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Le président du Courant Patriotique Libre (CPL), le député Gebran Bassil, a déclaré dans son intervention intitulée « Une minute avec Gebran » qu’il n’est pas normal de ressentir trois éBassil dans « Une minute avec Gebran » : Nous voulons que le Hezbollah se soumette à l’État, mais le pouvoir se lie les mains et reste spectateur du crime :
Le président du Courant Patriotique Libre (CPL), le député Gebran Bassil, a déclaré dans son intervention intitulée « Une minute avec Gebran » qu’il n’est pas normal de ressentir trois émotions différentes au cours d’une même journée à propos de la patrie.Il a expliqué que le premier sentiment est celui de la fierté, lorsque les habitants du Sud démentent les affirmations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et réaffirment leur attachement à leur terre malgré toutes les épreuves, en déclarant : « Nous sommes les enfants de la patrie du patriarche Élias Hoyek, sur ses 10 452 km². »Il a ajouté que le deuxième sentiment est celui de la douleur, lorsqu’Israël cible délibérément des civils qui n’ont aucun lien avec la guerre, notamment des médecins, des ingénieurs, des équipes de secours et des étudiants ; cette fois-ci, une directrice d’école a été tuée avec sa famille.Selon lui, le troisième sentiment est le plus inquiétant : il fait craindre un danger plus grand encore que la guerre, lorsqu’on voit un pouvoir incapable qui assiste au crime sans réagir, allant jusqu’à se priver lui-même du droit de déposer une plainte contre ce crime.Bassil a également souligné qu’Amnesty International et Human Rights Watch se sont opposées à une telle renonciation, alors que les autorités libanaises, selon lui, sont restées indifférentes.Il a poursuivi en s’interrogeant : « Quel pouvoir prive la victime de son droit de recourir à la justice, renonce à l’accord d’armistice et à la résolution 1701 des Nations unies, ainsi qu’au soutien de ses partenaires au sein du comité des cinq, pour accepter à la place un accord-cadre avec un État avec lequel il est toujours en guerre ? Ce faisant, il se lie les mains, place son armée face à une partie de son propre peuple et accorde à Israël, pourtant partie à l’accord, le droit d’en être le juge, en lui laissant toute liberté d’agir, de tuer, de détruire et de décider seul du moment et des conditions d’un éventuel redéploiement, dans le cadre d’arrangements sécuritaires qu’il impose au Liban. »Enfin, Bassil a déclaré : « Nous voulons que ce soit l’État qui négocie. Nous voulons que les décisions et les armes relèvent exclusivement de l’État, et nous voulons que le Hezbollah se conforme à l’autorité de l’État. Mais nous ne voulons pas que Netanyahou puisse répéter, après chaque opération, que l’État libanais lui a fourni une couverture. »Il a conclu : « Dans ce cas, où se trouve la décision ? Elle est entre les mains d’Israël et de l’Iran, et non entre celles du Liban. Ce n’est pas ainsi que les décisions doivent être prises. » Read more











