu’ils manquent cruellement d’encouragements. Heureusement qu’il existe des productions comme Pluriels et Coke Studios pour faire avancer les choses et libérer les gens. Il faut créer, c’est tout, laisser les graines germer. Safy Boutella, il y a un énorme potentiel en Algérie, n’est-ce pas ? Vous êtes aux premières loges pour en parler. Dommage, peut-être qu’il n’y a pas assez de perspectives pour ces jeunes... C’est bien beau de travailler ponctuellement avec ces jeunes, mais il faut aussi leur offrir des perspectives pour les aider à aller plus loin. On revient toujours à la même problématique, celle de l’absence d’une industrie musicale en Algérie et surtout de structures de formation adaptées. Justement, vous proposez un projet d’école. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de doter l’Algérie d’une école diplômante de musique pour permettre à des élèves du monde entier de se croiser, d’échanger, d’apprendre…. en vue d’acquérir une approche professionnelle. Nous avons une position centrale qui peut permettre à des Africains, des Américains, des Orientaux ou des Européens de venir apprendre le chaâbi ou le raï, la musique africaine, ou le jazz, la samba ou la musique targuie. Cela ouvrirait des perspectives et donnerait un coup de projecteur sur le pays, ce qui irait de pair avec une politique touristique. Il faut que nous nous ouvrions sur le monde et que nous donnions au monde l’envie de venir nous rencontrer. Or, je constate tout de même que trop peu d’artistes internationaux se rendent en Algérie, ou y sont invités. Il faut promouvoir notre pays et cela passe en premier lieu par la culture qui induit l’art de vivre… Ce qui suppose de reconquérir une aptitude au bonheur… Et c’est l’affaire de tous, des entreprises publiques et privées et des citoyens eux-mêmes. Il s’agit d’un projet global, généreux. Il se murmure que vous préparez de grands projets, pouvez-vous nous en parler ? Je ne voudrais pas trop m’avancer sur des projets qui ne sont pas encore concrétisés. Mais il est vrai que j’ai proposé, il y a quelque temps déjà, au ministère de la Culture, une création symphonique pour l’Opéra d’Alger. De même, j’ai été sollicité pour créer le spectacle d’ouverture des Jeux africains qui se dérouleront à Alger en juillet prochain. Quel regard porte Safy Boutella sur la musique algérienne à travers toutes ses influences  ? Je pense que nous sommes riches de la musique algérienne autant que nous le sommes du gaz et du pétrole. Il y en a partout. C’est une source intarissable. Il faut juste savoir exploiter cet incroyable potentiel de talents, mais je le répète, cela passe par de la formation, sinon ce sera du gâchis. Et puis, il serait intéressant que la musique algérienne ne se résume pas que à la chanson. J’accorde beaucoup d’importance à la musique instrumentale et au jazz, qui sont des genres transgressifs. J’invite les jeunes artistes algériens à s’engager aussi dans cette voie, car je sais qu’ils auront beaucoup à apporter. Si tu devais choisir une chanson, parmi toutes celles que tu as arrangées, dont tu es le plus fier, laquelle serait-elle ? J’aime bien justement la façon transgressive dont j’ai arrangé Youm El Djamaâ, qui est une chanson sacrée du répertoire. J’aime aussi les arrangements que j’ai faits pour le prochain album de Taous Arhab qui va bientôt sortir. Taous possède une voix absolument incroyable, exceptionnelle. Et j’ai toujours beaucoup d’affection pour mon album Mejnoun, pour Chebba, La camel, Djawhara, Watani…. Une dernière question, votre fille Sofia connaît une très belle carrière à Hollywood. Vous attendiez-vous à cela ? Non, je la regardais… et j’étais très heureux pour elle de la voir vivre des expériences aussi riches avec Madonna et Michael Jackson. Je suis très fier qu’elle ait eu le courage de se reconvertir. Je pense que c’est une personne qui a un sens inné pour savoir être là où il faut quand il le faut. Elle a surtout un sens très aiguisé du travail, de l’effort et de la liberté. Vos enfants vous les avez toujours encouragés à trouver leur vocation, leur voie artistique  ? J’ai toujours encouragé mes enfants à être qui ils voulaient être. Il se trouve qu’ils sont tous deux artistes. Mon fils, Azad, est comédien, pour le cinéma et le théâtre, et joue principalement en Angleterre et en France. Ce ne sont pas des voies faciles, mais ils sont très courageux, doués et déterminés. Les chiens ne faisant pas des chats, j’ai sorti deux animaux de la même espèce !

USMA : Des blessés à la pelle

Mauvaise nouvelle pour l’USM Alger. Après Benkhemassa, Yaya et Chita, le premier à cause d’une sanction et les deux autres pour blessures, voilà que Abderrahmane Meziane a à son tour déclaré forfait pour le prochain match du club, prévu demain au s
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USMA : Des blessés à la pelle

Mauvaise nouvelle pour l’USM Alger. Après Benkhemassa, Yaya et Chita, le premier à cause d’une sanction et les deux autres pour blessures, voilà que Abderrahmane Meziane a à son tour déclaré forfait pour le prochain match du club, prévu demain au stade du 1er Novembre de Mohammadia, face à l’USM El Harrach, pour le compte de la 20e journée. Le joueur a été victime d’une déchirure musculaire qui l’éloignera des terrains pendant quelques jours, comme l’a confirmé d’ailleurs, hier, l’entraîneur de l’équipe, Miloud Hamdi, lors d’une conférence de presse. Meziane pourrait même rater la rencontre de la 21e journée face au MC Alger. Le coach fera face donc à un véritable dilemme pour ce qui est du côté gauche. Lors des dernières séances d’entraînement, il a tenté quelques variantes. Il se pourrait fort bien que Hamdi demande à Benmoussa de monter d’un cran afin de placer Chérifi ou même Abdelaoui comme arrière gauche. En tout cas, la tâche de l’USMA sera difficile face à un club qui joue sa survie parmi l’élite.  

USM El Harrach : Un salaire et une prime avant l’USMA

Auréolée par le point du match nul ramené, le week-end dernier de Constantine, face au leader, la formation de l’USM El Harrach aspire à confirmer ce bon résultat, demain, à l’occasion du derby face à l’USM Alger, prévu au stade du 1er Novembre
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USM El Harrach : Un salaire et une prime avant l’USMA

Auréolée par le point du match nul ramené, le week-end dernier de Constantine, face au leader, la formation de l’USM El Harrach aspire à confirmer ce bon résultat, demain, à l’occasion du derby face à l’USM Alger, prévu au stade du 1er Novembre de Lavigerie. Un match qui revêt une importance capitale et pour cause : 15e au classement, un succès devrait permettre aux Harrachis, et pour la première fois depuis l’entame de la saison, de quitter la zone des relégables. C’est dire l’importance de ce derby pour les capés du nouvel entraîneur Aziz Abbès, en quête de son premier succès à domicile, après le point ramené de Constantine. Tablant sur la disponibilité de l’ensemble de son effectif, malgré l’incertitude qui entoure la participation de son milieu de terrain, Benhocine, et surtout sur la mauvaise passe de l’USMA, Aziz Abbès veux frapper un grand coup, et permettre à l’USMH de renouer avec le succès, elle qui reste sur une défaite à domicile, il y a trois semaines, face à l’Olympique de Médéa (2-3). Conscient de l’importance de ce match, la direction harrachie, pour motiver ses capés, a décidé de verser un salaire et une prime dès aujourd’hui. Une forte prime est même promise pour pousser les coéquipiers de Hadj Bouguèche à glaner les trois points du derby, annonce Djaâfar Bouslimani. Ce dernier, qui n'en démord pas sur cette histoire de non-suspension du portier usmiste, Zemmamouche, «averti pourtant face à l’USMB pour contestation de décision», espère que la CFA ne désignera pas «un bourreau» pour officier le derby.    

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