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Description: <p>Grenade (Espagne) (AFP) - Réunis jeudi à Grenade autour de Volodymyr Zelensky, près de 50 dirigeants du continent européen ont exprimé leurs préoccupations sur le risque que la crise politique en cours à Washington fait peseInquiétudes de Kiev et des Européens sur la poursuite de l'aide américaine
Description: <p>Grenade (Espagne) (AFP) - Réunis jeudi à Grenade autour de Volodymyr Zelensky, près de 50 dirigeants du continent européen ont exprimé leurs préoccupations sur le risque que la crise politique en cours à Washington fait peser sur l'aide américaine à Kiev.</p><p>Malgré le soutien unanime affiché au président ukrainien, ce troisième sommet de la Communauté politique européenne a peiné à tenir ses promesses.En l'absence du président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, principal soutien de Bakou, la rencontre très attendue sur le Haut-Karabakh n'a pas eu lieu, </p><p>"L'Europe augmente son aide (...) mais est-ce que l'Europe pourra combler le vide laissé par les Etats-Unis ? Evidemment, l'Europe ne peut remplacer les Etats-Unis", a insisté le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à son arrivée à Grenade.</p><p>C'est une "période d’élection difficile aux Etats-Unis" à un an de la présidentielle et "des voix discordantes" sur l'aide à l'Ukraine, parfois "très étranges", s'expriment, a dit, sans cacher son inquiétude, M. Zelensky, en affichant toutefois sa "confiance en l'Amérique".</p><p>La poursuite de l'aide américaine à Kiev est suspendue à l'issue de la crise politique en cours à Washington, qui a entraîné mardi l'éviction du chef républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, en raison d'une fronde de l'aile droite de son parti opposée au déblocage de fonds pour l'Ukraine.</p><p>Désormais, le Congrès dispose d'environ un mois et demi pour adopter un budget annuel comportant une nouvelle enveloppe pour Kiev, sans laquelle Washington, qui est de loin le premier fournisseur d'armement à l'Ukraine, ne pourra la soutenir que "quelques mois" encore, selon la Maison Blanche.</p><p>Le président américain Joe Biden a reconnu mercredi pour la première fois mercredi que la situation l'inquiétait et promis de prononcer bientôt un "discours majeur" sur "l'extrême" importance de ce soutien.</p><p></p><p>- Erdogan encore absent -</p><p></p><p>Deux semaines après l'offensive éclair des forces azerbaïdjanaises qui a poussé la quasi-totalité de la population arménienne à fuir la république autoproclamée du Haut-Karabakh, une rencontre entre Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian devait être l'un des points d'orgue de ce sommet de Grenade.</p><p>Mais l'homme fort de Bakou, agacé par les marques de soutien européennes à l'Arménie, a fait savoir mercredi qu'il ne serait pas au rendez-vous.</p><p>L'absence d'Aliev et d'Erdogan est un revers pour la CPE, qui a annulé sa conférence de presse finale prévue avant un dîner des chefs d'Etats et de gouvernement à l'Alhambra.</p><p>"C'est dommage", a critiqué Josep Borrell."Nous ne pourrons donc pas parler ici de quelque chose d'aussi grave que le fait que plus de 100.000 personnes aient dû abandonner à la hâte leur maison pour fuir un coup de force militaire".</p><p>L'objectif de la CPE, imaginée par Emmanuel Macron, est de rassembler beaucoup plus large que l'Union européenne: au-delà des 27 membres du bloc, 20 pays ont été invités à ce sommet.</p><p>Derrière cet acronyme, on trouve des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l'UE: des candidats déclarés (et impatients) à l'adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps et le Royaume-Uni, qui a choisi il y a sept ans de quitter l'UE avec fracas.</p><p>"L'absence d'Erdogan pour la deuxième fois consécutive" après le sommet de juin en Moldavie "affaiblit la CPE imaginée pour traiter avec Ankara dans un autre format que l'UE, à laquelle sa candidature est gelée", souligne Sébastien Maillard, de l'Institut Jacques Delors.</p><p></p><p>- Crise migratoire -</p><p></p><p>Ce rendez-vous en Andalousie s'est porté également sur la crise migratoire, que le Premier ministre britannique Rishi Sunak et son homologue italienne Giorgia Meloni voulaient placer au coeur des débats.</p><p>Mercredi, les 27 se sont mis d'accord sur un texte destiné à organiser une réponse européenne en cas d'afflux massif de migrants dans un Etat de l'UE, comme au moment de la crise des réfugiés de 2015-2016. Un "tournant" important "dans le débat" sur l'immigration, selon la dirigeants italienne d'extrême droite.</p><p>Mais en attendant la finalisation d'une laborieuse réforme du système migratoire européen, l'Italie et le Royaume-Uni veulent agir au plus vite.</p><p>"Les niveaux d'immigration illégale vers l'Europe continentale sont au plus haut depuis près d'une décennie", a déclaré mercredi le Premier ministre britannique, parlant d'une "situation à la fois immorale et intenable".</p><p>Selon Downing Street, Rishi Sunak et la Première ministre italienne Giorgia Meloni doivent organiser une réunion en marge du sommet en vue d'annoncer "une action conjointe" sur ce thème.</p><p></p> Visuel miniature: Visuel: Pays: MondeURL: Read more











