Algeria



Impuissance faite mode de gestion

Les maux dont souffre l’économie nationale rempliraient des pages de manuels et glossaires tant ils sont nombreux et tant ils se sont accumulés au fil des ans et des décennies sans que les pouvoirs publics n’apportent de solutions. Les gouvernements
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Impuissance faite mode de gestion

Les maux dont souffre l’économie nationale rempliraient des pages de manuels et glossaires tant ils sont nombreux et tant ils se sont accumulés au fil des ans et des décennies sans que les pouvoirs publics n’apportent de solutions. Les gouvernements qui se suivent prouvent l’un après l’autre leur incapacité à créer les leviers d’une économie viable. Des milliards sont dépensés annuellement sans que le développement tant attendu et promis pointe son nez. La chute des prix du pétrole n’a fait que dévoiler cette impuissance, qui est la marque de fabrique des gouvernements successifs, à sortir de l’économie de bazar. Même quand des décisions sont prises pour faire face à un fléau ou une anomalie quelconque dans le fonctionnement de la machine économique, et Dieu sait qu’elles sont légion, leur mise en application fait défaut ou bien devient un facteur aggravant de la situation. On annonce en gran-de pompe des mesures censées changer la donne économique dans le pays, mais on se rend vite compte que la réalité échappe à l’administration. Chaque jour le doute s’estompe, l’économie nationale est bien dirigée en dehors des circuits officiels, otage de groupes de personnes, de lobbys, ou d’entités parfois non identifiées qui décident de donner au bazar son orientation du jour. Surfacturations par-ci, inflation par là, informel ici et dévaluation là… Les maux dont souffre l’économie nationale rempliraient des pages de manuels et glossaires tant ils sont nombreux et tant ils se sont entassés au fil des ans et des décennies sans que les pouvoirs publics n’appliquent les solutions adéquates ni n’apportent les réponses nécessaires. Des années durant, on s’est contenté de compter les billets de dollars engrangés par la vente des hydrocarbures, et un beau jour, telle une épicerie qui ne vendait qu’un seul produit, on s’est retrouvé dans l’incapacité de vendre autant et au même prix que d’habitude. L’épicier se croyait riche mais s’est vite rendu compte qu’il vivait d’une rente éphémère. Ne sachant plus où donner de la tête, on décide d’imprimer des billets sans les soutenir par une valeur marchande. On décide aussi d’arrêter les importations, enfin de quelques produits, sans toucher à la foultitude de marchandises frauduleuses et douteuses venant d’un peu partout, et sans prendre non plus de sérieuses décisions pour encourager la production nationale noyée par des barrières administratives à décourager les plus téméraires. Des aveux d’échec nous sont d’ailleurs servis tous les jours par les représentants du gouvernement, quand des politiques se vantent que l’on vit mieux en Algérie que dans les pays scandinaves. Un malheur fait bien autant rire que pleurer, comme dit l’adage populaire. Impuissance face à l’informel, impuissance face aux surfacturations, impuissance face aux lobbys de l’importation, impuissance face à la gestion du foncier, impuissance face à la dégringolade de la valeur de la monnaie nationale, impuissance face au chômage, impuissance à répondre aux revendications sociales, impuissance même, comme l’avouait l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, à «compter». Tebboune se plaignait de l’absence de statistiques fiables alors qu’il présentait son plan de développement. Ahmed Ouyahia, son successeur, avouait à son tour l’incapacité de revoir le système des subventions pour cause d’absence de chiffres exacts sur le nombre de nécessiteux en Algérie. Plus récemment, le ministre du Commerce affirmait devant les députés qu’il était difficile d’évaluer le phénomène de la surfacturation dans le domaine de l’import pour cause d’absence de statistiques. Comment faire de l’économie quand on ne sait pas compter ? Une problématique qui ferait se tordre de rire les experts, mais beaucoup moins les ménages et salariés algériens qui n’ont que leurs yeux pour pleurer misère. Entre-temps, le gouvernement continuera à exhiber sa seule puissance face aux manifestants. Mais est-ce réellement une preuve de puissance que de montrer ses muscles ?

Des professionnels prospectent le marché

Les fabricants de produits d’accueil pour l’hôtellerie ont sorti le grand jeu et une certaine compétition commence à s’installer. La 12e édition du Salon international des équipements et services pour l’hôtellerie, la restauration et les colle
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Des professionnels prospectent le marché

Les fabricants de produits d’accueil pour l’hôtellerie ont sorti le grand jeu et une certaine compétition commence à s’installer. La 12e édition du Salon international des équipements et services pour l’hôtellerie, la restauration et les collectivités (SIEL) a été inaugurée hier à la Safex (Alger) par Hacène Mermouri, ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Ce rendez-vous traditionnel se tiendra jusqu’au 30 janvier. Il est dédié au développement qualitatif du secteur du tourisme avec la participation de plus de 90 exposants. Cette manifestation a pour objectif de rassembler des professionnels locaux et étrangers qui mettent leur savoir-faire au service de ce domaine pour le développement de cette industrie en Algérie, afin de lui donner un nouveau souffle et contribuer ainsi à la sortie de la dépendance aux hydrocarbures. Des démonstrations culinaires à destination des professionnels seront animées sur place par des exposants. L’Agence nationale de l’artisanat traditionnel (Anart) participe avec un choix d’exposants qui proposeront un florilège de produits originaux destinés au secteur hôtelier. Les exposants présents aux côtés des nationaux représentent plusieurs pays dont la France, le Portugal, l’Espagne, la Turquie et la Tunisie, des pays dans lesquels le tourisme est une industrie de premier plan et qui sauront mettre en avant leur expérience. Parmi les indicateurs récents du secteur du tourisme, on peut citer 1289 établissements hôteliers d’une capacité de 112 264 lits, 1946 projets touristiques d’une capacité de 258 560 lits, 2220 agences de tourisme et de voyages et 282 sources thermales. L’effort sur les infrastructures étant engagé, reste à construire la destination Algérie auprès des touristes nationaux dans un premier temps, pour l’affirmer ensuite à l’international. «Il y a des choses qui commencent à se dessiner pour la destination Algérie, mais il y a encore beaucoup à faire, il faut que les Algériens apprennent à connaître leur pays et qu’ils en prennent soin : il y a des endroits où vous ne pouvez pas aller car ils sont totalement délaissés, il y a des décharges à ciel ouvert et l’environnement est calamiteux», a affirmé dans une précédente déclaration Goucem Faiza, directrice d’ExpoEd. Concernant notre patrimoine et nos monuments, elle a souligné : «On ne sait pas valoriser, tout est à l’état brut, il faut au moins conserver et préserver.» Les fabricants de produits d’accueil pour l’hôtellerie ont sorti le grand jeu et une certaine compétition commence à s’installer entre MRGH International Plus, Shik Algérie et Hygienova. Il y a aussi la percée des distributeurs automatiques de boissons chaudes, fraîches et snacks, tel Selectair.  

Le thaïlandais PTTEP attend l’approbation du gouvernement

Le groupe pétrolier thaïlandais PTTEP a présenté le plan de développement du champ pétro-gazier de Hassi Bir Rekaiz (bassin de Berkine) au gouvernement algérien en décembre 2017 et prévoit son approbation au cours du premier trimestre de cette anné
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Le thaïlandais PTTEP attend l’approbation du gouvernement

Le groupe pétrolier thaïlandais PTTEP a présenté le plan de développement du champ pétro-gazier de Hassi Bir Rekaiz (bassin de Berkine) au gouvernement algérien en décembre 2017 et prévoit son approbation au cours du premier trimestre de cette année, a annoncé avant-hier le groupe public thaïlandais. «Le projet de Hassi Bir Rekaiz, en phase d’exploration, a terminé avec succès une campagne de forage avec des débits de pétrole brut et de gaz naturel satisfaisants. Les plans de développement du projet ont été soumis au gouvernement algérien depuis décembre 2017 et devraient recevoir l’approbation au cours du premier trimestre de 2018 pour soutenir la décision finale d’investissement», a souligné le groupe dans un communiqué publié à l’issue de la présentation de son bilan financier de l’année 2017. Le projet du périmètre de Hassi Bir Rekaiz (Hassi Messaoud, Ouargla) devrait entrer en production en 2019 avec une capacité d’environ 10 000 à 13 000 millions de barils par jour, dans une première phase, selon le groupe pétrolier thaïlandais. «Par la suite, d’autres investissements seront envisagés pour atteindre la pleine capacité à environ 50 000 millions de barils par jour», a ajouté la société publique thaïlandaise du pétrole, spécialisée dans l’upstream. Le groupe public algérien Sonatrach avait annoncé en 2012 avoir, avec ses partenaires PTTEP (Thaïlande) et CNOOC (Chine), mis au jour un nouveau gisement à l’issue du forage d’exploration Mouia Aissa-1 (MAS-1) dans le périmètre de Hassi Bir Rekaiz. Dans le cadre de ce contrat, PTTEP possède 24,5% d’intérêt dans le permis, contre 51% pour Sonatrach et 24,5% pour le groupe chinois CNOOC Ltd. Depuis le début de la campagne d’exploration, 10 réserves de pétrole et de gaz y ont été découvertes. Les tests qui y ont été réalisés ont montré un débit de pétrole brut moyen de 2406 b/j. La compagnie thaïlandaise PTTEP, fondée en 1985, est présente en Algérie sur deux périmètres contractuels, à savoir le contrat pour la recherche et l’exploitation du périmètre Hassi Bir Rekaiz, et le périmètre Bir Sebaa. Sur le plan financier, la firme pétrolière thaïlandaise a réalisé, par ailleurs, un bénéfice net de 594 millions de dollars en 2017, en hausse de plus de 60% par rapport à 2016, malgré la dépréciation de 558 millions de dollars du plan de développement du projet Mariana Oil Sands. L’amélioration des cours mondiaux du pétrole brut a également donné des résultats positifs à la position financière de PTTEP, permettant à l’entreprise de faire avancer la décision finale d’investissement dans 3 projets de développement dont celui de l’Algérie.  

L’empreinte d’un maître de l’andalou

Un hommage posthume a été rendu au défunt musicien Mohamed Mazouni, jeudi soir, au palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba. C’est à l’initiative des associations musicales andalouses El Fakhardjia et El Djazira, avec la collaboration du palais
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L’empreinte d’un maître de l’andalou

Un hommage posthume a été rendu au défunt musicien Mohamed Mazouni, jeudi soir, au palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba. C’est à l’initiative des associations musicales andalouses El Fakhardjia et El Djazira, avec la collaboration du palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba, qu’une assistance nombreuse est venue assister à l’hommage, placé sous le signe de la mémoire et du souvenir. La soirée est étrennée dans la pure tradition algéroise avec les sons de la zorna. A travers cette belle prestation — invitant à la nostalgie d’antan — un avant-goût de la soirée est donné, sous des applaudissements et des youyous des plus chaleureux. Dans une introduction des plus magistrales, le journaliste et écrivain Abdelhakim Meziani a rappelé brièvement le parcours du défunt artiste Mohamed Mazouni, en soulignant qu’il était détenteur d’une dimension humaine exceptionnelle. Un homme qui a marqué son époque de son empreinte. Le défunt était un artiste et un musicien, qui a hérité des grands maîtres durant tout son parcours. Il a fait ses premières classes avec son professeur, Abdelkrim Mhamsadji, en 1946. Une année plus tard, il aura comme professeur au Conservatoire d’Alger Mohamed Fakhardji. Il décroche, en 1950, le prix du Conservatoire sous la baguette de Mohamed Fakhardji. Né à Koléa en 1921, et décédé en 1990, Mohamed Mazouni était également professeur au niveau de l’association Gharnatia de Koléa. C’est justement grâce aux précieux conseils du défunt que Gharnatia a perpétué cet art. Abdelhakim Meziani souligne qu’il «faut rendre justice à ce monsieur, dont l’idée fondatrice a permis à une localité à vocation agricole d’atteindre une notoriété jamais imaginée. Boualem Kherrous, l’actuel président de Dar El Gharnatia, lui en est entièrement reconnaissant et met à chaque fois l’accent sur le rôle conjoint joué par mes amis Mahieddine Bellouti et Mohamed Mazouni dans l’introduction de l’art musical andalou à Koléa». Place ensuite au déroulé de la soirée. Le rideau se lève sur l’imposant ensemble de l’association andalouse El Fakhardjia, riche d’une trentaine de musiciens, pour la plupart d’âge mûr. Avec dextérité et rigueur, les artistes interprètent royalement une nouba dans le mode Maya, sous la direction du chef d’orchestre Youcef Fenniche. Au fil des enchaînements, des voix féminines et masculines sublimes ont transporté les mélomanes dans un monde enchanteur. En témoigne ce m’ceder Atrouk hadidh El Ness, interprété par Mokdad Zerrouk, cet instikhbar Maya, repris par Abdelouaheb Nefil, ou encore cet insiraf In khana rafani Allah, chanté par Kahina Mokdad. La deuxième partie de la soirée est animée par l’association El Djazira, dont le fondateur n’est autre que Bachir Mazouni, le fils du défunt Mohamed Mazouni. Constituée de plus d’une trentaine de musiciens, El Djazira a présenté, pour sa part, la nouba Raml dans la pure tradition andalouse. Comme à l’accoutumée, le chef d’orchestre Bachir Mazouni a dirigé d’une main de maître les musiciens, tout en adoptant la position debout. Tout au long du temps qui lui a été imparti, l’association El Djazira a mis en avant-plan des solistes, qui ont interprété, certes, des titres connus des mélomanes, mais avec un cachet unique au niveau de l’interprétation. L’association El Djazira a tenu, en outre, durant cette soirée, à dévoiler le travail de création qui a été fait jusque-là. En effet, le public a découvert deux nouvelles créations. La première composition repose sur un texte andalou, un inquilab Moual, Fi Kalbi Monthar, avec une ouverture universelle, chanté par une soliste et joué par un virtuose du piano. Le deuxième morceau interprété, Sbah ou achia, est un texte écrit par Mohamed Mazouni, mais avec un nouvel arrangement signé par Bachir Mazouni. Lors de cette soirée, Bachir Mazouni a confié qu’en 1974, avec Habib Stambouli, a été montée une opérette intitulée Medjnoun Inchbilia (Le fou de Séville). Cette dernière, qui a été interprétée à l’Opéra d’Alger, a été créée avec de la musique andalouse dans le mode Ghrib. Rencontré en aparté, Bachir Mazouni nous a confié que le parcours artistique de son défunt paternel est vaste et immense à la fois. Il rappelle que son père a été l’un des premiers enseignants de l’association Dar El Gharnatia. Il est allé ensuite vers l’association musicale andalouse Bachtarzia. Il a été également, dans les années 1970, à l’origine de l’Ecole de musique de la Sonatrach. «Cet hommage, dit-il d’une voix émue, est une reconnaissance à ce qu’il a donné comme valeur et éducation, mis à part la musique, car celle-ci n’est qu’un lien en fin de compte. Cet hommage reflète un peu son parcours artistique et son parcours humain. C’est le premier hommage officiel qui est organisé de cette envergure au niveau d’une structure qui dépend du ministère de la Culture. Je remercie toutes les personnes qui ont contribué et collaboré à l’organisation de cet hommage.» Il est à noter que Bachir Mazouni s’est vu remettre une plaquette commémorative de Brahim Bahloul et un coffret de CD du président de l’association Dar El Gharnatia, Boualem Kherrous. En outre, les organisateurs de cette manifestation ont tenu à honorer Lamine Bechichi, l’un des pionniers de l’information durant la Révolution algérienne.  

Les mémoires de Mohamed Boudaoud traduites en tamazight

Je devais traduire mon livre en tamazight, ma langue maternelle.» Mohamed Boudaoud, dit Si Mansour, officier supérieur de l’ALN et responsable de l’armement et du ravitaillement général pour la région Ouest durant la Guerre de Libération, n’a pas
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Les mémoires de Mohamed Boudaoud traduites en tamazight

Je devais traduire mon livre en tamazight, ma langue maternelle.» Mohamed Boudaoud, dit Si Mansour, officier supérieur de l’ALN et responsable de l’armement et du ravitaillement général pour la région Ouest durant la Guerre de Libération, n’a pas caché sa fierté de voir son livre, les Armes de la liberté, publié aux éditions Rafar, traduit en tamazight. Présenté, lundi, lors du Café littéraire du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), l’ouvrage publié dans sa nouvelle version sous le tire Imrigen n tlelli est le premier témoignage en langue amazighe sur la Guerre de Libération. Natif du village Taourga et originaire du village Azrou-Bwar, dans la commune de Mizrana, Mohamed Boudaoud a tôt milité au PPA-MTLD dans son village, avant d’activer dans l’Organisation secrète (OS). Intégrant les services de renseignement du FLN, il se rend au Maroc pour se procurer des armes et les envoyer aux maquis de l’intérieur. Proche de personnalités importantes de la guerre, à l’instar de Boussouf et  Lotfi, le commandant Boudaoud est chargé de l’installation d’unités de fabrication d’armements en territoire marocain. Il s’illustra dans cette mission périlleuse par de hauts faits d’armes. La mémoire vive et le regard perçant à ses débuts, l’ancien commandant se rappellera de ses anciens compagnons, qui ont installé des ateliers secrets pour la fabrication d’armes et «ayant eu à subir une souffrance morale et physique tout au long de la période de leur isolement du monde extérieur, par souci de discrétion». Accompagné à la rencontre du HCA par ses collègues, ancien du MALG, à l’instar de Rachid Aïnouche et Oussaïd, Si Mansour a évoqué le projet de création d’une industrie algérienne de l’armement malheureusement avorté sur décision du pouvoir à l’indépendance du pays. Le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, assure que la publication du texte de Boudaoud s’inscrit dans le cadre de la convention signée en 2016 entre son institution et le ministère des Moudjahidine. L’ouvrage, publié par une maison d’édition privée (Rafar), conformément à un cahier des charges précis, sera distribué aux écoles, associations culturelles et espaces de lecture, précise Assad, qui fait remarquer que depuis le lancement en 2003 de l’édition en tamazight, quelque 275 livres, tous genres confondus, ont été édités. Si l’éditeur, Bouzid Rachid (Rafar), évoque les grands mérites de Si Mansour, «véritable bibliothèque vivante», le jeune traducteur, enseignant au département de tamazight à Tizi Ouzou, Naït Chabane Takfarinas, parle d’un texte, le deuxième du genre en tamazight après celui de Messaoud Oulamara (les Sentiers de l’honneur), qui revient sur des épisodes méconnus de la Guerre de Libération.

Un colloque sur Syphax à Aïn Témouchent

Un colloque sur Syphax, roi de Siga, devra être organisé à Aïn Témouchent. L’annonce en a été faite lundi par le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Assad Si El-Hachemi. L’événement, qui permettra de revenir su
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Un colloque sur Syphax à Aïn Témouchent

Un colloque sur Syphax, roi de Siga, devra être organisé à Aïn Témouchent. L’annonce en a été faite lundi par le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Assad Si El-Hachemi. L’événement, qui permettra de revenir sur l’histoire de l’Aguelid berbère, est inscrit dans le plan de charge du HCA, qui commence, pour l’année 2018, par l’organisation d’un Café littéraire en son siège, avenue Mustapha Sayed El Ouali (ex-Claude Debussy). Des colloques en rapport avec des figures de l’histoire berbère ont été organisés (Massinissa et Jugurtha). Des personnages moins belliqueux n’étaient pas en reste (Apulée de Madaure, Belaïd Aït Ali). Les actes de ces colloques, auxquels avaient pris part des spécialistes algériens et étrangers, ont été édités. Le secrétaire général du HCA a annoncé par ailleurs l’organisation, le 21 février, comme Journée nationale de la langue maternelle à Tamanrasset.

ES Sétif : L’Aigle noir voit rouge

Le champion sortant broie du noir depuis plusieurs semaines. Ainsi, les Ententistes qui collectionnent les contre-performances n’ont pas goûté aux délices de la victoire durant les six derniers matchs (toute compétition confondue). En quatre rencontre
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ES Sétif : L’Aigle noir voit rouge

Le champion sortant broie du noir depuis plusieurs semaines. Ainsi, les Ententistes qui collectionnent les contre-performances n’ont pas goûté aux délices de la victoire durant les six derniers matchs (toute compétition confondue). En quatre rencontres de championnat, les Sétifiens n’ont récolté qu’un petit point à El Harrach. Pour un habitué des premières loges, le bilan est catastrophique. L’essoufflement du onze sétifien, qui devra renouer avec la Ligue des champions d’Afrique dans une quinzaine de jours, ne date pas d’hier. Le revers subi face à l’USMA au 8 Mai 1945 de surcroît et qui a précité le départ de Madoui, ayant attendu l’échec de Sidi Bel Abbès pour annoncer son départ, a été le signal annonciateur d’un déclin attendu et prévisible. Même s’il n’est pas exempt de tout reproche, Abdelhak Benchikha n’est pas le principal responsable de la baisse de régime d’une formation hors-coup durant une bonne partie de la phase aller. La transparence de la ligne d’attaque trouvant à chaque fois le moyen de louper des occasions nettes perdure depuis le coup de starter de l’exercice. L’absence d’un véritable fond de jeu susceptible de rendre le sourire aux «baroudeurs» accentue les difficultés des Noir et Blanc faisant du sur place. L’indiscipline tactique d’une formation sans personnalité et caractère n’échappe à personne. On ne peut corriger une telle tare avec une baguette magique. Faisant partie de l’équation (un match de football s’entend), des facteurs extérieurs, tel que l’arbitrage, mettant leur grain de sel dans un moteur plus ou moins «grillé», enfoncent le clou. Comme un malheur n’arrive jamais seul, la défaite de Biskra ayant une relation ou non avec le «vrai-faux» penalty sifflé par le directeur de jeu a non seulement mis à mal le onze, mais irrité aussi bien les supporters que le président du club sétifien, Hacen Hamar, qui crient au scandale et au complot. «Après celui de Béchar, un 2e penalty est injustement sifflé à Biskra où les images sont claires comme l’eau de roche. Cette histoire de penalty sent la cabale. On n’a pas le droit de régler un différend entre Hamar et un membre de la commission d’arbitrage sur le dos de l’Entente de Sétif, un bien collectif. Les instances dirigeantes du football sont interpellées pour mettre un terme à ces coups bas», déclare non sans colère un groupe de supporters qui s’est approché hier matin de notre bureau. Dans une déclaration à la radio locale, le n°1 ententiste ne décolère pas : «Tout le monde a vu jeudi le penalty sifflé par l’arbitre du match USB-ESS. Je veux bien croire à une erreur d’appréciation. Mais ces erreurs à répétition ne tombent que sur la tête de l’Entente de Sétif, victime d’un complot. Oui, nous sommes victimes d’un complot. On va saisir le président de la FAF pour qu’il mette fin à cette mascarade. Pour l’intérêt de mon équipe, je vais remuer ciel et terre. Je ne vais pas me taire.»  

Répétition générale avant le match de coupe

Chaud derby en perspective que celui qu’abritera cet après-midi, à partir de 17h, le stade du 5 Juillet, et qui verra le Mouloudia d’Alger accueillir son voisin et rival du CR Belouizdad. Une affiche qui intervient dans une conjoncture particulière.
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Répétition générale avant le match de coupe

Chaud derby en perspective que celui qu’abritera cet après-midi, à partir de 17h, le stade du 5 Juillet, et qui verra le Mouloudia d’Alger accueillir son voisin et rival du CR Belouizdad. Une affiche qui intervient dans une conjoncture particulière. En effet, au-delà de la position des deux clubs algérois au classement, qui s’affrontent dans un derny des extrêmes, puisque si le MCA (3e) vise le titre, son adversaire du jour lutte pour le maintien en étant à un point de la zone des relégables, c’est le fait que les deux protagonistes se retrouveront dans moins d’une semaine, plus précisément jeudi prochain, pour l’affiche des 8es de finale de la coupe d’Algérie. Une affiche du moment qu’au-delà du derby, elle oppose deux rivaux, et surtout un prétendant au sacre d’un côté, le MCA, et de l’autre le tenant du titre, le CRB. C’est dire que cette affiche de la 18e journée constituera une répétition générale pour les deux équipes avant leurs retrouvailles dans l’épreuve populaire. Pour ce qui est du match de ce soir, il faut dire que c’est le Mouloudia qui part avec les faveurs des pronostics, visant une revanche après la défaite concédée face au Chabab lors de la joute aller. Bien placés sur le podium et restant sur une série de six matchs sans défaite, les capés de Bernard Casoni veulent rester sur cette lancée en visant un troisième succès de suite, pour réduire l’écart qui les séparent du leader, le CSC, en voulant investir dans la mauvaise passe du Chabab. «On doit confirmer notre victoire à Sétif, si on veut rester sur le podium. Ce match face au CRB reste néanmoins un des derbys les plus importants, au vu de la rivalité entre les supporters des deux clubs. C’est un derby très chaud et ce sont les trois points qui nous intéressent», dira en substance le coach mouloudéen. Côté Chabab, sans victoire depuis 14 journées, soit justement depuis le derby remporter au 20 Août face au MCA, la motivation des joueurs et leur entraîneur marocain est grande pour se relancer et renouer avec le succès. «Le dernier match qu’on a gagné c’était justement face au MCA, et quoi de mieux que de réapprendre à gagner face au même adversaire», estiment joueurs et staff technique, donnant ainsi le tempo à un derby qui s’annonce palpitant.

Une délégation du Medef prochainement à Alger

Le Mouvement des entreprises de France (Medef), la première organisation patronale de France, conduira début février une délégation de chefs d’entreprise française en Algérie, a annoncé mercredi dernier l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelk
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Une délégation du Medef prochainement à Alger

Le Mouvement des entreprises de France (Medef), la première organisation patronale de France, conduira début février une délégation de chefs d’entreprise française en Algérie, a annoncé mercredi dernier l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, via son compte Twitter. Celui-ci s’était entretenu à Paris avec le président du Medef, Pierre Gattaz, dans la perspective de baliser le terrain au déplacement des d’hommes d’affaires français. «Cette rencontre a permis de tenir des échanges fructueux sur les voies et moyens pouvant renforcer davantage la coopération entre les opérateurs économiques algériens et français. Elle s’inscrit également dans la perspective du déplacement qu’effectuera à Alger, au début du mois de février, une délégation du Medef, conduite par Gattaz et comprenant plusieurs chefs d’entreprise, avec notamment pour objectif la mise en place d’un partenariat avec le Forum des chefs d’entreprise (FCE)», a précisé pour sa part l’ambassade de France à Alger dans un communiqué paru sur son site web. Dans une interview publiée par l’agence africaine Ecofin en juillet dernier, le président du Medef, Pierre Gattaz, a souligné que son organisation travaillait  «main dans la main» avec les entreprises algériennes. «Nous travaillons main dans la main avec nos partenaires locaux, avec les entreprises algériennes et en bonne intelligence avec les gouvernements français et algérien depuis la création de Medef International il y a 30 ans», a noté le patron de l’organisation patronale fondée en 1998, pour remplacer le Conseil national du patronat français (CNPF). Il a estimé que tout renforcement de la relation économique bilatérale est une «excellente nouvelle» pour les entreprises des deux pays, soutenant que la volonté de son organisation, que ce soit en matière de business ou d’actions pour la jeunesse, est de «délivrer du concret avec nos homologues algériens». Par ailleurs, Pierre Gattaz a relevé que le Medef porte un intérêt «croissant» au secteur privé africain, avec lequel il souhaite établir un nouveau rapport de partenariat. A ce titre, il a considéré que l’ouverture prochaine de la Transsaharienne, qui reliera Alger à Lagos en traversant le Sahel, est un axe «important  qui contribuera au désenclavement de la sous-région». «Les entreprises françaises regardent avec attention ces projets qui permettront de relier les grandes capitales du Sahel», a fait savoir Pierre Gattaz, évoquant la nécessité de  réfléchir à une coopération économique et financière et à de nouveaux modes de développement de filières.  

Le pétrole reste à des niveaux élevés

Les prix du pétrole sont toujours portés par l’optimisme, malgré les déclarations inattendues du président américain louant un billet vert fort, en contradiction avec des propos tenus mercredi à Davos par le secrétaire américain au Trésor, qui s
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Le pétrole reste à des niveaux élevés

Les prix du pétrole sont toujours portés par l’optimisme, malgré les déclarations inattendues du président américain louant un billet vert fort, en contradiction avec des propos tenus mercredi à Davos par le secrétaire américain au Trésor, qui s’est félicité du niveau bas du billet vert. Les prix du pétrole sont influencés, par ailleurs, par la perspective d’un marché rééquilibré à court terme, comme l’a confirmé, ce jeudi, le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Mohamed Barkindo, dans une déclaration répercutée par l’agence Bloomberg. Le cours du baril est soutenu aussi par la coopération renforcée entre l’Opep et ses alliés non Opep. Hier, lors des échanges européens à Londres, les cours du baril se maintenaient au-dessus de 70 dollars, après un pic à plus de 71 dollars jeudi, à leur plus haut niveau depuis plus de trois ans, profitant de la dixième baisse hebdomadaire des stocks américains de brut et du bas niveau du dollar. «Il est évident que la baisse continue des stocks américains de brut et la faiblesse du dollar américain ont permis au pétrole d’effacer ses pertes de la semaine dernière», a commenté un analyste cité par l’AFP. En effet, les stocks de pétrole brut ont affiché leur dixième semaine consécutive de baisse aux Etats-Unis, la semaine dernière, selon des chiffres publiés mercredi par le département américain de l’Energie (DoE). Cette baisse des stocks américains rassure au moins à court terme les investisseurs, qui s’inquiètent de voir la production américaine augmenter. La semaine dernière, les Etats-Unis ont produit 9,88 millions de barils par jour, le plus haut niveau observé depuis que ces données ont commencé à être compilées en 1983. «Nous nous attendons à une hausse de la production mondiale, avec des puits plus efficaces et plus nombreux aux Etats-Unis et une augmentation des exportations d’autres pays non membres de l’OPEP», ont estimé les analystes.  Il est à rappeler que l’OPEP et dix autres producteurs limitent actuellement leur production afin de rééquilibrer le marché, un effort qui devrait durer au moins jusqu’à fin 2018.  Hier, en fin de matinée, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 70,59 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 17 cents par rapport à la clôture de jeudi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTIWTI - Le West Texas Intermediate WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex pour la même échéance prenait 21 cents à 65,72 dollars. Jeudi, les cours avaient atteint 71,28 dollars pour le brent et 66,66 dollars pour le pétrole américain coté sur le New York Mercantile Exchange, la Bourse spécialisée dans l’énergie, à leurs plus hauts niveaux depuis décembre 2014, avant de reculer un peu. Il est à rappeler que ces mouvements ont été influencés par les mésaventures de l’administration Trump. Mercredi, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, avait affirmé qu’un «dollar faible» était «bon» pour les Etats-Unis, ce qui avait entraîné un plongeon du billet vert. Le président Donald Trump l’avait contredit jeudi en affirmant qu’il visait bien une devise forte, ce qui avait légèrement renforcé le dollar mais laissait les cambistes dans l’hésitation.  Ces tribulations jouent directement sur le marché du brut, puisque les barils s’échangent en dollar et que les investisseurs utilisant d’autres devises ont plus ou moins de pouvoir d’achat au gré du cours du dollar.  

Indices :

Le nombre de faux billets en euros saisis, essentiellement des coupures de 20 et 50 euros, a augmenté au second semestre de l’année 2017, selon des chiffres publiés hier par la Banque centrale européenne (BCE). Au total, quelque 363 000 fausses coupure
El Watan - Economie

Indices :

Le nombre de faux billets en euros saisis, essentiellement des coupures de 20 et 50 euros, a augmenté au second semestre de l’année 2017, selon des chiffres publiés hier par la Banque centrale européenne (BCE). Au total, quelque 363 000 fausses coupures ont été retirées de la circulation de juillet à décembre 2017, alors qu’elles étaient au nombre de 331 000 au premier semestre de la même année. A semestre comparable, 353 000 faux billets avaient été saisis lors du second semestre 2016, a indiqué la BCE dans un communiqué. «La probabilité de recevoir une contrefaçon est donc très faible», considère l’institution, qui souligne que le nombre de billets réels en circulation augmente constamment, et ce, plus vite que la croissance du PIB de la région. Il y a actuellement plus de 21 milliards de billets en circulation, qui représentent une valeur totale de plus de 1100 milliards d’euros.   Le président américain, Donald Trump, a assuré jeudi qu’il était en faveur d’un «dollar fort» après les propos de son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qui avaient fortement affaibli le billet vert. L’euro qui avait plus tôt dans la journée dépassé, pour la première fois depuis 2014, le seuil symbolique des 1,25 dollar, s’est soudainement déprécié quand ces propos ont été rendus publics et est repassé sous la barre des 1,24 dollar. Le dollar «devrait être basé sur la force du pays, nous faisons si bien que notre pays redevient économiquement fort (...) et finalement je veux voir un dollar fort», a affirmé M. Trump, interrogé par la chaîne CNBC au Forum économique de Davos (Suisse). Il a ajouté que les propos de son ministre des Finances la veille sur les bienfaits pour les Etats-Unis d’un «dollar plus faible», qui ont fait fortement chuter le billet vert, avaient été «pris hors contexte».   La croissance américaine est repassée sous la barre des 3% au 4e trimestre, décevant les analystes, mais confirmant une meilleure performance sur l’ensemble de 2017 pour la première année de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a avancé en rythme annuel de 2,6% au quatrième trimestre après +3,2% au troisième, selon les chiffres du département du Commerce publiés hier. Les analystes misaient sur 2,9%. Pour 2017, l’expansion fait mieux avec 2,3% qu’en 2016 (+1,5%), mais moins bien qu’en 2015 (+2,9%). L’administration Trump affirme pouvoir doper la croissance du PIB de la première économie mondiale au-dessus de 3%, ce qui a été le cas aux deuxième et troisième trimestres. C’est la consommation (+3,8%) qui a tiré l’expansion au dernier trimestre, sans doute encouragée par les perspectives de baisses d’impôts adoptées et par l’optimisme de la Bourse.   L’inflation a ralenti à 1,9% en décembre sur un an au Canada, avec des hausses de prix plus sensibles pour les carburants et le logement, a annoncé hier l’institut de la statistique. La hausse de décembre correspond exactement au rythme prévu par les économistes, selon la moyenne de leurs prévisions. Dans pratiquement toutes les grandes catégories, les prix ont progressé à l’exception des biens de consommation durables comme l’ameublement ou les équipements ménagers, selon Statistique Canada. Comme en novembre, c’est une nouvelle fois dans les transports que les prix ont augmenté le plus en décembre (+4,9% sur un an). L’inflation a été alimentée par l’essence avec un bond de 12,2%, certes un rythme plus ralenti qu’en novembre (+19,6%). Pour le logement, la hausse des prix a été de 1,4% en décembre sur un an, sous l’impact de la progression des tarifs du gaz (+6,2%). Les prix de l’alimentation ont progressé de 2% avec notamment les étiquettes des légumes (+6,9%).

Handball : Les Algériens poursuivent leur déclin

La campagne africaine de la sélection algérienne de handball a pris fin mercredi avec l’élimination des Verts au stade des quarts de finale après leur défaite devant l’Angola sur le score de 27-29. Ainsi donc, les camarades de Messaoud Berkous, qu
El Watan - Sports

Handball : Les Algériens poursuivent leur déclin

La campagne africaine de la sélection algérienne de handball a pris fin mercredi avec l’élimination des Verts au stade des quarts de finale après leur défaite devant l’Angola sur le score de 27-29. Ainsi donc, les camarades de Messaoud Berkous, qui espéraient se qualifier au Mondial de 2019, prévu en Allemagne et au Danemark, vont devoir jouer pour  la cinquième ou la huitième place du classement. Hier, les Algériens avaient réussi à s’imposer devant la République démocratique du Congo sur le score de 29-24 (mi-temps 15-14). Ils vont pouvoir jouer demain un autre match face au pays hôte, le Gabon, pour la cinquième place. Même si le match n’a aucun intérêt, les Algériens vont tenter de laver l’affront subi face à cette même équipe, qui les avait battus lors du premier tour (25-26). Mais ce qu’il faut retenir de cette sortie ratée, c’est que l’Algérie a payé cash l’approximation dans sa préparation. Outre la nomination tardive du sélectionneur national, le sept algérien n’avait effectué que deux mois de préparation. C’est beaucoup trop peu pour espérer faire bonne figure dans une compétition comme la Coupe d’Afrique des nations. Cela s’est d’ailleurs vérifié lors du match des quarts de finale devant l’Angola, qui poursuit sa marche vers l’avant. Ce pays avait réussi à battre les Verts en 2016 pour la qualification au Mondial 2017 en Egypte (25-19). Il récidive cette fois-ci en prenant le meilleur sur l’Algérie (29-27). Entre les deux revers survenus en deux ans, les responsables du handball et du sport algériens n’ont tiré aucune leçon. C’est ce que nous a confirmé, dépité, l’ancien gardien de la sélection nationale, Kamel Ouchia. «Nous avons été défaillants sur plusieurs plans. Donc, la responsabilité incombe à tous ceux qui, à un moment précis, avaient la responsabilité de gérer la fédération. A mon avis, il fallait dès l’élection du président de la fédération et son bureau prendre en charge la nomination de l’entraîneur national et la sélection, car l’équipe A est une priorité. Malheureusement cela n’a pas été fait. Aujourd’hui, on est devenu la risée en Afrique en perdant devant des équipes de niveau faible et qui n’ont même pas de traditions dans cette discipline.» Kamel Ouchia a également soulevé le problème de la marginalisation des anciens joueurs a qui on ferme parfois les portes des enceintes sportives.  «Le handball était une référence même pour le sport national dans le domaine de la rigueur, de la discipline et de la réussite. Malheureusement tout cela a disparu. Aujourd’hui on se contente d’un stage ou de deux pour préparer un événement d’une telle importance. A chaque fois, quand on nous sollicite, on évoque les raisons des échecs répétés, mais il n’y a pas eu le moindre changement. Ailleurs, ce sont les anciens athlètes qui dirigent. Mais chez nous, on dénigre toute l’expérience des anciens. Aujourd’hui les opportunistes préfèrent toujours remettre les compteurs à zéro plutôt que de faire appel à ceux qui ont l’expérience et le vécu». Kamel Ouchia n’est pas le seul ancien joueur à ne pas comprendre pourquoi il n’y a jamais de sanction lorsqu’il y a des défaillances et qu’on fasse toujours comme si de rien n’était en repartant de plus belle.

Ligue 1 Le CSC et la JSS en appel

Le leader du championnat professionnel de la Ligue 1, le CS Constantine, et son dauphin, la JS Saoura, seront en appel cet après-midi, à l’occasion de la 18e journée. Restant sur une victoire devant le voisin, le DRB Tadjenanet (2-1), le club de la vil
El Watan - Sports

Ligue 1 Le CSC et la JSS en appel

Le leader du championnat professionnel de la Ligue 1, le CS Constantine, et son dauphin, la JS Saoura, seront en appel cet après-midi, à l’occasion de la 18e journée. Restant sur une victoire devant le voisin, le DRB Tadjenanet (2-1), le club de la ville des ponts suspendus veut conserver cette bonne dynamique et surtout garder ses distances au classement. Pour cela, il espère réaliser une bonne opération à Bel Abbès devant le onze local. Les Constantinois voyagent plutôt bien depuis le début de la saison avec seulement deux revers subis devant le DRB Tadjnanet (1-2) et le Paradou AC (0-2). Cet après-midi, les Sanafir doivent sortir le grand jeu afin de pouvoir revenir avec un résultat positif. Les poulains d’Abdelkader Amrani ont des atouts en main avec une défense qui a souvent fait ses preuves à l’extérieur. Il faut tout de même savoir que son adversaire du jour vise lui aussi les trois points de la partie, surtout que le club de la Mekerra s’est vu défalquer six points en raison du non-paiement des salaires de son ancien joueur Jessy Mayele. Le succès pourrait aussi permettre aux Bel Abbésiens de s’éloigner de la zone dangereuse. Battue à Biskra la semaine dernière, la JS Saoura veut se rebiffer cet après-midi en déplacement face à l’USM Blida, qui n’a remporté qu’un seul succès cette saison. Sur le papier, les coéquipiers de Djallit sont capables de revenir avec les points du match, mais cette équipe reste tout de même vulnérable à l’extérieur avec seulement cinq points décrochés en huit déplacements. L’USM Blida veut continuer à croire au miracle du maintien. Le nouvel coach Kamel Bouhellal a réussi à remettre l’équipe sur les rails avec un nul réussi face à la JS Kabylie à Tizi Ouzou et une qualification aux quarts de finale de la coupe d’Algérie. Le stade du 20 Août 1955 d’Alger abritera un choc entre deux formations en forme, à savoir le NA Hussein Dey et le MC Oran. Les Nahdistes, qui poursuivent leur marche vers le haut du tableau, surtout après leur victoire acquise dans le derby face à l’USM Alger (2-1), veulent confirmer ce résultat en enchaînant avec un autre résultat positif. Les Oranais ne se présenteront toutefois pas à Alger dans la peau de victime, surtout qu’ils restent l’une des meilleures formations en déplacement avec trois succès, respectivement face au DRB Tadjenanet, l’USM El Harrach et l’USM Blida. C’est dire que le NAHD devra se méfier doublement des hommes de Moaz Bouakaz. La JS Kabylie, qui court derrière un succès depuis dix journées, sera sous pression lorsqu’elle affrontera le Paradou AC au stade Omar Hamadi de Bologhine. Les Kabyles ne jurent que par la victoire, même si leur attaque reste peu performante et que sa défense demeure la plus mauvaise après celle de l’USM Blida. Le PAC vise aussi le succès afin de gagner d’autres places au classement. La 18e journée se poursuivra demain avec notamment le derby algérois, prévu au stade du 5 Juillet entre le MC Alger et le CR Belouizdad.  Enfin, il faut signaler que l’US Biskra a pris le meilleur hier sur l’ES Sétif. L’unique but de la partie a été inscrit par Ogbi sur penalty à la 57e minute de jeu.  

Coupe du Roi : Le Real éliminé par Leganés

Rien ne va plus au Real Madrid ! L’équipe de Zinédine Zidane a été humiliée et éliminée en quarts de finale de la Coupe du Roi par son modeste voisin Leganés mercredi, recevant une gifle (2-1) à trois semaines du choc européen face au Paris SG.
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Coupe du Roi : Le Real éliminé par Leganés

Rien ne va plus au Real Madrid ! L’équipe de Zinédine Zidane a été humiliée et éliminée en quarts de finale de la Coupe du Roi par son modeste voisin Leganés mercredi, recevant une gifle (2-1) à trois semaines du choc européen face au Paris SG. Au stade Santiago-Bernabeu, une équipe merengue très remaniée s’est retrouvée menée sur un tir limpide de Javi Eraso (32’) puis une tête puissante de Gabriel Pires (55’), malgré l’égalisation entre-temps de Karim Benzema (47’). Et en dépit de ses efforts désespérés en fin de match, le Real, vainqueur 1-0 à l’aller mais éliminé en vertu des buts inscrits à l’extérieur, ne remportera pas cette saison le seul trophée qui manque à Zidane depuis sa nomination en 2016. Ce surprenant revers contre Leganés, l’un des plus petits budgets de Liga (45 millions d’euros), soit quinze fois moins que l’ogre Real (675 millions d’euros), va rapidement entrer au hit-parade des soirées les plus humiliantes de l’histoire du club. Au même titre que l’«Alcorconazo» («le coup d’Alcorcon») en 2009... Si le Real pensait avoir rejeté ses doutes derrière lui dimanche en étrillant La Corogne en Liga (7-1), la crise est désormais là et bien là. Car sans la Coupe du Roi pour sauver les meubles, et avec un retard désespérant de 19 points sur le leader Barcelone en championnat d’Espagne, les Madrilènes vont jouer leur saison à quitte ou double en huitièmes de Ligue des champions face au PSG (14 février et 6 mars). Ça chauffe Malgré les absences de Cristiano Ronaldo et Gareth Bale, ménagés mercredi, difficile d’imaginer comment ce Real-là a pu s’incliner ainsi devant son public. Sur cette pelouse du stade Bernabeu, autrefois redoutée, les doubles champions d’Europe en titre ont encaissé deux buts à chaque tour de Coupe du Roi cette saison : Fuenlabrada (D3) en seizièmes (2-2), Numancia (D2) en huitièmes et Leganés mercredi... Cette fois, ça risque de chauffer pour Zidane, qui a récemment prolongé jusqu’en 2020 son contrat mais se retrouve visé par les critiques pour la première fois de son mandat, malgré huit trophées remportés sur onze possibles. Son choix d’aligner une équipe bis en Coupe alors que le Real n’a plus grand-chose à jouer en Liga risque de faire jaser. Tout comme son refus d’attirer des recrues cet hiver pour renforcer une équipe qui a perdu gros l’été dernier (James, Morata, Pepe). Il faut aussi reconnaître le mérite de Leganés, ordonné, efficace et qualifié pour la première fois de son histoire en demi-finale de Coupe. Sifflés Les plus belles occasions de la première période ? Aucun tir cadré en faveur du Real et quelques banderilles pour le «Lega», avec un Claudio Beauvue très remuant, avec un coup franc expédié sur le poteau (5’). Bref, le but d’Eraso d’une frappe limpide après une perte de balle de Nacho (32’) relevait d’une certaine logique et permettait à Leganés d’égaliser sur l’ensemble des deux matches, au grand mécontentement du Bernabeu qui a sifflé son équipe à la pause. Et malgré le sursaut signé Benzema d’un petit ballon piqué plein de finesse (47’), son premier but en deux mois, le Real a baissé la garde sur le deuxième but signé Gabriel (55’), avant de se heurter sans succès au mur adverse... Pour ne rien arranger, un gros morceau se profile dès samedi en Liga : Valence, qui s’est pour sa part qualifié mercredi en battant aux tirs au but Alavés, finaliste de l’édition 2017 (2-1, 1-2 a.p. et 3 t.a.b. à 2). Après la qualification mardi de Séville aux dépens de l’Atlético Madrid (2-1, 3-1), il restait un dernier billet à attribuer hier soir entre le FC Barcelone et son voisin l’Espanyol, vainqueur 1-0 à l’aller.  

Nous n’arrivons pas à vendre notre image

L’Association artistique et culturelle du 3e Millénaire d’Alger et l’Office national des droits d’auteur (ONDA) ont honoré dernièrement au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi (TNA) à Alger, le réalisateur Mohamed Hazourli. Les intrus est son
El Watan - Culture

Nous n’arrivons pas à vendre notre image

L’Association artistique et culturelle du 3e Millénaire d’Alger et l’Office national des droits d’auteur (ONDA) ont honoré dernièrement au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi (TNA) à Alger, le réalisateur Mohamed Hazourli. Les intrus est son dernier long métrage. La célèbre série télévisée Aassab oua awtar (Nerfs et cordes) était une conception et une réalisation de Mohamed Hazourli. Il a également réalisé le feuilleton Hizia. - Les intrus est votre dernier long métrage. Comment est né ce film qui plonge dans l’histoire de la guerre de Libération sous un autre angle ? L’auteur du scénario, Djameleddine Merdaci, m’a fait appel alors que l’Algérie célébrait le 50e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Le scénario m’a plu. D. Merdaci est connu comme journaliste et critique de cinéma. Nous attendions depuis longtemps cette rencontre autour de son scénario. En fait, je devais réaliser un autre film et le hasard a voulu que ce soit celui-là. Nous racontons une histoire liée à la Révolution, mais sous un autre regard. Je pense que c’est la première fois que l’on pénètre dans la société de l’époque et évoque cette relation humaine qui existait entre des personnes qui vivaient ensemble, mais qui finissaient par se séparer après l’instauration d’un climat de suspicion dans cette société. Comme je suis porté sur les histoires d’amour et les films inspirés de poésie, j’ai trouvé là matière à réaliser ce long métrage. Finalement, la Révolution dépassait tout le monde. - Avez-vous tout gardé du scénario ? Pour moi, quand le réalisateur prend le scénario en charge, il devient le maître de l’œuvre. Le scénariste n’a plus à s’immiscer dans le travail technique et artistique du réalisateur. On dit : un film de tel réalisateur, pas celui de tel scénariste. J’ai pris mes responsabilités en réalisant et en menant à terme ce film. Ce n’était pas facile. Les films à reconstitution historique sont pénibles à faire en Algérie. Nous n’avons pas de bases, de cités de cinéma, de studios. Nous ne pouvons pas tourner un film dont l’histoire se déroule dans les années 1950. Aujourd’hui, nous faisons confiance aux nouvelles technologies, l’image se fait toute seule, mais, c’est une arme à double tranchant. Mal utilisée, cette technologie numérique peut dénaturer un film. Donc, un studio est nécessaire pour la reconstitution. Un film historique exige des accessoires, des costumes, etc. Et là, on essaye de se débrouiller ou de faire appel à des compétences étrangères. Jusqu’à quand ? - Les intrus est construit sur des dialogues denses. Comment vous vous êtes adaptés à cela pour éviter l’envahissement narratif dans le film ? Je ne parle pas de problème mais de richesse au niveau de l’écriture. Mais, au niveau de transposition vers l’écran, cela devient compliqué, c’est vrai. Les séquences étaient courtes, mais l’auteur essayait de réunir tous les éléments qui pouvaient faire la richesse d’un scénario. Il y a cinq films dans ce long métrage. Il y a beaucoup d’emboîtements entre histoires. Passer d’une situation à une autre peut déstabiliser quelque peu le spectateur. J’ai trouvé la solution en puisant dans la poésie de l’image en cherchant à créer l’harmonie entre les situations. L’idée est d’arriver à avoir un rythme entre séquences courtes, des plans-séquences et des séquences longues. Le montage s’est fait un peu dans la précipitation. C’est un problème qui se pose pour nous en tant que cinéastes lorsque nous sommes pressés par rapport à une date ou un événement. Nous sommes obligés de faire vite pour être au rendez-vous. Le travail de la post-production ne s’est pas fait comme il se doit. Le sous-titrage, réalisé en Tunisie, s’est fait en français, mais pas en arabe, par exemple. Je pense que le ministère de la Culture, en tant que producteur, doit suivre ses films. Il est nécessaire d’avoir un producteur délégué pour suivre chaque jour le travail du producteur exécutif. Il faut avoir un œil sur les dépenses pour que le travail soit rigoureux. En Algérie, nous n’avons pas un problème de réalisateurs ou de techniciens, mais celui d’infrastructures cinématographiques. Nous avons besoin de véritables producteurs professionnels qui prennent en charge réellement les films. Un film bien géré à la production, c’est 50% de réussite garantie. - A travers le personnage de Boubekeur, un inspecteur de police algérien, vous abordez, en pleine guerre de Libération nationale, les rapports entre Algériens et Français, des histoires d’amour. S’agit-il d’une nouvelle manière d’évoquer cette période ? Nous avons voulu éviter les clichés manichéens. Les bons d’un côté, les mauvais de l’autre. La Révolution a réussi également en raison de son aspect humain. Notre Révolution a eu de grands hommes portés par un humanisme extraordinaire. Ce n’était pas une Révolution violente. La violence est venue de l’autre côté, d’où le titre du film. Les Algériens ont répliqué par rapport à la violence qu’ils ont subie, surtout après la deuxième Guerre mondiale. Dans le film, il y a une référence à la bataille de Monte Cassino (Italie en 1944) où les Algériens avaient servi de chair à canon avec tous les Maghrébins. Entrés en Algérie, ils avaient été accueillis par le massacres du 8 Mai 1945. La violence fait naître d’autres violences. Dans le film, nous avons essayé de faire ressortir la guerre psychologique entre personnages et montrer la meilleure façon de s’accepter pendant la Révolution. Boubekeur aimait la fille du commissaire, lequel commissaire devait l’arrêter... Le film est construit sur cette histoire d’amour. La génération d’indépendance et les jeunes d’aujourd’hui doivent porter leur propre regard sur la Révolution de 1954. Le cinéma sur la Révolution n’appartient pas à une certaine catégorie de scénaristes ou de réalisateurs. Elle appartient à toutes les formes de réalisation. Mon regard est humaniste. Une guerre a aussi ses bons moments. On peut trouver un moudjahid qui pleure, un moudjahid qui aime, par exemple. - Manière de rompre avec l’image de héros dépourvus de sentiments ? Absolument ! Les moudjahidine ont été montrés comme s’ils étaient des robots ou des Tarzan. Il leur arrive aussi d’avoir peur ou d’aimer. Notre Révolution est belle. Il ne faut pas la justifier uniquement par la violence de part et d’autre. Il faut donner le vrai visage de notre Révolution à partir de films humanistes. - Les intrus est-il une histoire inspirée de faits réels ? Oui. Le commissaire habillé en cow-boy a existé un moment donné à Constantine. Il s’appelait Wolf. Il voulait effacer son personnage réel. A l’époque, les pro et les anti-Charles de Gaulle s’affrontaient. Le maire de Constantine devait être assassiné par les militaires français parce qu’il ne cadrait pas avec les objectifs de la colonisation. L’attentat, à la veille de l’indépendance, contre le maire, montré dans le film, est une vérité. Son adjoint a perdu la vie à sa place. - Vous avez opté pour des décors impersonnels ; pourquoi ? Je voulais que toute l’Algérie soit représentée dans ce film. On ne reconnaît pas la ville. Ce qui s’est passé à Constantine, l’a été aussi dans toute l’Algérie. La Révolution n’appartient pas à une région, mais à toute l’Algérie. Il n’y a pas de héros dans mon film parce que le peuple était le héros (...) Le point le plus agréable du film est la présence d’enfants. L’enfant est le meilleur acteur, surtout lorsqu’on sait le diriger. C’est au réalisateur d’aider l’enfant-acteur à se découvrir. - Il paraît que vous vous intéressez à la personnalité de Larbi Ben M’hidi... C’est vrai. J’avais proposé l’idée à Djameleddine Merdaci. Nous avons retiré le scénario après la décision de Bachir Deraïs de réaliser un film sur Ben M’hidi. Merdaci m’a parlé ensuite d’El Achiq au moment où je faisais le montage de Les intrus. J’ai accepté de réaliser El Achiq, le dossier a été présenté au ministère de la Culture en mon nom. Je ne me suis pas entendu avec un producteur exécutif. En lisant le contrat, j’ai compris que je ne pouvais pas faire mon métier de réalisateur comme je le voulais. Je devais, par exemple, caster les comédiens avec l’accord du producteur. A ce stade de ma carrière, je refuse de faire des concessions en tant que professionnel. El Achiq s’est fait sans moi (le film a été réalisé par Amar Si Fodil et écrit par Abdelmadjid Merdaci). - Vous êtes aussi réalisateur de télévision. Quel regard portez-vous sur ce qui se produit et se réalise actuellement à la télévision, surtout avec le multiplication des diffuseurs ? J’ai fait quarante ans de télévision de la RTA à l’ENTV. Je remarque que durant le Ramadhan (considérée comme la haute saison télévisuelle en Algérie), on axe beaucoup sur les caméras cachées et les sitcoms. Il n’est pas nécessaire de travailler uniquement pour le Ramadhan. Il faut sortir de cette habitude. La télévision doit travailler et produire toute l’année. Il va falloir penser à la qualité surtout au niveau de l’écriture des scénarios. Avant d’accepter un texte, il faut bien réfléchir. Il faut aussi faire des sondages sérieux. Pour qui nous travaillons ? Pour le public algérien ? Il est important de sonder l’avis des téléspectateurs chaque fin de saison (été, Ramadhan, décembre). Les télévisions doivent savoir où elles ont réussi et où elles ont échoué, évaluer leur audimat. C’est de cette manière qu’on peut améliorer la qualité des programmes. Les nouvelles chaînes privées constatent aujourd’hui qu’il n’est pas facile de produire. L’ex-RTA, souvent critiquée, a produit de belles choses. A un moment, on a introduit le cinéma à la télévision. L’ex-RTA avait de grandes capacités de production cinématographique (dans les années 1970/1980). Elle a réalisé deux grands films Bouamama de Benamar Bekhti et Hidjret Al rassoul. La télévision publique a été mise à l’épreuve dans deux grosses productions. Dans le futur, cela peut être une solution pour le film sur l’Emir Abdelkader. Malheureusement, l’élan de production de grande ampleur a été cassé. Les deux longs métrages ont fait travailler des techniciens et des comédiens. Les deux films ont été exportés aussi. Aujourd’hui, l’Algérie est absente dans les chaînes de télévision arabes. A longueur d’année, nous diffusons des productions égyptiennes, syriennes, turques et autres mais nous ne proposons rien en contrepartie. Nous n’arrivons pas à vendre notre image. Nous le faisions bien avant. Je pense qu’il faut revoir ce passé de production et s’en inspirer pour trouver des solutions. - Pensez-vous que les télévisions doivent contribuer au financement des films algériens ? Les producteurs privés doivent s’investir dans le cinéma. Il faut qu’ils coproduisent avec les télévisions. Il est important de libérer la production pour qu’on pense réellement à la qualité des films. Lorsqu’un producteur met son argent, il veille toujours au choix des bons réalisateurs, directeurs photos et équipes techniques. Les producteurs doivent être réellement indépendants pour qu’ils s’appuient sur leur argent, leurs propres moyens. Il faut s’intéresser aux salles aussi. Par exemple, toutes les salles de Constantine ont fermé. Nous n’avons même pas profité de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015» pour restaurer et redonner vie aux salles. Ce n’est pas normal. Il faut penser à la construction de multiplex. - La pluralité des chaînes de télévision a-t-elle contribué à améliorer la qualité des produits ? Est-ce que les nombreux partis en Algérie ont développé la politique nationale ? Le nombre ne fait pas le contenu. Avoir plusieurs chaînes n’est pas synonyme de qualité des programmes. On le constate aujourd’hui. Pour produire, il faut beaucoup de moyens Mais, je pense que l’esprit de concurrence, la recherche de l’audimat et la nécessité d’avoir des sponsors et de la publicité vont amener les chaînes à chercher la qualité. Lorsque nous étions au premier Conseil national de l’audiovisuel avec Ahmed Bedjaoui notamment, nous avons essayé de réfléchir à de nouvelles chaînes privées de télévision, à des radios locales et à la production audiovisuelle à tous les niveaux. Nous avons produit des textes pour que le champ audiovisuel se libère et pensé aux fréquences. Donc, la réflexion a commencé dans les années 1990. - Aassab oua awtar, la série que vous avez réalisée, est restée un quart de siècle à l’antenne. Comment expliquez-vous cette longévité ? Mon tort et d’avoir voulu ajouter à la série «Al afkar» (Les idées). On m’a dit Aassab oua awtar était suffisant, pas la peine d’ajouter les idées ! L’humour, pour moi, ne doit pas être banal. Il faut un esprit de liberté pour pouvoir s’exprimer. En 2010, l’ENTV voulait une série humoristique alors que moi je proposais une série (qui devait être diffusée après la prière des Tarawih durant le Ramadhan) destinée à un autre public, Aassab, awtar oua afkar. Après le ftour, les sketchs sont courts, les gens n’ont pas envie de réfléchir trop à ce moment-là ! L’ENTV voulait que je refasse le montage. Il y a un malentendu à ce niveau-là. Le public de 19h et celui de 22h n’est pas le même. L’ENTV veut reprendre la série mais avec la notion de Afkar. Je veux travailler avec la télévision où j’ai passé quarante ans. Je n’ai pas envie de travailler avec une autre chaîne. A mon avis, une télévision doit produire des films, des documentaires, des séries, des feuilletons, des variétés à plateaux, etc. La télévision consomme beaucoup d’énergie. Il est vital de rester à jour. Les ministères de la Communication et de la Culture doivent trouver une formule pour relancer d’une manière efficace la production à l’ENTV.  

Chez Djo, le rocker chaoui

Son absence ces derniers temps était remarquée. Djamel Sabri, un peu fatigué, blasé, a accepté de nous parler. Rencontre. Djamel Sabri est l’un des rares chanteurs qui chante uniquement dans la langue chaouie. Depuis son jeune âge, Djo, comme se pla
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Chez Djo, le rocker chaoui

Son absence ces derniers temps était remarquée. Djamel Sabri, un peu fatigué, blasé, a accepté de nous parler. Rencontre. Djamel Sabri est l’un des rares chanteurs qui chante uniquement dans la langue chaouie. Depuis son jeune âge, Djo, comme se plaisent à l’appeler ses amis, est natif de la ville d’Oum El Bouaghi. C’est là qu’il a fait ses études primaires et moyennes avant d’aller poursuivre son cursus à Aïn Beida au lycée Zinaï Belgacem. C’est peut-être dans cet établissement qu’il a acquis les rudiments musicaux qui lui permettront plus tard de devenir chanteur et de s’illustrer sur la scène nationale. On se souvient particulièrement de son passage dans l’émission «Bled Music» qui a eu un succès fou en son temps malgré la situation traversée par le pays, situation pendant laquelle chanter était synonyme de déviation et d’infidélité envers la religion. Interprète de chants chaouis ancestraux, Djamel, l’enfant terrible de Makomadès, l’ancien nom d’Oum El Bouaghi, forme son groupe dénommé Les Berbères. Pour tout l’or du monde il ne s’en départira pas, car pour lui, Chaoui il est et Berbère il le demeurera, comme il nous l’a confié lors d’une brève rencontre : «C’est notre langue maternelle et on doit la revivifier et la maintenir en vie.» Juste après la formation du groupe Les Berbères, Djo sera convié à chanter à l’université de Constantine. C’est au parolier Hadj Tayeb qu’il doit ses chansons, dont celle qui a fait un tabac et qui a pour titre Bachtola (une déformation du mot pistolet). Son parolier a toujours insisté pour que toutes les chansons soient en langue berbère. Il a fallu cependant attendre la sortie du deuxième album, soit en 1986, pour que le groupe passe à la télé. L’album Bachtola fera date puisque coïncidant avec les événements d’octobre 88. Le rock chaoui venait de naître grâce à la voix forte de Djo. Pour revenir au titre de l’album Bachtola, Djamel nous rappelle que dans les contrées berbères, les cavaliers sont fiers de parader avec leur fusil, notamment quand ils participent au jeu de la fantasia dans les cérémonies de mariage. Ce qu’il faut encore souligner, c’est que Bachtola est choisi comme nom de femme. Jusqu’à aujourd’hui, il existe encore des femmes qui s’appellent Bachtola et qui appartiennent à l’ancienne génération. Après le succès de ses tubes, Djamel Sabri, accompagné de Salim Rahmani au synthé et Omar Ramoul à la batterie, produit un autre tube intitulé Amghar (Le vieux). C’est une sorte de complainte à travers laquelle le vieux invoque Dieu Le Tout-Puissant. «Ahellak», c’est le nom de Dieu en berbère et qui veut dire justement le Très-Haut, le Très-Puissant. Comme cela est d’usage dans les régions berbérophones des Aurès. Comme il chantera par ailleurs Yemma El Kahena. A cette période, d’autres groupes promouvant la chanson chaouie sont nés un peu partout à travers les régions aurésiennes, tant à Batna qu’à Khenchela ou Oum El Bouaghi, mais qui malheureusement ne feront pas long feu faute de ténacité et de rigueur. L’un des chantres de la chanson berbère, feu Katcho en l’occurrence, avait donné un certain souffle à la chanson amazighe, mais sa disparition a laissé un grand vide que personne n’a cherché à combler. Pourquoi le chant chaoui est-il en net recul, comparé à celui en vogue en Kabylie ? Nous avons posé la question à Djamel qui n’a pas trouvé les mots pour y répondre. Seulement, il est d’accord pour que tous les parlers des autres régions berbérophones soient unifiés. Ce qu’il veut dire, c’est de mettre en usage un vocabulaire commun pour que le Targui comprenne le Kabyle et que ce dernier comprenne le mozabite ou que le Chaoui comprenne le Targui et tous les autres parlers. Avec la reconnaissance et l’officialisation de la langue amazighe comme langue nationale, il est fort probable que les linguistes et autres ethnologues se penchent sur ce délicat sujet pour unifier les parlers et créer une Académie commune. Rencontre de Sabri Djamel, dit Djo Nous rendons à Oum El Bouaghi pour le rencontrer et lui arracher quelques mots, car nous le savions peu disert. Pas prolixe du tout ce Djamel, comme nous l’ont confié des amis. Oum El Bouaghi venait de sortir de son lourd sommeil ce lundi matin. Il est 10h et les rues commencent à s’animer. La grande rue, la plus ancienne de la ville, celle-là même qui partage l’agglomération en deux : la cité supérieure et la cité inférieure. C’était avant l’érection de la ville en chef-lieu de wilaya. L’ancien Canrobert, comme on continue à l’appeler, venait de faire sa mue pour se développer et se moderniser. Il ne nous a pas été difficile de nous rendre jusqu’au domicile de Djamel. C’est un ami à lui qui nous a orientés. Comme la cité Saâdi Bouaziz est située à l’entrée est de la ville, nous n’avons trouvé aucun problème à reconnaître sa demeure. Au préalable, celui qui nous a renseignés connaît bien les parages. «La maison de Djo se situe dans la rue se trouvant juste après la mosquée, nous dit-il. Rien de plus facile pour la reconnaître. Devant sa demeure se dressent deux grands pins. Sa porte métallique est peinte en noir.» C’est ce que nous avons fait pour retrouver la maison du chanteur de rock chaoui. Son domicile se trouve dans une ruelle un peu sinueuse, bordée de maisons basses, construites durant le siècle dernier avec des matériaux sommaires. Quand la porte s’ouvre, Djamel apparaît portant comme toujours son manteau noir. Ses cheveux châtains, presque cendrés, lui donnent un air déluré, un air de jeune loup. Pourtant, son regard trahit son miroir intérieur. Tout de suite, il nous explique qu’il n’accorde plus d’interview ni de rencontres avec la presse. Qu’à cela ne tienne, nous le forçons à s’ouvrir à nous. Le propos est axé sur la chanson chaouie et son groupe Les Berbères, dont il tient les rênes depuis maintenant plus de trente années. A la question de savoir pourquoi il a opté pour le chant chaoui dès le départ, il assume que c’est sa langue maternelle et cela relève presque de sa responsabilité de la défendre. «Un grand nombre de nos concitoyens ne comprennent pas le berbère», avons-nous ajouté, que faire pour les amener à apprécier le chant amazigh ? Et lui de répondre : «C’est à eux de se réapproprier leur langue originelle.» Quant à la question relative aux projets des Berbères, il nous a fait savoir que le groupe travaille sur des singles pour rafraîchir certaines chansons, notamment avec l’arrangeur Salim Rahmani. Pour Djamel Sabri, il faut revaloriser nos anciennes chansons. «Nous nous inspirons des ‘‘rahaba’’ anciens pour moderniser nos chants. En quelque sorte, les artistes d’aujourd’hui revisitent les chants du terroir pour découvrir de nouvelles notes». C’est ce que nous a affirmé Salim Rahmani, musicien, qui fait les arrangements sans lesquels toute musique serait vouée à l’échec. Autre sujet évoqué avec Djo et qui concerne l’ouverture de chaînes TV pour chacune des langues berbères usitées dans le pays. «Je suis pour une unicité des parlers amazighs : chenoui, chaoui, targui, kabyle et mozabite sont la même langue, mais déclinée dans des accents un peu différents. Avec l’apprentissage de tamazight à l’école, sûr que tout le monde se comprendra», selon lui. Rencontre avec Salim Rahmani et Omar Ramoul Tous deux constituent des pièces maîtresses du groupe Les Berbères. Rahmani reconnaît que leur groupe ne se produit pas toujours sur la scène, mais cela ne signifie pas qu’il ne travaille pas pour développer la musique chaouie et par extension la chanson algérienne d’expression amazighe. «Nous faisons tout pour ne pas nous éloigner de notre originalité, c’est notre devise ; nous sommes constamment à la recherche de nouvelles notes qui consolident notre musique et la propulsent au rang mondial. Pourquoi pas ! C’est légitime comme aspiration.» Omar Ramoul lui aussi croit que le groupe connaîtrait du succès s’il est plus sollicité par les canaux de télé, lesquels ne doivent pas mettre uniquement sous les feux de la rampe le chanteur, mais mettre en relief les musiciens qui donnent du leur pour la réussite du chanteur. Pour Rahamani, si la chanson chaouie n’a pas beaucoup évolué, cela est dû au manque de recherche musicale qui a caractérisé certains groupes de la région. Seul Nouari Nezzar de Batna a donné un certain souffle à la chanson des Aurès. Il est en quelque sorte le précurseur du genre musical moderne chaoui. On lui doit beaucoup, reconnaît Salim.  

L’Algérie, invitée d’honneur du Salon international du livre du Caire

Demain aura lieu l’ouverture du 49e Salon international du livre du Caire, dont l’Algérie est le pays invité d’honneur, selon un communiqué du ministère de la Culture repris par l’APS. Le Salon, qui se poursuivra jusqu’au 10 février, verra l
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L’Algérie, invitée d’honneur du Salon international du livre du Caire

Demain aura lieu l’ouverture du 49e Salon international du livre du Caire, dont l’Algérie est le pays invité d’honneur, selon un communiqué du ministère de la Culture repris par l’APS. Le Salon, qui se poursuivra jusqu’au 10 février, verra la participation de personnalités littéraires et culturelles algériennes, à l’instar du romancier Waciny Laredj qui présentera une communication sur la diversité culturelle, et du réalisateur Ahmed Rachedi qui animera une conférence sur le cinéma algérien. Invitée d’honneur de cette 49e édition du Salon, l’Algérie participe avec 70 maisons d’édition, dont 25 dans le stand officiel du ministère de la Culture, 11 représentant le Syndicat des éditeurs algériens et 31 représentant l’Organisation nationale des éditeurs de livres. A cette occasion, l’Algérie honorera d’éminentes personnalités culturelles, artistiques et littéraires en reconnaissance de leur rôle dans le renforcement de la coopération culturelle entre l’Algérie et l’Egypte. L’Egypte était l’invitée d’honneur du 21e Salon international du livre d’Alger de 2016. 

Cherif Kheddam, un maître, un génie

La préparation de l’hommage a porté sur la transcription des partitions et des arrangements des œuvres du grand compositeur Cherif Kheddam, les contacts avec les musiciens et les chanteurs. Le projet, accepté et applaudi par la direction de l’Opér
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Cherif Kheddam, un maître, un génie

La préparation de l’hommage a porté sur la transcription des partitions et des arrangements des œuvres du grand compositeur Cherif Kheddam, les contacts avec les musiciens et les chanteurs. Le projet, accepté et applaudi par la direction de l’Opéra dirigé par Noureddine Saoudi et secondé par Hakim Taoussar, a été emmené par le maestro qu’on ne présente plus, Mokhtar Boudjlida, avec le précieux concours du fils aîné de Cherif Kheddam, Salah Kheddam. «Da Cherif» a été célébré par des artistes venus saluer sa mémoire et son héritage, en présence du ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, et les anciens, Abbas Aït R’zine, Ali Méziane, Brahim Tayeb, Taleb Tahar et Nouara. Et ceux de la nouvelle génération, Arezki Ouali, Célia Ould Mohand, Amel Zen, M’djahed Hamid. Ce passage de témoin a été rehaussé par de grands standards. Lemeri, A tin yuran, Te ur d lfenn, Tsargough, Ayama Azizen, Fellawen, Bgayeth Telha, Sliy I Yemma, Tekksed Awal Seg Mi, Tilawin Tirga Ufennan ou encore Inch’allah Ats’Hlodh (Algérie, inch’Allah, tu guériras). Et ce, sous la direction orchestrale de Mokhtar Boudjlida. Soit 29 musiciens. Une formation symphonique. SA MUSIQUE EST ACTUELLE, UNIVERSELLE Parmi les grands moments figurent le duo Amel Zen-Brahim Tayeb et l’a cappella de la diva de la chanson kabyle, Nouara. Ce qui lui vaudra une standing ovation. Le chef d’orchestre, Mokhtar Boudjlida, soulignera le génie de Cherif Kheddam en disant : «Pour moi, Cherif Kheddam était un grand monument de la musique algérienne. Un grand compositeur. On ne peut pas le comparer à ceux de maintenant. La qualité et la recherche de sa musique sont étonnantes. Je suis compositeur et j’admire ce qu’il fait… Le titre Lemfarek, un duo avec Nouara, en est la preuve.» Le directeur du Conseil national des arts et des lettres et musicologue, Abdelkader Bendaâmèche, confirmera la grandeur le l’homme-orchestre, maître de la musique solfiée, savante, d’expression kabyle : «Cherif Kheddam est une personne que j’ai connue pendant quelques années. D’abord à la radio, ensuite à Paris. Vers la fin, je l’ai soutenu aussi à la Télévision. Cherif Kheddam est le rénovateur de la chanson traditionnelle amazighe. Il y a intégré les canons de la musique orientale. C’est un artiste qui aimait et aidait les jeunes. Et il composait pour eux sans réfléchir ou hésiter. D’ailleurs, il animait une émission de la radio Chaîne 2 intitulée ‘‘Ighanayen ouzzeka’’ (Les talents nouveaux). Il a été auteur, compositeur et chanteur jusqu’au dernier souffle de sa vie. Sa musique est ‘‘symphonisée’’. C’est un gars qui a étudié la musique. Un énorme personnage qui a donné une musique moderne et actuelle tout simplement…» La soirée a été émaillée par une… panne d’électricité en pleine chanson du jeune Arezki Ouali. La salle de l’Opéra d’Alger a été plongée dans le noir pendant une dizaine de minutes. Un entracte forcé. «Arrêtez la musique» ! Mais, bon, aléa. Il faut un générateur qui se déclenche aussitôt automatiquement. C’est l’Opéra. Pas le fantôme de l’Opéra.

Quand l’organisation patronale se syndicalise

Alors que rien ne le prédestinait à cette fonction, le FCE a pris la décision de se transformer en syndicat. Apparemment, il n’intégrera pas la centrale de Sidi Saïd puisqu’il sera autonome. Mais avec quel statut ? Syndicat-maison pour appuyer le r
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Quand l’organisation patronale se syndicalise

Alors que rien ne le prédestinait à cette fonction, le FCE a pris la décision de se transformer en syndicat. Apparemment, il n’intégrera pas la centrale de Sidi Saïd puisqu’il sera autonome. Mais avec quel statut ? Syndicat-maison pour appuyer le régime dans sa politique antisociale comme le fait d’ailleurs très bien l’UGTA, ou syndicat revendicatif de luxe pour défendre les intérêts des… employeurs si jamais ceux-ci seraient bafoués ? L’organisation patronale qui donnerait ainsi l’impression de passer de l’autre côté de la barrière sans pour autant abandonner sa vocation originelle de jouer en quelque sorte sur une partition à double intonation pour la même musique, voilà qui paraît un peu bizarre au moment où ce Forum qui regroupe la crème des managers et des capitaines d’industrie ne sait plus sur quel pied danser pour suivre les valses-hésitations du gouvernement. Bien que la question de savoir si le FCE aura à l’avenir le même poids et la même autorité qui lui ont été accordés jusque-là dans le cadre de la tripartite mérite d’être posée, il paraît pour certains observateurs de plus en plus évident que le club fermé façonné au mode Ali Haddad n’arrive plus à trouver ses marques depuis que son actuel chef a pris la liberté de se muer davantage sur le terrain de la politique que sur celui de l’entrepreneuriat où ses missions sont plus précises et moins compromettantes. On compte de nombreux membres du patronat plus ou moins influents qui pensent que leur organisation s’est retrouvée sur des sables mouvants sans qu’elle ait eu vraiment le choix de ses positionnements. Pour accréditer cette thèse d’un glissement qui s’opère au fur et à mesure que la crise économique et sociale prend du volume, ils n’hésitent pas à faire le parallèle avec la gestion de Réda Hamiani où le rôle de l’organisation patronale paraissait plus clair, en tous cas plus conforme avec ses objectifs strictement économiques. Entre les deux responsables, il y avait une nette différence dans la manière de diriger un organisme qui avait sa place et son importance dans le débat des règlements sociaux et des projections économiques stratégiques. Alors que Hamiani évitait avec beaucoup d’intelligence de se fourvoyer dans le système des compromis et des compromissions qui rendent caduc l’esprit d’initiative et par extension la liberté d’avoir une réelle ouverture d’opinion, Haddad trouve au contraire ses meilleures sensations en s’affichant ostensiblement avec les barons du régime pour mieux affirmer son autorité. Autant le premier se faisait discret avec la presse quand il n’avait rien à dire de spécial, autant le second ne rechigne pas au relais médiatique allant jusqu’à mettre à sa disposition une force télévisuelle considérable qu’aucun entrepreneur privé national n’a pu posséder au jour d’aujourd’hui. C’est assurément un privilège colossal dont il va se servir pour aller toujours plus haut dans la hiérarchie. Mais en vérité, ce sont ses accointances avec le cercle des Bouteflika, notamment sa proximité (ou l’amitié) avec le frère du Président qu’il n’a jamais cachée qui lui ont permis de s’aménager une «présence» parmi les décideurs, et non pas le travail de concertation effectué à la tête de l’organisation qu’il représente et qui est censé être sa meilleure carte de crédibilité. Le patron des patrons qui a d’ailleurs été coopté à la tête du Forum par les barons du régime lesquels, pour valider son allégeance avant même qu’il ait pris ses fonctions, ont envoyé à son investiture le gouvernement au complet pour le soutenir, a tout fait depuis pour marquer son territoire, et donc paraître comme étant une personnalité politique qui a son influence sur l’échiquier économique. A travers lui, le concept de l’oligarchie conquérante des espaces politiques est devenu plus visible, autrement dit c’est la puissance d’argent qui s’est affirmée comme partenaire et allié d’un système rentier de plus en plus décrié. Lorsque l’on sait que son prédécesseur a carrément refusé de s’impliquer dans le quatrième mandat de Bouteflika, ce qui lui a sûrement servi pour rendre le tablier, on comprend mieux la détermination de cet homme qui a utilisé, lui, le Forum comme tremplin pour ses ambitions avant de mettre l’organisation tout entière dans l’embarras. Bien sûr qu’à l’intérieur de la maison, on reste très discret sur les dissensions qui affectent l’esprit d’engagement de ses membres. On se montre solidaire pour ne pas nuire encore davantage à l’institution, mais en filigrane tout le monde dans cet aréopage n’est pas d’accord avec les agissements du Chef qui souvent, dit-on, ne sont pas partagés avec la majorité. Faut-il donc voir dans ce passage au statut de syndicat l’expression même timide d’une volonté de changer les choses dans une organisation qui se voit éloignée de ses objectifs et de ses fondamentaux ? Y a-t-il lieu de croire qu’il y a aujourd’hui une intention ou une exigence pour extirper progressivement le patronat de sa dépendance politique et le remettre dans la voie initiale qu’il s’était tracée, à savoir celle d’un simple partenaire économique, ni plus ni moins ? Mais encore faut-il que si tel était le cas, il aurait la latitude de s’exprimer totalement alors que tout le monde sait que dans notre pays les syndicats autonomes sont toujours rejetés par le pouvoir. Régime spécial pour Haddad et son organisation ? Ce qui est sûr, c’est que quelle que soit la variante de l’appellation qu’elle se donne, cette dernière ne sera pas encore prête à couper le cordon avec l’esprit qui anime la centrale UGTA où la concordance de ton doit être de mise quand le sérail engage sa réputation. On est encore loin d’avoir une structure ou une formation syndicale indépendante qui défendra en même temps les patrons et les travailleurs dans une logique qui semble plutôt utopique. Plus on fraye dans les eaux du système, et plus on est enclin à devenir un vulgaire instrument de propagande. Ce qui revient à dire que dans un sens ou dans l’autre, le syndicat de Haddad ne perdra pas au change tant qu’il respectera les lignes. Pour le moment, tout comme le patron du syndicat officiel, celui-ci est en option stand-by après les déboires qu’a eus la double tripartite, l’une organisée par le Premier ministre, l’autre par le chef du FLN sur le thème du partenariat public-privé qui a dérivé sur le problème des privatisations des entreprises étatiques. Dans les deux séquences, les deux acolytes ont été sermonnés pour leur ratage. C’est dire si leur avenir respectif n’est pas dans le flou…

Une riche programmation 2017-2018

Son Excellence, l’ambassadeur d’Espagne, Santiago Cabanas Ansorena, et le directeur de l’Institut Cervantès d’Alger, D. Antonio Gil de Carrasco, ont animé, hier matin, au siège de l’Institut Cervantès à d’Alger, une conférence de presse, por
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Une riche programmation 2017-2018

Son Excellence, l’ambassadeur d’Espagne, Santiago Cabanas Ansorena, et le directeur de l’Institut Cervantès d’Alger, D. Antonio Gil de Carrasco, ont animé, hier matin, au siège de l’Institut Cervantès à d’Alger, une conférence de presse, portant sur les grandes lignes du programme d’activités culturelles pour l’année 2017-2018. Dans son discours inaugural, Son Excellence l’ambassadeur d’Espagne, D. Santiago Cabanas, a indiqué que 2018 sera une année culturelle très intense, dans laquelle la collaboration du ministère de la Culture algérien sera, une fois de plus, renforcée. L’orateur a également précisé que l’objectif est de continuer à participer aux festivals organisés par les autorités algériennes, ainsi qu’à la rencontre des écrivains euromaghrébins, initiée par l’Union européenne. L’ambassade d’Espagne à Alger compte, également, continuer sa collaboration avec toutes les ambassades ibéro-américaines de l’Amérique centrale et du Sud, accréditées à Alger. A l’occasion de la célébration du 150e anniversaire des relations diplomatiques entre l’Espagne et le Japon, un riche programme d’activités sera proposé par les deux Etats.Pour rappel, le programme culturel de l’Institut Cervantès a commencé, cette semaine, par le festival : Figures sonores, qui s’est déroulé à l’Opéra Boualem Bessaïeh et une exposition hispatano-algérien sur Guernica. Son Excellence l’ambassadeur a soutenu que le flamenco continuera d’occuper une place-clé dans la programmation culturelle. Dans le registre littéraire, il est attendu la venue en Algérie de deux écrivains espagnols connus, Carla Riera et Eduardo Mendoza. Les organisateurs ont aussi prévu l’organisation, à Alger, d’une conférence portant sur l’urbanisme, l’architecture, la réhabilition et l’environnement, ajouté à cela un programme de formation pour les formateurs en matière de recyclage et d’urbanisme à Oran. On note également l’organisation, à Alger, de la première conférence annuelle sur Miguel Cervantès, animée par de grands experts internationaux. Selon Santiago Cabanas Ansorena, ce projet de conférence sur Miguel Cervantés «pourrait donner des fruits dans les années suivantes et faire d’Alger une des capitales des études sur Cervantès dans le monde».De son côté, le directeur de l’Institut Cervantès d’Alger, Antonio Gil de Carrasco, a souligné que l’Espagne et l’Algérie partagent une histoire commune et des traditions similaires. L’orateur a précisé que pour établir ces programmes culturels au niveau des deux instituts, il a été pris en compte les lignes directives suivantes : qualité, bilatéralité, universalité à travers les dialogues et les collaborations avec les associés locaux. Ainsi, tout au long de l’année en cours, les intéressés pourront assister, entre autres, à des cycles de cinéma, des rencontres littéraires, des expositions de peinture, des concerts de musique et des arts scéniques. Pour avoir une large idée de cette programmation complète, il suffit de consulter le site internet des Instituts Cervantès d’Alger et d’Oran, ainsi que les réseaux sociaux Twitter et Facebook.  

NA Hussein Dey : Lahlali Akkak n’est plus

L’ancien défenseur central du NA Hussein Dey, Lahlali Akkak, est décédé hier à l’hôpital Mustapha Pacha (Alger) à l’âge de 65 ans des suites d’une longue maladie. Né le 16 juillet 1952, il a fait toute sa carrière au NAHD avant de termine
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NA Hussein Dey : Lahlali Akkak n’est plus

L’ancien défenseur central du NA Hussein Dey, Lahlali Akkak, est décédé hier à l’hôpital Mustapha Pacha (Alger) à l’âge de 65 ans des suites d’une longue maladie. Né le 16 juillet 1952, il a fait toute sa carrière au NAHD avant de terminer dans l’équipe de la CNAN (deuxième équipe de l’entreprise maritime, sponsor officiel du Nasria à l’époque). Défenseur très robuste, feu Akkak était connu pour son jeu dur et son amour pour son club de toujours. Il a porté les couleurs des Sang et Or dans les années 1970 aux côtés des Fergani, Ouchène, Ighil, Guendouz, Sahli, Mezadjri, Naïm, Guenoun, Zarabi, le défunt Boumaâti… Il formait la charnière central de l’équipe avec l’ancien libéro de charme, le regretté Mohamed Kheddis. Après avoir raccroché les crampons, il a travaillé pendant plusieurs années comme formateur des jeunes catégories au NAHD. En équipe nationale, Lahlali Akkak a été sélectionné à quatre reprises. Son premier match, le 15 mars 1972, contre l’équipe de Malte, s’était soldé par la victoire des Verts sur le score de 1-0 et le dernier match contre la Turquie, le 14 février 1973, au cours duquel l’Algérie s’était inclinée sur le score de 4-0. Il a aussi participé aux Jeux africains de 1973 à Lagos (Nigeria). Son ancien coéquipier au NAHD et en équipe nationale, le portier Saïd Ouchène, très peiné d’apprendre la nouvelle de son décès, dira de lui : «C’était un homme sociable et en même temps un défenseur très robuste. Il composait avec le regretté Mohamed Kheddis la charnière centrale du NAHD.» L’enterrement a eu lieu hier au cimetière de Garidi (Kouba).

Vers de nouvelles concessions

L’évolution des statistiques en matière de production d’hydrocarbures donne froid dans le dos. A moins d’un retournement de tendance au plan de l’investissement dans l’amont gazier et pétrolier, le rendement des gisements ne devrait pas s’am
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Vers de nouvelles concessions

L’évolution des statistiques en matière de production d’hydrocarbures donne froid dans le dos. A moins d’un retournement de tendance au plan de l’investissement dans l’amont gazier et pétrolier, le rendement des gisements ne devrait pas s’améliorer de sitôt. La hausse – annuellement de 10% – de la consommation interne des produits énergétiques ne fait que compliquer davantage l’équation de couvrir à la fois les besoins internes et d’honorer les obligations du pays avec ses clients européens à un moment où les prix du brut s’érigent en facteur de dissuasion à l’encontre des investisseurs. C’est dans ce climat de tension tant en interne que sur le marché mondial de brut que Sonatrach décide de revoir de fond en comble la loi régissant l’investissement dans le domaine des hydrocarbures. L’enjeu est de faire repartir le ratio d’investissements à même de pouvoir faire face à la demande. Mais pas seulement. Sonatrach veut continuer à être compétitive sur l’échiquier gazier européen ; une reprise de la production donnera des gages quant à ses capacités de remplir ses obligations vis-à-vis de ses clients européens, voire des arguments à l’heure où il sera question de renégocier les contrats de long terme, où les prix du gaz sont indexés à ceux du pétrole. L’enjeu est donc double. Voire triple. Les exportations algériennes d’hydrocarbures sont passées, en valeur, d’un pic de 63,5 milliards de dollars en 2013, à 58,3 milliards de dollars en 2014, date de l’amorce d’une si longue dégringolade des cours pétroliers mondiaux, 33,1 milliards de dollars en 2015, 28,22 milliards de dollars en 2016 et à près de 33 milliards de dollars en 2017. La reprise amorcée durant l’exercice écoulé est à mettre sur le compte de la remontée des cours du brut sur le marché international. En termes de volume, les quantités d’hydrocarbures exportées ont baissé de 6% au premier semestre de 2017. Les exportations de gaz devraient baisser à 54 milliards de mètres cubes en 2017, contre 57 milliards m3 en 2016. A l’heure où les capacités à l’exportation se rétrécissent comme peau de chagrin, la consommation interne d’énergie, elle, évolue à vive allure. Les besoins internes en gaz naturel devraient avoisiner en 2019 les volumes actuellement exportés, soit aux alentours de 55 milliards de m3. Dans les scénarii les plus optimistes, les besoins de la consommation interne en gaz naturel seront d’environ 75 milliards de m3 à l’horizon 2030. Pour ainsi dire, la hausse effrénée de la consommation interne et le déclin de la production et des quantités exportées sont des signes d’une extrême vulnérabilité. Rarement, depuis une décennie, les chiffres n’ont été aussi inquiétants. C’est aussi un motif de vigilance et un facteur plaidant pour la révision de la loi sur les hydrocarbures. Quelques pistes de travail… Les solutions susceptibles d’inverser la tendance ne sont pas nombreuses : faire aboutir nombre de projets gaziers en retard, améliorer le taux de récupération des réserves et faire venir, par-dessus tout, les investisseurs étrangers. Les quatre derniers appels d’offres dans le domaine des hydrocarbures se sont soldés par une faible moisson. C’est pourquoi, Sonatrach semble vouloir prendre du temps afin de rendre une copie sans rature qui serait capable, au plan fiscal et réglementaire, de capter les majors à l’heure où les prix du pétrole et du gaz les obligent plutôt à choisir les régions et les pays les plus rentables. Tout le défi est là. Il sera question de lever les obstacles administratifs entravant l’investissement, de capter davantage d’investisseurs étrangers et de capitaux, d’intégrer le privé résident dans des projets d’investissement dans les hydrocarbures et de proposer de nouveaux incitatifs fiscaux, notamment sur les projets et/ou gisements faibles en profits. Plus clairement, il serait probablement question de n’appliquer la loi des 51/49% que sur les grands projets. Idem pour ce qui est de l’application de la taxe sur les superprofits. En somme, plusieurs taxes pourraient être soumises à une modification, voire sujettes à une annulation dans le cadre de la révision de cette loi sur les hydrocarbures, dont la dernière modification remonte à 2013. Selon les experts, compte tenu des changements et du contexte dans lequel évolue l’industrie pétrolière et gazière mondiale, il y a besoin d’adapter la réglementation algérienne de nature à la rendre plus souple et plus compétitive. Il est attendu également que la prochaine loi sur les hydrocarbures prenne en charge l’option du schiste avec la naissance, probablement, des premières mesures d’encadrement des investissements dans les hydrocarbures non conventionnels. Selon des indiscrétions, une fois la nouvelle loi publiée, le champ d’Ahnet serait le premier à accueillir les premiers forages de schiste. En tout cas, les défis qui s’offrent à Sonatrach pour les dix prochaines années se traduisent par trois risques principaux, évolution de la consommation interne au-delà des projections établies, baisse des volumes à l’exportation et reconsidération des contrats de long terme et de la position de l’Algérie sur l’échiquier gazier européen.

L’Algérie en proie aux tensions sociales

La Coface évoque des faiblesses liées au poids excessif du secteur public, aux lourdeurs bureaucratiques, à l’environnement des affaires problématique, ainsi que l’existence de «lignes de fracture entre le pouvoir et la population». Déficits publ
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L’Algérie en proie aux tensions sociales

La Coface évoque des faiblesses liées au poids excessif du secteur public, aux lourdeurs bureaucratiques, à l’environnement des affaires problématique, ainsi que l’existence de «lignes de fracture entre le pouvoir et la population». Déficits publics conséquents, ralentissement de la croissance, accélération de l’inflation, chômage élevé chez les jeunes et risques accrus de tensions et de contestations sociales. Telles sont en substance les principales tendances qui devraient continuer à caractériser l’économie algérienne en 2018, selon la dernière évaluation de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface). Dans son nouveau rapport annuel sur l’évolution des risques pays, publié hier, l’organisme spécialisé dans l’assurance du commerce extérieur estime ainsi que «le ralentissement profond que traverse l’Algérie commence à avoir des répercussions sur le plan social», ce qui conduira le gouvernement, a-t-il noté, «à poursuivre sa politique généreuse de transferts sociaux au détriment de la consolidation budgétaire». Maintenant le risque Algérie dans la catégorie «C» sur une échelle de 8 niveaux, la Coface indique globalement qu’en 2018, l’économie algérienne devrait continuer à ralentir, d’autant que «la reconduite des quotas dans le cadre de l’accord OPEP devrait limiter la croissance du secteur pétrolier, déjà pénalisée par le manque d’investissement et l’arrivée à maturité de certains champs». Au même moment, souligne encore l’assureur, «l’activité hors pétrole devrait montrer des signes d’essoufflement», tandis que le maintien du soutien à la consommation en augmentant les dépenses sociales «devra se faire au détriment de l’investissement public», tout en ayant un impact tout limité sur le pouvoir d’achat des ménages en raison de la hausse de l’inflation. Dans cet ordre d’idées, la Coface estime que le recours au financement interne non conventionnel, décidé en septembre dernier par le gouvernement, «aura pour conséquence une hausse des pressions inflationnistes domestiques, alors que les barrières à l’importation tendent à accroître le prix des produits étrangers». Parallèlement, le déficit public, dont le financement sera assuré par des emprunts directs auprès de la Banque d’Algérie, devra rester conséquent, prévoit encore l’organisme d’assurance, qui ne manque pas de déplorer en ce sens l’inflexion observée dans la politique budgétaire du gouvernement, suite notamment «aux changements successifs de Premiers ministres au cours de l’année précédente». En ce sens, relève-t-il, «le plan de consolidation budgétaire adopté en 2016, devant permettre sur trois ans une baisse du déficit public basée sur une réduction des dépenses d’investissement, a été mis de côté». Aussi, même si la légère hausse du prix du baril au-dessus de 50 dollars et l’augmentation des exportations devraient favoriser une augmentation des recettes budgétaires, celles-ci, constate la Coface, «ne pourraient cependant pas compenser la politique expansionniste du gouvernement». De même, la poursuite attendue de la toute relative amélioration des exportations d’hydrocarbures ne pourra pas impacter notablement les déficits extérieurs qui demeureront abyssaux en 2018, dès lors que «le différentiel avec le besoin en importations du pays reste important», rappelle l’assureur français.  Seule note positive, prévoit en définitive ce dernier, est l’accroissement attendu des investissements directs étrangers (IDE), à la faveur notamment de la mise en place prévue d’une nouvelle loi visant à accroître l’attractivité du secteur des hydrocarbures auprès des investisseurs étrangers. Une démarche dont les effets ne devraient cependant pas être visibles à court terme, observe enfin la Coface, qui évoque au demeurant la persistance des faiblesses structurelles liées au poids excessif du secteur public, aux lourdeurs bureaucratiques et à l’environnement des affaires problématique, ainsi que l’existence de «lignes de fracture entre le pouvoir et la population».  

Pétrole : Les prix grimpent

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 29 cents, à 63,86 dollars. Les pri
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Pétrole : Les prix grimpent

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 29 cents, à 63,86 dollars. Les prix du pétrole augmentaient encore hier en cours d’échanges européens, poussés par un vent d’optimisme sur la hausse de la demande mondiale de brut après la publication des prévisions de croissance du FMI. Vers 11h GMT (12h HEC), le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 69,31 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 28 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 29 cents, à 63,86 dollars. Après avoir reculé la semaine dernière, les cours semblaient bénéficier d’un certain retour à l’optimisme des marchés dans le sillage des nouvelles prévisions de croissance du FMI. Sans grande surprise, le Fonds monétaire international a tablé lundi dernier dans ses dernières prévisions sur une progression de la croissance mondiale de 3,9% cette année et l’an prochain, contre 3,7% initialement prévu pour ces deux années. Le Fonds a mis en avant «la dynamique générale de la croissance» et les baisses d’impôts aux Etats-Unis. «Les révisions de croissance en hausse du FMI servent souvent de carburant à la hausse des cours», ont commenté les analystes de Commerzbank, cités par l’AFP. Ces chiffres améliorent, selon eux, «les perspectives de la demande sur le marché du pétrole (...). Les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pourraient être trop basses». Dans son rapport mensuel publié vendredi, l’AIE, en misant sur une hausse de la demande mondiale moyenne de seulement 1,3 million de barils par jour cette année, avait inquiété les marchés, qui craignent que la croissance de la production ne dépasse celle de l’offre, notamment à cause des Etats-Unis. Les données du FMI «confirment le sentiment déjà présent d’une synchronisation de la croissance mondiale», a analysé Matt Smith de ClipperData, qui voit également dans la progression des cours «un positionnement des courtiers avant la publication des réserves américaines de brut, attendues de nouveau en baisse». La Fédération professionnelle de l’American Petroleum Institute (API) devait publier ses chiffres hier, et les données officielles du département américain de l’Energie (DoE) suivront aujourd’hui en cours de séance. Ces stocks diminuent depuis neuf semaines et ont reculé au total de plus de 46 millions de barils depuis le 10 novembre, selon des chiffres du DoE. Autre facteur haussier, la Norvège, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, a produit moins de pétrole que prévu en 2017, selon des chiffres publiés par la Direction norvégienne du pétrole. Le pays nordique a extrait 92,3 millions de mètres cubes de brut l’an dernier, soit 580,6 millioouins de barils, faisant ressortir la production quotidienne moyenne à 1,591 million de barils. C’est 1,7% de moins qu’attendu dans les projections de la Direction du pétrole.  

«L’éducation d’abord, et toujours la promotion des langues»

Responsable de Campus France (agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur), à  Alger, durant trois ans, au lieu  de  rentrer  en France pour un autre poste, elle   fait  le  choix de rester en Algérie en continuant toujours av
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«L’éducation d’abord, et toujours la promotion des langues»

Responsable de Campus France (agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur), à  Alger, durant trois ans, au lieu  de  rentrer  en France pour un autre poste, elle   fait  le  choix de rester en Algérie en continuant toujours avec l’éducation  et l’apprentissage des  langues avec EF (Education First) Algérie. - Le séjour linguistique prend «langue» en Algérie… EF (Education First) offre une éducation novatrice aux citoyens du monde, et ce, avec une expérience et une expertise depuis plus de 50 ans.  Le concept a été lancé en 1965 en Suède, par un jeune, Bertil Hult, qui, dyslexique, se rendit en Angleterre pour la première fois. Il fut surpris par la façon dont il réussit à apprendre l’anglais sans efforts en Angleterre. Le séjour linguistique était né. - Le désormais label, l’entreprise EF (Education First) a porté son choix sur l’Algérie, le seul bureau ouvert sur le continent africain… Oui, effectivement. Le choix a été porté sur l’Algérie par la maison mère. C’est le seul bureau de représentation EF en Afrique. Nous  sommes depuis cinq ans en Algérie. Et moi, je suis directrice du Bureau EF Algérie depuis septembre 2017. - L’estampille première de l’EF est  de voyager utile… C’est d’encourager les étudiants à effectuer des séjours linguistiques, ou encore des préparations universitaires de par le monde. La préparation du cursus universitaire est un autre programme que nous proposons. C’est-à-dire, par exemple, nous formons des étudiants durant 6 ou 9 mois, quant  à l’apprentissage de l’anglais, et, par conséquent, à atteindre le niveau requis pour s’inscrire dans une université britannique ou américaine. - Quel est le premier objectif linguistique de l’EF Algérie ? Nous essayons de développer le Bureau d’Alger. La première activité  de EF est, bien sûr, de vendre les séjours linguistiques, faire la promotion des  pays qu’on propose. Mais, l’objectif parallèle est de faire la promotion des langues. - L’apprentissage des langues étrangères est un investissement… Etre un jeune, étudiant ou employé, en 2018, il faut au moins parler deux, trois langues…Et c’est comme cela qu’on fait  la différence. Et chaque année, l’EF organise un test appelé EPI (English Proficiency Index) à travers le monde. Un panel d’un million de personnes a subi ce test. Ce qui nous permet à EF d’effectuer  un classement annuel portant sur le niveau d’anglais pratiqué ( hormis les natives speakers) - Qu’est-ce qui ressort du test EPI  (Proficiency Index) ? Le premier pays parlant le mieux l’anglais, c’est les Pays-Bas. Et l’Algérie occupe la 76e position sur  80 pays. Aussi, nous, au Bureau d’Alger, nous nous sommes dits que nous ne pouvions pas laisser les choses telles qu’elles sont. Alors nous avons lancé officiellement, depuis le samedi 13 janvier 2018, une campagne nationale baptisée «Algeriemonteleniveau» pour tester gratuitement son niveau d’anglais (www.efset.org).Testez-vous tous pour savoir quel niveau vous avez en anglais. Ensuite, améliorez-le en effectuant des séjours linguistiques, par exemple, en prenant des cours, parce qu’il y a des écoles qui existent en Algérie. - Quelles sont les destinations phares des séjours linguistiques ? Principalement, c’est l’Angleterre. Parce que c’est plus proche que les Etats-Unis. Donc, cela rassure. La deuxième, c’est les USA. Il y a Malte qui est de plus en plus privilégiée. Parce que ses habitants sont anglophones. Et en été, c’est plus agréable. Et puis, la proximité méditerranéenne. Et un petit peu moins cher. - Les autres langues  émergentes ? Alors, il y a  l’espagnol, qui ne cesse de monter.  Et bien sûr, le français, qui est toujours important. Il existe une vraie demande. - Hormis le profil estudiantin, proposez-vous des formules pour les  «kids» ( ados) ? Nous  essayons de sensibiliser les jeunes. Nous avons pensé aux juniors de 12 à 16 ans pour des séjours linguistiques. Parce que c’est leur première expérience à l’étranger. C’est là où ils découvrent une nouvelle culture, des modes de vie différents…Se prendre en charge, prendre le bus…Là, il y a un groupe de 35 jeunes de 12 à 16 ans, qui vont séjourner à Bristol (Angleterre). Le séjour linguistique compte 32 cours intensifs de 40 mn par semaine en labo (avec ordinateur), in situ, en ville, au sein d’une famille… Pratiquer la langue en situation à travers des activités ludiques, sportives,  culturelles…Ou bien des excursions. Par exemple, la visite du lieu de tournage  du film Harry Potter, à Oxford. Cela plaît beaucoup aux jeunes. Nous avons des séjours aussi en Australie, où la pratique du surf tente quelques-uns, et le Japon, qui séduit les amateurs de mangas (bande dessinée nippone). Une autre destination, l’Afrique du Sud, à Cape Town. Nous voudrions  la promouvoir beaucoup plus. L’avantage, c’est que nous ne sous-traitons avec personne. L’accueil, le transport, le professeur, la méthodologie, c’est EF. S’il y a un souci, cela incombe à EF. EF(Education First), c’est 45 000 employés dans le monde. - L’EF (Education First) ambitionne-t-il de s’implanter dans d’autres villes d’Algérie ? Nous essayons d’être présents à travers tout le territoire national. La semaine dernière, nous étions à  Ouargla, Hassi Messaoud, Oran, Sétif…Bientôt nous serons à Constantine, Biskra, puis à Annaba dans deux semaines.

Des milliers de fans se recueillent à Limerick

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans la ville irlandaise de Limerick, pour rendre hommage à la chanteuse des Cranberries, Dolores O’Riordan, décédée lundi à l’âge de 46 ans, ont rapporté des médias locaux. La mère de Dol
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Des milliers de fans se recueillent à Limerick

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans la ville irlandaise de Limerick, pour rendre hommage à la chanteuse des Cranberries, Dolores O’Riordan, décédée lundi à l’âge de 46 ans, ont rapporté des médias locaux. La mère de Dolores O’Riordan, ainsi que ses cinq frères et sœurs, ont accompagné le cercueil en l’église Saint-Joseph de Limerick, une ville du sud-ouest de l’Irlande, selon la télévision et la radio irlandaises RTE. L’évêque de Limerick, Brendan Leahy, a déclaré que dimanche était pour le public le moment de dire adieu à Dolores O’Riordan. Des images télévisées ont montré des personnes en deuil faisant la queue et bravant les intempéries, ou s’abritant sous des parapluies pour entrer dans l’église afin de se recueillir devant le cercueil ouvert de leur idole. La chanteuse du groupe de rock irlandais est décédée lundi dans un hôtel à Londres, où elle était présente pour une courte session d’enregistrement. Seules 200 personnes, la famille et les amis proches de la chanteuse, sont invitées à assister mardi à la cérémonie d’obsèques à l’église Saint-Ailbe, à Ballybricken, dans le comté de Limerick. C’est dans cette ville, située à 18 km de Limerick, que le groupe de rock s’était formé.

Camps de regroupement dans la guerre d’Algérie

Kamel Kateb, Nacer Melhani et M’hamed Rebah signent l’ouvrage intitulé Les Déracinés de Cherchell, Camps de regroupement dans la guerre (1954-1962), préface d’Alain Blum.  Durant la guerre d’Algérie, les autorités militaires françaises miren
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Camps de regroupement dans la guerre d’Algérie

Kamel Kateb, Nacer Melhani et M’hamed Rebah signent l’ouvrage intitulé Les Déracinés de Cherchell, Camps de regroupement dans la guerre (1954-1962), préface d’Alain Blum.  Durant la guerre d’Algérie, les autorités militaires françaises mirent en place des camps de regroupement destinés à contrer la lutte pour l’indépendance, en déplaçant  des populations de leurs terres d’origine. Entre 1954 et 1962, un quart de la population fut déplacé par les autorités militaires françaises et confiné dans des camps de regroupement pour détruire ce que les autorités françaises considéraient comme des soutiens aux groupes armés qui luttaient pour l’indépendance. Coupées de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, ces populations relativement pauvres, pour l’essentiel des femmes, des enfants et des personnes âgées, durent recréer de nouvelles vies dans ces camps de fortune. Ces déplacements ont constitué une rupture profonde dans les conditions d’existence de milliers de paysans algériens, bien au-delà de la période où ils furent enfermés dans ces camps. Cet ouvrage reconstitue la trajectoire de certains témoins de la région de Cherchell, qui ont subi ces déplacements forcés, et apporte, à travers cette série de récits, une pierre essentielle à l’édifice d’une mémoire souvent oubliée ou occultée. Emportés collectivement dans les secousses de la guerre, ces femmes et ces hommes ont vécu, chacun à leur manière, des parcours qui les ont menés dans des directions différentes. Les auteurs ont minutieusement récolté ces récits de vie, ces parcours cassés, qui, malgré la douleur et l’arrachement, ont pu, quelquefois, engendrer aussi de belles histoires.

L’interdiction de recrutement levée

Le bureau fédéral (BF) de la Fédération algérienne de football (FAF), réuni hier en session extraordinaire sous la présidence de Kheireddine Zetchi, a décidé de passer outre la mesure d’interdiction de recrutement infligée aux clubs endettés, en
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L’interdiction de recrutement levée

Le bureau fédéral (BF) de la Fédération algérienne de football (FAF), réuni hier en session extraordinaire sous la présidence de Kheireddine Zetchi, a décidé de passer outre la mesure d’interdiction de recrutement infligée aux clubs endettés, en qualifiant l’ensemble des joueurs des clubs concernés, à l’image de l’ES Sétif, le CR Belouizdad et l’USM El Harrach en Ligue 1, ainsi que le CRB Aïn Fekroun, le CA Batna et le RC Kouba en Ligue 2. Le BF a donc décidé d’octroyer ces licences et ainsi qualifier tous les joueurs des clubs concernés par l’interdiction. Cette décision intervient 48 heures après l’installation d’un directoire à la tête de la Ligue de football professionnel (LFP), en remplacement de Mahfoud Kerbadj et son bureau, et surtout pour «réparer», selon les responsables de la FAF, la «gaffe» de la LFP, qui a créé un précédent en accordant les licences aux joueurs de l’ESS, alors que le club était  interdit de recrutement. C’est ce qu’a d’ailleurs expliqué le président de la FAF dans une déclaration aux chaînes télé, avant même qu’un quelconque communiqué ne soit publié sur le site de l’instance fédérale pour justifier cette décision. «On va faciliter aux clubs la question de la qualification des joueurs recrutés cet hiver, dans un cadre légal. On va se réunir ce mercredi avec les présidents des clubs concernés et on va trouver un terrain d’entente. Le BF a fixé les conditions pour que ces clubs puissent récupérer les licences des nouvelles recrues et régulariser leur situation vis-à-vis de la CRL», a précisé Zetchi. Et de poursuivre : «Mais à l’avenir, les présidents de club doivent se comporter en véritables responsables et comprendre que sous l’ère du professionnalisme, on ne peut plus gérer un club avec la politique des dettes.» «S’il n’y avait pas ce précédent de la Ligue qui a octroyé à l’ESS les licences de ses recrues, on aurait était ferme dans l’application des décisions du BF concernant cette interdiction de recrutement. Et on le sera à l’avenir», a-t-il conclu. A noter que la FAF a conditionné cette qualification des joueurs par la présentation des clubs de garanties pour un règlement prochain de leurs dettes.

NA Hussein Dey : Retour de Herrag, El Amalli en joker

Le NA Hussein Dey est en train de préparer sereinement le prochain match contre le MC Oran, vendredi au stade du 20 Août 1955, pour le compte de la 18e journée du championnat de Ligue 1. Ce match est important pour la bande à Dziri qui veut aligner son
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NA Hussein Dey : Retour de Herrag, El Amalli en joker

Le NA Hussein Dey est en train de préparer sereinement le prochain match contre le MC Oran, vendredi au stade du 20 Août 1955, pour le compte de la 18e journée du championnat de Ligue 1. Ce match est important pour la bande à Dziri qui veut aligner son sixième succès de la saison et du coup rejoindre son adversaire du jour au classement général. Le coach Dziri qui doit annoncer la liste des convoqués juste après la séance d’aujourd’hui au stade Zioui, ne devrait pas effectuer beaucoup de changements dans le onze type qui a affronté l’USMA, samedi dernier au stade du 5 Juillet. Cependant, le milieu de terrain Chemseddine Herrag, qui a purgé sa suspension de deux matchs ferme, pourrait reprendre sa place de titulaire. Celui-ci devrait remplacer Chouiter qui s’était blessé dans le derby algérois. Dziri pourrait également compter sur sa nouvelle recrue, El Amalli, comme joker contre son ancienne équipe. L’entraîneur en chef a axé son travail durant les deux précédentes séances sur la récupération et le volet psychologique, afin de maintenir les joueurs concentrés sur leur objectif durant les 90 minutes et ne pas commettre les mêmes erreurs que contre l’USMA. La direction a également promis aux joueurs un salaire et une prime en cas de victoire contre l’USMA (10 millions) pour motiver davantage les joueurs à engranger les trois points et améliorer le classement de l’équipe. Sur un autre volet, on apprend que la direction songe à prolonger le contrat des deux défenseurs centraux, Khiat et Laribi, qui expire en fin de saison, et ce, afin d’assurer la stabilité dans l’effectif et la continuité dans le travail.

Une journée au Soleil… à Paris !

Raconter l’histoire de l’immigration algérienne en France sans sortir du bistrot ! Tel est le défi brillamment relevé par le journaliste et écrivain Arezki Metref, en réalisant un beau film-documentaire de 83 minutes, intitulé Une journée au Soleil
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Une journée au Soleil… à Paris !

Raconter l’histoire de l’immigration algérienne en France sans sortir du bistrot ! Tel est le défi brillamment relevé par le journaliste et écrivain Arezki Metref, en réalisant un beau film-documentaire de 83 minutes, intitulé Une journée au Soleil, qu’il a coécrit avec l’écrivaine et journaliste Marie-Joëlle Rupp, fille du journaliste algérien Serge Michel. Après Ath Yani, paroles d’argent, un documentaire qui retrace l’histoire de la tribu d’Ath Yani, et Le plateau de la pluie, un court métrage de 13 minutes, coréalisé avec Yazid Arab, qui traite du rite annuel de la transhumance au village de Tala N’tazart au pied du Djurdjura, notre confrère renoue avec la réalisation, en France, cette fois-ci. Dans sa nouvelle œuvre cinématographique, très documentée, il raconte l’histoire de l’immigration algérienne, et principalement kabyle, puisque celle-ci a toujours été numériquement majoritaire en France, à travers les cafés, qui sont ainsi le «personnage principal de ce film», pour reprendre son expression. Il tient, d’ailleurs, à préciser qu’il ne s’agit pas de «bistrots français», mais bien de cafés typiquement algériens, qui ont fleuri partout en France, particulièrement dans la région parisienne, depuis la toute première décennie du XXe siècle. Justement, comme l’explique l’un des témoins s’exprimant dans le film, le bistrot français et le café algérien étaient pendant très longtemps deux mondes qui se côtoyaient sans forcément se connaître. Le premier était toujours un lieu de loisir par excellence, tandis que le second s’est vu attribuer par nos premiers immigrés des missions sociales, culturelles et politiques. Cela est évidemment un peu moins vrai de nos jours. Et pour cause, les cafés algériens en France ont été modernisés au fil des années et ont vu leur alignement sur le modèle occidental de bar-restaurant s’accélérer à la fin des années quatre-vingt-dix. Ces lieux mythiques, du moins aux yeux des générations de nos parents et grands-parents immigrés, ont vu leurs rôles d’antan s’estomper petit à petit sous les effets des évolutions historique et sociologique qu’a connues l’immigration algérienne. C’est donc cette part de notre histoire, négligée par le roman national, que Metref avait l’ambition de restituer à sa manière. Pour ce faire, le documentaire, dont le titre comporte un jeu de mots qui fait penser subtilement à l’Algérie, a été tourné entièrement au café «Le Soleil» que tenaient Saïd Benali et son frère Amrane, au quartier Belleville-Ménilmontant (est de Paris). D’ailleurs, selon le réalisateur, il est malheureusement fermé depuis quelques mois. Devant la caméra défilent des témoins dont les profils sont différents (ouvriers, commerçants, anciens militants du FLN-ALN, artistes, écrivains, etc.), bien que la plus grande partie du temps de parole soit consacrée aux analyses d’intellectuels engagés (Hend Sadi, Ben Mohamed, Akli D., etc.) et à la mise en contexte historique faite par des historiens spécialistes de l’Algérie (Mohamed Harbi, Omar Carlier et Benjamin Stora). Parmi tous ces témoignages, il y a celui très remarquable de l’écrivain Nourredine Saâdi, qui nous a quittés le mois dernier. A partir de ce panel d’interventions assez prestigieuses, sont dessinées les diverses époques de l’immigration algérienne selon les rôles joués, ou du moins attribués aux cafés. On y apprend que l’une des premières missions «confiées» à ce genre de lieux était plutôt sociale, c’est-à-dire la création d’un environnement de substitution au village d’origine : solidarité «communautaire», contrôle social délocalisé en remplacement de la «juridiction» du comité de village, différents jeux populaires (dominos, ronda espagnole, loto, etc.), art culinaire (couscous, haricots blancs ou «loubia», thé, etc.). Ensuite, les cafés algériens étaient de tout temps de hauts lieux de culture : rencontres littéraires, expositions de peintures, galas artistiques, etc. Enfin, et surtout, depuis les années 1920 jusqu’aux années 1990, ces mêmes cafés ont été des terrains de batailles syndicalistes et/ou politiques. De l’Etoile nord-africaine (ENA) jusqu’à la lutte contre le terrorisme islamiste, en passant par la guerre de Libération nationale et le Mouvement culturel berbère, les «bistrots» algériens dans l’Hexagone étaient des endroits où pouvaient se confronter des idées et parfois des «muscles». En plus des expéditions punitives qu’orchestrait l’Amicale des Algériens en Europe contre les militants de la cause amazighe, notamment ceux membres de l’Académie berbère créée en 1966, le conflit le plus sanglant qui a marqué en «rouge» l’histoire centenaire de ces espaces, censés être de convivialité et de fraternité, était sans doute la guerre entre le Front de libération nationale (FLN) et le Mouvement national algérien (MNA). Cet affrontement fratricide, dit «guerre des cafés», a fait près de 4000 morts, selon les estimations des historiens.

«Je rêve qu’on puisse voir ce film en Algérie»

Propos recueillis par Samir Ghezlaoui Une journée au Soleil est votre nouveau film-documentaire, réalisé en France cette fois-ci. Quelle réception lui a réservé le public lors de sa projection ?  Ce documentaire a été projeté plusieurs fois da
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«Je rêve qu’on puisse voir ce film en Algérie»

Propos recueillis par Samir Ghezlaoui Une journée au Soleil est votre nouveau film-documentaire, réalisé en France cette fois-ci. Quelle réception lui a réservé le public lors de sa projection ?  Ce documentaire a été projeté plusieurs fois dans une salle de répertoire à Paris, Le Reflet Médicis, puis à la salle mythique le Louxor de Barbès, dans le cadre du Maghreb des films de l’année 2017. Il a été projeté également au Festival Lumières d’Afrique, à Besançon, et enfin, la semaine dernière, au cinéma La Clef, une salle de qualité et d’engagement du Quartier latin. Et à chacune des projections, le public a accueilli le film avec beaucoup d’émotion et d’intérêt. Les phrases qu’on entend le plus souvent sont : «On ne savait pas ceci ou cela» ou «On a appris beaucoup de choses». Comment vous est venue l’idée de raconter l’histoire de l’immigration kabyle, et algérienne d’une manière générale, à travers les cafés ? En fréquentant les cafés en arrivant en France dans les années 1990, j’ai découvert l’importance de leur rôle à la fois sociologique, culturel et politique dans le maintien de la cohésion de la communauté algérienne. C’est dans les cafés que l’immigré retrouvait son village. C’est dans les cafés que la langue des ancêtres s’est perpétuée dans l’exil. C’est dans les cafés que les émigrés continuent à aimer leur cuisine et leur musique. C’est dans les cafés que la musique de l’émigration, qui a renouvelé les thématiques notamment de la chanson kabyle, est née et s’est épanouie. Enfin, depuis l’Etoile nord-africaine (ENA), née dans les années 1920, c’est dans les cafés que se forme la conscience politique des travailleurs émigrés. De tout temps, les cafés ont joué le rôle de lieu de réunion politique, de recrutement de militants, de distribution de la littérature de propagande. L’historien, Omar Carlier, le dit dans le film à propos de la rivalité FLN/ MNA pour le contrôle de l’émigration : «Qui tient les cafés tient la base.» Quand je suis arrivé en France en 1993, j’ai vu les derniers cafés à l’ancienne et tout le travail culturel et politique qui pouvait s’y faire. C’est une tradition qui remonte à l’aube de l’émigration et qui continue à ce jour, mais en ayant épousé tous les bouleversements qu’a connus la configuration de l’émigration. Pourquoi avez-vous choisi de donner la parole à des intellectuels engagés et des personnalités publiques, au lieu de recueillir des témoignages de personnes anonymes ? Ce n’est pas tout à fait juste. Il n’y a pas que des intellectuels qui interviennent. Il y a aussi des acteurs anonymes comme vous dites de cette histoire. Pourquoi aussi donc des intellectuels ? Parce que ce n’est pas un radio-trottoir, où il s’agit de recueillir au vol des paroles d’anonymes, mais d’un documentaire construit, où le vécu a besoin d’être raconté, mais aussi mis en perspective et en contexte par des intellectuels dont c’est l’apport de structurer des choses éparses en propos utiles. Et c’est doublement utile lorsqu’il s’agit, comme c’est le cas, de Mohamed Harbi, à la fois un acteur de cette histoire, puisqu’il a été l’un des responsables de la Fédération de France du FLN, et d’un historien qui a étudié cette époque. Ces gens ont été choisis non seulement pour leur capacité d’analyse, mais aussi parce qu’eux-mêmes ont des témoignages à donner. Parmi les participants, il y a le grand comédien algérien Sid Ahmed Agoumi, présent dans le documentaire à travers des images, mais sans prendre la parole. Quel est le sens de sa contribution «muette» ? J’ai été très heureux de travailler avec Sid Ahmed Agoumi, qui a été distribué il y a 20 ans dans ma pièce Priorité au basilic. C’est un grand comédien pour qui j’ai beaucoup d’estime et d’admiration. Sa présence, plutôt rare, dans le film, incarne à mes yeux la terrible et douloureuse saignée des artistes algériens contraints à l’exil, notamment après l’ignoble assassinat de Alloula et Azzedine Medjoubi, et d’autres encore. Et comme toutes les autres, cette grande douleur est muette. Qu’en est-il de la place qu’occupent aujourd’hui les cafés dans la vie sociale, culturelle et politique de nos émigrés ? Avant, les émigrés formaient une communauté d’hommes seuls vivant dans des garnis qui possédaient un café. Le café s’imposait presque à eux. Aujourd’hui, les émigrés vivent le plus souvent en famille ici en France. Ils vont moins aux cafés. Et il y a beaucoup de jeunes, étudiants, intellectuels, qui fréquentent les cafés de jeunes plutôt que ceux de leurs parents ou grands-parents. Le café a changé, comme la société. Et même dans les cafés algériens qui ont gardé leur spécificité, il y a une plus grande mixité. Néanmoins, beaucoup de ces cafés ont gardé les traditions culinaires algériennes, et dans certains, on parle même spontanément en kabyle ou en arabe, c’est dire la force de caractère de l’endroit. De plus, en dépit du fait que les salles de spectacles soient désormais ouvertes aux artistes algériens, ce qui n’était pas le cas dans le passé, les cafés continuent à abriter des activités musicales. Par ailleurs, le café est utilisé aujourd’hui encore par les émigrés, ayant reconstitué leur comité de village en exil, comme un lieu de rencontres et de réunions.  Comptez-vous présenter le film en Algérie ? Oui, bien sûr. Je rêve qu’on puisse voir ce film en Algérie. Nous avons introduit au niveau des services concernés une demande de visa pour pouvoir le montrer au public. On l’a envoyé aussi aux principaux festivals qui se tiennent en Algérie. Le Festival du film engagé d’Alger l’a rejeté. On ne nous a pas donné les raisons de ce rejet, mais il doit certainement y en avoir. Franchement, j’aurais aimé les connaître, au besoin pour améliorer le film. On l’a envoyé aussi au Festival du film de Annaba. On attend toujours une réponse, quelle qu’elle soit !    

Thamaghra au programme

Après sa dernière prestation réussie, l’été dernier, au niveau des Sablettes, à Alger, l’artiste, Rabah Asma, compte bien donner rendez-vous à ses fans le 26 janvier prochain, et ce, à l’initiative de l’Etablissement Art et culture. Il suffi
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Thamaghra au programme

Après sa dernière prestation réussie, l’été dernier, au niveau des Sablettes, à Alger, l’artiste, Rabah Asma, compte bien donner rendez-vous à ses fans le 26 janvier prochain, et ce, à l’initiative de l’Etablissement Art et culture. Il suffira de débourser la modique somme de 600 DA pour assister à ce concert de deux heures, où le chanteur gratifiera son public d’anciens tubes et de quelques titres de son  dernier album, Lamane, sorti aux éditions Sky Prod’s. En prélude de ce concert, où l’artiste enflammera à coup sûr la scène de la salle Ibn Khaldoun, le chanteur Rabah Asma a animé une conférence, hier matin, au niveau du centre culturel Mustapha Kateb, à Alger. Ce dernier est revenu brièvement sur son dernier album intitulé  Lamane. Rabah Asma tient d’emblée  à préciser que ce nouveau produit — dont les arrangements ont été confiés à Saïd Bouchelouche — est un condensé d’amour, de joie, de travail  et de respect d’autrui. Concernant  la prestation qu’il donnera, ce vendredi, à la salle Ibn Khaldoun, à Alger, l’artiste a confié qu’il chantera uniquement trois chansons de son nouvel album, préférant chanter d’anciennes chansons. «Les anciennes  chansons, dit-il, sont très demandées par mon public. Ce sont des chansons qui ont marqué toute une génération. Je ne pourrais pas passer à côté de mes anciennes chansons qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je remercie le public qui m’a toujours soutenu, car un artiste sans public n’est rien». Le chanteur sera accompagné sur scène par un orchestre qui lui est fidèle depuis plus d’une vingtaine d’années. Il précise : «Avec mes huit musiciens, nous partageons des moments de joie avec le public. J’ai toujours choisi des musiciens complices qui me ressemblent. On se connaît très bien et on se complète. Et puis on ne change jamais une équipe qui gagne.» Exceptionnellement, Rabah Asma ne compte pas partager la scène avec un quelconque artiste. Il précise toutefois qu’il a l’habitude de partager la scène avec plein d’artistes. Preuve en est, il s’est produit dernièrement, en compagnie de Kader Japonais, à Bruxelles. Le chanteur kabyle rappelle au passage que la musique est faite pour rapprocher les peuples. «Je  suis ouvert à tout le  monde. J’ai des affinités avec des artistes d’horizons divers. J’aime la musique et les gens. Il faut dire aussi que pour effectuer un duo, il faut tenir compte de la composition de la chanson. Je ne suis pas contre les duos». Après sa prestation du 26 janvier, Rabah Asma honorera trois autres dates à Alger  avec l’Etablissement Arts et culture, durant la saison estivale 2018. Sinon le calendrier de l’artiste à l’étranger est des plus chargés durant l’année. Il animera, d’ailleurs, le 27 janvier prochain, un concert à Saint-Ouen, à Paris. A la question de savoir ce que pense Rabah Asma de la nouvelle vague d’artistes algériens, notre interlocuteur reconnaît qu’il y a de jeunes talents formidables qui arrivent  sur la scène artistique algérienne. Que pense le chanteur kabyle du phénomène du piratage ? A ce propos, il mentionne que c’est un fléau international. Il indique qu’il faut suivre son temps et être à la page. «Quand on  fait un album, on doit se dire que c’est une carte de visite. On met de l’argent dans cet album, certes, mais en contrepartie un artiste qui fait beaucoup de fêtes et de concerts, c’est avec cela qu’il peut tourner.  Sortir un album est une sorte de cadeau à un public qui nous aime». Rabah Asma reconnaît d’ailleurs que la fréquence de la sortie de ses albums est espacée. «Ce qui m’intéresse, c’est d’animer des concerts privés et publics. Je tourne tout au long de l’année. En moyenne, je fais trois à quatre spectacles dans le mois. Des fois plus. Ce rythme dure depuis 2012. Parfois, j’aime bien  prendre du recul parce qu’on a besoin de se reposer et de vivre un peu pour soi». Après la sortie l’album Lamane, le chanteur de variété, Rabah Asma, annonce qu’il est en train de travailler avec son producteur sur le squelette d’une nouvelle chanson d’amour qui sera suivie par un clip.  

Amar Bahloul président du directoire

Le directoire chargé de la gestion des championnats professionnels des Ligues 1 et 2 a été installé hier lors d’une réunion qui a regroupé au siège de la LFP, le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, avec quelques membres du bureau fédéral, et
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Amar Bahloul président du directoire

Le directoire chargé de la gestion des championnats professionnels des Ligues 1 et 2 a été installé hier lors d’une réunion qui a regroupé au siège de la LFP, le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, avec quelques membres du bureau fédéral, et deux représentants de la LFP, Yahyaoui et Guellil en l’occurrence. Cette réunion restreinte, à laquelle n’a pas pris part le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, a été marquée par la nomination de Amar Bahloul, membre du bureau fédéral de la Fédération algérienne de football et président de la commission de coordination entre les ligues, en tant que président du directoire. Celui-ci a déclaré en substance à la fin de la réunion : «La passation de consignes s’est déroulée dans de bonnes conditions en présence de Yahyaoui et Guellil, représentants de la LFP. Nous sommes très mobilisés pour bien gérer le reste du championnat et je remercie au passage le président Mahfoud Kerbadj pour tout le travail qu’il a accompli depuis son élection.» Par cette décision, la FAF vient de retirer la délégation de la gestion des compétitions à la LFP, mais avec le maintien de tout le personnel de la Ligue de football professionnel. Selon une source proche de la Fédération, le directoire est chargé de la gestion des championnats des Ligues 1 et 2 jusqu’à la fin de la saison. Réagissant à cette décision, la LFP a publié dimanche soir un communiqué dans lequel elle demande à la FAF de lui notifier de façon officielle «le retrait de délégation de la gestion des compétitions». Le communiqué précise que le conseil d’administration se réunira dans les prochaines heures pour prendre acte de la décision en question et entreprendre les démarches nécessaires devant cette situation. Selon notre source, le retrait de la délégation de gestion des compétitions à la LFP prendra effet dans l’immédiat et les membres de cette Ligue n’auront plus le droit de se réunir en session extraordinaire. «Seule l’AG ordinaire peut avoir lieu dans les délais prévus pour débattre du bilan moral et financier de la LFP», explique notre source. Entre-temps, on apprend que des présidents de club soutiennent Mahfoud Kerbadj et comptent organiser une réunion à l’effet de débattre de la situation et d’entreprendre les démarches qui s’imposent. Deux représentants de club, Hassan Hamar (ESS) et Nacereddine Baghdadi (USMH), étaient présents au siège de la LFP. Ce dernier a demandé l’établissement des licences au profit des nouvelles recrues de son club au même titre que toutes les autres formations se trouvant dans la même situation. La FAF a également invité tous les président des clubs professionnels à une réunion imminente pour leur expliquer la décision de retrait de la délégation de gestion des compétitions à la LFP et éviter ainsi tout dérapage.

LFWA : Séminaire pour commissaires au match à Tikjda

La ligue de football de la wilaya d’Alger (LFWA) organise un séminaire de formation pour les commissaires au match, hier et aujourd’hui, à Tikjda. 33 commissaires prennent part à ce séminaire dédié à la mémoire de Boualem Benkortbi, ancien arbitr
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LFWA : Séminaire pour commissaires au match à Tikjda

La ligue de football de la wilaya d’Alger (LFWA) organise un séminaire de formation pour les commissaires au match, hier et aujourd’hui, à Tikjda. 33 commissaires prennent part à ce séminaire dédié à la mémoire de Boualem Benkortbi, ancien arbitre formateur, décédé le 23 octobre dernier. Le programme du séminaire comprend plusieurs conférences animées, entre autres, par Boulefaat Noureddine, président de la ligue régionale d’Alger, Izza Samir, créateur de l’application «Foot’Up», Hocine Bourouba, membre du Tribunal algérien de règlements des litiges sportifs. Le président de la LFWA, Rachid Oukali, et l’ensemble des membres de la ligue, à l’instar du secrétaire général Chennak, n’ont ménagé aucun effort afin que le séminaire soit une réussite.

Les ligues activent dans l’illégalité

La suspension de la convention qui liait, depuis 2011, la Fédération algérienne de football (FAF) et la Ligue de football professionnel (LFP) relance le débat sur l’application des textes et lois réglementaires. Elle a surtout mis à nu la transgressio
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Les ligues activent dans l’illégalité

La suspension de la convention qui liait, depuis 2011, la Fédération algérienne de football (FAF) et la Ligue de football professionnel (LFP) relance le débat sur l’application des textes et lois réglementaires. Elle a surtout mis à nu la transgression et les dépassements des textes réglementaires. Mis à part la FAF, qui a procédé à la mise en conformité de ses statuts avec la loi 13-05 du 23 juillet 2013 et le décret 14-330 du 27 novembre 2014, toutes les autres structures avec leurs organes et démembrements activent dans l’illégalité absolue. La décision de la Fédération de mettre un terme à la convention avec la Ligue de football professionnel continue de susciter le débat sur la légalité, ou pas, d’une telle décision. Sachant que la création de la LFP et l’adoption de ses statuts sont basées sur la loi 90-31 du 4 décembre 1990, la loi 04-10 du 14 août 2004, abrogées et remplacées par la loi 12-06 du 15 janvier 2012 et la loi 13-05 du 23 juillet 2013. Les lois et décrets de 2012, 2013 et 2014 abrogent et remplacent toutes les lois antérieures à celles indiquées. Les nouvelles lois entrées en vigueur après leur promulgation, entre 2012 et 2014, abrogent et remplacent toutes celles qui existaient auparavant. Cela signifie que la convention FAF-LFP, signée en 2011, ainsi que les statuts de la LFP qui remontent à la même année, sont caducs depuis 2015, c’est-à-dire une année après la promulgation du décret exécutif paru en 2014. Mis à part la FAF qui a procédé à la mise en conformité de ses statuts avec la loi de juillet 2013 et le décret exécutif de novembre 2014, tous les autres démembrements de la fédération ne l’ont pas fait et sont donc restés en rade par rapport à la nouvelle situation induite par la promulgation de la nouvelle loi. Vis-à-vis de la loi, les associations qui n’ont pas jugé utile de se mettre en conformité n’ont pas d’existence légale et doivent se reconstituer à travers la convocation d’une assemblée qui donnera lieu à une refondation de la Ligue de football professionnel avec ensuite dépôt d’un dossier d’agrément auprès du ministère de l’Intérieur. Faute d’avoir procédé en temps opportun à la mise en conformité des statuts conformément à la loi 13-05 et au décret 14-330, des ligues activent dans l’illégalité et l’impunité totale. Toutes leurs décisions peuvent être remises en cause par des clubs et officiels. La politique de la fuite en avant a un prix.

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