Algeria



JS Saoura : Khouda peut-il rester sur la même dynamique ?

La JS Saoura recevra cet après- midi l’Entente de Sétif, une équipe que les Sudistes ont laborieusement mais courageusement éliminée, il y a deux semaines à Béchar, lors des 16es de finale de la coupe d’Algérie (1-0). D’aucuns se souviennent
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JS Saoura : Khouda peut-il rester sur la même dynamique ?

La JS Saoura recevra cet après- midi l’Entente de Sétif, une équipe que les Sudistes ont laborieusement mais courageusement éliminée, il y a deux semaines à Béchar, lors des 16es de finale de la coupe d’Algérie (1-0). D’aucuns se souviennent que la rencontre s’était achevée en queue de poisson, loin du fair-play habituel. Des insultes fusaient de partout et il y a eu même des agressions dont l’une des victimes n’est autre qu’un journaliste cameraman. Malheureusement, une autre affaire vient d’éclater à Béchar après le match des 8es de finale quand la JS Saoura a éliminé un autre grand spécialiste de Dame coupe, l’USM Alger en l’occurrence (1-0), vendredi dernier. On a appris que sous la pression (?), tous les dirigeants du club béchari ont démissionné et qu’un directoire a été mis en place. Une décision temporaire puisqu'hier, après une réunion tenue au siège de la wilaya de Béchar, les dirigeants de la JSS sont revenus à de meilleurs sentiments et ont décidé de poursuivre leur mission. Maintenant, on se demande si la hache de guerre a bien été enterrée entre les deux camps (JSS et ESS). La rencontre de cet après-midi va sans aucun doute drainer le grand public et se déroulera quoi qu’il en soit sous une forte tension. La JSS veut préserver sa place de dauphin et évoluera au grand complet avec les Djalit, Yahia Chérif et Bourdim, un trio de feu, cette fois-ci sous la conduite de l’ancien-nouvel entraîneur Karim Khouda, tandis que la formation sétifienne effectuera le déplacement de Béchar démunie, sans son meneur de jeu vedette Djabou, et tout le monde sait désormais la place et le poids de ce dernier dans la formation de l’Entente. Khouda peut-il maintenir l’équipe de Béchar sur la même dynamique des victoires à domicile ? Réponse cet après-midi.  

Italie - 23e journée : La Juventus cartonne, Naples contrôle

Et un, et deux, et trois... et 7-0 ! Euphorique contre Sassuolo, la Juventus Turin a impressionné dimanche lors de la 23e journée de Serie A, mais Naples a tout de même conservé la première place grâce à sa victoire 2-0 chez le dernier Benevento. L
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Italie - 23e journée : La Juventus cartonne, Naples contrôle

Et un, et deux, et trois... et 7-0 ! Euphorique contre Sassuolo, la Juventus Turin a impressionné dimanche lors de la 23e journée de Serie A, mais Naples a tout de même conservé la première place grâce à sa victoire 2-0 chez le dernier Benevento. La Juventus de tous les excès Dixième victoire consécutive toutes compétitions confondues, sixième «clean sheet» de suite, un carton 7 à 0... La Juventus continue d'affoler les compteurs pour mettre une pression maximale sur Naples, dans le duel qui décidera du champion. La «Vieille Dame» n'a fait qu'une bouchée de Sassuolo, avec un triplé en 20 minutes de l'Argentin Higuain (63', 74', 83'), son premier de la saison. Tout aussi pressé, Khedira a signé un doublé éclair... en trois minutes (24', 27'). Alex Sandro (9') et Pjanic (38') ont également contribué au feu d'artifice. «Nous ne pouvons pas nous permettre d'écarts avec Naples qui réalise une saison extraordinaire. C'était important pour nous de gagner aujourd'hui, surtout pour faire le break sur les poursuivants», a déclaré le technicien noir et blanc, Massimiliano Allegri. Seule ombre au tableau alors que le 8e de finale de Ligue des champions face à Tottenham approche (13 février), la sortie sur blessure du milieu international français Matuidi. L'ancien Parisien «semble avoir un problème musculaire», a expliqué Allegri. Naples sans (trop) trembler Mais la démonstration des Turinois n'a pas impressionné Naples plus que cela et le leader a rapidement repris sa première place, avec un point d'avance, en allant s'imposer 2-0 chez son voisin Benevento, la lanterne rouge. Benevento a tout de même bien changé depuis le match aller, quand Naples l'avait emporté 6-0, et la rencontre a été plus accrochée, même si son issue n'a jamais fait grand doute. Le grand moment de la partie a été la magnifique ouverture du score signée Mertens à la 20'. Le Belge a enchaîné un superbe contrôle du droit et un impeccable lob du gauche. Ensuite, Hamsik a porté à 118 son record de buts sous le maillot de Naples en reprenant un centre ajusté de Callejon juste après la pause (47'). L'équipe de Maurizio Sarri a ensuite contrôlé le match sans pour autant s'épargner quelques craintes, comme quand Koulibaly a été gracié d'un penalty après intervention de l'assistance vidéo, qui a repéré un hors-jeu préalable. L'entraîneur napolitain regrettera aussi la blessure de Mertens, obligé de sortir pour un problème à la cheville. Rome revoit la lumière, Milan freine Derrière les deux cadors, la Lazio (3e) pointant à 14 points du leader, c'est un autre championnat pour se disputer les deux derniers tickets qualificatifs pour la Ligue des champions. Dans cette optique, l'AS Rome s'est enfin remise en ordre de marche, après six matchs sans succès, en allant s'imposer au Hellas Vérone (1-0) grâce au but ultra-rapide inscrit dès la 45e seconde par le jeune Turc Under. Les Giallorossi (5es, 44 pts) se rapprochent à deux points de la Lazio (3e, 46 pts) qui jouait hier contre le Genoa en clôture de la journée. Entre les deux rivaux de la Ville éternelle, l'Inter Milan (4e, 45 pts) avait concédé le match nul contre Crotone (1-1) samedi, sa 8e rencontre de suite sans victoire. Après trois matchs gagnés de suite, l'AC Milan (8e, 35 pts) a de son côté raté l'occasion de se rapprocher des places qualificatives pour l'Europa League en ne rapportant qu'un point de son déplacement à l'Udinese (1-1) après avoir ouvert le score.

ES Sétif : Mettre fin à la série noire

Moins performant aussi bien à domicile qu’à l’extérieur, le onze sétifien, qui n’a plus le choix, se dit décidé à relever la tête et à mettre fin à la série des contre- performances. A commencer à Béchar, là où il n’est pas donné a
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ES Sétif : Mettre fin à la série noire

Moins performant aussi bien à domicile qu’à l’extérieur, le onze sétifien, qui n’a plus le choix, se dit décidé à relever la tête et à mettre fin à la série des contre- performances. A commencer à Béchar, là où il n’est pas donné au premier venu de damer le pion à une JSS intraitable. Mais les statistiques ne plaident pas en faveur des Sétifiens qui n’ont pas goûté aux délices de la victoire durant les six dernières sorties (toutes compétitions confondues). Pis encore, les partenaires de Djahnit n’ont pas, ces derniers temps, marqué le moindre but à l’extérieur (USMBA, USMH, JSS (en coupe) et USB. Avec un tel indice, l’inefficacité colle à la peau des Ententistes même en dehors de leurs bases où ils disposent pourtant de plus d’espace. Avec zéro but en 360 minutes de jeu, le mutisme de l’attaque est à la fois inquiétant et troublant. D’autant que le syndrome des «ratages» perdure depuis le début de l’exercice. Et dire que certains attaquants sétifiens ne manquent pas d’expérience. En place depuis plus de deux mois, Benchikha qui n’a toujours pas trouvé l’antidote au mal qui ronge l’Aigle noir, est bousculé par le temps et un calendrier pas clément. La pression des résultats a sans doute accentué les difficultés des Noir et Blanc qui devront cette fois se transcender pour forcer les verrous de l’adversaire ayant livré une grande bataille vendredi. Le facteur récupération est un élément important à ce stade de la compétition. En dépit des aléas du déplacement, les Sétifiens se présenteront avec une bien meilleure fraîcheur physique. Benchikha, qui a visionné le choc JSS-USMA, a sans doute décortiqué la manière de faire de la formation phare du Sud, pas facile du tout à faire craquer. Avec un jeu difficile à lire, la JSS cède le ballon mais peut faire mal à tout moment de la partie, notamment dans le temps additionnel. Cela dit, le champion sortant se déplacera sans son capitaine parti à Riyad où il a fait son entrée officielle avec Ennasr. Benchikha ne dispose pas de mille et une solutions pour compenser ce départ. L’absence de Djabou ne passera pas inaperçue à Béchar où manqueront à l’appel les Ibouziden, Zeghba, Saad, Aiboud et Sidhoum. Ces forfaits et d’autres problèmes empoisonnent la vie du coach qui est dans l’obligation de composer avec ces aléas. L’histoire des réserves formulées à l’encontre du joueur de l’US Biskra, Mebarki, alimente en outre la chronique. Le n° 1 ententiste, Hacen Hamar, n'y va pas par quatre chemins : «Les cas de Mebarki et Hadji sont clairs comme de l’eau de roche. Libérés par la commission des litiges, les deux joueurs qui ont été incorporés lors du dernier USB-ESS ne sont plus qualifiés à Biskra, point barre.»             

La transparence budgétaire en baisse à travers le monde

L’Enquête  sur le budget ouvert publié à Washington utilise plusieurs indicateurs pour mesurer la transparence budgétaire, le contrôle et la participation citoyenne dans la budgétisation. Globalement, les résultats obtenus dans cette édition montre
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La transparence budgétaire en baisse à travers le monde

L’Enquête  sur le budget ouvert publié à Washington utilise plusieurs indicateurs pour mesurer la transparence budgétaire, le contrôle et la participation citoyenne dans la budgétisation. Globalement, les résultats obtenus dans cette édition montrent que 89 sur 115 pays ne rendent pas suffisamment d’informations budgétaires disponibles au public. Selon l’IBP, cet échec empêche les citoyens de demander des comptes à leur gouvernement en matière de gestion des finances publiques. Une conclusion qui intervient dans un contexte de baisse de la confiance publique envers le gouvernement et les inégalités croissantes. Ainsi, le progrès en termes de transparence budgétaire s’est ralenti pour la première fois en dix ans. En effet, après 10 années de progrès constants, l’EBO 2017 a montré une légère baisse des scores moyens de transparence budgétaire globale, passant de 45 à 43/100, entre 2015 et 2017 pour les 102 pays ayant été interrogés au cours des deux cycles. Trois quarts des pays évalués ne publient pas suffisamment d’informations budgétaires (soit un score de 61 ou plus). Pour Warren Krafchik, directeur exécutif de l’IBP, «les baisses en termes de transparence budgétaire sont inquiétantes dans un contexte mondial d’inégalités croissantes, de restrictions imposées à la liberté des médias et à la liberté civique ainsi que dans un contexte de baisse de la confiance entre citoyens et leurs gouvernements». «Les citoyens de chaque pays devraient être en mesure de savoir comment leur gouvernement collecte et dépense les fonds publics. Les citoyens devraient également avoir la possibilité de participer à l’élaboration et au contrôle du budget, ce qui peut contribuer à des budgets plus équitables ainsi qu’à une plus grande efficacité des dépenses. Le fait que la plupart des gouvernements n’impliquent pas le public dans ses prises de décisions ou ne leur expliquent pas leurs stratégies et leurs budgets affaiblit la confiance et met en péril la démocratie», a-t-il résumé dans un communiqué rendu public le 30 janvier pour annoncer les résultats de l’enquête. Par ailleurs, l’EBO qui a également évalué le rôle des institutions officielles de contrôle, a révélé qu’uniquement 32 pays (soit 28%) ont des législatures avec des pratiques de contrôle appropriées. Dans 47 pays (41%), les pratiques de contrôle sont limitées et faibles dans 36 pays (31%). A titre indicatif, l’EBO est le produit d’enquêtes menées par des experts budgétaires indépendants de la société civile. Cette enquête a été lancée en 2006 et cette sixième édition 2017 couvre 115 pays des six continents.

«Il est fondamental de relancer la modernisation du système budgétaire»

- Quelle place pour la transparence budgétaire en Algérie ? Malheureusement, il y a peu de place accordée à la transparence budgétaire en Algérie. Je dirais même qu’on assiste à une régression par rapport aux résultats de l’enquête menée e
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«Il est fondamental de relancer la modernisation du système budgétaire»

- Quelle place pour la transparence budgétaire en Algérie ? Malheureusement, il y a peu de place accordée à la transparence budgétaire en Algérie. Je dirais même qu’on assiste à une régression par rapport aux résultats de l’enquête menée en 2015. En effet, le score de l’Indice sur le budget ouvert (IBO) a changé au fil du temps, passant de 19 en 2015 à 3 pour 2017 sur une échelle de 100. Cela veut dire que très peu d’informations financières sont mises à la disposition des citoyens pour une compréhension de l’utilisation des fonds publics de l’Etat à travers son budget. La situation est donc désastreuse pour la transparence budgétaire. Elle semble plus catastrophique quand on compare la situation de l’Algérie aux autres pays de la région comme le Maroc et la Tunisie sont à 45 et 39 respectivement. Même avec ces indices, ces deux pays sont considérés comme ayant une transparence budgétaire limitée, voire minimale. Seule la Jordanie émerge du lot avec un niveau de 63/100 et de ce fait peut être considérée comme un pays ayant une transparence budgétaire significative, juste en dessous de la catégorie la plus élevée. - Quelles sont les principales anomalies dans la gestion du budget ? Le score 3% de l’indice sur le budget ouvert obtenu par l’Algérie en 2017 est bien inférieur au score enregistré en 2015. Il y a plusieurs raisons à cette baisse très significative : le projet de budget de l’Exécutif est bien élaboré mais n’est pas porté à la connaissance du public au moment de son examen par le Parlement. Il y a aussi une omission dans la publication des Rapports d’exécution du budget en cours d’année, au milieu d’année et en fin d’année. Finalement, il y a une absence totale du Rapport d’audit de la Cour des comptes. Et on ne trouve pas dans les documents budgétaires un Budget des citoyens, qui est considéré comme une version simple et moins technique du Projet de budget de l’Exécutif ou du Budget approuvé, spécifiquement conçu pour diffuser des informations essentielles auprès du public. Ce sont tous ces documents, au nombre de 8, que les bonnes pratiques internationales de la transparence budgétaire recommandent de publier à des intervalles réguliers afin de permettre un suivi de l’activité financière de l’Etat à travers l’utilisation des ressources publiques. Soulignons qu’afin qu’ils soient considérés comme «mis à la disposition du public», les documents doivent être disponibles en ligne conformément à un calendrier précis, mis en place par l’étude des bonnes pratiques. En outre, l’enquête évalue l’exhaustivité et l’utilité des informations fournies dans les documents. Pour terminer, je dirais que toutes ces anomalies qui impactent négativement le classement de l’Algérie dans la transparence budgétaire peuvent être corrigées par la mise en œuvre de la modernisation du système budgétaire annoncée depuis des années et qui tarde à se concrétiser. - Au niveau local, on parle de la nécessité d’aller vers la gestion participative mais les citoyens n’ont pas accès aux données concernant le budget... La gestion participative est une notion nouvelle qui nous vient de l’entreprise, plus particulièrement du monde de l’Entreprise sociale et solidaire (ESS). Elle se fonde sur l’association des différents partenaires au processus de gestion en vue d’aider, voire de participer à la prise de décision, au contrôle et à l’évaluation. Ce concept encourage le personnel à améliorer la performance économique et sociale de l’entreprise en permettant l’introduction de l’innovation. Cette culture vise à encourager le dialogue, la communication, le respect de la différence, la délégation de pouvoir et surtout l’égalité des chances. En somme, permettre à tous les protagonistes de participer à la gestion d’un projet initié par l’entreprise en écoutant les avis de toutes les parties prenantes. Si on applique ce concept au niveau de la gestion publique locale, cela implique bien entendu des changements importants dans la manière de gérer. En effet, la vie locale ne peut être régulée par un centre de décision éloigné des citoyens. Même quand les assemblées locales sont élues librement, la question de la disponibilité d’un certain nombre de données de bases aux citoyens demeure. Or, la réalité nous le montre, et une brève navigation dans les pages Web des collectivités locales ou de la tutelle nous le confirme : il y a une frappante indigence des données et rapports sur l’activité financière de ces entités. Point de budget local, pas de données sur le niveau de la fiscalité locale, ou de la dépense locale et cela malgré l’armée de fonctionnaires qu’abritent ces institutions publiques. En outre, même quand les chercheurs sont tentés de procéder à des analyses des finances de l’Etat central ou des collectivités locales, ils sont confrontés à la classique et redondante réponse de la structure : «chiffres confidentiels» …Tant de fois nos étudiants ont reçu cette réponse glaciale et combien décourageante pour un jeune chercheur voulant en savoir plus sur le fonctionnement de ces institutions. - Comment faire pour améliorer la gestion du budget, notamment en cette période de crise ? La question n’est pas simple et peut être appréhendée de deux manières. Si on veut améliorer la transparence budgétaire, l’Algérie doit simplement accorder la priorité à la publication en ligne de trois rapports principaux : le Projet de budget de l’Exécutif, une revue de milieu d’année, un rapport de fin d’année, d’un rapport d’audit et enfin d’un budget des citoyens. Quant à l’autre voie d’amélioration de la gestion du budget particulièrement en période de crise financière, je dirais que l’expérience a bien montré que la gestion des ressources en période de crise ou pendant la période d’abondance financière que l’Algérie a connue pendant plus de 10 ans a fourni des résultats sous-optimaux. Les rentrées faramineuses du Trésor ont certes permis la réalisation d’un nombre considérable de projets sociaux et d’infrastructures, mais on se doit de poser des questions et faire quelques observations. D’abord, à quel prix ? Ensuite, il y a des manques à gagner énormes pour le Trésor public induites par les surfacturations que l’on admet maintenant. Enfin, les prises de décisions peu rationnelles en matière de politiques publiques. C’est le fait d’avoir laissé échapper une opportunité pour ne pas asseoir une économie équilibrée et basée sur la création de la richesse diversifiée. En outre, durant ces années fastes, on a vu l’émergence et la prolifération d’une classe de pseudo-entrepreneurs parasites qui ont presque vidé les caisses de l’Etat. Et voilà maintenant qu’en période de rétrécissement des revenus pétroliers dont l’Algérie est riche, un mouvement de panique s’installe pour essayer de trouver des ressources longtemps délaissées. Il est demandé à la population de supporter les errements de la gestion publique durant les années fastes. Cela semble grotesque ! Certes, des voix s’élèvent ici et là pour l’introduction de plus de rationalité dans la gestion du budget – notamment sur la question des subventions – mais d’un autre côté il y a des réformes structurelles que l’on hésite très fortement à aborder, car elles comportent des risques sociaux et peuvent compromettre des positions acquises qu’il n’est pas question de remettre en cause. En résumé, l’amélioration de la gestion du budget en temps de crise et même en temps normal passe par d’abord par une excellente formation de la ressource humaine en charge de la préparation, du suivi, de l’exécution et du contrôle du budget. Ensuite, il me semble fondamental de remettre à l’ordre du jour l’ancien projet de la modernisation du système budgétaire initiée il y a quelques années et dont la mise en œuvre semble retardée ou très ralentie.

L’opacité règne en maîtresse

De quelle manière sont collectés et dépensés les fonds publics ? Quel poids pour l’Assemblée populaire nationale (APN), la Cour des comptes, l’Inspection générale des finances (IGF) et les différents organes institutionnels dans le contrôle des b
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L’opacité règne en maîtresse

De quelle manière sont collectés et dépensés les fonds publics ? Quel poids pour l’Assemblée populaire nationale (APN), la Cour des comptes, l’Inspection générale des finances (IGF) et les différents organes institutionnels dans le contrôle des budgets sectoriels ? Quid aussi de la transparence dans la gestion du budget ? Quelle implication dans la budgétisation pour la société civile ? Autant de questions qui ne trouvent toujours pas de réponses. Quand c’est le cas, des zones d’ombre entourent ces réponses. Preuve en est, l’accès aux statistiques et aux différentes données concernant les finances publiques reste très difficile, que ce soit pour les chercheurs, les journalistes ou même les inspecteurs chargés des opérations de contrôle et des enquêtes sectorielles. Même entre les départements ministériels l’échange d’informations se fait de manière timide. Dans certains cas, pas de place à ces échanges alors que la nécessité de travailler dans un cadre de concertation et de collaboration est à chaque fois relevée. Ce sont-là autant d’éléments qui montrent qu’en matière de gestion du budget, les anomalies sont nombreuses. Et pourtant, l’on parle depuis des années de la mise en place d’un nouveau système de gestion budgétaire (réforme) dans le cadre du processus de modernisation des finances publiques dont l’objectif est d’assurer une planification et une préparation du budget général de l’Etat axées sur les résultats, la performance et la transparence. Un nouveau système de gestion budgétaire permettant une meilleure efficacité était pourtant annoncé en 2014 dans le cadre de la modernisation du secteur avec pour objectif d’assurer un meilleur rendement dans la gestion des ressources de l’Etat, l’efficacité dans l’engagement des finances publiques, une meilleure circulation de l’information, la transparence des données, la responsabilisation des gestionnaires et le renforcement des capacités de prévision et d’analyse. Ce qui n’est pas encore le cas quatre ans après. Pas de place à la transparence Les résultats de l’Enquête sur le budget ouvert (EBO) réalisée par l’International budget partnership (IBP) confortent ce constat. L’EBO, présentée comme l’unique mesure indépendante comparative et régulière de la transparence budgétaire dans le monde, accorde à l’Algérie sur la base des informations recueillies de très mauvaises notes. Concernant la transparence budgétaire, l’Algérie a obtenu un score 3/100, 0/100 pour la participation du public dans l’élaboration du budget, et enfin un score de 31/100 pour le contrôle du budget. Des conclusions tirées des enquêtes menées pour le cas de l’Algérie par l’Association nationale des finances publiques (ANFP). Des notes bien en deçà de celles obtenues par nos voisins de la région. A titre illustratif, le Maroc et la Tunisie sont à 45 et 39% respectivement pour la transparence alors que la Jordanie a eu un score de 63/100. A travers ces résultats, l’Algérie n’a pas amélioré ses scores par rapport à la dernière enquête de 2015 pour ce qui est de la transparence. Ainsi, dans sa sixième édition (la première en 2006), l’enquête en question souligne la quasi absence de la transparence dans la gestion des finances publiques. «Le score de 3 sur 100 obtenu par l’Algérie est largement inférieur au score moyen global qui est de 42/100. Il est bien inférieur au score enregistré en 2015», indique le document qui notera la régression des notes dans ce chapitre depuis 2015. «Depuis 2015, l’Algérie a diminué la quantité d’informations budgétaires qu’elle met à la disposition du public en produisant un projet de budget de l’Exécutif à des fins internes uniquement et en omettant de produire les rapports en cours d’année», lit-on dans la note de l’EBO concernant l’Algérie. Autre manquement : l’Algérie n’a pas rendu public le rapport préalable au budget. Elle a produit une Revue de milieu d’année, un Rapport de fin d’année et un Rapport d’audit sans pour autant les rendre publics. Citoyens écarté dans le processus budgétaire Sur un autre plan, tout en rappelant que la participation des citoyens dans la budgétisation est vitale pour atteindre les résultats positifs associés à une meilleure transparence budgétaire, l’EBO déplore que «l’Algérie ne fournit au public aucune possibilité de participer au processus budgétaire». D’où, d’ailleurs, le score de 0/100 alors que ces opportunités «doivent être proposées tout au long du cycle budgétaire par le corps exécutif, le corps législatif et l’institution supérieure de contrôle». Là encore, ce n’est pas le cas. Un résultat obtenu au terme des réponses aux questions qui évaluent la participation des citoyens dans l’EBO 2017, lesquelles ont été révisées pour les aligner sur les nouveaux principes de l’Initiative mondiale pour la transparence fiscale. Ce sont en effet ces principes qui représentent les fondements des normes largement acceptées sur la participation du public dans les processus budgétaires nationaux, selon les rédacteurs du rapport, qui résument : «Le score de 0 sur 100 enregistré par l’Algérie indique que les possibilités offertes au public de participer au processus budgétaire sont nulles. Ce score est inférieur à la moyenne globale de 12». Au dernier chapitre du contrôle budgétaire, les résultats sont aussi loin de la moyenne. Pour l’EBO, le contrôle est limité. Certes, le rôle des assemblées législatives, des institutions supérieures de contrôle et des institutions financières indépendantes dans le processus budgétaire est essentiel. Mais, il est souvent inscrit dans les constitutions nationales,  dans la planification des budgets et dans la supervision de leur mise en œuvre, selon la même source. «Ce score indique que le corps législatif assure un contrôle approprié pendant la phase de planification du cycle budgétaire et un contrôle faible pendant la phase de mise en œuvre du cycle budgétaire», conclut l’EBO avant de détailler les principaux obstacles à un contrôle efficace. Le faible poids de la cour des comptes Selon l’enquête, le corps législatif ne débat pas officiellement de la politique budgétaire préalablement à la présentation du Projet de budget de l’exécutif. De leur côté, les commissions législatives n’examinent pas et ne publient pas les rapports sur leurs analyses du Projet de budget de l’exécutif en ligne. Ce qui rappelle que l’APN est loin d’exercer ses prérogatives concernant le suivi du budget de l’Etat qui échappe ainsi totalement au contrôle des députés dont la majorité est acquise au pouvoir en place. Pour ce qui est de l’institution supérieure de contrôle, en l’occurrence la Cour des comptes, le rapport juge son influence faible et souligne l’absence de son indépendance. «L’institution supérieure de contrôle assure un contrôle budgétaire faible», déduit l’enquête. «En vertu de la loi, elle dispose de toute latitude pour procéder à des audits comme elle l’entend. En outre, le responsable de l’institution supérieure de contrôle n’est pas désigné par le corps législatif ou par le système judiciaire et peut être démis de ses fonctions sans l’approbation du corps législatif ou du système judiciaire, ce qui remet en question son indépendance», expliquent encore les rédacteurs du rapport qui mettent en exergue le manque de ressources au niveau de la Cour des comptes. Ce qui ne lui permet pas de remplir son mandat. Un déficit auquel s’ajoute la non-évaluation des audits par une agence indépendante. Ce sont tous ces dysfonctionnements qui entachent la gestion du budget en Algérie de l’élaboration à l’exécution. D’où l’urgence de se pencher sur certains aspects. A ce sujet, les experts d’IBP recommandent de publier le Projet de budget de l’Exécutif en ligne, de faire paraître un rapport préalable au budget, une Revue de milieu d’année, un rapport de fin d’année et d’un autre pour l’audit Recommandations Ils préconisent également en matière de transparence budgétaire de produire et publier des rapports en cours d’année et un budget des citoyens. Pour l’amélioration de la participation des citoyens dans ce domaine, le document plaide pour le pilotage des systèmes d’échange entre les représentants de la société civile et du gouvernement sur les questions budgétaires nationales pendant la formulation du budget et le suivi de sa mise en œuvre. «Ces mécanismes peuvent reposer sur des innovations, telles que la budgétisation participative et les audits sociaux», suggère-t-on à ce sujet. Il s’agit aussi d’organiser des audiences législatives sur la formulation du budget annuel et d’établir des mécanismes formels pour que le public aide l’institution supérieure de contrôle à formuler son programme d’audit et à participer aux enquêtes d’audit. Enfin, pour améliorer le contrôle, il y a lieu d’assurer que la législature organise un débat sur la politique budgétaire préalablement à la présentation du Projet de budget de l’Exécutif et approuver les propositions pour le budget à venir. Aussi, l’EBO recommande de mettre en place une Institution financière indépendante pour compléter la surveillance budgétaire.Samira Imadalou

Fodil Lounès, un auteur clairvoyant

Il  y a des humains qui filent des complexes aux autres, donnant une belle leçon de vie à méditer. Fodil  Lounès est  de cette envergure. Non-voyant, il s’est déplacé à la rédaction d’El Watan  pour  nous remettre un exemplaire de son ouvr
El Watan - Culture

Fodil Lounès, un auteur clairvoyant

Il  y a des humains qui filent des complexes aux autres, donnant une belle leçon de vie à méditer. Fodil  Lounès est  de cette envergure. Non-voyant, il s’est déplacé à la rédaction d’El Watan  pour  nous remettre un exemplaire de son ouvrage. Il est auteur. Fodil Lounès, 2e année en master de journalisme (spécialité audiovisuel), vient de publier un livre intitulé Amalou’n’tirth (la Forêt d’Amalou). Un conte en tamazight, qui sera traduit en arabe et en français. C’est l’histoire de Da Meziane. Une histoire d’eau, de vie, d’exode forcé. Une histoire ancestrale, du temps où il y avait de l’abondance. Le  troc du blé contre du sucre. Et puis, une plaie, la sécheresse. 110 pages d’un conte puisant sa trame dans la morphologie de Vladimir  Propp. Cette structure  issue du merveilleux,  avec ses situations, ses opposants  et  autres adjuvants. Ce déracinement engendrera de la vie dans une autre dechra (hameau). Une fleur dans un nouveau terreau. Une  nouvelle vie, de nouveaux  espoirs. Fodil  Lounès, alias Amar Ouali, 28 ans, originaire de Sanana (Draâ El Mizan, wilaya de Tizi Ouzou), à l’issue d’un accident de la route, alors qu’il avait 5 ans, perdra la vue, et son grand-père, la vie. «Je dormais quand cela est arrivé.  Dans la localité de Adjiba. En me réveillant à l’hôpital, écran noir. Je ne voyais plus. On a accusé un retard pour une éventuelle opération». Azirem (espoir) C’était une hémorragie qui en est la cause. Les veines n’étaient pas irriguées. C’est une négligence médicale. Ce n’est qu’à 9  ans que j’ai fréquenté l’Ecole des non-voyants, à Boukhalfa, (Tizi Ouzou). La première année primaire, le BEM… Apprendre le braille, au début, c’était difficile. Puis, c’est  parti  tout seul. J’ai persévéré. J’ai beaucoup  appris en écoutant les  émissions radiophoniques portant sur la culture, la littérature, l’histoire… J’ai écouté des livres audio. Le Fils du pauvre, de Mouloud Feraoun, la Colline oubliée, de Mouloud Mammeri, du Tahar Djaout…Le braille en tamazight est un problème. Pour moi, il faudrait écrire tamazight en latin mais pas en tifinagh.  C’est un message pour le peuple algérien. C’est comme cela que l’on va avancer… », commentera Fodil Lounès. Des projets, il en a plein la tête. La fin mars, il publiera un recueil de nouvelles, Azirem (espoir), un mois après, un recueil de poésie Une goutte. De la prose philosophique. Et puis, un poème sur le grand chanteur Matoub  Lounès. «Ce livre est un espoir, mais je ne connais pas les couleurs…», conclura-t-il. Fodil Lounès est clair, clairvoyant.  

Comment sauvegarder les musiques traditionnelles

La ville de Bou Saâda, à quelque 75 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de M’sila, a abrité pendant trois jours  la 7e édition du colloque international «Anthropologie et musique». Un événement  marqué par la présence de plusieurs ethno-m
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Comment sauvegarder les musiques traditionnelles

La ville de Bou Saâda, à quelque 75 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de M’sila, a abrité pendant trois jours  la 7e édition du colloque international «Anthropologie et musique». Un événement  marqué par la présence de plusieurs ethno-musicologues, anthropologues et chercheurs de diverses spécialités venus aussi bien des pays voisins, comme le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Egypte et le Mali, que de France, d’Espagne, d’Iran ou d’Allemagne, à l’invitation du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques que dirige le préhistorien Slimane Hachi. La problématique du colloque s’articule autour de «la notation musicale à l’épreuve de la recherche dans l’étude et la sauvegarde des musiques traditionnelles dans le Maghreb». En résumé, la question que l’on se pose est : «Comment écrire nos cultures musicales ?». «Les civilisations anciennes du monde ont régulièrement fait usage d’iconographies et de divers systèmes de représentation afin de protéger et de perpétuer un répertoire ou une technique de jeu», souligne d’emblée l’anthropologue Maya Saïdani du CNRPAH. «Au Moyen âge, les premières notations musicales apparaissent en Europe et elles vont évoluer graduellement pour donner une lecture quasi parfaite de la musique européenne. L’ethno-musicologie, ou anthropologie de la musique, a largement utilisé cette écriture pour décrire, transcrire et analyser les musiques du monde, avec ce qu’elles comptent de rituels, fêtes religieuses, mariages, festivals et autres manifestations. Cependant, la notation de la musique européenne présente des limites quant à la représentativité des musiques traditionnelles», explique encore l’argumentaire élaboré par la chercheure Maya Saïdani. Cependant, il ne s’agit pas de musique savante ou universelle, mais de pratiques quelquefois millénaire. Donc «la difficulté s’accroît lorsque la tâche consiste à analyser tout un système symbolique où s’entremêlent claquement des mains, gestuelles, émissions ponctuelles de la voix, textes chantés individuellement ou en groupe, avec toutes les spécificités phonétiques et rythmiques jeux instrumentaux, échelles, pas dessinés par le chef de cérémonie lors de danses rituelles». Le «ayay» des steppes de Laghouat, le «staïfi» des Hauts -Plateaux sétifiens, le raï des hautes plaines de l’Ouest, les «Rehaba» des Aurès, les tambourinaires, avec tbel et avendayer de Kabylie, les pratiques musicales de l’Ahaggar, le tindé, l’imzad, le karqabou, le bédoui, l’ahellil du Gourara, les musiques de tradition orale du patrimoine algérien sont d’une richesse infinie. A travers ses chants, ses danses, la fabrication d’instruments qui lui sont propres, chaque société dépose ses «marqueurs» validés par plusieurs générations de pratiques, souligne encore une fois Maya Saïdani. «Quelles seraient les méthodes qui nous aideraient à déterminer de possibles «marqueurs musicaux» propres à chaque tradition ? Cette démarche, si elle était validée, nous permettrait-elle  d’aboutir à une traçabilité des musiques du terroir du Maghreb ? Toute la problématique du colloque réside dans cette équation. Selon l’anthropologue Abdelmadjid Merdaci, qui a bien voulu nous faire part de sa vision des choses, il existe dans les sociétés maghrébines, particulièrement en Algérie, deux univers musicaux. Les univers musicaux citadins, avec des musiques intra-muros dans des espaces fermés, avec principalement des instruments à cordes, et il y a les musiques de plain chant, car il ne faut pas perdre de vue que les socles socio-économiques et politiques du Maghreb, c’est l’agropastoralisme, avec différentes déclinaisons des musiques du terroir, peu importe la langue vernaculaire utilisée, que ce soit le kabyle, le chaoui, le sahraoui, ou le bédoui, on a en commun d’être des musiques de plain chant, avec des instruments à vent et des instruments de percussion, qui sont liés au terroir, à la différence des musiques citadines.  Il faut souligner que les journées d’étude sont suivies en soirée par des représentations musicales issues du terroir, ce qui permet de joindre l’utile à l’agréable.  A ce propos, Souad Matoussi, anthropologue de l’université de Sousse, en Tunisie, spécialiste de l’écriture de la danse, a également bien voulu nous faire part de ses sentiments à l’issue de la très belle prestation d’une troupe folklorique des Ouled Naïl. «Je les connais par la lecture les Naïlia, ce sont des gens qui aiment la vie et la danse et au-delà de l’émotion de voir cette merveilleuse troupe des Naïlia sur laquelle j’ai beaucoup lu, je tiens à dire que nous avons un répertoire chorégraphique musical populaire vivant, chargé, capable de partager l’émotion avec de fabuleuses expériences esthétiques, comme celle qu’on vient de voir. Vous avez cette chance en Algérie, qui est vaste et très riche, d’avoir des expressions du terroir très diverses, très riches et encore vivantes. La meilleure manière de perpétuer ces musiques du patrimoine est de ne pas les momifier, mais de les faire vivre pleinement et les partager. Il faut valoriser notre patrimoine, le regarder de près, le vivre. C’est une fierté».

«Je suis fier de mon algérianité et de la diversité de mon pays»

Le chanteur d’expression kabyle, Rabah Asma, compte à son actif  23 albums, déroulés sur une carrière riche de 36 ans. Rencontré à la veille de son  dernier concert, donné à la salle Ibn Khadoun, à Alger, l’artiste au sourire omniprésent et
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«Je suis fier de mon algérianité et de la diversité de mon pays»

Le chanteur d’expression kabyle, Rabah Asma, compte à son actif  23 albums, déroulés sur une carrière riche de 36 ans. Rencontré à la veille de son  dernier concert, donné à la salle Ibn Khadoun, à Alger, l’artiste au sourire omniprésent et à la gentillesse  inégalée se livre aux lecteurs d’El Watan.   Pourquoi avoir choisi de présenter votre album, Lahna Tayri, à la presse nationale six mois après sa  sortie ? Il est vrai que mon nouvel album est sorti il y a quelques mois sur les marchés algérien et étranger. Je le présente, aujourd’hui, à la presse nationale en prévision du concert qui sera donné à la salle Ibn Khaldoun. Sinon, je pense qu’il y a  les réseaux sociaux qui renseignent sur la nouveauté artistique d’un artiste donné. Malheureusement je ne suis pas là. Je ne vis pas en Algérie, autrement, j’aurais présenté mon album plus tôt. Sorti aux éditions Sky Prod’s, Lahna Tayri est un album à thématique plurielle ? Dans ce dernier album Lahna Tayri (paix, amour) j’ai évoqué, effectivement, plusieurs thèmes qui me tenaient à cœur. Le CD en question regroupe huit titres axés sur l’émigration, la vie, l’amour, la paix, la patrie et le travail. Inchallah izin saadi fi el kheir est une très belle chanson d’amour, dans laquelle beaucoup se reconnaîtront.  Je pointe du doigt dans mes  chansons le quotidien et l’amour que l’Algérie vit. Il est important de souligner qu’entre les arrangements et le travail final, nous avons mis six mois  pour concevoir l’album. Je pense qu’un artiste ne peut pas toujours chanter sur lui. Comme un écrivain, qui ne peut pas toujours écrire sur sa vie, je chante le quotidien sur ce que les autres vivent. Justement, on retrouve à chaque fois dans vos albums ces airs festifs invitant à la danse et à l’embellie ? C’est un rituel chez moi que d’offrir à mon public de la joie et du bonheur. C’est mon style de musique dont je ne pourrais jamais me défaire. Je pense que les gens ont besoin de ce rythme. La vie est tellement dure que les gens ont besoin de s’épanouir et de s’amuser. Je voudrais attirer, par ailleurs, l’attention sur le fait que je compose  aussi des chansons plus sérieuses à écouter. Il n’y a pas uniquement de la  danse dans mes albums. Je propose aussi des modes et des rythmes plus calmes, avec des sujets plus sérieux. Comme à votre habitude, vous vous êtes entouré de musiciens professionnels qui vous suivent depuis de longues années déjà? Effectivement, je  me suis entouré de musiciens avec qui j’ai l’habitude de travailler.  Nous nous connaissons très bien. Nous nous complétons et sommes très complices, aussi bien sur scène que dans la vie. Je pense qu’on ne change jamais une équipe qui gagne. Rabah Asma n’est pas du genre à éditer un album par an. Ce sont plutôt des albums de la maturité que vous proposez... C’est voulu de ma part que de vouloir présenter un album tous les deux ou trois ans. Je pense que quand on n’a rien à dire, il ne faut pas forcer trop les choses, car cela va se ressentir. Les gens vont écouter et ils font voir que ce n’est pas à la hauteur des espérances. J’aime bien être spontané. Je chante quand j’ai envie de chanter. J’ai d’ailleurs cette chance de chanter quand j’ai envie de le faire. Peut-être que je recule pour mieux avancer. En toute modestie, je pense que cela me réussit bien. Etes-vous partisan des duos ? J’ai fait un duo avec une chanteuse malienne en 1998. Depuis,  rien.  Je pense que ce sont  les chansons qui ne demandent pas de duos. Après, je ne fais pas un duo pour faire un duo, même si c’est tendance. Je dirais que je suis mon étoile. Je  suis ouvert à tout le  monde. J’ai des affinités avec des artistes d’horizons divers. J’aime la musique et les gens. Il faut dire aussi que pour faire un duo, il faut tenir compte de la composition de la chanson. Ceci étant, je ne suis pas contre les duos. Sinon, quels sont vos maîtres  de référence? En toute modestie, je dirais que je n’ai pas de maîtres, mais des chanteurs que j’ai toujours aimés, à l’image de Mohamed Abdou. D’ailleurs on retrouve les airs dans mes albums. J’adore, entre autres, George Wassouf, Lounis Aït Menguellet et Dahmane El Harrachi. J’écoute aussi Charles Aznavour et  Mike Brant. Disons que je suis une personne qui est sortie de sa coquille il y a bien longtemps. La musique est faite pour rapprocher les peuples. J’écoute de tout. J’aime l’humanité par-dessus tout. Je suis heureux de rencontrer des gens qu’on aime et qu’on apprécie. D’où puisez-vous cette énergie qui vous réussit bien, avec au compteur une carrière riche de 36 ans ? Pour ne rien vous cacher, j’ai des hobbies. J’aime bien faire de la marche, jardiner et lire. Par contre, je ne regarde pas beaucoup la télévision. Cela m’arrive de regarder uniquement vingt minutes par jour la télé pour les informations. Hormis la saison estivale, Rabah Asma est peu présent en Algérie... Quand on me sollicite, je réponds toujours présent. Au contraire, j’aime bien mon pays et toutes ses régions. Quand je suis en Algérie, c’est un véritable bonheur. Il faut mentionner au passage qu’on m’appelle, certes, en Algérie,  mais il faut reconnaître que je n’ai pas beaucoup de temps. Je tourne beaucoup en France. Je travaille sur toute l’année. Preuve en est, vous pouvez toujours consulter mon compte facebook. Mon calendrier est complet jusqu’au mois d’août prochain. Je vais vous faire la confidence suivante : je ne me suis pas arrêté de travailler depuis 2012. Je fais au minimum trois ou quatre concerts par mois. Je ne travaille pas uniquement au niveau des établissements étatiques algériens, mais avec des privés aussi. J’anime, également, beaucoup de fêtes. Est-il prévu une tournée  pour votre nouvel album Lahna Tayri ? Avec l’établissement Art et Culture, j’ai quelques dates sur Alger, et ce, à partir de juin. J’aurai peut-être d’autres dates avec l’ONCI  et l’OREF. De toutes les manières, si on me sollicite, je  répondrai présent. C’est avec un grand bonheur que je viendrai me produire chez moi en Algérie. Comment pourrait-on définir  la musique de Rabah Asma ? Je fais de la musique de variété  algérienne. J’excelle, entre autres, dans le berouali, le âlaoui, le sétifien, ainsi que dans le moghribi. Je suis très ouvert aux genres et modes musicaux. L’Algérie est mon pays, avec toutes ses composantes. Là où je vais, ce sont mes frères, mon public et mon pays. Je ne peux être que fier d’être algérien et de faire de la musique algérienne. Je ne peux  être que fier de mon algérienité, avec toute sa diversité. C’est que du bonheur. Quelle est votre appréciation sur l’évolution de la musique kabyle à travers  cette  jeunesse montante d’artistes ? Je constate que la nouvelle génération est très mélomane. Il y a de belles voix dans le raï, le chaâbi, la chanson kabyle, avec de nouvelles idées et de nouveaux sujets. Avec la nouvelle technologie, il y a des facilités. C’est tant  mieux pour ces jeunes artistes qui arrivent dans le métier. C’est un bonheur de voir cette nouvelle génération d’artistes, qui pourraient être à l’international des ambassadeurs de la chanson algérienne. On ne pourrait être que fiers de cette nouvelle génération qui émerge.  Nous  devons soutenir cette nouvelle vague de jeunes artistes en leur montrant le bon chemin. A l’image de nombreux artistes vous êtes touché par le piratage ? Le piratage est international. Il faut suivre la technologie et le temps. Il faut être à la page. Quand on fait un album, il faut se dire que c’est une carte de visite. On met de l’argent pour réaliser un album, mais en contrepartie un artiste fait beaucoup de concerts un peu partout, c’est avec cela qu’il peut tourner. Pour ma part, faire un album est une façon de faire un cadeau au public qui m’a toujours  suivi. Des fois, j’aime bien prendre du recul pour me reposer et vivre un peu. Et puis, prendre du recul cela fait du bien. Quels sont vos projets ? J’ai beaucoup de projets en perspective. Je suis en train de travailler avec mon producteur sur le squelette d’une nouvelle chanson d’amour, qui sera suivie par un clip. On laisse le temps faire les choses.

Pétrole : Le panier de l’Opep à 66,83 dollars

Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi jeudi à 66,83 dollars le baril, contre 66,28 dollars la veille, a indiqué l’Organisation sur son site web. Introduit en 2005, le panier d
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Pétrole : Le panier de l’Opep à 66,83 dollars

Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi jeudi à 66,83 dollars le baril, contre 66,28 dollars la veille, a indiqué l’Organisation sur son site web. Introduit en 2005, le panier de référence de l’Opep comprend 14 types de pétrole, dont le Sahara blend (Algérie), l’Iran Heavy (Iran), Es-Sider (Libye), Basra light (Irak), Bonny light (Nigeria), Arab light (Arabie Saoudite), Girassol (Angola) et le Mery (Venezuela). Vendredi, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en avril a clôturé à 68,14 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,51 dollar par rapport à la clôture de jeudi.  

Evolution des prix du pétrole : Les banques américaines confiantes

Les analystes de la banque d’investissement américaine, Goldman Sachs, ont relevé de 33% leurs prévisions de prix du pétrole brut à court terme, affirmant que le marché est maintenant probablement équilibré. La banque estime maintenant que le bar
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Evolution des prix du pétrole : Les banques américaines confiantes

Les analystes de la banque d’investissement américaine, Goldman Sachs, ont relevé de 33% leurs prévisions de prix du pétrole brut à court terme, affirmant que le marché est maintenant probablement équilibré. La banque estime maintenant que le baril de pétrole de qualité brent atteindra 75 dollars le baril d’ici trois mois et devrait monter à 82,50 d’ici six mois, soulignent les analystes dans un rapport rendu public. Leur estimation précédente pour les deux périodes était de 62 dollars le baril. Selon les mêmes analystes, le rééquilibrage du marché pétrolier a été atteint «six mois plus tôt que prévu », en plus du fait que «la baisse des stocks excédentaires a été avancée à la fin de 2017, en raison de la forte croissance de la demande, de la discipline de l’OPEP, d’un niveau important de maintenance et de l’effondrement de la production au Venezuela». Il en est de même pour la banque JPMorgan qui a rehaussé, elle aussi, ses prévisions de respectivement 10 dollars et 10,7 dollars. La banque s’attend à ce que le brent se rapproche des 78 dollars à la fin du premier trimestre ou au début du deuxième, mais son prix devrait retomber par la suite pour ressortir à 60 dollars en moyenne au quatrième trimestre. Les spécialistes de la banque expliquent que la croissance mondiale s’accélère, contribuant à l’augmentation de la demande d’or noir dans toutes les régions. Si la hausse de la production de pétrole de schiste en réponse à la progression des prix devrait être substantielle, JPMorgan s’attend à ce qu’elle soit absorbée par le marché. A une condition cependant : que l’accord de réduction de la production mondiale signé entre l’OPEP et les autres pays producteurs continue de tenir. En revanche, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) se montre plus prudente concernant le prix du baril en 2018, sur fond notamment de hausse de la production aux Etats-Unis. En effet, l’Agence prévoit que la production américaine de brut augmentera de 1,35 million de barils par jour (mb/j) cette année, pour atteindre «un pic historique au-dessus de 10 mb/j, dépassant l’Arabie Saoudite et rivalisant avec la Russie», si ces deux derniers continuent de limiter leur propre production. Pour sa part, l’OPEP a évoqué également, dans son dernier rapport, une hausse de la production des pays ne faisant pas partie de son cartel, «même si l’OPEP semble sous-estimer le potentiel de cette hausse», ont prévenu les analystes de Capital Economics. Sur les marchés, les cours du pétrole reculaient vendredi en fin d’échanges européens alors que le dollar se ressaisissait après les données sur l’emploi américain. Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 68,14 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,51 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour le contrat de mars cédait 1,03 dollar, à 64,77 dollars. 

Les assureurs privés maintiennent la pression

Des assureurs privés qui dénoncent des pratiques anticoncurrentielles comptent maintenir la pression sur les autorités publiques, alors que les correspondances adressées en ce sens au Premier ministre et au FCE sont restées sans écho. «C’est le si
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Les assureurs privés maintiennent la pression

Des assureurs privés qui dénoncent des pratiques anticoncurrentielles comptent maintenir la pression sur les autorités publiques, alors que les correspondances adressées en ce sens au Premier ministre et au FCE sont restées sans écho. «C’est le silence total ! Les autorités n’ont pas réagi officiellement par écrit. Mais, on a eu quelques appels pour essayer de comprendre que ce soit du cabinet du Premier ministère ou du ministère des Finances. Dans le cas du FCE, ni appel ni prise en charge de nos doléances. La grande déception vient beaucoup plus du FCE que des autorités publiques», a déploré Hassan Khelifati, PDG d’Alliance Assurances, l’un des signataires de la lettre de réclamation (Macir Vie et Salama Assurance), joint hier par téléphone. Ces assureurs privés qui refusent de baisser les bras comptent saisir prochainement le ministère des Finances. «S’il faut refaire la lettre, on va la refaire, car il s’agit de la survie du secteur et de nos compagnies. Nous n’allons pas désespérer. Peut-être que le moment n’était pas opportun pour prendre en charge les préoccupations, mais je pense que nous allons nous adresser bientôt au ministère des Finances étant donné qu’il est le responsable du secteur, pour demander une audience, ou à la commission de supervision. C’est un combat de longue haleine. Ce n’est pas parce que cette lettre n’a pas eu les premiers échos qu’on va baisser les bras. Il y aura d’autres démarches à entreprendre pour faire avancer les choses», a expliqué notre interlocuteur. La semaine dernière, les assureurs privés ont tenu une réunion avec l’association des courtiers. «C’était une première réunion, mais il n’y a rien de concret pour le moment ! On s’est entendu pour se revoir afin de mettre en place des mécanismes, parce qu’ils ont un rôle à jouer dans ce dossier», a précisé Hassan Khelifati. Dans les deux lettres adressées au Premier ministre et au président du FCE, les trois compagnies avait dénoncé publiquement «une mise à l’écart» orchestrée par certains responsables de l’administration qui donnent, au niveau local, des consignes privilégiant les compagnies d’assurance publiques au détriment des assureurs privés. Ces directives enfreignent clairement les règles commerciales garantissant une concurrence loyale entre tous les opérateurs, qu’ils soient publics ou privés, avaient noté les assureurs privés dans leur missive au Premier ministre, en date du 17 décembre 2017. Ils avaient cité une correspondance datée du 14 décembre 2016, qui a été adressée par le directeur de la formation professionnelle de Sétif aux directeurs des centres de formation professionnelle de la wilaya, dans laquelle il leur enjoint de «privilégier la souscription des polices d’assurance, au titre de l’exercice 2017, auprès des compagnies d’assurance du secteur public».  «Cette insistance (2 courriers en 2 mois) à évincer purement et simplement  les compagnies privées nous décourage à aller de l’avant et agir, sous votre haute autorité, en tant qu’opérateurs économiques motivés à l’idée de suivre votre programme ambitieux de relance et participer sous votre commandement à l’édification de votre programme qui est, nous vous le disons, la clef de voûte du succès économique de notre pays», avaient assuré les trois signataires de la missive. Ils avaient aussi dénoncé «l’annulation pure et simple d’un avis d’attribution d’un marché établi en faveur d’Alliance Assurances, relatif à l’assurance de la responsabilité civile et du patrimoine mobilier et immobilier de la commune d’Oran pour l’exercice 2018, via une correspondance émanant de I’APC d’Oran, en date du 7 novembre 2017, ouvrant la voie au lancement d’un nouvel appel d’offres et invitant les soumissionnaires à procéder au retrait d’un nouveau cahier des charges comprenant de nouvelles conditions de soumission». Dès 2014, les trois opérateurs économiques rappelaient avoir tenté d’alerter le Conseil de la concurrence sur «ce genre de pratiques anticoncurrentielles» à travers différentes correspondances. Une sollicitation restée lettre morte, d’après eux.

USM el Harrach : Aziz Abbès, nouvel entraîneur

Le feuilleton de la vacance à la tête de la barre technique de l’USM El Harrach a connu son épilogue, hier après-midi, avec la désignation de l’ancien coach du CA Batna, du MC El Eulma et du CA Bordj Bou Arréridj, entre autres, en l’occurrence Azi
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USM el Harrach : Aziz Abbès, nouvel entraîneur

Le feuilleton de la vacance à la tête de la barre technique de l’USM El Harrach a connu son épilogue, hier après-midi, avec la désignation de l’ancien coach du CA Batna, du MC El Eulma et du CA Bordj Bou Arréridj, entre autres, en l’occurrence Aziz Abbès comme successeur du Tunisien Hamadi Daou. Aziz Abbès, qui s’est déplacé hier matin à Alger, a tout conclu avec les responsables du directoire de l’USMH. Il signera un contrat de deux ans aujourd’hui même, avec comme objectif le maintien de l’équipe en Ligue 1. Il est attendu qu’il entame sa mission dès aujourd’hui, où il sera présenté aux joueurs à l’occasion de la séance de reprise des entraînements. Ainsi donc, et après tout le suspense entourant cette question du nouvel entraîneur et après une semaine des plus mouvementées au lendemain du limogeage du Tunisien Hamadi Daou, l’USMH tient enfin son entraîneur en chef. Pour rappel, suite au limogeage de Daou plusieurs techniciens ont été annoncés pour sa succession, avec d’abord Farid Zemiti dont le nom n’a pas fait l’unanimité aussi bien au sein de la direction que du côté des supporters. Ces derniers avaient exigé le retour de Mohamed Haniched, au moment où la direction avait pris attache avec Fouad Bouali, dont les exigences financières ont vite fait de l’écarter de la liste des prétendants. Plébiscité par les dirigeants, l’actuel entraîneur des gardiens de la sélection U21, Mohamed Haniched, finira par faire faux bond, moins de 24 heures après avoir donné son accord. C’est ainsi que le nom d’Aziz Abbès a été évoqué durant le week-end et qu’un accord a vite été trouvé, faisant du technicien le troisième entraîneur des Jaune et Noir cette saison, après Younes Ifticène et Hamadi Daou.  

USMBA 2 – USB 1 : L’axe central sauve El Khadra

Les Belabbésiens se sont imposés, hier, sur leurs bases, face à l’US Biskra sur le score de deux buts à un, pour le compte des 8es de finale de la coupe d’Algérie. Au prochain tour, ils recevront la JS Saoura, qui a battu la veille l’USM Alger.
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USMBA 2 – USB 1 : L’axe central sauve El Khadra

Les Belabbésiens se sont imposés, hier, sur leurs bases, face à l’US Biskra sur le score de deux buts à un, pour le compte des 8es de finale de la coupe d’Algérie. Au prochain tour, ils recevront la JS Saoura, qui a battu la veille l’USM Alger. La victoire face à Biskra a été décrochée grâce à deux buts de la tête des deux défenseurs composant son axe central, Khali en première mi-temps et Benabderahmane durant le second half. Les deux réalisations se sont concrétisées sur des balles arrêtées, bottées par le remuant Zouari. L’USB, qui restait sur une victoire contre l’ESS, est en net regain de forme ces derniers temps. En dépit de sa position au classement, ce club a fourni dans l’ensemble une bonne prestation, même si en fin de compte il s’est fait éliminé. Malgré l’avantage des locaux au score, à la fin des premières 45’, l’US Biskra a mieux réagi en deuxième mi-temps, en effectuant un haut pressing, ce qui a porté ses fruits. C’est ainsi que les visiteurs sont revenus dans le score dès la 47’ par l’intermédiaire de Mouaki. L’USB a failli même doubler la marque quelques minutes plus tard si ce n’était l’intervention du gardien Toual de retour dans les bois. Mais peu à peu, l’USMBA a repris les choses en main. C’est ainsi que la multiplication des attaques durant les dernières 20 minutes a fini par payer puisque Benabderahmane a inscrit le deuxième but à la 81’. La rencontre s’est terminée donc sur ce score de deux buts à un. Il est à rappeler qu’au cours des deux dernières saisons sportives, l’USMBA est arrivée deux fois de suite aux demi-finales de Dame coupe, deux rendez-vous perdus respectivement face au NAHD et au CRB. Le club veut cette fois-ci aller plus loin. Mais il faudrait tout d’abord se défaire de la JS Saoura en quarts de finale.

Les Crabes, «bête noire» des Oranais

Les Béjaouis n’ont pas raté l’occasion de la réception de la formation du MC Oran, hier au stade de l’Unité maghrébine, dans le cadre des 8es de finale de la coupe d’Algérie, pour décrocher une qualification difficile mais méritée au proch
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Les Crabes, «bête noire» des Oranais

Les Béjaouis n’ont pas raté l’occasion de la réception de la formation du MC Oran, hier au stade de l’Unité maghrébine, dans le cadre des 8es de finale de la coupe d’Algérie, pour décrocher une qualification difficile mais méritée au prochain tour, et ce, en s’imposant sur le score de 1-0. En effet, la rencontre a été dominée dans son ensemble par les locaux qui se sont procuré plusieurs occasions de but. On retiendra notamment la belle opportunité des poulains du coach Bouarrata à la 4’ par Kadri, qui a adressé un tir puissant intercepté par le gardien Natèche. Hichem Cherif a tenté sa chance, pour sa part, à la 12’ mais en vain. Les visiteurs ont réagi, par contre, à la 29’ par Ferahi sur un tir qui a été renvoyé par le gardien béjaouis. Après la pause, les Crabes, qui ont fait preuve d’une grande détermination, ont accéléré la cadence en se créant plusieurs occasions, notamment par Soltane (66’) et Maâmar Youcef (75’) qui n’ont pas pu trouver le cadre. Mais à la 79’, les locaux ont obtenu un penalty après que le défenseur Helaimia ait touché la balle de la main suite à un cafouillage. Salhi s’en est chargé et a marqué l’unique but de la partie, permettant à son équipe de décrocher une qualification méritée au prochain tour. D’ailleurs, les Oranais n’ont pas fourni le rendement escompté dans ce match en se contentant de quelques incursions. Les Crabes auront ainsi affaire à un gros morceau lors du prochain tour en affrontant le MC Alger chez lui. Les Béjaouis veulent encore poursuivre leur aventure en tentant d’aller le plus loin possible dans la compétition, sachant que l’objectif principal des dirigeants reste l’accession en Ligue 1. Il est à signaler que le coach Bouarata est en train de réussir un bon début avec le MOB en enchaînant une troisième victoire d’affilée toutes compétitions confondues.     Coupe d’Algérie - Résultats des 8es de finale  MC Alger - CR Belouizdad  2-1 (ap) CRB Dar Beida - JS Kabylie  0-1 JS Saoura - USM Alger  1-0 AS Aïn M’lila - MC El Bayadh  1-0 USM Blida - DRB Tadjenanet  5-0 US Belkheir - CR Zaouia  0-3 MO Béjaïa - MC Oran  1-0 USM Bel Abbès - US Biskra  2-1   Les matchs des quarts de finale USM Bel Abbès - JS Saoura MC Alger - MO Béjaïa    CR Zaouia - AS Aïn M’lila JS Kabylie - USM Blida

L’affaire Si Salah n’a laissé personne indifférent… certaines zones d’ombre planent toujours

Le colonel Salah Zamoum, entre controverses et vérité, tel est le nouveau livre de Djoudi Attoumi. Il décortique l’«autopsie d’un complot». Il tente dans ce livre de dévoiler la vérité sur l’affaire Si Salah. Il s’agit de Salah Zamoum, qui a p
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L’affaire Si Salah n’a laissé personne indifférent… certaines zones d’ombre planent toujours

Le colonel Salah Zamoum, entre controverses et vérité, tel est le nouveau livre de Djoudi Attoumi. Il décortique l’«autopsie d’un complot». Il tente dans ce livre de dévoiler la vérité sur l’affaire Si Salah. Il s’agit de Salah Zamoum, qui a participé au déclenchement de la Guerre de Libération, puis a été appelé à la Wilaya IV. Il succède au colonel Bougara, tombé au champ d’honneur. Pour des raisons qu’Attoumi explique dans ce livre, Zamoum rencontre le général de Gaulle et c’est ainsi que l’affaire Si Salah suscitera de nombreuses réactions. Le livre est disponible dans certaines librairies du centre d’Alger. Il est édité par Rym Editions. - Pourquoi ce livre aujourd’hui ? Mon projet d’écrire un livre sur le colonel Salah Zamoum ne date pas d’aujourd’hui. En fait, je l’ai entamé en 2006, période à laquelle j’ai commencé à faire des recherches, tant du côté algérien que du côté français. «L’affaire Si Salah» n’a laissé personne indifférent. En Algérie, certaines zones d’ombre planent toujours, plus d’un demi-siècle après. Les gens ont besoin de connaître la vérité. Des chercheurs se sont accaparés de l’affaire pour aller plus loin sans vraiment y parvenir. En France, des auteurs que j’ai cités dans mon livre ne sont pas de bonne foi. Ils ont tendance à déformer la vérité, des contradictions ont été relevées dans leurs écrits. Tout en reconnaissant la valeur de l’homme, ils ont tendance à le dévier de sa démarche pour le mener sur un chemin qu’il n’a jamais envisagé. Ils ont donné libre cours à leur imagination pour «faire» de Si Salah quelqu’un qui n’a jamais existé. Vous avez compris que je fais allusion au colonel Jacquin et au capitaine Montagon, qui sont tous les deux auteurs d’écrits sur Si Salah Zamoum. A leurs yeux, cette affaire était le résultat de l’affaiblissement de l’ALN de par «les coups de bélier» de l’opération «Challe» et «d’une politique d’ouverture» du général de Gaulle qui venait de reconnaître au peuple algérien son droit à l’autodétermination. En fait, il s’agit de paravents qui cachent les véritables intentions des Français sur le destin de l’Algérie, tant auprès des stratèges militaires que du gouvernement français qui tendaient, entre autres, à la création d’une «troisième force», à la partition du pays, etc. Ce qui m’a aussi poussé à écrire ce livre, c’est que j’ai rencontré le colonel Si Salah au maquis en juin 1960 à la Wilaya III et que j’ai eu l’occasion, à son initiative, d’échanger avec lui des propos sur certains problèmes, comme la fameuse «paix des braves», les négociations de Melun... J’avais beaucoup d’admiration pour le personnage lorsque je l’ai appris à le connaître. Intelligent avec un sens élevé du patriotisme, il avait un esprit d’analyse objective sur tous les problèmes que vivait notre Révolution. Il paraissait certes préoccupé, mais il ne s’est jamais départi de son engagement de Novembre. - Vous dites dans votre livre qu’aujourd’hui encore, le sujet est d’actualité car l’affaire si Salah commence à livrer certains de ses secrets, donnez-nous un avant-goût de ce livre ? La mise au jour de certains éléments a été  déterminante dans cette affaire. Il faut dire que du côté des auteurs français, il n’y a pas d’élément nouveau, en dehors du fait que c’est le capitaine Gaston, chef du commando de chasse de Bouira, qui a tué Si Salah et ses compagnons. Il reconnaît avoir refusé d’accepter la thèse de ses chefs hiérarchiques qui ont voulu lui forcer la main pour dire qu’il avait les mains ligotées au moment de sa mort. Bien au contraire, il affirme qu’il avait sur lui son arme, une carabine US, qu’il s’était défendu et que l’arme a été trouvée sur lui. C’est dire qu’ils ont voulu ternir son image. Il est vrai aussi que le général de Gaulle nous a donné quelques bribes de cette rencontre dans son livre Mémoires d’espoir, en révélant notamment que le comité de la Wilaya IV a sollicité l’autorisation de consulter les 5 prisonniers de la Santé à Paris et de rencontrer les responsables du GPRA à Tunis, ce qu’il avait refusé. De telles révélations prouvent encore s’il en faut, que l’initiative de Si Salah et de ses adjoints n’avait pas pour but de négocier avec le président français, mais de servir d’intermédiaire entre lui et le GPRA afin d’accélérer la fin d’une guerre cruelle, la fin de ce drame que supportaient difficilement le peuple et les moudjahidine. Et les nouveaux éléments qui nous ont surtout éclairé proviennent d’abord de l’hommage qui fut rendu au colonel Salah Zamoum en 2009 par la Fondation de la Wilaya IV à l’occasion du 49e anniversaire de sa mort dans le Djurdjura le 21 juillet 1961. Ensuite, ce sont les témoignages en sa faveur de certains de ses compagnons, comme le commandant Lakhdar Bouregaa et le capitaine Mohamed Saiki, qui sont, chacun, auteur d’un ouvrage dont le témoignage est pertinent sur la genèse de l’affaire. Il y a enfin, le témoignage du cadi de Médéa qui fut l’intermédiaire entre le comité de la Wilaya IV et le gouvernement français en apportant un éclairage important sur le processus, du début jusqu’à la fin. Avec tous ces éléments d’une importance capitale, nous pouvons situer, enfin, les contours de l’affaire Si Salah et les révéler aux lecteurs pour qu’ils la comprennent mieux. - Vous donnez aussi des détails de l’affaire : la visite à l’Elysée du comité de la Wilaya IV, à sa tête le colonel Salah Zamoum, a suscité bien des questions et des émotions que ce soit du côté de l’ALN ou du côté de l’armée française. Un livre qui créera certainement une polémique… Il est vrai que l’affaire Si Salah a suscité de nombreuses réactions au sein des parties en conflit, à l’exception du GPRA. Ce dernier n’a jamais commenté cette initiative, se sentant peut-être responsable de n’avoir pas saisi le message du colonel Salah Zamoum adressé en février 1960 à Ferhat Abbas, alors président du GPRA. Je ne pense pas qu’il y aurait matière à polémique autour de ce livre puisqu’il est écrit à partir de témoignages authentiques. Leur crédibilité ne peut être remise en cause puisqu’ils sont rapportés dans des écrits. Personne ne peut mettre en doute l’honnêteté intellectuelle du commandant Lakhadar Bouregaa et du capitaine Mohamed Saiki, qui étaient de glorieux officiers de l’ALN, sans parler de la prise de position de la Fondation de la Wilaya IV en faveur de Si Salah Zamoum. - Dans ce livre, des photos exclusives du Congrès de la Soummam, du Colonel Amirouche et d’autres… Il s’agit de vos archives personnelles ou du musée ? Vous savez que chaque moudjahid détient chez lui des documents et des photos de grande valeur. Tout chercheur se doit de passer par les moudjahidine pour enrichir sa collection afin de les rendre publics. Donc, en plus de mes archives personnelles, je me suis efforcé depuis des années durant à les enrichir par de photos ou de documents où qu’ils se trouvent.  

La bibliothèque principale de Tipasa rafraîchit les mémoires

La directrice de la bibliothèque principale de Tipasa, une discrète militante pour le développement de la culture au sens propre du terme dans la wilaya, s’attelle à préparer, une fois de plus, un événement pour commémorer le 3e anniversaire de la d
El Watan - Culture

La bibliothèque principale de Tipasa rafraîchit les mémoires

La directrice de la bibliothèque principale de Tipasa, une discrète militante pour le développement de la culture au sens propre du terme dans la wilaya, s’attelle à préparer, une fois de plus, un événement pour commémorer le 3e anniversaire de la disparition de l’une des figures marquantes de la culture algérienne, Assia Djebar. La bibliothèque principale de Tipasa abritera la manifestation culturelle dans l’après-midi du samedi 10 février 2018. Une riche exposition consacrée exclusivement à la militante, l’auteure, l’enseignante et la cinéaste Fatma-Zohra Imalhayène ; la projection d’un reportage sur Assia Djebar, produit entièrement par la bibliothèque principale de Tipasa ; une lecture de poésie déclamée par l’artiste, Mme Imékraz Saliha, et enfin une «derdacha» sur le parcours littéraire de Assia Djebar, qui sera animé par les universitaires et écrivains Sari Mohamed, Ghebalou M’hamed Chérif et Ouzeghla Abdelkrim, tel sera le menu prévu pour cet après-midi du samedi 10 février. Mme Sebbah Saâdia, directrice de la bibliothèque principale, avait déjà organisé le 10 mars 2015 un rendez-vous culturel qui avait été animé par le cinéaste Ahmed Bedjaoui, Mme Sebkhi Nadia et une brève intervention de Djamila Seddiki, journaliste. Membre de l’Académie française, Assia Djebar est née le 30 juin 1936 à Ouled Hammou, commune de Mihoub (Médéa). Elle est décédée le 6 février 2015 à Paris (France), enterrée à Cherchell (Tipasa) le 13 février 2015. Bachelière en 1953, Assia Djebar avait été exclue de son école en 1956 en France. Elle n’avait pas pu passer ses examens dans l’Hexagone parce qu’elle avait décidé de suivre le mot d’ordre de grève lancé par le FLN. Elle avait rejoint Tunis. Assia Djebar est une descendante de la tribu des Braknas (Menaceur), une tribu qui s’est révoltée contre l’occupant français depuis le début de la colonisation. De nombreuses familles de cette tribu avaient été déportées vers les colonies françaises lointaines par le pays des droits de l’homme au XIXe siècle. Le rendez-vous du 10 février 2018 permettra à l’assistance de découvrir le talent de cette intellectuelle de notoriété planétaire, qui avait défendu les droits de la femme algérienne.  

«Dessinez vos desseins» : Le premier Salon du dessin d’Alger

Le dessin se pratique sur toutes sortes de supports, du papier le plus noble au papier mouchoir (c’est le choix de l’artiste Adel Bentounsi), ou sur des cartons, voire du placoplâtre (Mounia Mya Lazali), supports qui renforcent l’effet de réel. A c
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«Dessinez vos desseins» : Le premier Salon du dessin d’Alger

Le dessin se pratique sur toutes sortes de supports, du papier le plus noble au papier mouchoir (c’est le choix de l’artiste Adel Bentounsi), ou sur des cartons, voire du placoplâtre (Mounia Mya Lazali), supports qui renforcent l’effet de réel. A cette diversité de supports s’ajoute une diversité de registres, abstraits ou figuratifs. La conception du Salon invite plutôt à voir des œuvres qu’à dégager une tendance ou à expliquer le choix du médium. C’est donc à un panorama que ce premier Salon du dessin d’Alger nous invite, sur fond d’une scénographie sobre - murs peints en gris - réalisée bénévolement par le professeur de l’Ecole des beaux-arts, Abdelmalek Yahia. Rendre visibles les artistes algériens Pour ce premier Salon, le but du MAMA est de donner une visibilité â la création artistique algérienne, celle qui se fait en Algérie avec des figures bien connues, comme Zoubir Hellal, ou en dehors. L’exposition présente ainsi des artistes reconnus dans le circuit des galeries ou des musées à l’échelle internationale, Yazid Oulab ou Driss Ouadahi, ils voisinent avec ceux qui sont en passe d’être reconnus et exposent déjà à Berlin, Kassel, Washington..., ou en sont juste à leurs débuts, comme Djameleddine Benchenine. Enseignante à l’Ecole des beaux-arts, la directrice du MAMA, Nadira Laggoune, est proche des jeunes artistes et suit l’actualité. Frappée par «le talent de dessinateur de certains de nos artistes et leurs capacités à exprimer des choses fortes et sensibles par le dessin, en allant à l’essentiel», elle a voulu donner une chance à des artistes qui n’ont jamais exposé au MAMA et qui pourtant sont présents sur la scène alternative, et parfois dans quelques galeries de manière régulière. Ce qui se met ainsi en place, c’est un double système de légitimation pour les jeunes artistes, à la croisée de l’institution muséale et des galeries ou lieux d’exposition qui ont récemment ouvert à Alger. D’un lieu à l’autre, le public algérois peut se familiariser avec une création vivante. Les œuvres elles-mêmes L’abstraction est le point commun des beaux travaux, qu’il s’agisse des nuages de points de Yazid Oulab, suffisamment forts pour évoquer un au-delà, de la légèreté du dessin de Sofia Hihat, inscrivant l’éphémère, ou de l’approche intrigante de Sadek Rahim. L’objectivité du dessin de Driss Ouadahi, qui restitue l’esprit d’architectures (par exemple, Patrimoine, 2017), ou celle de Fethi Hadjkacem, qui travaille sur les métiers à tisser - outre le fait qu’elle procure le plaisir d’une rigueur exigeante - incite le visiteur à s’interroger sur les legs de l’histoire. Ce sont les transitions et les tragédies du monde contemporain qu’aborde le dessin expressif d’Atef Berredjem, ou l’installation de Sofiane Zouggar, qui mixe l’image fixe et l’image animée. D’autres dessins valent par le décor qu’ils proposent, sorte de fonds culturel réinterprété selon les codes contemporains : Akila Mouhoubi, Mustapha Goudjil et peut-être surtout Hamza Bounoua et Thilleli Rhamoun s’inscrivent dans cette veine. Il y a enfin les dessins qui reflètent un univers personnel: paysages d’Ahmed Birki, scènes de la vie quotidienne de Abdelkar Belkhorissat, personnage endormi de Hichem Belhamiti (dont le dessin sert de visuel pour l’exposition) et arabesques incarnées de Mehdi Djellil : les craies donnent à ces dernières des couleurs qui irradient l’espace. Au total, une exposition qui montre plusieurs sensibilités et visions du monde. A voir absolument. 

USM Bel Abbès : La coupe pour reprendre confiance

La délibération de la subvention par l’APC de Sidi Bel Abbès au club de la Mekerra a pris fin jeudi dernier après la tenue de l’AG extraordinaire par les nouveaux élus de la commune. Initialement, les membres sortants avaient adopté, le 25 octobr
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USM Bel Abbès : La coupe pour reprendre confiance

La délibération de la subvention par l’APC de Sidi Bel Abbès au club de la Mekerra a pris fin jeudi dernier après la tenue de l’AG extraordinaire par les nouveaux élus de la commune. Initialement, les membres sortants avaient adopté, le 25 octobre 2017, l’octroi au club de 3 milliards de centimes, mais les délais de fin de mandat ont empêché de voir la démarche aboutir, indique une source de l’APC de Sidi Bel Abbès. C'est donc une bouffée d'oxygène tant attendue par le vieux club de la Mekerra, lequel boucle au cours de cette semaine ses 85 ans d'existence et cette assistance financière l'aidera à faire face aux multiples charges. Le club a besoin de cet argent pour mettre les joueurs dans de bonnes conditions et à même de relever le défi, surtout que l’amère défaite à domicile contre le CS Constantine, lors de la 18e journée du championnat de Ligue 1, a mis l’équipe dans une position inconfortable. Toutefois, cette défaite a été évacuée par le staff technique local, à sa tête Cherif El Ouzzani, qui a axé sa préparation sur son match pour les 16es de finale de coupe d'Algérie face à l’US Biskra aujourd’hui. Le coach belabbésien nous a déclaré : «Pour le moment, on est certes concentrés sur notre match face à l'US Biskra, comptant pour les 16es de finale de la coupe d'Algérie. Après, on pensera à la suite du parcours en championnat. Quant à ce match face à l’USB, il est très important pour notre équipe de le gagner et de se qualifier aux quarts de finale. C'est une nouvelle aventure en coupe d'Algérie que nous allons aborder, et nos ambitions dans cette épreuve sont légitimes. Nous sommes appelés à nous réhabiliter au plus vite devant notre cher public.» A noter que l'USMBA évoluera sans la présence de Tabti, qui est blessé depuis près d'un mois, ainsi que la nouvelle recrue Laâbani, suspendu après sa récente expulsion lors du match contre le CS Constantine à Sidi Bel Abbès.  

ES Sétif : L’après-Djabou a commencé

Contre toute attente, le club phare de Sétif donne le quitus de sortie à Abdelmoumen Djabou, deux semaines après la signature du nouveau contrat le liant à l’Entente. D’un point de vue financier, l’ESS réalise cette fois-ci une excellente affair
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ES Sétif : L’après-Djabou a commencé

Contre toute attente, le club phare de Sétif donne le quitus de sortie à Abdelmoumen Djabou, deux semaines après la signature du nouveau contrat le liant à l’Entente. D’un point de vue financier, l’ESS réalise cette fois-ci une excellente affaire, puisque ses caisses seront renflouées de 200 000 euros, alors que le départ du joueur vers le Club Africain n’avait rapporté aucun centime à l’Aigle noir. Ce dernier a été à l’époque victime de certains «intermédiaires» qui se sont bien rempli les poches. D’un point de vue sportif, le club phare de Aïn Fouara, ne pouvant certes dire non à cette belle opportunité, perd une pièce maîtresse et une 3e licence africaine. D’autant que les nouvelles recrues du mercato hivernal, Aouadj et Banouh, ne sont pas qualifiés pour disputer le premier tour de la Ligue des champions d’Afrique dont le coup d'envoi sera donné le 11 février à l’occasion du match aller devant opposer l’ESS au Real de Bangui (Centrafrique) à Sétif. Par la faute de la FAF qui n’a pas transmis dans les délais les dossiers des joueurs précités, l’ESS est non seulement sanctionnée mais est obligée de se passer des services des deux attaquants. Cela dit, le transfert de Djabou tombe au mauvais moment pour le champion sortant, qui collectionne les revers depuis des semaines. L’ex-Mouloudéen Aouadj aura la lourde tâche de remplacer l’ex-métronome sétifien parti au Nasr de Riyad, où il est qualifié car sa lettre de sortie n’a pas trop «traîné» dans les tiroirs. Programmée pour ce mardi, la rencontre JSS-ESS, comptant pour la 19e journée, n’arrange pas les affaires des Ententistes, placés entre le marteau et l’enclume. Le nouveau tartan opérationnel Ayant fait couler beaucoup d’encre, le dossier du nouveau tartan du stade du 8 Mai 1945 est désormais clos. Pas une simple sinécure, l’enlèvement de l’ancienne pelouse et l’installation de la nouvelle ont été réalisés en un temps record. Afin de terminer les travaux dans un délai de dix jours, l’entreprise désignée a constitué deux équipes, lesquelles ont travaillé plus de 12 heures par jour. La présence permanente du DJS et la pression du wali, Nacer Maskri, qui suivait quotidiennement l’avancée des travaux, sont les autres causes de la finalisation de l’opération avant l’heure. La clémence du temps a joué en faveur des chargés du projet. Ainsi, le onze sétifien devant s’entraîner demain sur une pelouse de dernière génération n’a donc pas été contraint de recevoir ses adversaires hors du chaudron, renouant avec les standards internationaux, puisqu’il mesure désormais 107x71 m en lieu et place des 105x58 m, actuellement. «Nous sommes contents d’avoir finalisé le projet en un laps de temps aussi court. Grâce à l’implication de tout un chacun, on a pu relever le défi. L’engagement personnel du wali qui a réglé d’épineux problèmes administratifs a accéléré le processus», a fièrement déclaré Aziz Tahir, directeur de la jeunesse et des sports de Sétif.  

CAF-FAF : Zetchi ne sera pas suspendu

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, ne fera l’objet d’aucune sanction de la part de la Confédération africaine de football (CAF). Beaucoup de rumeurs ont circulé sur ce sujet depuis l’épisode de l
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CAF-FAF : Zetchi ne sera pas suspendu

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, ne fera l’objet d’aucune sanction de la part de la Confédération africaine de football (CAF). Beaucoup de rumeurs ont circulé sur ce sujet depuis l’épisode de l’envoi du dossier de la candidature de Bachir Ould Zmirli à l’élection au comité exécutif de la CAF et de l’invalidation par la confédération de la candidature du dirigeant algérien. La Fédération, par le biais de son président, a contesté la décision de la CAF. Des sources ont prêté à Kheireddine Zetchi d’avoir fortement protesté auprès de dirigeants de la CAF et ont indiqué qu’il allait être suspendu 2 ans. D’autres cercles en ont ajouté une couche et prédit que la FAF allait être suspendue 2 ans comme si une entité morale (la fédération) pouvait être suspendue sans avoir manqué à ses obligations statutaires et surtout par un organe autre que l’assemblée générale, seule habilitée à prononcer ce type de sanction contre une fédération. Hier, en marge du congrès ordinaire de la CAF tenu au Maroc, tout est rentré dans l’ordre. Le cas Zetchi ne figurait pas à l’ordre du jour du comité exécutif de l’instance faîtière du football. Des sources proches de cet organe ont indiqué que, «contrairement à ce qui a été rapporté ici et là, au niveau de la CAF, il n’y avait aucun dossier Zetchi. Certes, il a démissionné de la commission d’organisation du CHAN, c’est son droit le plus absolu, comme c’est celui de la CAF de ne pas recourir à sa présence au sein de cet organe durant les prochains mois». Le dossier est clos. Toutefois, il ne faut pas croire que le dénouement est intervenu sans les bons offices de quelques parties présentes au Maroc et qui ont plaidé en faveur de l’apaisement entre la CAF et la FAF. Gorge profonde croit «savoir que Mourad Mazar n’est pas étranger à l’apaisement et au réchauffement des relations entre la CAF et la FAF». Le président de la Fédération internationale de lutte contre la corruption dans le sport (Fiacs) est présent au Maroc à l’invitation du président Ahmad Ahmad. Les deux instances vont prochainement signer un protocole d’accord.

Industrie des mines : Des partenariats pour booster le secteur

L’Algérie et la Chine ont procédé, mercredi dernier, à l’installation d’un groupe de travail pour assurer la coordination et le lancement de projets de coopération devant être réalisés en partenariat entre des entreprises publiques algériennes
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Industrie des mines : Des partenariats pour booster le secteur

L’Algérie et la Chine ont procédé, mercredi dernier, à l’installation d’un groupe de travail pour assurer la coordination et le lancement de projets de coopération devant être réalisés en partenariat entre des entreprises publiques algériennes et des sociétés chinoises. Parmi les secteurs industriels concernés par ce partenariat figure celui des mines où il est question de développer et d’exploiter des gisements de phosphate, de marbre et de granit avec le groupe industriel public Manadjim El Djazaïr (Manal). L’Algérie, qui dispose de richesses minières avérées (fer, phosphate, plomb, or, zinc et engrais) n’a pas, jusqu’à présent, suffisamment valorisé ces matières, et les industries des mines, pourtant nécessaires aux activités industrielles, ne contribuent qu’à hauteur de 1% au produit intérieur brut (PIB). Son potentiel minier est équivalent, selon certaines études, à ceux des grands pays miniers comme l’Australie, l’Afrique du Sud, la Russie, la Chine ou le Brésil. Pour Ali Kefaifi, ingénieur des mines et expert en énergie, comparativement au Maroc pour l’exploitation du phosphate et du manganèse et la Mauritanie pour le minerai de fer, l’Algérie n’a pas encore exploité les richesses de ses terres. Il affirme, dans une interview parue dans la revue Oil&Gas Busines, qu’à ce jour, le pays n’exporte qu’un million de tonnes de phosphate, alors que le Maroc a atteint 40 millions de tonnes d’exportation et dispose d’une vingtaine d’usines d’acide phosphorique et d’engrais dérivés depuis plus de 20 ans. Pis encore, l’Algérie demeure un grand importateur de produits miniers et dépense chaque année une centaine de millions de dollars pour des produits minéraux utiles et ordinaires – comme la baryte –, un minerai essentiel aux travaux de forage des puits pétroliers, qui est importée des pays voisins, la Tunisie et le Maroc, pour un montant de 10 millions de dollars. Il faut dire, à ce propos, que le placement du phosphate algérien sur le marché international ne devrait pas poser grand problème. En janvier dernier, l’ambassadeur d’Iran à Alger, Reda Amiri, a fait part aux autorités algériennes du souhait de son pays d’acheter le phosphate algérien. M. Amiri «a affiché le souhait de l’Iran, grand importateur de phosphate, d’acheter cette matière première directement à partir de l’Algérie», a indiqué un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines, précisant que le ministre, Youcef Yousfi, s’est dit favorable à cette proposition, invitant les entreprises des les deux pays à engager des discussions afin d’arriver à des accords permettant l’exportation du phosphate algérien vers l’Iran. Côté investissements, il est prévu, courant 2018, la concrétisation du méga projet de gisement de fer de Gara Djebilet, à Tindouf, en partenariat avec des sociétés étrangères. D’autres projets aussi sont prévus à l’instar de ceux implantés à Souk Ahras pour la production de l’acide phosphorique, à Tébessa pour l’exploitation de la nouvelle mine de phosphate de Bled El Hadba et le projet d’exploitation du manganèse à Béchar. Il est aussi prévu la réouverture des mines de zinc à Chabet El Hamra à Mascara et de baryte à Ichemloul, dans la wilaya de Batna.  

La production américaine signe un record

La bataille des prix fait toujours rage sur le marché du pétrole. Entre les pays de l’OPEP et les mastodontes américains qui ont atteint des niveaux de production spectaculaires, les points et les poings sont serrés. Même si les cours du pétrole af
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La production américaine signe un record

La bataille des prix fait toujours rage sur le marché du pétrole. Entre les pays de l’OPEP et les mastodontes américains qui ont atteint des niveaux de production spectaculaires, les points et les poings sont serrés. Même si les cours du pétrole affichent une stabilité réconfortante pour les pays signataires de l’accord de réduction de l’offre de pétrole sur le marché, les Etats-Unis continuent de monter en haut de l’échelle des plus grands producteurs grâce à l’exploitation des hydrocarbures de schiste. Le cours du brent affichait hier sur l’Intercontinental Exchange à Londres, et contrairement aux prévisions timides faites l’année passée pour l’année 2018, un joli 69,61 dollars le baril. Même si ce prix est légèrement plus faible que ceux affichés au cours des dernières semaines, il reste que c’est une fourchette appréciable pour les pays producteurs. Depuis plusieurs semaines déjà, les prix ne fléchissent pas et ne tombent pas en dessous des 60 dollars et plus, caressant parfois et dépassant même la barre des 70 dollars. Un niveau jamais atteint depuis 2014. Le respect de la consigne de réduction de l’offre de pétrole par les pays membres de l’OPEP et non OPEP, dont le géant russe, et ce, depuis janvier de l’année dernière, a permis de réussir le pari de maintenir une stabilité des prix faisant fuir le spectre d’une chute vertigineuse et incontrôlée des cours. «Même en prenant en compte la baisse de production involontaire du Venezuela, nous estimons que l’OPEP a atteint un taux de respect de l’accord de 131%, ce qui représente tout de même une baisse de 7% par rapport à janvier», a noté JBC Energy. L’autre facteur de stabilité pour les prix, selon les experts, réside dans la faiblesse du dollar. «Les prix du pétrole sont fixés en dollars, donc la faiblesse du billet vert permet aux investisseurs utilisant d’autres devises d’effectuer des achats à bon compte», estiment les analystes. Deux facteurs qui ont permis d’éviter au prix du baril de connaître une chute brutale après l’annonce américaine d’une production de brut dépassant les 10 millions de barils par jour. Cette annonce faite mercredi dernier par l’Agence américaine  d’information sur l’énergie n’a pas impacté — pour le grand bonheur des signataires de l’accord de l’OPEP — les cours du brut sur le marché international. Si elle n’a pas fait trop réagir les cours, l’annonce américaine ouvre toutefois une voie grande à la «domination» énergétique du pays de l’Oncle Sam tant espérée par le président Trump. Avec une production affichée de 10,038 millions de barils par jour, se rapprochant fortement du record de 10,44 millions de barils réalisés en 1970, le producteur américain compte confirmer une place de leader mondial et s’éloigner du niveau de 4 millions b/j  réalisés en 2008. Ce niveau de production ne donne toutefois pas aux producteurs américains, du moins pour l’heure, la première place sur le marché international. La Russie avait atteint en 2016, avant d’adhérer à l’accord de réduction de production, le seuil de 10,55 millions de b/j, suivie de très près par l’Arabie Saoudite avec 10,46 mbj. Les Etats-Unis ont bien mis à profit la baisse de production de géants pétroliers comme la Russie et l’Arabie Saoudite pour forer à plein régime et exploiter au maximum les gisements de schiste dont ils disposent, ce qui leur confère aujourd’hui un rôle majeur sur le marché pétrolier. L’utilisation à grande échelle de la technique de fracturation hydraulique et de forage horizontal pour exploiter les gisements schisteux a certes conforté la demande interne américaine en énergie mais cela n’a pas fait encore déclasser l’Arabie Saoudite ou la Russie de leur place de leaders mondiaux. «Sur la scène internationale, les Etats-Unis sont certainement moins vulnérables qu’ils ont pu l’être par le passé, mais ils restent un importateur net de pétrole, contrairement à l’Arabie Saoudite ou à la Russie», estime Samantha Gross, spécialiste des relations internationales et des politiques énergétiques à Brookings Institution.

Industries électroniques : Bomare Company mise sur l’intégration et l’export

Des poids lourds de l’automobile et des transports sollicitent la technologie de l’opérateur algérien à travers des contrats de sous-traitance. Au lendemain de la suspension de l’importation des téléphones cellulaires, nombre d’opérateurs che
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Industries électroniques : Bomare Company mise sur l’intégration et l’export

Des poids lourds de l’automobile et des transports sollicitent la technologie de l’opérateur algérien à travers des contrats de sous-traitance. Au lendemain de la suspension de l’importation des téléphones cellulaires, nombre d’opérateurs cherchent de nouvelles solutions pour aller de l’avant, dans une industrie d’assemblage qui a vu le jour il y a si peu. Pour Bomare Company, la liste des 852 biens et consommables suspendus à l’importation renforce la vision du développement de l’entreprise. L’abandon de l’importation des smartphones permet de porter un autre regard sur l’avenir de l’industrie électronique, selon Ali Boumediene, patron de Bomare Company, rencontré dans les locaux de son entreprise. Inquiet ? Non ! rétorque Ali Boumediene, convaincu que cette mesure pourrait être un déclic pour nombre d’opérateurs qui croient en leurs capacités de passer à une autre étape, «celle de la création de vraies entreprises». D’autant qu’après des années d’importations, il était temps d’investir dans l’usinage et l’intégration. «Pour peu que le ministère de l’Industrie et des Mines y contribue avec la confection d’un cahier des charges imposant aux opérateurs activant dans l’assemblage des smartphones à évoluer dans le métier et dans les taux d’intégration.» «Nous plaidons pour qu’il y ait un cahier des charges pour l’émergence d’une vraie industrie du smartphone. Pour ce faire, il faut passer à l’interdiction carrément d’importer certains composants pour aider à l’émergence d’une production locale», indique Ali Boumediene, directeur exécutif de Bomare Company, une entreprise qui a blanchi sous le harnais dans le domaine de l’assemblage. Après avoir investi dans l’importation des produits électroniques et électroménagers de 1992 à la fin des années 1990, Bomare Company change son fusil d’épaule et décide de passer à l’usinage. Le début des années 2000 était une étape charnière qui a été marquée par l’investissement dans la fabrication locale et l’amélioration des scores en matière d’intégration. Une première unité de fabrication de cartes électroniques a été acquise par Bomare Company. Ce partenariat avec l’américain Universal aura tenu toutes ses promesses parce qu’il allait propulser Bomare Company au rang de premier fabricant de cartes électroniques en Algérie. Dans ce métier surtout, l’entreprise de Ali Boumediene veut devenir incontournable. Bomare Company va d’ailleurs se lancer courant 2018 dans la sous-traitance automobile à travers la fourniture de cartes électroniques. «Nous avons déjà acquis l’équipement et nous sommes en cours d’homologation», nous a indiqué le patron de l’entreprise. C’est ainsi que l’opérateur entend apporter sa pierre à l’énorme édifice de la sous-traitance automobile auquel s’adonnent le gouvernement et nombre de concessionnaires. Les investissements de Bomare Company dans l’usinage des cartes électroniques ont amené d’autres poids lourds des transports à solliciter sa technologie. L’entreprise de Ali Boumediene va également équiper des rames en cartes électroniques. Elle est d’ores et déjà certifiée pour sous-traiter la fabrication de la carte électronique qui doit équiper les rames destinées au marché algérien. Les marchés extérieurs dans le viseur C’est ainsi que Bomare Company veut accélérer dans sa transformation, en s’investissant davantage dans l’intégration. Mais pas seulement. Les prochaines années seront marquées par un retour franc à l’exportation, par le positionnement des produits de la marque sur les marchés internationaux, ainsi que par une amélioration nette des scores en matière d’intégration et de production. Les produits de Bomare Company seront commercialisés en France et en Allemagne courant 2018. Voilà quelques mois déjà que l’entreprise travaille sur ce projet en association avec deux distributeurs, et non des moindres, Leclerc pour le marché français et MediaMarkt pour l’allemand. L’entreprise place déjà ses produits en Espagne et au Portugal, mais ces deux marchés risquent de lui filer entre les doigts pour cause d’une réglementation contraignante. La première expérience de Bomare Company à l’export s’est soldée par un arrêt «accidentel» ; les procédures bancaires et douanières y étaient pour beaucoup, regrette Ali Boumediene. En 2007, il y a dix ans déjà, son entreprise exportait des cartes électroniques vers l’Europe. Une belle épopée étouffée dans l’œuf par une administration économique handicapante. Pour Ali Boumediene, l’heure est à l’export, quand bien même les contraintes seraient légion. Convaincu que les choses allaient évoluer dans le bon sens, il met pleins gaz vers les marchés extérieurs. Les marques commercialisées par son entreprise, LG et Stream en l’occurrence, seront placées dès 2018 sur les marchés maghrébin et africain. La priorité sera donnée aux téléviseurs et smarthphones LG fabriqués localement ; une stratégie qui devrait se solder par le placement un peu plus aisément des produits Stream sur les mêmes marchés. L’opérateur algérien, qui affiche des résultats financiers solides à l’issue de l’exercice 2017 avec, au tableau, une hausse de 20% de son chiffre d’affaires, dont 4% à l’export, veut faire vrombir davantage ses appareils pour pouvoir porter la production à ses meilleurs records. L’objectif est de produire 1,5 million de téléviseurs à l’horizon 2020-2021 et 3 millions de smartphones à la même échéance, contre respectivement 350 000 et 700 000 unités aujourd’hui. La seconde ambition de l’opérateur consiste à faire évoluer le taux d’intégration à 75% pour les téléviseurs et 54% pour les téléphones cellulaires à l’horizon 2020-2021. Pour ce faire, Bomare Company a décidé d’investir davantage dans le facteur humain. L’entreprise vient de doter l’université de Blida d’une ligne d’insertion de 1,5 million de dollars, destinée à former les ingénieurs en électronique, lesquels seront coachés par Bomare Company en vue de futurs accords de sous-traitance. L’opérateur, qui veut accélérer aussi dès cette année dans l’export, entend acheminer 60% de sa production à l’international vers 2020.   

Éligibilité à la DGE : Le grand déménagement (4e partie)

La qualification de «Grande entreprise» sera passée, au bout de quinze ans, pour les sociétés de droit algérien, d’un critère de chiffre d’affaires fixé en 2002 à cent (100) millions de dinars, pour être porté à deux (2) milliards de dinars
El Watan - Economie

Éligibilité à la DGE : Le grand déménagement (4e partie)

La qualification de «Grande entreprise» sera passée, au bout de quinze ans, pour les sociétés de droit algérien, d’un critère de chiffre d’affaires fixé en 2002 à cent (100) millions de dinars, pour être porté à deux (2) milliards de dinars à fin 2017, pour ce qui concerne l’éligibilité à la Direction des grandes entreprises (DGE). C’est au titre des dispositions diverses, que la loi de finances pour 2002 précisait que les sociétés soumises au régime des sociétés de capitaux, dont le chiffre d’affaires dépasse les cent (100) millions de dinars relèveraient obligatoirement de la compétence de la structure de la gestion des Grandes entreprises. Le même texte intégrait également au portefeuille de la DGE les sociétés exerçant dans le secteur des hydrocarbures amont, les sociétés installées en Algérie membres de groupes étrangers, ainsi que celles n’ayant pas, en Algérie, d’installation professionnelle permanente. La même loi de finances pour 2002 mettait en place le Code des procédures fiscales (CPF) qui a repris en 2003, sous son article 160, la précision des critères d’éligibilité à la DGE. Finalement, ce n’est qu’en juin 2005 que la DGE devenait opérationnelle avec un périmètre limité aux sociétés des wilayas d’Alger, de Boumerdès, de Blida et de Tizi Ouzou. Les prérogatives de la DGE se sont structurées dans le sillon de la réforme et du programme de modernisation de l’administration fiscale. Le Directeur général des impôts précisait dans la lettre de la Direction générale des impôts (DGI), en 2005, que la DGI allait passer d’une administration de l’impôt de type horizontal, par fonction, (immatriculation, recouvrement, contentieux, contrôle…) à une administration de type vertical par catégorie de contribuable. Pour avancer dans cet ambitieux programme, des Centres des impôts (CDI) allaient être installés pour gérer les petites et moyennes entreprises ainsi que les professions libérales. Le CDI est conçu comme interlocuteur unique (assiette, recouvrement et contrôle) en remplacement des Recettes et Inspections existantes. Le programme de réalisation des CDI suit son cours et même s’il accuse un certain retard, la DGE s’est délestée depuis le mois de novembre 2017 d’une partie de son portefeuille réorientée, selon le cas, vers les CDI opérationnels où vers les inspections des impôts. Sans doute parce que le seuil des cent (100) millions de dinars comme critère d’éligibilité s’est avéré très vite trop bas au regard du plan de charge de la DGE, c’est en 2007 que la loi de finances a modifié l’article 32 de la loi de finances de 2002, en précisant que le montant minimal de chiffre d’affaires déterminant l’éligibilité à la DGE serait fixé par arrêté du ministre des Finances, alors que le Code des procédures fiscales continuait à faire référence, sous son article 160, au seuil des cent (100) millions de dinars. Les modifications apportées par la loi de finances pour 2018 L’article 160 du Code des procédures fiscales est désormais modifié, par la loi de finances pour 2018, pour préciser que les lieux de dépôt des déclarations fiscales et de paiement des impôts et taxes sont fixés à la structure chargée des grandes entreprises pour : • «Les sociétés ou les groupements exerçant dans le secteur des hydrocarbures régis par la législation relative aux hydrocarbures modifiée et complétée. • Les sociétés étrangères intervenant en Algérie temporairement dans le cadre contractuel relevant du régime du réel lorsque le montant du(es) contrat(s) est égal ou supérieur à un montant fixé par arrêté du ministre des Finances. • Les sociétés de capitaux ainsi que les sociétés de personnes ayant opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux telles que visées par l’article 136 du code des impôts directs et taxes assimilées dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur ou égal à un montant fixé par arrêté du ministre des Finances. • Les groupes de sociétés lorsque le chiffre d’affaires annuel de l’une des sociétés membres est supérieur ou égal à un montant fixé par arrêté du ministre des Finances». Cette mesure a donc pour effet d’aligner une disposition réglementaire qui devient désormais codifiée sur le sujet et qui permet, de la sorte, de réviser le seuil d’éligibilité des sociétés à la Direction des grandes entreprises (DGE) par arrêté du ministre des Finances. La DGE n’aura pas attendu la loi de finances pour 2018 pour organiser le transfert des dossiers des contribuables. Dès le début du mois de novembre 2017 et s’appuyant sur un arrêté du ministre des Finances, très vraisemblablement adossé à la mesure de loi de la finances pour 2007 qui n’avait pas été suivi d’application, la DGE a communiqué aux sociétés gérées sous son portefeuille un avis par lequel elle a annoncé les nouveaux critères d’éligibilité à sa structure, en l’occurrence : • Un seuil de chiffre d’affaires de deux (02) milliards de dinars pour les sociétés de droit algérien ainsi que pour les groupes de sociétés qui ont opté pour le régime fiscal de groupe, pour autant qu’une des sociétés membre du groupe atteigne ou dépasse ce seuil de chiffre d’affaires. • Un seuil d’un (01) milliard de dinars de valeur de contrat (et non de chiffre d’affaires) pour les sociétés étrangères non installées en Algérie. La DGE a ainsi procédé, dans la foulée, au transfert des dossiers fiscaux aux Directions des impôts respectives des wilayas, au lieu du siège pour les sociétés sortantes, à la dernière adresse connue par la DGE. Malgré la prévention du sujet avant la fin de l’exercice, cette situation n’a pas été fluide pour toutes les sociétés, le transfert n’ayant pas toujours été suivi par l’attribution d’un numéro d’article d’imposition au niveau des inspections d’arrivée, particulièrement à l’échéance de la déclaration mensuelle d’impôt modèle G50. Le transfert des dossier s’appliquant sur tous les domaines de procédures fiscales et à tous les impôts de l’entité, les sociétés qui dorénavant auront à traiter, selon le cas, avec les CDI ou les inspections des impôts devront également suivre les contentieux initiés en recours préalable avant leur transfert, leur demande de contingent d’achat en franchise de TVA avec la Direction des impôts de wilaya et la liquidation de la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) au lieu de l’exercice de la profession ou le cas échéant du principal établissement. Les plus chanceuses seront les sociétés qui sont transférées auprès d’un CDI puisqu’à l’instar de ce qui se pratique déjà au niveau de la DGE, la déclaration de la TAP doit être centralisée pour l’ensemble des unités, établissements ou chantiers quel qu’en soit leur lieu d’implantation, souscrite et payée mensuellement auprès des services du CDI pour l’ensemble de ces entités. Mieux encore, l’obligation de transmission de la documentation justifiant la politique des prix de transfert suit les entités transférées vers les services décentralisés de l’administration fiscale puisque la loi de finances pour 2018 précise que cette obligation s’applique également aux groupes de sociétés et sociétés étrangères qui ne relèvent pas de la compétence de la Direction des drandes entreprises (DGE). Enfin, le système de télé-déclaration et de paiement par voie électronique qui devient obligatoire pour les entreprises qui relèvent de la DGE, s’appliquent auprès de certains CDI et devrait être élargi. Ces pratiques et dispositions de loi démontrent une transition en bonne voie vers la modernisation de l’administration fiscale, même si cette démarche aura pris plus de temps que prévu. Au fil de cette modernisation, la formation du personnel et la dématérialisation devraient contribuer à une meilleure structuration des services fiscaux et de leur capacité à traiter les besoins et interrogations des contribuables. Il faut espérer que le renvoi aux services décentralisés de l’administration ne confrontera pas les sociétés concernées à la maîtrise des sujets qui étaient devenus ordinaires lorsqu’ils étaient gérés au sein de la DGE. Le déménagement a également lieu dans l’autre sens Si le relèvement du seuil d’éligibilité à la gestion par la DGE aura permis le transfert de plusieurs sociétés vers les services décentralisés, il n’en demeure pas moins que de nombreuses sociétés gérées, à date antérieure de l’arrêté du ministre des Finances, par les services décentralisés dépendront désormais des services de la DGE, lorsqu’elles remplissent les nouveaux critères d’éligibilité. Il n’est pas certain que le plan de charge de la DGE diminuera pour autant, entre les sortants et les nouveaux arrivants, la population fiscale suivie par la DGE pourrait augmenter. En tout état de cause, l’éloignement des entreprises de l’intérieur du pays devrait connaître des limites par le recours aux procédés électroniques pour les obligations déclaratives et de paiement. Il restera toutefois aux assujettis bénéficiaires de l’exonération ou de l’autorisation d’achats en franchise de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à continuer à se déplacer auprès des services gestionnaires de la DGE pour obtenir les attestations d’exonération ou d’achat en franchise dans l’attente d’un modèle téléchargeable, par voie électronique, en remplacement des carnets à souche fournis par l’administration.  

D’anciennes figures du football à Tizi-Ouzou

Des activités sportives en hommage au chantre de la chanson kabyle, Matoub Lounès, ont été organisées, samedi, à Tizi Ouzou, à l’initiative d’un groupe de jeunes, à leur tête Mustapha Mazouzi, journaliste sportif et ancien délégué du mouvemen
El Watan - Culture

D’anciennes figures du football à Tizi-Ouzou

Des activités sportives en hommage au chantre de la chanson kabyle, Matoub Lounès, ont été organisées, samedi, à Tizi Ouzou, à l’initiative d’un groupe de jeunes, à leur tête Mustapha Mazouzi, journaliste sportif et ancien délégué du mouvement citoyen des Archs. Il s’agit, entre autres, d’un tournoi de football qui a eu lieu à la salle omnisports du stade de 1er Novembre, dans une ambiance de fête et en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, du président de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi et du wali de Tizi Ouzou, Mohamed Bouderbali. Les anciennes figures emblématiques du sport en Algérie, à l’image de Lahcene Lalmas, Saïd Allik et l’ancien arbitre international Mohamed Hansal ont assisté à ce tournoi qui avait mis aux prises l’équipe des vétérans de l’USM El Harrach et celle de l’USMA dans une partie de football très passionnante. Puis, le public a assisté à un autre match entre l’équipe Les amis de Matoub et celle de la sélection de la presse. Et ce, avant la rencontre, très attendue par l’assistance, des anciens internationaux et les joueurs de Jumbo Jet avec la participation de Ali Bencheikh, Mourad Amara, Hakim Medane, Moussa Saib, Noureddine Driouche et Djamel Menad. D’autres invités étaient aussi conviés à cet hommage, dont on peut citer, entre autres, Amar Haouchine, ancien capitaine de la JSK, Rachid Asma, actuel président de la ligue de football de la wilaya de Tizi Ouzou, le chanteur Farid Ferragui et Belaïd Abrika, enseignant à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou et ancien délégué du mouvement citoyen des Archs. Par ailleurs, notons que la rencontre était très conviviale dans la mesure où elle a regroupé les amis et les fans de Matoub Lounès autour d’un tournoi de football organisé à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Rebelle, qui aurait eu 62 ans aujourd’hui. Malheureusement, il a été ravi aux siens par les forces du mal un certain 25 juin 1998.        

Privatisation des EPE : Un processus empêtré dans un carcan idéologique

Le processus de privatisation engagé, non sans difficultés, au milieu des années 90’ par les ex-holdings publics et subitement suspendu par la loi de finances complémentaire pour l’année 2009 a-t-il des chances de reprendre sous la houlette de l’ac
El Watan - Economie

Privatisation des EPE : Un processus empêtré dans un carcan idéologique

Le processus de privatisation engagé, non sans difficultés, au milieu des années 90’ par les ex-holdings publics et subitement suspendu par la loi de finances complémentaire pour l’année 2009 a-t-il des chances de reprendre sous la houlette de l’actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui avait, en tant que chef du gouvernement, donné son aval au premier train de privatisations qui s’était soldé par la vente de 450 entreprises publiques. Au vu des tirs croisés qu’il subit de la part du FLN, du PT de Louisa Hanoune, et du brutal rappel à l’ordre que lui a infligé le président Bouteflika, tout porte à croire qu’il ne le pourra pas. Le contexte prééléctoral propice aux intrigues et aux coups bas ne l’aide également pas à engager ce type de réformes, différemment appréciées selon qu’on est dans un camp politique ou dans d’autres. Sujet ultra sensible, la privatisation a de tout temps été un terrain favorable à toutes sortes de manipulations visant à déstabiliser celui qui a le courage de changer le mode de gestion rentier, ruineux et totalement sclérosé, qui préside au destin du secteur public économique depuis plusieurs décennies. C’est un secteur tout le temps géré de manière idéologique par une caste au pouvoir, appuyée par d’éternels «barons» qui tirent de larges profits des entreprises publiques pour la plupart exsangues mais qui ont encore des choses à leur donner. Cette mainmise de laquelle aucun gouvernement n’a pu la tirer fait perdre un temps précieux à l’Algérie qui se voit ainsi distancée par pratiquement tous les pays du monde, et c’est pourquoi la privatisation du secteur public économique est depuis longtemps achevée, laissant place à un secteur privé de plus en plus consistant et entreprenant. L’ex-président Lamine Zéroual et l’actuel chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika avaient bien compris la nécessité de privatiser au plus tôt les entreprises publiques moribondes, cédant ainsi près de 450 unités à des acquéreurs privés nationaux et étrangers, mais si le premier n’a pas suffisamment duré à son poste pour privatiser davantage, le second a par contre pris de lui-même et sans aucune explication la décision de bloquer le processus de privatisation qui était pourtant largement engagé. Pour ce faire, il a introduit une disposition ordonnant l’arrêt des privatisations dans la loi de finances complémentaire pour l’année 2009. Une disposition qui a provoqué la remise en question de centaines de privatisations multiformes (privatisations totales, privatisations partielles, partenariats publics-privés, privatisation du management, etc.) faisant perdre au pays des recettes considérables tout en jetant le discrédit sur un pays qui ne tient pas ses engagements. Toutes ces entreprises déstructurées (il en existait plus de 600 à cette époque) qu’on a refusé de privatiser sont aujourd’hui en état de faillite, incapables de payer régulièrement les salaires des travailleurs, leurs fournisseurs et, bien entendu, leurs impôts et taxes. L’Etat devra à nouveau les renflouer pour qu’elles aient encore un semblant d’existence. Echec recommencé En effet, au moment où de nombreux pays engageaient des vagues de privatisations affectant les plus grosses sociétés étatiques (cas des pays de l’ex-URSS, de la Tunisie et du Maroc par exemple), le chef de l’Etat affirmant subitement lors d’un discours prononcé un été 2008 devant les élus locaux, qu’il s’était trompé de politique économique a suspendu quelques mois après au moyen d’une simple loi de finances complémentaire le processus de privatisation qui devait désengager l’Etat algérien d’environ 1200 entreprises publiques économiques dont une bonne partie souffrait de graves dysfonctionnements économiques et financiers. Sans crier gare, les Sociétés de gestion des participations (SGP) étaient subitement sommées de mettre fin aux procédures de cessions engagées en faveur de repreneurs nationaux et étrangers, mettant ainsi toutes les parties prenantes dans l’embarras. Toute la philosophie des réformes de 1988 venait ainsi d’être chamboulée par cette loi de finances complémentaire qui fixe de nouvelles conditions pour les Investissements directs étrangers (IDE) avec obligation pour le partenaire national de détenir au minimum 51% du capital, mais plus gravement encore, l’imposition d’une période d’observation de 5 années avant d’autoriser les entreprises privatisables à céder la totalité de leurs actions à leurs repreneurs. Ces conditions, qui s’apparentent à un refus à peine déguisé de ne plus privatiser les entreprises publiques, a du reste rapidement porté ses fruits puisque plus aucun acheteur étranger ne s’est depuis emballé pour l’achat des entreprises qui leur avaient été proposées. La déception était grande chez tous les investisseurs algériens qui s’étaient portés acquéreurs, tant l’instabilité juridique qu’ils redoutent par-dessus venait concrètement de s’installer en Algérie. Les acquéreurs étrangers se sont, quant à eux, rapidement envolés vers d’autres cieux sous lesquels les privatisations s’opèrent dans de bien meilleures conditions. Ce blocage intempestif des privatisations d’actifs publics a empêtré encore davantage l’Etat algérien dans la gestion de ces centaines entreprises, pour la plupart en grande détresse économique et financière, auxquelles il doit désormais consacrer des capitaux de plus en plus importants pour les assainir et les recapitaliser. Il est vrai qu’à cette période, l’argent du pétrole ne manquait pas et qu’il était donc possible de jouer à un jeu ruineux qui coûtera très cher aux finances publiques. Le maintien sous perfusion (assainissements financiers, recapitalisation, découverts bancaires) aurait, selon les estimations, coûté entre 14 et 16 milliards de dollars au Trésor et, par conséquent, aux contribuables. Les privatisations envisagées devaient pourtant non seulement dégager l’Etat algérien de ces dépenses aussi colossales qu’inutiles, mais aussi et surtout lui permettre de collecter d’importantes recettes résultant des ventes de ces entreprises. Ce désengagement de la sphère marchande devait en outre permettre au gouvernement de porter son attention sur des missions beaucoup plus nobles et gratifiantes que sont, entre autres, la régulation et la surveillance stratégique. Qu’un Etat continue à être partie prenante dans des entreprises assurant des services publics (transport, santé, etc.) cela peut évidemment se comprendre, mais que celui-ci continue à s’immiscer dans la gestion des entreprises qui produisent de banales des marchandises et services (chaussures, boissons, prestations hôtelières, etc.), cela est véritablement insensé. Le poids du politique Ceux qui ont pris la décision de mettre brusquement fin aux privatisations des entreprises publiques marchandes ont à l’évidence fait perdre à leur pays non seulement beaucoup d’argent, mais également l’inestimable occasion de sortir l’économie algérienne de l’état de marasme dans lequel ces décisions intempestives l’ont fourvoyée. En effet, alors que l’Etat a tout avantage à céder au privé national et étranger le maximum de ces encombrantes entreprises qui requièrent de lui beaucoup de temps et d’argent, c’est malheureusement à une situation inverse que l’on assiste avec, notamment, la création par les entreprises publiques de nombreuses filiales dont les pouvoirs publics vont devoir s’occuper d’une manière ou d’une autre. Il faut bien savoir que durant ces dix dernières années ce sont pas moins de 1200 nouvelles sociétés filiales que les entreprises publiques économiques, transformées pour la plupart en sociétés de groupes ou holdings ont été créées. Comme si le secteur public économique avait peur de disparaître sous l’effet des privatisations que les barons du secteur avaient brandi comme un épouvantail, toutes les EPE sans exception se sont mises à constituer avec l’assentiment des plus hautes autorités de l’Etat des sociétés filiales, pour la plupart sans objet clair, mais surtout sans avenir. Ce ne sont rien d’autre que des rentes que l’on offre à des amis rentiers. Dans ces conditions, il sera bien difficile de reprendre le train des privatisations tant la longue période de suspension a produit d’effets pervers qui ont considérablement compliqué la donne. Sans remettre en cause la compétence d’Ahmed Ouyahia qui sait parfaitement ce que privatiser veut dire et fait courir comme risques au pays, il est parfaitement clair que la partie sera bien difficile pour lui. Il n’y a pas comme en 1995 des accords avec le FMI derrière lesquels il pourra s’abriter pour justifier les décisions impopulaires ni la crainte du terrorisme pour faire taire le mécontentement des travailleurs qui perdront leurs emplois. C’est dire qu’avec ou sans Ouyahia, le désengagement de l’Etat de la gestion du secteur public économique ne sera pas pour demain tant il requiert une mise à niveau des lois relatives aux cessions d’actifs publics et un dialogue social constructif qui n’est malheureusement pas permis en cette période de grande incertitude politique. La fin de la gestion clientéliste et rentière de cette profusion d’entreprises publiques n’est, par conséquent, pas envisageable avant de nombreuses années. Par leurs maigres performances économiques et financières, ces dernières continueront donc longtemps encore à appauvrir le pays.  

Transport aérien : Turkish Airlines fête ses 30 ans en Algérie

Turkish Airlines a fêté récemment dans un décor féerique à l’hôtel El Aurassi (Alger) ses 30 années de présence en Algérie. Un événement qui a été mis à profit pour primer les meilleures agences de voyages et les médias algériens. La mus
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Transport aérien : Turkish Airlines fête ses 30 ans en Algérie

Turkish Airlines a fêté récemment dans un décor féerique à l’hôtel El Aurassi (Alger) ses 30 années de présence en Algérie. Un événement qui a été mis à profit pour primer les meilleures agences de voyages et les médias algériens. La musique andalouse nous a fait voyager à travers les époques et a été un trait d’union entre Alger et les rives magiques du Bosphore. Burçin Isler, directeur général de TK Algérie, a affirmé : «La compagnie turque s’est posée pour la première fois en Algérie en 1988, avec deux vols par semaine. Aujourd’hui, ce sont pas moins de 35 vols/ semaine qui sont programmés entre la Turquie et l’Algérie. 2017 a été pour nous une excellente année, avec un bon taux de remplissage.» La compagnie nationale turque annonce avoir terminé l’année 2017 «avec succès», le nombre de passagers transportés ayant augmenté de 9,3%, comparé à celui de 2016, pour atteindre les 68,6 millions de passagers. L’inauguration du nouvel aéroport d’Istanbul (prévu le 29 octobre 2018) représente, selon M. Isler, «une excellente opportunité pour Turkish Airlines». Il sera le plus grand du monde, avec une capacité de 150 millions de passagers par an. Mehmet Poroy, ambassadeur de la République de Turquie à Alger, était présent à cette cérémonie. Selon lui, «200 000 Algériens ont visité la Turquie en 2017, soit une augmentation de 15% par rapport à 2016. Ce chiffre a été atteint grâce aux efforts de Turkish Airlines, ainsi que ceux des agences touristiques, mais aussi à notre système de visas, qui permet aux Algériens de l’avoir en quelques jours sans grands problèmes. Nous continuons à accorder des visas d’une durée allant jusqu’à 3 ans, avec de multiples entrées pour les hommes d’affaires, sans exiger la présentation d’invitations, le système du visa électronique, valable pour les plus de 35 ans, se poursuit aussi avec succès. L’année passée, nous avons introduit un autre système de visas que nous appelons de ‘‘type C1’’, pour faciliter les visites touristiques vers notre pays. La Turquie continue à être la deuxième destination touristique des Algériens après la Tunisie. Dans ce contexte, j’exprime mon souhait de voir aussi les touristes turcs venir en Algérie». Pour réaliser ce projet, l’ambassadeur invite toutes les agences touristiques algériennes à prendre contact avec leurs partenaires turcs et à préparer des programmes de visites sous forme de packaging, pour les touristes turcs qui souhaitent venir en Algérie, qui peuvent inclure les monuments de l’époque ottomane à Alger, comme la mosquée de Ketchaoua, dont la restauration vient d’être finalisée, et La Casbah d’Alger, mais aussi les beautés naturelles du Sahara. «Je compte sur les agences de voyages pour la concrétisation de ce projet qui sera profitable à tous», a-t-il conclu.  

MCA - CRB : L’arbitre Bouzrar a crevé l’écran

L’arbitre fédéral Ahmed Bouzrar a dirigé d’une main de maître le derby algérois MC Alger-CR Belouizdad (0-0). Sa prestation a été à la hauteur de la confiance placée en lui par la Commission fédérale des arbitres (CFA). Le natif de Toudja (wi
El Watan - Sports

MCA - CRB : L’arbitre Bouzrar a crevé l’écran

L’arbitre fédéral Ahmed Bouzrar a dirigé d’une main de maître le derby algérois MC Alger-CR Belouizdad (0-0). Sa prestation a été à la hauteur de la confiance placée en lui par la Commission fédérale des arbitres (CFA). Le natif de Toudja (wilaya de Béjaïa) a tiré son épingle du jeu dans un match qui a fait perdre le sommeil aux arbitres désignés pour l’officier. Ahmed Bouzrar (40 ans), promu arbitre fédéral en 2014 lorsque Belaïd Lacarne était à la tête de l’arbitrage, a été maintenu longtemps dans l’ombre des arbitres internationaux et de son grade alors qu’il avait toutes les qualités et capacités pour briller dans la cour des grands. Instructeur auto-école dans la vie civile, il a fait ses premiers pas d’arbitre au niveau de la ligue de la wilaya de Béjaïa. Ensuite, il a franchi sans vague les différentes étapes de sa carrière jusqu’au jour où l’ex-arbitre international Mohamed Zekrini l’a remarqué dans un match de Division amateur à Rouiba et l’a signalé à la structure qui dirigeait l’arbitrage. Samedi, au stade du 5 Juillet, il a fait montre de toutes les qualités qui distinguent un bon arbitre. Il a été autoritaire dans la conduite de la partie, ne s’est pas laissé influencer ni par les acteurs ni par tout ce qui gravite autour du derby. Il a bien géré le match grâce à sa bonne condition physique, il est resté concentré de bout en bout, ses décisions étaient appropriées à la faveur de son excellente concentration. Il n’a pas eu peur du match. C’est peut-être là que réside sa réussite dans le derby algérois. Il a sifflé quand il le fallait, il n’a pas haché le jeu avec des coups de sifflet intempestifs après les contacts et surtout il a donné un sens à la règle de l’avantage qui distingue un bon arbitre d’un moins bon. Depuis le début de saison (18 journées), la CFA l’a désigné 6 fois pour les rencontres de Ligue 1 et 4 fois pour celles de la Ligue 2. Un vieux routier de l’arbitrage affirme qu’il est «l’un des plus honnêtes arbitres du football algérien». Il reste à espérer qu’après sa belle prestation lors du derby MCA-CRB, la CFA lui accordera plus de confiance que par la passé. Il a prouvé qu’il avait l’envergure nécessaire pour officier plus souvent.

CAF – FAF : La suspension de Zetchi limitée à la commission du CHAN

Ces derniers temps, il ne se passe plus un jour sans que des informations, fortement relayées sur les réseaux sociaux, ne fassent état de la suspension du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, par la Confédérati
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CAF – FAF : La suspension de Zetchi limitée à la commission du CHAN

Ces derniers temps, il ne se passe plus un jour sans que des informations, fortement relayées sur les réseaux sociaux, ne fassent état de la suspension du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, par la Confédération africaine de football (CAF) suite à sa démission de la commission d’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) à la veille du tournoi qui se déroule actuellement au Maroc. Effectivement, la Confédération a saisi le jury disciplinaire pour statuer sur le cas Zetchi à la lumière, bien sûr, d’éléments présentés par le secrétariat général. Rapidement, la durée de la suspension, 2 ans, a été évoquée. Il y a quelques jours, la FAF a reçu une correspondance de la CAF faisant état d’une proposition de suspension de 2 ans, faite par le juge unique du jury disciplinaire qui a traité le dossier à distance avec les autres membres de l’organe qu’il préside. Ainsi, en marge de son congrès qui se tiendra le 2 février prochain au Maroc, la CAF notifiera au président de la FAF sa suspension de 2 ans «de toutes fonctions au sein de la commission d’organisation du CHAN». Kheireddine Zetchi sera donc suspendu de la commission des compétitions à laquelle il a renoncé suite aux différends avec la CAF sur deux chapitres. D’abord, la non-prise en considération des propositions de la FAF de membres pour faire partie des commissions permanentes de la CAF et ensuite le rejet de la candidature de Bachir Ould Zmirli pour l’élection au comité exécutif de la CAF. La suspension de Kheireddine Zetchi ne devrait donc toucher que ses activités au niveau de la commission d’organisation du CHAN. D’ailleurs, il vient d’être destinataire de deux invitations de la CAF. La première pour assister au congrès début février au Maroc et la seconde pour le symposium sur le football féminin que la CAF organisera au mois de mars 2018, probablement au Caire. Concernant les informations faisant état d’une réunion d’urgence de la FIFA, dans les prochaines heures, pour «statuer sur l’élection de Zetchi au poste de président de la FAF» au motif d’une «ingérence des pouvoirs publics dans le processus électoral», cela ne semble pas inquiéter outre mesure les responsables de la fédération dont un membre a indiqué que «ces histoires ne nous empêchent pas de dormir».  

90 blessés dans les stades de l'Ouest du pays en 2017

Le service régional de l’ordre public relevant de l’inspection régionale ouest de police a enregistré 21 interventions dans des actes de violence lors de matchs de football en 2017 ayant fait plus de 90 blessés et ayant été marqués par l'arrestatio
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90 blessés dans les stades de l'Ouest du pays en 2017

Le service régional de l’ordre public relevant de l’inspection régionale ouest de police a enregistré 21 interventions dans des actes de violence lors de matchs de football en 2017 ayant fait plus de 90 blessés et ayant été marqués par l'arrestation de 130 personnes, a-t-on  appris dans un bilan de l’inspection précitée, présenté dimanche à Oran. Le commissaire de police Guerdoudi Djilalli représentant du service a déploré, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan de l’inspection régionale ouest de police, la violence dans les stades dans l’ouest du pays en 2017 faisant 90 blessés et 31 véhicules endommagés, en plus de l'arrestation de 138 supporters dont 102 présentés devant la justice, soulignant une hausse par rapport à 2016 (16 interventions, 54 blessés et 70 arrêtées).   Cette situation regrettable est due à la mauvaise gestion des structures de déroulement des rencontres, à l'absence de concertation avec les services de police sur les aspects de sécurité dans les stades et au mauvais état de certains terrains (clôtures et accès détériorés), a-t-on souligné, signalant que sept clubs de l'ouest du pays seulement évoluent en ligues 1 et 2 professionnelles de football. La mauvaise programmation des rencontres importantes sans consultation des services de l’ordre, l'absence de stadiers, l'inefficacité des comités de supporters, les comportements non sportifs compliquant parfois la mission des policiers y figurent aussi parmi les facteurs engendrant la violence.   Le même responsable a insisté sur la nécessité de revoir la gestion des structures et des rencontres, la formation de stadiers pour soutenir les policiers, la promotion de l’encadrement préventif des supporters, le réaménagement des infrastructures sportives et leur dotation en moyens modernes pour lutter contre la violence dans la stade sous toutes ses formes. D'autre part, le commissaire de police Guerdoudi Djillali a signalé 3.462 accidents de la circulation enregistrés en 2017 à l'Ouest du pays faisant 184 victimes et 4.082 blessés, soit une hausse de 16 cas de décès, de 299 blessés et de 20 accidents par rapport à 2016.  Les causes principales sont dues notamment au facteur humain surtout des jeunes âgés entre 18 et 25 ans et des détenteurs de nouveaux permis nouveaux de conduire (95 pc), a-t-on souligné.   La chef du service régional des ressources humaines, la commissaire de police Achour Meriem a axé son intervention sur le renforcement des services de police en ressources humaines, signalant la sortie de promotions de 910 lieutenants de police en 2017, renforcement des services de police de l’oranie et la promotion de 2.339 agents de police en différents grades.    Sept structures de police et 11 structures sociales ont été inaugurées en 2017, a-t-on rappelé, annonçant l'ouverture de 18 structures de police et de neuf autres sociales cette année.

Le Doyen trébuche, le Chabab se rachète

Le derby algérois qui a opposé, hier au stade du 5 Juillet, le MCA au CRB, a accouché d’une souris. Les deux équipes se sont séparées sur un score vierge qui n’arrange pas le Doyen, lequel vient de rater une occasion inouïe de se propulser seul à
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Le Doyen trébuche, le Chabab se rachète

Le derby algérois qui a opposé, hier au stade du 5 Juillet, le MCA au CRB, a accouché d’une souris. Les deux équipes se sont séparées sur un score vierge qui n’arrange pas le Doyen, lequel vient de rater une occasion inouïe de se propulser seul à la seconde place. Avec ce match nul, le MCA partage la deuxième place avec la JSS et l’USMA avec 30 points. En revanche, le CRB s’est racheté de sa défaite face à l’USMH, la semaine dernière, et quitte par la même occasion la zone des relégables en attendant de faire mieux lors de la prochaine journée lors de la réception de l’US Biskra dans un match important pour le maintien. La première mi-temps a été équilibrée sans grand danger pour les deux portiers qui n’ont pas été trop sollicités. Le match a débuté en fanfare, notamment du côté du Mouloudia d’Alger, sous une pluie battante et devant une assistance nombreuse. Mais après le premier quart d’heure, le Chabab de Belouizdad est sorti de sa coquille pour aller taquiner le gardien de but mouloudéen, notamment sur cette action de Tariket, bien servi par Selmi, mais qui fut devancé au dernier moment par Chaouchi qui dégage son camp (30'). En seconde mi-temps, la physionomie du match n’a pas trop changé malgré les changements opérés de part et d’autre. Le MCA a monopolisé le ballon, mais c’est le CRB qui a eu l’opportunité d’ouvrir la marque par Lakroum, bien servi dans l'intervalle, mais il a été devancé par Chaouchi qui lui a chipé le ballon in extremis. En fin de match, le MCA a tout de même eu la balle du but par Hachoud, dont le tir a été repoussé par le poteau droit de Salhi. Les deux formations ont un deuxième rendez-vous la semaine prochaine, en match des 8es de finale de la coupe d’Algérie.

Le Doyen trébuche, le Chabab se rachète

Le derby algérois qui a opposé, hier au stade du 5 Juillet, le MCA au CRB, a accouché d’une souris. Les deux équipes se sont séparées sur un score vierge qui n’arrange pas le Doyen, lequel vient de rater une occasion inouïe de se propulser seul à
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Le Doyen trébuche, le Chabab se rachète

Le derby algérois qui a opposé, hier au stade du 5 Juillet, le MCA au CRB, a accouché d’une souris. Les deux équipes se sont séparées sur un score vierge qui n’arrange pas le Doyen, lequel vient de rater une occasion inouïe de se propulser seul à la seconde place. Avec ce match nul, le MCA partage la deuxième place avec la JSS et l’USMA avec 30 points. En revanche, le CRB s’est racheté de sa défaite face à l’USMH, la semaine dernière, et quitte par la même occasion la zone des relégables en attendant de faire mieux lors de la prochaine journée lors de la réception de l’US Biskra dans un match important pour le maintien. La première mi-temps a été équilibrée sans grand danger pour les deux portiers qui n’ont pas été trop sollicités. Le match a débuté en fanfare, notamment du côté du Mouloudia d’Alger, sous une pluie battante et devant une assistance nombreuse. Mais après le premier quart d’heure, le Chabab de Belouizdad est sorti de sa coquille pour aller taquiner le gardien de but mouloudéen, notamment sur cette action de Tariket, bien servi par Selmi, mais qui fut devancé au dernier moment par Chaouchi qui dégage son camp (30'). En seconde mi-temps, la physionomie du match n’a pas trop changé malgré les changements opérés de part et d’autre. Le MCA a monopolisé le ballon, mais c’est le CRB qui a eu l’opportunité d’ouvrir la marque par Lakroum, bien servi dans l'intervalle, mais il a été devancé par Chaouchi qui lui a chipé le ballon in extremis. En fin de match, le MCA a tout de même eu la balle du but par Hachoud, dont le tir a été repoussé par le poteau droit de Salhi. Les deux formations ont un deuxième rendez-vous la semaine prochaine, en match des 8es de finale de la coupe d’Algérie.

La JSK dans la zone rouge

La Jeunesse sportive de Kabylie risque de connaître une descente aux enfers, et ce, en raison des mauvais résultats enregistrés lors de ses dernières rencontres de championnat de Ligue 1. La défaite des Canaris, vendredi, face aux gars de la formatio
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La JSK dans la zone rouge

La Jeunesse sportive de Kabylie risque de connaître une descente aux enfers, et ce, en raison des mauvais résultats enregistrés lors de ses dernières rencontres de championnat de Ligue 1. La défaite des Canaris, vendredi, face aux gars de la formation du Paradou AC, au stade Omar Hamadi de Bologhine, complique davantage la situation qui est loin d'inciter à l'optimisme au sein du club. Ce dernier, faut-il le rappeler, traverse des moments difficiles, notamment en raison de l’instabilité de son staff dirigeant. L’arrivée du nouvel entraîneur de la JSK, Nordine Saâdi, n’a pas encore été marquée par des résultats susceptibles d’assurer, au moins, le maintien du club en Ligue 1. D’ailleurs, selon ses déclarations à la presse, à la fin du match face au PAC, le nouveau coach des Canaris n’a pas caché sa déception devant la prestation de ses joueurs. «Je m’attendais à une victoire pour permettre à mes joueurs de se racheter après une série d’échecs concédés précédemment. Vraiment, c’est une défaite inattendue», a-t-il affirmé tout en précisant que son équipe est dans une situation critique. «Les joueurs doivent prendre sérieusement conscience du danger qui guette le club et tout faire afin de remonter la pente et renouer avec les bons résultats. Nous devons travailler d’arrache-pied pour bien aborder le reste des rencontres du championnat», a souligné Nordine Saâdi qui n’a pas caché ses appréhensions pour le prochain match de ses poulains face au NAHD au stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou. La rencontre s’annonce d’ores et déjà difficile pour les locaux qui sont contraints d’empocher les trois points de la victoire pour se réconcilier avec le public et s’éloigner un peu de la zone rouge. Ainsi, Nordine Saâdi et le nouveau président du club, Cherif Mellal, ont du pain sur la planche pour tenter de redresser la barre afin de permettre à la JSK de se prémunir d’une relégation qu’elle a frôlée plusieurs fois ces dernières années. Cela est lié, à coup sûr, à la situation que traverse le club, surtout en cette saison sportive qui a été entamée dans des conditions difficiles, marquées notamment par des changements successifs aussi bien dans le staff dirigeant qu’à la barre technique.

L’Euro de handball : L'Espagne et la Suède se défieront pour le titre

L'Espagne, qui a créé la surprise face à la France vendredi en demi-finale, affrontera la Suède, vainqueur du champion olympique danois, en finale de l'Euro 2018 de handball, aujourd’hui (20h30 heure algérienne) à Zagreb. Battue lors de ses quatre pr
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L’Euro de handball : L'Espagne et la Suède se défieront pour le titre

L'Espagne, qui a créé la surprise face à la France vendredi en demi-finale, affrontera la Suède, vainqueur du champion olympique danois, en finale de l'Euro 2018 de handball, aujourd’hui (20h30 heure algérienne) à Zagreb. Battue lors de ses quatre précédentes finales (1996, 1998, 2006, 2016), l'Espagne tentera d'inverser le cours de l'histoire. De son côté, la Suède, qui détient déjà le record de titres européens (4), fera tout pour remporter son cinquième trophée continental, 16 ans après son dernier sacre, remporté par la formidable génération des Wislander, Lovgren et compagnie. La petite finale opposera donc la France, championne du monde en titre, au Danemark, médaillé d'or aux Jeux de Rio. L'Espagne, finaliste il y a deux ans à Cracovie, a d'ores et déjà réalisé un énorme coup en privant les Français de l'opportunité de briguer un 4e titre continental. Invaincus à l'issue des deux phases de poules, les champions du monde en titre étaient les favoris de ce duel face à leurs vieux amis espagnols qui avaient déjà chuté deux fois dans cet Euro. Mais Raul Entrerrios (6 buts) et ses partenaires, qui avaient éliminé l'Allemagne tenante du titre mercredi (31-27), ont récidivé grâce à un remarquable travail défensif qui leur a permis de mener de six buts à la pause (15-9). Jamais les Français, vainqueurs précédemment de la Norvège (32-31), de la Suède (23-17) et de la Croatie (30-27) — trois candidates au podium, voire au titre — n'avaient inscrit aussi peu de buts en 30 minutes depuis le début de la compétition. Trois défaites et une finale L'absence de Gonzalo Perez de Vargas, gardien titulaire de l'Espagne, blessé lors du choc avec la Mann-schaft, semblait peser lourd avant la rencontre. Mais sa doublure Rodrigo Corrales a tenu la baraque et le vétéran Arpad Sterbik (38 ans), rappelé en catastrophe, a écœuré les tireurs de penalties français. Le portier du Vardar Skopje, lauréat de la dernière Ligue des champions, en a arrêté trois au total et fait douter les champions du monde en titre. En manque d'efficacité en attaque, à l'exception de leur capitaine Cédric Sorhaindo (6 buts), les Français ont aussi commis des pertes de balles étonnantes. Dans la cage, Vincent Gérard (3 arrêts seulement) n'a pas brillé. Cyril Dumoulin a fait mieux (7 arrêts) en seconde période au moment où les Bleus ont relancé le suspense avec un 6-0 (23-20). Mais l'Espagne, dans le sillage de Joan Canellas, a su se mettre à l'abri. Dans l'autre demi-finale, opposant deux voisins scandinaves, c'est la Suède qui est sortie vainqueur du duel face au Danemark. Dans le sillage de leur gardien Andreas Palicka en grande forme avec 20 arrêts, les Suédois ont mené de bout en bout, comptant jusqu'à cinq buts d'avance après 38 minutes (20-15). Mais ils ont ensuite subi le retour des Danois qui ont arraché la prolongation sur le gong (28-28) grâce à un but de Lasse Svan, sur une passe fantastique de Mikkel Hansen. Portés par le joueur du Paris SG (12 buts dont 8 penalties) et un Rasmus Lauge efficace (11 buts), les champions olympiques pensaient avoir assommé les Suédois avec cette égalisation in extremis. Mais les hommes de Kristjan Andresson ont trouvé les ressources pour résister en prolongation et ont fait la différence sur le fil. «Je n'ai pas les mots pour analyser le match pour le moment. Il y a tellement d'émotion. Notre défense nous a permis de remporter ce match», a déclaré l'entraîneur. Les Suédois parviennent donc en finale malgré trois défaites dans la compétition, contre la France (23-17), la Norvège (28-25) et l'Islande en ouverture (26-24). La formule alambiquée de la compétition avec deux phases de groupe leur permet quand même d'atteindre la finale d'un Euro, après 16 ans d'attente.  

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